Une vie simple...................

                       Dans cet essai je vais relater, suivant mes souvenir, cette vie simple , cela prendra du temps, normal, pour récupérer tout ces  détails, il nécessitera pas mal de mois.  

Moi et ma sœur...............devant la grande poste..

momenclature de mes écritures // la vie simple..

Chapitre.01.//  la petite enfance.

Chapitre.02. // l'enfance.

Chapitre.03. // l'enfance sous le joug tyranique de Maman.

Chapitre.04. // l'apprentissage de la vie au lycée.

Chapitre.05. // La Famille Globale.

Chapitre.06. // la fin de l'apprentissage .

Chapitre.07.// le grand départ.

Chapitre.08.// Mes premières grandes vacances.

Chapitre.09.// Ma première rencontre.

Chapitre.10.// Bientot sous les drapeaux.

Chapitre. 11.// Les classes suivies de ce service appliqué.

Chapitre. 12.// Retour dans la vie active.

Chapitre. 13.// ELLE.............................................. 

Chapitre. 14.// le Saut dans l'Inconnu.

Chapitre.  15.// Unis pour la vie ? 

Chapitre.   16.// Une famille d'Accueil.

Chapitre.    17.// Le début de la vie de couple.

Chapitre.     18.// l'aventure immobilière.

Chapitre.      19.// Nos voyages extraordinaires.

Chapitre.      20.// Un nouveau départ professionnel.

Chapite.        21.// Papa .Maman Message pour l'éternité.  

 

Une vie simple // La petite enfance.

                             Cette histoire commence dans les années cinquante, plus exactement le deux novembre.1952, un dimanche.de foot( d'où mon sport préféré ). C'est déjà très lointain, mais toujours en arrière plan dans mes souvenirs. Pas de quoi en faire un roman , bien sur , juste un assemblage de sornettes de la part d'un petit gars , celles de notre génération dorée , tellement protégée. Sur cette photo couleur sépia, c'est moi , relié par la main gauche , et obéissant à cette jeune fille affublée d'un manteau d'un autre âge. C'est en fait ! ma grande sœur, cette dernière débarquée du ventre de maman sept ans plus tôt , fera office de chaperon durant de longues années . Avec ses 2555 jours d'avance , et quelques bons centimètres en plus , elle me toisera , mais surtout ! sera près de moi , pour me surveiller en permanence . Attentive à mes moindres faits et gestes ,elle me donnera à manger , en fait ! son principal job : parfaire , construire , en l'absence des parents , l'éducation juvénile de son petit frère bien encombrant . Dans ma petite vie simple , trois femmes ont finalement comptées pour moi , Maman , ma grande sœur, et, bien sur , et plus tard !! ma formidable femme , magnifique perle rencontrée au hazard de ma vie , mais ce cadeau la,  c'est une autre histoire (à partir du chapitre onze). J'en revient à ma frangine attentive et scrupuleuse , pour elle , cette demoiselle presque parfaite , ce fut avec le recul , je pense , sept années de gâchées. Au détour de paroles malencontreuses évaporées de sa part , elles m'en fera un reproche presque caché , mais pas inaudible du tout pour mes oreilles , même à un âge avancé , la mémoire peut se remobiliser , et , se refracturer toujours un peu plus , les paroles restent des paroles .Je resterais , toute ma vie très éloigné sentimentalement de cette orgueilleuse grande soeur . Je remarque que ! au bout de ces quelques phrases , commentaires à propos de cette grande sœur , mon avis est en train de se modifier!! normal .Si par hasard , un jour elle lit ces quelques lignes , j'espère quelle comprendras , mais c'est tellement trop tard .C'est difficile de rencontrer un être logiquement cher ,et, ne pas pouvoir la serrer affectueusement dans ses bras , bien sur!! on le fait en se revoyant , légerement ! par habitude , peut être pas !! de toute façon nous faisons  semblant !! . Au bout de quelques années je serais sa tète à claques préférée. Avec du recul , je comprends ses réactions de grande sœur fouettarde , s'occuper d'un bambin pendant son adolescente , c'est pas drôle , courir les jeunes garçons c'est sans doute bien plus intéressant !. Dans ces années d'après guerre (la deuxième, suis pas si vieux que ça), nous étions attifés avec pas grand chose , mais ces défroques de qualité irréprochable faisait la fierté de notre mère. A la vue de toute le monde c'est à dire les voisins , la famille , sa petite progéniture ne manquait de rien , de la tète aux pieds, nous étions entièrement couverts. Comparativement , les bébés de ce jour, ainsi que les ados délabrés du vingt et unième siècle vont bien se marrer !! Ces derniers ,remorqués par les grandes marques du CAC 40 , ne se reconnaitront certainement pas dans cette fable d'un autre temps , s'ils la lisent bien sur , mais c'est moins sur !! Nos chaussures , habituellement portées , était de gros godillots de montagne , alors que nous habitions en Bretagne . J'en porte toujours des séquelles dorénavant , car je crèche pour le restant de mes jours , dans ces collines du bas sud ouest. Mes premiers pas seront hasardeux , horriblement problématiques , aléatoires comme tous les petits garçons de mon âge , un pas en avant ,un pas en arrière, normal, quelques chutes plus loin me voila sur les rails de ma vie linéaire. C'est normal d'être déjà sur ce ballast de chemin fer français , mon père cheminot en vivait, et , rapportais à la maison de quoi gaver cette petite famille. Maman serveuse dans un restaurant mondialement connu , rapportait les restes culinaires de bourgeois issus de la dernière guerre. Voila ! détaillé mon environnement immédiat ma frangine!, c'est elle en photo, meublait mes journées simplettes , mais je poussais , après de multiples maladies infantiles, je performais déjà vers un circuit court . Toutes les grandes sœurs sont identiques, pour ma part, celle la !! je la craignais par dessus tout. Son coté diablesse en personne , me menait une existence difficile , insupportable et intolérable pour un petit garçon de mon âge , me dirigeant vers une adolescence programmée , j'obéissais à ses moindres ordres , ces reproches étaient fastidieux à enregistrer , néanmoins je lui faisait des blagues ,un peu simplette , elle n'y voyait que du feu , obnubilée par la maison à tenir.                                                                 Les punitions s'enchainaient régulièrement , après le gavage du jeudi midi (pas d'école ce jour là en ce temps là) , interdiction de sortir avant d'avoir ingurgiter les pires sévices culinaires , j'en garderais un souvenir imputrescible, boudin , foie de veau putride , mal cuits à la limite de l'écœurement . Toutes ces années obscures me forgeront un moral d'acier pour cet avenir , j'espérais radieux. Moi l'espiègle, je lui en ai fait voir à cette grande duduche  , surtout les jeudis de repos scolaire. Pour nous réconcilier , nous chantions ensemble des airs mélodieux , en harmonie tous les deux, nous enchantions ce petit quartier d'ouvriers populairs  de nos belles fredaines  . C'était notre moment de grâce , notre réconciliation après de sauvages disputes , la , dans ces moments , je crois ! que je l'aimais bien cette grande sœur , j'étais heureux . Vous allez me dire? j'étais un souffre douleurs ? non ! ce n'est pas tout à fait cela!! plutôt une marche à suivre dans ses priorités de garde chiourme, j'obéissais sans aucune discussion possible et sans broncher , c'était le copier coller de ma maman absente. Quelques années plus tard étant adulte je capterais , de temps en temps des phrases assassines de sa part , à t'elle souffert également ma grande sœur ? peut être ? De toute façon même après toutes ces années , il me resteras un manque de quelque chose !! De l'affection tout simplement !! Actuellement je la vois peu, mon cœur ne se dirige absolument pas vers cette personne si particulière. Le si peu de nos rencontres , c'est un petit bonjour , je ne ressent rien dans ses bras , nos étreintes sont véritablement absentes de ce rapprochement tant souhaité , contrairement à mon épouse pour son grand frère. Pas plus qu'une journée , et à peu près tous les deux ans ou trois , nous nous revoyons. Elle m'a marqué profondément , cette grande frangine. Nous n'en reparlerons jamais , comme ci , il ne c'était rien passé entre nous , un strict consensus dans nos veines coule discrètement , mais surement , nos regards sont sans aucune chaleur affective. Je n'ai finalement , que bien peu de souvenirs d'elle , et, c'est bien dommage, je ne connaitrais jamais le pourquoi , de cette tendresse si éloignée , absente de cette maison familiale . Mais en y regardant de plus prêt, notre jeunesse est un moment tellement court dans notre vie !!

Une Vie Simple.// l'enfance.02

                            Au début, chemin de fer oblige , nous vivions derrière la gare de triage . J'en connais un rayon sur ces dernières , surtout remplies de ces locomotives à vapeur extraordinaires . Ces énormes machines noires , m'ont bercé quelques années , de ces bruits de sifflements auréolés de vapeur charbonneuse , nous étions dans un nuage de fumées nuit et jour, pas moyen d'avoir du linge blanc de chez bonux . Elles me racontaient inlassablement ces voyages vers d'autres destinations lointaines , inaccessibles pour moi, trop petit, mais j'en rêvais souvent..                                                                                                                               Plus tard , petite noblesse prolétarienne oblige , nous emménagions dans un pavillon de banlieue à habitations aux couts modérés . Mes parents avaient acheté à tempérament cette maison banale, mais confortable  . Chacun son espace , absolument vital pour cette grande sœur en âge de courir les garçons , moi de stocker mes billes en verre , mes dessins , mes jouets , mon nounours , enfin tout ce qu'un petit diable comme moi avait de plus cher, et de plus somptueux à mes yeux . Pour payer les mensualités de ce tas de moellons de basse qualité, nos parents travaillaient dur, presque jamais de congés , Papa en Motobécane bleue arpentait la nuit , ces rues mal finies , maman en vélo à moteur avant , sillonnait cette ville vers ce restaurant bourgeois .Ils ne connaitrons jamais les joies de cette formidable automobile à mazout ! La nuit , enfoui sous les draps, que de peur de voir surgir cette maman directrice en chef , cette dernière me faisait surgir une angoisse d'épouvante , tout cela mêlé d'effroi , appelons cela : la terreur féminine . Une Peur panique me pétrifiait , je me recroquevillais sous les draps épais remplis d'amidon de chez valton , écoutant le bruit sinistre de son  poussif vélomoteur qui remontait la cote de cette ville déserte .                                           Je l'entendais à des kilomètres à la ronde , imaginant l'instant fatidique du loquet actionné au portail métallique , la porte du garage grinçante mal graissée , peut être ? par manque d'entretien, me rappelait à l'ordre. Elle est déjà dans sa maison , je subis ce moment terriblement angoissant , terrifiant, intense, pour un petit garçon comme moi, je serre le bord de ce drap , pourvu quelle ne vienne pas dans ma chambre , mes notes d'écoles ne sont pas terribles(surtout les maths)!! J'ai caché mes jouets interdits sous le lit , sur le bahut, que nenni , lundi jour de son congé hebdomadaire , elle aura découvert ma simple cachette , le soir au retour de l'école sera l'heure de terribles  comptes , après suivra la terrible répression !! Cette dernière , épouvantable finira dans mes cauchemards les plus fous , de partir peut être un jour , mais cela ce sera une autre histoire! en attendant , il faut lui avouer la provenance de ces jouets miraculeux pour moi , les claques monstrueuses , multiples volent à bras raccourcis , sur mon visage angélique certainement pas la réplique de son dernier perdu tragiquement  , innocent de toute mauvaise action , je ne suis qu'un petit garçon :le troisième remplacant pas avantageusement du tout l'ainé disparu !! mais la répression familiale gagne du terrain , presque insupportable pour le petit enfant que je suis. Je suis en train , dans mon subconscient, de me forger le fait que les enfants ne seront pas pour moi , cette idiote et je pèse mes mots , de mère fouettarde n'avait pas réalisée que foutre la trouille à son gosse de six ans , le condamnait pour plus tard à un environnement sans marmots , je le pense avec du recul , mais je ne lui en veux pas . Un jour tristement célèbre restera dans ma mémoire , ressurgit de nouveau de mon cerveau à tiroirs. N'étant pas un fervent adepte de sport en général , je refusais un jour de courir à cause de soi disantes chaussures de sport non adéquates ! L'école appelle mes parents , pour une explication !                                                            Arrive , en plein cours ,celle qu je n'attendais pas , une véritable Matrone, un Monstre féroce en mouvement , assurément en guerre ouverte contre son rejeton de fils : une mère, en furie , va se déchainer , mugissante  ,une véritable tornade  me balance plusieurs claques d'une ampleur colossale , considérable , sur mes joues , cela dure une éternité . Je fini par vaciller et m'écrouler sur le sol sous le préau , entouré par mes petits copains ,   sous les coups répétés , la fureur  arrivée à son paroxysime se déchaine littéralement , pour moi , le temps c'est s'arrêté , dans cette abjecte correction ,  abasourdi , je suis humilié devant tout ce petit monde que sont mes copains de cette école primaire , si je me rappelle bien ! Peu de rires de leurs part , ma maitresse certainement d'accord avec cette femme survoltée , furibonde, accepteras et donneras son accord verbal à ce châtiment inimaginable, d'un autre âge. Elle  finira par me balancer à la figure ces baskets flambants neuves (pas des nikes). Je suis  toujours  à terre , tremblant encore devant cette méchanceté , véritablement terrorisé , son regard outragé me transperce de nouveau , de ses yeux injectés de fureur , j'ai peur , peur de ce retour ce soir à la maison, une correction en sol majeur m'attendras .                                                       Elle va enfin décamper de mon territoire protégé d'écolier ? mon lieu à moi !! mon havre de paix !! Ce soir ! rendez vous à la maison me réponds t'elle ! elle tourne ses talons de vipère , enfin ! en  mégère souveraine, elle a donnée magistralement , une  leçon à son garnement de fils , surtout !!! son honneur  d'épouse et de mère est sauf !! que diable !! pourquoi frapper ce gosse si gentil , tellement innocent ! il ne l'avait certainement pas mérité quand même !!!.Ce fut le pire moment de ma vie d'écolier , à partir de cet instant , ma maman , pour moi, c'était transformée en pire outil de surveillance.                                                                Je garderais malheureusement jusqu'à sa  disparition, des années plus tard ,  , des séquelles de ce moment difficile. Les parents absents , la vie passait heureusement la plupart du temps impassiblement et sereinement. Sous le joug de plus en plus pressant de la grande sœur , je résistais efficacement à ses sautes d'humeur dévastatrices. Malicieux et malin à la fois je lui faisais des tours pendables . Cela se terminait toujours de la même façon : une paire de gifles mémorable , c'était la mode !! le compte rendu à ma chère maman évidemment pour le soir, me promettait  plus encore , le fameux martinet perché servait à moduler mes incartades mineures , mais! absolument insupportables pour ces deux femmes  . Mais il y avait des bons moments quand même!! les courses de billes sur le sol en terre devant la maison , que de duels fratricides avec les petits de mon âge !! Je me souviens de ces duels sur la petites rivière dans cette campagne Bretonne. Avec les copains du quartier ,nous confectionnons des radeaux magiques , nous étions déguisés en de véritables aventuriers, essayant de ressembler à ce Christophe Colomb , tellement raconté dans nos livres d'histoires passionnants. Une bande copains c'était formée dans ce quartier de petits propriétaires , derrière notre petit lotissement , c'était assemblée une tour composée de petites gens , des voyous, appelés ''blousons noirs'' régnaient en maitres absolus. Nous avions fait la paix , ils nous laissaient tranquilles, les bagarres étaient rares. Nous nous respections mutuellement. Que ces temps sont révolus!! maintenant la sauvagerie a remplacé l'amitié. 

