L'Inconnue du train.liste des chapitres.

Chapitre.01.://la vie du rail.

Chapitre.02.:// une longue agonie.

Chapitre.03.:// de passage à paris.

Chapitre.04.://La navigation sur le lac de Vincennes.

L'Inconnue du train de nuit.// Chapitre.01.//la vie du rail.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Ce récit issu de faits fictifs, réels peut être ! M'est arrivé il n'y a pas très longtemps. Je pédalais ferme ce soir là, sur ma bicyclette équipée d'un moteur à assistance électrique ,dernier modèle, j'actionnais mes pédales  de façon inégale, sur le bitume de la campagne Redonnaise. Après une journée à ramasser des fraises gariguettes, je rentrais chez moi à Paris.Pourquoi Redon me direz vous? Tout simplement par ce que j'étais un Breton de souche, un vrai de vrai ,pas bretonnant pour un sou, mais rageusement breton. Quinze kilomètres encore !!c'est dur ,j'avale les cotes les unes après les autres, la campagne Redonnaise se trouve être, très valonnée,comme toute la région en fait !!Cette  dernière à produit de nombreux champions , en l'occurrence Bernard Hinault, vous connaissez certainement ? Si ce nom ne vous dit rien! C'est que vous n'êtes pas l'ami du pédalier , pédale, comme disait mon Père, mais de l'organe de transmission fixée aux douze pignons. J'approchais de la gare du patelin,personne !!,le désert, le couvre feu ayant été décrété il n'y a ,personne dans les ruelles. Je grillais allègrement les feux rouges, m'arrêtait aux verts ,daltonien de formation, c'était normal !!Vite, le garage pour mon cycle, le jeton, la batterie dans mon sac à dos,et,me voila prêt à affronter la vie du rail. Ha! ce sac ,vestige d'une vie passée à escalader les contrées montagneuses du sud, il ne me quittait jamais ce sac. J'avisais le guichet au fond du hall, le préposé aux billets l'air hagard ,certainement vérolé du COVId 19,attendait les voyageurs. En cet an de grâce 2022 il fallait pas trainer dans les coursives des gares désertes, de mauvaises rencontres étant toujours prévisibles j'étais attentif au moindre bruissement d'air. Pour quelle direction ,me demande le fonctionnaire aux billets, pas de bonne humeur ce gars là!!En fait plus de grèves depuis bien longtemps ,avait régulé leur cerveaux en forme de pois chiches. Un aller pour Paris svp!! pour Paris, heu!!!départ vingt deux heures trente huit jeune homme. Je prenais une couchette en deuxième classe, conscient du prix exorbitant de la première, je calculais mon argent. Le ramassage des fraises ne me faisait pas riche et rentier comme beaucoup. Billet en poche, je quittais ce hall triste et sale, cet endroit d'un autre âge nous faisait penser plutôt à une prison à ciel ouvert. La crise n'était pas finie, loin de là, le COVId toujours présent, se nichant sur toutes les surfaces nous attendais au coin de chaque endroit désert. Le sifflement caractéristique de la machine, au loin, me réveilla de ma torpeur. Ils avait remis les locomotives à vapeur;Engie ne produisant plus depuis quelques temps, il avais fallu remettre le charbon à l'honneur. Ce combustible importé à grand frais de Pologne ,nous rendait pas mal de services, Il protégeait nos poumons avec la suie,noircissait les murs de poudre noire également. C'était l'ennemi idéal pour le virus, ce dernier détestait la saleté, le gouvernement macaroniste avait découvert le bienfait de la pollution. Mais ces bandits de la politique était depuis longtemps absorbés par la tempête virale. Le train ,d'un autre âge se gara doucement le long du quai, j'ouvre la porte, je glisse mon sac, j'escalade les trois marches,et,,rassuré je vais m'installer dans ce dortoir. Porte sept, place neuf, c'est bon, j'y suis, personne dans ce compartiment, c'est lugubre, j'allume le plafonnier, une lumière blafarde m'éclaire. Lumière!!!!!!!!!!me crie une voix, zut!! quelqu'un sur la place du bas!!un cheminot sans doute de retour du travail, acharné de ce jour!! Ces trains de nuit sont remplis de cheminots,de petites gens de la vie du rail, de travailleurs de l'ombre également, bref des gens comme moi. Trois coups de sifflet et c'est parti, décollage en douceur pour ne pas réveiller les voyageurs, c'est super chauffeur, c'est du bon travail. Je me déshabille prestement, pas mal me dit mon colocataire, et!!!mais c'est une femme!!je rougis un instant ,suis quand même débraillé, en slip, pas une tenue face à cette demoiselle, peut être!je dis bien peut être!! c'est bon me voila enfourné dans mon duvet. Je devine son joli minois émergeant de