Le Grand voyage du randonneur masqué.

00. Introduction de l'auteur.ou préambule explicatif.

Préambule.de l'Auteur.

                       Pendant le premier confinement de cette satanée année  2020 ,le randonneur masqué , avait désobéit aux délicates  injonctions gouvernementales , certes expérimentales  mais quand-mème expéditives , défiant toutes autres lois promulguées depuis le désastre annoncé au début par ce Jupiter ,certainement imbu   de sa Personne  ! De courtes durées ,ensuite  véhiculé par ses accolytes , devenant le rituel  de tous ces jours sans fin , pour  définitivement ne  brasser  que du vent  .

                       Décontenancé par tant de bétises accumulées , cet homme ,  d'un àge certain, la tète sillonnée de rides  creusés par ce soleil implacable et de surcroit :  Breton de souche certaine (j'ai vérifié),  finira par partir pour un long voyage  composé   d'initiations légères et sportives à la fois  , dans ces monstrueuses  montagnes Pyrénéennes absolument magiques , certainement non  dépourvues de misères humaines , mais riches de  flamboyants paysages et d'une nature originelle , enfin livrée à elle mèmes , désertées par ces randonneurs aux allures de baroudeurs  . DIEU a dit tu ne turas point ! las ! c'était ! dans cette histoire de randonneur , que de la légitime défense ,vous en conviendrez , je l'espère, sinon ?  vous  condamnerez ce rustre au sac à dos de chez Deca.  , sans fléchir , avec la plus  impitoyable sévérité ,  au fil de ces lignes accummulées au cours de ces journées d'hiver.

          Mème !! s'il le faut , abandonnez -le sur ce chemin cahotique , mal balisé par l'association de Montébello  .En cours de route , il s'encoquineras d'une magnifique fillette pas encore  sortie de sa puberté , légère comme une plume d'oie échappée de cette ferme délabrée ,  nommée Manon de Larboust , nom d'une vallée  Pyrénéenne vaincue tous les ans par ces  joyeux coureurs de ce tour de France fonctionnant à la force des pédales  .Cette  fantasque amourette , sans lendemain , surviendras en cours de route , sur les sentes enneigées et glacées , magistrales qu'est ce GR10 .Ensuite , viendra le temps de la découverte de l'autre ,la sensualité à nue , une tendresse soutenue .Enfin le grand Amour avec un grand A  .Coup de foudre époustouflant de beauté, mais si difficile à supporter  ,sous l'emprise interminable de cette pandémie, ils feront l'impossible péché, celui d'avoir abandonné cette vie de condamnés à perpétuité . Coursés par la brigade civile armée de fusils de  gros calibres ,ces deux tourtereaux , loin d'ètres de gentillets  perdreaux  de l'année , finiront noyés dans ce lac glacé appelé Saussat , au pied de cette monumentale Vierge scultée dans ce rocher surplombant cette coume désertée  en cette saison, mais! je ne vous en dirais pas plus !! à vous de découvrir ,  à votre rytme ces paragraphes écrits de ma  main , déformée par cette maladie imprévisible , si tentaculaire , et si envahissante à la fois !!...........Une suite sera donnée dans SOS MANON....au fil de mes espoirs déçus  par tant de souvenirs oubliés .....bonne lecture......Jean Decier.......... 

LE VOYAGE D'UN RANDONNEUR DECONFINE.

De Jean Decier.................

CHAPITRES.

Chapitre 01// Le départ aux Aurores.

Chapitre 02// La Véritable Histoire de Manon.

Chapitre 03// La Traversée de la Vallée de l'Arboust.

Chapitre 04// Nuit de Tempète dans la Cabane De Barguères.

Chapitre 05// Réveil en Fanfare dans la cabane De Barguères.

Chapitre  06// A L'Assaut De La Coume de Bourg.

Chapitre 07 // L'Attaque Surprise.Enfin le Refuge.

La ferme de Manon et de son père...............adoptif...........

CHAPITRE un // Le Départ aux aurores.......

                      Mercredi/ PREMIER jour de désobéissance civique dans ce  premier confinement rébarbatif promulgué par cet ordre nouveau , avide de  nous faire la démonstration de ce monstrueux  pouvoir loin d'ètre législatif , dans cette cour des miracles  qu'était devenue l'Assemblée Nationale  désormais aux abonnées absents. .! Le voyage envisagé  , préparé depuis peu , en fait ! la veille , va  et a déjà commencé  dans ma tète de randonneur récalcitrant .Je fourmille , pour ma folle cavale ,  d'idées pour plusieurs destinations  , mais ! j'ai choisi un lieu difficile d'accès, donc probablement non vérifié par le peloton de la gendarmerie de Luchon adepte de calvacades meurtrières  , ces dernières  avaient lieu comme la milice de cette grande guerre déficitaire  pour nos comptes bancaires ,à toutes heures du jour et de la nuit polaire de cette fin d'hiver qui n'en finisait pas ..........

                     Il est tout juste Quatre heure quinze du matin à ma montre connectée ,il fait nuit noire ,j'avance à petit pas ,toujours aux aguets , attentif au moindre bruits de couloir .Je ne suis pas peu fier quand-mème!! défier cette  loi  scélérate concernant cet état de guerre , décrété par cet empereur   l'avant-veille .Je longe la  rivière Pique ,affluent de la fameuse Garonne venant , elle , de cet étroit  couloir en marbre de Saint Béat ,  en droite ligne d'Espagne (val d'Aran), elle m'invite à m'arrêter ,le long de ses berges creusées par ce flot tulmutueux . Le bouillonnement incessant ne s'arrête donc jamais ici ? la fonte des neiges alimente ce flot , augmente le danger, dans ce noir d'encre , pas question de sortir de ce chemin pavé de mauvaises intentions , un  bond  de travers et, c'est la noyade assurée dans ce lit remplis de flotte glacée , encombré de troncs d'arbres déracinés , d'imposants  icebergs ayant rompus leurs attaches , sur le  minuscule glacier des Grabioules ,dérivent ça et la , accentuant la fureur de cet élément formé de vagues géantes  . Je ne peux pas m'arrêter , révasser , il faut que je passe le prochain village avant le jour naissant . Et dire  ! que dans des temps pas très lointains , des floppées  de promeneurs.es longeaient cette rivière si accueuillante aux boudins gonflables luttant dans ces flots déchainés  .Je perçois de multiples bruits, le concert de la nature comme je ne l'ai jamais écoutée, est en marche  .Et dire que pendant quelques jours , ou à jamais ? je vais être plongé dans cet univers inégalé ? Le chemin se rétrécit , j'arrive à la route la départementale 125,au fameux rond point d'Antignac ,personne,quelques chats avec leurs  monstrueuses progénitures traverseront  sans p de se faire écraser  la ruelle déserte, pas confinés ceux la ,toujours à l'affut d'oiseaux égarés !Les moutons dans l'étable voisine , s'agitent, peur de l'ours peut-ètre ? , non ! ce n'est que moi , un randonneur en désobéissante civique ,en cavale si vous préférez . Je file dare dare, après la petite mairie à droite , le chemin me tends ses cailloux , ses ronces non coupées, ses fougères rouillées , son tapis de feuilles , vestiges de l'automne dernier , quelques plaques de neige non fondue , restes de névés monstrueux descendus de la carrière au-dessus de moi . C'est bien la , le balisage rouge et blanc me signale la bonne route , ce fameux Gr 86, loin d'ètre entretenu comme une autoroute genre gr20  , se précise dans cette forèt  de feuillus .Plus tard, beaucoup plus tard , je prendrais ce Gr 10. à l'intersection de cette coume de Bourg , ce sentier , véritable emblème pour  la traversée  complète de cette chaine de montagnes m'accompagneras un bon bout de temps , le temps de bifurquer vers ce lac perdu et certement recouvert de glace .J'accélère mon pas sur la pente douce . Pas pour longtemps , ça grimpe dur plus loin , je manque de me retourner la tronche , une racine d'hètre majestueux ,  peut-ètre , centenaire ,  non coupée , en travers du chemin , pas méchante me direz -vous, mais ! une farce et attrappe  pour les pieds  aventureux ,qui vous envoie valdinguer dans le ravin plus facilement que l'on croit et c'est la mort assurée loin de tous vacarmes mais pas de ces  oiseaux vidangeurs et amateurs d'os à moèle . Ce n'est que le début, direction col des Pradets , intersection en clairière , bien en vue de la ville de LUCHON .Même avec la frontale plein gaz , c'est pas simple, je longe une grange, le fermier se trouve dedans ,il s'occupe de ses vaches ,il ne m'a pas vu. Je grimpe encore ,j'aperçois la tour ancienne en pierre de calcaire , reconstituée par  les soins de Jhon.amateur  providentiel de vieux cailloux , vestige d'un siècle ravagé également par les épidémies .Le choléra est passé par la , faisant des centaines de morts, rongeant encore cette belle vallée dans la médiocrité maladive . Pas de photos !! de toute façon il fait encore presque nuit , mon APN  sera de service pour raconter , dans le lointain , mes aventures . Ya plus de chemin ! j'enrage sur ces professionnels soi-disants des travaux forestiers sorte d'Organisation  Nationaliste des Forèts .Je sors le GPS Oregon type 64s , c'est le meilleur, conseillé par mon ami Marionotte. Suis pas tout à fait sur la trace , faut dévier sur la droite, non la gauche, finalement tout droit . Suis pas rendu à Cazarilh la paumée !.Première  étape du jour , ce village est construit sur un bloc rocher, s'effritant au fil des années et, menaçant de s'effondrer à chaque instant , laissant des veufs et veuves éplorés.es  . J'ai prévu de marcher la nuit , plutot , en fin de nuit ,quand je contournerais les villages de la haute vallée de Larboust.Je rapinerais dans les jardins abandonnés ,sortes de vergers remplis de ronciers ou de muriers ,  de maigres légumes, les pommes pourries tombées à terre , les poireaux gelés ,enfin tout ce qui est mangeable . Je vous confirme ! aucune récolte ne s'est faite , cause enfermemnt général pour  cette misérable  population , tout est à l'abandon , livré aux animaux sauvages . Les enceintes fortifiées , sortes de plaques de pierres plates géantes naguères ,sont sur le point de s'écrouler  . Mon Dieu !!quel gaspillage de richesses acumulées au fil des siècles , plus rien ne tiens  , la dilapidation à l'état pur.   Le jour se lève, magnifique ,  dans les fougères grillées par le gel intense  pendant l'hiver .Pourvu que je ne rencontre pas d'écobuages !!J'ai pas de masque! Zut, tant pis !Je suis au col, je m'assied un petit quart d'heure , je déguste une portion du far Breton ou gateau aux pruneaux si vous le voulez, fabriqué par "celle que j'aime" , avec les moyens du bord ,  ça cale l'estomac . J'ai bien la canne à pèche dans le sac, du poisson ,dans le lac ? j'espère en prendre quelques unes de ces truites ! Je redescend l'autre versant, vers le prochain village, en forme, le pied sur, le visage rayonnant ! C'est bien parti! Dorénavant rien ne peut m'arrêter , je file à plus de 6 kms. à l'heure, pas trop vite Jean , pas trop vite me dis-je!! Gardes en sous le pied , le voyage sera long . J'ai calculé trente kms environ par jour , mais une grimpette à la fin très longue , interminable , certainement bloquée par les congères accumulées pendant cet hiver très rude, et ,  ensuite le bonheur !!!Vous allez me dire trente kms ,par étape , c'est pas grand chose ? Oui mais en période de  confinement ça double, ça triple même, la peur, surtout la crainte  de se faire prendre, et, sans sommations peut ètre,je dis bien peut être !se faire tirer dessus par les gauchos de la gachettes Luchonnaise !Ils ont des ordres, les bleus, c'est sur et certaine , envoyés par Paris et convoyés par ces préfets à la petite semaine !!Pas de cadeaux aux fuyards récalcitrants  comme moi ! un véritable tir aux pigeons accentué par une amende de 135 euros . Je suis en train de vivre une véritable  guerre , la vraie !  comme en  quarante , enfin pas tout à fait quand-mème.Il est quatorze heure , le soleil brille enfin.je vais m'endormir après le repas copieux concocté par ma"celle que j'aime". Je rève,d'une liberté retrouvée,quand.........je me réveille d'un coup!!!mais !  je suffoque!! de la fumée envahit mes poumons. je respire cette odeur acre, un écobuage c'est sur.Je suis entouré de flammes géantes , agrémentées de fumées affreusement noires  . Je vomit mon repas, vite ma gourde, il faut humidifier mes yeux ,  vite un mouchoir! Je me le mets devant mes orifices respiratoires, un abri vite,  sinon je suis grillé , comme une saucisse de chez inter. Je rampe vers un rocher surplombant la sente, une sorte de trou m'accueille , je me glisse dedans ,ne pas oublier mon sac, mes bâtons . J'attends une éternité!! Les flammes sont à mes pieds, je les refoulent ,rien à faire, elles me submergent. C'est fini, mon aventure sera close dans quelques secondes , vite le téléphone, non, pas tout de suite, une lueur d'espoir :du liquide chaud me tombe dessus! Je sors ma tète,et,que vois-je?une paire de fesses  d'un rose éclatant m'aspergeant entièrement ma face noircie  ! Une voix me crie ,un voyeur !! Papa,un voyeur !Le temps que je sorte de mon trou bienfaiteur ,sorte de doline en formation , la paire de fesses a disparut , quelqu'un , genre rustre en furie , s'approche  vers moi , carabine à la main , que fait tu la ? petit salaud de villageois .Mais je te connais, toi ,tu le petit con de breton du village d'en bas ?Non pas tout à fait monsieur. Monsieur Joe, stp !!!!appelle moi par mon nom.Il me tire de sa force brutale ,bon allez ! vient, ramène ta fraise roussie ,toutes les forces de l'ordre sont à tes trousses te recherche dans la vallée me dit t'il.Ne reste pas la , on brûle-tout , même les virus. Ils m'accueillirent dans leur cabane perdue dans la brousse.       C'est Manon des Cromlechs de pierre  qui t'a pissé dessus ! Tu as de la chance si s'avait été moi ? je t'aurais expédié dans l'au -delà. Je n'en doutais pas un instant , ce bonhomme armé de sa fouche à ranger la paille incendière ne pouvait que me transpercer de part en part .Je leur racontais  le début de mon Odyssée, ils furent d'accord avec moi, me réconfortèrent d'une bonne rasade de ce génépi imbuvable pour le type de la ville comme moi , puis me laissèrent me débarbouiller.Tiens !des provisions pour tenir un peu, Manon la petiote bien recalconnée , habillée d'une gentillete robette , échancrée bien au-dela de l'indécence , se tenait à distance respectable , mais  regardait avec une certaine attention presque devenue  familière , ce type perdu , venant  se cacher dans ces montagnes hautes. J'avais décidé de repartir des poltron minet le lendemain ,  déjà , je me préparais dans ma tète.Ils m'offrirent ce couvert rustique , pas très propre , mais absolument bien alimenté de viandes, peut-ètre leurs derniers agneaux ? En curieux , je regardais cette batisse , faite de terre, encore debout par quelques miracles mystérieux .Ici  logeaient ce père et sa fille , d'une quinzaine d'années , mais en la zieutant de près elle faisait largement ses dix huit années. Mais peu importe, il me fallait me débarbouiller, enlever cette suie sur mon corps , la fille s'approchant à pas de vulgaire  féline , me tendit la serviette , genre d'essuie mains  plus sale que moi, Une originalité dans ces contrées  , la crasse fait partie prenante de ces corps bruts de brut . Ce corps de ferme  , certainement une ancienne grange abandonnée , rapiécée par ce type besogneux  et je le découvrais Bossu , ne contient qu'une seule et unique pièce à vivre. La cuisine , plutot la table étalée sur des  trétaux  inégaux , jouxte la salle de bains sorte de lavabo en grès complètement émaillé de cassures et de félures .Son regard , délibérément scotché sur mon buste musculeux , bientot sur mon ventre, est désagréable , pour le randonneur sérieux que je suis . Je sens la femelle  désireuse de caresser ce nouvel  objet , inclassable dans cette panoplie humaine à sa disposition  . Donnes tes vètements, je vais les sécher devant le feu, sur ce , le père me balance une sorte de couverture , plutot une  plaide envahie de puces et de cafards.Il a repris les rènes de sa maisonnée, écarté sa fille devenue désirable à tout mortel. Je m'installe dans ce fauteuil d'un autre siècle , recousu de pièces en cuir de vaches , sorties tout droit de l'étable d'à coté.Je respire enfin, nu et  finalement enveloppé de cette couvrante, malodorante , le feu , dans l'atre , brille de ses étincelles.Je suis bien ,  définitivement heureux , investi par la grace , et , entouré par ce couple absolument fabuleux de gentillesse.     

