les Aventures de Pénélope.............et! de son frère .......

Chapitres.....

00.introduction de l'auteur.

01.la fin du monde ou! la fin d'un monde ?

02.la famille reconstituée.

03.Sur les toits duvillage englouti.

04.Rencontre avec l'équipe de foot. 

05.les trois tours .la cité guerrière.

06.les trois tours ,repère des reptiliens. 

07.les trois tours découverte de la cité. 

08.Les trois tours .examen approfondi   

09.Les trois tours le commencement de la fin.

10. Les évadés. 

11.les trois Jeannes.

12.L'accouchement non programmé.

13.En pleine tempète.   

14.Exploration du centre commercial.  page.01

15.danse avec les squelettes.

16.La terrible vérité.

17.Leila..la maitresse de ces lieux .

18.L'Expérience aquatique. 

19.Voyage dans les ténèbres.

20. Un nouveau départ.le déchirement.

21.Abandonnés en pleine mer.

22.Le mutin démasqué.

23.Vies et morts chez les Reptiliens.

24.Descente dans la caldéré.

25.Retour dans ce monde en sursis.

26.La maison du bonheur,a l'aube du malheur.

27.Retour dans et!vers le futur.

00.Notes de l'auteur et missive de MO.

 

 

 

Pénélope et son frère....en action.

Introduction de l'auteur.Juin 2021.

                       Cette histoire loufoque pour certains d'entre -vous, prémonitoire pour d’autres, se trouve, être, la suite logique, dans ma tête de cette fin d'un monde, peut-être, certainement, future et, relate les aventures de Pénélope, de son demi-frère et de leurs ami.s.es. rencontré.s.es.

                      Au cours de ce voyage au long court, ces deux jumeaux(sic) issus de la mème maman mais ! pas du mème père, merci à la GPA et PMA pour cet arrangement musical. Ecris de ma main après le (coup de foudre du randonneur, en 2018), j’avais déjà anticipé, sans aucune prétention de ma part, ce coup de Trafalgar qu'est le corona virus, appelé couramment covids 19. Cette nouvelle imaginée au fil des jours et des nuits, de ma part, pourrait déranger des Ames chastes et sensibles ! Un peu d'amour, d’humour et beaucoup de sexe à certains moments, mettront un peu de piment à ces aventures rocambolesques. Je mettrais de temps en temps un chapitre, peut être deux. Pas trop vite, car ce libertinage sur les flots ne fait que commencer. Bonne lecture ! et bonnes randos sur les chemins de nos Pyrénées. Bien sûr !! on ne pourrait pas plaire à tout le monde, et ! il en serait trop facile de vivre d’amour et d’eau fraiche.

              Mais! j'accepterais toutes vos remarques gentilles, peut-être même ! acerbes !!

         Je ne vous en voudrais certainement pas, bonnes lectures .................................

jean Decier.............

Chapitre.01.Le monde d'Après ou la fin d'un Monde.

      Chapitre.01 La fin d’un Monde ou ! la fin du Monde. 

        Nous sommes en l'an deux mille trente -neuf, en avril plus précisément. L'homme anéanti par le virus planétaire, depuis pas mal de temps, survivait ici et là, souvent sur des ilots restés presques à sec, sortes d’archipels composés d’atolls tous complets d'ètres faméliques . Ces surfaces, entourés de coraux blanchis à la chaux, par cette chaleur insupportable, se trouvaient barricadées d’obstacles géants coulées de béton ferraillé de chez Lafargette, refusaient tout personnage non-grata et, surtout, pas de souche. De véritables tribus c'étaient constituées, certaines, armées de puissantes défenses de feu, se défendaient avec l'énergie du désespoir contre des agresseurs avides de confisquer leurs réserves alimentaires. Ces derniers voguaient au gré des courants, de cotes en côtes, d’iles en iles, ratiboisant tout ce qui vivait tranquillement comme avant, d'autres clans d'une sauvagerie extrême les attaquaient sans relâche, ne faisaient aucun prisonnier, à part les jeunes filles vierges, celles-ci seront embrigadées d’office et emballées de papier collant pour les cacher définitivement au centre de la terre.

                          De multiples cavernes abandonnées ,de fait !  se trouvaient remises à jour, pour abriter ces voyageurs d’un autre temps. En fait ! pour vous résumer la situation précaire de ce monde à la dérive, la planète humaine se trouvait divisée en milliers de groupuscules composés de sans-papiers devenus au fil du temps de parfaits sauvages, capables de dévaster le si peu de contrées restées riches, dont nos archipels encore préservés. C’étaient les résidus de ces pays non conformes aux chartres de la défunte ONU. Les guerres intestines  continuaient sans relâche, avec l’énergie du désespoir, année après année les invasions de barbares  continuaient  de semer la pagaille  donnant  partout ou ils passaient ,  la désolation.

                                    Mais revenons au début de cette catastrophe inoubliable. Après le bouleversement viral, arrivait un beau jour de juillet, le déluge monumental annoncé, depuis des lustres par les bienpensants écolo. Nicolas et sa clique barbue surnagera dans ses habitations luxueuses construites certainement sans aucune autorisation, sur la côte d'Emeraude. Cette dernière avait disparue sous les eaux de l'océan. De ces plages magnifiques au sable fin incroyable de finesse, ne restaient que des rochers, glissant inexorablement vers les fonds sous-marins . Ne subsistait de par le monde, que quelques ilots de vie, remplis  parfois ! de fraternité , pour vivre heureux, vivons cachés, ces ilotiers l’avaient bien compris. Des villes englouties, il ne restait que les vestiges de la surconsommation, débridée à l'extrême, avaient fini par disparaitre des cabas de clients noyés sous des quantités astronomique d’eau de pluie. La jeunesse, éprise de technologie moderne fut emportée à son tour,  par la vague monstrueuses venant de l’ouest. Ces gamins en formation, payaient leurs bétises de ne rien faire, sinon de se brancher sans arrêt sur ces réseaux sociaux ahurissant de bestialité. Une pollution gigantesque avait surgi, asphyxiant et noyant la faune restante. Ce fut pathétique de voir tous ces cadavres à la surface de ces eaux troubles.

                               D'énormes monstres sanguinaires  surgirent de la préhistoire, colonisèrent ce qui restait de terres cultivables. Les rares terriens, plutôt amphibies luttèrent contres ces bêtes, dragons, hydres, ils pullulaient partout, croquant de ce qui restait de chair, de viande, de cartilage,de concerves. Une guerre sans merci opposait les hommes aidés de leurs compagnes, contre ces bêstioles  hideuses.la cause semblait perdue d’avance, les monstres croquaient tout ce qui bougeait. « «

                             Surgirent de nulle part les personnages qui allaient devenir mes protégés de la dernière chance de s’en sortir. Pénélope et, son frère. Dont voici le commencement de leur histoire. Dans le chapitre.02 je détaillerais cet assemblage familial devenu la référence dans ce capharnaüm incroyable » »

                         Nous fumes, ma sœur et moi, enfin sortis de ce terrible champ de patates douces, littéralement noyés sous des trombes d'eau insolites. Il nous fallait tirer chacun son fardeau, au bout de cette corde que j’avais gardé lors de mes ascensions. Je fus pris d'une violente toux, je pense ! consécutive au virus ambiant , désormais devenu le principal vecteur de mortalités. Aucun remède, peut-être cette infusion récoltée dans le champ voisin ? Un de ces variants postérieurs à cette ‘covids 24’ qui avait fait tant de ravages, continuait de tuer sans aucune pitié, sans faire de différence entre nous, les faibles comme les forts partaient en moins de huit heures, pas une minute de plus. Le microbe terriblement efficace, méthodique, réglé comme une pendule, attaquait ou cela lui faisait plaisir sans aucune distinction de race ou de couleur de peau, il avait ! tout de même, un faible pour les possédants, ces milliardaires c’étaient vu délogés de leur pieds d’estalle. Enfin, ces derniers allaient recevoir également le verdict implacable de cruauté , ils seraient exterminés en premiers, ce fut la seule espoir pour nous, nous allions récupérer leurs richesses, leur confisquer leurs vies de patachon, enfin on le pensais, mais cela ne serait pas si simple. Nous étions, finalement dans une même galère, mais les bateaux nous manquaient pour rechercher de nouvelles terres pas encore immergées. Je prenais une avance considérable sur Pénélope, comme d'habitude toujours derrière, à des lustres de mes Maindelle(chaussures) en cuir véritable, elle soufflait, souffrait de plus en plus, se demandait ou j’allais chercher cette énergie supplémentaire. Des flaques d'eau gigantesques nous séparaient, presques des lacs s’interposaient entre les deux personnages, rescapés mais pas encore sortis de cette auberge qu’était devenue la Gaule de nos ancêtres. Dans ce déluge, les grelots, (il s’agissait de petits robots ressemblant à de petits caniches obéissants, tout en métal composé de terres  rares, remplis de micro-processeurs à la mode Chinoise), nous accompagnaient, ces derniers bien vivants, attachés à la corde en nylon s'en donnaient à cœur joie.

                       Les grelots étaient de petits monstres issus de la nouvelle société qualitative en procédés métallurgiques, des petits enfants miniatures, des pas finis aussi. Ils nous accompagnaient partout, nous guidais, cherchaient de la nourriture, pansaient nos plaies. En ce moment idiopathique, unique, ma sœur était en train de débattre contre les éléments déchainés. Je l’apercevais, de temps en temps, empêtrée dans les affres de la tempête. Le déchainement de cette trombe, la décollait du sol, lui tambourinait son corps dénudé. Avec de grosses difficultés elle se mis à ramper dans cette boue collante, gluante, son corps rutilant naguère, ressemblait à un tas d'immondices abominables. Ses yeux hagards fixaient l'endroit où j’étais ; me suppliant de venir la secourir. Elle maugréait certainement à mon encontre, moi, imperturbable j'avançais de nouveau, le sourire entre les dents, avec une force décuplée de mes soixante printemps. Marche ou crève ! c'était la devise de beaucoup de monde dans ces temps extraordinaires. Les gentils grelots l'attendirent, lui tirant ses cheveux très longs ressemblant à de la filasse, la faisait ramper de plus belle dans cette ignominie dégueulasse. Son parapluie des galeries Lafayottes avait rendu les baleines depuis longtemps caduques. Mais comme une femme précieuse elle le conservait, vestige de la beauté visuelle. Ses cheveux de crin, étaient méconnaissables, son visage posé sur sa caboche élimée, était creusé de sillons dus à l'averse orageuse venue du ciel. Ses tifs en multiples batailles, son visage restait, néanmoins de toute beauté, cette femme issue de la bourgeoisie ex- parisienne avait gardé ses sculptures parfaites. Je la caressais de mon regard à travers les éléments déchainés. De marbre devant ce corps nu, je repartais de l'avant, insensible à toute provocation verbale de cette sœur. Pénée !!! et tes grelots, tu les as perdus ?? Mais non mon frère !! ils arrivent, ils ont dégoté une charogne pour ce midi. Ils arrivèrent à bride abattue, gesticulant comme des fous, dans leurs besaces des restes de barbaques pas très catholiques.de quoi manger, un peu, pas beaucoup. À suivre.........JD...

Pénélope chapitre .02.la famille recomposée page.01

          J’approchais de la grange abandonnée, j’avais un peu plus d’un kilomètre d’avance sur Pénélope, ma sœur cadette, enfin ! Plutôt demi-sœur par alliance trompeuse, j’y reviendrais un plus tard. Les grelots, eux, de leur côté allaient reconstituer notre garde-manger pour ce midi. Le niveau de l’eau n’arrivait pas encore au bord de l’entrée, cependant, dans à peine trois petites heures, la cabane serait envahie et complètement submergée par une quantité impressionnante de liquide due à la marée montante, sorte d'équinoxe des temps modernes, coordonné par cette sapristi de Lune rousse, toujours présente sur tous les calendriers depuis la nuit des temps.

       Pas de bois, mème pas de brindilles, rien pour nous réchauffer, de toute façon la boite d’allumettes étant complètement mouillée, je la jetais de déception et de rage, dans l’âtre désaffecté, squatté par de nombreux rats taupes au museau agressif ,ces bestioles de formes disproportionnés allaient me hanter l’esprit pendant des semaines entières .Je ressortais, scrutais la plaine, de temps à autre, des formes sombres, diffuses, apparaissent au loin, dans la brume, ma grande sœur tardait à arriver. Inquiet ? assurément, je l’étais. Elle existait, comme une apparition, maintenant devant moi, en véritable poularde détrempée, dégoulinante de cette flotte devenant au fil des jours, acide, creusant de minuscules microsillons encore invisibles sur sa peau lisse.

       J’essuyais du mieux que je pouvais son fabuleux corps de rêve, m'émoustillant à force de la voir s’ébrouer comme une chienne mouillée et baptisée à la fois. Nous étions enfin réunis, mais !! qu’a tu fais à tes cheveux ? ma chérie ? quoi mes cheveux ? qu’on t'ils encore ceux-là ? Cette tignasse, ancienne chevelure photographiée dans Marie -Claire, revue élastique pour femmes au demeurant stériles , était devenue une masse ressemblant plutôt à de la gélatine gluante, envahie par des centaines de bestioles répugnantes, ces dernières s’attaquaient désormais carrément à la racine, allaient transformer cette chevelure en parfait dépotoir, bon pour la mettre en salade aux pieds des arbres au début de l’hiver . Je te propose, Pénélope, de les couper, et ce ! très rapidement, il s’en va de la survie des rhizomes ! Son visage dans la glace s'en trouvait déformé, amaigri, mais sa chevelure était incroyable et douloureuse de sa défaite subie. Coupe-les, et vite.

(Amis lecteurs,)

     Pendant que je vais m’activer à couper ces brins de crins devenus ficelles, je vais vous relater la véritable histoire de ma famille décomposée, sorte de jardin secret dans mon cerveau à tiroirs, il ne demande qu’à sortir, à s'étaler au grand-jour.

      Pénélope est apparue sur terre il y a à peu près trente-deux années, issue d’une rencontre tout à fait fortuite de maman avec un plombier Polonais en contrat indéterminé sur les chantiers de Saint-Nazaire, pour fabriquer tous ces paquebots pour touristes aveugles de la santé écologique, mais en explorateurs avides de découvrir ce monde qui allait devenir ce que vous êtes en train de lire maintenant. J’en sait peu sur cette rencontre virtuelle, néanmoins sexuelle, dans la fameuse ruelle de Nantes goutée par les touristes Chinois et japonais compris, mais ! ce que je sais c’est que maman se retrouvera en cloque, très peu de temps après cette déplorable idylle d’un soir, sorte de revanche envers nos hommes normaux. Pour conclure cette malheureuse rencontre, Pénélope arrivera avec quatre mois d’avance sur ce calendrier obligatoire pour les femmes enceintes. Mise dans le formol quatre bonne journées, nuits comprises, il avait fallu nettoyer entièrement ce corps ressemblant plus du tout au plombier polonais, mais plutôt à une succursale d’enfants bridés. Mon père, malheureux en amour ne fera aucune recherche sur ce père indélicat, Papa acceptera de bon cœur ce cadeau du ciel.

      Cette femme, d’un âge mur, mais ! néanmoins jeune, collectionnait ses truculents amants mâles ou femelles reconstituées, célibataires, veufs ou en rupture conjugale, elle aimait se faire sauter par cette ribambelle de travailleurs payés pour construire une richesse, que les Français de souche ne profiteront jamais, sauf à applaudir le jour de cette bouteille de champagne balancée sur la coque terminée, de ce monstre des mers. Je n’irais pas jusqu’à dire quelle facturait au prix fort, son cul de mijaurée ! mais, vue la situation financière de son compte en banque, je pourrais le penser. N’ayons pas peur des mots, le terme de putain ou de femme facile sera plus approprié pour ce racolage dans les bars et zings avoisinants le chantier de toutes les couleurs de peau. Quand je regarde ma sœur, fardée à outrance en mode bikini, composé d’un slip en ficelle et du soutien-gorge qui ne retient rien du tout, elle a ce gout fortement satanique, décorée et amplifiée de morceaux de métal complètement rouillés, en temps normal évidemment. Elle ressemble à sa mère traits pour traits, prête à s'élancer dans la nomenclature ordurière de cette belle jeunesse débridée au coke. Cela ne m’étonnerait absolument pas, que maman se produisit sur la voie publique en véritable provocatrice en mœurs dévergondés, affichant le cout de cibiches en cannabis fortement réévalué à la hausse, afin de faire monter la pression sur ces ouvriers fatigués. Combien de males ont déversé leur luxure sur et dans son corps ravagé par tant de coucheries à dix balles ? Je n’ai et elle n’a absolument pas comptabilisé ce nombre, certainement mirobolant.

      Je ne saurais jamais le nombre exact de ses faiblesses, mais ce que je sais, surtout ! c'est qu'elle le faisait pour nous, par un amour démesuré pour ses enfants chéris, adorables chérubins arrivés non pas, par hasard mais d'un amour passionné pour les autres. Ma cadette ne le saura jamais, moi seul avait découvert le pot aux roses, un jour de décembre chez ce notaire véreux, avide de nous vendre des timbres fiscaux en pagaille sur ce formulaire compliqué pour un héritage minable, Pénélope ! elle s’étonnait de parler couramment le Polonais, moi ! je savais. Pour ce qui est de son frangin (votre serviteur), tout le monde connait l’histoire, épouvantable ! fut le terme le plus approprié possible. En voici les faits relatés dans les archives de la police des chemins de fer français, je passerais sur certains détails morbides, n’accablons pas cette femme seule dans ce monde de dépravés, sans aucun repère ni mari fortuné, pour lui acheter des sous-vêtements en tergal, à la Samaritaine .

     Dans la tempête des années quatre-vingt, ces années seront des plus difficiles, montée du chômage, pertes de jalons pour énormément de citoyens lestés de cornes, laissés sur le bord des routes vicinales, beaucoup se retrouveront dans des banlieues minables, livrés à eux mème, hors circuit, loin de tout enseignement obligatoire, qu’elle soit sentimentale ou artistique, une éducation magistrale manquait à tous les étages de la société dite de consommation. La fabrique à monstres économiques, allait démarrer dans ce qu'on appelle les trente glorieuses, pas tant que cela ! Vous pouvez me croire.

                           Il y a de cela pas tout à fait trente ans, maman revenait du marché aux fleurs, (elle était fleuriste à mi-temps). Prenant le train de banlieue régulièrement, matin midi et soir, sans jamais payer le moindre titre de transport. Elle en avait certainement conclu, que, n’ayant pas de siège ou banquette pour s’assoir, elle bénéficierait de la gratuité totale prévue pour indigents notoires. Elle c’était donc installée dans les toilettes, sorte de petit réduit pour évacuer la saleté résiduelle de nos intestins, enfin ! vous voyez ce que je veux dire ? En gare de Vanves, le chef de gare, personnage influant dans la sphère SNCF avait décidé de vérifier tous les titres de chargement de tous les globe-trotters en direction de Panam (Paris). Maman enfermée dans les cabinets ne savait pas ce qui se tramait, assise en train de déchiffrer son horoscope habituel écrit par un gourou impulsif, dans Détective. Quand ! ce type à la casquette plate et bien enfoncée dans son crâne d’œuf, a frappé trois petits coups secs à la porte, elle a naturellement ouvert pensant qu’un habitué voulait se soulager ses roubignolles engoncées dans un slip pas très clair.

                              Billet SVP !! le ton est ferme, sans aucune ambiguïté, sinon de déclancher le signal d’alarme afin de prévenir les bleus en train de siroter le pastis en gare de Vanves. La voyageuse fera mine de chercher dans son cabas rempli de fleurs fanées, certainement volées à sa patronne, genre de Thénardier exploiteur. Il faut savoir qu’à cette époque, cette femme d’à peine vingt ans, était d’une beauté ahurissante, rafraichissante, un cul et une poitrine à faire pâlir les producteurs de cinéma avide de se faire toutes les starlettes se présentant au guichet de la rue des affiches cinégraphiques. Mais fauchée comme les blés, elle ne vivait que de petits boulots, livrée aux mercenaires de la prime en billets de cinq, non déclarables aux impôts. De plus, c’était les beaux jours, les femmes se trouvaient pas mal dévêtus, les hommes à cette époque se trouvaient pourtant sages, pas comme maintenant prêts à violer tout ce qui se présente gamines et jeunes vierges.

hapitre deux la famille reconstituée page .02

                     Ce qui  devait arriver arriva, le fonctionnaire certainement en mal de filles captivantes et légères comme des plumes d’oies, avait défait son ceinturon qui englobait un ventre énorme, je ne suis pas persuadé, suivant les dires de maman quelle ai aperçu l’objet de ce délit insupportable pour toute femme en liberté, se baladant dans les transports inter-citées. Le monstre fonctionnaire de l’activité publique, promettait et jurait de ne pas verbaliser si la femme serait consentante. Mettez-vous ! à sa place bon-sang !! Après mon adolescence, alors que je courais pas mal les filles de mon âge et aussi les femmes mal mariées, sortes de cougars délaissées par ces maris volages ou complètement assommés par l’alcool, et les sites pornographiques à la noix de beurre (je choisissais les meilleures de ce cru des années glorieuses, je vous le confirme). Maman allait m’avertir sur les risques que je pourrais encourir à sauter tout le gratin de cette haute société Dauphinoise minable. Ce contrôleur, dans ce petit réduit, ne se posait pas de question genre étique, allait lui faire subir les pires outrages qu’une femme pouvait subir dans moins d’un mètre carré, la contraignant, plaquée contre la cloison, à avaler son sexe, et, ensuite à se faire introduire dans son c., pourtant déjà bien habitué à la bagatelle consentie. Vu le minable objet quelle mettra un temps fou à durcir, entre tulipes et jonquilles tombées de son sac, elle ne se doutait nullement avoir reçu le minimum pour créer quelque chose d’embêtant. S’en était trop, la jupe troussée et tachée, dans une chambre d’hôtel ça passe encore, le garçon d’étage passe prendre les habits et les nettoie contre un pourboire, mais dans une cabine de toilette de train ? ! Sur la cuvette des WC, elle criera sa douleur, essayant de se battre contre plus fort et plus gros qu’elle, ce viol non consenti la mettra à genoux, définitivement engloutie dans les affres de la solitude, pendant dix bonnes minutes, personne ne viendra à son secours, la laissant se faire démolir la minette en toute impunité. Le train, enfin ! sifflera trois fois, achevant cette partie acrobatique de jambes en l’air. Ce chef de gare, suant de toutes ses pores, se rhabillera en vitesse, en oubliant son carnet à souches, cet oubli lui sera fatal dans la future procédure qui allait devenir son chemin de croix. Il était temps, pour lui de sauter du convoi.

                              Il laissera cette pauvre jeune femme complètement inerte, accablée par cette injustice qui ne frappe que les pauvresses, recouverte d’excréments, par malheur ! la chasse d’eau avait renvoyé les restes accumulés durant cet arrêt en gare, en avait ! de ce fait barbouillé entièrement ce corps devenu fragile. Sa petite fille (ma frangine) dans le compartiment voisin, pleurait en attendant sa maman. Dénudée du plastron, ses vêtements en charpie, elle apparut à la porte coulissante de ce compartiment bondé aux heures de pointe. Ce fut un moment pathétique pour elle ! Maculée, outragée elle se fera un chemin entre tous ces voyageurs devenus sourds, et aveugles devant tant de misère accumulée, ouvrira la porte de cette case terriblement silencieuse, se laissera choir sur la dure banquette rembourrée de noyaux de pèches , prendra enfin sa petite fille dans ses bras, la couvriras de baisers attentionnés et pleins de tendresse .Ses voisins de voyage , respirant cette odeur fétide, se boucherons le nez et exigerons qu’elle sorte de cette cabine devenue interdite. Elle retournera dans les toilettes, seuls endroits réservés pour ces gens-là, la pauvreté faisait partie de sa ritournelle journalière.

                           Plainte sera déposée à la gare d’arrivée, on prendra sur un petit carnet à l'entête RF, sa déposition entrecoupée de sanglots monotones, les inspecteurs de ce rail tordu, sourires en coin, zieutant ses formes découvertes, devenues outrageantes, étaient, je pense ! jaloux de leur collègue de la gare de Vanves. Aucune suite ne sera donnée, sauf ! le blâme habituel pour faute légère, de toute façon sa retraite à cinquante ans arrivait, le laisserait tranquille pour couler sa vie heureuse près de sa bonniche en ménage dans les sanisettes de la gare, qui, elle, se reposera après soixante-cinq ans de labeur à nettoyer la pisse et les merdes de ces voyageurs pressés d'en finir avec ce train pourri. Malgré tout, la parole d’une femme libre de droits, contre celle d’un homme marié représentant de la force mobile (sur les rails), n’avait aucune valeur ,l'injustice à l'état pur ,celle des riches contre les laissés pour compte ,ceux qui vivent dans ces HLM ,incorporées dans ces affreuses tours .En temps de guerre ,j'appelais cette masse populaire, de la chair à canon, en 17 sur le front ,dans les tranchées ce fut tous ces gens disponibles qui se trouvaient aux premières loges, obéissants aux ordres incalculables de méchancetés . Nous ne referons pas l'histoire, mais malheureusement elle se répète sans cesse, même en tant de paix. Les braves restent des braves , les pourris des pourris !!.

                     Toujours est-il que je débarquais de son ventre neuf mois plus tard, je serais appelé ou plutôt surnommé « le bébé de Vanves », je comprendrais plus tard, pourquoi ma mère avait trouvé ce surnom bizarre. Elle succombera, quelques années plus tard, sous les coups d’un chauffeur de taxi, encore une nouvelle fois , elle n’avait pas d’argent, ses poches vides, comme d’habitude avaient fini par faire exécuter la sentence, sa mort programmée sur ce pavé parisien ,celui qu’elle aimait par-dessus tout, celui dont elle allait envoyer à la gueule de ces CRS en Mai 68 pendant des jours et des jours, perchée en haut des barricades, bravant le pouvoir Gaullien , recouverte de sa petite jupette outrageante , tapant sur cette administration dépourvue de sagesse. Les pauvres meurent beaucoup plus jeunes que les possédants, je vous le confirme, c’est la vérité, un fait établi, certainement pas bonne à dire mais tellement authentique. Le chauffeur sera au bout de deux petits mois de prison, libre de retourner dans sa Mercédès modèle 190d. afin de nourrir sa famille nombreuse venue d’ailleurs. Nous essaierons de retrouver ces deux salopards, le chef de gare et ce chauffeur, nous ferons choux blancs , ils avaient disparus de la circulation , certainement emportés à leur tour dans les affres de cette société décadente.

                        Nous serons transférés à La DAS.et ce, jusqu’à notre majorité, ma demi-sœur finira par trouver chaussures ou plutôt des savates à son pied, puis devenue veuve pendant la guerre des six jours, reviendras vers moi pour ne plus me quitter d’une semelle. Une affection sans borne, allait transformer cette vie d’amitié en véritable amour charnel, sans ! bien sur dépasser la ligne rouge qui nous était imposée. La crise sanitaire allait survenir ; effacer nos souvenirs, annuler nos projets. Nous ne formions qu’une seule et même personne, la saison des covids 5. 19 25.et 27. allait transformer notre ordinaire .La grande dépression arrivait, avec ces formidables tempêtes, sortes d’ouragans imprévisibles, il faisait de plus en plus chaud ; les rivières commençaient à déborder de partout , les océans montaient de plus de trois mètres par année, pour ne plus s’arrêter , laissant les grèves remplies de cailloux, le sable avait disparu du paysage ancestral ,les bronzé.e.s.s également . Qu’allions nous devenir dans cet océan de misères ? de véritables cloportes glanant çà et là de petites étrennes de ce gouvernement décidément toujours au pouvoir.

                     Tu es encore en train de marmonner notre histoire ? mon frère ! Oui ma sœur, je la serrais tellement fort, qu’elle se retournera, sa bouche s’ouvrit d’un merveilleux sourire, ses paumettes s’activèrent, à cet instant magique je savais que nous allions nous en sortir vivants, vivre intensément ce parcours décidé sur la carte Michelin, il y a de cela plus de trois mois. Nos petits grelots étaient-là, avaient récolté quelques pommes de terre, nous allions à belles dents, les croquer et de concert chanter à tue-tête notre refrain préféré. Et mes cheveux ? Je les avais libérés de leurs fanges gélatineuses, coupés au carré, cette femme ressemblait à notre Jeanne. Une pomme, pourrie, débordant de vers et d'asticots, trainait sur la petite étagère bancale, nous nous la sommes approprié comme des morts de faim , partagée, avec tout le reste, ensemble, bouche contre bouche, presque lèvres contre lèvres , les yeux dans les yeux . Il nous restait trente minutes avant les hautes eaux, je lui indiquais qu’il faudrait s’adapter à la pente, s’accrocher avec ses fines mains pour, enfin se libérer pendant quelques heures de cette monstrueuse vague qui arrivait sur nous.