son drap pas tout à fait rutilant. Je préfère mon duvet perso,net de virus ,net de taches, enfin presque propre. Nous sommes dorlotés ,brimbalés, ce tortillard fait du lèche campagne, ralenti au moindre virage, bref se coltine toutes les aspérités de ce rail rouillé. Huit heures de voyage! Pas une de moins, pas une de plus, c'est la rançon de la gloire passée des écolos. Enfin le résultat étant là, nous étions revenus en arrière, avec les bougies crasseuses, c'est dernières fabriquées en Chine nous aseptisaient de leurs lueurs blafardes. Il me restait quand même ce vélo à propulsion électrique, mon dernier bonheur à moi, mes mollets fatigués par tant de grimpettes ne suffisaient plus pour l'eSport demandé. Tien,c'est bizarre le train s'arrête au bout de quelques minutes , je vais voir ,en tenue légère mais tant pis, je glisse de mon lit douillet, pas de bruit, pas de personnel naviguant non plus! Un brouillard opaque dehors ,je marche quelque peu dans ce couloir ,me faufile entre les toilettes et le vestibule ,toujours rien ,seulement le sifflement de la chaudière.J'entrouvre la portière ,elle grince pas assez huilée, me dis je! je me hisse du haut de mon mètre quatre vingt, sur la dernière marche, je frissonne ,nous sommes en novembre quand même,au loin le sifflement d'une autre loco, peut être le croisement de ces deux trains l' oblige à s'arrêter? Je vais descendre, je laisse la portière ouverte, on ne sait jamais s'il repartais sans moi!!en slip de chez Cardin, en polo de chez Lacoste, je serais pas peu fier. J'avance le long du ballast, tordu à souhait, ce dernier me guide dans ce brouillard intense. J'arrive au bout du train, cherche la loco, rien misère elle n'est plus là!!!!!!!!des traces de graisse attestent du décrochage, mais ou se trouve donc t'elle,?Bon! Je vais voir à l'arrière,peut être qu'il l'on mise à la fin de ce tortillard pourri ?cela arrive de temps en temps, peut être? Derrière notre wagon,rien!,nous sommes seuls la voyageuse et moi!!!!!!je panique un instant, c'est pas possible, ma prostate se rappelle à moi, j'ai peur!!Le liquide bienfaiteur s'échappe de mon corps apeuré, je remballe et je remonte dans les coursives de ce wagon, je cours ,je manque de trébucher dans ce couloir, j'arrive à ma porte coulissante, je la pousse d'un coup sec! J'allume la veilleuse, et, j'essaye d'entrevoir ma voisine allongée! Elle n'est plus la!!Alors je panique grandement! J'enfile mon fut, je met mon polaire, mes chaussettes de laine mérinos, enfin mes lunettes de vue. Je reste quelques instants, mon corps raidi par l'angoisse, généré par ce moment improbable, ma tète fourmille de questions, une arme, vite quelque chose pour me défendre en cas ou!!le casse vitres fera l'affaire, en fait un petit marteau suspendu au mur fera l'affaire. Je tremble de tout mon corps,mes rares cheveux s'hérissent,mes poils épais se dressent contre mon polo, La sueur, dans cet hiver précoce, se fige en fins cristaux de glace. Plus de chauffage, bien sur!!,la lumière des veilleuses s'estompent également, je sens un frémissement, mais!!le wagon bouge!!J'entend comme une chasse d'eau, les toilettes, quelqu'un dedans, un farfadet ? La petite porte s'entrouve,et, ma collègue de chambrée en sort,presque nue!!Que se passe t'il? Apeuré par ce corps dénudé je tourne ma tète,je répond: non rien, pas de problème tout va super bien.je me dis quelle idées de se balader nue dans ces dangereux parages? Bon je retourne me coucher!, le couloir n'est pas très large cinquante centimètres tout au plus, je me serre le plus possible, elle, triomphante s'avance vers moi. Elle s'arrête un court instant ,contre moi, c'est quoi ce marteau? Elle prends peur je crois, je rougis de honte, non c'est rien, seulement un marteau brise glace, en cas ou. Elle me regarde droite de ses yeux perforants. Elle est déjà rompu cette glace!! je pense, me réponds t'elle!!. Elle fait certainement bien du cent d. je m'attends à tout moment sentir une folie surgir! Je respire à fond bloque mes poumons; ne pense plus à rien me dis je! Cela me semble durer une éternité, elle en fait exprès!!, il faut rentrer le ventre mon grand!!j'ai pas de ventre ma belle!!uniquement des pectoraux de singe. Je vois, je les devinent. Enfin elle a réussie à se glisser . Je revisualise, j'imagine ,je devine ce corps rentrer dans la couchette,je rêve un court instant, d'un moment magique!! bon!! c'est pas le tout!!le wagon file à toute allure maintenant!!ou vas t'il?.........Mystère................