CHAPITRE DEUX //La Véritable histoire de MANON......

            Bien installé auprès d'un feu  aux multiples couleurs  , crépitant de son bois de chène bien sec,  l'àtre rempli de buches bien coupées , sortes de troncs d'arbres assassinés par la folie meurtrière de la tronconneuse à essence 95 d'octane. Alphonse , de son véritable nom , fini par  me raconter la légende de sa petite Manon. Tu sais ! Manon et bien ! il s'arrète , hésite à me divulguer  son secret ,enfin ! plutot le pot- au - roses .caché dans ces tréfonds de cette coume remplie de sauvageries insoupconnées ....Il éructera d'un seul  coup de menton jubilatoire !! . Ce n'est pas ma fille , il y a quelques années , un homme, il se nommait Balthazar , hérita , d'une tante ,naguère mariée en cachette  au séminariste consacré   de la chapelle de Larboust ,  d'un terrain très rocailleux dans la pente caillouteuse , ici , derrière notre cabane . Convaincu , de source sure , que ce terrain possédait un point d'eau  , il avait racheté pour quelques deniers  supplémentaires cette parcelle  attenante  complémentaire remplie , elle ! de cailloux , et semée de ronciers infranchissables   . Convoqué par le notaire nommé Le Voleur ; qui lui déconseilla fermement mais surement de venir  s'installer sur ces terres maudites ,dans la vallée , il signa néanmoins l'acte d'achat  , paya sans sourciller la somme astronomique de cent cinquante francs  or ,persuadé de faire une belle chose de ce produit, mais, pour plus tard , à la retraite  . Agent fédéral d'assurances à la ville voisine , il débarqua ,  un beau jour  de septembre , avec meubles et famille et ! surtout un bon petit magot en pièces d'or . Imagine une 2ch. type camionnette avec remorque quatre essieux derrière avec tout le barda dedans , attaché par de la ficelle neuve !!Les paysans n'avaient jamais vus de deux chevaux , je dis bien jamais , uniquement des tracteurs en photos dans les catalogues  de chez Manufrance (ancienne manufacture des cycles et armes de saint Etienne, formidable  enseigne disparue depuis quelques décennies ) !! Ces gueux de la terre infertile  !!  en étaient encore à la charrette tirée par les ânes alimentés à la carotte !! ou tirées par les bœufs , mais là, nous étions dans la véritable bourgeoisie paysanne, pas celle de notre bossu !! Nous étions dans les années quatre vingt quand même ! Bref  , ils s'installèrent ,lui, Manon, et Grisette , son épouse, cette dernière, femme fluette , extrèmement jolie à regarder à reluquer derrière la cloture de feuillages caduques , quoique très palichonne , d'abord !  ne me fit pas bonne impression , j'en aurais raison dans le temps qui s'écoulera  par la suite  .Les femmes d'ici ! rude fermières  , dures à la tache , dans les champs et derrières les fourneaux brulant du charbon , se trouvaient, elles !  riches en graisses accumulées  , capables de résister  aux maladies qui ne manqueraient pas d'envahir ces contrées  perdues.  Notre Grisettre  , maigrichonne comme du fil de fer de l'industrie métallique  à Marignac , ne résisterait pas longtemps, ce déluge de  tristesse allait , progressivement s'installer dans cette petite famille .Déjà la petite camionnette rendit l'àme, dans ces chemins, finissait un beau jour par traverser cette malencontreuse ravine  non signalée par le garde-champètre , remplie de névés pertubateurs pour cette traction motorisée , et fut abandonnée les quatres fers en l'air.De nos jours les randonneurs qui se perdent , souvent par négligeance de cette contrée , peuvent encore la découvrir derrière ce tronc abattu , de force !! par la foudre .Les débuts  , dans la petite chaumière appelée Grisette ,  furent agréables pour cette petite famille vivant un peu dans une  bohème  lisse et sans aucun soucis majeurs , à part la deuch. le maitre des lieux en  véritable lapin de garenne la troussait dans la forèt , entre deux gros rochers , dans les chemins , n'arrétait pas de lui  conter Fleurette   .Vivre d'amour et d'eau fraiche , c'est agréable mais à condition d'avoir  de l'eau .  Mais le  véritable problème était le manque de ce liquide pour alimenter leurs gosiers et, surtout les cultures , ne parlons pas des lapins, eux devenaient de petits rats des champs , prenant la tengeante à chaque fois que l'orage  providentiel arrivait. Cherchant une hypothétique source ,Balthazar s'épuisait au fil du temps , buvait finalement plus que de raison , fini pas tomber malade du cerveau , ce dernier relié au foie  rendait impossible le mariage des aliments et de ces boissons si énergisantes. Un jour ,  Grisette , engrossée tardivement , fit une mauvaise grippe , devenue  fiévreuse un maximum, frolant les quarantes rapidement  , supportant mal sa grossesse tardive, devenue  chétive  , partit sous d'autres cieux , rejoindre Saint -Pierre , pour rendre des comptes au tout puissant . Le maitre, devenu le veuf éploré ,  de cette  petite  parcelle de terrain bien pauvre, se mit à creuser jour et nuit  un puit imaginaire . Avec les  dernières  piecettes d'or en sa possession , il acheta de multiples cordages , des outils ainsi que le nécessaire pour consolider le futur trou circulaire . Au début  ! quelques mètres, au bout de quarante jour, plus de cent mètres. Sa maigre fortune fondait à vue d'oeil , se dispersait dans ce trou si profond et arride à la fois .Dans sa petite villa  Grisette, surmontée d'une jolie inscription en la mémoire et souvenir de sa femme disparue  , il  finissait par maudire ce notaire verreux ,ces villageois mielleux de ne pas venir l'aider dans sa douleur , dans sa détresse  .Mais le secret était bien gardé, la source ne fut jamais dévoilée à ce type devenu un  rustre  méchant et hargneux à cause de ce gros rouge des montagnes . Un jour, se penchant au dessus de son puit ,il bascula tète bèche , outils avec, la corde tombée avec lui , Manon ne put que constater le début de son  malencontreux plongeon ,  l'attrapa  par les pieds , ne put que sauver le pantalon en jute , les savattes , les bijoux de famille ne furent d'aucun secours , trop souple pas assez longs ,  ils finirent  avec le tout , outils compris dans ce tabernacle de l'horreur .  Malheureusement n'ayant que ces sortes de babouches  de merde  aux paluches , elle ne put le tirer . les croque-morts  , arrivés en renfort ;mais trop tardivement , insensibles au mal, pas assez courageux d'avoir cette masse à plus de cent mètres de profondeur ,  le laissèrent au fond , en compagnie des rats , les vautours finirent cette masse de chair, ne laissèrent absolument rien .Après constatations d'usage , par la police municipale , accompagné du maire et du notaire , Le puit fut bouché , scellé ,  par crainte de  la pandémie, le choléra sévissait déjà dans les villes et campagnes, il ne fallait pas l'introduire ici.Ce fut une longue litanies de  déchirements dans la nuit, Manon criait  à longueurs de  journées , implorant le retour de son  bossu de père , essayant de creuser de ses petites  mains de gamine effarouchée par la rudesse de soon histoire  ,  cette fosse désormais remplie  de  terre et de caillasses . Ainsi fut la fin  tragique de ce brave homme , affable, instruit , dans la région c'était rare !! mais volé par ces garnements de paysans. Manon fut envoyée chez les cornettes en goguette à Saint Bertrand de Comminges apprendre à véritablement prier la Sainte Vierge  , et l'histoire s'arrêta là , la rumeur de la source s'évaporait , mais pas pour tout le monde, un type s'installa ici , se réappropriait  le verger abandonné, et finit par faire  fructifier cette colonie de lapins , innonda la vallée de sa fortune désormais accumulée . Un beau jour , quelques années plus tard ,  sur la colline , surgit une jeune  fille  affublée de moutons , vivant dans une grotte dévouée aux animaux , elle vivait seule , en  véritable sauvageonne , usant  souvent de rapines , de jeunes garçons  désoeuvrés et débraillés  , à la braguette  facile  mais non point agressive  . Une petite guerre genre boutonneux s'installait dans ces collines , pour dépuceler la fillette  .Pour la protéger ,je la pris sous mon aile , la protégeant de ces jeunes hommes malsains , prèts à dégoupiller leur attirail sur sa virginité toute neuve et, pas encore découverte.Elle m'appelera papa , et voila! tu es arrivé hier . Nous sommes ici dans cette chaumière , dans cette fameuse  villa Grisette , que j'ai récupérée contre quelques francs symboliques ,  elle en héritera à ma mort, je lui est confié sous le sceau du secret ce parchemein de papier  certifiant quelle sera ma légataire universel et avec !  le secret sur son père malheureux en affaires .A ce moment précis je perçu un moment chez ce père adoptif, un instant de perfidité et de cupidité absolue . Ce type me cachait une vérité, certainement pas bonne à dire !! Manon se réveillait tout d'un coup !! papa !! Je vais accompagner le randonneur jusqu'à la cabane de Barguère , je prendrais l'âne, pour porter le sac et moi même . Je fut enchanté, d'abord de prendre des chemins non connus , et ,de voyager avec Manon , cette fille des champs ,habituée  aux sentes  de montagnes . Tu prendras une poule , et le coq ! me proposa le maitre des lieux, une poule!, un coq!, pour quoi faire ? La poule te donneras des œufs pardi !! et le coq sonneras la charge si bandits il y a . Manon !! tu n'iras pas plus loin que la cabane lui dis t'il , bien sur, de toute façon la neige est très présente après le col de la Coume . Je me rendormais  un peu plus tard, mais réconforté de, ne, peut être! pas me perdre. Il me fallait partir , quitter cet homme honnète ,peut être pas ? Qui sait , l'histoire me soulevait des questions néanmoins. Le hamac dans lequel se trouvait la jeune femme, était à deux places, les empreintes de deux corps, bien prononcées .Il me  promis de me fourbire une paire de crochets à glace , un piolet des années trente, mais c'était déjà çà. Manon s'étirait  dans le hamac ,  perchée au-dessus de ma couchette, j'entendais   sa mince respiration , sorte de sifflet pour moineaux des champs  .Le vieux bonhomme, bossu lui aussi ! préparait le petit déjeuner du matin , il ne chaumait pas,  buttait un peu contre ce mobilier de fortune , le génépi avait fait son effet dévastateur , c'était certain , ivrogne il était , ivrogne il le resterait  pour le restant de sa vie. le vent soufflait avec une force  démesurée au dehors , le toit fait de grosses lauses résonnait, nous empéchant de nous endormir, Manon me parlait , dans sa langue de sauvageonne des prairies . Elle me demandait comment était la ville du bas , étant enfermée et cloitrée chez les religieuses , elle n'avait rien distinguée derrière les barreaux de sa mystique prison . Tu sais !! la ville n'a rien de sympa , surtout en ce moment, la crise virale et économique nous as  tous mis sur la paille, le gouvernement nous avait  vidés nos greniers , nos sacs , volé notre or . Des milices sillonnent les rues , enfoncent les  portes de nos maisons pour vérifier  le nombre de résidents .Si par malheur des migrants se cachent dans les familles , il sont de suite passés par les armes .C'est une guerre qui ne veut pas dire son nom, elle restera la pire, civile contre gendarmes et gendarmettes .Le vieux bonhomme , avachis dans son fauteuil minable, c'était déshabillé, ce type!! je n'en croyait pas mes yeux était en train de se chatouiller, pour faire  simple ..de se masturber, m'invitait par de furtifs coups d'oeil à le rejoindre.J'étais sidéré pas ce message absolument dégueulasse , Manon , doucement ; me siffla , me dit !! laisse  c'est pour moi !! ça recommence, j'y suis obligé ..................L'inimaginable se déroulait devant moi, ce type devenu pour le commun des mortels un ètre de façon morbide  ce sale type, encourageant à la uxure extrème cette fille des champs.Je m'élançait, vivement ,  hors de ce lit à puces, le canon froid de ce fusil m'acceuillait , mon front faillit ètre percé par la balle .la deuxième sera la bonne, me dit-il, son membre inférieur dans une piteuse débandade innonde cette bouche aux lèvres fraiches. J'avise un couteau , sorte de poignard mal  terminé  , je le lui enfonce dans ce cou aux multiples rides , le sang gicle ,l'honneur de  Manon est sauf  , dans la cabane c'est l'horreur absolue. Dans des sanglots pas monotones du tout, elle se ruait sur ce  sale type , le secouait de toute ses forces   , ce n'est pas mon père ,mais ce sadique oppresseur qui à tuer mon Papa véritable , ce bossu  de père de famille  adorable , qui voulait travailler et nourrir sa famille. La vengeance est un plat qui se mange chaud, il fallait faire vite et bien , le corps de malotrus refroidissait rapidement, aux aurores nous allions le mettre sous cloche, à la vue de ces corbeaux de malheurs de ces charognards avides de sang .J'embarquais définitivement dans ma vie de randonneur aventureux ,  cette jeune femme,  se blottissant contre moi , me donnait ce baiser si attendrissant de  ce bonheur enfin retrouvé.     

Chapitre.03. la traversée de la vallée de Larboust.