Une Vie Simple.// l'enfance.03

               Mon père , cet être insignifiant , falot , effacé, sous le joug d'une épouse tyrannique vaquait à ses occupations , pèche et jardinage ,  son jardin remplit principalement de patates suffisait à nourrir la petite famille . Ses congés, très courts à cette époque , il les passaient à faire les vendanges dans les vignobles de l'est ou du sud de la France , Maman en épouse ultra jalouse , le soupçonnait d'une quelquonque relation féminine. Le pauvre sevré d'affection ne restait  jamais longtemps  dans cette maison . Sinon les dimanches, la pèche aux gardons était de mise , de temps en temps nous le rejoindrons au bord de cette rivière naguère limpide , il était devenu un pécheur hors pair , il nous ramenait des quantités  phénoménales de poissons blanc !!!Pourtant ,  le poisson  truffé de subtiles arêtes n'était pas ma préférence. Sa femme ,  toujours aussi intraitable ramenait tout ce petit monde à la maison d'une main de fer , les journées enchantées était rares  ,précieuses, à concerver dans les annales ,  nous les collectionnons sur les doigts de la main.                                                                                                Ma sœur grandissait à vue d'œil , son corps , terminé faisait chavirer les garçons du quartier , elle était devenue très jolie, mais ceratinement pas ma fée préférée ,elle se distançait de moi , se rapprochait de plus en plus des jeunes puceaux de son âge. Nous étions devenus presque ennemis , deux belligérants irréconciliables . Vue de mon coté ,Elle devait passer à l'ennemi, ce dernier étranger à notre famille se nommait les amoureux . Elle s'éloignait inéluctablement vers son avenir de  futur Princesse , comme toutes les jeunes pucelles elle s'y croyait déjà au firmament des vierges , nommées au sommet de la pyramide.                                                                                                                                                                                           Un soir de novembre!! plus de frangine, disparue corps et biens, valises  transportées par mes soins à cette consigne  ,  je les avait portés en cachette en bus , au train vers la capitale , elle c'était définitivement déconnectée de cette famille disparate , tellement encombrante pour elle .Je la retrouverais à mon mariage quelques années plus tard , affublée d'un riche dandy parisien dégarni de la tète ,mais néanmoins sympathique. Ce dernier , né avec une cuillère en argent dans sa trombinette , apporterat une vie de princesse à ma chère sœur. Je récupérais sa chambre beaucoup plus vaste , je grandissais à vue d'œil. Enfin je pu mettre à l'abri quantité d'objets prohibés dans ce placard fermant à clef. Mon doudou chéri , mon ami, mon confident depuis toujours , fini également dans ce refuge sombre . Ma mère, enfin , n'avait plus accès à mes secrets d'enfance . L'inquisition forcenée était terminée une bonne fois pour toute , je devenais presque grand !! . J'étais en train de me forger ma liberté de vivre , mais seul dans mon coin , la solitude arrivait doucement , comme beaucoupe de garçons de mon àge , il m'arrivait de me parler tout seul, en tète à tète ,  de me raconter des histoires extraordinaires. De ce fait une timidité s'incrustera dans ma tète. mais !!  je sortais de cette enfance , sans vraiment m'en appercevoir .                                                               Ayant passé avec un réel  brio le concours d'entrée au collège technique, j'allais , logiquement , devenir un précieux ouvrier pour cette France des années soixante huit. J'entrais désormais dans la cour des grands. Les professeurs avaient remplacés l'instituteur. Il me fallait oublier ces années heureuses du primaire , mes copains joyeux, tous amateurs de foot , finies les parties endiablées dans cette cour de récréation . Que de parties formidables nous avons faits , le ballon volait souvent par dessus la clôture des voisins de l'école !! Je me souviens de nos incursion dans la petite cantine scolaire, une maitresse femme cuisto nous accueillait à bras ouverts , npus cageolait de   friandises à notre disposition , nous étions gâtés !!.Néanmoins cette école privée , dirigeait ses élèves d'une main de fer , aucune incartade permise , beaucoup de prières , ce qui me valut d'accéder aux enfants de cœur de mon quartier. L'instituteur , celui qui avait fait la guerre d'Algérie s'y mettait également à ces parties de foot . Ayant perdu un de ses bras dans le bled , il donnait de furieux coups de pieds dans le cuir de mauvaise qualité. Il nous menait néanmoins à la baguette , celle ci coincée entre ses dents, jaunies par les gitanes sans filtres , donnait le la avec précision . Un jour il nous annonça une grande nouvelle : il allait se marier , je revois sa joie immense dans ses yeux  , son ivresse du futur bonheur à venir. Mais nous les gamins! ne pensions qu'à jouer au ballon , à crier notre allégresse , notre fierté de battre l'équipe adverse.                                                                              Mais voila ! il me fallait tourner définitivement  cette page , rentrer dans la cour des presque adultes ! Maman , entre temps , m'avait inscrit, aux scouts de France, la frangine n'étant plus la, il fallait un nouveau précepteur apte à me diriger . Ce fut cette association privée, qui se chargeras de m'apprendre les rudiments de la vie en collectivité . Tous les ans nous allions en camps sous la tente , dès le printemps , je commençais à sortir complètement de mon quartier . De formidables jeux de pistes allaient m'apprendre à me débrouiller . Ne sachant quoi faire de mon futur , comme beaucoup en ce temps la, on me fit passer des tests sois disant spectaculaires en résultats. On me trouva une aptitude pour la menuiserie , jamais entendu ça!! moi manuel?? à part les clous à papa pour fixer les lames de parquet dans le grenier, j'en savais pas plus que cela . Je pense que cette époque il leurs manquaient des bras solides et fortifiés pour meubler cette France. Les usines nouvelles se répandaient rapidement dans les agglomérations, et, il fallait des petites mains pour les faires fonctionner . Tous les corps de métiers allaient embaucher à tour de bras , payés à coup de lance pierre, les ouvriers se levaient aux aurores  pour construire cette France à reconstruire . J'allais en faire partie, tout d'abord en apprentissage au lycée professionnel le bien nommé Saint Etienne.

UNE VIE SIMPLE // Chapitre 04. l'Apprentissage.au lycée...

                       J'entrais un jour de septembre dans cet antre de la culture des travaux pratiques, par la grande porte battante, en bois de chêne . C'était extraordinaire , palpitant pour mon cœur de grand garçon. La bâtisse majestueuse me tendait ses bras monstrueux remplis  de savoir, cette connaissance  distribuée par des maitres de l'art , allait mettre trois bonnes années à rentrer dans mon corps de jeune homme. Adieu  la maitresse formidablement attirante , place aux professionnels du bâtiment. L'école gérée par les frères Catholiques (toujours eux) était une véritable machine à créer des ouvriers  hyper qualifiés. Que d'instruments  sophistiqués dans cet atelier de menuiserie , des boutons à foisons sur des tableaux métalliques  disproportionnés ,mais comment cela fonctionne t'il ? Le maitre des lieux, monsieur Priour, assisté de monsieur Herbert , professeurs émérites au savoir gigantesque , nous accueillirent promptement , mais fermement . Appelez nous Maitres SVP!! Impressionnés par ces lugubres personnages  d'un autre age, pas le notre!! , nous nous mimes au travail , rabot à la main , varloppes dans nos bras ,nous commençâmes à transformer les morceaux de hêtre non dégrossis , en formidables longerons bien rectilignes .                Que d'échardes plantées dans nos petites menottes d'adolescents . Mais le métier rentrait à petits coups de marteau , de varlopes neuves , de tournevis avec vilebrequin manuel.De temps en temps un incident survenait ,un apprenti se mettait les doigts dans la scie à ruban, hôpital, et retour à la case départ . Franchement !! pour ma part, les tenons et les mortaises avec double enfourchement ne m'intéressaient pas beaucoup . Quand je réalisais une chaise,  elle était bancale, cassait sous le poids de mon corps enfin aguerri par le sport. Les machines à bois par contre , m'attiraient beaucoup plus , ce bruit d' enfer, cette odeur de sciure, me rappelait mon enfance à la campagne dans la scierie de mon oncle. Les cours de dessin appliqués me plaisait énormément, construire virtuellement à la main, avec les différents crayons ,achetés au frais des parents, me subjuguais.                                                                                    Mes pauvres parents maintenant à l'aise financièrement , recevaient des notes de fournitures gigantesques de la part de l'économat. Il me fallait avoir un nombre considérable de fournitures : crayons,  gommes, règles , cahiers divers , bref tout un attirail rangé dans mon pupitre me tendait les bras. J'avais besoin de posséder le maximum d'outils , le plus neuf possible , les parents payaient rubis sur ongle . Tout ma vie j'ai attaqué les  économats ,  bille en tète, toutes les fournitures étaient pour ma pomme , encore maintenant je possède deux cent stylos et crayons rangés en rang d'oignons sur mon bureau. Et les résultats scolaires dans tout cela ? et bien pas mirobolants en travaux pratiques, mais en culture générale toujours le premier . En conseil de classe j'étais pas très bien noté , mais peut mieux faire quand même !!                                                                                                                                                   Un beau jour de mai ,arriva ce qui arriva: une révolution sortie de nulle part !!! pas de Robespierre à l'horizon ,  mais un certain Dany le rouge. Ce fut un mois de vacances forcées, la télé N:B de marque Grundig fraichement arrivée du détaillant, nous rapportait toutes ces gigantesques  bagarres à Paris. Nos parents en grève générale , allaient à la pèche tous les jours .Nous mangions du poisson toute la semaine. Mon père cuisinier de valeur nous les firent à toutes les sauces . Raz le bol des arêtes, au bout de ce sevrage médiatique nous pûmes retrouver le lycée . Les pavés  disparus , avaient été remplacés par du bitume neuf. Mais revenons très légèrement un peu en arrière                                                                                                  Ma sœur est partie, je vais rester seul en tant que jeune garçon, comme un grand dans cette maison.La télévision avec l'ORTF à bien changé notre quotidien , le soir c'est télé, une seule chaine noir et blanc  c'est déjà pas mal!! Moi , petit garçon j'avais changé, devenu ado ma mère me laissa définitivement tranquille pour les baffes , elle abandonna la répression , je devenais fort , trop musclé pour elle ? presque un adulte.Mais revenons un petit sur mon enfance juvénile . Une première amourette surgit de nulle part, me confina à mon balcon pas mal de temps, cette jolie jeune fille habitant face à notre maison, évidemment ne pouvais pas me laisser indiffèrent .  Maman , sa  jalousie maladive toujours active  , ayant eu vent de mon incartade , m'inscrivit chez les enfants de cœur ,chez le curé du coin , et pour amplifier mon emploi du temps en dehors de mon balcon préféré ,me logeait chez les scouts de France. Deux ou trois rendez vous plus tard , je laissais cette fille charmante nommée Christine , et ,plongeais chez les curés. Enfants de cœur?un vrai métier et, à plein temps? c'est sur!! Sur injonction de mon majordome de mère, j'étais inscrit le dimanche matin aux deux messes, et, le lundi à la première dès sept heure. Pour les dimanches ça allait encore , le monde joyeux des collègues en chasubles blanches, nous passions de bons moments avec, entre autre le vin de messe et, les élucubrations de Monsieur le curé. Mais le lundi !! c'était le déchainement du lever dès cinq heure du matin, par cette mère encore ,et, toujours possessive. Moi le petit garçon ,auréolé de mes rêves juvéniles je sortais de ma torpeur sans ménagement, je me rappelle de cette lumière intense au plafonnier de ma chambre. Que c'était douloureux ce réveil en fanfare sans musiciens , uniquement avec une chef d'orchestre abominable . Mes yeux entrouverts dans ces aurores ténébreux, cherchaient la direction de l'autel consacré. Mais il fallait que je me dépêche,                        Maman dans son lit , m'houspillait encore plus.La peur au ventre je partais dans la nuit en courant. Le lundi se trouvait être sa journée de repos!! pour moi c'était la journée de la terreur , allais t'elle découvrir mes petits secrets ? Pas folle la guêpe!! elle connaissait tous les recoins de cette chambre. L'anxiété me tordait les tripes sur le retour de l'école, ces six kilomètres se transformaient en dix kilomètres. Je connaissais à l'avance, à son regard les trouvailles de sa journée. Ses découvertes de sa journée de labeur étaient exposées sur mon lit, il fallait aux travers de gifles monstrueuses expliquer ces jouets, pistolets, machines de guerre, bien sur tout en plastique. Elle était affreuse, presque obèse elle me faisait peur. C'était abominable pour un petit garçon comme moi, j'avais bien travaillé pourtant? j'amenais que des bonnes notes dans mon cartable en cuir!!Mais .la mégère m'en feras voir jusqu'au bout . Je fus envoyé plusieurs fois en colonie de rééducation fonctionnelle, sorte de cures modernes, dans les Pyrénées , ainsi qu'en Provence, nous descendions en train ,deuxième classe gratuite grâce à papa cheminot. Ce fut une révélation pour moi, ces distances impressionnantes !! la découverte avec mes yeux d'enfant, de ces contrées nouvelles. J'adorais humer ces fumées de la locomotive à vapeur , j'étais émerveillé. Arrivé au but du voyage il fallait reprendre le car chausson. J'étais choyé dans ces groupes coloniales, de jolies femmes vêtues de blanc, nous prenaient en main toute les jours de la semaine, c'était tellement différent de ma vie d'écolier.Tous ces gamins issus de la masse populaire, des agents de la SNCF , s'égaillaient dans les dortoirs de cette bâtisse austère. Les caresses , l'affection, les attentions de ces muses dévouées , me réconfortaient dans cette vie de moine. Moi le sauvage, je rentrais dans une vie sociale tellement dissemblable.                                 Malheureusement tout avait une fin , on revenait me chercher à l'heure dite, et, direction cette Bretagne tellement triste et, lointaine. Pour remplir ces vacances d'été,  j'étais inscrit aux scouts de France, pas ceux comme maintenant , les vrais scouts. En fait , il n'y avait pas de petits ,de moyens ,de grands, uniquement une seule équipe. Nous les petits nous apprenions les rudesses de la vie avec les anciens . En tant que louveteaux nous étions désignés pour toutes les corvées, de rudes taches à nettoyer les casseroles noircies par le feu. C''était l'apprentissage de la vie en groupe , les camps été comme hiver me forgeait une solidité à toute épreuve pour mon avenir . Nous faisions des camps occupés à faire le balisage du GR10.Dans ces montagnes tellement attirantes. .Tellement encarté dans cette famille rigide, la participation au scouts de France m'a bien aidé.J'en aurais bien besoin pour ma vie future, mes parents m'avait mis dans ces groupes pour se débarrasser de moi , finalement avec le recul, je les remercie chaleureusement!!

UNE VIE SIMPLE.// Chapitre 05 .La Famille Globale..