l'Inconnue du train de nuit // Chapitre 02.une longue agonie.

        Le train file à une allure vertigineuse, passe les gares en trombe.Je vais aller voir à l'avant! D'accord me répond t'elle,nous sommes bien sur! seuls,dans ce train,pas d'âmes qui vivent,pas de locomotive non plus,seuls,tout seuls.Je retourne au compartiment, elle c' est levée, assise devant la petite tablette démontable elle me regarde. j'ai faim !! j'avais pas prévu le casse croute! ha! si sauvé, les gariguettes, tu aimes les fraises? Oui bien sur, j'adore, mais avec un peu de sucre me réponds t'elle! et la crème fraiche!!! Bon les fraises ok, mais le sucre y'en a pas. La crème fraiche tu attendras peut ètre plus tard!!j'imagine!! Et nous voila assis l'un en face de l'autre, dégustant les compagnies de fraises sorties de mon sac. Au fait tu t'appelle comment? Manon ,tiens je me souviens d'une Manon dans ma vie antérieure, souvenirs d'une vie hachées à l'envie. Toujours simplement attifée de son slip rouge en dentelle, et de son soutien gorge magique, qui ne soutient presque plus rien du tout,peut ètre uniquement deux petites pointes, elle représente la femme superbe qui n'existe plus sur cette terre, le femme de conte de fées certainement.Elle aurait pu s'appeler Viviane je pense un instant mais non c'est Manon. Recouvertes de la tète aux pieds, les femmes d'aujourd'hui sont méconnaissables, plus rien ne nous n'appartient , nous les hommes!! Tu vas faire quoi à paris? Je suis embauchée en CDI par les Covids,me répond t'elle! Ha lagarce!!une de ces illuminées cornaquées par ces affreux virus, en fait embauchées pour attirer les vieux cons de cette planète,et j'en fait surement partie,moi,à mon age canonique, pour mieux les supprimer après. Elle se fait de plus en plus pressente auprès de moi, je suis presque à suffoquer de douleur .Sa proie,moi en l'occurence est toute prêt d'elle, je devine son insensée manœuvre,son irrésistible envie de me capter,et,de me supprimer. Je résiste, comme Roméo résista ,pas très longtemps quand même. Les minutes s'écoulent, çà craint pour ma virginité, c'est pas le moment de craquer!!Le virus est si vite attrapé!! Billets SVP. Une petite main cheminote frappe à la porte du compartiment,un controlleur sorti de nulle part,nous regarde de ses yeux ronds,la mine patibulaire,  hello les jeunes, comment ça va aujourd'hui? Frénétiquement je cherche mon billet d'accès à ce train de nuit, monsieur: le voici, très bien, et vous mademoiselle? Pas de billet, monsieur le contrôleur, je suis prise en charge par les COVIds! tenez: voici mon bulletin d'embauche, nos regards se croisent, lui, le contrôleur, et, moi même, une envie sourde de la détruire, nous viens dans notre subconscient, lui aussi certainement. Bon et bien bon voyage, à vous deux, et pas de folie!!!!!!!!!La porte refermée je sursaute!!!!!je me lève, galope dans ce couloir désert, je cherche l'employé de cette SNCF, il est aux abonnés absents,déja en grève je pense, rien pas Ame qui vive. Il a disparu, disparu complètement, c'est un cauchemard! Et ce train qui file à une vitesse vertigineuse!! Nous venons de repasser Redon, nous filons vers Vannes, certainement Auray après. Tu connais bien ta géographie? Me demande Manon. Oui ,j'écumais toutes les gares, avec mon père dans le temps. Employé aux chemin de fer, c'était pratique de voyager! Et toi c'est quoi ton nom? J'hésitais à le lui donner, une espionne dans son genre, il fallait faire très attention. Elle se rapprocha de moi, ton NOM STP!!!!!!!!!!!! sur un ton méchant!! Son souffle court ,m'enveloppa d'une chaleur presque incontrôlable. Il fallait que je résiste, le diable en personne était en face de moi. Une beauté du diable bien sur; mais un diable quand même. Son regard foudroyant me fixait. JYC je m'appelle JYC. C'est mignon! Manon, Jyc!!!!!!nous pourrions faire de grandes choses ensembles? tu ne crois pas? Dis donc tu as les yeux verrons? c'est chouette!! marrons et bleu c'est rare!! Son visage affublé d'une bouche en forme de pastèque bien à point, me regardais de très près, trop près même. Je distinguais ses pupilles ,ces dernieres se dilataient concidérablement, de sa bouche: éructais une salive de couleur rouge nauséabonde,certainement les fraises!!. Sa main droite commençais à se poser sur ma tète, descendais progressivement,stationnait un moment sur mes orrifices nasaux, ,j'haletais!!j'étais sur le point de suffoquer, de commettre l'irréparable !Une envie soudaine contraria ses desseins .Attends !!regarde!!je me détournais de ce corps à faire réveiller un mort vivant .J'imaginais sur son front indiqué COVIds express pour pas cher!!!!!Honte à moi ,honte d'y avoir songé un instant !la bagatelle