       Nous avions prévu de faire la traversée de la vallée ce , Vendredi Saint , l'avant veille de Pâques , fabuleux jour éternel et, impérissable dans nos mémoires  , pour des millions de croyants , souvenir de ce Juif crucifié sur ce Mont Golgotha .Je me souviens que Jésus ce jour la ! porta sa croix , envers et contre tous ces mécréants adversaires de l'éducation sacerdotale , comme nous pauvres pécheurs ou plutôt liquidateurs de ce vil bonhomme , hier dans la nuit !Nous en étions à la quatrième semaine d'intenses sécurité !! Manon , dorénavant libre comme l'air nous dirigeait à travers cette Casse déserte , noyée de brumes de ce printemps tardif . L'âne portait nos sacs , ma tente en toile , plus ! quelques divers outils de montagnards . Nous avions engrangé une substantielle richesse composée de diverses pièces d'or , magot composé de napoléons gravés dans la matière . Nous avions de quoi tenir un siège .Ma protégée , c'était déjà préparée à l'impossible départ, tout était prêt , dans la grange attenante .Nous n'avions que très peu dormis, accaparés par l'élimination complète de ce bonhomme devenu obsolète , presque tout la nuit à creuser dans ce Causse enneigé , à découper ces morceaux périmés, enfin nettoyer , ne rien laisser de compromettant surtout . Une armée de gendarmes , nous en étions informés par ce téléphone Arabe , bloquait la route du Peyresourde , équipés d'armes automatiques, de chiens renifleurs , des herses métalliques en travers de la route, empêchaient toute intrusion dans la basse vallée. Des drones géants, des avions supersoniques provenant de la base aérienne de Pau , survolaient en rase-mottes continuellement la montagne. Les vacanciers cantonnés dans les cités de banlieues , Mirail, 93, 94. ne pouvaient plus approcher de notre paradis perdu . Il montait vers le ciel une sourde révolution dans les esprits de ces derniers .Condamnés peut être à vie dans les HLM, ils allaient mourir à petit feu, les "drôles". Attends ! Jean , j'ai un plan ,le tunnel des anciens mineurs, oui, un espèce de corridor vertical , percé dans le calcaire , servait autrefois à entreposer les récoltes et les soustrairent à la dime (impôt du moyen-âge). Ce souterrain abandonné depuis des lustres traversait la route départementale s'enfonçait dans le rocher pour traverser pendant quelques centaines de mètres ce monticule impossible .Ma sauvageonne connaissait sur le bout de ses doigts , toute cette vallée , les méandres de la rivière l'Aulne , affluent de la Pique , souvent ravageur à la fonte des neiges risquait de passer par dessus la berge à tous moments . Nous avions emporté un régiment de carottes pour notre âne ,ce fut utile, le bougre , également en confinement ne voulait pas trop avancer . Nous fumes obligés de traverser le ruisseau en furie , rempli de cette eau pure des neiges de l'hiver dernier . Nous arrivions aux granges abandonnées , une halte bien méritée, nous nous reposâmes un bon quart d'heure . Attention ! me dit Manon, le garde chasse inféodé ONF est peut être en embuscade ? Ce dernier transformé , par les autorités ,en véritable chasseur de primes , genre Jos Randal , à longueur de journées , sillonnait les montagnes , véritable assassin en puissance , ne laissait aucune chance aux évadés du covids. Oui bien sur , me répondit 'elle ! ils ne font aucun quartier , tout le monde dans le même sac , direction : la prison du département ou l'élimination directe et sur place , laissant aux charognards le soin de faire disparaitre les corps . Il était bientôt quinze heure , heure funeste il y a à peu près deux mille ans , j'arrêtais notre petite caravane , écoute Manon ! Je sortais ma bible emportée à la hâte avant hier , regarde ! c'est l'heure du crime contre cette humanité , nous mettions un genoux à terre, pas les deux bien sur , il fallait être prêt à tout redémarrage immédiat , bon dix minutes suffirent , il était déjà dans l'au-delà , percés de part en part sur cette horrible croix de bois .De toute façon il reviendra sur terre très peu de temps après , remettra le couvert avec ses apôtres de l'apostolat , sacrément osé quand-même de la part de ce pauvre supplicié ! et repartira dare dare chez son PERE perché la haut , ou ! je ne sais pas . Moi je pense qu'il a u raison Jésus, me souffle Manon, il savait que deux mille ans après un véritable retour de bâton allait frapper l'humanité , c'était cousu de fil blanc comme son suaire . Alors pourquoi rester ? Ponce Pilate ! en véritable précurseur , se lavait déjà les mains avec ce gel alcolo , en prévision de l'infection lui rétorqu'ai-je! . Pas le temps de causer de religion ,il y avait assez de curetons pour porter la bonne parole .La nuit va tomber , vite !! dépêchons -nous , il nous faut arriver à la cabane de Barguère avant que ce soleil disparaisse . La neige apparue au détour du sentier , une neige assez molle mais , épaisse nous tends ces cristaux glacés , le vent se lève , genre bise du Nord, malgré nos vêtements de haute qualité nous transperce littéralement . Les guêtres nous protégeaient ; mais le froid devenant mordant nous obligeait à mettre nos moufles en laine . Nous aperçûmes , enfin ! la jolie cabane au détour du sentier , juste après la rampe verglacée . Un dernier effort fut nécessaire pour contourner cet abrupte colline, le vent nous couchait complètement sur la pente glissante, nous fouettait littéralement nos visages couverts de glaces . Ouf ! le petit feu dans et abri nous feras le plus grand bien , j'en rêvais déjà , sans le lui dire depuis pas mal de kilomètres , m'accrochant à mes certitudes d'avoir fait le bon choix . Nous arrivions devant la porte , elle était fermée , zut ! la clef !!ou se trouve la clef ? Manon. Impassible elle me répondra : T'inquiètes pas mon gars , je l'ai dans ma sacoche , vite !ouvre vite bon sang ! ! j'ai froid ! Je ne sentais plus mes extrémités , avec l'âge j'avais de plus en plus de mal à supporter ces engelures . En un tour de main , nous sommes rentrés dans ce petit réduit ,la cahute toute fraiche rénovée, une vraie pension de famille pour deux amoureux transis de froid , une cabane de montagne pour randonneurs égarés ou vilains chasseurs de primes , une auberge miraculeuse , bien sur ! sans aucun service , mais tellement accueillante , un formidable havre de paix , une cabane comme nous en trouvons partout dans nos montagnes . un abri ou il fait bon vivre quelques instants , remettre de l'ordre dans nos idées de voyages . Sans ces abris , souvent plus que rustiques , nos randonnées ne seraient pas aussi belles .Nous allumerons un feu avec des brindilles jonchant ce sol en terre battue .Un stock conséquent allait nous réchauffer pendant des heures durant . Nous avons vite fait de nous remettre à niveau , tous les deux, installerons nos duvets , nos sacs ouverts sont remplis de toute la pacotille nécessaire à une installation confortable et durable . Rentrons le coq et la poule , l'âne, lui ! restera dehors cherchera sa pitance sur la pente glacée . Je passe un texto à ma "celle que j'aime'' tout va bien je suis en bonne phase de re - confinement , je ne parle pas de ma charmante compagnie, il ne faut pas l'effrayer surtout, la laisser dans sa seule certitude que son homme ne fera pas de péché mortel , un point c'est tout !! fermons ce chapitre . Sur le feu roujoyant , je grille des cotes d'agneau pris à la Grisette , c'est Pâques après -demain, il faut pas se soustraire des souvenirs du passé , respecter l'ordre établi depuis des millénaires . Manon doit redescendre demain à l'aube ,seule , affronter et régler les dernières formalités administratives , déclarer la disparition de ce triste sire , moi je continuerais, avec poule et coq vers les sommets enneigés , chercher cette solitude improbable mais salutaire pour mon corps . Nous prenons des nouvelles par la radio Fm , ce n'est pas du tout réjouissant ce qui se passe en bas, dans la plaine , l'inexorable fléau viral avance inexorablement , saute de vallée en vallée, au mépris de toute considération humaine , sature maintenant les urgences déficitaires en personnel capable de soulager la population ! Une nuée de camarades hospitaliers ont désertes cette sorte de galle , préférant vivre loin de toute agitation , abandon de postes qui coutera chère à la société productive . La fumée envahie quelque peu la chambrette , nous nous installons dans nos sacs de couchage respectifs , nous nous mettons à rêver, d'un monde libre, libéré de ce joug viral , quand allons nous nous en sortir ? revenir à la normalité , enfin courir en liberté non surveillée ? . Pas tout de suite me dit Manon , peut-être jamais lui rétorquai 'je . Son corps disparait entièrement dans ce duvet en plumes d'oies . Sa tète ovale comme un ballon de rugby , émerge de cette couette si prometteuse , il est rayonnant avec , des yeux tellement bleus !!Jean arrête toi! Me dis-je! Pense à ton projet pour ces prochains jours , la Vierge de Saussat, mais! je l'ai à coté de moi !! la fameuse Vierge!! Une véritable Sainte véritable et surtout ! en chair et en os. Non !! me susurre un voix venue de nulle part ! Je prend mon bouquin, le titre territoires interdits ,m'interpelle c'est prémonitoire, je sais, mais cela me réconforte . Mon marque pages, fixé à la page trois, je referme déjà ce chapitre entamé . Manon dort déjà d'un sommeil profond et généreux , mes yeux s'embrument de larmes douloureuses , je suis apaisé , j'ai réussi le début de ce dé -confinement . Demain la neige, la glace, les rochers pentus m'attendent , vais-je être à la hauteur de ce défit monstrueux en difficultés ? Le feu crépite encore , enseveli les dernières pièces de ce bois noueux . Bientôt plus de réserve . Je connais cette sente ,je l'ai déjà pratiquée , mais en été !!c'est bon , je rêve déjà , c'est parti, à demain mon grand! Bonne nuit Manon! .à demain. 22h.33 mon portable s'allume , un message en podcast provenant de radio RTL 2. Je vous lis cette écriture qui s'affiche : " dernières nouvelles de la nuit , un assassinat dans la haute vallée de Bagnières de Luchon , un pauvre paysan se nommant Fernand avait été retrouvé mort à l'extérieur de son domicile , il s'agirait d'un crime crapuleux certainement orchestré par de sauvages individus , sa fille ne se trouvant pas sur les lieux , elle est activement recherchée "une alerte enlèvement est dorénavant déclenchée .Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant tout au long de la journée." Je suis comme abasourdi par ce message parlé , le présente à Manon, qui sursaute , mais ne réagit pas trop. Un deuxième podcast encore, prévient la population logeant dans les estives," qu' une brigade légère non motorisée , seras  en chemin  dés le début de la matinée dans tous les coins de la combe , pour éventuellement déloger les criminels égorgeurs". Nous aviserons  demain , aux aurores  de la suite à prendre, pour moi , il faut impérativement que Manon redescende dans la vallée, se disculpe complètement. Mais quid ? de son échappée belle , seule! quelle raison invoquer ? 