           Je vous ai pas mal parlé de Maman, de ma sœur,  mon père, pas trop , pas encore. Ce personnage insignifiant, falot avait depuis très longtemps perdu son pouvoir de séduction sur sa mégère d'épouse. Marié avec une cocotte pareille !! ce nétait certainement pas de la tartre tous les jours!! . C'est pourquoi il était toujours absent , lors de ces rares congés. En grandissant je l'avais apprivoisé , légèrement, pas beaucoup ! sauf pour le foot!! Nous étions accros au spectacle que nous donnait les joueurs du stade rennais . Ensemble nous allions par le bus, ensemble, nous revenions au bercail. Mais ! attention pas d'arrêt au bars, INTERDIT!! elle veillait  ,un grain de sable pourrait perturber le mécanisme de la famille .                           Les dimanches sans match,  nous allions au cinéma, la tour d'Auvergne était notre salle obscure préférée . Je le respectais ce père, je l'admirais presque, mais pas trop !! taciturne il avait peur également de terribles retour de baton en cas de dérives . Nous aurons des altercations terribles, affamé de tendresse il espérait autre chose dans sa vie , mais pour lui c'était caduque, la jolie femme épousée dans les années d'après guerre , était devenue un tromblon . J'entendais , la nuit, les soubresauts de ce couple déformé par la vie , c'était véritablement  la désobéissance civique de la part de ma mère.  Pour la cuisine  mon père  et bien !! c'était un vrai chef!! vraiment , il nous concoctait de fabuleux plats, viandes ,poissons ,sauces n'avaient aucun  secrets pour lui. De temps en temps il faisait tout seul!! oui tout seul, des repas de mariage. Tout le matos dans les sacoches de sa mobylette bleue, il partait faire son chemin culinaire dans des châteaux de bourgeois.Sa renommée avait dépassée les frontières du département, il était très connu dans ce landerneau de la bonne bouffe . Voila mes rares souvenirs de mon papa, lui malheureusement passeras de vie à trépas très jeune, pas du tout usagé par ce travail de fonctionnaire, succombera à un cancer des méninges.                   Maman après cet épisode pris gout pour les voyages accompagnée de ses copines. Mais çà c'est pour plus tard!! Nous faisions également des repas de familles, enfin!! très petite famille !! un oncle , une tante avec leurs trois fillettes. C'était des moments néanmoins sympathiques ; Marcel mon oncle, un érudit de qualité , nous faisait beaucoup rire , maman riait enfin de son sourire forcé ,  c'était pas trop tôt , papa également, lui c'était trop tard!! Moi avec mes cousines proches, je parlais de nos affaires de gamins, et gamines . Comme nous  n'avions pas de voitures , les cousins étaient toujours en bus!! Eux direction, la ligne deux vers leur HLM , nous dans notre maison confortable. Pour la Noel , nous invitions l'autre tante, Yvette , son mari Francis et leur fils Gérard. Nous n'étions pas équivalents, ces gens la, faisait parti des petits bourgeois patrons , lui peintre décorateur, ivrogne notoire, et bandit  notoire sur les factures , Yvette couturière, cette dernière sera ma préférée, je l'aimais par dessus tout, certainement et malheureusement beaucoup plus que maman , peut être pour ces cadeaux qui atterrissaient le soir de réveillon dans ma chambre de gosse ? , non pas seulement, une affinité particulière existait entre elle et moi , c'était la sœur de mon père . Malheureuse en ménage, un jour sombre arriva!! ce fut un secret de famille ,il ne fallait pas en parler , je sus très vite que le suicide fut pour elle une certaine délivrance. Mes larmes de gosse  complétèrent mon chagrin , je le cachais à tous , dans ce cercle fermé à double tour,  il ne fallait surtout pas montrer notre tristesse , notre douleur, nous ne rions pas beaucoup ,mais pleurons encore moins. Avec ma grand mère, cette femme avait comptée pour moi, aimante envers nous tous ,  nous l'aimions  pour son sourire , sa bonté, et, sa générosité.                                  Mais voila !! la vie est ainsi faite , les uns arrivent , les autres partent, bref le grand circuit est en marche permanente . Pour résumer , je me dis que la famille, la société, tous ces gens différents forment un théâtre grandeur nature. Cela m'arrive beaucoup de regarder, d'écouter surtout , et, de me figurer ce cinéma grand ou petit spectacle permanent offert au commun des mortels. Tout ce petit monde a un rôle à jouer, du plus grand au plus petit, du plus important au plus insignifiant, mais tout ce monde participe à cette grande fête. Voila le détail de cette famille globale, j'en certainement oubliés de ces moments pathétiques, mais grosso modo c'est l'image projetée de cette dernière. Maintenant je vais vers mes dix sept ans........... à grande enjambées!!

UNE VIE SIMPLE // chapitre 06 .la fin de l'Apprentissage.

          j'allais incessamment sous peu sortir de cette deuxième année au lycée. Pas très doué en travaux pratiques, mais, avec de bonnes bases , j'allais pouvoir accéder en troisième partie de cette formation . Quelques compagnons de fortune allaient devenir de vrais ébénistes , tout cela ,  grâce à nos professeurs émérites.Je m'étais forgé de solides amitiés auprès de certains élèves , que je retrouverais beaucoup plus tard  , mais j'en reparlerais quelques lignes plus loin. Mais voila ! arriva ce qui arriva: MAI 68!!!!!!! la chienlit comme clamait notre Général de Gaule, alors président de cette France renaissance. le bordel excusez moi pour cette expression, mais ça l'était vraiment. Le mot d'ordre de grève général avait sonné aux clairons des CGT et consorts. Nous étions en marche vers une liberté !!mais quelle liberté? Nous, infortunés lycéens lancés dans cette diatribe générale , subissions plutôt que agissions. Plus d'école du tout, un mois de vacances forcées, des manifestations en direct sur le téléviseur  devenue couleur. Eh oui! nous avions accédé à la couleur, deux chaines uniquement. Bellemare , Armand Jammot, Guy lux et tous les autres, illustres personnages de l'ORTF déjà vieillissante meublaient nos soirées agréablement. Un MOIS!!! tout un mois à glander, nous la jeunesse baby boom n'étions pas habituée à ne rien faire, plutôt à recevoir de solides coups de pieds au derrière!! mais voila nos parents, presque déjà vieux, étaient de la partie sauvage qui se jouait dans la rue. Cette histoire se terminait par un gros chèque en blanc, le premier mais pas le dernier dans cette France récalcitrante. le général de son bergoff à Baden Baden reprit les affaires en main. Ce fut un déferlement dans les premiers grands magasins , les feuilles de salaires augmentés de trente pour cent  en moyenne déchaina la fureur de l'achat compulsif. Notre garde manger grillagé, fut remplacé par un réfrigérateur Brandt , la télévision s'agrandit , le téléphone s'installa , enfin tout le confort pris le dessus. Néanmoins la mobylette restera de mise pour nos déplacements, pas de permis, donc pas d'auto !! mais nous avions le train!! En fin d'année scolaire , le lycée me proposa contre menue monnaie de réactualiser les salles de cours , beaucoup de dégradations avaient ternies ces dernières.Je touchais quatre cent francs pour un mois de travail, c'était ma premier paye!! un grand moment.je demandais à voyager ,Maman ,papa furent d'accord. A dix sept ans partie seul pour l'époque c'était rare. Mon sac à dos type scout, réchaud, ma tente je fut dans un train direction le pays basque. Pas de transport à payer, c'est déjà çà, mon petit pécule n'aurait pas suffi sinon. Me voila parti dans ce véhicule  d'un autre âge , à vapeur .j'avais choisi la station balnéaire de Bayonne, plus précisément l'embouchure de l'Adour. Le camping de la plage, maintenant disparu depuis belle lurette, feras l'affaire! pas trop cher , quelque francs de l'époque me suffiras. Le seul bémol c'était que ce dernier était adossé à une usine chimique de l'ère nouvelle, crachotant de multiples fumées nauséabondes, avec en prime de le poussière blanche poussiéreuse. Mais j'étais en vacances seul sur cette plage immense, dans les années soixante ce n'était pas la cohue de nos années actuelles. J'épuisais mon petit pécule, au bout de deux semaines plus d'argent!!! il me fallait régler la tenancière de ce  bout de terrain. Par le téléphone j'appelais papa , lui expliquait mon soucis , fallait lui demander à lui évidemment. J'en était à manger des sandwichs depuis quatre jours !!Me faisant crédit, sur ma bonne tète d'angelot, je ne mourus pas de faim. Papa arriva par le premier express venu , tout sourire finalement restera deux ou trois jours ,en fait je ne sais plus très bien, à camper avec moi. J'avais retrouvé ce père, débarrassé de cette épouse titanesque. Après tant d'années ,que c'est dommage de l'avoir retrouvé si tard, j'étais presque adulte, prêt à quitter ce nid confortable. Mais c'était sans compter sur elle, cette mère possessive à l'extrème.La suite me donneras raison ! Il acquittait mes petites dettes , nous pliâmes nos bagages , montâmes dans ce vapeur du retour, il était heureux, je le sentais bien, une photo m'est restée , lui ce père sortant de la petite canadienne deux places. Rentrée pour la troisième et dernière année de lycée technique, la! çà ne rigole plus, les examens pour rentrer dans cette vie active resterons très importants, voici le message de nos profs.Je suis devenu indépendant , pas financièrement bien sur, mais psychologiquement, parlant, il y avait du mieux. ha! si çà me revient ,invité par ma sœur et son époux Daniel, à Paris je fit un voyage éclair, en train bien sur.Tour Eiffel, musée de la marine, zoo de Vincennes c'est tout ce qu'il me reste de cette visite organisée de main de maitre par  ma grande sœur.Son homme Daniel, grand kinésithérapeute de réputation internationale mettra les petits plats dans les grands, pour recevoir son plouc de beauf  venu de la campagne bretonne.

UNE VIE SIMPLE // chapitre 07. Le Grand Départ. le grand départ vers la vie active

           Les examens de la troisième année approchent à grand pas. Je travaille dur, de la théorie à la pratique , il n'y a qu'un pas, la chance, ce petit mot pour dire en fait, qu'il faut la saisir !! au bon moment. certificat d'aptitude en poche ,  je vais être lancé dans cette carrière active ,peut être la meilleure possible pour moi. Je dis mes adieux à mes potes de lycée, quitte une bonne fois pour toute cet univers plus que catholique de ces curés rétrogrades. Les scouts, les enfants de cœur ne feront plus partis de mon environnement sacerdotal. Il s'en ai fallut de peu que j'intègre cet hémisphère de la pensée unique. Sitôt sorti ,mon oncle Francis me place chez un fabricant de meubles rustiques, la société favenneck.Je découvre un autre esclavage, celui des heures interminables payées de salaires exclusivement bas. Au bout de trois mois je rends ma casaque de colleur sur contre plaqué. Ce patron voyou, complètement ivre du matin au soir, accompagné de mon oncle, faisait peine à voir.                             Je me mettais de nouveau à la recherche d'un job plus lucratif . Ce ne fut pas très difficile, une société des environs embauchait à tour de bras , des ouvriers qualifiés deuxième échelon.Je me mis en route en vélo cette fois ci , histoire de me dégourdir les mollets. Diplôme en main je sonnais au bureau de cette entreprise de cette bonne ville de Bruz, cette dernière , j'étais loin de penser allais être mon fil rouge durant toute ma vie d'honnête citoyen. Un homme de haute stature m'acceuillit , que cherchez vous jeune homme ? du travail bien sur!! Bon rentre !!  je passais le pas de cette porte , antichambre de ma future vie active.Je découvrais enfin cette entreprise, ses secrétaires magnifiques , tout ce petit monde lucratif. Il arrive dans la vie, de rencontrer des personnages formidables qui vous permettrons de réussir votre vie . Ce premier boss  en faisait partie. J'avais en face moi la crème des patrons , je lui est certainement plu avec ma tète encore juvénile , pas encore syndiquée , je ne le seait jamais ! .il me fit visiter cette architecture industrielle qu'était la menuiserie de l'époque : des machines ultra modernes  ,des ouvriers bien habillés ,pas de ceux découverts précédemment . Au bureau les secrétaires étaient belles, entièrement dévouées à ce patron , pour l'une d'elle peut être un peu trop  . Ce chef d'entreprise  était certainement le bourreau des cœurs de toute cette armada de jolies filles secrétaires. Vous êtes disponible ? Oui bien sur!! Vous commencer demain !! ,c'était le deux novembre jour de mon anniversaire ; tant pis !! je viens. Le premier jour, arrivé de bonne heure par le train , naturellement, je me présente au bureau du personnel. pas n'importe qui !! le syndicat maison la CFDT. Pas possible de rentrer dans la machinerie sans signer l'entrée dans ce syndicat maison, pour moi un syndicat c'est synonyme de mai soixante huit !! je ne suis pas d'accord!! Alors tu ne rentres  pas!! je fini par accepter de laisser une heure de salaire par mois pour renflouer ces connards de petits chefs , çà commence bien.Je verserais finalement un mois seulement.je m'installais avec mes outils de technicien en menuiserie dans la succursale des portes et fenêtres. Cette dernière s'appelais le GIMM( groupement industrielle de manufactures de menuiseries). très important dans cette France à construire des Hlm, cette fabrique contribuait à vendre des ouvertures pour clôturer les trous béants percés par les maçon. Le petit chef, un petit vieux de cinquante ans , nommé Bernard le visage bouffi par l'alcool de mauvaise qualité, nous dirigeait le matin pas trop mal, l'après midi complètement à l'ouest . Il faut savoir que dans le bâtiment, à cette époque chaque ouvrier avait sa grappe fleurie dans sa sacoche !! il fallait trinquer dur pour être admis dans la confrérie des buveurs de gros rouge !! moi toujours à l'eau du robinet acceptait difficilement, je fini pas être ok avec tout ce petit monde, un verre çà va, deux  ! bonjour les dégâts, c'était le slogan de l'époque. Un jour en dépannage sur un poste de l'usine de portes, on m'installa le long d'un établi de menuisier, avec un type en face moi. Ce fut EPOUVANTABLE!! CAUCHEMARDESQUE!! j'avais un chiqueur à moins de cinquante centimètres de mon corps propre de toutes salissures. Ce bonhomme certainement aveugle m'envoyais sur mes mains, mes poumons , des crachats, des, sortes de glaires fumeuses.Au bout d'une heure je fus transformé en glaise collante, je vomissais de honte, lui, continuait à jouer du ciseau à bois.                  Mon bleu de travail , n'était au bout de quatre jour, plus du tout une cote de protection, plutôt un meuble solide. Quand je l'enfourchais aux aurores , pas besoin de retrousser les manches  tant elles étaient rigides, pas besoin de porte manteau . Au bout de huit jours je revenais dans mon cocon presque familial, les grappes fleuries remplacèrent les chiques.Je remarquais de jolies secrétaires, mais c'était trop  tot pour moi, maman était ma seule femme dans cette vie de débutant . Elle hantait encore mon énergie fossile , rien que d'y penser cela me donnait pas envie d'une autre ,j'étais calfeutré comme un moine. mais cela viendrait t'il? certainement tôt ou tard. Les filles me faisaient peur dans mon inconscient, j'avais eu deux femmes jusque ici, ma sœur , ma mère!! pas de quoi exacerber le libido. Donc!! je fini pas trouver cela normal, j'avais le temps, maman aussi, bien sur. Son petit garçon devenu grand restais bien à sa portée!!                                                                                                      Un jour d'avril , un pli arrivait en recommandé. RDV aux trois jours de préparation militaire à Guingamp , mon père heureux que son fils fasse son service jubilait de me voir prochainement enrôlé. Lui ! qui en temps de guerre passa les quatre années caché au fond d'un puit à la campagne, sous la surveillance de sa future belle famille. Déjà enrôlé le père!! bien avant son mariage. Je fais les trois jours, les soi disant docteurs me détecte une infirmité de surdité à l'oreille gauche, mais rien n'y fait, je suis bon pour le service d'après le sergent major. On me demanda quel région ou pays ma destination, je répondis la république fédérale Allemande, j'allais pas être déçu. Nous étions nus comme des vers devant ces saltimbanques militaires tous plus vicieux que les autres, ils nous rabaissaient  plus bas que terre, se pâmaient de rires méchants devant les corps minuscules de ces futures recrues.Pour nous ridiculiser ils soupesaient nos testicules , les allongeaient, les examinaient, ensuite donnait une note. Cela promettait pour l'année de ce service désormais  programmé .Je reçu mon affectation quelques temps après ,j'étais affecté au 32 régiment d'artillerie à Stetten en bade Wurtemberg. Le pole nord presque . Il me restait moins de  huit mois avant ce fabuleux départ. 

Ce jeune garçon sur sa mobylette..................

UNE VIE SIMPLE // chapitre 08. les premières grandes vacances..