dans un train ?c'est pas pour moi. Elle insiste franchement ,après tout zut, et puis non!! c'est pas réalisable à cette vitesse là. Bon! je vais voir dehors! Nous venions de passer bien sur! Vannes, ensuite Auray, nous filions vers Quimperlé. Quimper se profilait à l'horizon. Sur le viaduc contournant la Roche Bernard il ralentissa,presque à l'arrêt j'échafaudais une sortie de crise. Tu ne compte pas sauter du train ?me dit elle. Non !non bien sur!!. Elle rentra dans la cabine. Je me dirigeais vers la porte extérieur, fermée à double tour, pas possible de l'ouvrir, j'étais prisonnier de ce train. Sur le viaduc de la Roche Bernard, je distinguais les bateaux de pécheurs revenant de l'océan.je me mis à faire de grands signes, de crier, non! surtout pas, en silence. Nous avions passé Quimper en trombe, mais pas vers Brest!!en ligne droite vers la pointe du Raz!!Cette cher pointe Du Raz avec ses courants, cette mer déchainée, sa brise du large, enfin tout ce qui fait la Bretagne!!Je jetais un coup d'œil par l'arrière,plus de rails!!!c'est pas possible!!!!!!!ce wagon flotte dans les airs!!!!!!!! Je retourne à la cabine, elle est la!! dans l'entrée. Elle me file une claque montrueuse,et encore une, un aller retour, comme dans les voyages. Alors comme çà tu voulais me fausser compagnie? Tu sais ? j'ai des appuis moi.!! Elle me déchire pratiquement mon Lacoste, s'attaque au pantalon de chez Fourras. Une bagarre s'ensuit, presque mortelle, elle se déchaine, j'esquive, je me bat avec mes dernières forces,ces dernières vont me manquer, ce diable est déjà certainement infecté de COVId,.La cote sauvage approche à une vitesse hallucinante je distingue la pointe avec son phare. Les rouleaux de l'océan fouettent rageusement les plages désertes, d'êtres humains. Un goéland tacheté nous suis à la hauteur de la fenêtre. Il faut que je m'accroche à quelque chose, surtout ne pas perdre pied, Manon est à terre, le corps ensanglanté. Pour moi ces griffures resteront à jamais sur mon torse. Je la hais,une envie folle de........non je ne vais pas l'achever quand même!!Il faut quelle vive cette atroce souffrance annoncée, mourir noyée dans ces flots tumultueux, dans ces flots de ma bretagne de mon enfance. Plus que quelques hectomètres, Manon c'est redressée, et regarde les yeux hagards, le paysage défiler. Le wagon s'envole, puis flotte sur la surface de l'eau, Quand va t'il s'enfoncer dans les flots? Nous nous serrons pour une fois, la dernière sans doute. Que c'est douloureux de se voir disparaitre à jamais, De quitter cette terre à COVIds, Manon me regarde ,nous nous enfonçons doucement,surement,l'élément liquide rempli l'espace resté libre. Je sais nager, mais cela ne sert à rien. La fin est proche, il ne reste pas beaucoup d'air,quelques COVIds surnagent, ha!! les salauds tout çà à cause d'eux. Manon suffoque, vais je la sauver? Non bien sur!, le diable ne mérite pas çà. Je nage dans ce couloir retréci,toutes les sorties de secours sont obturées. Le marteau vite!!je donne un coup,puis deux , puis trois. Cà résiste à mes poings déchainés. Manon flotte entre deux eaux, inerte bouche ouverte, elle a puisée certainement la dernière poche d'air! ses yeux se vident de toute expression, inerte elle vogue entre deux eaux. C'est terminé pour elle, pas de CDI, retour dans son village, dans le cercueil approprié. Peut être pas!,elle sera croutée éventuellement par les requins de la pointe du Raz .Je me concentre sur la façon de capter les dernières bouffées d'air pur, je suis sous le niveau de la grand bleue, c'est chouette!!je me mets à rêver! Enfin je me réveille, ma tète heurte le plafond de ma couchette ,boum une bosse!! je suis bien vivant ,encore engoncé dans mon duvet, Manon est déjà prête superbement habillée de pied en cap.Que m'est t'il arrivé?? Bonjour JYc. Bonjour Manon! Nous nous connaissons? Les prénoms? Au fait JYC , tu as parlé toute la nuit en dormant. Je te signale que je suis sans culotte, ni soutien gorge!!!!!!! J'en reste éberlué, Je reste un moment dans cette incertitude de mon esprit. Il ne c'est rien passé finalement? Que voulais t'elle dire par là? Je me rhabille en vitesse grand V. Elle a déjà tournés les talons, en direction de l'extrémité de notre wagon. Je courre, manque de me ratatiner dans les bagages des voyageurs. Suis sur le quai ,je la cherche de mes yeux, elle a disparue de ma vue!!Dépité je me décide de remonter dans la cabine vide, chercher mes affaires. A ce moment précis je reboutonne ma chemise,et,surprise,une,!!!!!une griffure sillonne de bas en haut mon torse!!! C'était peut être pas un rêve? Allez savoir!!! Je suis déjà sur le quai, bondé de monde, attestation en main, en règle quoi!!!!!!!!!!!!!! 