Chapitre 04.La nuit dans la cabane de Barguères.

                 Nous dormions d'un sommeil obscur , quand , soudain !, comme par magie , le vent se levait , comme Lucifer en personne les jours de tempètes . Venant du Nord , la brise devenait la bise froide , pénétrante au plus profond de notre épiderme . Ce courant d'air,  incongru à cette époque de l'année  , ne présageait rien de bon , mais ! par contre , serait réellement concret quand à notre situation actuelle . J'allais ! pour la premiere fois de ma vie assister à cette lithurgie fantastique . Ces bourrasques modèle petit cyclone en fin de cycle   , j'en avais entendu parler , dans ces faits divers détaillés avec minutie dans la petite république des Pyrénées  arrivait à une vitesse sidérante . Nous regrdions bouches bées , ce spectacle grandiose , hors normes . Manon ! tu entends ? Oui ! la loufe arrive . Je me grattais le menton ! la loufe ? c'est le vent d'Autan  me répondit d'un ton badin ,  Manon . Avant d'être dans ce paroxisme des éléments déchainés , rentrons notre âne ,et nos poules , ajoutait 'elle .Je n'ai que le temps de me lever que , déjà la porte s'ouvrit sous la force des éléments déjà au summum de leurs capacités destructrices , ce n'était que le début de l'horreur dans cette nuit à Barguères, mais , nous étions abrités  c'était le principal . Je sorti chercher notre benêt , genre de bourricot mal peigné , il n'est plus la !!! criais-je à Manon, comme la gazelle du désert , elle sortira derrière moi revêtue de peu de choses , pieds nus , calme devant la tempète ,  je la regarde , écarquille les yeux sur cette apparition loufoque et finalement très subjective , tiens ! il est la bas au bord du précipice , cette fille des bois   avait de véritables yeux de chatte , capables de débusquer le moindre  suspect , renard  ou animal à poils , à plus de  trois cent mètres et surtout , le petit oiseaux tombé de la branche , demandant du secours . En véritable fille des combes , elle allait ! le temps d'une balade improvisée ,  m'apprendre à survivre dans ce paysage austère , simplement délimité par les barres rocheuses  infranchissables . Elle s'en alla , dans la nuit opaque , sa lampe frontale vissée sur la nuque , laissant sa chevelure de jade flotter dans le vent , chercher le mulet logé dans les ténèbres , elle disparue  pour de bon de mes yeux , plusieurs minutes passèrent , forcément , interminables , en  tenue légère , elle risquait tout simplement d'attraper cette bronchite calamiteuse  ! Je m'inquiétais , comme si , cela ne suffisait pas , la foudre  dans un boucan d'enfer , tombait auprès de la cabane , résonnant de plus belle ,  eclairsissant tout le voisinage  immédiat , cela me fit transpirer de peur , je commençais à regretter mon geste purificateur . Ils revinrent enfin , ce qui me parut  ètre une éternité , se mettant à l'abri et ce , illico presto dans le refuge , nous allons rentrer Juliette "notre ânesse" , c'est plus sur pour elle . Je rallume le foyer avec quelques misérables branchages  venant des restes  de ce pin maritime abattu par l'orage de cet été . Manon  finiras de se déshabiller ,ayant frolée la correctionnelle au bord de cette ravine , elle reprend ses esprits , elle accuse ce coup de froid  sur son corps frèle , son teint bronzé devient d'une blancheur  cadavérique  ! Assise auprès de foyer, elle se sèche , je tamponne ce dos sans aucune graisse, ses cotes ressortent en véritables  règles biens ajustées . Ce buste , tout en finesse ,  pas du tout récalcitrant ,  je ne peux que regarder cette jeune femme , sortie définitivement de l'adolescence  .Sa minuscule poitrine surplombée de petits seins genre bakélite transparente , laisse percevoir ce fond de l'àme . En quelques minutes , le breuvage préparé par mes soins  sera brulant , descendra comme une torchère  dans ses artères , réchauffant ce corps  pour une  température normale . Le feu reprend timidement , nous éclaire  de sa lumière blafarde mais ! si agréable  , finira par  réchauffer nos membres refroidis par le blizzard . La tempête redouble de violence , couvre nos voix ,  nous ne nous entendons plus ,  le hennissement de notre canasson , apeuré  par  ce vacarme , nous fait rire à l'unisson  . Serrés l'un contre l'autre nous ne soufflons mots , attendons le pire  . Le  hurlement des éléméments déchainés ,  est assourdissant , nos animaux sont affolées , nous les cajolons  le mieux que nous le pouvons , les réconfortons du  mieux possible . Ce vent assassin  véritable soufflerie , attaque le toit de lauzes ,  ces dernières ,  pourtant de fortes épaisseur se soulèvent  , pour se remettre sur leurs socles dans un claquement  terrible , le pin à crochets , derrière la cabane  , va défoncer le mur en terre , c'est peut être la fin de notre équipée sauvage , terminé mon rêve de randonneur oublié dans la montagne ? La porte en bois  sous la force des éléments , va  exploser , c'est sur !! Maintenant il grêle , une avalanche de glaçons  pas calibrés du tout , attaque de tous les cotés ,  assourdissante à nous rendre fous . Pour la première fois manon tremble , pas de froid , mais de trouille , j'en suis certain .Nous sommes recroquevillés au fond de hutte, sur ce lit néanmoins confortable, nous ne bougeons plus....attendons , nos corps emmélé dans ce duvet délicieux au toucher. Une tempête  commandé en personne par le Dieu Eole ,  comme un  diable en folie ,  s'abat sur nous , nous sommes seuls devant l'adversité, découragés , affaiblis par tant de problèmes météorologiques imprévus  .Mème la boussole sur ma montre , s'affole , tourne en rond, comme par magie , n'indique plus le Nord mais le confin des temps , celui qui nous reste à vivrent  !  Néanmoins , pas encore vaincus , toujours en vie , une lueur d'espérance éclaire encore notre souffrance , la force du vent redouble d'intensité , nous crions notre désespoir à la terre entière, quelqu'un passerais par la il se poserait des questions sur notre santé mentale  ! c'est sur !  mais nous sommes seuls contre l'adversité , gérons le mieux possible nos réactions , si menues soit-elles   , p.. de virus tout cela à cause de toi , rends nous notre liberté !!  Une accalmie salvatrice arrive , peut-ètre ?  l'œil du cyclone .Seulement  trente minutes de répit , le temps de remettre de l'ordre dans la cabane . Nous sommes en nage , mais sans palmes , collés l'un contre l'autre , j'ai le temps de vérifier la véritable et jolie momenclature féminine de cette femme des montagnes  . Nous remettons de l'ordre sur nos vètements mouillés  . Puis c'est reparti de plus belle, c'est le summum de la tempête , les murs tremblent , le plafond bouge , les petites vitres de la fenêtre volent en éclat ,éparpillant en multiples éclats ce verre de pas plus de 3 mm d'épaisseur . Il est trois heure du matin , nous sommes exténués , malgré le maigre feu , nous  grelottons de froid , avides de silence , enfin le calme après la tempête ,  la délivrance arrive  , j'ouvre la porte défoncée , et, divine surprise ! une formidable tempête de neige est en train de s'abattre sur nous , aux alentours ce n'est plus que silence  , déjà cinquante centimètres de belle poudreuse  recouvre le sol , applanissent toutes les bosses . C'est très mal engagé pour mon re - confinement futur . Je referme et met le loquet , enfin ce qui reste de la porte , nous aviserons demain ,enfin dans quelques deux petites heures . Nous nous serrons l'un contre l'autre , écoutons ces derniers éléments nous assiéger une dernière fois  .J'entend au loin des cris , certainement l'ours ! Pris dans la tempête lui aussi . Il a peut être flairé nos aliments laissés dehors au frais ? Vite ! pas une seconde à perdre , je sors de mon duvet chaleureux , laissant ce corps libre de droits ,   je rentre les victuailles . Je tourne mon regard vers la petite lucarne sans vitres , et ,la devant moi !  l'ours , oui l'ours , ce plantigrade superbe dénoncé par les associations de chasseurs . Il est magnifique , sa robe d'un brun foncé est lisse , superbe, sa gueule par contre !!! laisse échapper un filet de bave visqueuse .   Nous nous regardons un instant les yeux dans les yeux , il semble me dire :  mais c'est chez moi ici !! Vas t'en humain  !!! En mode survie ,  je lui jette le reste des cotes d'agneau , pas grand chose à crouter , mais cela suffira pour l'éloigner .Il émet un assourdissant beuglement caverneux .J'en profite pour obturer la lucarne avec mon sac , c'est préférable , je pousse ce museau énorme fumant , il s'est laissé faire, lorgnant sur la bouffe .  Enfin seul , et la tempête encore , siffle le vent venu de nul part . Nous nous rendormons enlacés , sa tète contre mon épaule .Sa fine et mince poitrine me caresse légèrement le haut de mon buste légèrement poilu , c'est merveilleux de douceur  j'aimerais que le temps s'arrète une bonne fois pour toute  ici dans cette cabane miraculeuse pour couple amoureux . Mais !  Il  nous faut dormir levé à six heure ! Manon ? oui ?  tu as quel àge ? réponds moi STP , ne ment pas !! 19 ans la semaine prochaine Jean !  Pour la première fois elle ma nommé par mon prénom . Je sens son souffle régulier sur ma bouche , un coup de semonce surgit dans mon coeur . Mon séminifaire se raidit , se loge entre ses cuisses, c'est fabuleux .Je m'endors définitivement dans ses bras, nous ne formons plus qu'un, le délice est à son comble . Extintion des feux...à suivre!!