             Au fil du temps j'avais, en bon fils de famille ,économisées pas mal de liquidités. Il était temps d'ouvrir un compte à la banque du CREDIT AGRICOLE !! Monumental immeuble situé boulevard de la liberté, un peu la rue de la Paix dans le Monopoly , j'étais assisté par papa à rentrer dans cette énorme agence . Vous allez vous dire? mais il est nul ce type, à dix huit ans de ne pas être capable de se diriger tout seul !! La majorité étant à vingt et un an il était inconcevable d'ouvrir seul , un compte bancaire en tant que mineur et oui!! Me voila dans cette antre financier  pour ouvrir ce fameux compte , j'étais tellement intimidé, les premiers pas en tant que futur capitaliste !! Pas de carte bancaire, Moreno ne l'avait pas encore inventée. Devant ce comptoir rutilant, je me fit tout petit, impressionné par ces personnages financiers. Une sommité de la bureaucratie me fit signer quantité de papiers avec l'en tète de cet établissement bancaire reconnu. Papa me disait que le crédit agricole était la banque des paysans ,donc, c'était du solide.Un chéquier me fut délivré avec mon nom et prénom ,mon adresse chez papa , je jubilais, plus besoin de monnaie lourde et encombrante dans ma poche. De toute façon, mon employeur nous virait notre salaire directement sur un compte, c'était la nouvelle loi obligatoire !! En plus ! nous étions payés en fin de mois dorénavant, plus de quinzaine. Arrivaient à grand pas les congés annuels. Nous avions quatre semaines, entièrement disponibles en aout. Je pris la décision de me payer un grand voyage, dans le sud de cette France, sur une ile plus précisément.                                                                                                                        Le département de la Corse (le numéro 20)  fut ma destination envisagée. Il ne faut pas oublier qu'en étant mineur, il me fallait l'accord parental ,eh oui!! je me préparais au départ dans l'inconnue. Tout d'abord le moyen de locomotion! ma Motobécane blanche au phare carré fera l'affaire, sans quelques modifications. J'avisais le garagiste du coin pour bidouiller le moteur et ; le pot d'échappement. Quand je revins à la maison, avec cet engin monstrueusement bruyant, je fis sensation auprès de mes petits copains devenus grands. Ils étaient, je pense un peu jaloux de ma liberté , eux c'étaient encore le centre aéré avec tous les ploucs du quartier . Moi la richesse de l'aventure.. Le voyage!! attendez de voir!! ,super compliqué!! d'abord la mob, les sacoches pleines à raz bord , le sac à dos avec armatures métal, la tente, le réchaud, un bidon d'essence.Je me présente à la gare SNCF avec mon barda direction Redon ,ensuite changement de micheline direction Nantes, toujours avec le barda bagages accompagnés. Au moins huit heures d'attente pour bordeaux. Le train de nuit est à l'heure vers vingt deux heure, rechargement du barda , ce n'est pas une sinécure, faut être jeune!! je le suis!! Pas de couchettes pour moi , un siège de compartiment fera l'affaire. Nous passons Bordeaux, ensuite la ville rose ,re déchargement du barda, ça va:!! rien d'égaré, direction Nice la cité des anges , mon rêve absolu . Une journée après le départ débarquement dans cette ville , avant le rembarquement sur un bateau.                                                      Impressionnant , je suis sur une énorme embarcation remplie de voitures, moi avec ma mob. Je ne suis pas du tout fatigué, mais tellement heureux d'être là , sur ce bateau puant le gros mazout. Je déniche avec mon barda une place en plein air sur le pont supérieur, les prix sont tellement exorbitants pour un tarif cabine , que j'ai préféré voyager dehors. C'est la première fois de ma vie que je voyage aussi loin !! Je suis seul, un peu sauvage, riche de mes pensées, et tellement béat, comblé, et paisible à la fois devant ce paysage majestueux et merveilleux . Moi , le petit breton sur un bateau avec tous ces gens !! Je m'endort comme anesthésié par cette atmosphère fabuleuse, coincé entre mon sac et le bastingage métallique, je rêve au décor à venir demain matin ,la Corse. Il est sept heures ,pas trop réveillé, couvert de suie, je vois défiler ce Cap montagneux dans la brume d'été . Je devine ces échancrures dans  cette cote , une route la contourne. Une vraie dentelle se dessine à mon regard stupéfait, des découpures, des entailles profondes sillonnent cette falaise majestueuse. Un coup de sirène retentit des profondeurs de ce bateau , c'est Bastia notre port d'arrivé . Vite! mon barda, il est quand même lourd , pourvue que la mob supporte tout cet attirail. Plus tard dans ma vie future j'aurais de multiples occasions de revenir dans ce département sublime. Débarquement sur le bitume de cette ile ! pas trop de foule uniquement les voyageurs de la nuit, eux ,filent vers une destination certainement prévue. Pour .Moi c'est l'aventure!! c'est extraordinaire de découvrir pour mon Age, ce décor . Je me paye un supplément, un petit déjeuner complet avec croissants au bar du port. Quel accent!! ils ne parlent pas français ? je suis bien en Corse ? , c'est la langue du pays  me rétorque le serveur ! va falloir s'y faire à ce langage d'un autre temps.Je regarde ma carte ,j'ai prévu de faire ce cap tout d'abord , de descendre sur saint Florent et d'atteindre le sud par Bastia.je monte sur mon cheval mécanique et! en avant toute, ça va pas trop de bruit, le pot résiste.                                         Les villages défilent ,quelques photos avec mon instamatic plus loin, je passerai Erbalunga , Sisco avec sa baie sympathique. Direction Centuri avec son cap très venté ce jour la, je file à plus de soixante dix à l'heure, cheveux longs au vent , je respire cette liberté attendue. les cotes c'est plus difficile mais , les descentes sur ces routes sinueuses sont un régal.La route est toute pour moi, géniale, pas trop, pas encore de touristes, je déjeune sur la plage sombre d'Elbot , ancienne mine de minerai , un peu plus tard le soleil couchant va m'accompagner vers le camping de saint Florent.La  canadienne  est vite montée , je soupe rapidement, je file vers cette plage, ce n'est plus un rêve, c'est la réalité ,je m'endort à même le sable , seul au monde, enfin presque. demain jour de repos pour la bécane.Elle a souffert sur cette route sinueuse, les nombreux virages l'ont véritablement aguérrie.

UNE VIE SIMPLE // chapitre 09. une rencontre en Corse.

                  Le surlendemain je repartais, à l'assaut du col de Tecghime ,direction Bastia. J'envisageais de traverser l'ile pour aller visiter La patrie de Bonaparte, Ajaccio bien sur.       Si je me souviens bien, j'étais en train de bricoler ma bécane chauffée à blanc , face au port, sur la grande place. Les mains barbouillées de cambouis, je détournais mon regard l'espace d'un instant. Une jeune fille aux cheveux noir d'encre m'observait. Suis pas sur! mais, je pense avoir fait les premiers pas , peut être elle? bref , nous voila assis l'un à coté de l'autre sur ce banc dans cette bonne ville Corse qu'est Bastia.                                                                                                                      Elle se nommait Julie, une fille de vrais Corses , pas des bandits quand même!! Mais une Corse ! vraie de vraie!!. Je lui racontais mon périple à travers l'ile.Je devais l'intéresser quelque part , car elle m'invita dans son village plus au nord de cette ville. Elle en bus , moi sur ma machine infernale , nous rejoignîmes ce village perché . A cette époque, dans la fin des années soixante, il y a très peu de visiteurs, les plages sont encore presques  déserts, les routes sinueuses vides de voitures ,enfin très peu. Sisco , petit village incrusté dans cette montagne  , était vraiment minuscule  ,des habitations en pierre, mais pas encore de résidences secondaires .J'installais finalement ma canadienne dans le jardin de ses parents.Finalement je stationnais cinq  bonnes journées. Julie me fit découvrir sa montagne, une cascade avec son petit lac vert émeraude, la plage de sable fin .Je déjeunais avec cette famille sympathique. Je dormais bien sur !  seul sous ma tente. Le matin elle me rejoignais, je ne vais pas vous cacher, que ce fut dans ces moments que je passais du garçon à l'adulte.                                   Mais le temps passait vite, il me fallait repartir.           Direction Vizavonna , Ajaccio, col de Bavella avec sa vierge , Solenzara.La bécane tenait le coup , heureusement !!À la fin de ce périple je remontais vers le port de Bastia. rdv de nouveau avec Julie, et puis kenavo! je ne devais plus jamais la revoir. Nous échangeâmes des lettres, surtout pendant mon service national, puis plus rien. J'ai concervé sa photo, celle d'une belle jeune fille au teint presque bazanée, ses cheveux bouclés, presque cinquante années ont passées, qu'est t'elle devenue ? Mystère et boule gomme!!!!!!!!!!!!!!!!!!!? 

UNE VIE SIMPLE // chapitre.10 Bientot sous les drapeaux..

           je relate les faits, nous sommes dans la nuit du huit mai 2020.trois jours avant le déconfinement! Je doute de ne pas pouvoir continuer à relater mes aventures lointaines. Ces dernières si éloignées dans ces tiroirs ouverts, vont peut être se refermer à jamais ? Et si cette période néfaste de cette épidémie ,et, si c'était un échappatoire dans mon subconscient ? j'espère poursuivre mes narrations jusqu'au bout. Je reprend cette  histoire, la mienne . De retour de Corse, sans ma mobylette, tombée dans le port de Toulon , en fait, la béquille tellement sollicitée dans les virages, ne tenait pratiquement plus. Insensible à cette noyade mécanique j'abandonnais mon héroïque équipière dans la méditerranée. Il me reste trois mois à travailler, avant de partir sous les drapeaux. Le bonheur de partir dans un pays étranger me comble de joie. Les préparatifs vont bon train, cette fois ci, j'aurais ma valise, et non pas mon sac. Ce dernier accrochée définitivement ne me servira plus jamais. Du coté de maman :rien pas de saveurs particulières de sentiments. Papa m'a promis de m'accompagner au train, il a réellement changé depuis l'épopée de Bayonne. En fait , nous nous sommes découvert mutuellement car nous avons vécus un moment de véritable chaleur humaine. C'est ce qui manquera dans mes relations avec sa femme. Je fais la fête, je clame à qui veut bien l'entendre que je ne reviendrais plus dans cet univers métallique , un cadre, vénérable vieux singe dans cette entreprise me dira que je serais la , de nouveau dans un an. Il aura raison!! et heureusement pour moi !! J'ai déjà passé trois ans de ma vie ici, mais je suis avide de partir. Les voyages forment la jeunesse me direz vous, c'est un peu vrai. Ha!! l'ordre de mission se trouve   sur la table de la cuisine , pas ouvert !                                                                     Fébrilement, un peu inquiet quand mème ! , je vais le décacheter, il a le logo de la République Française ,impressionnant pour moi le jeune homme que je suis. Il m'indique la destination, Strasbourg, en Alsace. Le laisser passer ferroviaire est joint avec la convocation. C'est la première fois dans ma vie que je reçois ce genre de missive !! je suis bouleversé, je dois réellement partir!! partir loin de chez moi, loin de tout !! mon cœur est à ce moment la, en réelle survie. Maman arrive ,comprend, et, pour la premier fois, me serre dans ses bras .                Ce sera la seule fois!! certainement la dernière!! papa être tellement sensible ne diras rien, mais je le devine, à son regard, que son fils va au service !! Il se fera un devoir de m'accompagner à ce train de nuit , ce train qui loupera au départ de sa fille.Je ne me souviens plus très bien de cette dernière soirée, mais elle fut certainement pathétique pour eux, leur fils en partance. Dans ce train: que des futurs bidasses, je suis vite mis en conformité avec cette jeunesse dorée, insouciance . Tous des cheveux longs, barbes et moustaches naissantes, que des apprentis de la vie. A Paris nous prenons la correspondance à la gare de l'est. La !  ce n'est pas un train de voyageurs lambda, c'est un vrai bordel roulant !! le contrôleur est vite débordé, c'est déjà la caserne !! Il se fait piqué sa casquette, cette derniere finira par la fenêtre ouverte aux fumées de la locomotive. Nous arrivons à Strasbourg, c'est un endroit triste à mourir .Ce n'est plus la même musique, les militaires en uniformes aboient littéralement sur nous . Nous courbons l'échine ,envahis de crainte.Sur ce quai noir de jeunes gens c'est la bousculade vers la sortie, on nous pousse vers des cars militaires. Mais c'est presque la guerre ?, ici ! Non ce n'est pas la guerre, mais la puissance militaire, la toute grande puissance de notre armée Française , enfin je verrai plus tard . Je suis enfin dirigé, plutôt catalpulqué  vers le bus me concernant direction bien sur ! la RFA, çà je le savais déjà, mais l'adresse précise nous est donnée à la dernière minute . Direction Kiel de l'autre coté du Rhin , sombre fleuve néanmoins géant, ensuite après quelques heures de routes Allemandes le village de Stetten. Un bled en pleine foret , en Bad Wurtemberg.Ma première surprise, je découvre un pays étincelant, propre, aucune saleté sur les bords de ces routes.Par rapport à notre pays il n'y a pas photos !!Nous déposons à plusieurs reprises plusieurs grappes de jeunes gens endormis. Nous continuons à filer dans cette campagne noire de forêts impénétrables. Tout le monde descend , nous sommes réveillés de notre torpeur par un gradé, genre petit chef minable. Avec nos sacs et valises direction, à pied, la grand place de cette caserne ,il est sept heure du matin un deux décembre. Il fait un froid à pas mettre un bidasse dehors !! Premier ordre ,il faut vider nos bagages sur ces pavés de granit. Il faut se déshabiller également. Direction les douches, tout ce petit monde au dépoussiérage, personne ne bronche , nous sommes déjà contaminés par la magie militaire. Toute la journée séance de tonte, de piqures diverses , des palpations saugrenues seront au programme , résultat des montagnes de poils s'entassent. Dans ce dernier quartier de jour, il nous est adressé la direction à prendre, un immeuble vétuste ,la , nous ferons nos classes ,deux mois à apprendre les joies  et la dureté de la formation militaire. 

Ma Jeep numéro 470.................

UNE VIE SIMPLE // Chapitre 11 Les classes suivies du service appliqué.

                          Les classes en jargon militaire, en fait , étaient l'apprentissage du futur bidasse. Pendant deux mois nous allions apprendre à marcher droit. A tirer au fusil , au pistolet mitrailleur, en fait!  à se débrouiller en cas d'attaque de l'ennemi. Mais quel ennemi ?? le Russe en l'occurrence, le Boche en fait ne pouvait plus rien faire, car nous étions chez eux en occupation . La caserne franco allemande était énorme. Des chars tigres super sophistiqués coté Allemand, des fusées sur camion à roues complètement obsolètes chez nous, les Français. C'était à se demander qui avait gagné la dernière guerre!! Nous étions dirigés par des petits gradés mal instruits, sauf à aboyer incessamment contre nous. Ils avaient gagnés leurs galons en Algérie à flinguer les Fellaghas. Les trois quart du temps illettrés, insignifiants , ils nous faisait rires à gorges déployées devant leur misérable niveau intellectuel.  De pauvres types en fait, garés comme de vielles casseroles inutilisables dans cette caserne défraichie . Quand! sur la place centrale, quand nous étions appelés, c'était , tragiquement comique!! incapables de nous parler en bon français, c'était du délire, pourvu que le futur conflit n'arrive pas avec cette bande d'aliénés de la mitrailleuse . Je commençais à bien marcher droit , et , en cadence au son du clairon . Pour les séances de tir , je visais résolument à coté , sur l'affiche du voisin proche. L'adjudant hurlait les ordres, les contre ordres, finissait par s'étouffer de jurons malsains ; nous , les nouvelles recrues visiont les oiseaux , les branches d'arbres autour. Quand nous avions épuisées les cartouches nous revenions à la caserne , nettoyage impitoyable  de l'instrument de mort , puis revue de paquetage. Ces salauds de sous off, s'en donnaient à cœur joie, pendant des heures interminables nous démontions la culasse , la remontions, après l'avoir astiquée le plus profondément possible. Les marches forcées avec sacs remplis de cailloux , dans la neige, nous acclimataient aux futurs efforts de la guerre à venir. Deux mois à en baver!!!!!! Au bout de ce laborieux exercice je suis affecté enfin  !  comme  chauffeur d'officier inférieur, un lieutenant de qualité , sachant parler, devint mon interlocuteur préféré ,  mon confidant lors de ces nuits passées dans les bois , ce dernier avait la plus jolie femme de la caserne . Je passe le permis de conduire en deux langues , je l'ai, en fait, tout le monde l'avait du premier coup, du plus nul au meilleur d'entre nous. Je réceptionne une jeep de la dernière guerre ; cette dernière avait fait le débarquement en 44 , et , avait au compteur huit cent cinquante mille kilomètres .Nettoyée au kérosène ,elle était rutilante e jeunesse . Quatre roues motrices, une vitesse de tortue ,je filais   cheveux  courts , au vent , la campagne Allemande. Un soir en la rentrant au garage je dérapais et, allais au fossé , les quatre roues en l'air. Cela me valut huit jours de prison , avec la crème des détenus de cette caserne. Heureusement que je n'avais pris que des arrêts à mi temps. Je dormais uniquement dans la cellule collective. Le matin , je reprenais le volant avec mon beau lieutenant. La première permission au bout de quatre mois sera la bienvenue. Soixante douze heure de liberté conditionnelle , plus le voyage me fit le plus grand bien. je retrouvais les parents, et je repartais aussi vite qu'à l'aller . Au retour arrivèrent les grandes manœuvres à l'est , des nuits entières à attendre mon lieutenant dans les bois . L'hiver la température descendais jusqu'à moins trente, le soleil disparaissait des quinze heure !! Quand je reviendrais au bercail, je serais en tee short tout l'hiver suivant. Les we. de libre , nous allions faire du ski en Autriche, le pays voisin . La fête de la bière à Munich fut un grand moment, nous utilisions les transports de l'armée, ou le stop . De beaux et de grands moments dans ma vie de militaire , étant beau gosse, je fus affecté serveur de champagne aux grandes réceptions de nos officiers supérieurs. Je côtoyais des généraux , des maréchaux  style empire  , des colonels, des lieutenants colonel ,des maréchaux allemands, enfin la crème de la crème de l'aristocratie militaire. De magnifiques femmes en robes de soirées extraordinaires participaient à ces orgies, des nuits entières. Les militaires allemands dans leurs uniformes magnifiques ,supplantaient nos chefs Gaulois. cela ressemblait aux réceptions des kommandanturs en quarante, comme au cinéma de papa ,cela se terminait par un bal d'une splendeur ,à mes yeux, inégalée. Le faste déployé donnait la magnificence à tous ces uniformes et toilettes de luxe. J'étais comme dans un rêve ces nuits là , la musique classique accompagnait ces danses de ces comédiens sublimes. Le Cordon Rouge à la main je sabrais , je débouchais; et je servais sans discontinuer durant toute cette fantastique  bacchanale. Au petit matin,  je retournais dans mon humble chambrée , retrouver mes camarades bidasses. l'année se termine déjà, que de souvenirs ,que de chahuts, que de rires, de bêtises. Il fallait repartir, vers l'Ouest, quitter ces connards de gradés bas de gamme. Je retrouvais mes parents, avec un an de plus, des souvenirs pleins la tète.J'en garderais un souvenir impérissable de ces douze mois , malheureuseme nt je n'ai revu aucun de mes compagnons de route. Ils sont tous dispercés aux quatre coins de la France.