                          Je n’avais même pas remarqué sa nudité exemplaire, je lui faisais remarquer qu’il serait préférable de se nipper, de cacher ses affaires sexuelles mises à disposition de n'importe qui, oui ! mon frère, c'est promis et juré, dans la ville, nous ferons les boutiques ensembles, tu choisiras pour moi. La ville était sous les eaux. Devant ce spectacle époustouflant de beauté, fallait-il que j'invente de nouveaux Roméo et Juliette des temps modernes ? le jour de la fête de la Saint-Jean ? le fameux jour de ce tronc de sapin enflammé ? se consumant doucement en jetant de multiples braises de bonheur au travers de cette population si longtemps confinée. J'en déduisais qu'il me fallait, peut-être ? transgresser ce tabou intra-familial, pour devenir ce nouveau secret de famille que, vous lecteurs, alliez découvrir au fil de ces terribles pages, de ces chapitres, enfin au fil des lignes. Tant pis pour le curé de Luchon, abonné au dictat de la magistrature sacerdotale suprême. Je vais lancer sur orbite, mes deux compagnons de route sur la route de l'infidélité familiale. J'en meurt d'envie.........................

Pénélope chapitre.03.sur les toits de ce village englouti.

                        Nous approchions de ce village déserté, abandonné depuis belle lurette par sa population qui certainement affamée était partie glander des conserves dans cette industrie disparue. Cette populace devenue d’universelles tribus composées de voyageurs itinérants, allait de villes en villes, de villages en villages, de temps en temps, sacrifiés par les hordes de bandits de grands chemins, nous étions revenus à ce moyen-âge, chercher de quoi subsister, restait le principal labeur de tous et toutes. Au peuplement anarchique des années sombres, avait succédé une démographie terrifiante de brutalité. Dans ces villes laissées pour solde de tout compte, des meutes de canailles fabriquaient leur loi, celle du plus fort, négociant des quartiers entiers, afin de se protéger des autres, qui ! eux-mêmes vivaient dans une épouvante perpétuelle. Pour rétablir dans le droit chemin cette planète complètement désorganisée, il aurait fallut un Jupiter en forme olympique, capable de prendre des baffles , mais néanmoins nourris au lait de vache , serait écouté par tout ces gens buvant ses paroles comme du petit lait, se coucheraient devant lui.

       Cette population décimée, et, ce à grande vitesse, avait laissé sa place à des monstres Néandertalien surgis de nulle part. Le toit de notre gite, recouvert de tuiles, nous tendais leurs crochets. J'attaquais le premier au-dessus de cet océan arrivant à la vitesse d’un cheval au galop. Je glissais lamentablement, retenu par la gouttière de type nantaise, restais suspendu au-dessus du vide. L'angoisse m'envahit subitement ! des couleuvres géantes nageaient vers moi. Le repas sera assuré pour ce soir, c’est mieux que rien me souffla Pénélope. Nos estomacs criant constamment famine, il nous fallait remplir constamment nos besaces et ! ce à chaque rencontre animale. Ce contrictor des mers allait nous attaquer, ma sœur en tenue peu fréquentable offrait une cible de choix pour ce serpent sorti de nul part.

                                 Son pied droit avait complètement disparu dans la gueule démesurée de cet amphisbène. Je sortais le sabre télescopique ! sorte de couteau Suisse conservé de mes randonnées en montagne, celui-ci entre mes dents me servira à découper en tranches, ce monstre épouvantablement répugnant. Vite mon frère ! ma frangine a disparue ! Je plongeais dans cet innommable cloaque, sa jambe est introuvable, comme un spadassin en guerre de Troie, je découpe de ma fine lame cet ignoble invertébré. C'est un épouvantable duel, entre ma sœur, moi et ce serpent. Recouvert de glue, je n'arrive pas à me décrocher, pénélope hurle, son corps dénudé est aux abois, plus rien ne résiste. Son anatomie particulièment fine, entièrement sous l'eau se désagrège, j'ai réussi à couper en grossières tranches, cette bête immonde. Trop tard pour Pénélope elle a sombré, je coule avec elle, nous sommes au fond de l'eau, j'ai gardé un peu d’air, je le lui offre, mes lèvres contre les siennes, ses yeux terrorisés, presques transparents me fixent un instant. Je remonte son corps plaqué contre le mien. Nous sommes sauvés, mais pour combien de temps. La monstrueuse couleuvre rode, elle est toujours là, devant nous, enfin j'occie définitivement la bête, elle se détachera définitivement pour s'offrir à la découpe. Je profite de son temps de latence, je vais dépecer ce serpent moribond, le vide de tout ce qui n'est pas indispensable.

                                    Il va faire nuit, nous allons faire ce sommet de peu d'importance, mais c'est déjà la sécurité au bout de cette cheminée. Nous avons réussi ma Péné ? Oui ! mon frère, nous allons pouvoir nous reposer. Chacun, installé de chaque côté de cette cheminée surmontée d'un énorme nid, certainement le logement d'une cigogne partie en voyage de noce, nous avalerons cru, le corps du reptile véritablement indigeste. Tu as froid ? non ! pas plus que ça ! Regarde les sauriens débarquent !! ils sont géants, les restes de notre couleuvre les ont attirés. C'est une meute qui se partagera les restes de ce monstre déchu. A l'heure de ce fumeux dérèglement climatique, toutes les espèces sauvages avaient grossis démesurément, s'étaient acclimatées à l'élément liquide et solide, ils ne nous laissaient aucun répit, nuit et jour nous les combattions avec les moyens du bord, sortes de fourches et de pelles glanées çà et là lors de nos recherches dans ces villages abandonnés. C'était une véritable guerre livrée sans merci à ces bêtes affamées, elles -mèmes rescapées d’un autre temps sur cette terre devenue immergée.

                       La nuit est tombée complètement, nous rapprochons nos corps meurtris, mais ! tellement débordants de vitalités dans cet univers impitoyable de cruauté. La nuit se passa sans d'autres affrontement tragique. Pénélope ! il va falloir te trouver des guenilles et rapidement ! j'insistais fortement !! sachant qu'un jour ou l'autre je finirais par me la faire, par pitié ou par la force de mes muscles encore valides. Ce n'est pas possible de voyager en tenue d’Eve ! pense à moi ! Quand-même ! Oui mon frère, laisse-moi ! je dors.

                           Difficile pour moi de sombrer dans ce sommeil réparateur, son corps entièrement encastré dans le mien, je sentais son petit cœur battre, sa respiration douce et régulière soulever ses petits seins tellement jolis et agréables à regarder. Cette femme ! eh bien, j’en avais la responsabilité, quoique qu'il arrive, advienne qui pourra ,je risquerais ma vie à chaque fois pour elle, je m’étais fait le serment de tout faire pour la ramener en vie sur cette ile lointaine. Au petit matin, sur ce toit, nous nous réveillons de cette torpeur. Ma sœur en profitera pour faire un plongeon salvateur, nous sommes si sales, si pouilleux tous les deux. Elle en profitera pour me rapporter le petit déjeuner, sortes de crustacés couverts de boue, des coquillages minuscules encore vivants, nous avalerons cette friandise avec délectation. Merci ! ma sœur. Ya pas de quoi, tu m’as sauvée la vie hier soir. Maintenant, je vais faire la cuisine !! ensemble, nous sommes pris d'un fou rire certainement nerveux, mais tellement bon, pour ce bonheur d'être encore ensemble.

                              Tiens ! nos amis les grelots sont de retour ? Ces petites fripouilles métalliques bardés de micro-processeurs incroyables de performances, nous avaient laissés tombés hier soir, abandonné à ce monstre tout en écailles. Ou étiez-vous petits garnements ? la voix nasillarde enregistrée et formatée pour nous répondre au plus juste, allait nous expliquer avec une justesse et précision étonnante, qu’ils avaient trouvé vers l’ouest, une ville engloutie. Pas besoin de carte et de boussole, il s’agissait de Nantes, ancienne ville portuaire sur cette Loire dorénavant devenue océan. Ces engins sortes de robots affichaient une forme étonnante, capables de nous diriger des jours et des jours dans le désert ou sur les mers. Bon !! prêt pour le départ ?

                         Il nous fallait grimper de toit en toit, les monstres pourraient revenir, il ne fallait pas perdre de temps, nos sens éveillés tous azimuts nous partîmes à quatre pattes, l'un derrière l’autre. Plusieurs heures furent nécessaires pour passer ce village. Enfin la terre ferme, la petite colline atteinte nous allions pouvoir souffler. Nous traverserons une désolation de hameaux déglingués, des restes de corps humains, plutôt des squelettes jonchaient ce sol devenu friche. La végétation avait commencé à envahir les propriétés, les rues, les jardins et l’intérieur des maisons. Le soleil est revenu, que c'est bon ! nous rassemblons nos affaires, enfin en sécurité. Mais pour combien de temps ? Nous explorerons, sans aucun résultat quelques masures effondrées, rien que des restes, aucun vivre, ou conserves quelconques, la vie avait véritablement disparue ici, ce soir à la marée montante, ce gros bourg sera de nouveau englouti livré aux monstres, qui eux trouveront les tombes enfouies depuis des siècles et se chargeront de crouter ce qu'il en restait.

                                     Il ne faut pas trainer, nos balluchons sur le dos, nous déambulons et quittons ces étranges lieux abandonnés. Je boite légèrement, pénélope s’en ai aperçu, me propose un massage de la voute plantaire, non ! ma sœur il nous faut partir, tant pis je vais souffrir un peu, mais c’est mieux pour notre sécurité. Ce léger mal me poursuivra pendant des semaines voir des mois, me pourrira la vie de randonneur. Nous avions, depuis ce matin parcouru seulement cinq kilomètres, mais ! quelle distance ! A ce rythme-là il nous faudrait des années pour traverse le pays ? Le soir tombait déjà nous allions trouver refuge dans une grotte, sorte de troglodyte en tuffeau, pierre célèbre dans ces pays de Loire. J’étais fatigué, n’aspirait qu’à dormir, je m’allongeais sur des restes de paille seiche. Pas de vilains monstres pour cette nuit, nous étions en sécurité. Pénélope avec une attention particulière me proposera une tasse, remplie d'une sorte d'infusion à la menthe, délicatement elle me glissera le récipient, pour faire couler ce liquide délicieux. Nous étions installés à l’entrée, entourés d'arbres nains, encore recouverts de feuilles, quelques oiseaux y avaient élu domicile, nous chantaient des mélodies. Pénélope, vaquait à diverses activités, remuait ciel et terre pour aplanir ce sol recouvert de cailloux. La grotte n'était pas très profonde, demain matin j'y ferait un tour, afin de chercher et ! peut-être ? de trouver quelques outils.

                      Cette fille était belle, son corps affuté comme une flute de champagne allait et venait, je m'imaginais dans ce rêve, que je la toucherais, la caresserais affectueusement, enfin la prendrais délicatement. Ce n'était qu'un rêve......................

Chapitre .04.rencontre avec l'équipe de foot.

                        Dans cette lande désertique, inadaptée à toute nouvelle agriculture mème biologique d’envergure proposée en dernière minute par ces afficionados de l’écuelle en carton, le maquis avait repris ses droits ancestraux, bousculant et refoulant la biodiversité, chère aux écolos de pacotille, devenus par la force de cette incrédulité colossale de mensonges accumulés, par de mauvais gestionnaires sur cette planète abandonnée par ses paysans responsables. Nous marchions ou plutôt pataugions, d’un pas décidé en direction de la ville engloutie, des rumeurs nous avaient décidé de nous y rendre sans plus tarder. Les grelots survoltés au courant alternatif, bientôt en panne de batteries, jouaient autour de nous, des têtes d’humains, ramassées dans les cimetières éclatés, en guise de ballons de football au pied, bondissaient de temps en temps pour devenir de simples charpies de viandes avariées. C'était dépriment de vivre dans cette atmosphère, sans âmes, complètement surréaliste de ce temps présent, qui allait sans aucune discussion représenter notre futur proche.

                Pour préserver Pénélope des excès ardents rayons de ce soleil naissant, je lui avais confectionné cette nuit-là, avec des morceaux de peau de notre serpent, quelques guenilles pour la protéger, d'abord des coups de soleil, mais, surtout des regards malsains d'éventuels futurs voyageurs lors de notre périple à travers de ces marches de Bretagne. Beaucoup de pervers pernicieux n'ayant pas épuisés complètement leur libido, attaquaient les femmes jeunes de préférence, les soumettaient au supplice devenu ce viol ordinaire, une sorte de droit de cuissage revenait à la mode, les gamins également passaient malheureusement par pertes et profits , les plus âgées, eux, se faisait découper en tranches, et servaient de repas pour toute cette cohorte d’affamés. Plus de théâtres judiciaires pour juger ces êtres malsains, ces derniers juges et avocats devenus diables se mordant la queue, se sont transformés en personnages luxurieux à souhait, il était urgent de les éviter si ! par malheur nous les rencontrions.

Regardez me crie un grelot !

                             Je sors mes lunettes transformées en longue vue : en effet, à l'horizon vers ce soleil levant : un groupe apparait, Il est temps de couvrir Pénélope, de ce qui reste de nos sacs en plastique de chez Leclerc Simon, la poitrine d'abord puis le bas de ce ventre maléfique, ce dernier pourrait être percuté et deviendrait dommageable pour son avenir de princesse déchue ou à venir. Des hommes, barbus nous accostent, tiens une femme également dans ce groupe ? Nous apprenons qu'il s'agit d'une ancienne et fabuleuse équipe de football. D'anciennes stars dépossédées de leurs souvenirs bibliques, ruinées également, sauf d'avoir gardé ce pouvoir de taper dans un ballon circulaire, fabriqué en cuir de taureaux ailé . Misérables vedettes déclassées du championnat de France, ils font figures de malheureux errant par mont et par flaques. L'entrevue se passait passablement bien, quand, certainement le Brésilien de l'équipe sorti de sa braguette un engin de malheur, durci par le froid l'actionnait pour évacuer son urine fétide.

                                   Un liquide immonde, pestilentiel giclait de ce monstre de phallus découragé de ne pas trouver chaussure à son pied. Le plus jeune de l'équipe, un ancien jeune prodige, surgit de nulle part, responsable de défaites spectaculaire dans une série de penalty contre de misérables petits suisses, se mis à faire des claquettes, cela devenait impur, la fille du groupe, certainement une muse conseillère en communication, s'approchait de moi. Attention mon gars il s'agit de notre équipe nationale du PPP. Quoi ? cette escouade de sadique dégénérés serait les suppôts de cet état Qatarien organisateur de cette coupe du monde 2022 ? ? Eh oui !! enfin c’était. Si vous voulez, ils peuvent vous faire un petit match en démonstration, afin de raviver vos sensations de supporters. En vérité, je n’avais jamais apprécié cette équipe, financée par ces pétrodollars désastreux , cette bande de rustiques joueurs, n’avait rien gagné depuis des années ,s'alanguissait sur les stades de cette France en perte de vitesse.

                               En guise de récompense le vainqueur aurait droit à ta sauterelle impudique. Voilà le deal présenté par cette connasse d’entremetteuse. C’est à prendre ou à laisser, me balança cette femme rude d’éloquences. Toi ! le perdant je t'autorise à me regarder. Ouf !! je ne serais pas obligé de triturer, de malaxer ces corps, de concasser cette peau couverte de furoncles, de salissures diverses, ces athlètes sont véritablement abimés, impropres à toute négociations faramineuses entre clubs argentés. Ne parlons pas de leurs parties intimes, encombrées de toiles d'araignées ignobles, sorte de tarentules prêtes à vous détruire entièrement. Mais ma Péné ? certainement transpercée de toutes parts elle sera complètement amoindrie ?

                          La partie est commencée, le cuir(ballon) bien usagé circule de but en but, en guise de poteaux : ils ont mis les remplaçants, sortes d'anciennes glorioles recyclées en poteaux de buts. Nos grelots en guise d'arbitres de touche, couraient de la droite vers la gauche. Pénélope fut choisie comme juge central, les fesses à l'air, la poitrine seulement recouverte d'un panache blanc, comme Henry notre illustre joueur de cette coupe du monde 98. Après la mi-temps, l’eau se mis à monter dangereusement, à cinq minutes de la fin du match, nous étions obligés de patauger et ce jusqu’à mi -cuisse. Nous allons remettre la partie ! me susurra la femme moche, ce n'est que partie remise me dis-je.

                            Pas de vainqueur ni de perdant, ce fut un nul sur tapis vert !! enfin presque. Nous sûmes par la traductrice en chef, qu'ils cherchaient, en fait, un sponsor ainsi qu'un stade en bon état de marche. J'étais éberlué, interloqué, ils cherchaient à s’entrainer ? des malades ! nous avions affaire à des toqués du ballon. Ils n'avaient pas changé. Ma sœur se rapproche de moi, ne restent plus d’apparent , que ses seins flottant à la surface de cette eau , il faut partir séance tenante, les grelots !! passer devant, ouvrez le passage. Le cercle infame, répugnant, dégoutant, dégoulinant de sueur va se refermer sur nous. Je la serre de plus en plus fort, mes sens s'éveillent. Je vais être devant l'acceptation du fait accompli ! Embrochée de tout part avec ignominie, ma sœur ne sera plus qu'une brochette de viande vouée à l'extinction définitive, disparaitra de mes écritures ? l'anéantissement de son être ? la honte dans notre famille, moi après par la cheffe de ce groupe, peut-être ?

                       Soudain une voix !!.

                           Je m'attends à, ce que ce hurlement poussif n'entame ce festif gala de débauches non contrôlées à venir. Vous avez oublié les autographes ! Je réponds : Zut ! Ce n’est pas vrai ! vite ! un stylo. Les voilà à la queue leu- leu en train de laisser des courbes de lettres majestueuses d’écrivains ne sachant ni lire et écrire. Sur le dos découvert de ma frangine, seront inscrits plutôt des signes que des lettres. Nous avons de monumentales et adorables vedettes devant nous, de jeunes garçons déchus, dépossédés de leur gloire passée de la balle perdue, pas perdue pour tout le monde, mais si adorables sans public et sans leurs femmes. Nos petits grelots hériteront de ce ballon. Mais il faut partir, rejoindre le reste de terre ferme qui se profile vers l'horizon. Pénélope rayonnante de joie, couverte d'encre verte, sort de ce labyrinthe de jambes défraichies, de muscles évaporés, ces derniers ne seront plus jamais, les vedettes de ce ballon rond si injustement décrié.

                         Avance ! Péné ; on ne sait jamais ils peuvent soudainement changer d'avis, ces garnements sans braguettes. Nous apprendrons, plus tard, par le téléphone Arabe que toute l’équipe avait disparue dans un terrible tremblement de terre, au-delà du golfe Persique, au terme de leur voyage initiatique. Ce fut une déconvenue, une de plus pour ces monarchies disparates, acculées aux faillites à répétition. Pénélope gardera un bon bout de temps les archives écrituriales de ces jeunes gens, incultes, mais si gentils, puis s’effacerons les lettres puis les mots, pour devenir de rares traces dans son magnifique dos bronzé. Nous avions été, certainement les derniers à avoir participés à ce match , dans la pire solitude que nous avions redécouverte.

Chapitre.05.Les trois tours de la cité guerrière.

                   La proximité de l'océan, accentuait le phénomène de ces marées désordonnées, la lune ne faisant plus son office de régulatrice, la poussée de cette houle monstrueuse devenait, de ce fait, effroyablement herculéenne. Des vagues gigantesques, jusque dans l’intérieur des terres se faisaient sentir, ravageaient les immeubles devenus de simples ilots, seules les antennes 7G. s’en sortaient bien, laissant un mince filet d’informations circuler pour les derniers nantis accrochés à leurs dernières volontés. Il nous fallait absolument, trouver une embarcation, à rames ou à moteur ou tout simplement un radeau sorte de future méduse,  qui s’affranchira de tous protocoles en cas de famine. Nos corps appauvris de tant de souffrances, de disette, de diverses morsures et de piqures d’insectes énormes, ne réussiront pas à survivre dans ces éléments contraires, définitivement acquis par cette planète désabusée de voir ces humains désenchantés.

                       Toujours rien à l’horizon ? mes petits grelots ! Non rien !! que l'espace à l'infini, plus de terres en vue , il nous fallait dorénavant nager inlassablement sur ce flot terriblement dangereux. De temps en temps mes pieds touchaient le sol, tiens !! certainement un jardin potager en dessous ? Je plongeais, arrachais quelques poireaux, courgettes, quelques fruits bien trempés, qui n’auront aucun gout, pas les saveurs habituelles, seulement de quoi nous remplir ce ventre devenu plat comme une planche à palets. Également des pommes de terre, enfin ce que je trouvais, dans ce noir obscur, balayé par de forts courants sous-marins, la mer avançait à une vitesse manifeste. Accroché à son râteau, un jardinier surpris par le flot, devenu un risque majeur à la marée montante, planté dans le fond de son potager, me tendait son bras , sa main, comme une sorte d'incantation , espérant un sauvetage inespéré .Je ne pourrais pas le ramener à la surface, encore moins à la vie, je m’en approchais quand-même, et surprise de taille, son corps se trouvait envahi de petits poissons, sur sa langue : des crevettes, il paraissait les déguster, comme un met succulent mais sans mayonnaise. De toute façon pour lui, et son soc, la cérémonie était dite depuis pas mal de temps. Les poissons en avait fait leur menu.

                                Ce poireau est absolument succulent, me dira Pénélope, décortiquer ces fibres avec sa dentition d'occasion, elle arrivait à mâcher ce légume rescapé. Moi je préfère la bonne vielle pomme de terre pour avoir la pèche, ! la bonne patate Bretonne, cultivée avec soin par tous ces bonnets rouges, fidèles à leur patrie en déconfiture au fond de la mer d’Iroise. En rêve, uniquement, nous envisagions de succulents repas, mais ce n'était que des illusions !!.

                            Regardez !! J’observais au loin !! Un bateau, enfin : plutôt une voile, sorte de point se dégageait de cet horizon misérable. En guise de barque, c'était, de préférence, un gros bateau de plaisance, que nous espérions, abandonné. Nous marchions, nagions vers ce miraculeux espoir tout en aluminium. Personne à bord ou du moins debout, je grimpais par-dessus le bastingage, je me glissais enfin sur ce plancher en acajou. Attendez-moi, je vais voir !! Sur le pont, personne !! je descendais dans les entrailles du navire, pas un bruit, rien que le vent sifflant  dans ces voiles rabattues, affalées n’importe comment. Je désescalade les quatre marches, c'est l'horreur absolue. Des corps rongés par les insectes et autres volatiles, finissent de pourrir, allongés dans le carré. En regardant de plus près leurs poumons étaient entrouverts, rongés par quelque chose d'indéfinissable. C'est le virus de la grippe de l'année précédente dis-je à Pénélope la 27 nième du nom.

          Les ravages de ce virus sur la population avaient été terriblement ravageurs. Des milliards de victimes et de décès de  par le monde. Un nombre considérable de mise en bière au début, puis vers la fin, de massifs brulots pour supprimer tous ces corps rongés par la maladie . Il nous fallait commencer par nettoyer et jeter à la mer les restes de cette viande détériorée, ensuite désinfecter tout le navire pour qu’il redevienne habitable. Cette tache nous pris deux jours entiers, nuits comprises. Nous étions exténués, mais satisfaits d'avoir trouvé un endroit sec et définitivement à nous.

                     Dans la cale, de gros ballots non ouverts, des vivres en pagaille, des armes, des munitions. Nous avions vite compris que cette barque appartenait à des trafiquants en produits illicites, certainement de fortes valeurs dans ces temps incertains, nous ferons l'inventaire plus tard. Un malheur leur était tombé dessus, ils n’avaient pas survécu à ce monstre grippal, tant pis pour eux, tant mieux pour nous !! Ma sœur fut promue commandante du navire, moi responsable des voiles et des vivres. Les grelots seront les lanceurs d'alertes. Logiquement nous devrions arriver sur la ville de Redon, cette dernière, certainement engloutie, ne nous apporteras rien de nouveau, mais qui c’est ! Beaucoup d'agglomérations avaient sombrées corps et bien dans les profondeurs.

                            Pas très doué pour la voile nous naviguons au moteur. Ce voilier mesurait dix-huit mètres cinquante et , pesait quatorze tonnes à vide , était incomparablement équipé de tout le confort. Il disposait de cinq chambres en cale, au carré dominait un salon somptueux, une cuisine à faire rougir un grand chef. Bref ! tout pour faire une croisière transatlantique merveilleuse, en temps normal j'entends bien. Ordinateur, GPS, radio, télévisions, rien ! absolument rien ne manquait !! Nous disposions pour cet avenir incertain, ma sœur et moi -même d'un pied à la mer. Au matin du quatorzième jour de navigation hasardeuse, de nouveau une perspective allait agrémenter notre vie aventureuse ! .

                       Terre en vue ! je scrutais en vain aux jumelles : rien, non rien de rien !! Ah si ! peut-être ? que je distingue trois monumentales sortes de tours hérissées d'antennes. Plus nous approchons, le gigantesque de ces buildings apparaissent dans la brume de mer épaisse. Attention !! les gosses, trois canots, sortes de vedettes rapides, toutes sirènes hurlantes s'approchent de notre bateau. Ils sont en guerre dans ces parages ? , ce n’est pas impossible. Stopper les moteurs nous crie ces voix, peut- être féminines ? Les armes lourdes sont de sortie. Une frousse intense nous saisis par la couardise de ces personnages masqués. Nous allons être remorqués, plus question de fuir, nous serions abattus séance tenante par cette armées, genre de soldatesque incroyable de virilité. Nous serpentons entre les tours en béton, longeons de vilaines balafres qui apparaissent sur le mortier défraichi, souvenirs de bagarres aux armes lourdes. Nous arrivons c'est sûr et certain, ! au bureau des entrées, une citadelle se découvre à nos yeux, sorte d’immense tour de Babel.

                     Sans aucun ménagement, nous sommes exfiltrés de notre embarcation, puis masqués, les bras entravés, nous mettent un boulet à la jambe droite, c'est terrible nous allions, sans notre consentement, rentrer en captivité. Adieu la liberté tellement espérée, nous allions rejoindre dans une souffrance pas ambitionnée ces obscures contrées pas encore fréquentées. De ténébreux personnages prennent nos identités, la panique nous gagne à la vue de ces armes sinistres. Un gardien, peut être le chef ? jette un sac de jute sur le corps de Pénélope, sinistre révélation que ces gens sont dépourvus de toutes hilarité à la vue de ce corps dénudé, complètement libre. Une entrée indique (Quarantaine obligatoire pour les visiteurs). Le chef nous hurle, : vous serez interrogés après la quatorzaine. Nous sommes projetés dans une pièce, sorte de cave pour détenus, immonde, glaciale. Il nous reste deux semaines à vivre..........

Chapitre six.Arrivée aux trois tours ,puis en quarantaine...page 01.

 Chapitre.06. Les Trois tours. Jumelles repère des reptiliens.

                                   Je me réveillais, délicatement mes yeux fouillaient dans cette nuit obscure, les repères indispensables pour élaborer une collective stratégie. Il fallait que je me bouge, quand ! sans me demander mon avis, une lumière aveuglante me sommait de fermer mes yeux, j’avais affaire, je le soupçonnais, à un détecteur de mouvements ? allez savoir, le type de défense que nous allions devoir élaborer, pour avoir à combattre et ! sortir de ce piège à  con. Pénélope est bien là, allongée près de moi, encore endormie dans son sac de jute recouvrant ce corps qui ne demandait pas autant de tissu de qualité rêche. Habituée depuis pas mal de temps à se bronzer la pilule sur tout son corps, elle n’avait que faire de ce sac bien encombrant, qui plus est ! se trouve fermé par un cordon serré au niveau de son cou, l’empêchait de sortir de cet inconfort inconnu pour elle. Restait l’éventualité de se faire une course en sac, pour rire un peu, je le lui proposais de facto, son regard en disait long sur sa solitude vestimentaire.

           Nos exécutrices des basses œuvres,de cette secte que nous allions découvrir ,   l’avaient enveloppé pour cacher un maximum de nudité.De mon coté,je grelottais,  tremblais dans cette fraicheur matinale, sous cette latitude tempérée , devenue de véritables tropiques, depuis ce réchauffement climatique annoncé aux sons de tambours et trompettes, et, enfin installé pour de bon, mais sans personne pour le constater, sauf quelques globe-trotters d’un autre temps comme nous. Je suis simplement vêtu, aucun sous-vêtement, seulement un short en nylon, polo Lacoste fabriqué aux Viêt-Nam et, c'est tout ! J'avise ce sac englobant ma sœur, il y a peut-être de la place pour deux ? Doucement, sans la réveiller de sa léthargie, je déballe ce sac fermé par un cordon épurateur, je me glisse, sans aucune pudeur, dans ce sac à patates ,me plaque contre cette sœur, me rappelant nos douces soirées dans ce lit construit pour nous deux, dans ces années magiques que représentait cette jeunesse sans aucun tabou.