Chapitre cinq.......réveil en fanfare dans la cabane de Barguères.

                Il est déjà  cinq  heure du mat , ce n'est pa paris qui s'éveille mais deux ollibrius cantonnés dans cette cabane de Barguères. Manon levée depuis quelques minutes , vaque en véritable maitresse de maison , à la préparation du petit déjeuner , certainement bien consistant .J'écarquille mes yeux , malheur à moi !  Le fruit de mes entrailles est sorti !! C'est pas possible !!Je me tourne dans mon duvet confortable, je n'y peut rien me dis-je ! On reconnait l'arbre à ses fruits , le fruit défendu bien sur !! Tu devrais te lever me redit Manon, encore un peu dans ce lit douillet , j'examine le futur péché originel  pout tout début d'originalité envers l'autre .Je regarde ma montre connectée , pulsations 170 au compteur , je deviens rouge de confusion . Dans mes dernières rêveries de ce  sommeil haché ,  je devine une ombre se profiler , maléfique mais si délicieuse , je pèse de tout mon poids pour contrecarrer  mes pensée inavouables et , sulfureuses et surtout délictueuses .Déjà en fin de nuit , l'illégalité avait bien faillit la surprendre , la culbuter de manière impardonnable . Il n'y a que le premier pas qui coute ! Pour abréger mes souffrances je ressasse: le jeu n'en vaut pas la Chandelle !!Elle a dut s'en apercevoir?. Dans ce cas précis, prudence est mère de sureté, mais comment faire . Tout chemin mène à Rome !! ,mais rien n'y fait. Je me dit: une fois n'est pas coutume !! Elle a compris, peut être que ! non je ne pourrais pas ! Attends mon ami , de ses yeux bleus rutilant de sa folle jeunesse , elle me sort la phrase : je vais arranger çà à ma manière , tu ne sentiras rien !! je redescend du quarantième étage rugissant de soubresauts maudits , c'est pas possible, elle ne vas pas !et ! là ! elle me sort la phrase : quand le vin est tiré ! trois secondes passent ....et bien !! il faut le boire!! je manque de m'évanouir , de souffrances d'abord , ensuite peut être de bonheur devant cette sauvagoenne outrancière de solution . Elle m'explique que : J'ai l'habitude avec la jument , quand le male en est bien pourvu , et que cela ne se fait pas , je l'aide à rentrer l'objet . Que dit 'elle par la ?, suis pas un cheval quand même ! Et je n'ai  pas ses mensurations énormes !! Elle m'a peut être examiné quand je dormais ?  c'est pareil !! me rétorqu'elle. Je ne pourrait plus rien lui cacher , l'immensité du devoir à accomplir , me complique la tache. Mais non!! c'est pas ce que tu crois , gros vicieux ,  je te parle de l'ânesse , il suffit d'essayer doucement mais surement , mais attention précise t'elle :il ne faut pas jeter le manche après la cognée ! et la! tu verras ! tu reviendras sur orbite ! Alors mon sang ne fait qu'un tour , enfin deux tours , peut être  mème trois , je sais plus ,  je ne suis plus au quarantième étage , mais au troisième sous sol , perdu en conjonctures scabreuses ,  croupissant dans les vapeurs d'essence  , je renais de mes cendres . Imaginant la scène  absolument impossible à exécuter ,  je me retrouve sur la terre battue , le pénis en perdition , complètement destructuré ne demandant plus qu'à rentrer dans son habitacle en laine   . J'ai une faim de loup maintenant , un nescafé , fera l'affaire. Une dernière fois je me répète quand même : l'intention vaut le fait ! De toute façon dans quelques quart d'heures , loin des yeux , loin du cœur , cette fille aura disparue  , je ne la reverrais peut-ètre jamais ?  Je m'habille rapidement, j'enfile mes chaussettes spéciales montagnes . Le pantalon finit pas clôturer la  délirante séance  , je suis prêt à affronter cette colline monstrueuse , recouverte d'une épaisse couche de neige. Manon, Tu vas ramener au poulailler le coq et la poule , c'est pas possible de les emmener dans mon sac . Après une dernière embrassade presque passionnée , elle s'apprête à reprendre le chemin du retour. Je remet de l'ordre dans ses cheveux d'un blond pur , lavés par la neige qui tombe en désordre . Son visage en dit long sur ce que nous avons vécus ensembles , la suppression de cet ordure d'homme malfaisant , cette nuit à affronter ce vacarme assourdissant .Regarde ! il faut remettre ces lauzes , elles vont partir dès la prochaine tempête, et ! la voilà  perchée sur ce toit presque plat , à cheval sur le faite en zing ,  en train de réparer cette matière si lourde. Je remonterais avec les outils finir le travail , me confiera t'elle en descendant par dessus mes épaules .Ses mollets , ses genoux, enfin ses cuisses glissent le long de mon buste , s'arrêtent un moment , le moment d'égarement ne se profile pas ,  ne se précise pas , mais c'est de justesse !  pour finir par se poser à terre, le temps d'une respiration profonde, une dernière étreinte et c'est fini, la voilà déjà en selle , Juliette l'accompagnera dans la descente, les oiseaux  de basse cour également . Au détour du sentier elle me fait signe, ses yeux se détournent enfin, il ne faudrait pas quelle chute dans le ravin , ce trou permanent qui nous tends les bras à chaque instant . Combien de randonneurs disparaissent tous les ans , avant l'hiver , pour étre retrouvé  au printemps ? .Je fini par détourner la tète , regarder une dernière fois , peut être la dernière fois  cette ombre attaché sur l'ane, les pieds touchant terre.  Nous nous sommes mis d'accord sur ce qui c'est passé à la Grisette, son pseudo père était seul , elle en pâture , avec l'ânesse , elle ne m'avait jamais vu  ni causé ,  de toute façon , je ne suis jamais passé chez eux .Nous nous sommes  mis d'accord  des réponses automatiques  pour un interrogatoire prévisible , puis nous nous sommes fait la bise , elle chantonnait déjà    . Vite mon sac ,surtout ne pas se refroidir , il me faut partir !! Ce dernier est lourd , imprégné de sordides souvenirs cachés . Je clanche la petite porte de la cabane , vérifie une dernière fois les alentours  , je quitte ce bonheur fugace , je suis un assassin fugitif maintenant , pas de qu'oi en faire un fromage mais quand-mème ! certainement un procès  aux assises si je suis découvert . Je regarde  sur l'application les dernières nouvelles , les troupes sont en route  , le préfet de région ainsi que le juge aux affaires morbides les  accompagnent , il leur faut absolument  capturer leur gibier capturéavant la nuit prochaine   , après le froid revient terrible , une météo capricieuse va se déferler sur nous .Quelque chose bouge sur le coté de la cabane , comme un  un sifflement  , Manon est déjà dans la pente , je me hasarde , deux ,trois pas en arrière, la calotte de neige est tombée du toit. Dessous , plutot une bosse bouge légèrement !! c'est l'ours, il est ici , affalé de tout son long . La petite fenètre au-dessus de lui , celle par laquelle nous nous sommes rencontrés. Ce male ou femelle est à l'agonie , je dégage la neige, la langue sort de sa gueule, elle est démesurée, quelque chose en travers de sa dentition jaunie par le temps . l'os  de cette cote d'agneau est coincé en travers , il agonise certainement , il faut le soulager , le piolet fera l'affaire , appuyé contre le mur , je suis le véritable girurgien sorte de réparateur de cet animal mal en point .L'intru , sorte d'os pointu ,  est sorti, de force, la bète , véritable fauve des Pyrénées  respire enfin normalement , malgré son poids concéquant il s'est relevé , il a déjà détalé , mème pas un regard ! Quel ingratitude envers son sauveur . Mon sac est de nouveau sur le dos , encore plus lourd que je ne croyais ! Il me faut filer rapidement , les zouaves d'en bas sont en forme , eux !  Quelques heures d'avance sur eux , il ne faut surtout pas renoncer , partir sur ma droite, ensuite ce petit col  à gauche de la coume , bigre ! c'est verglacé un maximum , les crampons seront attachés sur mes chaussures , je suis apte pour affronter cette colline de plus de 2500 ml.la cabane est déjà loin , je suis de nouveau le solitaire que j'aime tant ! Pas très loin , derrière mes traces , le plantigrade avance aussi, j'accélère doucement , la peur s'incruste  , il me suit  dodelinant sa grosse tète .   