UNE VIE SIMPLE.// chapitre 12. Retour à la vie active.

                 Comme je n'avais pas trop envie de retourner dans cette usine , je postulais pour un emploi dans la région Alpes cote d'Azur. Ayant besoin d'ouvriers qualifiés échelon deux, j'étais immediatement  accepté. Je m'apprêtais à donner mon congé définitivement à mon employeur de la première heure, quand !!!!!!!!!          Dans cette usine de fabrication de portes, une étoile était la ! une blonde sublime , jeune bien sur , cheveux longs interminables sur ses épaules , pataugeait entre palettes et montagnes de portes . Mais que faisait t'elle ici , parmi ces ouvriers à la Zola ?Ces oubliés du bac !! Une erreur sans doute ? Moi béat ! je la regarde à travers cette petite lucarne , de plus en plus souvent, toute la journée  finalement !! je projette un rendez vous peut être ? J'attendrais quelques temps avant de m'élancer vers ce fleuron féminin.        L'atelier d'affutage étant de l'autre coté, je pouvais traverser cet espace en ayant en permanence cette jeune fille  à portée de vue . Je négociais  apprement avec mes collègues,  l'entretien de leurs outils , et plusieurs fois par jour , je me distinguais parmi les meilleurs affuteurs de la boite. Des moqueries , des jalousies fusaient , normal , je ne voyais quelle . Mon cœur battais à tout rompre à chaque passage derrière son poste de travail , j'en suis certain  ,son regard était irrémédiablement attiré par ce jeune homme mince .Certaines expressions du visage ne trompe pas .Je me rappelle de cette trombine  miniature perché sur ses chaussures de sécurité . Au bout d'un certain temps,  les outils tous rutilants coupant comme des rasoirs , il fallait bien faire le premier pas . J'étais gauche comme le bout de bois mal usiné, mais je lui donnais enfin le rendez vous tant désiré.         

Une vie simple // chapitre 13 // ELLE.....................

                        Une nouvelle histoire ? me direz vous ? non ! plutôt  un chapitre dédié à la véritable rencontre ,  suite logique à cette histoire simple. Pourquoi simple ? me direz vous ? Parce que la vie , normalement se doit d'être limpide , comme un ruisseau, qui se jette dans la rivière, qui elle même se déverse dans le fleuve , qui lui !! ne se poseras pas de question dans l'océan .Ainsi ! coule la vie dans nos veines , le plus naturellement possible. Ma chérie m'a demandé de faire court pour la suite de cette histoire simple! mais!! comment faire court pour une  formidable chevauchée de plus de quarante six années ? Désolé ma chère et tendre , tu vas lire encore pendant encore quelques temps mes écritures  , j'ai tellement de choses à dire !! tu verseras de nouveau ta larmichette, elle est  tellement attendrissante sur ce bonheur partagé , je tournerais la  tète, mon regard , de peur de craquer ,et d'avouer finalement ce bonheur existant ,c'est ainsi  , dans la famille et ce, depuis des générations . Ne t'inquiètes pas ,  derrière ma face cachée je cacherais comme d'habitude mes sentiments   .                 Allez , je me jette à l'eau !!. Nous sommes dans le premier tiers de cette décennie soixante dix , plus précisément dans ce mois de décembre mille neuf cent soixante treize. Il fait froid !! pas pour moi , de retour de ce service militaire aux confins de la république fédérale , j'étais de nouveau réapparu dans ces marches de bretagne si chères à mon cœur, breton  je suis !! Breton je  le resterais!! . Je m'étais mis à fumer , logique , les paquets de troupes offerts par cette armée de revanchards de la guerre d'Algérie , nous nourrissaient ce cerveau , au tabac de piètre qualité .J'avais repris mon poste dans cette société performante en stratégie en bâtiment . Aucun nuage dans ce programme .Si !! une étoile , blonde se profilait peut être à l'horizon . Enfin ! j'étais prêt , posté depuis quelques minutes sous ce hangar à vélos , j'attendais  pour la première fois de ma vie , cette divine apparition , mon cœur ne battait pas encore , du moins pas aussi intensément que je l'espérais , juste ce qu'il fallait , du cinquante cinq à la minute . Sa moderne mobylette, magnifique engin  de chez Motobécane se trouvait sur ce parking  , aucune raison de rater cette jeune fille. C'est l'heure de la sortie , la sonnerie habituelle :un klaxon antédiluvien résonne dans mes oreilles. Il ne lui faut que quelques secondes pour rejoindre ce hangar minable  , elles sont interminables , vais-je faire demi tour ? Déconnecter mes instincts de découvertes potentielles ? Le destin ne tiens qu'à peu de chose finalement , une incertitude , un recul , une tocante mal réglée ?.                         C'est ELLE......... je suis épaté par tant de vigueur , épatante et  légère , elle se dirige directement vers son deux roues flambant neuf , feint , peut être ? de ne pas me voir !! Royal menthol au bec , le nec le plus ultra en matière de cigarettes , je m'approche doucement , mon pas est réellement incertain , presque frileux , plus que quelques mètres nous séparent. C'est la première fois que je peux la dévisager  d'aussi prèt , les cheveux longs , blonds, filant jusqu'en bas de son dos , lui donnent un petit air de princesse , je crois que je  ne pouvais que regarder cette frimousse d'une pureté originelle , quelle est belle cette jeunesse , maintenant évaporée .Le pire moment est à venir , Comment l'aborder ? la cigarette bien sur !! je lui propose une de mes cloppes de marque , elle en a déjà une dans la bouche, raté !! je ne suis pas doué pour les filles , normal je suis d'une timidité extrême (à l'époque) !! .Quelques banalités plus tard , le climat c'est détendu , nous conversons  de choses légères , mon palpitant accélère quand même devant cette fine jeune femme !! Elle a devant elle un gars filiforme (pas comme maintenant !!) , grand , cheveux courts ton châtain , admirablement bien coupés ,(pas comme maintenant) , des yeux verrons (ils sont toujours présents ces deux la !!) , un pantalon à pattes d'Elfe (c'était la mode , nous étions élégants , les futs ne sont pas encore troués !! ). Notre rencontre pas tout à fait fortuite de ma part , ne peux s'éterniser .J'ai un train à prendre ,(eh! oui je n'ai pas encore de voiture !) elle ! déjà se profile le retour à l'ouvrage. Je ne sais plus comment nous nous sommes quittés , peut être un baiser furtif ,sur la joue bien sur!!  pas encore volé ? de moi , d'elle ? ou tout simplement un sourire de circonstance ? Cela fait si longtemps  dans ma mémoire !! mais cette belle rencontre resteras toujours dans la peau, comme  le plus beau moment de ma vie de jeune homme. J'ai à peine le temps de la regarder de près, assise sur sa mob presqu'en amazone ,  elle regarde peut être ce grand escogriffe pas du tout sur de lui .ELLE , est revêtue d'un catogan de couleur rouge , je crois , ce dernier cache complètement ce corps d'une jeunesse inouïe. Pour l'instant !! je n'ai qu'une seule envie.........la regarder indéfiniment !! dévisager ce visage encore juvénile, pimpant , certainement encore immature, cette âme est toujours devant moi .Le sifflet de ce chef de gare , m'exaspère  ,le regard malicieux , certainement coquin ,  il a  remarqué ces deux jeunots pas encore formés , il me connait comme client , je prends ce tas de ferraille  décidément en partance  , le soir toujours à la même heure.                                                                                       Je décroche difficilement , elle a sourit , j'en suis sur , pas ce sourire narquois , je prends mes jambes à mon cou , manque de buter sur le marchepieds de ce wagon , faudrait pas que je m'abime le portrait , l'autorail démarre déjà , trop vite  à mon gout..........ma rencontre est remontée sur sa monture , à une folle vitesse suit ce train , cheveux au vent, j'adore cet instant, ce visage dans l'air  calculant au plus prèt sa trajectoire. Comme elle le feras souvent , lors de retards dans nos rendez- vous presques amoureux ,  , elle filera , à bride abbatue  le long de cette voie ferrée me faisant , au dépit des dangers encourus , des signes , plutot des sourires juvenils qui ne doivent pas au Hazard.Derrière la vitre ouverte , en dépis des remontrances des voyageurs présents,  je regardais cette flèche filante plein gaz .                                                                                                                                                                                                                          Mon autorail rouge et blanc,  file maintenant , trace sa route  dans la campagne Bretonne , je suis  tellement heureux, euphorique , sur une autre planète  ! véritablement conquis par cette demoiselle si fraiche , et si belle . C'était la première entrevue véritable , demain , je serais encore la, sous ce porche à vélos rouillés , imperturbable à l'attendre de nouveau. Je suis déjà rassasié de cette divine rencontre , imagine sa prochaine apparition , le trajet est court , pas comme la normale, je suis déjà dans mes songes immédiats , combien de temps avant une relation  définitive ? les formidables  images de ce soir s'entrechoquent dans ma tète , me bousculent  , je suis véritablement sur orbite , celle des flirts endiablés . Les gares défilent à une vitesse incroyable ,le conducteur en fait t'il exprès ? , pour évaporer déjà mes souvenirs dans la rudesse des virages pris à grosse allure ?(70 à l'heure)  faudrait pas que je loupe la mienne (la gare) !! J'ai une hâte monumentale de la revoir (la demoiselle) ....d'aller plus loin ? Dans mon jardin secret , mentalement , j'inscrit perpétuellement cette strophe de bonheur  unique ,  dans ma vie de jeune adulte , je vais la garder jalousement , pas comme un trophé, je m'en garderais bien d'étaler au grand jour cette apparition, même pas la raconter aux parents . .............Peut être demain  ? une deuxième rencontre à la même heure ? Mon corps ne pourras pas survivre à un échec , je suis déjà dans mon rève .Il dure depuis  presque qu'un demi siècle..(rassurez vous il est encore en cours )............  Que la journée va ètre longue !!!!!!!!!!!!!!!!!!à l'attendre!!! 

UNE VIE SIMPLE.// chapitre 14 Le saut dans l'inconnu !!!

                  Je m'étais définitivement incorporé dans cette vie ,train , boulot ,train. Ponctués  de rendez vous passionnants de légeretés  , néanmoins ,je vivais une aventure délicate vis à vis de ma famille . Comment faire accepter à ma charmante mère , le fait !  d'avoir rencontré une jeune fille ? Il était tout à fait hors de question de présenter ma nouvelle amie à mes parents je le supposais toujours .J'appréhendais ce moment fatidique , le plus tard serait'il  le mieux ? mais les semaines passaient à une vitesse folle ! Mes alleret  retours répétés  finirent par leur mettre la puce à l'oreille . Papa ça irait encore ! il comprendrait . mais elle ? cette matrone pugnace en amour !!. Bref ! ma majorité consommée,  je pris la décision , celle  hasardeuse de la présenter à cette pugnace de  mère  fouettard . Mes relations avec cette jolie blonde étant  pysiquement quand même très  avancées  ,il fallait y aller forcément ,à la guerre comme à la guerre , mais modérément , tout en douceur . Nous sommes arrivés ensemble ,à pieds ,  elle nous attendait , le visage des mauvais jours  ,sur le pas de sa porte.Sa réaction fut terrible ,  féroce , monstrueuse de méchanceté  envers mon amie , la violence de ses mots dépassait l'entendement , , sa  défiance envers elle , la brutalité des paroles , en fait avec du recul, elle voyait en elle une  magistrale rivale , de plus , belle à souhait  , elle rentrait dans son  foyer , son cercle familial, certe restrain,  allait enlever son fils ,  ces commentaires épouvantables envers cette jeune fille, furent une révélation pour moi.                    Pour elle ! on lui prenais son garçon (pourtant majeur), ce dernier lui appartenait, sa terrible  jalousie dépassait l'entendement .Le monde s'écroulait autour de moi , peur de perdre ma presque chérie ,  Il fallait que je dégage au plus vite , pour aller ou ? le plus loin  possible de cette mégère nullement apprivoisée . Et elle n'arrêtait pas , en  plus! sa violence dépassait les bornes, il s'agissait pour elle d'une mauvaise fille, une garce en fait , une fille de mauvaise vie, déjà elle connaissait certains détails d'elle , allez savoir ou?  Qu'allait elle penser de cette famille tordue , ma petite blonde bien sage ,restant sagement dans le coin,  par tant de maladresses , ne disant rien , certainement effarouchée , se demandant certainement qui était ce monstre obèse , elle  ne bronchait pas, recroquevillée, tellement intimidée par cette dureté soudaine.  Je la  raccompagnais au train du soir , et, je retournais à la maison , c'était décidé ,pour  la premiere fois j'allais prendre mon avenir en main, me déconnecter de cette famille acariatre. Papa était plutôt embêté , mais maman n'en démordait  pas, un violent  orage doublé d'un véritable séisme familial  éclatait dans cette maison , je ne vous distillerais pas les détails , mais ce fut véritablement une torture mentale  pour moi . Je fis mes bagages très rapidement , le soir mème d'ailleurs , mes souvenirs d'enfant vite emballés , je claquais cette porte maudite , comme ma grande sœur il y avait déjà pas mal d'années. Mais ou allez ? J'avisais un petit hôtel , nommé hôtel de la gare (décidément toujours les trains). A quelques encablures de mon travail , j'y serais pendant quelques mois confortablement installé . Il faisait restaurant midi et soir , ça tombais bien , moi ,  aux fourneaux c'était pas terrible. Nous nous retrouvions    tous les soirs, véritables  amants  passionnés de découvertes mutuelles  , dans cette petite chambre , pas trop tard , un  véritable amour naissait , je l'espérais vivement . Je découvrais petit à petit cette douce fleur à peine éclose , explorait ce corps menu.petit à petit l'exploration , devenait pour ELLE capitulation définitive, elle s'abandonneras complètement .                                                                                       Son père garagiste de son état , personnage important dans le monde des affaires automobiles Citroën ,avait beaucoup de relations. C'était un géant très imposant , extrèmement jovial , un sacré bonhomme , un vrai père de  famille , tellement  différent du  fluet Papa queje connaissais .Tous les soirs de la semaine , il se réunissait avec ses copains , au bar de l'hôtel ,et , comme par hazard, le zing se trouvait  juste en dessous de notre chambre . Sa voix forte, caverneuse , portait jusqu'à nous , ma jolie blonde craignait qu'il nous découvre , tremblait véritablement de peur !! Le patron de cette gargotte de village   ,  grand copain de ce géant de père , ne vendit jamais  la mèche. Il ne  la jamais su , je pense.                                       Deux amants en train de se conter fleurette au dessus de lui , sous la couette , dont une de ses  filles mineure de surcroit ,avec un type inconnu , peut ètre majeur  !! S'il nous avait découvert ? Nous n'aurions pas put  imaginer le chambard dans l'alcôve , le scandale ,les deux jeunots cachés et enlacés  sous les draps !!  Il était important  quelle arrive avant lui à la maison de famille !! C'était compliqué , il fallait descendre de l'étage incognito, ne pas faire de bruit , passer furtivement derrière ce bar , et,  ensuite la filer douce en mobylette . Ensuite, les cheveux au vent, dans la nuit, elle filait à une vitesse prodigieuse.Traversais cette ville joyeuse .                     C'est comme cela que je me suis définitivement  emballé pour cette  fille tellement jolie , attirante à souhait , elle allait me combler au delà de toutes mes  espérances. Pour résumer ce capharnaüm causé par ma pugnace de  mère, mon père viendra un peu plus tard faire connaissance , en Motobécane bleue , à ma future famille, un apéro ou deux  après , il repartait  joyeux et , certainement rassuré .Ma chouette de  mère l'avait  certainement envoyé en expédition préliminaire ,  mission pour elle incapable à gérer. Elle s'en mordra certainement les doigts après.          Pour me reconquérir  elle me paya ma voiture, un bolide de sport filant du cent cinquante à l'heure!!! j'étais armé pour balader ma jolie blonde et, lui faire découvrir cette France profonde . Pour sceller une paix durable, Je fini, au  bout du compte par revenir au bercail, ma  soupirante  venant de temps en temps également me retrouver dans ma petite chambre, nous passions des après midi entiers à nous découvrir , et à partager notre bonheur naissant.Notre aventure continuait sous de meilleurs hospices, maman avait définitivement enterré la hache de guerre.Nous les baladions de temps en temps  , dans cette voiture puissante, les mois passaient maintenant, notre futur arrivait à grande vitesse. Nous avions de beaux projets.......................  