             Ce n’est absolument pas une peau de vache déguisée en fleur ; mais plutôt une fleur déguisée en orfèvrerie musculaire. Ma tête émerge, légèrement au-dessus de sa tignasse coupée au carré par mes soins, j’effleure ce visage angélique, frôle ce corps robuste, désormais écarté de toutes véeillités sacerdotales, mais ! sans aucun artifice pour le cacher. Cette femme, dans sa jeunesse, grande sportive en courses à pied, cavalait à bride abattue après les hommes beaucoup plus forts qu’elle et ce pendant des journées entières, comme Maman. Elle ne se démontait jamais, espérant rattraper cette tornade qui s’appelle, aller à la découverte de l’autre. Comme je vous l’ai précisé dans un chapitre précédent, nous étions de parfaits jumeaux, mais pas du même père, allait savoir ? ces bizarreries de cette procréation malencontreuse qui affectait maman dès sa plus tendre enfance . Nos visages rigoureusement identiques, faisait que si nous étions habillés, personne ne savait qui était l’un ou qui était l’autre, sauf nous évidemment. Au-dessous de nos ceintures respectives, c’est dans cet endroit que cela devenait compliqué, elle était femme, et moi j’étais un homme. Sinon, elle avait gardé ses caractéristiques d'athlète de très haut niveau, n’arrêtait pas de structurer son buste, ses jambes, son ventre d’une platitude extrême, son torse, et ! pour clôturer ce tableau de Michel Ange , se fabriquer des épaules de déménageuse avec des altères incroyables de lourdeur, pour en faire une divinité internationale trainant ses savates sur toutes les cendrées du monde entier.

                        Elle s’affichera avec les plus grandes gloires, tout un panel de journalistes plutôt intéressés par sa plastique sulfureuse, feront le pied de grue au pied des hôtels de passe, afin de bénéficier de ses faveurs écrituriales. Elle devenait cette vedette incontrôlable , intouchable, véritable bombe sexuelle cela ne gâchait absolument rien dans sa manière de vivre à la maison, en parfaite ménagère, elle nous chouchouteras de bons petits plats , genres pizza achetées au coin de la rue des Pinups . Elle ne cédait pas aux sirènes de la pub, refusant les plus énormes contrats que la finance avait mis sur pied, rien que pour elle. Il suffisait qu’elle se montre avec le bermuda de chez Utopia, marque quelconque, pour que les bourses du monde entier s’affolent, construisent des bulles mirobolantes. Elle finira par courir torse nu, une ficelle comme culotte, pour ne pas attirer l’attention de ces annonceurs diaboliques. Ce fut un déchainement de fureur, du côté des féministes habituées au couvercle intégral. Une armée de bénévoles triés sur le volet, l’attendait au terme de chaque course genre trois mille mètres steeple chease pour juments débridées . C’est là, qu’un jour elle découvrira ce que c’est l’amour avec un grand A. Un gardien du temple,sorte de mur remplis de cailloux,  de fabrication Juive, habitué aux coups tordus aux bout de ces pistes, se lancera à corps perdu pour protéger ma Pénélope, l’enfuira dans son drapeau fétiche, (le Français), pour l’envoyer au septième ciel dans les vestiaires, au milieu des serviettes puant la sueur d’athlètes, tous catalogués second rang, dans le journal l’Equipe.

                En fait ! elle croyait avoir affaire à son petit frère, amoureuse depuis tellement longtemps de ce môme pas encore terminé, elle s’était trompée, mais gardera un souvenir impérissable de cette entrevue dans cet emblème fabuleux aux trois couleurs. Malheureusement, une guerre qui durera six jours emmenés par un borgne, interrompit cette fabuleuse étreinte amoureuse, un gosse naquit néanmoins de cette cavalcade effrénée dans ce local à chaussures Nike . Il ne survivra pas deux jours, au covids 25, le pire de la série, une véritable référence dans la pandémie, celle qui a fait basculer le monde dans l’horreur absolue. Elle c’était, dans ces moments douloureux, rapprochée de moi, pour finir de m’éduquer dans une sorte d’éducation sentimentale propre à elle, c’est-à-dire collégiale. Je m’en accommodais finalement, acceptais ses présents douloureux. Nous coulâmes des jours heureux, sans nos parents partis, eux sans nous prévenir, jouer à la belotte chez Saint -Pierre.

La cité engloutie.//.en quarantaine......page.02.................

                      La lumière c'est éteinte, le noir, de nouveau, absolu, nous enveloppe. Malgré tout, un clair-obscur éclaire judicieusement nos visages reposés . Je devine cette bouche en forme de fine lame de fond  dénuée de tout rouge à collorié cette chaire désirable  , composée de lèvres presques charnues , ses incisives brillent de leur blancheur indéfectible, ce nez, véritable phare éclairant le reste ,véritable  protecteur surplombe, cet ensemble d’une façon magistrale. Seules les oreilles légèrement décollées dépareillent cette tète de, presque Joconde. Certainement dû au port du masque (pas le covids). De piètre qualité Chinoise, les élastiques mal réglées tiraient sur la base des élément auditifs, et, finissait par leur donner un petit air de Mickey. De mon côté ce n’était pas mieux, mes portugaises en forme d'oreilles de lapin tombaient lamentablement. En regardant de plus près ce visage, je découvrais que cette trombinette féminine ne me ressemblait pas du tout. Entre un plombier Polonais et un chef de gare à moustaches, il y avait un monde incroyable de différences, nous étions de faux jumeaux. D’un côté, le travailleur surdoué et de l’autre la pratiquante incroyable de fainéantise absolue,étendue en permanence sur un lit jamais défait . Au début de ces désagréables attouchements libertains  ,imperceptiblement, ensuite médiocrement, puis discrètement je commençais à ressentir quelque chose de douloureux mais, tellement chaleureux que !j'allais m'enfoncer dans attachement crucial dans cette jeunesse que i j'espérais longue .

                     Mon corps ,dans ce sac ,bannissant cette timidité ambulante,désormais , se rapprochait de ce corps agréable, jouisseur de tous mes sens, je ne la vis pas se réveiller. Une paire de gifles monumentale, avec une force herculéenne, me remis dans le droit chemin,c'est à dire !  en arrière toute, oui ,mais !c’était déjà trop tard, ma verge se trouvait déjà engagée dans l’entre- fesse, poussait à fond vers cet endroit défendu par cette unique ficelle, commençait à éjecter ce fluide salvateur, tellement bon, que je le laissais aboutir hors de cette grotte cachée, pour s’écouler et maculer sa peau bronzée  entre ses cuisses musclées . Son genou droit,au secours de cette fille , se déploya d'une terrible et effroyable extension et me somma de sortir illico- presto de ce sac de couchage improvisé, ce fut la fin de la partie à deux bandes.

                           On avait frappé à la porte de notre cellule, deux plateaux remplis de deux petits déjeuner nous furent servis, des sortes de majordomes, peut être des domestiques nous servait en denrées du matin. Dis donc on se croirait au Campanile ? sauf que nous étions en prison, pas en vacances. Un petit livret intitulé " code de bonnes conduites dans la ville engloutie" attira notre attention linguistique. Petits pains au chocolat pour nous les nordistes , chocolatines pour les sudistes, galettes de froment , crêpes de bretagne barbouillées de chocolat Poulain , tout y était. Je feuilletais en même temps ce catalogue de recommandations. J'avais hâte de sortir de ce cachot pour découvrir cette communauté. Mais! nous n'en étions qu'au deuxième jour de captivité. Quatorze jours à survivre avec comme seule compagnon !la cervelle à Pénélope, elle finissait son petit dj, me pris, d'autorité  des mains, le recueil de directives.

Dis donc !! il n'y a que des femmes dans cette citadelle ?

Quoi ? c'est vrai ?

Hé oui !! mon frère.

Et nos petits grelots ou sont t’ils ?

En recharge électrique sur 380 volts , me réponds le garde chiourme. Vous les reverrez à votre sortie.

                   On me jeta un sac de jute pour me protéger de ce froid mordant. Comme ça !! chacun chez soi me dicta,avec son sourire ravageur , ma sœur. Elle commençait à me chauffer celle-là. Si la guerre elle veut, elle l’aura !. J’avais mal à mes testicules, après ce coup de genoux dévastateur, elles avaient viré au gris sombre , absolument méconnaissables, impropres à la consommation et ce pour quelques jours. Regarde ! ce que tu as fait Pénélope. Les hostilités commencèrent par des escarmouches, le désordre allait se produire. Un combat fait de regards ne suffira pas à éteindre cet incendie, ce dernier commencé dans ce sac de jute allait s'étendre progressivement à la pièce entière . Un baroud d'honneur de mon côté, peut-être ? ce fut casse-cou à l'extrême. Une terrible bataille de têtes à claques fut imaginée pour nous calmer.A bout de la sixième  double, nos gardiennes alertées par la conflagration imminente surgirent. Armées de bâtons à assistance électrique, ils réduisirent l'émeute sanglante , en repos des guerriers. Pénélope me quitta pour une autre réclusion, celle de la bouderie. Je restais abandonné à mon triste sort.

                 Dans cette pénombre j'en profitais pour faire le tour de notre demeure. Des hublots tapissaient les murs, j'y regardais de plus près : Nous étions sous le niveau de la mer. C'était effrayant et, sublime à la fois. De monstrueux animaux amphibisés évoluaient devant moi. Comme Jules Verne, le même spectacle s'offrait à moi et à ma grande sœur. Une vraie représentation s'offrait à mon regard, un véritable théâtre sous la mer, monumental, magique, grandiose,avec comme seul orchestre le bruit de la mer et de ses habitants locataires . Toute la faune se trouvait représentée dans ce petit carré magique. J'avais hâte de sortir, de découvrir cette beauté pas encore disparue. Mes journées à venir seront dédiées à cette fresque pas encore effacée. Notre terre, cette planète tellement agressée, avait gardé cette multitude d'êtres vivants. Je me posais cette question lancinante ! mais qui était derrière tout cela ? Mon corps tenaillé par cette réponse, réclamait une réplique.

                           Au quatrième jour, ELLE frappa à notre porte, qui en fait n’était que  fermée de l'extérieur . Une dame rentrait, d'un calme magistral , s'assoiyait  auprès de mon humble personne, un bellissime être venu du moyen Age, qui me souriait d’un sourire magnifique ,en sortait une sorte de bonté divine à damner un curé de campagne dans sa soutane trouée . Une toque pointue, chapeautait une chevelure d'or, (voir photo plus haut dans mon blog) un visage d'ange éclairait, à lui tout seul notre alcôve ceinturée de ces hublots magiques. Une empathie généreuse s'emparait d'elle à mon encontre. J'en restais bouche bée, prêt à m’élancer vers cette magicienne de l’apparition sublime !! Ses vêtements fastueux, d'un autre âge restituaient le faste de ces époques révolues, et, inconnues de nous. De sublimes paroles sortirent de sa bouche.

                 Comment allez-vous ? mes amis ! avez-vous fait un bon voyage ? Ces mots tellement riches de la bonté exprimée, m’extasièrent me laissèrent sans voix. Je vais bien , lui répondis je ! enfin presque !. Je sais ! mais vous y êtes pour quelques temps encore, ne vous inquiétez pas ! Et notre bateau ? Votre nef se trouve en cale sèche, nous la préparons pour votre futur départ, si vous voulez partir bien sûr ! le temps ne presse pas, vous êtes ici chez vous.

Notre départ ?

Pourquoi ? vous ambitionner de rester ?.

                      Je ne sais pas il faut demander à Pénélope !.

Je lui ai déjà parlé !

Quand ?.

                      Cette nuit, je suis venu lui desserrer le cordon de ce sac obligatoire , et ! nous avons parlé de votre voyage. Elle regrette intensément ce qu'il s’est passé entre vous. Je me suis à larmoyer de tristesse, mélangé de cette joie intime. Je vais vous quitter, maintenant, nous allons vous apportez de la lecture, de l'information également. A très bientôt. !

               Elle se redresse et, d'un pas majestueux nous quittait, son regard ne me laisse aucun répit, et ce jusqu’au dernier instant. La porte se referme sur cet ange venu d'ailleurs. Je la regrette déjà : cette apparition. Ce n'était pas une hallucination divine,  mais bien la réalité, je me rendors d’un sommeil plein de rêves de notre futur à venir. Qu'ils seront longs ces derniers jours de quarantaine ! Pénélope n’as pas décroché un seul mot, je ne sais ce qu’elle pense, emmitouflée dans son sac ,elle me tourne le dos ……….

Chapitre.07.Les trois tours découvertes de la cité.

              Chapitre.07.les Trois Tours. Découverte de la cité.

                  Quand nous nous sommes réveillés.e. s de cette léthargie, au bout de la quinzaine d’enfermement obligatoire, la porte de notre cellule c’était légèrement entrouverte, cette embrasure légère nous invitait à sortir, visiter ? peut-être ces tours de verre. Cette inactivité m'avait enfoncé dans une sorte de dépression, le découragement m'avait affaibli mentalement et physiquement, une sorte d’asthénie m’accablait. Je sortais enfin, personne pour nous accueillir, pas de cérémonie, aucune intronisation de la part de nos hôtes exceptionnels de bonté. A côté de ma cellule, une porte également entrouverte, j'entre Pénélope est là, encore inerte. Au bout de huit jours de restrictions, nous avions décidé avec l’accord des autorités, que nous pourrions bénéficier, chacun ! d’une chambre séparée, avec tout le confort, pour passer le temps le plus agréablement possible. Ce fut accordé par une solution dérogatoire assorti d’un sursis probatoire en cas de maladie virale, nous étions des hôtes de marque, pour le moment. Doucement, je m’approchais, délicatement, je lui caressais son visage, si paisible et tellement inoffensif à l’arrêt. Elle se réveillait, ses yeux, sorte d’amandes douces, couleur bleu comme le ciel en hiver, me devinaient, me cherchaient, enfin me souriaient, ses bras s’entrouvraient, m’attiraient définitivement, nous sommes enlacés, oubliant nos turbulences, nous allions rester de longues minutes dans cette position si mignonnette.

                       Ça va ? mon frère ?

                        Impeccablement en forme !! peut-être ? quelques kilos en plus, à vérifier sur la balance du bateau.

        T’inquiètes pas ! moi aussi, j’ai pris un peu de  gras, bon ! c’est comme j’aime, il faut engranger pour mieux exhiber nos rondeurs que tous les hommes finalement préfèrent.Je ne la contrariais pas, effectivement quelques kilos en plus, ne gâtaient absolument pas, ce corps de belette. Ce n’est pas très important, le principal c’est que nous soyons en vie et ensemble. Nous sortirons de ce labyrinthe composé de couloirs interminables, se terminant en angle à quatre-vingt-dix, tous les cent cinquante mètres, c’est dire la surface habitable que cet immeuble imposait à ses propriétaires. Un ascenseur transparent, pas du tout fait pour moi, sujet au vertige, placé au centre de l’ensemble, laissait la possibilité et le choix, de monter ou de descendre dans les entrailles de cet immeuble de verre, certainement sorti des manufactures de saint -Gobain. J'appuyais sur le bouton, pas de descente de prévue dans ce programme, uniquement la montée. Nous sommes certainement dans les profondeurs de cet immeuble, sous le niveau de la mer, peut-être même au dernier sous-sol, celui des pierres tombales.

                         Plus de quarante-neuf étages nous séparaient du sommet. Chaque palier était dévolu à différentes affectations, l'hôpital, l’infirmerie, la piscine d’au moins 50 mètres, les cuisines, les chambres, les dortoirs, la bibliothèque, les salles à manger, les salles de repos, de danses, de sports, de cinéma, de théâtre, les salles de réu-nions, le stockage des denrées alimentaires, le gros et petit matériel disponible à chaque instant, l'atelier de réparations diverses et j'en oublie certainement. Une ville entièrement organisée de main de maitre, logée dans trois tours gigantesques, flottant sur de gigantesques vérins hydrauliques conçus pour des plateformes pétrolières, se trouvait ici en plein milieu de l’océan. A chaque palier, installés dans de confortables fauteuils relaxants, nous avions droit à un panorama époustouflant de beauté, la mer à perte de vue, des filets sous-marins en métal renforcé, anti-intrusion se trouvaient à quelques encablures de l’édifice, ceinturaient cet édifice monstrueux de complications, pour se mettre à l’abri de ces prédateurs, avides de ces richesses accumulées, désormais ! introuvables sur la terre devenu un océan de plastiques.

                 Comment avait t‘ils pu construire ces éléments superposés, quel génial architecte inventeur avait pu dessiner cette tour principale sorte de beffroi ressemblant à la Babel antique rectifiée dans tous les livres d’histoire que nous avions arpenté dans ces manuels scolaires, pendant notre enfance. Refuge extrême et ultra moderne, contre les exterminateurs. Cette organisation phénoménale avait dû exiger un cout exorbitant, une main-d’œuvre très importante ? Nous attendions avec une certaine impatience le déroulement de notre introduction dans ces lieux extraordinaires, ce quartier libre s’éternisait. Le monte-charge, certainement programmé nous expédiait, sans coup férir, et d’une seule traite à une vitesse vertigineuse, au dernier étage, certainement celui de la direction managériale, commandant cette place forte transparente. Nous sommes arrivés Pénélope ! je lui laissais le passage, comme tout gentlemen intelligent, je m’effaçais derrière cette femme de nouveau habillée de tentures à rideaux. L’accueil fut de la part des personnages présents, enthousiaste, et ! Cordial à la fois, cela se sentait aux sourires qui ne seront pas forcés. Des voyageurs venus de ne je s’ai ou, ce n’est pas banal ici.

    Nous avions débarqué en vagabonds barbus nous voici remis à neuf, presques des globe- trotter à la dernière mode, recouverts de rideaux souples, coloriés de pétales de pleurs. Pénélope et moi-même sommes habillés à la dernière couture style moyen-âge, c’est très confortable, ample et bien ajusté, ces vêtements nous vont à ravir, quoiqu’un peu pesants à porter au niveau des épaules. La maitresse des lieux, je le pense, vu l’extravagance de son accoutrement, s’avancera me prendra le bras, m'invitera à la table installée au centre de cette pièce monumentale décorée de tentures magistrales.

Chapitre.07 les trois tours découverte de la cité page.02

                           Des plats, richement dotés de victuailles, de mets délicieux, de fruits exotiques, de viandes rouges et blanches, nous attendent, éparpillés en quantités phénoménales dans des plats en porcelaine fantastique, ornés de dessins, certainement peints à la main, aux couleurs scintillantes. Des amphores, remplies de vins somptueux, liquoreux ne demandant qu'à être dégustés, seront servies continuellement derrière chaque convive. Nous apprenons que la mai-tresse des lieux se nomme Leila. Une descendante de la famille Hulot, je cherche dans ma mémoire, non ! ce nom ne me dit rien, pourtant Hulot !!! ah si !!!!! Nicolas ex- ministre démissionnaire d'une défunte génération de politicards véreux, finalement exécutés en grand nombre durant la deuxième nuit des longs couteaux. Leila nous précisera quelle ne faisait absolument pas partie de cette descendance d’abruti d’écolos, seulement d’un nom venu d’ailleurs, nous en saurons pas plus, le mystère s’épaississait, mais nous n’en n’étions qu’au début.

                   Demain , nous vous ferons visiter notre domaine, me chuchote à l'oreille ma protégée. Peut-être ! un peu plus pour toi mon grand ? Une alarme, sorte de branle-bas se déclenchait chez moi, les yeux de Leila à la fois m'intimident et à la fois m'horrifient, que dois-je penser de son regard et de son invitation ? Bon ! je ferais le point avec ma sœur ce soir. Nous nous concerterons et nous déciderons de la marche à suivre, de toute façon il est hors de question de se la jouer en solitaire. Nous sommes une équipe de vainqueurs, en liberté peut-être, mais néanmoins collés à nos exigences familiales. Le repas se fit debout, en chuchotant entre les différents convives, très peu d’hommes, peut-être deux ? Que des femmes superbes, habillées avec un prestige incroyable de sincérité pour montrer des formes adoucies par tant d’années passées à se mettre les hommes à dos. Deux vastes appartements spacieux, vers le vingtième septième étage, au raz de l’eau, nous attendaient et, nous furent dévolus, jacousi à bains bouillonnants, une immense piscine attenante, commune aux autres logements et accessible par un escalier métallique monumental en forme de colimaçon et double révolution, attendait les nageurs et nageuses dans une eau salée à vingt-neuf degrés. Dotés d'un confort maximal pour touristes fortunés se moquant de la plus totale indiscrétion sur cette planète délabrée, ces lieux pourraient des endroits de perdition, je suspectais quelque chose de pas très catholique, je dirais !! quelque chose de fantasmagorique, comme dans un rêve incrusté à jamais dans le plus profond des sommeils.

                      Ces suites nous invitaient au repos, presque à la paresse, à l'assouplissement complet de nos corps meurtris par ce voyage irréel dans la boue et les rejets industriels. Dans la piscine, nageaient de multiples fées plus belles les unes que les autres, leurs corps flottaient littéralement comme de vulgaires bouchons de liège ,  dans ou sous la surface, nous faisaient des signes, invitations à nager, à couler dans ce fond d’eau clair et transparente, entourés de rochers certainement de béton coloré, ce décor féérique était absolument magique. Leurs corps, nus se déployaient en de multiples scénographies formidables de légèreté, accompagnés de mélodies d’une douceur limpide. Ces corps épatants, éclatants de jeunesse, donnaient une atmosphère fantasmagorique. Je ne savais plus où donner des yeux. En observant de plus près ces nymphes, je m'inquiétais soudainement.

                    C'était étrange, dramatiquement troublant, toutes ces femmes sorties de nulle part, étais-ce ? nous avions affaire à des humains ou plutôt des humanoïdes ? Mes pensées débordaient d’imagination fertile en rebondissement, Pénélope elle, de son côté me regardait, n’imaginait pas un seul instant me voir, dans le plus simple appareil, descendre de cette margelle, plonger vers ces filles déguisées en flutes de champagnes. Je songeais un instant, à glisser vers et dans ce lieu troublant, immédiatement, ces formes diffuses, transparentes se met-taient à gesticuler de concert, comme des marionnettes elles devinaient ce que je pensais dans mon cerveau, à l'instant même de ma réflexion se mettaient en forme circulaire pour mieux me cerner dans un centre d’où je ne pourrai plus jamais m’échapper. N'y vas pas !!! me cria, de son balcon, Pénélope, c'est un piège maléfique. Mais où sommes-nous donc ?

       En enfer !!! me susurra une nymphe plus hardie que ses amies ! allez viens donc. Laisse donc ta sœur !! elle n’en vaut pas la peine.

    Ce fut le déclencheur concernant mon refus immédiat, je remettais, pour plus de sureté mon peignoir sur mon corps dénudé, cachait la nomenclature familiale. Je filais, non sans  regret, dans notre chambre, me plongeais dans un sommeil rempli de cauchemards. Demain sera un autre jour, une visite est prévue avec Leila. Je me réveillais, vers une heure du matin, enfin je crois, il n’y avait plus d’horloge interne dans mon corps, la nuit ou le jour, peu importe, nous étions déconnectés de la réalité. Une naïade, le corps transformé en serpent géant était allongé auprès de moi dormait également, de répulsion, de peur, je m'écartais de cet affreux présage, Pé-nélope n’avait rien vu, peut-être que dans ses rêves elle vivait la même scène ?

                  Je l'avais aperçu cette naïade hier soir, elle m’avait promis l'enfer, j'y étais ? A moins d’être drogué, j’avais beau me pincer mon avant-bras, celui qui recevait toutes les injections vaccinales, cette bête étrange, se trouvait le long de mon corps, se glissait dans les draps, une panique indescriptible m’envahissait, je sortirais bien de ce lit, une force m’en empêchait, me scotchait, c’est démoniaque, diabolique, certainement satanique, Pénélope avait raison sur ce point. Je me rendormais, de nouveau, je sens sa queue en écailles fureter, glisser, sur mon corps, ce dernier est depuis pas mal de temps monacal, mais nécessiteux de ne plus tenter le diable par la queue. Je suis certainement drogué, je ne peux pas bouger, pétrifié, je subis ce corps dantesque, glacial, recouvert de squames, c'est abominable, angoissant, elle va m'enserrer avec son corps de reptile , m’étouffer littéralement , sa gueule à l’opposé de la tête de cette nymphe qui dort , donne une sorte d’irréel de jouissance , sa bouche remplie de crocs acérés comme des pointes de charpentier s'ouvre puis :il faut demander la permission pour l'usufruit me clame cette comique à l’autre bout de ce reptile énorme ,elle m’avait parlé ,m’avait presque rassuré, se penchait vers moi, au bout de ce caméléon démesuré . Sa langue sort, elle est d’une grandeur effrayante, me rentre dans mes orifices naseaux, j’étouffe.

                   J’abandonne le combat, un baroud d'honneur puis plus rien, je me laisse aller, mon corps ne m’appartient plus, se trouve être à la merci de cet incroyable ustensile réversible. Le cauchemard va-t-il en-fin se terminer ? Il fait jour, suis seul, avec ma sœur, uniques solistes dans cet univers étrange, ésotérique, inconvenant, certainement fantastique et dramatique à la fois. On a frappé à la porte, entrez !! C'est le majordome, le déjeuner sera prêt dans trente minutes. Au fait ! il y avait du beau monde dans la piscine hier soir ?

   Non ! Monsieur, vous êtes seuls avec votre sœur, tout l'étage est à vous, ce dernier est réservé pour les visiteurs de marque.

       J’avais certainement rêvé, ou étions-nous ? cette tour, comment faire pour s’en sortir ? promis chose du, le plateau repas arrivait en grande pompe, poussé sur quatre roulettes par deux femmes d’une beauté inouïe ! que je ne pourrais pas donner de conclusion précise, mais sachez que nous étions complètement effarés de voir ces personnages d’un autre temps, peut-être d’une autre planète, nous servir cette baguette beurrée avec du beurre salé de Guérande. Nos grelots, requinqués par de nouvelles piles au lithium, furent réintroduits peu après, retapés mécaniquement, ils nous ont fait la fête, mais ! quelque chose clochait, je ne les retrouvais plus comme avant, les mécanos informaticiens avaient déréglé leur mécanisme. Nous nous sommes recouchés, encore assoupis, ma tête me tournait quelque peu, c’était étrange, des images passaient sans cesse dans cette mémoire que j’essayais de garder depuis de longues années. C’est comme si ! ils nous avaient effacé quelque chose. Ma montre c’était arrêtée à exactement deux heures trente du matin, mes cheveux avaient changés de couleur, mes ongles coupés alors qu’hier ! soir ils se trouvaient très longs. Dehors un brouillard intense, flottent comme un bloc de béton, nous sommes en arrêt devant cet espace météo……à suivre.

Les trois tours chapitre huit.exploration et découverte page .01

                   Le rendez-vous avec Leila, l’élégante sulfureuse première dame de cette communauté extravagante, avait été agréé pour dix heures plus exactement : dix heures zéro deuxet vingt secondes précises  .Nos montres s’étant arrêtées ,stationnées sur deux heure et quelque du matin, ils nous avait fourni deux sortes de bracelets ultra modernes ,surmontés d’un cadran de forme octogonale , générant en 3D la forme  juste  de ces édifices de verre , en vérité, et je le pensais vraiment, ce fut une sorte de bracelet GPS pour apprendre tout de nous et de nous localiser à chaque instant ou que nous soyons, mais ! il donnait l’heure et, cela me rassurerait .

                   Cet outil , sorte de compteur geiger ,enveloppé de caillasses scintillants au soleil, en fait ! Pénélope, en véritable experte chevronnée en décors costumés , me dira, un peu plus tard, dans la matinée, que nous avions les plus beaux diams du monde aux poignets, tout simplement, ceux-ci qui allaient nous servir de chronomètre intelligent représentaient une fortune incroyable à la portée de personne . Nous avions senti, dès les notre arrivée surprise, pour nous bien sûr, pas forcément pour eux, une sorte d’organisation supérieure, comment vous dire ? magistrale ? serait le therme le plus approprié, Comme prévu, nous nous étions habillés comme ces personnages, n’oubliant rien de ce qui nous avait été proposé. Je commençais à croire, que nous étions tombés ! non pas sur une secte échappée d’un asile Américain de l’ouest, mais d'une sorte de binômes ressemblant à des humains, je m’explique ! bref ! je vais tenter de détailler le ressenti.