L'inconnue du train de nuit // chapitre 03.le passage à Paris

        La tète encore toute enrubannée de songes nuitamment absorbés, je m'apprête à sortir de cette gare, moderne nommée Montparnasse la Bretonne. Une cohorte d'employés, d'ouvriers ,de cadres plus très performants ,de fonctionnaires également soucieux de leurs prérogatives ,privilèges divers de leurs fonctions, m'entourent me poussent . Je suis pas très frais!! tant pis!! un passage dans les toilettes publiques fera l'affaire .Dans ma valise j'ai ce qu'il faut. D'abord se rassasier d'un bon petit déjeuner à la parisienne, je vise une échoppe crasseuse dans l'allée principale, vite une place de libre au zinc pas très rutilant. Attention la norme d'espacement c'est deux mètres me crie l'employée du barnum. Vous arrivez? Oui, de Redon! Cela se voit, me réponds t'elle! encore un plouc certainement , alors vous désirez? Un café noir svp. Illico presto ce dernier arrive néanmoins, d'une lenteur monotone ,affiché d'un prix délirent, trois euros cinquante c'est pas donné tout de même!! lui rétorquai à l'adresse de la serveuse pouilleuse et roussie de sueur durcie par les ans. Je m'empressais d'ingurgiter le pain d'un autre Age ,avalais ce liquide infame, remis mon masque de Zorro, et ,je filais vers mon premier client. ATTESTATION BORDEL bande de connards!!!!!!!!!!!! Un employé de la compagnie républicaine de sécurité casque à pointe sur la tète, nous interpelle ,nous scotche contre les barrières de protection. Il sent le pinard le vrai pinard des catacombes. Je sors précisément le sésame bienfaiteur, rempli à la hâte dans le compartiment. Ha!!pour affaires, case trois! voyons voir! j'ouvre ma valisette sur le sol recouvert de COVIds. C'est quoi ces petits flacons? Du gel alcolo monsieur l'agent!! je suis représentant de commerce!! Alors là tout ce monde commence à me regarder ,à me scruter ,imaginez en pleine crise sanitaire un vendeur de gel!!en pleine gare crasseuse !remplie de misérables pouilleux. Tout à l'heure nous avions une conne Bretonne qui venait vendre des masques!!décidément c'est la journée!!bon circulez!Je ne demande pas mon reste. Direction les toilettes maintenant, les portes battantes sont coincées ,noires de crasses, vite les gants en nylon, je leur mets un coup de savates terrible, bordel!! la préposée appelée dame pipi prend la porte battante en pleine poire!!La suie recouvrant son visage bouffi tombe à terre ,vite du gel!!!!!!!c'est vraiment très sale ici !des mégots pas éteints surnagent dans la cuvette, çà alors!! ils ont même confondu cuvette de pipi ,avec cuvette de WC !!!!beurk!!!!c'est Paris!!je suffoque ,l'odeur est trop forte!!insupportable ,inqualifiable pour un endroit dédié aux impostures fécales. Je fini par sortir de ce fatras merdique à souhait, j'ouvre mes narines en grand, je suis dehors!!enfin si on veut ,un fouillis de pauvres types déambulent, hagards, masqués, enrubannés de foulards hétéroclites .Le gouvernement ne fait pas son job ici quand même!!Je me faufile retenant ma respiration, vite le métro souterrain, c'est pire!! Des millions de banlieusards font comme moi, nous sommes portés par cette humanité défraichie, je glisse plutôt ,je surnage