UNE VIE SIMPLE.// chapitre 15. unis pour la vie ??.

                    Cette année 74   fut une année de découvertes. De l'autre tout d'abord, moi le petit sauvage intégrais ce changement, petit à petit. Elle , plus progressivement , je pense ,  le grand garçon et la  petite jeune fille aux cheveux  d'or . Avec cette auto rapide et  véritablement sportive pour l'époque , nous partîmes des we  sur les cotes de Bretagne, Normandie également. les affaires de camping furent largement utilisés. Ils nous fallait peu de chose pour que cette vie soit douce , et ,formidablement agréable.                                                                                                                                          Mais ! notre premier grand  projet  à deux, c'était les grandes vacances ! nous avions projetés de descendre dans les Pyrénées , et de faire du tourisme, en voiture, bien sur.Nous ne connaissions absolument pas ces randonnées sur ces collines. Bien que dans le scoutissme j'avais participé pendant de nombreux mois d'été à la revalorisation de ce fameux GR .10.et oui!!nous les bretonsvont peint ces fameuses balises rouge et blanche pour le pur bonheur de ces randonneurs le voage ponctué de découvertes extraordinaires , beaucoup de kilomètres acumulés , de  sublimes paysages tellement variés , nous étions loin d'imaginer notre retraite sur les contreforts montagneux . Imaginez  une  personne qui n'a jamais vue de montagnes de sa vie ?? Jour après jours,  les surprises s'enchainaient  pour elle. Je le conçois! j'avais un peu d'avance sur ma protégée , des mes quinze ans je descendais sur l'ile de beauté . Cette voiture ,une merveille de chez Ford  USA nous transportait  avec sa mécanique simple , mais sans failles. Je roulais très vite, beaucoup trop, mais grisé par la vitesse ,je n'étais pas raisonnable.Les limitations  n'étant pas encore appliquées, j'étais un jeune toc toc du volant, un enragé de l'accélérateur .J'emmenais ma protégée dans mon délire voyagelistique.Dans mon carnet de bord concervé , je me suis aperçu que nous étions tout près de ce village, qui nous acceuilleras beaucoup plus tard.Mais!! c'est une autre histoire , dans quelques chapitres plus loin, vous en aurez la primauté, je vous le promets.                                                                                       Après ces vacances de rêve , terminées au sommet du pic de midi de bigorre , en voiture SVP!! la route étant accessible en ce temps là !!  notre grand défit pour nous deux  approchait à grand pas!! Nous avions décidés de vivre  finalement ensemble , et ,  évidemment de nous unir pour de vrai. Mais un écueil d'une  taille  monumentale se mettrait en travers de ma route, cela je le savais depuis le début de notre relation amoureuse . Ma future épouse, étant mineure, il me fallait affronter ce géant de père , de ses deux mètres, fort de son poids d'athlète , il m'impressionnait au plus haut point. Ce jour tant redouté , j'entrais par la petite porte de cette grande famille. Imaginez une  fratrie  de six enfants , plus les parents bien sur, alignés en ligne droite , pour  étudier,  scruter de près ce type à la grosse bagnole ? Que de différances  avec la mienne (la famille bien sur) , moi tout seul avec mes  deux parents déjà vieux dans leurs tètes !! L'entrevue fut cordiale , tu prendras bien un pastis? fut certainement la première phrase décrochée par ce grand bonhomme.Evidemment j'acceptais de vive voie, quoique tramblotante . La maman  formidable mère de famille , me plut immédiatement.Elle remplaceras un petit peu  maman.  J'intégrais progressivement ce cercle familial.                                              C'était une famille ,une vraie !! de vraie  ,composée de frères et de sœurs. Evidemment à cette époque le fait de rouler en carrosse plus ou moins voyant, faisait tiquer. Mais globalement j'incorporais progressivement ce cercle familial . Le grand jour , le mariage bien sur, fut projeté en plein hiver le vingt et un décembre soixante quatorze. Huit jours avant le vingt huit , anniversaire néfaste.(voir le calendrier).Un abbé nommé Male (c'est vrai!) , nous prépara  de façon virale à cet engagement , ma fiancée  y tenait absolument, je le concevais évidemment, nous étions du même bord :catholiques. Ces derniers mois  de préparation, nous étions inlassablement pétillants ,nos corps bouillonnants, explosifs, toujours impatients de l'autre, nous mettais constamment sur une orbite  programmée.                                             Voila le grand jour, nous serons quatre à table du curé , son frère se mariera le même jour avec sa copine . Le trousseau concocté avec maestria par ma future ,était magistralement composé. Elle n'avait rien oubliée, cela promettait un avenir organisé , méthodique et construit pour un avenir serein .Petit problème à surmonter ,ma chérie avait trouvé un emploi, et, ce dernier était déjà commencé  ce mois la. Pour un peu! elle ne pouvait pas assister à son mariage , peut ètre par procuration ? . Bref son chef de service lui accorda le congé nécessaire (une journée). ouf!!          Nous étions au moins cent convives , ce fut une belle journée sous ce froid hivernal . Un soleil nous accompagna , pas de pluie c'est rare chez nous. Mes parents présents bien sur ! bronchaient peu, certainement impressionnées ! ils ne pipaient  mots , et petit à petit se mélangèrent à la fête générale. Pour notre part, nous pouvions boire un peu plus qu'à l'accoutumée, notre appartement se trouvait de l'autre coté de la rue. Comme dans tous les mariages, les mariés sont les reines et rois de ces tablées majestueuses  , pour moi c'était merveilleux d'être au centre de cette assemblé , une journée innoubliable . Ma sœur et , son dandy déplumé de la tète,  étaient de la fête, je crois bien que c'était la première fois depuis son départ de la maison, quelle revenait au bercail. Avec du recul , j'aurais pu donner ma préférence à cette soeur  pour être mon témoin. Mais son absence faisait, que je l'avais oubliée.       A la fin de cette nuit tapageuse ,riche en émotions ,  nous décidâmes de ne pas rentrer chez nous , mais de dormir à l'hôtel de la gare , à Rennes !! .cette nuit fut la plus magique , délicieuse, nos corps mèmes pas exténués se réveillèrent au petit matin. La robe de  mariée remballée , mon costard fripé , nous repartions pour un dimanche de finitions. Je me rapelle avoir porté ma douce femme pour franchir la porte de notre appartement, c'est tout, après la vie véritablement à deux  allait commencer.  A suivre les dures années de labeur amoureux.....................JD.

Une Vie Simple.// chapitre .16. une Famille d'accueil.

                       Nous sommes en ce moment , le 03 Janvier de cette année 2021 , année , nous l'espérons tous ,  pleine d'espoirs , mais , malheureusement de craintes aussi. Ma plume automatique avait interrompue , à la fin de ce premier confinement arbitraire , mais nécessaire , momentanément cette narration de cette vie simple ! j'ai décidé de me remettre à l'ouvrage , il est plus que temps !! La pandémie progresse  de nouveau  activement , je ne suis pas du tout à l'abri d'une problématique infection de ce virus malodorant .                                         Donc !! j'en étais ou ? ah oui !!  déjà à ce mariage, nous avions , mon épouse et moi-même, enjambés ce grand fleuve qu'est la vie à deux. Mais ! je ne vous ai pas parlé  encore de cette famille presque d'accueil ,  celle qui m'accepteras sans aucune hésitation , moi l'étranger venu d'ailleurs . Je rentrais dans une fratrie composée de six enfants, presques tous devenus adultes. Ma chérie avait une grande sœur , la véritable cadette de cette troupe , un grand frère , son cadet supérieur , j'y reviendrais un peu plus loin , un autre frère ,une autre sœur un peu plus jeune , et enfin une petite dernière pour la route,  arrivée quelques années plus tard. Les parents , véritables entrepreneurs de vie , chapeautaient cette petite dynastie  bien organisée . Je rentrais un beau jour dans cette famille globale , quelques mois après la rencontre de ma future femme .Ce fut pour moi...l'apprenti adulte , une grande première , assis pour la première fois autour de cette immense table de cette grandissime famille , connue de toute cette bourgade . J'imagine avec le temps, tous ces regards interrogateurs , peut-être ? au départ , suspicieux de ces gamins adolescents , presques grands. Seules la grande sœur , la véritable grande cadette avait déjà trouvée chaussure à son pied. J'étais , donc ! le deuxième: qui c'est celui là !!!!!!!! à rentrer dans cette smala  , j'étais réellement impressionné .  Avec ma moustache , je n'étais pas véritablement un play boy .Tout n'était que vie autour de cette assemblée communiante ensemble .                                                                                                    La maman , femme adorable et véritable mère  poule au foyer , chapeautait et couvait tout ce petit monde de son regard tellement affectueux , que je ne résistais pas une seconde à ce regard , elle m'accepta immédiatement ,  devenait de facto ma deuxième mère , comme très  souvent , la belle maman deviendra une véritable amie. Le père , comme je vous l'avais déjà décrit , était cet homme immense par la taille, imperturbable dans ses décisions magistrales , maitrisait parfaitement toutes ses ouailles. C'était le patron véritable, comme dans son entreprise maintenant fermée. Le couple avait conçu à la queue leu leu tous leurs enfants, hormis la petite dernière , tous ces ados n'avaient que très peu de différance d'âge. Une année maximum séparait les uns des autres.                                                                                                                                         Le grand frère, véritable confident de ma chérie, avait une place à part dans son cœur , nous formions bien sur ! déjà ce couple bien assemblé , mais ce très fidèle semblable  restera pour elle , toute sa vie , ce véritable fil rouge intime , elle ne s'en détachera , dans sa tète  ,qu'avec d'immenses difficultés . Je me souviens d'un accident dans cette descente pas très loin de la maison familiale !! le malencontreux conducteur : ce frère tant adoré avait mal négocié ce virage dangereux , sa frangine catastrophée de le savoir , peut être en difficulté , ne parlons pas du pire ? je compris , ce jour la , à son regard déchiré par une   véritable peur , qu'il y avait une autre personne très importante dans sa vie. Rassurez vous! un bras dans le plâtre sera le résultat de cette glissade , rien de grave, hormis la Renault hors d'usage , cette dernière aura , je pense ,  sa destinée toute tracée : la casse . Mais le déchirement ultime , j'en garderais un souvenir impérissable , ce fut le départ de son cadet dans la vie active , et ce, à des centaines de kilomètres du cocon familial. Lui ne le sait peut être pas, mais que de tristesse et de chagrin dans ce cœur d'artichaud de sa petite sœur .Encore de nos jours, son sourire éclaire son visage  , à chaque nouvelle retrouvaille , un  simple coup de fil et son visage s'illumine  instantanément  .Ha ! elle le chouchoute ce frère !! Une chambre , d'ailleurs lui est réservée , décorée avec gout , d'ailleurs ! il connait bien la route .Si je vous raconte ces moments prodigieux pour elle , c'est que ces moments font partis  de ma Vie Simple , celle que vous suivez depuis pas mal de chapitres. En fait!! elle s'était pratiquement mariée à ce grand frère , ce même jour de décembre  ensoleillé , deux couples formidables de jeunesse , sont sortis ensembles de cette majestueuse église , bras dessus bras dessous , entourés de tous , nos familles et amis. J'en ai encore , c'est vrai , encore des frissons, ce sont des moments , avec le temps qui passe,  qui ne s'oublient pas .Mais voila , la roue tourne , le temps  progresse inexorablement  , mais ces souvenirs , heureusement , ne s'effritent pas , restent ancrés à défaut d'ètre amarrés dans nos mémoires , ressortent au gré de mes écritures......J.D.  à suivre..............

Une Vie Simple.// chapitre .17. Les débuts du couple.