                     En ces temps incertains de fin de ce Monde, je ne croyais pas du tout à une équipe de bricoleurs ayant fait son nid comme ça, dans ces tours. En temps normal, c’est-à-dire avant la propagation du virus 19. (Le plus gentil, que quatre trillions de décès enregistrés et notés dans les registres nationaux). A cette époque bénie, pour les finances des riches, apocalyptique pour les démunis, tout allait bien, la terre tournait dans le bon sens, autour de l’astre solaire, qui ne demandait qu’à facturer son énergie indispensable à notre survie. Les pétrodollars affublés de leurs sociétés genre Total Energumènes en déconfiture visqueuse , avaient disparues depuis longtemps, une armée de physiciens avait découvert le graal, en la personne de se soleil incroyable qui ne demandait qu’à nous vendre à pas cher son énergie inépuisable . Les astrologues n’avaient absolument pas détecté le moindre détournement de notre planète, donc ! de ce côté-ci aucune explication plausible, l’astre bouillonnant en permanence était encore des nôtres, à part ce brouillard descendu au raz de l’océan.

       Ce qui me chagrinait le plus, c’était la bienveillance tellement appuyée de la part de ces beautés sculptées comme dans du marbre de saint -Béat (31). De plus ! aucun homme, à part quelques majordomes tirés à quatre épingles genre nourrices au lait entier , se trouvaient êtres à notre disposition pour apporter le petit déjeuner du matin et ce diner du soir, sans oublier de régler l’écran géant trônant au-dessus de notre lit extravagant de grandeur, au crépuscule dans notre fabuleuse suite. Toute cette filoche me rappelait cette planète des singes devenue un capharnaüm de grosses formes de poils mal rasés. Mais c’était de la Paramount Picture, du cinéma ! pas la réalité que nous vivions depuis quelques heures. Et ce premier cauchemard en literie ?.

            Pénélope m’a raconté, après coup, avoir subie la même contrainte fumeuse, pour elle ce n’était pas un serpent, mais un éléphanteau sorti du ventre de sa mère, dans la jungle Congolaise disparue qui essayait de lui rentrer sa trompe dans ses oignons personnelles. Elle en portait les stigmates, alors qu’elle se défendait bec et ongle, comme à son habitude, elle se mordra sa langue, j’en suis le témoin, ! il lui manque réellement un morceau, l’extrémité, celle la plus riche en sensations culinaires ou évidemment charnelles. Le sang n’a pas coulé, surprenant ! le seul handicap qui resterait, ce fut ce fameux cheveux sur sa langue de cette vipère de frangine , ce problème fut d’une finesse doublée d’une suavité qui accentuerons cette attirance que nous avions tous envers elle. Je ne pouvais que sourire à chacune de ses paroles diffusées en travers de ce trou béant, de forme carrée, pigmenté. Ses gros yeux, au début feront la une de nos relations, ensuite ,elle s’en fichera complètement, et finira par se donner une sorte de genre, une reconnaissance pour les hommes, Pénélope parlait ,s'écoutais . Je m’étais, quand-même posé cette question, ! et si cette organisation n’avait pris un petit bout de ma frangine pour une étude approfondie ultérieure ? Pour moi, il ne manquait rien, tout était en ordre, mon sexe pendait comme d’habitude, normal en manque de femme normale, ce dernier avait baissé pavillon, ne se souciait nullement de mes attirances envers ces sculpturaux décors de rêves. Ah ! si, ma calvitie naissante avait disparue, remplacée par une tignasse épaisse remplie de tiges de couleurs indéfinissables, sorte de dessins effectués avec de fabuleux crayons de couleurs. Bien coiffées, ces tulipes d’un nouveau genre seront une merveille de la nature renouvelée tous les jours, par et pour tout le monde, Pénélope me proposera de les trancher avec son couteau suisse pour les mettre en pot. J’attendrais de voir l’évolution de cette tignasse odorante. Leila me proposera un chapeau pointu, je l’acceptais bien volontiers et, de bonne grâce, le soir, ces fleurs seront de nouveau en liberté sur mon crane, puis se refermerons pour dormir, pour finir par faner au bout de quelques jours. Voila ! grosso modo les changements intervenus sur nos corps, je ne manquerais pas de vous informer de toutes modification ultérieure qui surviendraient inopinément, vous avez ma parole d’ancien scout .

               En secret, je vous dirais que le plus dommageable pour ma petite personne, ce fut que je n’avais plus aucune érection majeure , ce membre, d’habitude en verve, avait complètement, comme un objecteur de conscience, déposé les armes, me laissant sur ma faim, à chaque fois que je rencontrerais la gente agréable. Je ressentais une certaine attirance, mais le mystère de la vie associative ne prenait pas, impossible d’aller plus loin, une sorte de refoulement intérieur me submergeait littéralement. Avaient-ils inventé le Viagra inversé ? peut-être ! Ma frangine m’avouera beaucoup plus tard, avoir observé certaines malformations dans le bas de son ventre, son col devenait infranchissable à tout contrevenants décidé à en découdre avec elle. Il n’était pas impossible que nous fussions des cobayes, la nuit à notre ainsue, des expériences, je dis ! peut-être ! bon ! ne faisons pas de fausses new. Respectons nos hôtes……….

          Leila, avait changé de tenue, cette dernière était plutôt genre cosmonaute moderne, ses formes nous étaient complètement cachées sous une combinaison transparente, mais bien isolée. Nous passions un sas, allions êtres à notre tour recouverts de ces attirails que Pesquet connaissait si bien. Nous avions affaire à une spécialiste des affaires inconnues pour moi et Pénélope. Je vais vous résumer cette journée d’explorations dans ce fabuleux labyrinthe, sorte de dédale composé de pièces et de couloirs extrêmement compliqué. La cité majoritairement composée de trois tours principales de formes carrés, dont deux jumelles, mesurait environ deux cent quatre-vingts mètres de hauteur plus les antennes dont je ne saurais donner avec précision les cotes, ces tours de formes identiques étaient composées de plus de quatre-vingt-dix étages dont vingt immergés sous la surface de l’océan. Leila nous commentait la description en vraie cheffe de meute capable de mener une guerre, à toute brigade motorisée s’approchant de trop près de l’édifice monstrueux d’élégance. A suivre..

Chapitre 08.les trois tours visite approfondie sur les horreurs.page.02

                        Cette fresque allégorique exposée sans aucun plafond de verre , , était gigantesque de démesures jamais observées par l’homme, à part ces ridicules gratte-ciel, construits un bon siècle en arrière, devenus en quelques heures  un amas de cendres et de soupirs sanglotants lors d’un terrible attentat. Nous n’avions pas souvenir d’avoir observé une sorte de fabrication monumentale, et ce en plein mare à monstres. Les étages inférieurs, nous y avions déjà goutés à un certain moment  , se composait de la prison, elle-même agrémentée de cachots je me doutais sordides. Des cris sourds venus d'outre -tombes nous parvenaient, qui sont ces gens ? Leila nous répondit, laconiquement : des hommes et des femmes capturé.s.es pendant nos croisades. A chaque guerre nous prélevons des spécimens par nos services secrets.

         Des esclaves en quelque sorte ? J’avais touché juste, ma question ne devait pas rester sans réponse de sa part, il lui fallait me répondre quelque chose de logique, de sa voix devenue métallique, sa finesse ayant disparue, elle me dictera comme un répondeur automatique , ce message enregistré : Les meilleurs termineront en valets dévoués à notre cause, certains en cobayes, le reste en soupe pour les monstres, si je dis bien si ! vous voulez terminer dans la fosse, continuer à me poser ces genres de questions. Nous resterons bouches bées, interdits devant une telle réponse de sa part, je me hasardais, encore une devinette ! Madame Leila ?

    Oui ! mais, bien évidemment ! vous pouvez mes amis, mais ! Par pitié ! Ne m’appelez plus madame seulement Leila, d’accord ?

     Je hocherais de la tête, j’avais compris que cette demande impérative ne devait pas franchir une certaine frontière .Je commençais à avoir la confirmation sur mes doutes concernant cette panoplie de femmes soldates , surgies de nulle part. Et pour moi et ma sœur ? pourquoi tant de clémence de votre part ?

                     Toi ? je vais te dire, nous avions prévu quelque chose de différent. Profitez-en, nous avons quelques semaines avant les grandes marées.

                        Que venaient faire l’équinoxe dans cette affaire ? Je frissonnais, soudainement la peur m’envahissait, je ne pouvais plus avancer d'un pas. Elle me prit par le bras, se fut terrible, comme dans un étau de ferronnier, elle me forcera à regarder au travers de ce brouillard, c’est votre faute, ce que nous avons devant nous. A partir de ce moment je me suis aperçu que ! je n’avais pas affaire un être humain. Les deux tours jumelles sont, à leurs sommets, entourées de parois en verre, dernière génération, plusieurs centimètres d'épaisseur les protègent d’hypothétiques boulets de canon. Nous ne pouvions sortir que par le haut. Les salons, tous au sommet étaient panoramiques, nous distinguions à des milles à la ronde, toutes les possibles navigations suspectes. Un radar de fabrication incroyable de modernité, détaillait jusqu’à Bayonne, les contours de cette terre diminuée des trois quarts de sa surface habitable. Le poste de commandement un étage en dessous, occupé par ces cerbères féminines, comme de véritables statuettes de marbre, gardaient ce lieu, prodigieux de nouveautés, pour nous simple terriens.

                     Les dernières innovations y sont installées, mais c’est secret défense, vous n'y accéderez pas, me confiait dans le creux de mon oreille, cette Leila décidément tellement versatile et qui changeait à chaque instant de position.

    Le bureau des chercheurs, véritables transmetteurs du savoir disparu, se trouvait accolé à ce poste principal, quelques hommes, aux yeux bridés pour l’éternité, planchaient sur d’incroyables écrans tactiles flottant dans cet espace.

Et les antennes ? à quoi servent t’elles ?

Pour communiquer pardi !!

Mais avec qui ?

Les trois tours chapitre.08.la viste de l'horreur ..page .03

          Nos régions du sud est asiatique. Nos cultures ancestrales sont là-bas, sur les hauteurs du Tibet, maintenant devenu une ile.

Mais le transport !! comment faites-vous ?

Enfin !! réfléchis un peu idiot, des bateaux voyons ! Justement cette matinée arrive une livraison.

Elle m'avait traité d'idiot, un terme allégé pour des humains, mais tellement surprenant de sa part ! ce n'est certainement pas bon signe, c'est ballot, c'est cornichon de ma part de paraitre aussi nul en géographie, elle va me transformer en esclave dans la division inculte de culture c’est sûr !

Mais non ! ne t'inquiète pas mon chou, je vous affectionne suffisamment vous deux, pour ne pas vous défenestrer, vous êtes, en plus ! Mes invités à ce que je sache ? .

         Elle avait lu dans mes pensées, j’en était tout à fait sûr et certain, cette femme avait la faculté de comprendre l’intérieur de nos cerveaux. J'avise Pénélope à l'écart, il va falloir partir de cette prison dorée, avant d'être broyés à notre tour.

Ne vous inquiétez pas les enfants, il ne vous arrivera rien du tout ! si vous êtes sages, bien sûr !

      Nous sommes consternés, anéantis par sa réponse. Pénélope me dira, essaye de lui faire la cour à cette madone, on verra bien ! J’avisais ses cuisses tout d’abord, une rapide pensée subjective, rien !! pas de réponse, que son naturel, je tentais de l’embrasser, en virtuel évidemment, toujours rien de son côté. De mon bord, comme prévu, aucune érection, je pensais, je me mettais à rêver de positions multiples, je m’imaginais avec elle dans ses bras, l’embrassais partout, toujours aucune réponse de sa part. Ni pour elle ni pour moi. Le sexe, et j’en déduisais formellement, avait disparu de ces entités foireuses.

Elle finira par me dire, ce n’est pas la peine de te formaliser sur tes envies mon gars, nous avons suspendu littéralement le désir charnel et ! coupé court à toute éventualité sexuelle, et nous en ferons cet usage le temps qu’il faudra.

     La messe était dite, je ne m’aventurerais plus sur ce désert imaginaire de ces sortes de femmes, moitié humains et je ne sais quoi. Dans mon subconscient je trouvais dommage de ne pas pouvoir envisager quelque chose. Elle se retourna, me jeta un regard terrible. Je bloquais définitivement mes envies.

      Dans la seconde tour, à l'écart de tous rongeurs, se trouvaient les réserves de nourriture, blé, mais, orge, fenouille, tous les légumes planétaires, tout, enfin ! presque tout capable d’atterrir dans une cuisine aménagée. La visite continuait, mais où sont les autres femmes ?

En télétravail aujourd’hui !! par soucis d'économie nous faisons cela deux fois par semaine.

     Elle était bien bonne celle nouvelle, cette Leila ne répondait pas à nos questions, seulement imaginait ce quelque chose que nous ne pouvions actuellement cerner avec précision. Une porte imposante composée de deux battants, nous intriguait au plus haut point. Gardée par deux sauterelles complexes à souhait, cette porte monumentale se dressait en plein milieu de la pièce principale. Interdit à tous animal étranger au service, nous indiquait le panneau, sorte de parchemin de couleur claire. C'est notre centre expérimental, nous allions découvrir l'horreur absolue !! Une ignominie d'une sauvagerie Jupitérienne, ici, la terreur régnait en seigneur absolue. Des hommes ! que des males sur ces tables d’opération, agonisaient en pagaille.

Comme vous le voyez !! nous sommes dans la salle de tri. Nous sélectionnons les organes encore potables, et, surtout la liqueur séminale.

                   Des folles !! nous avions affaire à des tordues de première classe, affairées à démembrer, et à couper toute cette salade composée de sales types en perdition. La schizophrénie de ces déesses au long cou, me triture encore l'esprit. Les hommes attachés hurlent de douleur, cela devient insupportable pour nous, simples mortels. Des sondes introduites dans les orifices disponibles, aspirent continuellement ce sang devenu impur. Mais pour quoi vous faites çà ?

Pour la future reproduction ! Si tu veux ! on peut essayer sur toi, te faire un examen approfondi ? pour voir ?

                  Je m’évanouissais, Pénélope allait venir à mon secours, me détachera de cet étau métallique, me prendra dans ses bras. Ne toucher pas à mon frère sinon !

Sinon quoi ma belle ? tu veux jouer ? avec moi ? me chatouiller mon cerveau reconstitué ? Tu peux toujours essayer ? viens ! je t'attends ! tu désires ressembler à ces pauvres types ?

                   Laila avait disparu, surgissait à sa place, un monstre, sorte d’hydre extrêmement virulent, dépassant les bornes. Ce dernier acculait ma sœur, contre le comptoir, sorte de pont coulissant, emmenant les restes de ces hommes démembrés, ce fut pathétique. la belle devenue bête allait s’affranchir de toutes considérations, envers ma chère Pénélope, cela sentait le roussi. Allez ! sortez, vous en avez assez vu. Leila redevenait celle que nous connaissions. Nous en avions la confirmation visuelle, ces bestioles avaient le pouvoir de changer de faciès, pouvaient se transformer en monstres, il fallait partir au plus vite, reprendre la mer. Nous passons à la colonie maintenant. Une bande de petits enfants, en train de jouer, nous apercevions nos grelots, ils sont en bonne santé, s’occupaient des petits en captivité. Leila, redevenue normale, enfin si on peut appeler ça cohérent, nous expliquait, d’un ton redevenu raisonnable, plaisant, qu’ils faisaient tout pour les faire grandir intellectuellement, pour en faire de vrais hommes dévoués à la cause, mais cela ne marchait pas, les composants se trouvaient obsolètes, complètement dépassés, ils resteraient comme ça, nous n’y toucherons plus me confirmera la préposée aux robots automatiques.

    Toute la dernière génération robotisée avait, en fait ! produit des joujoux d'enfants, comme vos petits robots que vous nommez des grelots, quel nom de sot ? Ils ne pouvaient rien en faire, qu'à expérimenter de nouvelles solutions. En y regardant de plus près, c’était l'ignominie ultime, certains étant passés dans les mains des ingénieurs du scalpel, ne ressemblaient à rien. Des morceaux de chair difformes, hantaient cette cour de récréation. Nous avions affaire à des folles !! logées dans trois tours uniques, livrées à elles -mèmes.

Regardez ! voilà le tanker !!

    Un bateau géant genre péniche équipée de roues à aube approchait silencieusement, seul le battage des palmes résonnait dans ce port abrité. Bientôt amarrée à la tour sombre, la troisième, celle du stockage de condiments nécessaires à leur survie. Une multitude de bras arrivait, que des hommes bien sûr, mais ! sans la tête, rescapés de la dissection. Nous étions dans l’horreur absolue, je ne pouvais regarder ces torses se terminant au niveau des épaules, à la place, une sorte de caméra piéton enfoncée dans le cou, qui filmait et enregistrait toutes sorte de paquets. De multitudes marchandises furent débarquées, surtout des vivres, essentiels à la survie de la communauté. Les gardiennes, le fouet en embuscade frappaient de tous bord sur ces centaines d’ouvriers malchanceux.la responsable du quai , me montrais et me faisait une démonstration devant cet ordinateur géant, les denrées se trouvaient comptabilisées avec une adresse virtuelle , que nous ne pouvions soupçonner , nos dépôts ,Amazone et consorts , n’étaient que de minuscule garde-manger , ici nous avions un empire de produits stockés sur des centaines d’hectares , sous la mer, bien à l’abri de prédateurs. Une organisation manichéenne grandeur nature, nous ne voyons qu’une infime partie de ces denrées. La maltraitance ici, régnait en maitre, pas de syndicats évidemment, plus de partenaires sociaux pour négocier quoi que ce soit !!

                       J'en avais assez vu, je succombais à la fatigue visuelle, je demandais à rentrer. Immédiatement deux sauterelles me mirent sur un brancard, direction ma chambre. Là, m'attendait un peu plus tard un grandiose déjeuner. Au moins ! ils savaient recevoir ces dingues ! en guise de programme Leila nous avait remis le détail de la population dans ces trois tours jumelles.

A/ 2555 femmes humanoïdes. Nommées Reptiliennes de première catégorie race supérieure.

A/ BIS 855 femmes en attente d’être transformées en reptilienne deuxième catégorie race inférieure.

A BIS : BIS.200 femmes, la crème de ce gratin enlevé un peu partout complète sur tous les points, seront amenées à diriger nos comptoirs, sur elles repose notre assise directoriale sur cette planète abandonnée. Evidemment leurs cerveaux sont vidés de toute substance, remplacé par des micro-processeurs.

B/ 1225 esclaves masculins transformés en sans tête. Habitants des cachots B/bis Mille femme esclaves pour les corvées et cuisines. Complètes avec bras et jambes, peuvent être échangées pour des butins intéressants. A noter que nous n’avons que les plus belles, les moches sont donné aux animaux en pleine mer. C/ 954 bébés éprouvette en attente de transformation.

D/ 252 serviteurs. Appelés majordomes, avec bras en composite et jambes de bois, sans aucun sexe qui pourrait valoriser cette section.

Soit au total 5986 individus. + moi et Pénélope !

    Un peu plus tard, dans la soirée, je demandais la faveur de rencontrer un individu de chaque section. Ce me fut refusé, seulement une femme modèle Du B/bis nous ferait l’honneur de venir nager en notre compagnie, afin de voir le degré de performance de cette machine terrible de complication. En fait je fus déçu, j’avais devant moi un mannequin sans âme ni cervelle, incapable de franchir ce pas que j’espérais si agréable, nous avions affaire à une terrible société de conservation culinaire.

Les trois tours ...La cité des monstres.le départ .Page.01

       Après cette surnaturelle découverte dans les entrailles de ce navire traditionaliste, je me réactivais doucement sur ce lit hyper confortable, recouvert de draps immaculés, sortis tout droit de la machine à laver les intelligences fétides de ce comptoir des entités disparues, certainement conçues pour faire la connaissance de ces êtres supérieurs, qui avaient sombrés dans cet irrationnel que nous ne pourrions supporter, Pénélope et moi-même, interminablement ces faits non raisonnables. Je sombrais de nouveau dans une léthargie qualitative, certainement drogué aux amphétamines, j’avais un mal de chien à réaliser tout ce qui arrivait en cascade, dans notre tète encore à l’endroit et bien vissée sur ce cou parfaitement charpenté.

               Une douce sonnerie m’avertissait de quelque chose d'imminent, tout à côté de moi ! ce téléphone, ultra portable, de l’épaisseur d’une carte de crédit, bruissait d’un bruit encore jamais entendu, un cri futuriste qui rentrait directement dans mes oreilles, avait mis en réveil obligatoire tous mes sens. Cette machine, contraignante, qui avait pourri notre vie pendant un bon siècle, existerait-‘elle donc encore ? Il n’est pas posé, mais ! en suspension, au-dessus de ma poitrine, dès que ce vibreur s’accélère, des étincelles éclairent mon visage. Une nouveauté de plus à leur actif ? , ce modèle de chez ‘’Beta maxi ‘’, vibrait de nouveau, tant que je n’avais pas réfléchi une seconde de l’opportunité de de décrocher et de lire le roman fleuve qui défilait dans la minuscule lucarne, il m’assommait de ses lueurs étranges .. J'avais un message écrit bizarrement, en écriture qui ressemblait à de l’algèbre écrit par une tribu Persane

Notes de l'auteur  Je vais vous lire ce texto, vous le décripter ,il est impératif que vous soyez au courant de ce qui vas nous arriver, vous êtes ! chers lecteurs en direct de ce que nous vivons, en cas de coup dur, avertissez les autorités compétentes, je vous en supplie, il s’agit de vie ou de mort pour cette planète que nous aimons tant.

                  Le message, laconique, dépouillé de toute sensibilité, provient de Leila, notre charmante interlocutrice de ces lieux ultra protégés. Je vous donne rendez-vous dans ma suite ce soir à la pleine lune, signé Leila votre amie pour la vie. Mon sang ne fait qu'un tour, dans les sens inverse d’une aiguille de montre, qualité Suisse, mes sens libertins sont remis en alerte, je fantasme déjà sur ce message quoique anodin, mais ! au demeurant : argumentée d’une souple fiction authentique. Je vais enfin savoir, ce qui se cache derrière cette étrange créature. J'ai tout l'après-midi pour préparer mon corps, ce dernier n'a pas servi depuis si longtemps !!Je courre, je vole d'une traite  dans la chambre de Pénélope, qui est en train de regarder des vidéos racontant une vie de curé dans sa paroisse Girondine, je couperais d'autorité devant son ai médusé ,le son et ! Je lui raconterais ce texto inédit, surprenant à plus d’un terme. A la fin, elle s’écriera !

                   Ha ! toi aussi tu as le rdv ? Pour être servi, tu vas l’être ! Imagine-toi que cela m'est arrivé hier soir à la même heure. Le majordome, tu sais ? celui à la tête coupée remplacée par une caméra, également! par téléphone m'a envoyé ce même télégramme anodin. Tu ne m’en as pas parlé ? à-moi ton frère protecteur ! Non ! je n'ai pas désiré te mettre la pression, c’est déjà assez compliqué comme ça. Pénélope, éteignant carrément cette image devenue gênante, allait me narrer ce qui lui était arrivé la veille au soir, peu après vingt-deux heure trente, après cette apologie de rustines dans la piscine m’appelant au-secours. Je restais scotché à ses lèvres, en oubliais de respirer, ce que j’allais entendre dépassait ce futur qui se composait devant nous, et ! dont nous étions les témoins oculaires en direct. Je prenais un verre de lait, humidifiais mes lèvres, elles allaient subir quelque chose de colossal.

    Donc, hier soir à la pleine lune, comme prévu sur ce message ahurissant, je descendais d'un étage, direction la suite cent vingt et un, je frappais à la porte !! en fait ! elle s'ouvrait toute seule, comme alimentée par quelque truc ou machinerie qui ! quelque part se trouvait, dissimulée dans la pièce. Cette dernière, réservée à la nomenclatura de Leila est illimitée, comme d’habitude, un lit circulaire m’attendait sans aucun drap ni protection, uniquement un matelas fait de mousse très souple, je dirais même ! comme un trampoline capable d’expulser des corps dans ce firmament incertain, que j’espérais serait la résultante d’une écarlate relation extraordinaire conçue pour une galipette immortelle que je désirais ardemment. Je me déshabillais, suivant les injonctions qui s’affichaient sur cet écran flottant, enfin ! ma culotte uniquement, à part les baleines dépourvues de dentelles attrapes -nigauds, je ne portais, comme tu le sais ? pratiquement rien De toute façon, que ce bout de tissu que j’adore, celui que tu m’as récupéré au match de foot qui servait de serre-tête à ce Brésilien gâté.

    Je lui coupais de force la parole, mettais ma paume devant sa bouche, ne désirant plus écouter ses paroles indigestes, mais ! elle continuait, allait s’étouffer, finalement, de peur de créer encore un conflit familial, je relâchais la pression, j’en avais déjà assez entendu de sa part, je m’imaginais déjà ce qu’elle allait me raconter…. Tu es complètement folle Pénélope ! tu ne devrais pas de balader nue dans ces couloirs, on ne sait jamais et rentrer dans cette pièce ? seule !! chez cet étranger dont tu ne sais absolument rien !!Un gentil baiser appuyé avec une douceur que je ne soupçonnais pas chez elle, sur ma joue gauche, celle du côté du cœur. Elle reprenait sans faille, sans aucune pudeur, sa narration, encore tout excitée de ce qu’elle avait vécue.

    Je m’étais allongée sur ce matelas en mousse, ce support était agréable au toucher, ma peau épousait parfaitement et ce pilastre embrassait parfaitement mes formes académiques, j’allais laisser mon empreinte globale dans cette luxueuse paillasse, en attendant cet éventuel prince charmant, j’avais décroché la protection anti-libellules qui trônait au-dessus de ce lit pas fait, et m’était emmitouflée de façon lascive dans ces textiles en satin transparent. J’étais en train de me chatouiller quand ! , soudain la porte de la salle de bain coulissait dans la cloison. Un homme de toute beauté se glissait hors de cette pièce humide, il fait au moins deux bons mètres, ce dernier, aride de tous vêtements, s'avance donc vers moi. Ce n’était pas ce majordome, mais quelqu’un d’autre d’indéfinissable, équipé d’une batterie de canonnières formidable capable de me transporter de ce bonheur que nous les femmes désiraient  le plus chez un homme . Je suffoquais littéralement de joie, enfin j’allais pouvoir assouvir mes besoins si longtemps absents. Frénétiquement, en parfaite danseuse de cabaret Parisien, je me préparais, me caressais, enfin j’écartais mes jambes, ouvrais mes cuisses, laissant ce regard inspecter ce superflu qui n’allait pas oublier de saluer, j’étais enfin prête à recevoir ma juste récompense, de la part de ce quart monde défiguré. Equipé d'une colossale anatomie, il s'avançait vers moi. Il n'avait plus qu'à se laisser faire, me baisoter en fait, j’en avais tellement envie que je n’en puisse plus, je ne faisais que bouger verticalement mon bassin, l’invitant à plus de hardiesse de sa part, comme un détrousseur de jupons, pressé d’en finir. Tout bonnement, j’attendais que ce beau mâle, sans tête, me fasse plaisir ? c’est dans la logique ? tu ne crois pas ?

   Je ne répondais pas à sa question, entre sa liberté exacerbée et la logique des choses, qui avait raison ? Je la laissais continuer et exhiber ce libertinage déséquilibré entre une femme normale et une nature qui !ne voulait pas dire son véritable nom…. Tu ne vas pas me croire, Quand ! presqu’à me toucher, il sort une clé à pipe d'au moins trente mm, et, (trente secondes se passent) …………

     Continue Pénélope ........... Elle se mettait à pleurer de toutes ses larmes commençait à rendre son tablier de soubrette quelle aurait le plus désiré ………….

    Il t’a fait du mal ce salopard ? ..

    Non ...non. bien sûr que non. Ce n’est pas ce que tu crois ! .... Ses paroles sortent douloureusement, une à une de sa bouche encore sensuelle, En fait ! avec la clé métallique il..........a dévissée son sexe. Et…………me l’a donné comme un cadeau .........

   Quoi !!!!! Oui mon frère, un sexe de forme cylindrique tellement énorme et tout en métal. En aluminium finition brossée, un joli outil capable de m’assommer ou de taper sur de la pâte à crêpe ! c’est évident mais tellement terrible ! J'étais paralysée, incapable de bouger la plus petite partie de mon corps. Un gode ? comme nos arrières grand parents en fait savaient s’en servir pendant les guerres ? lui dis-je ! et après ? . Peut-être ? mais monstrueux, il me l’introduisit d'abord dans la bouche, ma courte bouche, ma mâchoire craquait de toute part, ma dentition s’écartait pour laisser coulisser cet instrument. Ce cylindre coriace, glacé, avançait. Du liquide, chaud en sortait, je le sentais bien dans ma gorge !! Il avait gout de ce lait brut qualité fermier sorti du pis de la vache, incroyable perception et sensation en même temps, j’aspirais, finalement, goulument ce liquide improbable. Enfin! cette chose sera extraite, et, ensuite direction mes parties intimes, ce machin vibrera énormément, il le glissera d'une façon effroyable, au moins cinquante centimètres dans mon corps qui sera bousculé aux extrémités de ce matelas qui avait pris mes formes et , m’interdisait de me barrer , tu vois ce que je veux dire par là !!