Chapitre.six.A l'Assaut de la Coume de Bourg.

                  . En écrivant ces lignes , je me souviens , avec pas mal de recul , qu'en quittant la cabane de Barguères , délaissant mes souvenirs d'une nuit magique , véritablement ensorcelante de rêves tout éveillés , mais bien réels , je venais de quitter : une sorte de début de  relation sentimentale , sorte d'amourette inavouable pour le rustre  péquin que je suis . Comme Cupidon ,il n'y aurait et , n'avait pas de frontières entre races , la paysannerie allait se mélanger aux citadins . Blanc , noir , jaune , et toute autre couleur sortie de la palette du peintre Matisse , je n'aurais pas supporté de différance , une flamme intense brulait au fond de moi- même . Quitte à me repeindre en bleu , comme ce ciel de ce matin d'avril deux mille vingt et un !! mais ! dorénavant , je me plongeais dans autre un sinistre domaine que la passion irrationnelle . Cette dernière , probable ! mais en véritable catastrophe annoncée , finirait par me détruire à petit feu .Grillant cigarette sur cigarette , mes poumons et artères  déjà bien embouteillés.es  de ce goudron dégueulasse , allaient me contraindre à jeter le dernier paquet , l'horreur absolue pour un fumeur à Deux cent cinquante euros de taxes étatiques , et ce : par mois et pour l'éternité   de cette odeur si caractéristique , j'allais devenir d'une humeur sarcastique avec moi-même à cause d'un béguin pas réalisé  . Un tintamarre orchestré par de véritables trompettes de Jéricho , retentissait dans la vallée , pas si lointaine , résonnait , me rappelait qu'il ne fallait pas trainer , accentuer ma vitesse , glissades comprises , dans ces méandres comblés par de formidables blocs de glace.Ces genres  d' icebergs du grand Nord , formés ça et la , formaient un imposant imbroglio infranchissable . En homme du plat pays , je pouvais qu'admirer ce mur transparent formé de séracs dangereux prêt ! à chaque instant , à s'effondrer sur moi . Mes sentiments détachés , envolés , perdus, peut être à jamais , je filais , dans ma tète un mauvais coton , remplissait mon cœur de ce désespoir impitoyable de lâcheté , pourquoi avoir laissé partir cette femme inoubliable de chasteté . Des larmes coulaient sur mon clavier ,et ,risquaient , par leur amplitude , à chaque instant , de déconnecter les micro processeurs . Il fallut faire quelque chose entre les touches ** et ++ . En plein accord avec mes sentiments  devenus entre -temps dépravés , je risquais une aventure tellement plus agréable : la Montée...vers cette fameuse coume de Bourg...Je suis enfin  OK , quittant  la cabane , je suis des yeux la descente acrobatique de Manon , en espérant de tout mon cœur, quelle réussisse à esquiver le précipice lointain . Elle arrive déjà au barrage hydraulique , cette fille des collines est terriblement efficace !! J'ai fermé définitivement cette porte , je sens encore cette odeur , celle  de ces cotes d'agneau !! cette cote que l'ours à malencontreusement mal digérée et, avalé de travers !!J'aurais peut être pas du lui la balancer l'autre nuit ? peut-être  , aurions nous du partager cette remise avec cet animal ? .Le fruit défendu lui ! Il l'a pris ! mais , Il ne s'en est pas remis complètement , sa gueule déformée par l'os pointu lui est resté en travers  , il ne pourra plus que brouter de l'herbe ou mastiquer des champignons , c'est dur pour lui . Quelques gouttes d'eau dans mes gourdes à la source glacée , et voila que je grimpe le sentier vertigineux .Le mur de glace sera contourné par la droite , finalement rangé dans les rayons de mes souvenirs acrobatiques . Que de neige tombée cette nuit !! Changée en glace au petit jour , elle est dangereuse . Mon sac est lourd , pèse des tonnes  , le bougre me fait courber cette échine , décidément bien usée . Ma tète est lourde d'incertitude , que les souvenirs sont durs à véhiculer , à classer dans mon imaginaire . C'est de plus en plus difficile , mes chaussures de chez Mountain  glissent , bien que  suffisamment cramponné , je m'accroche tant bien que mal à mes bâtons . Je risque à tout moment de glisser sur la pente verglacée, tant pis, si je glisse !! de toute façon c'est peut être la fin avec ce ..p. de virus ? Après quelques centaines de mètres à déambuler entre tous ces amoncellement de glaces , le cœur triste , j'arrive à un autre mur , celui la : vertical , il s'agit d'une cascade de glace , formée durant l'hiver . Un spot  terrifiant , extravagant d'amplitude verticale , se dresse devant moi , pauvre marcheur , pas du tout alpiniste , je n'en vois aucune issue , je pense à Mallory et Irving au dernier ressaut avant le sommet de l'Everest , c'est pareil, enfin presque , n'exagérons pas trop quand -mème ! !!. Vite la corde , j'ouvre le sac , PAS DE CORDE !!!!!!!!! Mon dieu , sauvez moi ! j'ai oubliée la corde !! Je suis perdu , c'est sur et certain , mon compte est bon pour la chute  !! La glace est transparente , en fait ! c'est une chute d'eau transformée en matière solide . Je distingue à travers ce véritable miroir , la roche , ce calcaire si présent dans ces montagnes  me renvoit mon image comme une diapositive derrière la vitre  . Je distingue  mon visage, mon cou, mon torse , mes jambes , bref moi tout entier , appareillé comme un imbécile dans cette aventure pathétique  . Une autre image , genre d'estempe ,  en fond apparait comme un fantôme , c'est Manon ! Dans la glace , dans la peur , en un éclair un monde furtif défile dans ma tète . Elle est ! finalement  à coté de moi , en chair et en os  . Je ferme les yeux  un court instant ,je ne réalise pas immédiatemment , pour mon subconcient c'est une  divine apparition . Je  me pince le bras , elle est toujours présente , je ne suis pas devenu fou  . Sa bouche à coté de la mienne va finir par se dissoudre dans la glace ? Mon être tout entier refuse cette  décalcomanie  incroyable , sorte de mirage fantastique . Un message était encré dans ma tète : je continuerais seul de toute façon pour affronter mon choix de quitter cette organisation désastreuse . Coucou c'est Manon ! Cette image  avait parlé !! Tiens attrape la corde , nous allons nous relayer pour passer cette cascade . Je me détourne , elle !! ma Manon se trouve là , bien présente, resplendissante de beauté . Que fait tu là ? Quand je me suis aperçu que tu avais oublié la corde sur le dos de l'âne , je me suis dis : j'y vais, tant pis  pour les procédures envisagées ! De toute façon la vallée est entièrement bloquée par les pandores .Ils brulent les granges à tous ceux qui leur résistent , c'est la guerre ouverte contre la plèvre . D'un coup ! il fait chaud , nos corps brulants vont faire fondre la glace ??Je suis dans une euphorie délirante . Suspendu à la paroi par seulement deux crampons mal assurés  , j'allais  manquer de basculer définitivement dans le vide . Reste avec moi me susurre t'elle à mon oreille , je vais te sortir de la , fait-moi confiance Jean . Je la laisserais , finalement , passer devant , son corps d'esthète , mince , délicatement  me frôle pour glisser furtivement sur la glace  , je m'esquive un peu , pas trop quand-même , le vide reste présent , m'attire comme le chaland devant les étagères de ce marchand de souvenirs perdus et non indispensables  .Quelque chose de douloureux est en train de naitre en moi , une nouvelle fois mes sentiments seront ressortis . Nous allons faire des marches dans la glace , en diagonale, prend ton piolet et frappe , pas trop fort , allez on y va , courage !! ne fuyons pas ce problème . Je m'accroche à la corde , en plein délire ,  je ne pourrais regarder en bas , dorénavant le vertige me gagne ,m'attire vers le vide , regardes pas  en bas , me dit t'elle , ne regardes que tes  mains  , assures toi bien surtout , et écoutes mes conseils !! A ce moment précis , mes souvenirs de cette virée vers la  Pique longue referont surface , attaché au bout de cette corde , je pendais lamentablement , suivait le tempo de mon guide , pour apparaitre d'un seul coup sur cette vertigineuse arête . Elle virevolte ,féline  comme un singe , avec des gestes dignes d'alpinistes chevronnés , impertubable ,  elle fonce littérallement vers le sommet de cette montée devenue la tour  infernale  . La fin de ce mur approche ,  le début de mes espérances , peut être !! Nous y sommes presque ! Me crie t'elle , avec de multiples précaution , je m'approche d'elle , m'acccroche à son pied droit qui redémarre sans s'occuper de son apprenti alpiniste.  Encore quelques mètres , les pires envisageables  , les monstrueuses  difficultés s'empilent au-dessus , la glace craque de toute part . Une soif incroyable prends le dessus , je lui en fait part , elle me rétorqueras que je peux lécher la paroi . Pas idiot quand-mème !! Je m'éxécute . Elle sourit , genre sarcasme  que je ne  pourrais effacer , je vais me plonger dans les affres d'un bonheur , je m'en persuade  !! Sa main fine , mais ferme se projette vers moi  , une bouffée d'air pur rentre dans ma bouche ,  je m'apprête à passer le surplomb , je ne l'aperçois plus , cette femme a disparu  de mon champ de vision , au-dessus de cette difficulté  supplémentaire , quelques minutes de silence.  Distanciation sociale me jette t'elle , la bouche ouverte sa dentitation étincelant me réconforte , ce sont les nouvelles directives de cette administration  , ensuite un rire sortiras de cette bouche , régleras enfin ce problème majeur . Nous sommes toujours en confinement qu'on se le dise ! quand même !  les dés sont enfin jetés . Nous sommes amis , je savoure cet instant de félicité . Alors je te suis , ma belle . Que la montée sera  superbe  maintenant ! Elle m'attends les bras croisés , les jambes en appesanteur dans le vide , balottent légèrement . Entre nous , la glace c'est  définitivement rompue , le mur  monstrueux , de plusieurs centaines de tonnes , se détache quelques secondes après ,  un énorme bruit dans la combe . Il était temps que tu arrives !! me jette t'elle . Je suis vert  de honte ! c'est bon pour nous , nos poursuivants vont devoir faire un détour très important , c'est déjà cela de gagné . Resteras , plus loin un bout de corniche , elle est magnifique de beauté , que cette nature est généreuse de beauté .Regarde  ! les zozos en bas , huit cent mètres nous séparent , une éternité dans le temps .Au moins cinq heures  d'avance pour nous , grignottons quelques chose .Et ! pourquoi pas un petit remontant ?. 