                   Nous avions emménagés dans ce petit réduit conçu pour célibataire , pour un prix pas trop modique pour nos finances , nos logeurs véritables Thénardier de la ressource capitalistique , nous octroyaient pas plus de quarante mètres carrés habitables , sans toilettes , ni salle de bains. Pour les commodités indispensables , ils nous fallait souvent patienter dans ce couloir , en attente d'une hypothétique libération de ce fameux trône . Nous étions heureux , une cuisine, une chambre surtout , suffisaient à notre bonheur récent .En plus , cerise sur le gâteau, je pouvais garer mon carrosse dans un garage tout en bois , brinquebalant de tous cotés, prêt à s'effondrer en cas de choc minime .Ma chérie , n'avait pas retrouvé de job, suite au contrat d'intérim de fin d'année. Cela ne saurait tarder, son employeur allait rappeler à la rescousse cette belle jeune femme courageuse . Ne possédant pas son permis, elle utilisera le covoiturage, pendant quelques temps, à la merci de collègues et de leurs horaires compliqués. Moi , de mon coté, je continuais dans cette société , toujours la même , j'avais accumulé les bons points , j'allais bientôt changer de métier .Au bout de sept mois dans cet appartement vétuste, nous espérions une habitation à loyer extrêmement modéré, mais réellement moderne .Nous espacions la douche, le grand dépoussiérage à la maison familiale, nous ne pouvions continuer de cette manière. Le beau père , avait beaucoup de relations , désirait que sa fille puisse bénéficier d'un logis moderne .Le premier hiver , occupé à rentrer ce charbon dégueulasse dans cette chaudière vétuste , il était temps de passer à autre chose. La maisonnée quoique petite , était menée de main de maitre par cette femme que j'avais choisie il y à peine une année. Son petit trousseau accumulé depuis pas mal de mois, était construit avec une sagesse sans aucune failles .                      Nous avions commandé notre première chambre , avec les chevets de chaque coté de ce lit de cent quarante. Le dimanche matin , nous nous retrouvions pour une grasse matinée somptueuse de complicités. Nos finances , à cette époque un peu justes , nous ne sortions que rarement , nous allions plutôt souvent dans cette maison restée familiale. Je circulais à bicyclette complètement hors course , et j'allais conserver ce profil longiligne pendant pas mal de temps .Nous filions des jours heureux, mais je restais quand même , par instant détestable , je récoltais peut être ? le fruit de cette enfance pas terminée. Nous étions dans l'apprentissage de la vie de couple, pas toujours évident, nous apprenions à nous connaitre. Souvent! nous étions aux antipodes de nos réactions , mais jamais de gestes déplacés, nous nous respections mutuellement. J'ai mis un certain temp à comprendre et enfin , à réagir devant mon comportement de célibataire . Je finissais par m'adapter jours après jour, ma chérie était d'une composition phénoménale ! elle s'adaptait continuellement devant mes imprévoyances et déplorables incohérences , l'amour finalement aplanit bien des aspérités .Elle se trouvait rembauchée pour un petit contrat de six mois, nous nous disputions beaucoup moins , nous avions tellement de choses à nous raconter le soir , en face à face devant ce diner toujours prêt . Le déménagement se profilait à l'horizon , le fameux jour J étant venu , j'empruntais la camionnette de l'entreprise. Nous avions pas beaucoup de choses à transporter , la chambre uniquement , un ou deux strapontins, nos trois sacs et deux petites valises certainement en papier cartonné, et c'était tout !! Nous quittions cet appartement , il nous avait bien arrangé , mais nous allions trouver le véritable luxe , sans aucune comparaison possible . Si ma mémoire est inexacte , ma chérie modifiera , nous avions hérité d'un fabuleux trois pièces , aux multiples ouvertures , dont deux donnant sur le cimetière de cette ville. Des fleurs toute l'année, de la fanfare les jours de commorations , des visiteurs tristes à longueur de temps. Pour un loyer modique , nous avions beaucoup de place , trois pièces + la cuisine, une cave au sous sol, un parking privé en bas de l'immeuble. Nous étions les rois de de cette nouvelle fortune immobilière . La sœur cadette habitait de l'autre coté, dans ce même ensemble foncier. De notre coté habitait la crème de cette ville , mais tant pis , notre porte palière fermée, nous étions seuls au monde , elle ! se démenant déjà à la mise en place de tout ce qu'il fallait pour un ordre concluant de propreté .Je démarrais de bonne heure le matin, elle , plus tard, les horaires des grands magasins sont comme ça ! Et les jours défilaient , inexorablement , un attachement mutuel prenait corps , les petites difficultés de la vie nous rabibochaient rapidement. Mais je restais un homme difficile à vivre , je le conçois , avec du recul j'admet que ce ne fut pas toujours simple pour elle. C'est à cette époque que nous avons adopté notre premier chien, j'avais pas fait dans la demi-mesure !! un petit labrador de couleur pas blanche, allait révolutionner notre quotidien et notre entourage. Maman m'avait prévenu , il à des pattes énormes:!! il seras gros ce chiot. Je passais outre à ses recommandations, deux mois plus tard, nous avions dans l'appart !! un gros toutou se nommant Fantômas. Coureur invétéré , il s'échappait dans la ville , courir les filles , revenait très tard. Il fut un formidable compagnon de tous les jours presque dix années durant . Les premières vraies vacances en couple , nous sommes allés sur cette ile de beauté, je souhaitais lui faire découvrir cette ile magnifique, ce fut un voyage mirobolant de découvertes pour nous deux. La Ford , toujours d'attaque nous emmenait à des vitesses pas raisonnables de nos jours, mais j'étais ce jeune fou du volant , bravant les risques . Ma chérie en profita pour apprendre à conduire sur ces routes sinueuses tout ce mois de vacances. A la rentrée de septembre , elle ira à l'examen au volant du carrosse , reviendras le billet rose en poche , nous avions peur de rien !!Mais c'était une fille de mécano, l'inspecteur l'avait deviné. A partir de ce jour, elle fut complètement libérée de ces contraintes journalières. Moi je filais en solex, celui de maman devenue presque retraitée. Papa nous quitta très peu de temps après; attrapant une saloperie dans son cerveau de cheminot retraité , finira quatre mois plus tard dans le cimetière des oubliés. Nous regretterons ,beaucoup plus tard de ne pas avoir partagé plus avec ce bonhomme gentil comme tout .Mais restait maman , elle récupéra rapidement, voyagera avec sa belle sœur , nous aideras quelques temps dans les moments difficiles. Mais j'étais devenu distant , ce n'était pas un confinement pour elle, mais elle ne verra que très peu souvent son fiston. Je ne regrette rien , malheureusement pour elle .  

Une vie simple //chapitre .// 18. l'Aventure Immobilière.

                         Trois années ont ont passés , les années Giscard avec ses avions renifleurs cherchant d'hypnotiques carburants en mer d'Iroise , nous approchions de la première crise , qui s'appellera crise pétrolière. Notre couple bienheureux , se trouvait être aux antipodes de ces racontars médiatiques. Il faut quand même réaliser que devant la ''petite '' richesse pécunière accumulée , nous devenions quelques part indésirables dans cette Hlm peuplée ; comme nous de prolétaires . De plus , le voisin de palier, un ivrogne notoirement connu des services de police , nous avait pris en grippe . Son penchant pour le gros rouge bien épais , une agression envers nous était tout à fait plausible. Ce qui devait arriver arriva , un soir de ribouldingue liquide , il s'attaquera avec sa carabine chargée , à notre porte palière . Devant le refus de la gendarmerie à intervenir , nous prendrons notre courage à deux mains , la boite de poivre ouverte , nous avons ouvert notre porte trouée d'énormes trous , d'un coup sec Il n'aura pas le temps de recharger son nuisible engin , je lui jetais en plein poire ce mélange exclusif , négatif pour ses narines pas encore bouchées . Ma chérie , m'accompagneras dans ce geste défensif , quand même pas fatal pour ce type , mais suffisant pour lui asséner un KO par look out !! . Nous étions littéralement rentrés en guerre contre cet imprévisible malotrus .Le soir même , le beau père viendras nous chercher , nous repartirons vers le cercle familial , mais pas pour longtemps .Nous apprendrons quelques années plus tard la déchéance prévisible de ce pauvre type alcoolique notoire. Paix à son âme !! Nous avions , entre temps, dans nos balades du dimanche , longé un lotissement tout neuf dans un petit village à quelques kilomètres de notre ville .Nous roulions carrosse à cette époque , je stoppais machinalement devant cette maison témoin. Les lotisseurs étaient légions dans cette campagne déserte, mais pas pour longtemps. Le bitume, le béton allaient remplacer la terre, et ses cultures .Quelques fermes resteront , des vaches paisseront quelques temps autour de ces lotissements neufs. Mais!! c'était irréversible de nouveautés , le paysan allait disparaitre corps et biens , écrasé par ces fonctionnaires de l'ordre constructif . Nous sommes , donc rentrés , il est tard presque dix huit heure , un vendeur , Mr. Lire , comme la lecture , fait office de représentant immobilier ce jour la , et c'est dimanche. La maison témoin nous plait , bien sur , mais comme elle n'est pas à vendre !! reste une seule , au centre de ce village de cinquante jolies maisons. Il nous accompagne , à travers ce lotissement entouré de pelouses immaculées , d'ailleurs il se nommait le Vert Village !! Nous rentrons dans cette maison , un véritable capharnaüm remplit la pièce principale , normal ! nous rassure le type, cette maison sert de stockage pour les entreprises . Nous nous regardons, même pas le temps de réfléchir , la solution arrive dans nos tètes. Deux cent soixante quinze mille francs de l'époque, c'est , pour nous , véritablement une somme conséquente . Je regarde notre voiture neuve , payée bien sur à crédit ! il nous faut vendre cette berline si confortable. Ou rester encore dans cette immeuble , à supporter l'irascible voisin . Le vendeur très sympathique , nous invite à la discussion , il a ferré l'acheteur potentiel , peut être ? le dernier de la journée . De plus , c'est la dernière maison nous diras t'il! !! c'est le coup de massue ,dans notre mental il sera fatal, à l'entrée est affiché un somptueux texte ....Pour mille francs , devenez propriétaire, et repartez avec les clefs. C'est ce que je gagne dans un mois !! Nous retournons visiter cette maison , faisons le tour au moins trois fois .C'est le summum pour nous , j'ai vingt sept ans, ma chérie deux ans de moins, nous sommes peut être ? mures pour cette acquisition. Par chance , le chéquier se trouve dans mon sac , je signe le chèque , nous sommes maintenant rentré dans le vif du sujet , oh! bien sur , il y a cette possibilité de rétractation , de plus , il nous faut l'accord de notre banque , mais le fait est bien la devant nous, cet amas de bloc cimentés nous attends dorénavant. Nous quittons Mr. lire , nos neurones planent déjà , dans quelques semaines nous deviendront propriétaires de cette bâtisse magnifique. les formalités seront rapidement expédiées, nos revenus suffisent largement pour payer les mensualités , vingt années seront nécessaires pour honorer cette signature. l'inflation galopante de l'époque accélèrera le différenciel mois après mois , nous sommes convaincus. Nous rentrons chez nous, nous sommes presques bouleversés de notre décision , certainement hâtive , mais si conséquente de joies futures. De plus , notre départ anticipé du logement faisait que cela arrangeait bien nos affaires logistiques .La voiture était revendue , je rachetais à mon oncle une vielle 204. absolument vétuste , un vrai tas de rouille ambulant déjà en panne le premier jour , mais c'était la seule solution , nous étions obligés de mettre tous nos œufs dans ce même panier , c'était irréversible de justesse. Toujours avec la même camionnette nous sommes arrivés un samedi matin, tout auréolés de gloire, dans cette maison tellement grande et confortable. Nous avions un peu plus de mobilier , normal le trois pièces ..il avait fallu le remplir. C'était toujours ça !! Nous avions un jardin , Fantômas notre chien était aux anges , un terrain pour courir , de plus , c'était la véritable campagne aux alentours. Que de balades à venir. Nos voisins , autour de nous étaient tous des jeunes diplômés de la vie , des enfants criaient dans la rue, notre vie devenait d'une tout autre dimension. Le summum pour ma chérie, c'était d'avoir une fenêtre devant son évier , elle regardait les arbres pousser. Les amis , allez et venir, son homme tondre la nouvelle pelouse. Mais! je l'admet que je m'intéressais très peu à ce jardinage obligatoire , mon épouse accomplissait ces taches qui n'étaient pas pour moi . Quand je repense à ces moments , j'étais d'une froideur extrême , la regardant travailler dehors , après ses taches ménagères. Etais-je fait pour ça ? Oui certainement !! je retombais dans mes travers, négligeant ce qu'il y avait de plus beau avec moi .Pendant quelques temps , le parfait amour avait presque disparu. La bonne fortune démarrait quelques temps après, je n'avais pas gagné au loto , !! je ne joue jamais, mais une véritable modification allait arriver, une promotion arrivait, je sortais de ce métier manuel . On me proposait un poste nettement plus prometteur . Le métier de vendeur débutant m'étant proposé, j'acceptais immédiatement. Je rattrapais presque ma chérie dans l'ordonnancement de nos entreprises. A force d'abnégation , j'allais réussir dans ce métier, je gagnais nettement mieux ma vie, je rapportais de multiples primes à la maison. Nos deux salaires devenaient intéressants , il était temps de voyager..............

Une vie simple. Chapitre 19 .// nos voyages extraordinaires.01.

                           Dans les années quatre vingt , nous , les camionneurs du voyage organisé , n'étions pas légion sur les routes de France. Je veux parler bien sur des autocaristes. Les semaines , les mois sous la tente , si confortable soit-elle !! ne suffisaient plus à notre désir de découvertes. Ils nous fallait , trouver une autre solution de déplacement . Sur les routes , nous croisions depuis pas mal de temps des camionnettes , des camping car genre Pilote . Le choix se portait rapidement sur une solution réellement pas trop économique ,mais synonyme de libertés .Nous cherchions le fourgon le plus simple possible , pas trop encombrant , pas trop cher ,  pratique en maniabilité , et pas trop moche quand même , nous ne voulions pas ressembler au maçon du coin .Nous ne désirons  pas , non plus ,  ressembler aux couples de tocards , hirsutes, mal rasés, genre baba cool  complètement à l'ouest , la dernière génération du Larzac . Notre première auto , une Ford de puissance intéressante , nous avait satisfaits complètement . Donc , pour faire simple ! nous nous sommes tournés vers le concessionnaire Ford le plus proche. Le transit dans sa forme et motorisation actuelle , n'a absolument plus rien à voir avec ceux des années quatre vingt . Tout d'abord la motorisation mazout horrible , ne se faisait que très peu , réservée aux saltimbanques maçonniques du bâtiment , et camelots de marchés portatifs , à cette époque, nous avions donc opté pour une motorisation essence , 90ch , quand mème !! installés sous le capot , suffisaient pouremporter ce futur équipage avide de voyage mirobolants . Par contre , ce dernier demandait à passer tous les deux cent vingt kilomètres à la pompe .Véritable réservoir étriqué , la consommation importante(13 litres au minimum, sans compter les cotes ) , ce fourgon demandait un budget réellement conséquent en carburant de qualité.                                                                       Nous avions , pour ne pas vivre le buste plié en deux , choisi le toit réhaussé , une option certainement importante dans ce budget, mais réellement indispensable ,  nous étions jeune le dos encore très robuste , mais il ne fallait pas entamer notre capital santé, vivre couché c'est bien!!mais debout c'est encore mieux!!. Dès le premier WE de disponible  , je travaillais activement à la construction de cet aménagement intérieur . Des vitres coulissantes furent posées , une réserve d'eau usée branchée (nous la perdrons sur les routes de l'antique Portugal) ,l'indispensable réserve d'eau propre installée , un mini lit de cent vingt , la largeur nous importait peu , nos corps avides de se retrouver (c'est beau d'ètre jeune ), ne demandaient qu'un espace restreint pour des étreintes passionnées ,  une mini cuisine , deux sièges de Matra Tagora récupérés à la casse du village , vissés sur plateau tournant accompagnèrent le petit plus en confort désiré . Dans le coffre au dessous du lit , une réserve pour la nourriture , pas des rations de survie , mais de quoi tenir trois semaines au moins en produits non périssables. Au bout de quelques semaines de labeur , nous étions parés pour ce véritable premier départ . A nous la liberté , les grands espaces , la solitude à deux, accompagnés de notre gros chien protecteur , nous partions toutes les fins de semaines , écumions les plages du département voisin , les iles bretonnes (j'en reparlerais plus loin) . Quel bonheur, de vivre cette nouvelle aventure touristique ?                                                                                                     A cette époque , pas de problèmes majeurs de sécurité , nous passions nos nuits , bien au chaud , au bord de ces plages paradisiaques de beauté , sur les ports, dans le centre de villages , au beau milei de villes majestueuses. A part , quelques étourdis passionnés d'alcools tardifs , nous n'étions jamais dérangés . Les rares voyageurs comme nous , en fait ! étaient très peu nombreux, pas comme maintenant , tous collés sur des parkings minables, souvent pas loin de malodorantes déchetteries , ou de pas terribles populations. Nous roulerons pratiquement seize années dans ce camion aménagé , une mise à jour s'imposait ! je le modifierais au gré de nos souhaits. Pendant les grandes vacances , nous partirons dès le vendredi soir, le coffre chargé à bloc , les vélos ficelés à l'arrière , le plein fait et aucun carnet de route préparé à l'avance nous fermions cette maison formidable de bonheur . Globalement , le but du voyage , nous le connaissions, mais comment y parvenir ? la ! c'était une autre histoire !! l'Europe se dessinait facilement sur la carte Michelin , vaste , parsemée d'autobahns monstrueuses ,de routes secondaires interminables de majesté,  elle nous permettait de faire fructifier , d'amplifier notre savoir en géographie. Belgique, hollande , Danemark , Allemagne ouest , Est , Tchécoslovaquie ,Suisse, Autriche, Italie, Yougoslavie, Albanie, Portugal, Espagne , Gibraltar ,et, j'en oublie certainement furent nos destinations préférées. Nous étions les rois du bitume , grand consommateurs de ce carburant actuellement tant décrié , oui ! nous avons participés activement à la démolition de cette nature environnante , à notre petite échelle quand même !! . La lunette arrière sur les portes battantes était recouverte de mirobolants autocollants. Notre meilleur souvenir.. fut certainement Berlin au temps du rideau de fer.Check point Charlie fut un moment pathétique , ainsi que l'estrade ou , en tant que maitre de cet Univers , John Fitzgerald Kennedy était monté pour saluer la partie Est. Nous y sommes montés également , gravis ces marches en bois ,  avons salué ces condamnés de l'ordre étatique , derrière cet hideux rideau de fer (en béton bien sur!). Un peu plus tard, nous regarderons ,effarés , tomber ce monument d'une époque heureusement révolue , reconnaitrons les endroits que nous auront arpentés .                                                              Un monstre de béton et de ferraille disparaissait , laissant rentrer la jeunesse de l'Est , ces Communistes  affiliés à la défunte URSS allaient découvrir , enfin la véritable  liberté .Déambuler sur la kufurstendamm , les 4 kms les plus importants à l'époque pour accéder à la porte de Brandebourg , était la sortie principale de tous les habitants de l'Ouest . Nous dormions le long de cette large artère magnifique, complètement en sécurité, de rares badauds passaient , regardaient ces Français .La ville était majestueuse de grandeur, mais encore beaucoup d'immeubles fantasques , à l'abandon , parsemaient l'espace . Les vestiges de cet ordre  Nazie tellement barbare  de cruauté ,nous rappelaient le décor de cette histoire de puissance de cet axe monstrueux de haine,  désormais ! maintenant aux oubliettes de l'histoire . Comme à Amsterdam se payer le luxe de dormir dans le quartier rouge !!!!!!!!! c'était possible!! bien sur !! Nous étions jeunes sans aucun complexe , jamais peur . Réveillés de temps en temps par une mitraillette dans les Balkans naguères unis , nous montrait néanmoins la différance en liberté par rapport à notre pays. L'Allemagne de l'est se traversait assez facilement , visas , passeports valides , il fallait , néanmoins montrer pattes blanches , nous traversions ce pays complètent mis à nu par ce pouvoir étrange . Pas le droit de s'arrêter, de converser avec les autochtones aux petites Trabants minuscules, mais tellement typiques de ce pays rétrograde . Des chars en guises de frontières , nous inquiétaient parfois , nous indiquaient la route. Les kilomètres défilaient , les paysages somptueux de l'Europe centrale resteront dans nos mémoires de voyageurs pas du tout égarés . Nous avions soifs de voir , de connaitre , de vérifier la carte .Pas de GPS bien sur, que la Michelin au cinq cent millième pour nous indiquer la direction. Comme je l'ai fait remarqué au début de ce chapitre, le budget carburant étant réellement conséquent , cinq mille francs de l'époque suffisait à peine pour boucler ce périple. Pas de carte bancaire, que des espèces, nous revenions avec un stock de monnaies étrangères important. La pire c'était la Lire Italienne, des billets qui ne valaient rien du tout,  remplissaient nos poches , pas encore percées. Il était temps de rentrer, nous traversions l'Italie du Nord , Vénétie, Lombardie , enfin la France et ses douaniers mal sapées. Le périple touchait à sa fin, cinq ou six mille kilomètres d'avalés, nous rendaient plus fort pour reprendre le collier .A suivre ..JD.