    Une machine automatique se trouvait dans mon ventre, une vraie turbine tournant à plein régime, aspergeait mes entrailles vaginales, je finissais par éructer de plaisir , mais pas celui habituel, une sorte de vibrations culturelles, complètement différentes, comment dire ? c’est difficile à expliquer, toujours est -il que je ne réagissais plus, acceptais ce morceau de métal décidément bien calibré pour mon anatomie devenue une armoire faite de glace . Un jet ultrasonique surgit de l'instrument de malheur, je le sentais , je finssais par apprécier, et, me délecter, pour faire simple je prendrais mon pied pendant un bon quart d’heure . Pour finir, cet abruti, sans queue ni tête, mais prolongé de sa caméra portative, c’est allongé sur moi, m'écrasait littéralement de son poids conséquent. De sa bouche sortira une langue toute verte, gluante, répugnante. Ses dents, ignominie suprême, plutôt ressemblant à des lames de scie risquaient de me mordre profondément. Son haleine fétide me faisait suffoquer, c'est une véritable pourriture cette bestiole !! Il me serre la gorge tellement fort que si je ne me redresse pas rapidement, je vais m’étouffer très rapidement. Un râle sort de sa bouche encombrée. Certainement droguée je finirais par me laisser faire. Tant pis !! mourir comme çà ce n’est pas très important. Je sens sa langue fouiner ce liquide versé dans le fond de ma gorge, à son tour, il s'en délectera.

Chapitre.09.Les trois tous...r sur le départ..page.02

                    Je regarde cette peau, elle est bizarre, pas souple du tout, je la touche, c'est froid !! Il a enlevé son, enfin diabolique accessoire de mode. Je caresse son visage, je vais l'embrasser ! comme une membrane, comme si on épluchait une patate, la couenne s'en va découvrant un autre corps. Là, j'ai vraiment eu la peur de ma vie ! Je découvre un monstre tout en écailles, un véritable reptilien comme dans les films de Spielberg, mais en vrai. Mon corps est totalement recouvert de ces enveloppes dermiques, c’est dégueulasse à vomir. L’autre, répugnant me regarde de ses orbites circulaires incrustées dans la caméra. Il a effectué un travail, c'est sûr ! mais lequel ? il sort de la chambre, direction les toilettes, je l'entends grogner.

    Quelques longues minutes plus tard il réapparaissait, en homme, habillé en tenue de majordome, toujours sans tête, surmonté d’une caméra portative, pivotant dans tous les sens,comme affolée . Me souhaitant une bonne soirée, me donneras en souvenir ce cylindre que voilà. Je quitterais sa chambre sur la pointe des pieds, je n’utiliserais pas sa salle de bains, qu’aurais-je découvert ? certainement ses écailles où ? un monstre assis sur la cuvette de WC ?attendant que je lui torche son cul ?

                  Voilà mon frère ce qui t'attends ce soir à la pleine lune ! A première vue, je ne la croyais pas du tout, ce cylindre ..bien sûr qu’il existait ? mais peut-être étais-ce un outil ou une sorte de longue vue ?ou un rouleau à pâtisserie . Pénélope était-elle devenue folle à lier ? Elle me dévoila sans aucune pudeur son vagin, en effet, je constatais une amplitude inhabituelle en diamètre. Sa bouche remplie de dents était un peu déformée, mais sans plus. Tu n'as pas de séquelles ? si ! un mal de ventre par moment, comme si on m’avait trifouillé quelque chose, ça va certainement se passer avec le temps. Un sérieux doute va m’envahir, à partir de ce moment précis, et si ? je dis bien si ! Pénélope avait été inséminée par la force ! contre son gré par cet abruti coléreux ? J'imagine mon tour ce soir, dis donc ma sœur, si nous essayons de l'endormir notre Leila ?

      Des somnifères c'est possible d'en récolter à la pharmacie générale ? A la fin du repas je lui administre une grosse portion à endormir un éléphant ? Nous pourrions découvrir ce qu’elle est vraiment ? D'accord mon frère, je suis partant pour ce soir au diner, en attendant je vais me reposer, je suis fatiguée et une envie de fraises incroyable, ramène -moi en de la cuisine stp. Mon frère ..

     Ecoute, pénélope ! oui ! J'ai quatre heures à tuer, je vais visiter encore les lieux, et essayer de découvrir ce qui se cache vraiment dans ces tours. Tout d'abord il me fallait voir si notre embarcation n'avait pas trop souffert de ce cantonnement forcé, par cette armée de reptiliens. Personne sur ce port, pas âmes qui vive, les containers déchargés la veille, à grand renfort d’esclaves, sont rangés au bout du quai, vides ils n’attendent plus que de repartir sur un chargeur quelconque. Il est bien, la, amarré au ponton, (je parle de notre bateau) , je grimpe à bord, aucune dégradation, il est astiqué prêt à appareiller et ce à tout moment . Je descends dans la cale, les cabines sont comme à notre arrivée, nickel ! dans la réserve de stockage : des vivres en quantités considérables, légumes fruits, régimes de bananes, trois barriques d'eau. Comme si un départ imminent se préparait ? Va falloir agir vite et ne pas trop réfléchir, nos vies sont en jeu, j'en parlerais à Péné ce soir avant de nous mettre à table. Je récupère, par précaution, les clefs du moteur auxiliaire.

   Du bruit dehors, sur l’appontement, je me cache derrière la bitte d’embossage. Trois jeunes créatures, habillées de hautes coutures, viennent prendre possession de notre navire ? Des brides de conversations chuchotées, presques inaudibles, néanmoins me parviennent, ils parlent de voyage lointain, de liberté, de se faire des hommes, de quitter ces trois tours. J’en ai marre de ce sexe métallique qui nous fabrique un gosse en trois semaines expliquera la plus fine des trois, les deux autres ne bronchaient pas, acceptaient ce dénouement tragique que j’avais décidément compris concernant Pénélope. Une horreur allait atterrir prochainement dans notre couple. Il fallait partir promptement, évangéliser en haute mer, ce produit répugnant avant qu’il ne s’installe dans le carré du bateau. Des valises énormes atterrissent sur le parquet en bois. Si je comprends bien leur départ serait fixé pour demain à l'aube. Voilà, peut-être ? le pourquoi du rendez-vous avec Leila, certainement pour me divertir, me cacher la vérité. Je vais dormir à bord susurre l'une d'elle. Il faut agir, après ce sera trop tard. Ces drôlesses sont jolies, et dire que peut être se cachent des reptiliens sous leurs peaux bronzées ?

     J’ai juste le temps d’aller voir, sur recommandation de Leila, pour me divertir, ce fameux garage à voitures !! Incroyable ! cet endroit est tout simplement extraordinaire, les plus rutilantes, les plus belles carrosseries du siècle dernier sont entreposées ici dans cette fabuleuse remise à pistons. Une collection impressionnante de limousines plus belles les unes des autres. Je démarre une Mercédès 600 sl, portes latérales en papillon indémodables, même cent années plus tard, au quart de tour, elle répondra dans un feulement paradisiaque pour le passionné d’autos que j’étais dans ma vie antérieure . Les trois jeunettes ont disparue, l’une d’elle avait parlé de dormir sur place, il n’y avait personne, mon inquiétude disparaissait, il était temps de remonter réveiller Pénélope.

   Dommage que nous partions demain, ces lieux sont fantastiques, pas pour les esclaves, mais pour les visiteurs que c'est beau, me répondra finalement, pendant le diner, ma frangine remise de ses déboires intestinaux. Je file à la pharmacie centrale, à la recherche de somnifères. Je trouvais un flacon de cinq cents centilitres, cela devrait suffire à l’endormir ! Dépêchons, le repas sonne dans quinze petites minutes, ils n’apprécient pas que soyons en retard, Pénélope doit m'attendre sur la troisième marche. J'ai juste le temps de lui conter mes pérégrinations sur le port, en omettant de raconter la rencontre tout à fait fortuite avec ces ombres portées par ces trois jolies gamines, pressées de partir avec notre bateau.

    Nous décidons, sur le champ, de nous évader à l'aube, de quitter ces trois tours maudites, capables d’anéantir nos espoirs de conquêtes. Le diner se passe bien, la maitresse des lieux m'envoie des sourires provocateurs, mais pas du tout affectueux, un homme normal déguerpirait brutalement sous l’emprise de cette diablesse en chaleur, décidée à assouvir ses monstrueuses obligations militaires. Sa tenue, pratiquement transparente laisse apercevoir tout le matériel pour entrevoir une nuit sympathique sur ce fameux matelas de mousse,mais ce que je sais !c'est qu'ils sont faux !. Pénélope, de temps en temps m'envoie de durs coups de pieds, pour me remettre dans le droit chemin. C'est extrêmement difficile de résister, d'ailleurs ! c’est elle, pendant que je penchais vers ce décolleté spirituel qui ne demandait qu’à s’ouvrir, qui mettra la dose de cheval dans le verre de ce cognac millésimé 2019.

   Et si ! après le diner, nous faisions un strip Monopoly ? propose Leila. Heu !! non merci, nous déclinons cette soudaine et impure invitation qui s’achèvera par une débauche incertaine, se retrouver à poils cinq minutes après le début du jeu, nous laissera sur le carreau, Pénélope et moi-même. Il est plus de vingt-deux heures trente deux, il est temps d'aller se coucher. La maitresse des lieux commence à charroyer. Je la prends presque dans mes bras direction sa suite. Les serviteurs interloqués nous suivent du regard, c'est bon ! je suis soule ….. Leur criera Leila complètement à l’Ouest de toute comparaisons sanitaires. Ouf ! dépêchons, avant qu’elle ne s’évanouisse complètement, le majordome du coin pourrait flairer l’embrouille ? C’est chaud !! Pénélope, oui ! je sais, vite ! sa chambre, ouvre-la !

   Elle ne dort toujours pas. Ces bras commencent à m'enlacer dangereusement, me pressent mon cou, dans son subconscient elle sait ce que nous sommes en train de faire, mais ! cet alcool de première catégorie suffira pour la faire choir dans ce lit de mousse. Sa langue me cherche déjà, la garce n’est pas finie, dans son rêve inaccessible essaye encore de m’enlacer, viens par ici ….elle parle encore !!que faire ? ,. Je la jette sur son lit, elle est démantibulée, ce reptilien en souffrance gémit, souffre le martyr de cet empoisonnement que pénélope avait mis dans son godet de luxe introuvable à la samaritaine. J'avise sur le guéridon une statuette de bronze, genre bouda pesant une tonne. Je l’assommerais bien ? Définitivement ? elle basculerait sur le côté ? son corps tomberait en miettes, ? Je ne suis pas un assassin ? Je l’aime bien, cette femme !! . En attendant, de ses naseaux, gicle un liquide de couleur indéfinissable, un peu verdâtre Encore un coup de sirop, enfin c'est fini elle rend la vie à l'éternité, le grand voyage avait commencé, pour quelques heures, enfin pour elle. Découpant cette peau, je découvrais enfin ce magnifique reptile. Apparaissait une anomalie sortie de nulle part, avec effroi nous recouvrons ce quasiment cadavre pas vraiment exquis, mais tellement bien réalisé. Je jetterais un coup d’œil à ses organes génitaux ; je refermerais immédiatement la parenthèse, c’était devenue une ruine décomposée, incapable d’engloutir un sexe d’homme normalement constitué, et de le garder définitivement dans ses entrailles. Je l’avais échappé belle, je la soupçonnais de m’avoir attiré pour me les couper et de les garder en souvenir graphique. Nous abandonnons cette charogne devenue inerte, elle respire bruyamment, ses yeux sont grands ouverts, elle nous regarde, c’est évident !! devine, peut-être ? ce que nous sommes en train de faire. Nous vous retrouverons ou que vous soyez les amis !!J ’ai du mal à quitter ce regard, qui m’interpelle, une tentation surprenante, je n’en pourrais m’en défaire que ! très longtemps après notre forfait, avions-nous bien fait ? l’avenir nous le dira…je m’approcherais de ses lèvres fermées, les écarterais avec ma bouche , quelque chose d’indéfinissable rentrait dans mon corps , j’aimais ce reptile ,enfin je croyais …je l’embrassais ,elle fermait se yeux , en me disant ..A bientôt….un frisson la parcourait me transmettait la même chose, nous étions liés…de gré ou de force nous allons nous retrouver terminait -elle en s’endormant ….. Filons vers nos chambres rassembler nos affaires, ma sœur, oui on y va tout de suite ... Nous attendons qu’il fasse nuit, Pénélope. Avant la lune me précise-t-elle ! Vingt-trois heures c'est bon ! allons-y Besaces et musettes sur nos épaules nous filons rapidement, en souplesse pour ne pas réveiller les gardes chiourmes de ces demoiselles de Nantes. Nous entrevoyons, au bout de ce quai, la bitte d’amarrage, je jette le filin à bord, je saute, je glisse un peu, je me réceptionne sur le dos de ma sœur. Comment faire pour sortir sans les voiles, sans le moteur auxiliaire ? le canot ! je vais monter dedans godiller et tirer avec la corde. Le bateau avance enfin, dans ce port endormi, nous croisons d'énormes poissons, ils nous accompagnent. Le filet anti-intrusion est abaissé, normal ces filles allaient partir de bonne heure, il leur fallait glisser sur l’eau. La mer apparait, limpide, sans aucune vague, il est temps de mettre un peu de moteur. Le plein est fait, nous avançons, une petite brise de mer accentue notre vitesse déjà véloce. Nous sommes sortis de ce cul-de-sac machiavélique. Nous tombons tous les deux dans les bras, nous nous embrassons. Nous abandonnons avec regrets nos amis les grelots, restés, eux à jouer éternellement avec leurs cousins bébés reptiliens en attente de modifications majeures . Nous sommes dans l'adversité, ma grande sœur et moi-même enfin réconciliés. Un bruit suspect dans les entrailles du navire attire notre attention ……!!!!!!! à suivre.

Pénélope ./:. Chapitre.10 Les évadées ....des trois tours .............

             Ce bruit, sorte de bruissement, venait des entrailles du voilier, à peine franchi le détroit, sorte de couloir encombré de carcasses à moitié coulée , était apparu à nos oreilles . Je me rappelais ces trois filles d’hier soir, j’en informais ma frangine, qu’il était tout à fait dans le domaine du possible qu’une seule nana était peut-être planquée dans la soute attendant ses deux comparses, afin de lever l’ancre en douce et cela en toute impunité.

J’aurais dû y penser ! Pénélope…, mais voilà j'avais confondu vitesse et précipitation. Pardonne-moi.

Elle me regardera de son œil improvisé, hochera de la tête pour finalement me dire.

Nous n’avions pas besoin de voyageurs clandestins. Voyons !!mon frère ? ou avait ‘tu la tête ?

Nous sommes, néanmoins armés ?

Tu rigoles ?

                  Pénélope d’une machette récupéré sur le ponton, moi du petit marteau à plomber les lapins, emprunté et, non rendu à l’atelier menuiserie situé au quatorzième étage. Voila ! ce que nous avions à notre disposition pour contrebalancer une éventuelle confrontation. Le reste de l’armement se trouvait au fond de cette cale, complètement à la disposition de cette intruse.

Qui va la ? Montrez-vous que diable ! Nous ne vous ferons aucun mal, ajoutera Pénélope.

      Plus aucun son ne sortait de ce carré devenu place forte.

Regarde !! une fine lame, sorte de sabre brillant dépasse derrière le store.

  Nous ne bougerons plus, la peur, naturellement, nous gagnait. Pas forcément, une peur d’avoir à affronter quelque chose de malsain, mais une trouille d’être obligé d’éliminer cet être qui ne demandait qu’à s’enfuir. L’acier siffle dans ce passage étroit, après les sommations d'usage, je vais lancer ce marteau vers la cible, mince arme contre ce long couteau ,certainement admirablement affuté .

Arrêtez ! je ne vous veux aucun mal.

    Une voix, fluette, jaillira du fond de la dinette, comme une incantation, nous suppliera de lui laisser sa vie. Nous n'en étions pas encore là, capables de trucider n'importe qui, mème un reptile nous aurait demander un certain courage, alors ! une femme sans aucune défense ? Une passagère clandestine apparaissait devant nous, une jolie fillette sortie de nulle part.

Lâchez votre arme mademoiselle !!, je ne le vous répèterais par deux fois !

    Ce fut une sorte de sommation inutile de ma part, elle allait abréger dans les secondes, ce début de bataille improbable pour elle. Instantanément ! Mon ordre étant des plus bref ! mais sans failles, elle ne pouvait qu’approuver mes exigences et se rendre illico-presto. Nous craignons aussi, nous les prisonnières, tous ces reptiles,

Ne craignez rien je ne suis qu'une esclave échappée de l’enclave reptilienne !

    Pas évident ! de faire confiance de nos jours, cela me parait une gageure, mais le pari certainement risqué sera finalement gagné, la jeune fille ne sera pas un problème pour nous, au contraire elle fera une longue carrière sur cette embarcation. Nous découvrons petit à petit ce petit corps fluet, ce visage presque d'une douceur enfantine. Nous la désarmerons sans aucun ménagement, inspecterons entièrement ce corps inconnu, peut être factice ? Je tire sur cette peau, blanche de tous défauts. Rien ! elle ne s'arrache pas, son anatomie résiste, arrêtez !

Vous me faites mal.!! 

Fait voir petite.!!

    Je lui tire ses lèvres, rien ne se passe. Ce n'est pas un reptile, mais bel et bien une femme normale, affublée d'une plastique irréprochable.

Mais, hier soir, si ma mémoire ne fait pas défaut, vous étiez trois ?

    Ma question est sans aucune ambiguïté.

Oui, c’est exact ! nous avions décidés de prendre ce bateau, pour nous échapper de cet enfer, comprenez -moi monsieur, nous ne savions pas que ce bateau vous appartenait !

    Elle est franchement superbe cette jeune fille, ravissante sur tous les points, nous commençons à la croire, nous nous installons, tous les trois, sur la banquette du salon, le bateau tangue un peu, normal la houle se lève à l'approche des grands bancs.

Mais votre destination ?

Nous voulions descendre sur la ville engloutie.

Laquelle ?

Nantes sur mer, me répondras-t-elle. En fait ! j'avais décidé de dormir sur ce divan avant notre départ, mes amies devaient me rejoindre à l'aube et ! vous êtes arrivés. Je mesure leur déception, le bateau évaporé, mes amies seules sur le quai, elles vont croire que je suis parti en douce, affranchie de toutes contraintes, elles vont me maudire. C’est sûr.

    J'envisageais, un instant, un seul ! d’aller rechercher ses trois copines, mais si elle nous mentait ? je vais la rejeter à la mer, la balayer de notre vie, effacer une existence ! justement les squales tournent autour de notre embarcation. Elle devine mes intentions. Son regard devient tellement la supplique d’un imminent moment décisionnaire ! Sa requête pour nous accompagner se transforme en dynamisme, pour finir en charme tellement désuet. Pénélope n'est pas d’accord !! serait -elle jalouse ? Les deux femmes se mesurent, c’est un vrai face à face !! terrifiant, extrêmement féroce ! qui va l’emporter ? La jeunesse contre la quadragénaire encore consommable ? elle-même, affaiblie depuis quarante-huit heures, certainement enceinte de ce rouleau à pâtisseries tout en alu ? J'aurais bien besoin d'un matelot supplémentaire pourtant ! Ma Pénélope se trouve mal depuis deux jours, des maux de ventre interminables ne font qu’empirer. Je vais sans doute assister au combat, je le sens ; c'est inévitable. Ma sœur son petit couteau en main avance dangereusement vers l’intrue, arrête ne lui fait pas de mal, elle est des nôtres, voyons, en plus ma chérie nous allons opérer un demi-tour chercher ses amies, il est hors de question de les abandonner sur le quai. Tu es d’accord ? La pointe de la navaja allait s'enfoncer inexorablement sous le menton. Leurs frimousses sont presques à se toucher. Cette scène est hallucinante tragique, j'assiste à une altercation exagérée, effrayante, le sang va couler ? un petit filet suinte déjà de ce corps magnifique, c’est de la sueur, plus de peur que de mal !! . Les minutes sont interminables, leurs bouches sont presques à se toucher. Leurs cils s'entremêlent.

   Enfin ma sœur, harassée, lâchera prise, le poignard tombera à terre, l'intrue ne cherchera pas à le récupérer, c'est terminé le combat est clos, je cours chercher la trousse de secours. Il est décidé dans l’instant propice d’opérer un demi-tour, rechercher ces deux jeunes femmes, sur le quai, il fait encore nuit, la lune est tombée, je les aperçois là-bas dans la pénombre, elles se jetterons à l’eau, nagerons d’un crawl remarquable, nous rejoindrons finalement, se jetterons dans les bras de Camille. Nous étions, désormais quatre rescapé.e.s. Elles seront surprises de nous retrouver dans ce bateau, elles ne pensaient pas que nous étions des êtres humains, quand nous avions visité ces ateliers tous les esclaves pensaient à des exterminateurs payés pour faire le travail, mais quel besogne ? Nous ne pouvons révéler celui-ci me rétorquera la jeune femme sortie la première de l’eau. Ma sœur acceptera cette alambiquée situation, la réconciliation arrivera.

Tu te nommes comment ?

Camille.!

   Camille !!eh bien nous t'acceptons sur notre vaisseau, tu seras notre mousse et vous les filles les auxiliaires. Pénélope avait tranché, comme une véritable emblème de notre petite civilisation naissante. Camille, Charlotte et Francine faisaient désormais parti de cet équipage incroyable, mais, dorénavant, j’avais quatre femmes à domestiquer et ce jour et nuit, cela valait -il le coup ? Tu sais cuisiner Camille ? Oui, réponds t'elle, super ! Tu deviens à partir de maintenant notre cordon bleu, ou maitresse coq si tu préfères ? . Sous mes ordres. Cela te va ? Le oui arrivera pendant que j’en profitais pour éponger sa blessure bénigne, je caresse avec le coton, son cou éraflé. Elle se met à pleurer, toutes les trois enlacées, sangloteront de joie d’être enfin réunies sur ce bateau que nous nommerons LE LIBERTE. Et vos bagages ? ou sont t’ils ? un baluchon chacune dans la cale.

   Vous prendrez les deux chambres au fond du bateau, vous verrez c’est confortable, elles connaissaient sur le bout des doigts notre voilier, elles avaient été désignées pour le nettoyer de fond en comble, et ce pendant des journées entières, et avaient eu le temps d’échafauder un départ définitif de ces trois tours. Ces petits brins de filles se dirigeaient déjà vers leur refuge, je les regardais avec gourmandise à peine dissimulée. Pénélope décidément, revêche m’enverra des éclairs, surement pas au chocolat, mais éblouissants de dureté, sa jalousie maladive encore va reprendre le dessus. Je n'ai absolument pas le droit de la toucher intimement, mais je dois rester célibataire, cela me rappelle quelqu'un. . Ces avertissement sans frais, c’est évident, m'avertissent d'un danger imminent, une fracture risque d'éclater entre nous deux, celle de la discorde. Elle est belle ma frangine, mais c'est ma demi-sœur .

  Camille réapparait prête à nous assister. Mes amis, que je suis contente d’être ici, avec vous, mes copines partiront dès l’arrivée dans la cité engloutie, elles ne veulent pas continuer avec nous, elles doivent rechercher leurs familles, il faut les comprendre, vous savez ?

    Pénélope ne pipait mot, mais ! soufflait, satisfaite de n’avoir plus qu’une concurrente en face d’elle, Camille passait encore, mais les deux gamines en plus, cela la dérangeait au plus haut point. Cette fille très volubile, allait enchainer sur leur histoire personnelle , avec ses trois comparses elles avaient vécus l'innommable , l'irréel délit de s'être fourvoyés dans cette secte ,elle allait nous conter son aventure , allongés sur notre lit , pénélope d'un côté et moi de l'autre nous allions apprendre la plus inimaginable histoire que nous ne pourrions jamais inventer, celle de Camille et de ses trois copines.

les trois jeannes...........

                   C’est l’histoire de trois amies unies pour la vie, ils ne pourraient pas faire autrement que de s’aimer, de se congratuler, certainement d'aller beaucoup plus loin . Au début de ce commencement de cette fin du monde sur cette planète complètement désorganisée, il y avait une multitude de gens jetés sur les routes, en une sorte d’exode genre catastrophe interplanétaire courue d’avance. Ce n’était pas faute d’avoir sonné le tocsin à toutes les églises des villes et des villages, personne ne les entendait ou ne voulait pas entendre ces signaux lancés par des curés décidément toujours au courant alternatif. Le grand remplacement avait démarré, oh ! pas celui que vous croyez, vous les gens de l’extrême, mais celui de cette nature qui allait par sa vengeance capitale, se soulever sans aucune préméditation. Elle en avait marre de nos bétises accumulées, le permafrost allait commencer cette danse macabre, libérer des milliards de bactéries, de multiples virus capables de conquérir de l’espace, pour une autre vie, celle que nous humains n’avions absolument pas compris.

                          Avec ma loupe, je distinguais des millions de voyageurs partis le ventre vide sur ces routes de la campagne Française , la covids 22, dernière mouture de cette monstrueuse épidémie, poussait les habitants de ces grandes métropoles à s’en aller, la terre étant devenue plate, par la force des choses, les pèlerins allaient forcément basculer à un certain moment dans le vide, mais où ? La ! se trouvait ce fameux mystère véhiculé par ces arrangeurs de la pensée unique. Le satané virus allait prendre leur place, pour finalement reconstruire une irrévocable passion pour les plantes et les animaux sauvages, qui eux ne roulaient pas au diésel ou à l’essence frelatée par ces Qataris amateurs de ce foot grandiloquents de crétineries accumulées après chaque but encaissé par un adversaire désormais aux abonnés absents. . Camille, Charlotte et Francine faisaient parti de ces indigents lancés sur les vicinales, les nationales et autoroutes leurs étaient totalement interdites, ils ne pouvaient que prendre ces routes défoncées, mal entretenues depuis le début de la crise, elles tombaient en ruine, nos campagnes allaient à vos l’eau. Pour ces gens-là, tout, je dis vraiment tout ,leur était pratiquement interdit, inaccessible. Le vaccin devenu une denrée rare ne leur était plus administré, il faut quand-même savoir qu’il fallait une piqure de rappel toutes les trois semaines, pour pouvoir vivre une vie presque normale. Le cout occasionné, se trouvait tellement exorbitant que seul les hommes et femmes de pouvoir, donc aux commandes de la nation planète, pouvait se faire infuser ce précieux liquide à conserver à moins trois cents degrés, presque de la glace à sucer en permanence car il était devenu impossible de l’injecter dans le système musculaire.

                                    Les gens de la haute société, donc, suçaient en permanence ce morceau de glace, vanille fraise ou anis , peu importe le gout, il fallait sucer ces barrettes de glace, sinon quelques jours tout au plus leur restaient à vivre, le tarif comme je l’ai dit , était énorme, leurs économies allaient en prendre un sacré coup. Dix années passèrent, nos trois amies décidèrent de partir, quitter ces banlieues soumises à la guerre des gangs, un front populaire avait bien fail-li émerger, composé d’anciens militaires de carrière redécorés par une jeune préposée aux PTT. (Petit travailleur tranquille). Une explosion de colère arrivait, sans prévenir, tout allait basculer d’un jour à l’autre, la fin d’un monde pour toute une génération que nous appelions dorée ne suffisait pas à renverser la vapeur. Ils votèrent ou plutôt échangeaient leurs voix contre une multitude de billets de banque, véritable monnaie de singe, non remboursable. Ces anciens, attardés de l’informatique allaient en finir de toute façon, la sucette vaccinale ne pouvait plus rentrer dans leurs bouches, trop froide, les dents claquaient de peur, tombant les unes après les autres. Les années n’étaient plus numérotées ; mais surnommées covids 22.23.24.25. etc. Une certaine covid 27.une chaleur épouvantable durait depuis 27 jours, les barrettes fondaient bien avant de se les mettre dans la bouche, une énorme quantité de décès s’affichèrent dans la rubrique nécrologique affichée dans les mairies encore administrées.