dans cet amas d'obèses, de maigres, leurs yeux sont hagards, en fait des pauvres gens .Condamnés à travailler, la trouille au ventre, en plus toutes les toilettes étant closes dans cette ville cramoisie, ils défèquent certainement dans leurs pantalons et jupes.On essaye de me faucher ma valisette, heureusement cadenassée et attachée à mon poignet, comme çà je ne risque pas de la perdre. J'ai de l'or sur moi, du Gel alcolo!!le produit miracle tant recherché! Métier ingrat le job de représentant de commerce, mais tellement utile de nos jours!!je sors à la troisième station, mon premier client m'attend, certainement de pieds ferme, ordinateur allumé, j'en suis persuadé .Devant l'officine une file de clients agglutinés, des centaines de malades attendent. Je me faufile entre crachats, éructations saccadées ,manque de glisser sur des infames mouchoirs en papier à terre recouverts de glaires noirâtres .Faut pas s'étonner que nous soyons à la cinquième vague à Paris. Cette agglomération survit aux rythme des marées nauséabondes. Je fini par arriver devant le comptoir, en poussant tout ce beau monde, je récolte au passage des injures, des menaces de mort, nous sommes vraiment en guerre ici!!Je bouscule un vielle bardée de vêtements complètement démodés, souvenir d'une époque révolue. Tous les clients hormis cette vielle greluche, sont recouverts de nippes en toile de jute,certainement fabrication maison. Je me présente ,intel,vendeur en gel, alors la!!!!!!!!vous êtes le sauveur ,celui qu'on n'attends plus, le Messi presque!!,Une laborantine me reçoit, la gueule toute amochées certainement par les clients récalcitrants ,peut être un mari mort de faim. Faite voir la cam! Je déballe mes victuailles, mini flacon, moyen flacon, gros bidon, tonneau .Enfin la totalité de la collection printemps ,été ,en gel de la maison Alcolo. J'en ai pour tous les gouts, à la menthe, au pamplemousse, à la poire au poivre ,au citron, à l'orange ,à la merde: ,ce dernier très prisé ! est adapté pour les gens propres, je précise à l'acheteuse. Le délai? Cinq mois! plus le transport ,venant de Chine on ne peut faire mieux!! le cout? Cinquante euros le demi litre, mon dernier prix!! Bordel c'est cher? Mes connards de clients sont complètement fauchés!! C'est à prendre ou à laisser lui réplique à sa tronche verte de gris!! Je fini après maints palabres par prendre la cde. Deux cent cinquante tonnes de liquide salvateur. Elle signe par électronique c'est mieux pour tout le monde, c'est propre, ma tablette nickel chrome, reçoit le doigt hyper grade de la pharmacienne. Mon patron importateur milliardaire sera satisfait, de mon acte de vente ,je vais recevoir une grosse prime sur le chiffre, c'est génial .Les pauvres bougres pourront se laver enfin avec ce gel. je m'apprête à sortir de cet endroit pas terrible ,et ,surprise, je croise Manon ma colocataire du compartiment cette nuit. Que fait vous ici? Je vends des MASQUES....anti COVIds.............................. ha!! je suis surpris quand même, je m'attendais pas ? Vous déjeunez ou ce midi? Au coin de la rue pic poque! Rendez vous est pris! je repars d'un pas léger ,pour mon deuxième rdv de la journée.!!!!!!!!!!!!à suivre!