Chapitre.// 07.l'Attaque surprise / le refuge, enfin

      Nous remettrons nos sacs sur le dos , Tiens regardes , la poule et le coq , je les ai occis avant de remonter , cela nous fera de la bonne viande fraiche pour plusieurs jours,là-haut .Elle avait pensé toute éventualité , les volatiles pendent piteusement hors de ce sac, la tète pas encore tranchée. Ramassons nos dernières affaires , faire l'inventaire surtout, équilibrer le poids, ne pas trop surcharger Manon , remettons nos crampons à glace ,et ,c'est reparti. Le sentier gr10 vers la Hourquette des Hounts Secs nous semble très verglacé et enneigé à la fois, que savoir ce qui se passe sous l'épaisseur de neige ? ne pas prendre de risques inutiles . Orienté plein nord c'est un miracle , un de plus sera nécessaire pour cette aventure . Ensuite tout c'est emballé , nous n'avons  vu ,  ni entendu le sifflement de ce projectile métallique en forme de cylindre !! On nous tire dessus , une vraie foire aux pigeons , nous nous couchons dans la neige glacée , disparaissont entièrement dans la forte épaisseur .Le peloton de gendarmerie incroyablement équipé etait  déjà  dans les parages , nous avait rattrapé , comment ? peut-être l'hélico de service aux handicapés de la piste hasardeuse ? , postés en contrebas , planqués derrière ce fichu ressaut , ils nous ont pris pour cible , c'est la terreur sur cette pente !! Même pas de sommations , tirs nourris, directs ,Manon est touchée. Je me précipite, les projectiles ont perforés son sac à dos , coupé la tète du coq, qui pends encore plus  lamentablement dans le vide . J'hôte son sac, elle ne va pas bien du tout , certainement sonnée par l'impac monstrueux , je la tire vers une petite cache surmontée d'un rocher énorme. Ca va Manon ? Peut être ,je sais pas ! c'est le sang du poulet , ne t'inquiètes pas , me répondras- t'elle. Du sang sur ses vêtements , je sors ma petite trousse de secours , mince réconfort seulement adaptée aux premiers  bobos  . Le projectile a été stoppé par la cartouche de gaz , perforée , il faut s'en débarrasser au plus vite, l'odeur commence à se répendre  dans l'air, une véritable bombe en miniature dans mes mains, ..jette-la !! vite je m'en débarrasse . Une éraflure sur sa peau apparait, c'est pas grave , c'est le choc dans le sac qui avait rayé la peau lisse , simple éraflure Manon. Etourdie elle se remet rapidement , les poulets , les vrais sont bloqués à l'emplacement de la cascade de glace descendue. Il faut faire quelque chose me dit 'elle! Regarde le mur de glace au-dessus de nous ! oui ! je le vois ! !il va falloir le faire tomber, sur ces trompettes de la mort certaine .Nous prenons nos piolets ,creusons à la base de cette monumentale corniche suspendue dans le vide , vite mais pas trop, juste ce qu'il faut à sa base , pour la faire s'écrouler sur eux .Tu plaisantes ? avec nous avec !! mais non nous allons creuser une petite grotte pour nous , ici plus précisément . Ils continuent à progresser sur la pente lisse, leurs fusils sur leurs épaules, ils ne tirent plus. Cinq !!!j'en ai compter cinq !!La corniche est énorme, faudrait pas partir avec !!La deuxième bouteille de gaz va servir ,vite une mèche, dans la crevasse, çà va leur faire tout drôle. J'y crois , pas cette petite réserve de gaz liquéfié capable de faire sauter la montagne ? La niche prévue est creusée dans la glace, difficilement mais absolument bien réalisée par les mains expertes de cette fille, capable d'entrer en guérilla et de faire exploser les montagnes . Il est grand temps , la corniche , certainement composée de plusieurs tonnes de glaces , de roches , glisse petit à petit , se fracture , nous l'espérons pas trop , c'est parti ! Boum !! La cartouche explose ! Manon!!!!! oui , ils vont se la prendre en pleine poire .J'y compte bien me crie t'elle dans ce vacarme Lentement , mais surement le gigantesque bloc se mets à glisser, tout d'abord imperceptiblement , puis ensuite doucement mais surement , direction le bas de la cascade démolie. Ils ne ce sont aperçu de rien , accrochés sur ce mur d'escalade vertical .L'horreur absolue va leur tomber dessus , les décrocher de leurs pitons minuscules , sortes de rappel à la vie , ne leurs seront d'aucuns secours , la masse prodigieuse prend de la vitesse , pour ensuite les écraser contre la paroi , comme des allumettes , pour enfin les réduire en minuscules particules impropres à la consommation . Nous apercevons , bloqués dans ce petit réduit , leurs corps désarticulés s'éparpiller dans le vide , presque s'envoler , des membres arrachés seront captés en vol par ce charognard adepte d' os .Nous aurons la chance de voler en rase -motte pour arracher les restes de ces corps désarticulés. leurs cris de frayeur passés , le silence de l'avalanche terminée retomberas comme sur une tombe de cimetière .Nous sommes sauvés encore une fois. Allons récupérer deux fusils à lunettes , oui, allons y. Ils nous servirons certainement. La descente vers ces restes , semble compliquée , nous circulons entre ces blocs de glace , nous nous enfonçons jusqu'aux épaules , le risque est grandissime , de se faire également écraser par ce sérac composé millions de tonnes de roches .Je visionne trois tètes arrachées, c'est pas beau un corps dans une avalanche !!. Les pitons métalliques ont perforés les thorax de deux brigadiers d'infortune , ils semblent regarder leur chef , simple femme caporale en herbe , ne connaissait certainement pas la montagne comme Manon ! . Cette garce n'avait pas rendu son dernier soupir, nous ne lui aucune grâce, Manon d'un seul coup bref, lui avait tranché la gorge, le sang coulait dorénavant .T'inquiètes pas ! les vautours auront vite fait de fourrager dans ces entrailles ,au printemps il ne resteras plus rien de ces connards . Ces fusils , c'est notre garantie de vivre le plus longtemps possible, un chacun, des munitions en pagaille, deux gilets pare- balles, divers accessoires de guerre sur le dos ,nous sommes remontés au dessus de la corniche. Regarde les charognards sont déjà la. Nous ne repartons pas de suite, il faut nettoyer la blessure , simple éraflure sur le corps de la fille , torse nu, ses seins enveloppés par de la fine dentelle, cela semble irréel dans ces lieux perdus. Elle se laisse faire, me sourit, pleure un peu ,c'est normal, après ce coup de Trafalgar !!Je me prends pour l'amiral Nelson un petit moment !Je passe le coton imbibé d'un peu d'alcool, elle gémit , mais serre ses ratiches , ! pas besoin de points, ouf!!j'aurais été bien incapable de la recoudre. Une longue balafre de plus de trente centimètres traverse ce corps sublime, quel gâchis! quel souvenir de guerre ? Le sang a colorié cette neige, ce n'est pas joli, joli , j'ai une bande en coton, j'enveloppe ce corps lézardé, meurtri ,pour une fois je peut toucher cet épiderme sensible!! Nous allons continuer vers ces abimes vertigineux, encordés tous les deux, pleins d'espoirs et de souvenirs déjà consommés .Nous affrontons des carapaces de glace , de vrais murs. Déjà le col se profile La COUME De bourg ,carrefour entre Bagnères de Luchon, Superbagnères, et la vallée d'Oô. Nous allons emprunter le sentier mythique , le GR 10.,autoroute du soleil pour randonneurs avertis , très prisée dès les beaux jours. Pas de traces en vue, nous nous dirigeons GPS en main, et boussole au cou. Direction la Hourquette des Hounts secs, nichée au dessus des lacs mystérieux d'Oô, d'Espingho , Saussat ensuite Portillon et le lac Glacé , terme d'une ascension extraordinaire .Ce col nous semble inaccessible , mais devant nous , il est bien présent, nous tends ses lacets , au-dessus de la coume et de sa cabane de Barguère. Dans un dernier effort , Manon , nous y emmène dans la plus totale indifférence, tellement habituée à crapahuter dans ce désert minéral . Il nous fallut cinq heure de crampons pour y accéder, après ce fut la descente vers les lacs. Plusieurs névés géants nous barrent la route, que faut 'il faire? continuer!!nous allons risquer notre vie, c'est sur!!Le brouillard nous enveloppe, nous humidifie, nous sépare. La corde relit ce couple dans la plus extrême imprudence, ils n'ont pas le choix. Nous ne redescendons , plus, nous glissons littéralement vers la pente, le col d'Espingho se profile dans le brouillard opaque .Manon s'accroche à mon bras, elle a certainement peur pour moi , une peur qui me contamine à son tour. je ne suis pas un véritable poltron, mais l'anxiété me gagne .Cette descente est interminable , la nuit approche, la crainte de la noirceur nous assaille ,enfin le carrefour tant attendu ,nous quittons le GR 10.sorte d'autoroute des montagnes  pour randonneurs de qualité. Nous  prendrons  sur la gauche la dernière montée de la journée, courte mais remplie de névés, qui cachent ce ruisseau dans ses soutes , invisibles à l'oeil mais tellement traitres , un pas mal assuré au mauvais enroit et c'est la chute , direction l'abime  .Une petite montée sur la glace ,d'ordinaire en fin de printemps je ne me hasarderais pas ici , c'est du domaine du funambule  au  cirque Pinder .De puissants rochers nous surplombent , impressionnant de majesté , une avalanche est si vite arrivée !! n'y pensons pas. Nous y sommes le refuge à portée de bâtons. Nous allons dormir à l'étage supérieur réservé aux explorateurs hivernaux . Il nous faut déneiger plus de trois mètres de neige gelée pour y accéder. Il fait , désormais nuit noire quand nous rampons dans ce dortoir exigu. Nous allons nous reposer quelques heures.

Epilogue de l'Auteur ..

                    Hier ,  au sommet de ce Port de la Pèze , entouré de monstrueux névés, de formidables cascades, j'ai décidé d'un commun accord avec ma conscience, de clôturer le grand voyage. Vous vous rappeler ? ce type randonneur qui rencontre cette femme nommée Manon. Bref! c'est décidé! je vais mettre le clap de fin sur cette histoire, mais avant tout! Je précise. Elle sera abominablement triste, c'est très difficile d'écrire ce passage, je suis tellement attaché à ces deux garnements ,dans mes histoire je fini par aimer tous ces personnages improbables.C'est très difficile de m'en séparer.Mais il me faut me purger de cette pathétique chronique alambiquée . Cet été, certainement, quand je gravirais le Montarque, je longerais ce lac magnifique ,regarderais ces connards de touristes se bronzer leurs culs au bord de cet eau limpide , moi! je poserais un instant mon sac,me déchausserais , gouterais le froid de ces larmes versées des glaciers environnants. J'envisagerais peut être le pire? les retrouver? je ne sais pas, je ne sais plus! 

Chapitre.08.// une fin Tragique.