                         Nos trois amies, en pleine jeunesse époustouflante de légèreté, allaient accomplir le summum de ce qu’un homme normal pas trop fainéant pourrait effectuer dans sa longue vie à grapiller les avantages en nature, sortes de récompenses distribuées par d’infamants pourvoyeurs de solutions mirobolantes. Elles se reconstruiront, deviendront des femmes d’action, pas celle que nous voyons tous les jours à la télévision, sorte de femmes bien sapées, fardées de coloriages incroyables , capables de lire uniquement ce que leur ordinateur leur dira de dire, c’est-à-dire rien !! de potable, que des élucubrations de supposées mirobolantes traductrices de la pensée humaine. Ces hautaines interprètes nulles en langue Française, allaient se fourvoyer jusqu’à la lie, s’empêtrant dans des formules rocambolesques de stupidité. Nos trois amies n’en feront pas de cas, ne se livrerons certainement pas aux saltimbanques courant les routes, dénicheront finalement le graal, celui d’êtres vaccinées avant les autres, elles finiront pas se reconstruire, abandonnant au bord des routes ceux qui n’auraient pas pu se livrer à la vindicte populaire, c’est-à-dire reprendre en main la destinée du pays laissé en déserrance. Elles ne portaient plus ce masque contraignant, parlaient à haute voix, intelligible, parcouraient des centaines de kilomètres, haranguant la foule au bord des routes. Elles devenaient ce courant porteur de vitalité, de progrès et de salut pour toutes ces âmes en perdition. Au fil des semaines, des mois et des semestres elles devenaient extrêmement populaires, allaient secouer ce monstrueux cocotier ou se trouvait accrochés ces plénipotentiaires véreux. Ils tombaient les uns après les autres, dirigés vers ce trou béant qu’est la solitude définitive. Le pays avait trouvé ses muses ,capables de transformer une défaite en victoire .

                    Nous les surnommions les trois Jeannes, Elles véhiculèrent la victoire en chantant, malheureusement une dépression océanique perdurait depuis des semaines, remontant le niveau des eaux, inondant les cafetières nucléaires, plus de courant, plus d’internet, plus de téléréalité, que faire de nos soirées sinon faire l’amour une dernière fois en levrette avec sa femme ou en magistrale sodomisation avec sa maitresse , pour ne pas oublier ses enfants pour les pires salauds existants sur la terre .Des associations de lecteurs se montèrent , mais les gens ne savaient plus lire, uniquement regarder les images , et ! comme il n’y avait plus d’images ils se tapaient dessus, toute la soirée, hommes et femmes sans aucune distinction moururent sous les coups libérateurs de ces conjoints énervés par le manque de télé. Ce que la covid n’avait pas réussi à faire, l’homme le transformait allègrement en défaite consommée. Les barrettes anti-virus ne trouvant plus preneurs, elles fondaient dans les frigos désormais sans courant. Le monde allait mourir, il ne restait que les durs à cuire, ceux qui se trouvaient dans les endroits reculés genre Causses de Méjean ou montagnes perdues. Nos trois filles continuaient de vivre, elles trouveront un refuge étonnant, mais ça c’est une autre histoire incroyable. Une nouvelle ère allait s’ouvrir aux rescapés de cet ouragan planétaire, quelques misérables allaient se lancer dans des aventures sur des bateaux genres esquifs à voile et à vapeur. A suivre………JD.

Chapitre.12. .l'accouchement non programmé..

           Les filles, pressées de décamper ont, d’un seul et mème geste, de concert, envoyées manifestement les voiles, la misaine en première, ensuite ; suivront les grands focs. Adieu ce mystère entourant ces trois tours diaboliques de suspense, dorénavant nous attendait cette liberté chèrement scellée dans nos têtes. Nous n’avions pas vraiment compris le secret de ces reptiliens, d’où venaient t’ils ? à quoi servaient ‘ils ? sinon ? à se gaver de tranches de vies humaines, se servaient t‘ils de ces sous hommes pour créer quels types de solutions ? étaient t'ils envoyés par quelque planètes dans les tréfonds de ce ciel infini ? Allaient t’ils attaquer et s’emparer de tout ce qui pourrait rester d’intéressant sur ce bas monde ? Nous ne saurons jamais la vérité, sauf à y revenir un jour, armés jusqu’aux dents ? .

     De la passerelle , je dirigeais la manœuvre devenue face à ces vents contraires, fort délicate, de méchants souffles antagoniques nous obligeaient à louvoyer, bâbord puis tribord et marche arrière, pour finir vent debout, face à la vague devenue une véritable déferlante venue du large. Le plat pays devenu la continuité de ce plateau continental, faisait que la houle ne s’arrêtait plus, bondissait de buttes en buttes, pour finalement atteindre la région Parisienne. Pas marin pour un sou, seulement d’eau douce sur les canaux Occitans, je ne me débrouillais pas trop mal. Nous naviguons toujours sur ces terres immergées, ce département, le bien nommé Loire Atlantique naguère richement peuplé, se trouve désormais sous les eaux, à quelques centimètres seulement, la sonde acoustique, objet indispensable à notre navigation, nous indiquait à chaque instant la profondeur, les hauts fonds dangereux pour notre navigation.

   Sur les conseils de Camille, nous voguions vers cette ville, pour, d’abord débarquer les deux filles, et voir si nous pouvions faire des emplettes nécessaires pour une garde-robe un peu moins excentrique que ma sœur portait à toute heure du jour et ! de la nuit. Désormais sous plusieurs mètres de liquide, nous voguions plus facilement, le flottement était, cependant périlleux. Nous rencontrerons une meute de dauphins, les filles, hormis Pénélope encore décidément bien malade, dans le plus simple appareil, plongerons pour faire un brin de causette avec ces mammifères sympathiques. Je suis tenté de nager de concert, mais la prudence reste de mise. Je me contenterais d’aller les regarder derrière le hublot au troisième sous-sol, les voir nager avec ces gros poissons était d’une magnificence ? absolue, des princesses, en véritable apesanteur naviguaient entre toutes ces gracieuses bestioles, ces demoiselles valaient la peine de s’en occuper, mais je m’étais abstreint par une sauvage timidité, rassurant pour Pénélope. Je me contentais de les regarder évoluer, venir au raz de la vitre, me parler sans les mots, uniquement par des gestes d'une coquinerie que je pourrais retransmettre dans ces lignes qui pourraient devenir d’une liberté réellement impudique. Elles posaient leurs lèvres sur ce plat transparent, enfin me laissera deviner que je serais le bienvenu avec elles dans ces profondeurs libres de la jalousie de Pénélope.

                       Il ne fallait, surtout ! ne pas laisser notre bateau sans gardien. Nous avions fait l'inventaire de nos vivres, il y en avait pour plusieurs mois, l'essence pour le moteur auxiliaire ne manquait pas. Au niveau de l'armurerie cela ressemblait à une vraie caserne en temps de guerre. Si la piraterie pointe son nez, nous aurions de quoi riposter pour les envoyer par le fond comme jadis, tous ces trois mats coulés par ces canailles de haute mer. Pénélope avait grossi légèrement, son ventre, naguère amaigri par les privations, c’est légèrement embelli ! devenait ! quelque part, l’attrait du moment, la discussion entre nous quatre, nous le touchions, il se raidissait ,nous enfoncions notre poing ,il criait presque. Je crains le pire, elle est peut-être enceinte, qui c’est ? Ce monstre, avec qui elle avait sans vergogne, couché l’autre soir, a peut-être fait le nécessaire pour l’inséminer discrètement, à son ainsue. Elle m'en avait assurée du contraire. Elle passe, dorénavant ! La plupart de ses journées allongée.

    Trouvez-moi un test de grossesse ! Elle est folle à lier cette fille, trouver une pharmacie à cette époque, ce n’est pas gagné ! Camille, délestée de ces attributions journalières, passera ses journées à côté de moi, à me raconter des brides de cette patrie disparue au fond de l’eau, je la comprenais, moi-même ayant survécu par je ne sais quel miracle à ce triste décès de cette époque que nous appelions tous les trente glorieuses. Pénélope, assistée de ces deux autres filles rescapées des trois tours, pour s’occuper entre deux crises de ventre, en cale, à la place de Camille, préparera les repas, fera le ménage. Tu veux apprendre pour tenir le cap ? Camille ! c'est avec enthousiasme que je vais la diriger pour nous emmener à bon port, enfin plutôt entre les récifs, parce que ! de port il n’y avait rien à signaler depuis plusieurs heures. Avec un véritable engouement, contre moi, elle se postera à cette barre tellement si grande pour elle. Je la nommerais commandante en second, et, ce, en cachette de Pénélope.

     Cette dernière, quelque peu délaissée devient d'un caractère saumâtre, ces paroles sont impitoyablement piquantes, son ton sarcastique nous inquiète, Camille et moi-même. Pour un peu nous allions la balancer à la mer ! c'est quand même ma sœur. Nous en rirons ensemble. Son ventre est devenu, en a peine une semaine, colossal, ce n’est pas possible il faut pourtant neuf bons mois, d'habitude pour mettre en fabrication tout personnage dans les ventres de ces mères porteuses ou donneuses. Ses yeux sont devenus des billes circulaires, elle agonise certainement. Toujours pas de ville !!!!!!! en vue !! je m'inquiète, en bon marin d'eau douce que je suis, que ! nous sommes peut-être perdus ! Dans quelques instants c'est la mise à bas, il aura fallu une quatorzaine, pas une de plus pour que la frangine sorte ce petit bébé, pas désiré, et ! Surtout, né de père inconnu, fabriqué avec ce sexe diabolique tout en aluminium brossé, il y aurait de quoi écrire un bouquin.

    Arrive la délivrance pour cette malheureuse, du sang, beaucoup de sang, l’achèvement se termine, des hauts le cœur prendront le dessus, chez moi, et, Camille. Le lardon gros comme un têtard, apparaitra petit à petit les deux pieds en avant, comme pour se faire une idée de ce grand saut qu’il aura à faire dans cet inconnu pour lui, si personne ne s’approche de ce vagin grand ouvert ,il glissera à terre ,se réceptionnera comme il le pourras , pour finir par glisser comme son reptile de père ,attendant le coup de sabrelibérateur , que je lui donnerais , histoire de le mettre hors d'atteinte de Pénélope devenue maman par procuration . Ce n'est pas le monstre annoncé, disons, supposé ! Plutôt un laideron mal terminé. Avant toute choses il faut vérifier la nature de ce gosse, le gratter, le poncer, le vérifier. Rien !! il est tout à fait normal, aucune écaille, c’est un garçon avec tous ses attributs masculins . C’est vérifié et confirmé par Camille, une petit tuyau minuscule semble servir d’arrosage futuriste pour des vagins pas encore nés. Pour Pénélope, l'instant est angoissant, nous craignons le pire pour sa survie après cet élégant accouchement, plus que quelques instants à vivre, elle se trouve en phase de décélération, je réfléchis à un éventuel antidote.

     Je file vers l'armoire de toilettes, sur une boite je lis plaquénil, nous allons essayer, je lui fais avaler trois bonnes doses, trois cents comprimés soit la boite entière qui s’avéra obsolète, dépassant de plusieurs années sa validité. Bon ! nous verrons bien. Pendant ce temps, Camille fait le job parfaitement, infirmière accoucheuse de monstres au vingt troisième étage de la tour sud, bref ! la parfaite aide de camps, prête à aider en toute circonstances ces voyageurs de l'inconnu disparu.

                     Des nuages noirs se profilent à l'horizon, nous n’avions pas prévu, un ouragan se dessine, se profile à l’horizon, un véritable chef d'œuvre de couleurs faites de noir et de blanc en passant par les nuances de  gris. Les voiles, va falloir se les mettre à la cape. Mon ordre avait donné le signal de quitter ma sœur sur ce châlit plein de linge propre, son bébé dans ses bras, elle ne fera même pas cas de mon ordre strict. Nous abandonnons Pénélope, redevenue épatante de santé, elle commencera à biberonner immédiatement, lui donnera le sein avec une grande application, comme si elle était déjà passée par là. Le bateau tangue énormément, Camille assure. Pourtant ! nous sommes toujours sur les terres, cela devient inquiétant, le moment critique s’approche. Pour Francine et Charlotte, elles deviendront de parfaites étrangères envers ce petit nouveau, elles avaient certainement compris que ce petit bonhomme deviendrait le parfait sultan dans quelques semaines, et elles avaient raison, sur un seul point, nous n’aurions jamais dû garder ce misérable bébé, si beau soit -il, il n’était, assurément pas des nôtres. Mais ça ! allez le clamer haut et fort à ma Penelope, se serait suicidaire de notre part, elle l’adorait déjà et il lui tardait de lui trouver un prénom, les paris étaient ouverts, plusieurs joker posés sur la table. Je m’attendais à tous les suppositions de sa part. Mais pour le moment la tempête sorte d’ouragan incroyable arrivait, allait nous déposséder de toute liberté d’aller et venir sur le bateau………..ce fut une terrible approche, ce ciel d’un noir d’encre , presque futuriste, allait à notre rencontre, balayant tout sur son passage…………        

En pleine tempète

Notre voilier en plein Ouragan

Chapitre.13....En pleine tempète.................

               L'ouragan, disproportionné, composé de tornades complexes, rasant avec une force centrifuge démesurée, cette surface de l’océan , apportait cette touche phénoménale de la puissance démoniaque de cette nature pas encore mise sous ce tapis, que l’être humain avait eu l’occasion et l’intention de faire. Cette folie de vents complètement en surépaisseur, allait progressivement nous défier frontalement. Comme contre un marteau piqueur, la mer tremblait, craquait de toutes parts, enfin ! S’ouvraient de monstrueux trous qui ! apparaissant, emportaient tous ces divers résidus bourlinguant comme nous, depuis tellement longtemps, et ce au fond de l’eau, pour réapparaitrent un peu plus loin et s’éclipser de nouveau dans des remous extravagants de circonférences incroyables.

     Il nous fallait résister, s’arquebouter contre les éléments déchainés, c’était une question de survivance, pour nous ! matelots en herbe, qui n’avaient jamais affrontés une telle cacophonie d’éléments en furie démoniaques de bruits, allaient si nous n’en prenions pas garde, nous expédier dans ce fond peuplé de monstres sortis de nulle part . Dans quelques heures, quelques minutes, nous n'allions plus exister, c’était couru d’avance, je ne voyais pas très bien comment ce bateau livré aux éléments déchainés allait ne pas couler, comme un véritable bouchon de liège, ballotées dans tous les sens, ses membrures craquaient de toutes parts, mais les voiles résistaient, bien resserrées autour de ces mats qui penchaient copieusement. Nous étions attachés dans la cale, les quatre filles, le bébé et moi-même. Nous ne pouvions même pas nous assoupir, le bruit était tellement, ! comment dirais-je ? peut-être ! : satanique, nous nous entendions même plus. Le bébé ne disait rien, semblait regarder ce qui se passait autour de lui, je le regardais, et je trouvais qu’il avait déjà bien grossi, d’une sorte de salamandre, il était passé au gros têtard, bientôt, il deviendras ! , je n’ose mème pas savoir son avenir et le nôtre, en compagnie de ce monstre en fabrication et abreuvé au lait de cette Pénélope inconscience.

                  Les giboulées orageuses fouettent le bateau quasiment naufragé. L'étrave s'enfonce dangereusement dans ces flots dantesques. Honorablement, les mats tiennent bon, Pénélope en bas de la coursive, est tombée du châlit. Des grêlons mêlés de neige fondue, maintenant, tambourine le pont balayé par ces tornades. Notre angoisse redouble, notre rythme cardiaque s'accélère. Nos hardes, enfin ce qu’ils en restent, sont partis dans cette brume noirâtre. Des poissons volants passent par-dessus bord, c’est magique. Des albatros nous survolent, c'est gigantesque. Dantesque, apocalyptique, c’est un tableau difficilement supportable pour nous. L'œil de ce cyclone apparait, moment de félicité, ce ne sera pas long, les bourrasques reprennent de plus belle. Déjà plusieurs heures de lutte contre les éléments déchainés, c'est à n'en plus finir. La fin du monde, la vraie !! nous guette maintenant et nous tends sa force remplie d’éléments déchainés .la barre ne répond plus et ce, depuis belle lurette. Ce voilier maintenant sans voiles, livré à lui-même, est presque devenu le futur radeau de la Méduse.

                Bientôt naufragés, livrés certainement aux pirates, aux monstres sous-marins, pendant un très court instant me vient à l’idée saugrenue de dévorer mes amies, ces petits bouts de corps abimés, dans ce terrible maelstrom envoyé par Dieu le Père.Je balaye rapidement ces sordides pensées. L’engloutissement serait un désastre, tout ça pour rien !!Je ne peux accepter cette fin, mais tout cela me parait inéluctable. Je fini par attacher à la barre Camille, moi derrière. Pénélope est sens dessus dessous, son bébé flotte dans la cale. C'est chacun pour soi dorénavant. Le bateau se trouve à la verticale, escalade des montagnes d’eau. Nous y sommes, en équilibre sur la crête, nous resterons au sommet de cette vague scélérate un instant, puis dans la foulée, ce fut la descente interminable aux enfers, longue, infinie, grandiose piquée dans cette mer déchainée.

                Nous nous enfonçons dans les flots, plongeons délibérément dans ce gouffre devenu vertical. Le bateau disparaitra quelques secondes, nous avec, nos poumons vont éclater, exploser sous la pression. Comme un sous-marin, ce bateau fendra ce gouffre vertigineux, enfin, au bout d’une éternité, il se redressera, légèrement, puis ! réellement pour remonter à toute vitesse, pour éructer en véritable preux des mers, et retomber de tout son poids comme un simple ballot de paille sur la surface redevenue presque lisse.

       Au loin, une lueur diffuse, nous attire inéluctablement, nous remontons vers cette étrange issue, nous laissons cet abime impérissable dans nos mémoires, enfin, derrière nous. Mes poumons vont éclater, dans un sursaut magnifique, la proue émerge au-dessus de cet océan. Ce dernier est redevenu calme, une mer d'huile nous accueille, sauvés nous le sommes. Camille ne respire plus, je la détacherais rapidement de cette barre circulaire. Je l'allongerais sur ce sol en bois massif, sur le côté, comme je l'ai appris dans ma vie antérieure, je lui prodigue les premiers secours. Ses poumons vont cracher le liquide, j'approche ma bouche de la sienne, je souffle entre ses lèvres, plusieurs fois, enfin elle émergera de son sommeil prestigieux. Son cœur ne s'est pas arrêté, elle revient comme suspendue à la vie, le sourire enfin illumine ce visage magnifique.

     Maintenant c'est au tour de Pénélope, elle git à terre, du sang partout, elle n’a pas lâché ce gosse, devenu son gros bébé son futur enfant. Je les prends avec mes bras valides, je remonte les quatre marches nous séparant de l'air libre. Encore un effort me dis-je ! Camille me donnera un sérieux coup de main. Ma sœur n'est pas trépassée, son palpitant bat encore, un peu, pas bien fort, mais il fonctionne encore et toujours de sa merveilleuse pendule intérieure. Dans quelques minutes nous serons finalement rassemblés dans ce carré magique, qu’est la solitude dans cet enfer désastreux. L'astre lumineux réchauffe nos corps nus, livrés aux éléments adoucis. L'inventaire nous révèleras que rien n'aura disparu. A suivre la ville moderne..........

Exploration du centre commercial .Page.01.

              Notre voyage allait véritablement commencer, après cet ouragan du diable, nous étions fin prêt à affronter toutes les calamitées futures. Les flots se sont enfin adoucis, notre embarcation flotte respectant le niveau de flottaison imposé par l’architecte. Le rejeton ! lui, va bien, prendra dix centimètres par jour, pour devenir un jeune junior dans à peine un mois. Si tout va bien pour lui La maman, de son côté, trouve absolument normal d’avoir engendré ce drôle de paroissien capable d'ingurgiter en nourriture ,l'équivalent de cinq personnes majeures et, ce à chaque repas . Un petit plus négatif , dans la caboche de pénélope est rentré, je ne retrouve plus cette femme, elle avait mal digéré cet ustensile métallique, véritable suppositoire métallique qui avait défoncé sa chatte et sa dentition .

                   Coté chaleur ,un véritable soleil de plomb, presqu’à la verticale, ardemment, nous accable, nos peaux vont, sous ces nouveaux tropiques décalés, stricto sensu, noircir très précipitamment, vont nous carboniser si ! séance tenante , nous ne nous protégeons pas, il faut nous défendre contre ce satané soleil devenu agressif , et ce ! par tous les moyens disponibles à bord. Chapeaux en paille pour les filles, casquette élargies ,chemises complètes pour tous assorties de manches longues pour moi, lunettes de soleil catégorie quatre seront de mise et obligatoires pour tout ce petit monde écrasé par la lumière qui devenait au fil des heures , oblique .

     Le rejeton m'inquiète un peu, abondamment. Ce dernier a tendance à grossir exagérément, pourtant nous ne lui donnons que très peu de lait et de croquettes ! Au bout de trois jours déjà cinq kilos en plus !! Ça n'émeut pas plus que cela ma frangine. Attention !! nous allions, comme des amateurs toucher le fond, c’est déjà le cas, la coque fait un bruit terrible, nous nous sommes pratiquement échoués ? me dira Camille. Etonnant ! cher Watson ? Le sondeur n’indique rien, même pas un gros poisson. Nous allions ,en effet !distinguer au travers de cet intense brouillard , du verre en dessous de la surface . Une verrière me criera Camille ! Hum !! bizarre. Il s’agira, en fait ! d'une rosace multicolore d’une beauté effarante de translucidité, en-dessous nous apercevrons un centre commercial, nous sommes au-dessus de cette ancienne agglomération Nantaise. Après des jours et des jours d’hasardeuse et dangereuse navigation, nous avions enfin atteint le premier but de notre circum batellerie.

    Les filles : Charlotte, Francine sont à pied d’œuvre, debouts en tenue de plongeuses, sur le majestueux dôme de forme circulaire, cherchent une possible entrée. Je leur suggère de chercher l’emplacement spécifique en ouverture automatique pour d’éventuels incendies. Elles le trouveront, finiront pas entrouvrir ce passage de pas plus de quatre-vingts centimètres au carré. Elles plongeront, partirons pour des heures de visites non guidées. Je le sentais, à leur détermination qu’elles nous quitteraient prochainement, intéressées par ce lugubre endroit, elles allaient devenir les gardiennes de ce temple de la désolation économique passée. Mais nous en reviendrons plus tard, vers ces deux cocottes certainement pas faites de ramette en papier recyclé. Elles nous réserveront des surprises de découvertes astronomiques.

    Et si nous descendions le visiter ? ce monument de la consommation débridée,me suggère Camille ? De la part de femmes normales, en période d’oisiveté,et de consommation effrénée , je trouverais juste de laisser les affaires se faire, s’acheter de multiples combinaisons de vêtements, de parfaire sa pacotille de métal ou de plastiques à pas cher, sur son corps, mais ! ici, ce n’est pas tout à fait le lieu pour laisser deux jolies nanas, entièrement dévêtues, se plonger dans l’incertitude de ces profondeurs dissimulées. Elles feront fi de mes suggestives remarques, quelques peu intrusives dans leurs libertés d’aller et venir dans cet univers maintenant libre de droits après notre malheureuse rencontre dans ces Trois tours. Nous nous apercevrons par la suite, que certains endroits de ce centre commercial sont hors d’eau, incroyable à croire, par quelle magie ? c’est possible, nous irons découvrir rapidement voir de quoi il s’agit, mais pour l’instant il nous faut sécuriser le voilier, l’amarrer à cette coupole immergée. Pénélope, Camille trépignent de cette joie disparue passée de mode de faire les magasins, partir en tenue légère, revenir sapée comme des princesses. Entre temps, elles accélèrent les manœuvres, Camille trébuchera, oubliant d’attacher ce filin laissé à l’abandon depuis l’ouragan. L’eau est chaude, attirante pour le simple touriste avide de piquer une tête dans la grande bleue, pour nous ! voyageurs de l’extrême ! plutôt l’incertitude.

   Pour ma part je vais rester à bord, les filles dans le plus simple appareil vont y allez. Je garderais ce bambin bizarre, qui ne me regarde que d’un œil, il supervise ce type qui va le garder quelques temps. Il me fout la trouille, mais ! ce n’est pas nouveau, depuis le début de l’accouchement j’avais imaginé le pire, et il était dorénavant le futur monstre à venir, qui allait nous compliquer la tâche, j’en étais persuadé. Je vous donne le récit de cette plongée. C'est pénélope qui commentera dès son entrée dans et sous l’élément liquide les faits. Je les équipais de baudriers souples, d'une corde genre filin en nylon d’a peu près cent mètres , de masques intégraux couvrant la tête, type cosmonautes, la bouteille de gaz hyper légère attachée par des sangles croisées, seront dans le dos, leurs réserves à oxygène. Une sorte de montre, indispensable compte temps, pour connaitre le reste de minutes avant de remonter à la surface, les profondeurs n’étant pas trop importantes, pas de décompression obligatoire, mais ça !! je ne pouvais pas savoir, .je demandais aux filles de respecter les règles de plongée, et surtout de ne pas se séparer et ce ! à aucun moment, même si quelque chose de fabuleux allait apparaitre. Voici leur plongée raconté par pénélope.

    Mon frère , je le devine, penché par-dessus le bastingage, nous observe, certainement inquiet de nous voir partir seules, nues, en véritable femmes d’affaires décidées à chauffer la carte bancaire, sauf qu’ici tout serait gratuit, enfin nous le pensions. Je lui ai laissé mon bébé en garde, j’espère qu’il ne le balancera pas par-dessus bord, il en est capable. Camille, comme prévu et suggéré impérativement par le frérot, me suit de près, nous descendons dans les profondeurs de centre commercial abandonné. Les escalators sont revêtus d'algues vivantes d’une longueur époustouflantes de majesté, nous lèchent à notre passage, nous entourent de leurs lianes, nous habillent presque, c’est un fantastique lieu et à la fois chimérique. Nous ne pouvons que regarder ce spectacle lumineux, les rayons du soleil transpercent la coupole de verre et, illuminent cet artifice paysager qu’aucun humain n’aurait pu imaginer et construire de ses mains. Nous sommes des fées, non plus des logis , mais voyageant au pays du bois dormant, dans une futuriste cuvette remplie d’eau de mer. Ha ! la vache ,les vendeurs en costume trois pièces, sont encore présents, presque composés de cire, ils attendent le chaland, présentent encore les cartes de fidélités. !!Les caisses enregistreuses sont grandes ouvertes laissant la monnaie et billets, flotter dans leurs compartiments .Ce tsunami , dévastateur ,a dû arriver sans prévenir personne , les alarmes ne se sont pas déclenchées !!

     Je reprends le fil, pendant que ces deux femmes évadées de ces trois Tours sont redevenues d’époustouflantes consommatrices de produits périmés . Charlotte, Francine viennent de remonter, elles étaient parties sans aucune bouteille, uniquement en apnée, et ce qu’elles vont me détailler par la suite est franchement inconcevable pour un non croyant. Elles avaient décelé un lieu, comme je le supposais, uniquement hors d’eau, au troisième sous-sol l’endroit où se trouvait le garage à voitures, elles me détaillèrent ces berlines et ces richesses entassées dans les coffres. Volées certainement juste avant la catastrophe, elles débordaient d'automobiles, les passagers se trouvaient affaissés sur leurs sièges, comme asphyxiés par un gaz bizarre. Elles me le jurèrent sur leurs parents disparus, avoir vu un homme debout, une hache à la main, les interpellant, elles s’enfuirent immédiatement, ne demandant par leur reste , oubliant  deux colis de victuailles et de fringues. Poussèrent ce fameux sas et, remontèrent à la surface. Elles étaient mortes de trouille, tremblaient encore, je les recouvrais tout d’abord et je les réconfortais le mieux que je pouvais.

      Pénélope……. Houa !! mon magasin préféré, « hlm », allons voir, c'est relou quand même, c’est pas pour les obèses ici. Pas besoin de s'enfermer dans la cabine d'essayage, c'est mieux !!Nous sommes toutes deux entièrement déshabillées, nous pouvons mettre à l'épreuve tous ces fringues, c’est génial de non-conformiste .!! Magasin d'informatique à coté, ça c'est pour le frérot, nous continuons notre voyage d'outre-tombe entre les cadavres exquis, ces derniers nous offrent toute leur anatomie délicieusement ouverte, flottant dans le courant. Camille s'offre une valse avec le gardien de la Foc. Nous imaginons la musique avec, je fais un pas de danse avec eux, le colis volé devant son nez. Nous cherchons les toilettes, c'est par là, dans le troisième sous-sol. Nous nageons. Heureusement la corde nous retient à la vie commune. Tien !! une sorte de SAS !! je pousse la porte elle est automatique, nous nous engouffrons dans ce no mas land. Bordel !! c'est quoi ça, l'eau à disparue !!

chapitre 14..1 Exploration dans les sous-sol page 02

          Laissant à sa place de l’air libre. Débarrassons-nous de nos masques et bouteilles, me diras Camille, une seconde d’hésitation, et je me retrouverais en libre circulant dans cet espace incroyable , absolument au sec. Quelque chose me disait que, Camille était déjà passée par là, elle et ses copines portent un secret, mais lequel ? Une seconde porte dans ce sas, le garage à voitures se trouve de l’autre côté, c'est étonnant, nous ne pouvons y croire !! Nous nous débarrassons de notre attirail de plongée. Profitons-en pour essayer nos achats ! me suggère Camille, nous sommes en pleine crise dramaturgique , ce genre de léthargie que ne connaissent , que les femmes d’actions ,capables de débourser des milliers d'euros en pacotilles ,et, de les mettre qu'une seul fois et de les ranger dans le plus obscure des tiroirs ! elles ressemblaient encore à cet ancien monde impécunieux dans ses libre arbitres

    J'ai choisi cette robe genre , d’attirail pour attirer un maximum de regards malintentionnés, nous sommes seules au monde , aucun risque de rencontrer âme qui vive, dans ces lieux secrets , aucun garçon type canailles dans les environs immédiats ne se risquerait ici pour importuner ces filles en perdition acrobatique . Camille s’accoutrera en style tout en cuir ,un pantalon serrant ses fesses de rêve , le chemisier culbutant ce déroutant féminisme oublié , promettant une chasteté inversée. J’ai envie d’elle, de glisser mes mains sur et sous ce cuir , sur ce corps décidément ! même caché ! d’une beauté flamboyante. Je la regarde intensément, elle s’en est aperçue. Camille en véritable mécanisme de ce plaisir perçu à son encontre , me repoussera imperceptiblement, pas trop, juste le minimum pour m’éviter de franchir cette inévitable barrière, qui sépare deux femmes ,mais ! que j’ai bien envie de corriger , juste un peu stp Camille. Pour ne pas me décevoir , elle m’offrira en apéritif dégustatif ses lèvres et enfin sa bouche devenue tartre à la crème à bronzer .