L'Inconnue du Train De Nuit // Chapitre .04 La navigation sur le lac de Vincennes.

      Je gambadais gaiement sur les grands boulevards ,déjà trois officines visitées ,pas beaucoup de commandes, les Chinetocs ont raflés les plus belles commandes .Pauvre de moi!! mon patron attends avec impatience mes retours .Mais je pensais à mon futur rendez vous ,pas avec une pharmacienne délabrée de coutures, mais avec l'inconnue, de ce train de joie transportée. Rue Pique Poque ,le nom d'un pic dans les Pyrénées ,certainement un bon petit resto pour touristes désœuvrés. Le resto finalement je l'ai découvert au carrefour de la rue Pigalle. Elle m'attendait sur la terrasse ombragée ,ordinateur à portée de sa main, certainement en train de recopier ses commandes de la matinée. Tout va bien? Oui pas mal j'ai bien travaillée! Moi je ne me plaint pas non plus lui rétorquai' je. Ces jambes longues comme des trompettes de Jéricho ,invitaient les passants à regarder forcément le programme. J'invitais mon regard vers ce virtuel trou de serrure cadenassée, certainement à double tour. Je peut? Oui bien sur! prends la chaise! Elle était en train de siroter un mélange indéfinissable de couleur bizarre. Tu prends quoi? Oh! comme toi, tiens! La même chose serveur, sonna t'elle au préposé du comptoir. La même chose arriva, nous allions trinquer à nos affaires ,son verre s'invita entre ses lèvres couleur bananes; j'en fit autant. C'était franchement immonde ce breuvage!! qui était capable d'ingurgiter une horreur pareille? Tu ne boit pas? Si ,c'est super bon ,au fait c'est quoi ce breuvage? Je préfère pas de dire, je te laisse deviner. Finalement je fini par ingurgiter la potion ,pas magique du tout .Cela me suffit pour préparer la suite pas orthodoxe du tout. Machinalement je fixais cette tète ,ces yeux ,et ces lèvres .Je ne pouvais m'empêcher de connaitre ses secrets cachés derrière les masques soi disant dans sa valisette.A un certain moment de la collation, mes jambes, ou plutôt, les siennes me frôlèrent doucement. Je n'en pris pas ombrage ,je l'acceptais de fait. C'est bon? me demanda t'elle? Oui super bon lui rétorquai je! Pas le repas! dessous!! je me mis à rougir de confusion, mon cœur s'emballa, je suis tombée sur une nymphomane!! au comportement aguichant, certainement à la sexualité débordante. ça te dirais de faire un tour à Vincennes sur le lac en barque? Quand? Cet après midi vers quinze heures! j'ai du gel à vendre moi!! Je vais t'aider à en vendre, et toi tu peut aussi vendre mes masques? C'était une très bonne idée de sa part, nous finissions notre repas, et prirent la tangente ensemble pour parfaire notre chiffre d'affaire. Elle faisait des étincelles pour vendre mon gel, moi avec ses masques ça faisait une corde de plus à mon arc. Quinze heures arriva assez vite, j'étais quelque peu étourdi, par la fin de cette journée, nous arrivions déjà au Zoo, flanqué de son lac ,la barque nous tendais les rames. En tant que Breton j'étais pas très assidu à ces planches de bois,je préférais les bateaux au long cours, en fait les grosse barques, genre paquebots. Je l'aidais à passer par dessus bord, l'installais sur la banquette mouillée, dans l'après midi avait plut quelques gouttes. En tant que capitaine je sautais résolument dans ce bateau!!manqua de peut de le faire chavirer, mais elle n'u pas peur!! Tu vas mouiller ta jupe? Pas grave je vais la retrousser! La voila en slip, en fait non! sans rien, même pas un petit fil de soie, rien!! çà te plait ? Nous naviguasses au milieu de ce lac, loin de ces regards malsains de la foule des Parisiens curieux. Elle avait bien remarquée mon excroissance au milieu de mon pantalon .Elle se leva ,s'approcha de mon être tout à fait charnel .Le plaisir des sens en pleine mer à Paris!!C'était chaud ,très très chaud, je regardais à droite à gauche, derrière moi ,derrière elle, personne!!Pas âmes qui vive à l'horizon!!Je commençais à découvrir et, à entrevoir cette poitrine presque découverte ,elle est quand même prête à tout cette coquine? La barcasse bougeait quand même beaucoup!!Je rangeais les rames, précausieusement ,elle commençait à défaire ma ceinture ventrale ,ses lèvres charnelles commençaient à voyager très loin ,très très près de moi. Je sentais son odeur avec volupté, Nous y étions presque!!je commençais à me fondre dans sa soyeuse toison,sa langue me tendis sa saveur tant recherchée,Je la bousculais quelque peu,elle gémit de plaisir,ce fut mon tour tant attendu ,nous ne faisions plus q'un,ce fut une immensité de plaisirs partagés.Nos corps empétrés dans une voluptueuse et intense joie nous submergea.Nous étions allongées dans ce fond de barque ,je fourrageais rageusement pour atteindre un dernier plaisir,j'embrassais à corps perdu ce dernier  si délicieux.Elle poussait des petits cris étouffés,encore une fois me demanda t'elle!