           Nous avons passés.es cette première nuit dans ce refuge abandonné pour la saison froide . Le frimas c'est amplifié dans cette fin de ce mois d'avril  , approchant les records de températures négatives . Avertissement sans frais de dame nature envers les habitants de cette terre abandonnée à la vindicte populaire. Un petit feu de bois composé de brindilles , reste du dernier passage de randonneurs.es avides de solitudes éternelles , nous réchaufferas ce matin . Nous avons finalement jumelés nos duvets , nous risquerons moins les engelures , ces dernières capables de nous statufier en glaçon , sont  à prendre avec précaution . Nous n'osons pas trop nous toucher , mais il le faut quand même !! cette température tant recherchée est absolument indispensable pour notre survie dans cet univers incomparable de rudesse . Un vent terrible , toujours le même depuis Barguère , souffle dehors , avec une extrême intensité , il vient certainement de ces hauteurs glacées , léchant ces arbres décharnés , ces derniers vaincus par la force de cette formidable soufflerie ne sont plus que des amas tordus , comme des tiges affalées sur cette pente dangereuse ,ils ne seront plus que l'ombre d'eux mèmes , incapables d'abriter la moindre parcelle de vie associative . Enfin elle se rapproche de moi , cette demoiselle , je l'accepte bien volontiers , moi simple voyageur des sentiers . Nous resterons néanmoins habillés de peur de déclencher quelques chose de formidable chez moi, peut être ? probablement insupportable pour elle . Je réfléchis pendant que Manon dans mes bras dort d'un sommeil réparateur sorte d'anesthésie narcotique . Elle a vaincu cette montagne , emmené ce randonneur dans une formidable odyssée , bravant ces tireurs aux canons sciés , elle mérite la médaille du Gr10.De mon coté, je fini de noter les péripéties du jour, n'oubliant rien de la cascade de glace balancée à la barbe de nos poursuivants .Coté organisation alimentaire , nous avons de quoi tenir une semaine , pas un jour de plus , pas moins j'ose l'espérer . La canne à pèche , ramenée de la Grisette va me servir à récolter quelques truites arc en ciel , peut être! un saumon égaré , bref! améliorer l'ordinaire . Le premier jour se lève , un grand soleil , merci à l'astre solaire perpétuellement au rendez-vous du matin .J'hésite à sortir de ce sac en plumes d'oies , elle s'accroche à moi , tellement fort que je n'ose l'écarter de sa position amicale . Nos bouches sont tellement près l'une de l'autre , que je ne pourrais éviter l'imparable suspense .Nous sommes au-dela du simple fleurt.Je l'effleure , doucement , sans la brusquer, ses lèvres sont humides , tellement charnelles , bientôt torrides enfin je l'espère. Elle se réveille , constate tout de suite sa situation précaire , sans doute pour elle ! éphémère , s'écarte brusquement , son corps se retrouve à des années lumières maintenant , s'en est fini pour moi ! elle va me jeter ? non !! .Un léger baiser appuyé atterrit sur ma nuque restée froide , c'est tout ? et ! mon gars faut pas brusquer les choses !! .Il faut manger d'abord !! ha bon!! Le feu est resté stable , nous préparons ce premier petit déjeuner de ce déconfinement organisé de main de maitre , chacun emmitouflé dans son duvet . Que c'est bon ! ce pain de seigle  grillé au feu de bois .Ce liquide brulant ingurgité doucement , nous nous rallongerons après cet en cas . Nous attendons cette chaleur de printemps , presque encore hivernale pour la saison. Le premier jour passera près de la cabane , le repos est indispensable,  nous prenons le temps de nous installer pour les jours prochains certainement difficiles . Le deuxième jour , nous décidons de faire une partie de pèche , sur ce lac gelé , la matinée sera faite pour la recherche de cette fameuse statue se nommant : Vierge de Saussat, dans un mètre de poudreuse nous avancerons , comme Jésus , traverserons le flot liquide , pas de soucis la glace est suffisamment épaisse , nous nous amuserons de véritables pirouettes , manquant à chaque instant la culbute malencontreuse . Au bout de trois bonnes heures , jnous arrivons  véritablement au terme de  notre  voyage initiatique . Nous l'avons enfin découverte , une masse de granit recouverte de glace , nous regarde , semble nous protéger , nous ne pourrons pas la toucher , la pente est tellement abrupte ! .Je pleure de cette joie indéfinissable , j'ai réussi l'impossible !! moi !! le pauvre randonneur à peine formé aux aléas climatique avait vaincu la monstruosité hivernale dans ces contrées perdues , inaccessibles. Le gars des pays plats. Mais sans Manon aurais je réussi ? je ne le crois pas , ce petit bout de femme de cette vallée isolée  m'a soutenue jusqu'au bout . Arrive le troisième jour !! Nous sommes devenus les champions de la pèche sous la glace ,  grillons ces pauvres poissons inertes  , ces derniers ne nous ont rien demandés . Mais ! nous avons tellement besoin de vitamines !! Je les fait souffrir le moins possible , assommés avant de tomber dans la poêle toute bosselée , ils ne réalisent pas leurs infortune  . Et si nous construisions un igloo ? me suggère Manon . Comme une résidence secondaire ? bien à nous . Elle serait éphémère bien sur ! finira par couler dans quelques semaines , puis fondre , ensevelissant nos espoirs avec. D'accord !! demain si tu veux . Le quatrième jour c'est le jour des constructeurs , pas de pyramides mais,  d'un simple abri de glace. Il sera circulaire, normal, assez haut pour pouvoir se tenir debout . J'ai trouvé au bout de la coume , de la paille restes de l'année dernière , elle fera l'affaire pour s'allonger sur le sol quand même glacé . Et si nous y dormions dès ce soir ? c'est Manon qui parle , pas moi ! ni une ni deux, nous installons notre couchette , Un vrai lit douillet ,un vrai de vrai .Il nous faut fermer l'entrée .L'ours pourrait envisager de se faire une colocation gratuite , comme l'autre jour . ? Je fouine dans la réserve de ce refuge , je trouve une planche en contre plaqué périmé depuis bien longtemps , elle fera l'affaire pour la nuit . Notre logement se trouve sur le lac , rien à craindre cette glace est forte épaisse , plusieurs dizaines de centimètres nous séparent de cette eau froide . Je vérifie quand même , faudrait pas que nos corps réchauffent cette eau glacée . Une bougie également trouvée dans le débarras , nous éclaireras quelques temps , avant de nous endormir. La chandelle nous éclaire , et nous réchauffe un peu. Nous sommes obligés de décupler nos duvets , je ne la force pas surtout . A ce moment précis ,elle réalise que nous sommes presques enlacés , ses yeux pétillent de chaleur. Je peux ? je commence à la déshabiller ,tout d'abord dégrafer sa chemise en coton, pas trop vite , pas trop loin , juste de quoi regarder ce corps sublime qui pourrait s'offrir . Elle a senti bien sur, que je n'étais pas insensible à sa fémininité toute neuve . Mon corps tout entier est en train d'exploser , peut être de honte ? C'est naturel me confie t'elle !! je suis en transe, elle pas encore!!Son porte poitrine me résiste un peu, je n'insiste pas, de peur de casser la baleine , elle a compris , va m'aider , me donner un subtil baiser, et arrachera littéralement ce dispositif de maintient de l'ordre établi . Reste son survêtement, elle m'invite littéralement à l'extraire, des mouvements de ses hanches affolent mon libido, déjà bien avancé !! j'ai compris, elle commence peut être à me désirer, le pantalon glisse à ses pieds définitivement, reste encore sa mini culotte à éjecter de ce corps sublime . je constate que même! dans les endroits montagneux très reculés, ces femmes sont très bien équipées de ses sous vêtements affriolants , et c'est tant mieux pour leurs paysans . Elle est nue maintenant, reste mon corps encore protégé . Elle va faire le reste, me découvrir entièrement ,me démasquer petit à petit . Je jouit presque de plaisir, pas trop vite !! me reproche Manon. C'est pas de ma faute, tu as une façon de faire ma chère , le mot est lâché, imperturbable elle va continuer à effeuiller cet homme ,doucement mais surement, dorénavant je n'ai plus rien sur moi, nous nous rapprochons ,pour ne faire qu'un. Elle fraye le chemin pour ce sexe en abondance , je m'enfonce délicatement dans ce corps d'une beauté extraordinaire. Nous sommes enfin unis, par par les liens du mariage évidemment , mais par nos corps complètement ensevelis de ce bonheur partagé .Vu le froid extérieur nous ne ferons pas trop de formes imposées ,mais nous ferons l'amour toute la nuit , sur cette banquise perdue. Je vous ferait pas trop de détail sur nos souples postures et sur cet aspect sexuel de nos ébats, mais je confirmerais que c'est la plus belle nuit que j'ai passée, évidemment sur de la glace il fallut se rhabiller rapidement . Il est déjà huit heure du matin , un véritable tintamarre à l'extérieur nous réveille, un monstre mécanique volant survole le refuge , des hommes vêtus de noir , encagoulés s'attaquent à la porte , rentrent à l'intérieur. Ils en sortent plutôt furieux, ils ont fait choux blanc .Quelques minutes après ils apercevront ce petit monticule sur la glace , se concertent, décident de remonter à bord de l'hélico. Un bruit infernal, nous survole. Un haut parleur nous invective!! rendez vous vous êtes cernés, nous sortons tous les deux complètement nus, nous sommes encore enlacés. Le haut parleur s'arrête ,quatre paires d'yeux nous dévisagent, les fusils d'assaut sont de sortie leurs doigts sur le percuteur , ils sont prêt à tirer . Manon s'accroche à moi. Nous n'aurons pas d'état d'Ames, nous finirons noyés complètement enlacés , je tape sur la glace, c'est maintenant certain , elle va céder sous notre poids. La fin approche, je l'embrasse de plus en plus fort. . Vous êtes complètement fous !! me crie le commandant de cet escadron de la mort certaine . Nous avons quand même tués quatre ou cinq de leurs sbires l'autre jour, c'est la revanche , elle sera terriblement efficace. Ils ne parlent plus , ils nous regardent, peut être aimeraient 'ils êtres à ma place?. La glace est maintenant complètement perforée, nous flottons dangereusement , tu vois ma chérie c'est facile ,il suffit de se pencher, toi ou moi va faire la décision .La banquise va s'incliner dangereusement  presque à la verticale  , la glace va se est rompre dans quelques instants  entre nous deux !! très rapidement je le pense. Manon  encore éveillée me diras :  je prendrais  au moment voulu ,la décision toute seule !! nos yeux sont éteints . Elle me tire un petit peu , doucement, nous arrivons au maximum de l'inclinaison , nos corps enlacés, enfin coulent , s'enfoncent doucement , nous sommes toujours enlacés , il ne fait même pas froid . Nous sommes au fond ,plusieurs mètres nous séparent de cette surface. Nous distinguons des ombres au dessus de nous, ouf ! ils n'ont pas le matériel de plongeurs de l'extrême. Nous sommes sauvés , pas des eaux , seulement de la vindicte populaire ,nous échangeons une dernière bouffée de cet oxygène sorti de nos poumons dégonflés, c'est presque terminé, elle à disparue de sa vie terrestre, je suis fou de douleur, je crie la bouche ouverte, l'eau rentre à flot , mes larmes partagent cet abime ,se mélangent à cette eau limpide de pureté.. Je pourrais remonter sauver ma peau , l'abandonner, non !! je vais rester avec cette femme jusqu'à la fin .Quelques truites me chatouillent le museau , je suis obligé de me séparer de Manon, mes poumons sont remplis maintenant, mon cœur continu de battre pour elle j'en suis tellement persuadé ! Il me reste ses bras ,j'essaye de les rattraper, mais ils repartent vers cet abime comme un pantin désarticulé. Je vois les titres dans les journaux : deux imprudents randonneurs se noient dans un lac d'altitude , nous les avons retrouvés au petit matin. Pas de témoins , pas de vagues , même pas de vaguelettes ,uniquement un entrefilet en cinquième page, derrière les ordures ménagères non ramassées , même pas de résidus sur ce lac , rien que de la glace. Un  dernier voile devant mes yeux , je suffoque littéralement , un dernier regard vers ce fond, cette femme à disparue dans les profondeurs de ce lac .S'en est finie de ma randonnée pédestre , l'histoire du randonneur en déconfinement s'achève. Adieu les amis!....JD.