      Pénélope ! Oui Camille………. !! j’ai peur , je ne suis pas rassurée dans ce garage . Nous devrions remonter au bateau , retrouver ton frère ? ah! laisse -le donc celui -là! pour une ne fois que nous sommes seules . J’ai envie de faire des choses insensées avec toi , mais ce n’est pas le moment , crois-moi , réponds Camille ,qui commence à comprendre dans quelle situation elle va se trouver dans quelques minutes !! Attends !! regarde ces bagnoles ? oui, c'est vrai , j’adore ces voitures, encore flambant neuves, rutilantes, Pénélope insistera ....... Rien qu’une fois ma chérie !! allez laisse-toi faire, j’en ai tellement envie ! Comme tu veux, mais pas plus de cinq minutes , d’accord ? Regarde ce break Mercedes, il ferait bien l’affaire ? , allons-y, allez dépêche -toi, elle c’était complètement déshabillée ,déjà , survoltée ,avide de sensations fortes , cavalait vers cette bagnole, pressée d’en finir avec ce libertinage proposé et ,imposé par son amie. Pénélope , elle ! Ne demandait rien d’autre que d’assouvir ses dangereuses exigences érotiques, s’envoyer en l’air dans ce troisième sous-sol à l’abri de regards interrogateurs de malveillance ; bien au sec, en travers de la banquette arrière de cette grosse allemande isolée au numéro cinquante-huit de cette place de parking équipé de borne électrique .

     La voiture était, comme toutes les auto de cette époque à propulsion électrique , était encore branchée sur la prise . Peut-être ? après ? faire un tour dans ce parking désert ? faire crisser ces jantes énormes .Ces deux filles, finalement, ne se refusèrent rien dans cette nomenclature de forfaitures voluptueuses, elles s’aimèrent d’un amour intégralement exalté, une nouvelle alliance apparaissait sur cette banquette de tissu , rare dans ces berlines de grand luxe .La luxure envahissait ce tombeau souterrain , les deux êtres finirent par comprendre  qu'il fallait en profiter, se partager ces envies si provocantes et tellement déboussolantes .

   Pénélope finira par arracher ces sous-vêtements de cuir, libérant ce corps devenu libre de tous ses espoirs permis , elle poussera des cris de surprises en découvrant cet anatomie ,enfin libre de se soumettre à toutes les humiliations libertines .Combien de temps durèrent leurs ébats ? elles ne s’en souvenaient plus, tellement elles étaient remplies de bonheur . Pour Camille , ce fut une première , chérir une femme fut-elle ! s’appeler Pénélope serait le début d’une grande carrière passionnante de liberté déréglée , pour ,ensuite ! ! Définitivement tourner la page de ces hommes vaniteux et imbus de leur petite personne, en constance envie et avide de jouir en secret ?Pour Pénélope, ce ne fut pas une première, dans son adolescence , elle avait partagé la vie d'une plus grande quelle, vécu ce que l'on pourrait appelé dans ces époques reculées , l'inceste familial. Elle en gardera les séquelles, se vengera beaucoup plus tard , sur son frère . Soulagées , elles s’installerons au volant , Camille devant , son amie à côté d'elle à cette fameuse place du mort. Ses bras enlaçant ce haut du corps décidément plein de jeunesse, la poussait dans les pires retranchements , c’est merveilleux de se retrouver quelques années en arrière lui soufflera Pénélope dans ses oreilles .L'orgasme encore présent, ,fidèle aux promesses de Pénélope, en véritable tacticienne de la chose, elle fera découvrir à Camille les saveurs insoupçonnées de cet amour débridé, à l'emporte -pièce.

   Soudain ! quatre bras puissants nous entourent , deux personnages , sorte de morts vivants surgissant d’outre-tombe sur cette banquette arrière , nous enserrent, nous tripottent nos miches surexcitées ,ne manquait plus que des hommes pour parfaire ce degré de malversations libertines .Elle sont encore dans leur rêve, toutes émoustillées ,ne réalisent pas encore le risque encouru, accepterons de leur plein gré cette apparition incroyable .Une java sans fond s'installe ,c'est une explosion générale pour ces deux nanas décidément complètement à l'ouest, incapables de se freiner , de regarder l’horrible vérité qui se profile dans le rétroviseur central .Elle ne réalisent absolument pas ce qui se passe, imaginent se taper deux mecs ,leurs bras , en arrière vont toucher , entourer ces deux parvenus, qui pencheront leurs tètes dans leurs épaules , vont chercher ces corps inexistants, vont finir par découvrir l'effroi . Leurs bouches vides de dents cherchent leurs lèvres .

   Elles vont s'apercevoir de cette supercherie ? trop tard , des cadavres ambulants , toutes voiles dehors sont sur elles , prêts à les avaler . . Ils vont nous violer, nous tuer ensuite ! leurs doigts ,sorte d'osselets , s'insinuent dans nos parties intimes , c’est effrayant, nous ne pourrons pas nous en débarrasser aussi facilement, sous le coup de la surprise, cela devient atroce, l'épouvante nous gagne . La langue de cet intru, enfin ce qu'il en reste, est rentré dans ma bouche . Je la mords avec mes deux incisives. Un cri de douleur dans mon oreille droite. Pour Camille ce n'est pas mieux, déjà allongée en travers de la banquette avant, sa tête dans l’entrecuisse ouverte de Pénélope , elle se débat avec ses dernières forces disponibles , semble assujetties à l'implacable farce de ces deux malappris surgit de nulle part, sortes de zombies en quête d'aventures extra-conjugales .

   Je me détourne , je distingue ce visage abominable, un squelette en remarquable état, mais frétillant !!! Misère !! en voilà d'autres dans le garage, les deux femmes complètement nues , vaincues par le force de ces squelettes , seront exfiltrées de force de la voiture, seront attachées dos à dos, ils les ferons s'asseoir sur ce béton froid, les jambes écartées seront inspectées par chaque individu, qui se donneront un malin plaisir de noter ces deux amoureuses  maintenant prisonnières . Ton frère va certainement réagir, cela fait deux heures déjà !!et les filles sont certainement remontées à bord ! Nous sommes , maintenant enfermées dans un genre de van. (Voilà pour le récit de Pénélope).

   Je ne saurais pas la suite des brutalités , si elles existent , elles me le diront pas , tout ce que je savais c'est qu'elles avaient franchi l’insurmontable du désespoir de se retrouver en mauvaise compagnie . Déjà deux heures, pas de nouvelle ,bonne nouvelle disait ma grand-mère !! Mais c'est pas le même concept. Je vais rattacher le mieux possible, le confier aux filles. Sangler le gosse au lit, et, plonger. Je suis parti dans cet antre de l'ancienne consommation, il fait pas très chaud, l'eau c’est refroidi. Je suis devant l’escalator ? elles ont dû le prendre comme je connais ces femmes toutes les mèmes, avides de magasins de fringues. Je furète çà et là, personne, que des cadavres d’employées, de clients perdus, les sont certainement aux toilettes, c'est le passage obligé en temps normal après le déjeuner . Troisième sous-sol. J’espère ne pas être obligé de descendre au fond. Une culotte par terre, elle l'on perdue, je la ramasse, plutôt une ficelle à ma sœur !! Un sas, de décompression, c’est pas possible c'est l'air libre de l'autre côté. Une chaussure à haut talon, c’est encore signé Pénélope , je suis sur la bonne piste . Je suis à l'air libre.Dans cet incroyable. Garage à voitures !!! Je rentre à l'intérieur. Que des bagnoles à l'infini, une Mercédès, les portes sont grandes ouvertes !!Elles ont dû allez faire un tour ? Ce garage est désert, mais elles sont là, mon instinct me le dicte. J'avise une sorte de van dans le virage du sous-sol. Dedans !! mes filles étendues, nues à même le sol . Je cogne aux vitres !! elles se réveillent de leur torpeur, je vois ces deux visages exploser de joie. J'ouvre la porte battante arrière, détachées elles se jetteront à mon cou, je sens leurs corps nues sur mon torse dénudé. Camille me fait un câlin appuyé, Pénélope le regard mauvais nous pousse à partir. Nous courrons vers le sas, pas plus de deux cents mètres à faire, mais quelle cavalcade, celle de l'épouvante absolue, avec à nos trousses cette troupe de saltimbanques dépenaillés, perdant à chaque mètre de multiples os. Un des leurs a réussi à accrocher la jambe droite de Camille, je prendrais mon couteau, je couperais avec acharnement dans ces os. Le type y laissera son bras gauche, la droite ne suffira pas à nous arrêter dans notre folle cavalcade. Nous sommes en sécurité, je clanche cette porte métallique, attends mon frère, nous avons envies de faire pipi !! c'est pas le moment. Les voilà toutes les deux de concert, écartant leurs jambes, j'assiste à ce spectacle naturel.

    Vite !! nos appareils , il nous faut remonter à la surface de l’océan.

   Hello ! Mets ce slip Camille, c'est mieux, pas besoin, de toute façon il n’est pas à moi ce calbar ! !! me répondras-t-elle. Cette fille commence à m'attirer, c'est certain, une envie soudaine de me rapprocher d'elle, mais ma sœur veille au grain. Nous sortons direction le bateau, je reviendrais faire quelques courses seul, ou avec Camille, peut être !!!!!!!La journée avait été dantesque, je chercherais la propriétaire de ce slip , personne ne donnera suite à mes interrogations, le mystère restera entier, les trois filles n’auront rien remonté , hormis notre matériel de plongée, il faut y retourner , armés…récupérer ce qui peut l’ètre……

Chapitre.quinze ....La plongée divine pour Camille avec les squelettes.

                    Les filles sont enfin remontées, saines et sauves de ce vaisseau amiral de cette consommation engloutie à jamais. Elles ont déjà envie de replonger vers ces angoisses de cette claustration morbide. J’y mettrais mon véto, c'est à mon tour d’aller visiter ce centre commercial. Camille connaissant les passages , m'accompagnera et me guidera en toute sécurité. Pénélope, renfrognée de ne pouvoir nous accompagner gardera son chérubin, justement ! parlons un peu de lui !

      Dans quelques temps il sera devenu grand, imposant même. Cependant, il ne parle pas, un semblant de grommellement sort de son larynx, il mange comme quatre, et , quelque part cela m'inquiète , faudrait pas que nous soyons rationnés à cause de cet avaleur de nouilles et de pommes de terre nouvelles . Ma sœur l'adore son pitchoun, normal ! ils se ressemblent tellement. Non je plaisante, ils n’ont aucune affinité mais alors ! absolument aucune. C’est véritablement le fruit du plaisir consommé par le hasard d’une rencontre métallique . Nous allons préparer avec minutie notre expédition, au niveau des achats, j’ai ma petite note écrite, des accessoires de plongée seront nécessaires et indispensables ; des fusils pneumatiques surtout pour d’éventuelles chasses sous-marine. De la nourriture, boites de conserves et voir si un peu de boissons se trouveraient pas restées sur les étalages. L’eau, très chaude comme sous les tropiques nous accueille ? moi dans le plus simple appareil, Camille couverte de ce fumeux string ficelle trouvé dans le magasin il y a quelques jours, nous sommes fin prêts. Pénélope l'œil venimeux nous accompagnera jusqu’au bastingage arrière, sorte de mini port pour, soit plonger ou se projeter dans une embarcation genre annexe . Je plongerais le premier, Camille ensuite.

    Cette fille est de plus en plus imprégnée de ce bateau, elle nous sera utile pour les prochains mois ,si elle se décide à rester . Nous serons, comme la procédure nous l’impose, reliés par une cordelette légère ,de quelques cent cinquante mètres de longueur, des sacs vides nous suivent attachés aux nœuds marins. Cette fois ci nous passerons par la verrière endommagée , plus besoin de prendre les escalators. L'eau ! étonnamment, deviendras plus fraiche, une idée saugrenue me passera par la tête, j’imaginais que la climatisation refroidissait le dessous, c’est dire ! le peu de réflexion de ma part. Camille me colle au plus près. Elle ne trouve rien de plus pratique de s'accrocher à mes parties intimes, je la regarde !! son regard en dit long !! ce dernier, d’une bestialité inconnue me transperce. Mon corps subit cette attaque appuyée, je gémis de honte. Je sens sur mes fesses cette petite poitrine flottante et rebondie, cette armada de sensualité exacerbée, flotte au gré du courant. Après quelques minutes de descente et de nage avec palmes, nous atterrissons sur le tarmac carrelé. Nous nous sommes, cette fois-ci, lestés de poids, accrochés à nos chevilles nous allons pouvoir presque marcher normalement sur ce sol glissant. Nous examinerons et déterminerons un endroit de stockage, pas question de se faire repérer avec des sacs énormes.

     Nous commençons par un magasin de produits pour navigations hauturières, ces derniers tombent à pic, nous dégotterons tout le nécessaire pour nos futures péripéties. Camille m'entraine vers les magasins de vêtements, nous manquons de renverser une vendeuse momifiée, elle est jolie, je m'approche d'elle, ses yeux, grands, pupilles dilatées ; ouverts me regardent me supplient de quelque chose, mais quoi ? Je finirais par lire sur ses lèvres gonflées, ''avez-vous la carte du magasin''? je manque d'éclater de rire ,dans mon masque manque de m’étouffer . Nous finissons par couper la cordelette qui nous relie, se sera plus simple. Elle est rentrée chez ce qui fut le temple de ces femmes adorables dépensières , pas besoin de rentrer dans la cabine d'essayage. Mais si !!vient me dit 'elle, je désire que tu approuves mes emplettes. Elle est devant moi, superbe, un corps avantageux m'invite , cette femme désirable m'allèche ,nous retirons nos masques de plongée, un instant, juste un petit moment, nous échangerons notre oxygène, ça marche nous pouvons respirer comme un véritable bouche à bouche , comme des ventouses nous nous enlaçons ,tu aimerais faire l’amour sous l’eau ? me demande-t-elle. Quelle question ? qui ne se refuse pas. Presque plus d'air, il faut remettre nos masques, nous resterons enlacés un bon moment, elle n'en peut plus cette fille, elle s'arrache le masque !! Me prend avec une autorité irréelle. Je vais m'évanouir de plaisir, elle suffoque, je lui mettrais l'objet tant désiré, tant pis pour cette fois ci, au diable Pénélope, elle n’avait qu’à me demander. Trop tard, trop tôt ? elle s'égare déjà dans la volupté. Et si nous allions dans le sas ? Ni une ni deux nous galopons en équilibre instable, comme en apesanteur, vers cet endroit pas trop magique mais si important. L'allée marchande fait au moins un bon kilomètre de long, longeant des centaines de boutiques captivantes, nous croisons des acheteurs, des familles entières, des cadres commerciaux valisettes encore à la main, les clients, flottants entre deux eaux, tiennent encore leurs cartes de crédits visa Mastercard dans leurs mains, prêtes à régler leurs achats. La grande cafétéria est remplie de consommateurs, les fourchettes encore dans leurs mains, ont l’air de s’interroger, mais de quoi ? de la catastrophe imminente à venir ? Comme Pompéi en son temps, la pendule c’est arrêté ici, au même instant, des milliers de personnes se sont noyées ,sont décédées, ne seront jamais rentrées chez elles, embrasser une dernière fois leurs familles, elles même certainement en attente de l’effroyable tragédie. Toutes ces scènes sont incroyables d’allégories, sorte d’arrêt sur pose, cette catastrophe fut certainement immédiate ? Nous distinguons une cliente d’un âge avancé, recouverte de plusieurs sous -vêtements, une apprentie voleuse dans ce lieu, découverte en plein exploit de maraudage ! Ce seront ses dernières rapines , elle aussi ne survivra pas à cette inondation, gardera ces fringues non payées , mais n'en profitera jamais . Pas le temps de s'échapper de ces lieux tellement abominables.

    Nous arriverons au fameux sas, trop tard !! les morts vivants se sont accaparé cet espace libre. Comme des fous furieux, ils nous regardent à travers leurs orbites démesurées. La porte battante est verrouillée de l'extérieur. Je reconnais une femme d'un homme, c'est terrible, regarde !!! me dit Camille, mais regarde ! ils font l'amour ! c'est pas possible il ne reste pourtant, que les squelettes, même plus de sexes ! ce sas est devenu un bordel en outre-tombe, c’est une phénoménale orgie à laquelle nous assistons, même morts ,ils continuent de se faire du plaisir. Regarde celui-ci, du sperme s’écoule de son entre jambes ! Ça me rassure pour la suite, Camille me regardera flairant mon intention d’en finir, mais, non Camille !! J'ai envie d'y aller !! tu es complètement folle Camille, tu vas y laisser ta peau cette fois-ci !! Laisse-moi juste un petit peu essayer !! entrouvre cette porte, tu pourras toujours la refermer, et la rouvrir si cela se passe mal pour moi ? de toute façon ils n’ont plus de force. Ils sont quatre dans ce sas, plus cinq femelles, enfin ! je crois, difficile de vérifier sur place le type de sexe de chaque individu présent. L’air est vicié il ne faudra pas y rester de toute façon, trop longtemps.

    Elle se trouve dans la place, se déshabillera complètement, ne reste plus rien sur son corps, les quatre squelettes se sont détournés, c’est devenu absolument céleste, je suis époustouflé devant ce spectacle . Elle se trouve en compagnie de ces os en mouvement, ils la dévisagent, leurs bras s'élancent doucement vers ce corps neuf, jeune, beau, rempli de chaires et recouverte de peau bronzée, absolument tout leur contraire. Pour ces illuminés ,échappés du cimetière, de l’asile, ou de mon imagination débordante, c’est ! je pense, une réelle et divine surprise, une révélation , vont t'ils en profiter pour croquer ma Camille ? J'ai bien envie d'y aller aussi, mais la peur est la plus forte. Mon amie est maintenant enlacée dans ce qui fut un corps vivant, les deux visages se touchent, la langue de Camille furète dans cette caverne osseuse. De cette cavité cartilagineuse, des dents tomberont en pagaille, pas de quoi troubler Camille, décidément en inspiration intégrale .

   Par mégarde ou par malchance, elle décrochera une vertèbre cervicale, elle prend son pieds ,son bassin se vautre contre cet os mirobolant qui je le devine se trouve être le bas du corps . Une difforme entité s'approche de la lucarne circulaire, incroyable, une langue sortira de cette bouche cadavérique. Elle semble me crier !! Viens ! Mon sexe criant famine, j'en ai bien envie de tester cette apparition incroyable de vétusté , capable de danser la carmagnole . Ça commence sérieusement à dégénérer, les deux autres cadavres’ masculins certainement jaloux , se projettent dans un avenir miraculeux ? le troisième larron avait enlacé Camille, se refusant à partager avec ses amis délabrés , elle me jette son regard interrogateur !!

    Je fais quoi maintenant ? .

    Il est temps de quitter ces monstres . Les trois morts vivants pour s’approprier la fille, s’affrontent maintenant ,dans un lutte sans merci. J'ai juste le temps d'entrouvrir ce sas, Camille s’échappe !! et une femme squelette également avait réussi à sortir . Les masque, nous n'en n'avons que deux, pour le squelette rien que l'eau , ses os flottent dans cette eau pas très claire. Nous ne pourrons la sauver une deuxième fois ? Ses bras en os s'accrochent à moi, une dernière fois je la repousserais, doucement, puis vigoureusement. Les os s’éparpilleront complètement, son crane perdu dans cet océan, s’en va, seul au gré du courant. Je le rattraperais, finira comme souvenir dans mon bureau , il servira de porte crayons ?

   Camille de nouveau debout, me regarde, je la sens toute chose, mes yeux ainsi que les siens se dirigent vers son orifice naturel. Une poussière blanche en sort naturellement. Nous sommes éberlués de cette matière encore vivante. Cette solution si importante sur cette terre existe encore dans ces parages ? Dans le sas restent que des os éparpillés plus un reste de squelettes, que des morceaux. Ils se sont battus une dernière fois, comme avant les humains se battaient dans les cités ou ces champs de batailles Napoléoniens.

   Camille est complètement désemparée, le liquide coule toujours de son ventre, une quantité incroyable s’échappe, j’y mettrais mon doigt pour évacuer le trop plein, elle soupire de plaisir, je continuerais, finissant le travail de ces saltimbanques osseux. Mets-moi de ton sperme stp, je ne voudrais pas qu’ils m’arrivent le même problème que Pénélope, je l'étreindrais non pas par plaisir ; mais par nécessité .

    Camille reste et restera une complicité sans aucune faille, la confidente personnelle, capable de rétablir une juste loyauté, mais ça ! Pénélope ne le comprendra jamais, ces deux filles avaient déjà accompli l’imparable succès de cette application amoureuse, je le sentais bien, à ses yeux quand je lui parlais de ma demi -sœur. Par la cordelette, cette fois ci, par précaution, je me relierais à Camille, nous continuons nos monstrueuses emplettes, prudemment ,cette fois .

   Nous arrivons à remplir au moins quinze énormes sacs, plein de bonnes choses , des conserves sauvées de la noyade, ,un cadeau pour Pénélope et son petit. Nous remontrons à la nuit tombée, ma sœur avait préparé le diner du soir .Un fabuleux soleil couchant nous accompagnera pour le reste de la soirée , le marmot dort, la mer est calme, demain je redescendrais chercher les derniers ballots. Ensuite nous lèverons l'ancre définitivement ,chercheront notre voie définitive, trouverons la solution pour une nouvelle liberté. Pénélope ,Camille se sont endormies bras dessus , bras dessous .

J’avais deviné leur secret. Mon bonheur était partagé .

chapitre.seize la terrible vérité

                    Nous sommes désormais , tous les cinq , réunis à bord, vivants et ! en assez bonne forme, quoique notre cerveau avait été mis à rude épreuve. Hier , dans la soirée , Pénélope nous avait attendu , son visage stabilisé ,malgré tout encore à l’envers ! que va t'elle me sortir encore ? une pointe de jalousie éventuellement ?Après ce fabuleux coucher de soleil , la lune prendra le relai pour devenir pleine vers les deux du matin ,coupera nos liens de nouveau après une soirée réussie , Camille, brisée de fatigue et de danse macabre avec ses amis squelettes en milles morceaux , se jettera comme une masse sur sa couchette , s’endormira précipitamment, et, c'est tant mieux pour l’atmosphère collective qui s'annoncera comme un orage absurde .

     Je commençais à narrer à Pénélope ,en évitant la dernière et excessive partie d’osselets en l’air , notre expédition dans ce sous terrain incroyable de surprises , m’apprêtant à lui offrir ce petit cadeau glané en bas de la fosse dans ce magasin type foire fouillette .

     Je n'en veux pas de ton pourboire !!

                   Sa réponse fut sans aucune ambiguïté et sans failles En échange ,je manquais de recevoir une immense paire de claques sorte d'aller et retour survenu de nulle part, sinon de sa force démesurée , comme un boxeur à l'entrainement .Moi, baillant aux corneilles ,je l’éviterais de justesse, pour me faire un torticolis majeur . Je finissais sous les coups , par vaciller, un peu , beaucoup trop, étant éreinté, je ne pouvais résister à cette tornade colossale qui s’annonçait surnaturelle de sa part . Est -elle jalouse en tant qu’amie et amante de Camille ? où ! suspicieusement contre moi et ! de ce que je représente pour elle. Allez savoir ce qui se passe dans la tête de ma demi-sœur pourtant dépucelée depuis des lustres par quantité de malpropres dans les hôtels de passes de Nantes . Elle va, sans vergogne , me pousser dans mes retranchements , je lui envoie comme un véritable ressort , un léger uppercut de ma paume droite , mon poing n’étant pas serré , je n'avais pas osé la frapper comme une brute qui souhaite un soir de beuveries , la mort de sa femme .Pas assez soutenu, trop atone, j’en conviens, mais cela suffira à la déstabiliser quelque peu, elle se caressera sa joue gauche, ça fait un mal de chien ? lui balancerais à la dérobée comme pour l'intimider .

    Elle reviendra à la charge, j'ai affaire à une méchante ,elle allait franchir à ce moment présent l'irréparable .Tu sais frangin !! oui Pénélope !! Je vais , ce soir , te tuer , t'exterminer, te soustraire de ma vie ,de toute façon , je n'ai plus besoin de toi !! Je peux le faire dès ce soir !! Tu n'es pas mon frère !! seulement mon demi-frère, le rejeton de la famille !! Je suffoque de sidération, la surprise est complète et totale , je savais et je connaissais l’histoire, mais je commençais à comprendre quel serait l’alibi de sa part. En un instant, j’'entrevois que je vais perdre définitivement cette sœur, dans mon cœur ou définitivement et physiquement parlant . Affaibli par cette hypothèse , elle en profitera pour me prendre à la gorge, de surprise nous basculerons ensemble par-dessus bord , coulerons comme deux boulets de plomb , en premier, ma tête heurtera de plein fouet la surface liquide . Je bois la tasse, au début très peut, puis rapidement je remplirais ma bouche , je suffoquerais . Je sens ce corps devenu étranger , contre le mien, c'est devenu véritablement intense, une envie de rejet immédiat, puis le désir de s’en débarrasser au plus vite . Nous ne faisons plus qu’un, alors !! Nos têtes referons surface, nous déglutissons ensembles , respirons un peu . De sa voix talentueuse : 

La Camille ? tu te l'es faite ? Salaud !!

Non !! Bien sûr que non voyons !! Je vais t'expliquer Pénélope chérie.

Il n'y a plus de Pénélope chérie qui compte maintenant !! Camille est à moi, chasse gardée mon frère , pas touche ....

    Je ne sais plus comment cela s’est produit, peut être un sursaut de ma part ? nous culbutons de nouveau conjointement sous la surface . Elle a, enfin lâché sa prise,inexorablement  nous coulons, cette descente est interminable, c'est peut-être terminé pour nous deux ? la fin approche, à grandes brasses, je la rattrape, d'abord les pieds, ensuite les jambes, ses cuisses, son bassin , son torse , sa poitrine , son cou. Ses muscles sont fermes , elle se retourne ,me propulse , comme une véritable sirène , par le bas de son corps , désespéré devant tant de hargne de sa part ,je résiste, c'est un corps à corps, démoniaque, diabolique , nous sommes à quinze mètres sous la surface, cette lutte à mort est déraisonnable, irrationnelle entre frère et sœur ,tellement dérisoire , mais sans aucun-doute ,salutaire pour elle . Nous en sommes à nous serrer le cou , c'est vertigineux , l'étreinte est si forte !! que je manque de lâcher prise, laisser faire cette femme , lui donner l'espoir pour elle toute seule . À celui qui s’arrêtera de respirer le premier, qui perds ? Gagne le paradis ? Sa jalousie , maladive nous mène directement vers notre sépulture liquide , rejoindre ces squelettes devenus nos amis hier au soir . Nous allons passer de vie à trépas, à son tour ,ses poumons moins productifs , elle commence à manquer d’air !!

     Je desserre un tout petit peu, histoire de la regarder les yeux dans les yeux . Je lui proposerais ma bouche, qu’elle déclinera , c'est devenu terrifiant de haine , je la vois partir sous mes yeux, in-extrémis , je la récupère de force, elle revient à la vie, désormais, je n'ai plus qu'à me détacher de ce corps laissé à l’abandon , je vais me battre avec l’énergie du désespoir , nous sommes unis pour le pire et le meilleur ! déjà quatre minutes en apnée prolongée , je n’ai jamais résisté aussi longtemps sous l’eau . Quand !!!!!!!