      Je remis le couvert encore une fois.Mais l'instant tant redouté arriva!!!!!!!!!!!! Le canot chavira!!!!!!!!!!!!!!!!!nous étions à la baille tous les deux, nos vêtements éparpillés sur la surface de cet élément liquide, étaient en train de couler! Heureusement nous avions pieds, mais à quelques deux cent mètres du bord. Une bande de canards flanqués de cygnes géants vinrent nous voir. De vrais brutes ces oiseaux, je fut mordu ,Manon fut attaquée, elle se défendit quelque peu, ce fut tragiquement comique. Deux coco au milieu de ce lac presque à la nuit tombée, en train de s'ébattre dans une eau composée de volatiles agressifs. Nous arrivions sur la berge, enfin débarrassés de nos agresseurs. Il fallut se rhabiller illico presto! des visiteurs approchaient ,la barque !! je l'avais loué!! il fallait la rendre!!pas possible elle a couléé!!Nous arrivâmes à la hutte de location, trempés jusqu'aux os ,le loueur louchait vers la menue poitrine de Manon, son corsage trempé moulais à merveille ses formes douces. Idem pour la jupe ,rebondissaient ses fesse rondelettes!!Je récupérais le chèque de caution, il nous demanda de faire une photo de nous deux pour immortaliser l'instant, imaginez un naufrage sur le lac de Vincennes, çà fera la unes des réseaux sociaux!! Nous sortîmes du zoo, flanqués de curieux au portable facile .Un taxi fut le bienvenu ,pour échapper à ces Parigots malvenus!!

      Sur la banquette du taxi,une derniere fois nous échangeames le dernier baiser!!

un tendre de chez tendre.

  je te dépose à ton hotel?

Manon!

Oui bien sur!

ont se revois demain?

Peut ètre!!!!

 

Jean Decier....................