Une Vie Simple.// Chapitre.20.Un nouveau départ professionnel.

                                     Le travail en ce mois de septembre avait repris. Nous repartions la tète remplie de souvenirs impérissables , nous étions déjà prêts à redémarrer cette camionnette !! mais il nous fallait reconstituer le bas de laine .Ce job me plaisait , j'accumulais des primes monstrueuses , ce directeur des affaires louches , avait un aperçu très aléatoire des finances d'entreprise .Une déconvenue générale approchait à grands pas , allait littéralement submerger ce bel édifice . Elle sera terrible de vérité , la société pour laquelle je travaillais depuis treize bonnes années périclitait doucement mais surement .Les salaires mirobolants octroyés à ses représentants de commerce tellement adulés, couvés , plongeaient la société dans un véritable gouffre financier , sans fond , sans aucun garde fous .L'entreprise devenait , avec ses poches devenues percées , la lanterne rouge du groupe magistral . Le paquebot rutilant devenait le Titanic flamboyant , vous connaissez la suite , un petit morceau de glace , et le somptueux édifice coulera corps et bien. Ce n'est pas par le manque de commandes !! mais la négligence et l'incompétence de notre directeur général avait creusé un déficit monumental. Ce dirigeant de pacotille , arrivé sur terre , une cuillère en argent dans sa bouche de gros bébé , dilapidait à tour de bras les efforts de notre petite communauté .                                     Il était incroyable de légèreté , gentil , inpécunier notoire dans sa famille de vieux bourgeois , et tellement imbus de sa personne  intouchable dans cette famille d'industriels de la porte, un terrible  gestionnaire arrivait pour bousculer tout ce petit monde , pesait finalement le pour et le contre , et , décida en son âme et conscience , de se débarrasser de quelques parasites. Je ne m'inquiétais pas trop , mes résultats sommes tout excellents, suffisaient largement à embouteiller le travail organisé dans l'atelier. Nous allions partir serins, en vacances pour ce noël tant attendu , une ou deux personnes me regardaient tristement , je n'ai rien vu venir! convoqué cinq minutes avant mon départ pour ce congé bien mérité , après le pot de l'amitié , le vingt trois décembre , il m'annonçait le pire évènement de ma vie !! j'étais tout simplement lourdé , comme un malpropre , résolument expulsé de cette famille de travailleurs de l'ombre. Je n'en menais pas large !! Le ciel me tombait sur la tète .Comment annoncer à ma petite chérie cette terrible nouvelle ? la veille de ce réveillon !! Il le fallut pourtant , je m'écroulais , impuissant devant tant de cruauté de la part de ce dirigeant imprévoyant . Quelque part ! la puce à l'oreille aurait du fonctionner !! quelques jours plus tôt, j'avais convoyé sa grosse berline chez le concessionnaire de Nantes, il ne pouvait plus la payer !! Le prochain départ !! en fait! c'était moi !! Il me rassura sur mes indemnités mirobolantes octroyées , trois mois de salaires plus la prime obligatoire en cas de départ anticipé , cette largesse ne remplaçait pas ce désordre maintenant dans ma tète.                                 Imaginez accomplir ce funeste et dernier voyage entre le bureau et cette maison neuve. Ce fut véritablement terrible , j'ai dans ma vie simple , connu deux fois ces départs obligatoires, celui la , et il y a neuf bonnes années , le départ à la retraite , mais c'est une autre histoire, dans quelques chapitres nous y viendrons .Je n'étais plus moi-même , je réfléchissais , de ce  fait ! nous avions un bon petit pécule de départ , bien sur.!! les chiffres positifs s'affichaient sur ce compte en banque !!. mais les frais et dépenses continuaient à courir . Dès le surlendemain , je donnais ce coup de fil qui allait définitivement changer ma vie professionnelle. J'avais comme client dans mes affaires antérieures, une grosse entreprise genre négoce,(voir l'écriture : LA FIRME), Sans perdre de temps j'appelais  , je tombais sur ce client , acheteur sympathique et à la fois dynamique . Il cherchait quelqu'un , métreur de formation , connaissant les rouages de ce métier particulier , capable de relancer la mécanique dans son carnet de commandes . Je prenais donc ce RDV dès le lundi de la reprise en Janvier . J'étais leur homme , licencié , déjà embauché !! ce sale type démolisseur d'entreprise m'avait finalement rendu une fière chandelle . Je rentrais dans la firme , occupant un petit bureau , commençait à défricher les possibilités de commercer et , ce en bonne intelligence. Ayant déjà un carnet d'adresses bien fourni , j'emmenais dans mes bagages de nouveaux clients .La vie continuait , légère ,  durant plus de trente trois années dans cette firme. Mon épouse , de son coté , collectionnait les appréciations positives de ses employeurs, multipliant les accessions aux échelons supérieurs. Tout allait bien de nouveau , pas encore d'enfants programmés , même pas en promotion , nous vivions notre célibat de couple , parfaitement huilé , dans la bonne direction . Les voyages continuaient , notre cher camion nous redonnait cette joie permanente d'ètrent continuellement amoureux .Ce couple , devenait fusionnel , maintenant capable d'envisager les pires difficultés de la vie , mais cerise sur le gâteau aucun nuages à l'horizon, si ce n'est que mon caractère de cochon altèrera de temps en temps cette association , mais ! n'arrivera pas à lézarder l'édifice , certainement , grâce en grande partie à cette femme . Nous avions vécus un moment alambiqué, j'avais surmonté l'obstacle , j'étais pas peu fier, mais je ne le montrais pas . Je collectionnais de nouveaux collègues, découvrais le vrai commerce , pas celui de proximité ce boutiqiers , que j'avais toujours connu. Plus tard, quand je serais un peu plus haut dans la hiérarchie , mon ancien patron me soumettra sa candidature ...........alors la !!! ce fut le monde à l'envers. Son monde , le sien finissait par trébucher, c'était à son tour de partager le quotidien de ces chômeurs . Pas de vengeance de ma part; mais mon silence en avait dit beaucoup plus sur mon rejet de ce type absolument imprévisible. Cerise sur le gâteau, en tant qu'acheteur je serais amené à négocier de futurs achats avec cette maison mère , je ne privais pas de les assommer de demandes de ristournes mirobolantes , presque à les asphyxier purement et simplement . En visite dans cette usine , je prenais un plaisir incommensurable de vouvoyer ces anciens petits chefs devenus de piètres négociateurs.                             L'entreprise coulait , cela ce voyait dans leurs visages fermés , de multiples actionnaires plus voraces encore , dépeçaient ce qu'il en restait . Elle fermera , deviendras plus tard un parking abandonné , quand nous passons  dans ce secteurs abandonné  , très rarement bien sur , je me rappelle de cette jeune fille aux cheveux longs, sur sa mobylette blanche, un pincement me prend à chaque fois les tripes . Elle est toujours la ! à mes cotés quelques décennies plus tard. Voila ! je vais clôturer cette séquence , un peu rébarbative mais tellement importante pour mon futur statut social. 

Une vie simple. Chapitre 21 .// Papa.Maman , message pour l'éternité.

                                   La vie continue , dans la force tonitruante  de nos quarante ans , de belles années se profilent  devant nous. Pour Maman , l'Age avance , inexorablement poussée vers la sortie , elle vieillit , dorénavent  seule dans le crépuscule de ses artères délabrées   . Adepte de sornettes religieuses , elle ira tout droit , non pas en enfer , mais elle le pense certainement ,  au paradis promis de longue date  , je le crois aussi , se sera amplement mérité , vus toutes ses prières à la Sainte Vierge de lourdes et de Lisieux réunis . C'est arrivé un jour de décembre , n'importe lequel , cela n'a plus véritablement d'importance , impardonnable   je ne me souviens mème pas de l'année , c'est dire la vétusté  installée dans ma mémoire  !! Hospitalisée pour une bénigne infection généralement passagère ,, elle y laissera en,  à peine vingt quatre heures d'hopital  , sa vie simple , la sienne , franchira les deux pieds en avant ce  moderne observatoire des maladies terminales . Entre deux piqures aléatoires , peut être pas tout à fait normalisées , certainement pas au bon endroit ,  elle ne me diras mème pas adieu , décidément seule devant  Saint Pierre . Sans aucune autre explication , nous récupérerons ses affaires personnelles , maigre butin , de cette personne âgée devenue dépouille inerte , le tout !  tenant dans son  minuscule  sac de voyage , désormais sous ma protection  . Je serais véritablement franc dans mes pensées , je ne me souviens pas ,  avoir versé une seule larme , la frangine non plus , trop occupée avec son oiseau déplumé , à inspecter la petite maison , dorénavant abandonnée aux vautours que nous sommes . Nous les attendrons , pas mal de temps derrière ce cercueil désormais clôturé à jamais  par de bons tirefonds métalliques , pas en or massif quand mème !!  pressés de la mettre sous le granit breton . Les formalités effectuées , j'en garderais les clefs (de la maison bien sur , pas du caveau familial ) , la frangine n'ayant rien découvert d'intéressant  à ses yeux , me feras entièrement confiance pour la garde de ces bien dorénavant disponibles . Et !! elle auras tort , la vielle dame avait , comme beaucoup de vieux de cette époque , caché certaines choses dans sa vétuste boutique .                                            Nous avions finalement , décidés d'un commun accord, ma sœur et moi , de donner tout le ce désuet  mobilier  à notre minuscule famille , je ne garderais que quelques photos et bricoles .Nous nous sommes attaqués tout d'abord à la vaisselle , ma chérie voulait absolument passer ces vétustes casseroles et consorts , sous le jet purificateur et nettoyeur de ce gif ammoniacal , pour effacer tous les éventuels microbes .                                                                                            Un véritable trésor apparaissait alors , entre chaque assiette, une multitude de billets de banque  , se décollaient au contact de l'eau chaude . En guise de séchage , un fil à linge bien à propos fut mis à contribution pour un comptage non plus approximatif , mais  le plus juste possible . Ma sœur , repartie dans la capitale  , n'en saura jamais rien , j'espère ! que si un jour elle lit ces lignes , elle me pardonneras , de toute façon ! il y a prescription . Elle , de son coté , a cherché ce trésor hypothétique , ne l'a pas trouvé !! tant pis pour elle. A moi la fortune ? non pas vraiment , il ne faut quand même ! ne pas exagérer , quelques milliers de francs , pas plus se trouvaient dans ces piles d'assiettes. Il est peut être ? même pas certain que la propriétaire de ces lieux connaissait cette cachette improbable . Nous l'emploierons à bon escient , un voyage fut programmé dans le sud de la France , huit jours à l'hôtel ,aux frais de maman , allaient nous changer de notre camion aménagé. Après d'âpres discussions notariales , la maison fut vendue , à  prix raisonnable , un petit pécule nous sera donné. La  sépulture  familiale sera fleurie tous les ans , Toussaint oblige , puis à notre retraite dans le sud , sera abandonnée progressivement , le monument en forme de croix , certainement livré aux corbeaux de mauvaises augures sera visité un temps par ma tante, puis laissé à la moisissures hivernale .                                                                                              Ce que je raconte , dans ce chapitre impitoyable de rudesse , peut sembler d'une sévérité abominable , enigmatique  peut -ètre ?  , difficile à entendre pour le commun des mortels ? Je n'ai , sur mes réactions aucune compassion , la vérité éclatait  au grand jour. Incroyablement indigeste, je subissais de facto ,  le contre coup de cette petite enfance avec cette mère tyrannique , cela  s'est encré dans ma mémoire , à mon corps défendant indestructible  dans le temps  .                                     Dans quelques années , la concession mortifère arrivera  à échéance  des cinquante années de location !! de temps en temps j'y pense ,mais !  que faire ? Laisser les restes atterrir dans la fosse commune, réceptacle ossuaire  de ces pèlerins oubliés ? Continuer pour un temps ? Garder encore ces souvenirs  de naguère ? , mes mémoires apparaitront au détour d'une allée ombragée ? je ne sais pas , je ne sais plus !!Comment départager , rafistoler  mes souvenirs enfouis dans le plus profond de moi -même. Comment réhabiliter ces deux personnages dans la mémoire collective  ? Peut être jamais ! Aucune progéniture derrière nous , que de souvenirs perdus pour l'éternité ! Je vais fermer cette parenthèse de ma vie , essayer de ne pas oublier ces deux êtres qui m'ont quand mème !  donné la vie , appris à me débrouiller seul . Allez jean !! un dernier effort...............maintenant !!il est temps  de tourner définitivement  cette page , Il me faut me concentrer et analyser mes sentiments disparates . Que c'est difficile !!! L'impossible rétractation se profile dans mon cœur , pas uniquement fait de pierre !! Mes chers parents , je vous ai aimé à ma façon, pas forcément la meilleure qui soit , mais j'aurais toujours une petite pensée ,si petite soit 'elle pour vous , à jamais. !!! L'honneur est sauf , je ne peux retenir cette  larme . Celle ci unique , pas de gaspillage surtout  !  coule sur ma joue  , creuse , doucement  son sillon ,  rapidement évacuée  , s'évapore complètement , je suis incorrigible .                                         à suivre ...................JD.. .