      Quand ,soudain , une lueur, certes, pâle, mais une lumière quand mème, dans cette fosse noire, attire mon attention quelque peu apoplectique , je tire Pénélope par ses cheveux , un sas encore un . Je pousse une sorte de chatière pour matou , je la maintiens , sa tête sous mes esselles, cette femme est à bout de force, je suis déjà à l'air libre, nous y sommes enfin tous les deux, peut-être ! en sûreté précaire. Pénélope presque bleue se trouve en souffrance, sa bouche fermée à double tour , m'empêche de la sauver, je l'allonge dans cet endroit surnaturel, le cœur ne va bas bien du tout !!je lui crierais :

       il ne faut pas me quitter, je t’aime tellement !! ma sœur, même si tu ne l’est pas complètement !! tu resteras ma sœur adorée celle qui m’accompagneras la plus tard possible dans mes aventures.

      je suis en train de hurler , appeler au secours un hypothétique sauveteur , nous sommes seuls et Pénélope ne m'entends déjà plus ,elle avait sauté le pas ? Non ! pas encore , un léger battement reste sur ce pouls dérisoire .Je réalise un instant que cette entreprise ne peut s'arrêter ce jour-là à ce moment précis, ce n’est pas réalisable, nous n’avons pas terminé notre voyage. Mes bras, mes poignets posés à plat sur sa poitrine actionnent ce cœur devenu défaillant, J’essaye de la ramener à la vie, cette dernière ne vaut pas bien chère mais quand même ! il y a toujours de l'espoir quand même !!! La porte intérieure, à ce moment très précis, s'entrouvre !!!

C'est un débrifillateur qu'il vous faut ?

     Par réflexe, comme un pur imbécile de naïveté complète, je répondrais par l'affirmative, cette voix venue d'outre-tombe, c’est pas vrai ? c'est pas possible !! un être humain en chair et en os, va nous affranchir de cette mort certaine ? La décharge, lestée sur sa poitrine, Pénélope rouvre enfin ses yeux, son regard apeuré observe cet endroit imprévu, je la regarde de ma tendre protection. A cet instant précis je sens que cette femme m'en voudras longtemps, peut-être à jamais . Pourtant ce corps j'ai une envie de me le serrer dans mes bras, c'est tellement fort, intense, inoubliable, je serais par monts et par vaux son protecteur quelle le veuille ou non.

    Notre sauveur est déjà revenu, une dame distinguée, genre citadine d'un autre temps, nous donnera de la boisson, mais c'est du champagne ?

Les amis je n'ai que ça à boire, faudra vous y faire,

       Je la sens quelque peu grise, sa voix chantante et hésitante à la fois, nous tranquillisera. Elle sent l'alcool quand -même ! à plein nez, Pénélope en est à son troisième quart, moi, un peu plus sobre, à mon deuxième. Son sourire revient petit à petit, je la redresse ou plutôt elle se remet debout, chancelle, puis retombe dans mes bras. J'en profite pour l'embrasser, pas trop appuyé ce baiser, mais d'une douceur surprenante !!!!

     Bon ! les amoureux vous allez me suivre, dans mes appartements, il fait nuit , vous ne pourrez pas remonter tout de suite à votre voilier. Je vous invite pour quelques heures de repos.

                 Pénélope s’appuieras sur mon épaule gauche, nous suivons cette conservatrice de ces lieux incertains.

CHAPITRE 17. // LAILA......La Maitresse Des Lieux. page.01

                                Suivez -moi , les amis, je vais vous faire découvrir le domaine. N’ayez crainte ,il ne vous arrivera rien , si ce n’est de découvrir quelque chose que nous n’aviez jamais imaginé ,même dans vos rêves les plus déséquilibrés…allez debout !!Pénélope ,pas de simagrées avec moi !! Accroche -toi j’ai une belle surprise pour toi et ton demi-frère……. Le décor étant planté,

     Il nous arrivait encore une histoire !! décidément !cette planète , n’était pas vide de ses occupants. !!et !! elle connaissait parfaitement notre pédigré, comment avait ‘elle put deviner ? Nous suivrons, comme hypnotisés par l’incroyable ‘extravagance doublée d’une sérénité ébouriffante, quelle dégageait, son corps tout entier parfumé d’une odeur doublée d’une douceur olfactive indéfinissable , nous apparaissait comme un inédit mentor d’une beauté immortelle, cette créature presque transparente, aux gestes d’une lenteur de catégorie académicienne, se flattait d'être, tellement ébouriffante de splendeur, que nous ne referons, tous les deux ,surface, qu’après de nombreuses minutes de silence, retranchés dans notre petite partie corporelle, nous ne pouvions dire un seul mot ,nous buvions cette apparition charnelle et à la fois platonique .

                        Enfin, nous reprenions notre haleine, l’air était pur, pas un gramme d’humidité, comment étais-ce possible ? Pas une goutte d'eau ne suinte au travers de ces murs, dans cet antre caché tout est neuf tout n’est que lumière. Ce repaire souterrain, se trouvait dissimulé à la vue de tout envahisseur naviguant à la surface de l'océan. Jules Verne, mon écrivain de chevet dans ma tendre enfance, précurseur en découvertes extravagantes, n’a qu'à bien se tenir, il est évident que nous tenions son remplaçant en la personne de cette femme d’une féminité tellement naturelle, que ne pouvions lui faire qu’une confiance absolue. Par comparaison, aux trois tours, effroyables repaires de ces dangereux Reptiliens, catapulquées dans un pouvoir autocratique , cet inédit lieu était totalement à l’opposé, pas de gardes armés, aucun canon, ni portes blindées, que des entrées grandes ouvertes sur une multitude de splendeurs disparues depuis des lustres. Il était, dans le domaine du possible, que ce refuge sur ou sous cette terre abritait le gratin de cette société rescapée de l’holocauste final orchestré par les populations livrées à eux-mêmes.

                   Nous déambulions dans un dédale de commerces, de réserves pleines de marchandises, encore emballées dans ces cartons made in China(décidément). Nous arrivions à une porte, truffée de capteurs anti-intrusions, notre guide ne posa que son majeur pour actionner l'ouverture automatique, premier révélateur que nous étions néanmoins ! en état de siège, dans une cavité habillée de velours. A la pointe du progrès de ce siècle disparu, nous allions découvrir l'invraisemblable dernier couac de cette symphonie matérielle, empaquetée désormais sous la terre !! Un ensemble de loges grandes comme des suites de nababs écroulés de rires, une piscine olympique, une salle à manger considérable, une salle de concert, de cinématographe, de théâtre, le zénith d’ aisance confinée bien sûr ! cependant indispensable pour un urbain enfermé. Quelle élégance ! dans les décorations, se dissimulait un véritable musée, qui désormais ! s’offrait à notre regard de simples visiteurs enthousiasmes, j’applaudissais des deux mains ces splendeurs conservées par cette organisation stratégique.

             De véritables collections de peintures, de tapisseries plus belles les unes que les autres, nous accueillaient sur des murs colossaux. Ces gens, avaient rapatrié le maximum de ce qui il avait de plus beau, les conservaient à l’abri des regards indiscrets, veillaient à leurs survies éternelles, peut-être ? pour des siècles ou des millénaires. Nous sommes harassés, à la force de découvrir tant de choses, nous demandons à nous reposer. Nos nerfs mis à rude épreuve allaient craquer, non pas de douleurs ,mais de cette apparition invraisemblable .

               Mais bien évidemment mes amis !!, un jacousie nous accueille. Ainsi que toutes les distractions possibles pour vous requinquer du mieux possible .N’hésitez -pas à sonner si quelque chose vous manque, avec mes amis nous sommes à votre entières disposition pour vous satisfaire dans tous les domaines possibles et inimaginables. Un buffet est ouvert en permanence dans la grande salle ,un étage plus bas.

        J’ai choisi ma suite, de couleur verte ascendance prune , je la trouve enchantée ,manque que la flute, que je trouverais sous mon oreiller ,le soir avant de me coucher, une ultime et simplissime attention de cette femme ? en attendant , je préfère me faire quelques longueurs dans cette piscine colossale. La frangine, elle, se délectera, de son coté, de multiples musiques allégoriques surgies de nulle part, nos oreilles seront dans un enchantement musical permanent de grande qualité , capables de permuter un pauvre type ne connaissant rien du tout à cette mégalomanie assourdissante de grandeurs inconnues de la majorité silencieuse, habituée ,elle ! aux cinémas de quartiers diffusant les derniers avatars d’OSS.117. Même sous l’eau, cette ritournelle me rattrapera, me bercera , me confirmera que nous étions bien dans une sorte de ravissement intellectuel réservé aux rares survivants. Je pense à Camille, aux filles restées à bord, certainement inquiètes de ne pas nous revoir, vont-elles réagir ? se mettre à l’eau, revenir dans ces fonds, risquer encore une fois leurs vies ?

Ne vous tracassez pas.

     (Cette femme imperturbable, m’avait répondu comme à l’accoutumée, tranquillement, et ! sans surprise) .

          Elles sont tout à fait au courant de ce qui vous arrive, n’ayez crainte, elles nous rejoindront un peu plus tard. Prenez du bon temps, profitez-en, vous êtes ici chez vous, le temps que vous voulez. Votre bateau est en sécurité, et il le sera, tant qu’il se trouvera au-dessus de la verrière, aucune inquiétude de ce côté-là. Sachez, quand-même ! que je vous suis depuis votre arrivée aux trois tours, nous ne pensions pas que vous auriez réussi à vous évader aussi commodément, c’est très fort de votre part d’avoir manipulé ces horribles bestioles, mais ! attention, elles rodent dans beaucoup d’endroits.

      Elle me confira, en aparté, qu’elle et ses adjointes avaient fromentée une excursion pour nous libérer, mais nous nous en étions tellement bien défaits, que ce fut tombé à l’eau.

     Avec les squelettes vous avez risqués votre peau, ‘et dans un rire ‘. Vos os également !! la danse mortifère, également , fut incomparable dans notre théâtre ,irréalisable à reproduire dans une télé-réalité, même ! de pointe .Ce fut un grand moment, les caméras thermiques ont tout enregistré, même Camille en train de se faire le pirate ,pour vous ,je n’en dirais rien de plus, mais ce fut un grand moment dans cette galerie habituée à tant de silence .

  

Chapitre.17.leila.la maitresse des lieux..page.02.............

          Pénélope me regardait, m’interrogeait de son regard gâché par cette retransmission de cette dame , ne comprenait absolument pas ce que cette demoiselle relatait ce qui c’était passé dans les entrailles de ce sous-sol inondé.

Il s'en est fallu de très peu que je vous retrouve en morceaux dans le sas.

    Il me fallait prendre la main, cette conversation était à sens unique, pénélope risquait l’infarctus à tout moment .Mais qui êtes-vous donc?

      Je suis la possédante de ce centre commercial en partie immergée. Il y a de cela trois décennies, nous avions, mon mari et moi même, anticipés cette inévitable fin du monde. Bien avant ces trompettes de la mort annoncée, notre cache était achevée, à l'abri des regards inquisiteurs et malfaisants. Il nous avait fallu dix années de travaux, interrompus seulement par ces tremblements de terre à répétition. Nous n’avions que des femmes ouvrières, pratiquement toutes, sont encore vivantes, occupées à des taches intéressantes ou en voyage d’exploration à tous les coins de ces terres immergées. Mais ! nous ne sommes pas seules dans ce cas, les reptiliens, entre autres, sont bien présents, mais d’autres encore plus virulents voyagent sur des bateaux de fortune un peu partout, vous aurez de la chance de ne pas tomber sur ces assassins en puissance.

    Pénélope était ressortie de ce bain bouillonnant de bulles savonneuses, nue, dans le plus simple appareil, ne se gênait pas pour se frotter toutes ses parties de son corps, surtout les intimes ,pour me rappeler à l’ordre familial .

   Mettez ces vêtements, je vous prie mademoiselle,

    Non ! madame je suis depuis peu maman.

   Nous savons ce qu’il vous est arrivée, ce type qui vous as engrossée, pas joli joli .Bon ! c’est votre problème, maintenant ce gosse !!!

    Mais Madame ! je ne suis pas une bonne sœur ? cette femme devenait agressive il lui suffisait d’un seul geste, un seul ordre, et Pénélope allait passer un sale quart d’heure. Je vois, en elle, à son regard acéré, un éphémère instant, une aversion authentique, à la vue de nos corps dénudés, elle n'a certainement pas vu de males depuis très longtemps, nos sexes à la vue de tous l’exaspère, quelque part , je la comprends .

   Vous avez accouchée en moins de trois semaines ? ce monstre se trouve déjà sur orbite, il faudra vous en débarrasser le plus rapidement possible, c’est ! en fait un reptilien.

    Pénélope ne l’entendra pas de cette oreille, son regard en dira long sur cette éventualité dévoilée par la maitresse des lieux ! Le bras de fer engagé en restera là, pour l’instant.

   Je m'appelle Alexia de la butte Domfrontaise !

   Tien !! une Normande ? Nous déclinons nos prénoms, nous lui raconterons nos aventures, Pénélope et de son marmot de Camille et de ses deux amies.

   Je sais tout de vous, depuis l’équipe de foot, c’est dire !! ! je suis, par spoutnik 28 notre dernier satellite en rotation, votre bateau, depuis votre évasion de la cité interdite.

    Au fait ! Alexia parler-nous de ces trois tours ?

     Ce que j’en sais vraiment ? j'ai u maille à partie avec eux, ils sont très dangereux, ces hordes composées de femmes, plutôt belles et jolies d’apparences, sont, en fait ! des monstres, de véritables assassins et potentiellement des équarrisseurs de tous ces morceaux de viandes. Leurs geôles regorgent de prisonniers femmes et hommes mélangés ou triés, comme du bétail, de tout âge, souvent livrés comme d’authentiques rats de laboratoire au bistouri de ces architecte de l’horreur. 

Au fait ! ou allez-vous ?

    Dans le grand sud, les collines Pyrénéennes je pense. Non ! j’en suis sûr ! Elle me répondra.

   .    Dans ce cas, je vous conseille d'être d’une prudence 'extrême, il vous faudra longer le Massif central, contourner la chaine des volcans d’Auvergne, certains refonctionnent depuis quelques temps, rejettent pas mal de laves et de fumées. Surtout ! éviter de prendre la haute mer, de grosses frayeurs peuvent vous atteindrent. Pour vos ballots ils sont en sécurité dans l'ascenseur vertical. J'y ai rajouté pas mal de produits indispensables pour votre périple. Vous pensez bien, mes amis, que je ne pourrais pas vous garder chez moi éternellement. Je m'absente souvent.

    Comment faites -vous, nous n’avons pas aperçu de bateau ?

    Un sous-marin mon cher !! un vrai de vrai à propulsion nucléaire modèle Barracuda des années soixante-dix, emprunté aux manufactures de Saint-Nazaire, quand il faut le faire, nous le faisons.

  Nous étions, Pénélope et moi-même, en pleine hallucination collective effarouchés par ces affirmations nous concernant et la suite des évènements quelle nous concoctait. Nous avions, en face de nous, une femme d’exception, capable de diriger ce futur nouveau monde, de remettre enfin de l’ordre, enfin de recréer et de redémarrer la vie sur terre par des locataires responsables.

    Vos amies vont nous rejoindre ce soir pour un diner sympathique, que des bonnes choses de la mer, bien-sûr et pas mal de fruits exotiques, ça vous plait ? et je compte sur vous pour égayer la soirée, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas u d’invités intègres.

   Je constatais, dans le son de sa voix des trémolos, une sorte de tristesse, un chagrin peut-être ? Mais notre petit ne sait pas nager ?

   Ne vous inquiétez pas, mon domestique fera le nécessaire, et par l'ascenseur hors d'eau il ne se passeras rien de fâcheux ou de désagréable.

   A ce moment précis , je fus réellement anxieux, cette petite  frappe pourrait éliminer notre moufflet, certes bizarre, mais quand même sorti du ventre de Pénélope ? Alexia parlait sans s’arrêter.

    Nous irons, pendant leurs absences, mettre votre bateau en sécurité, ne vous formalisez pas, vous êtes en lieu sûr. Allez-vous reposer !!les chambres sont faites pour ça. De toute façon, vous êtes mes invités, si je comprends bien ………..pour …au moins trois jours ?, le temps de préparer votre voyage vers ce sud abandonné ?.

   Cette femme, qui s’était nommée Alexia, avait déterminé, sans nous consulter l’heure de notre départ, dans son espace-temps de disponible, il nous fallait appareiller jeudi prochain, huit heures du matin précis.

Une chambre pour chacun de vous, vous êtes frère et sœur, bien que pas du même père ?

    Pour elle , l’inceste ou toute sorte de chose de dérivant, ne se trouvait pas dans son vocabulaire, il nous fallait faire très attention. Elle nous connaissait sur le bout de ses ongles, cette femme. !! Elle me prendra en aparté, dans la coursive inférieure, menant à ma chambre,

   : Je vous conseille de faire très attention à Pénélope, son fiston également. Ce dernier me fait peur, je l'ai vu de près !! il est capable de tout, de vous détruire à la première occasion, ou dès qu’il en aura reçu l’ordre des trois tours. Pour l’instant c'est un monstre en formation, mais plus tard, une machine diabolique en sortira de son cerveau, et vous anéantirons tous ! jusqu’au dernier.

   Comment savait-elle toute cette histoire ? je me hasardais à lui poser une question. Comment vous l'avez rencontré ? Ce bambin ?

   Je suis allez-vous voir l'autre nuit, je suis montée à bord de votre rafiot, j'ai fouillé et j'ai découvert ce petit homme de quelques semaines, pas fini mais…mais au regard tellement métallique !! Ensuite j’ai assisté à votre altercation sous l'eau, j'étais prête à intervenir, j'ai allumé le sas, et voilà.

    Je me reposais sur ce lit ultra confortable, quelqu'un frappa à la porte stratifiée Pénélope était sur le pas de cette entrée.

Tu vas bien frérot ?

tien !! je suis ton frère maintenant ?

    Nous fumes convoqués un peu plus tard par une sonnerie genre bizarre, habillés comme princes et princesse, nous allions vers cette salle à manger gigantesque. Des pots en terre cuite remplis de fleurs exotiques merveilleuses nous accompagnais tout le long de ce couloir majestueux. Enfin le salon, cerné de statues de prestigieuses sculpteurs se trouvaient là. La maitresse des lieux nous attendait debout auprès du fumoir, sa robe d'un bleu immaculée épousait toutes les parties de ce corps extravagant. Je devinais des sous-vêtements sous cette robe transparente, un corps de fée se déplaçait avec une telle élégance, que j'en restais tellement décontenancé que je ne pouvais sortir une parole de ma bouche.

Il faut vous décontracter mon grand !!

Me dira-t-elle avec un sourire indéfinissable.

Venez dans le petit salon, un petit apéritif pour détendre l'atmosphère.

chapitre 17.LAILA.....la maitresse des lieux page.03.

                  Dans des fauteuils ultra confortables, je sirotais un Porto extrême , propriété incomparable de cette maitresse des lieux , certainement composé d'un indice d'octane suralimenté à l'alcool frelaté. J'admirais , et je contemplais les tapisseries de chez Gobelins , une véritable richesse se dévoilait devant nos yeux, incalculable pour le type que j'étais . Une moquette en velours véritable , nous caressait le dessous de nos pieds rugueux, abimées ,et rongés par le sel marin.

                Mais ! je contemplais surtout ses jambes croisées, ces dernières longues comme des flutes de champagne qui , m'invitaient vers ce fantasme gargantuesque que rarement les hommes ont connu ici-bas. Sans effort ,autre que celui de me présenter et de me dévoiler son entrecuisse puissante de suggestions. Elles les décroisaient à volonté, subtilement, avantageant ce buste déjà si mince, et si remarquable . Mais quel âge pouvait-elle bien avoir ?

Soixante-quinze ans me chuchote-t-elle à l'oreille.

Elle lit même dans mes pensées.

    Non !(me reprendra t’elle,) il ne s’agit que de votre système blootouch élaboré par vos ingénieurs et remis au gout du jour par nos techniciennes ,qui ! elles ! ont inventé la particularité de l’incorporer dans notre oreille interne, ,tout bêtement, ce n’est pas plus compliqué que cela, mais !! il fallait y penser !

       Pénélope, Camille, en strictes spectatrices de ce futur duo qui allait ! dans les heures à venir prendre corps , ont remarquées notre petit jeu de cette séduction raffinée, habile et tellement sophistiquée de la part la maitresse des lieux . Un message est en train de passer, comme un simple flirt , je me sentais tout chose, comme un lépreux guérissant de la lèpre, et finissant dans les bras de Juliette. Nous nous dirigerons vers la salle à manger surprenante !! les dimensions du château de Chenonceaux et de Chambord réunis , mais ici, pas de vitres sur la rivière , pas d'escaliers circulaires à double révolution , aucune briquettes en tuffaut , que du béton lessivé , lustrés et vernis , sans aucun joints défaillants , le tout éclairé par des lumières d’ambiance irréelles , sous la mer ,avec comme décor perpétuel , les animaux sous- marins encore en vie , se délectant de leurs libertés retrouvées, ne se cachant plus des pécheurs à bord de leurs monstrueux chalutiers , raclant à tout va ces fonds marins .Si ? il y avait revanche ? elle était bien présente , ces animaux allaient pour l’éternité pouvoir chasser le menu fretin , nageant en toute discrétion.

        Je suis, à deux chaises prêts, tout proche de cette pédagogue de ces lieux surprenants, Alexia, à ma gauche, Pénélope, le marmot, et Camille en bout de cette table gigantesque, face à moi, les deux autres filles ne sont pas encore attablées, j’apprendrais, un peu plus tard qu’elles resteront ici, ne participeront pas à notre périple ,tellement impressionnées par la grande surface ,qu'elles demanderont à rester, une faveur qui leur sera offerte au tout dernier moment , suite à leur connaissance sur ces reptiliens .Leila me rassurera sur leur sort, une grande carrière allait être envisagée pour ces deux dauphines. Nous serons servis par ce majordome sans âge, mais ! avec toute sa tête , pas comme ceux d’Alexia .Je pense ? un reste d’illustres et de lointains ancêtres serviteurs de gros bourgeois de contes et de comtesses, de chatelains dépouillés par la révolution culturelle qui allait avec la crise, rabattront toutes les cartes .

      Les guibolles d'Alexia , fait exprès , me frôlent sans cesse , c'est pas possible, j’en ai la chair de poule, la nuit promet , à cause de cette intrigante, d'être terriblement active , excitante , et certainement désarmante de découvertes .J'allais être servi à la limite du possible et de l'imagi-naire , une extravagance m'attendait , secrète à l'abri des regards indiscrets de mes deux amies , qui allaient s'allonger pour dormir trois jours de suite . Alexia ,elle, avait besoin d'un homme !! c'est certain !! je me sens tout petit face à cette élégante femme, son verbe est extraordinaire, abondamment développé, elle connait tout de cette histoire de fin d'un monde. Comme avec ses jambes, elle ajustera au plus près la conversation sur des sujets divers ,comme une romancière historienne ,nous allions la suivre dans ses histoires de lunes et de planètes inaccessibles .

     Un grand livre c’était ouvert, nous racontais l’histoire de l’humanité, qui était la nôtre dans les temps antérieurs. Mon regard se plongeait sans aucune maudération ,un long moment sur ce décolleté terriblement séduisant, le tissu descends tellement profond que nous devinons ces extrémités formées de deux petites aiguilles tellement miraculeuses ,prètes à percer le tissu insignifiant ,  je devine ces derniers pointant sous cette soie , son ventre plat se trouve ,lui ! brillant de beauté. De temps en temps son regard désespéré se détournera vers moi, sa main gauche recouvre de ses longs doigts tellement effilés que je les sens rentrer dans ma paume. Elle possède un secret, je ne suis pas dupe, je me sens presque embastillé par cette volute de charmes qui ne s'encombre d'aucun préjugé pour accomplir son forfait .

    Mes deux amies sont furibondes, font durer leurs digestions ,afin de retarder le plus tard possible cette montée des marches dans cet escalier menant à nos chambres respectables . Péné-lope parle déjà de partir demain, Camille consciente de cette embastillement ,désire également relever l’ancre ,je les comprends. Mais Alexia avait décidé !!!, se sera trois jours !!! Trois journées de bonheur pour moi !! trois jours de souffrances pour mes deux amies. J'appréhende déjà ce retour au bateau.

      La fin du repas, ce dernier ! d'une exquise douceur, nous as quand-même ! comblés, nous n'avons plus faim, une coupe de champagne pour finir, la sera-t-elle pleine ? Je vous est mis deux caisses dans vos ballots. Jonas, mon majordome ira demain installer toutes vos affaires à bord. Les filles devant, moi derrière, trainant mes pieds, nous regagnerons nos chambres respectives, une dernière invitation au bar, non ! peut-être demain me jette d’un air furibond cette sœur que je devine, agacée de la tournure des choses . Je me déshabille, me jette sur le lit d’au moins deux mètres de large, une télé écran plat immense est accrochée au plafond comme suspendu dans le vide , distille de multiples dessins animés ne représentant que des scènes de poissons et de crustacés se battant à coup de pinces .

        Une heure passe, on a frappé, pas très fort mais suffisamment pour me tenir sur mes gardes , je me redresse,je suis tellement exité que je vais peut-ètre courir la rejoindre ?  . La porte s'ouvre, c'est Pénélope !!! comment va mon frère ? tu es déçu? pourrais-tu m'accepter dans ton lit ? en tout bien tout honneur !! je fulmine, la jalousie la submerge, en plus, elle parle assez fort de façon que du couloir on l’entende vociférer . Des caméras au plafond nous surveillent, pas question de nous rapprocher !!d'accord ma sœur ? ça va aller pas question, ce lit est fait pour nous !!demain matin si tu veux ! il faut que je trafique ces caméras. Je sens ce regard derrière son pupitre de surveillance électronique, ses pas dans ce couloir passer de temps en temps, mais rien n'y fait Pénélope ne décroche pas, elle s’endort. C’est fini pour aujourd’hui .

chapitre.18. L'expérience aquatique avec Alexia.

                Pénélope s'est ! enfin endormie d’un sommeil régénérateur , dans mon subconscient embryonnaire, rempli d’idées bien agréables, une voix me désignera comme le véritable destinataire d’un voyage qui sera décisif dans ma vie! Ce timbre , presque inaudible ,me chuchotera à l'oreille, rejoins-moi à la piscine. Cette invitation , cousue de fil blanc, provenait évidemment d’Alexia, me demandant de la rejoindre . Je décrocherais cet encombrant bras qui me prohibait ce départ anticipé, me glissais hors de ce lit, et dans un silence de cathédrale , passais la porte, accédais dans ce couloir.

    La base nautique , véritable endroit pour sportif de très haut niveau maritime n'est qu'à quelques minutes de marche. Je file, émoustillé, comme un tout jeune homme en pleine effervescence juvénile , vers ce rendez-vous étincelant. C’est étrangement irréel. Des palmes, un tuba, sont posés au bord de cette margelle en pierre de taille lisse comme du marbre . Ou se trouve-donc -t ’elle ? Alexia m’aurait posé peut-être ? un lapin. Ou plutôt ? Moi qui avais inventé ce rendez-vous galant? Non !je ne suis pas déraisonnable ,une véritable grenade qui ne demande qu’à être dégoupillée , surgit de cette profonde citerne, un corps totalement dévêtu mais pourvu de tous les arguments pour déstabiliser toute homme en sommeil arrive en fanfare. Tout en décalage, des palmes disproportionnées s'additionnent en accessoires auxiliaires pour une future bataille navale . Je scrute la dangereuse cavité, dont je n'en vois pas le fond, ce gouffre mystérieux me fait peur . J'ai une réelle inquiétude de plonger dans ce vide, comme de coutume, je suis un excellent nageur, mais là ! cela m'impressionne au plus haut point. Au bord de cet abime, j’enfile ces palmes gigantesques, ce tuba bizarre, un court cylindre en aluminium attire mon attention. Surtout !! n'oublie rien, la réserve d’air qui se trouve dans le cylindre est à mettre, en attendant , dans la partie ronde du tuba. Cela te permettra de nager sous l’eau quelques quatre-vingt-dix minutes. C’est très important pour la suite, me souffle Alexia.

    Je me lance dans cette eau lumineuse, avec volupté je m'y glisse délicatement, vers cet énigmatique rendez -vous culturel. Nous allons, pour s’entrainer,tout d'abord !  se chauffer les muscles ; commencer par faire quelques longueurs en toute liberté, mon passe-temps préféré dans cette lointaine vie, perdue à jamais. J'évolue lentement, puis, de plus en plus vite, j'accélère mon affermissement. Nous nageons de concert, côte à côte, soulevant d'imperceptibles vaguelettes, pas trop fâcheuses, seulement indiscrètes dans la mesure ou les ondes me fouettent imperceptiblement, me donnent envie d’accélérer, de la dépasser pour la réprimander à mon tour, mais rien n’y fait, elle sera toujours devant, imperturbable gagneuse . Je suis dans cet imaginaire, inconnu, mais tellement agréable pour ces deux nageurs d'un autre monde, cette course c’est entamé doucement puis vas finir par un chronométrage monstrueux de rapidité.

           Alexia me tendra la main, me projettera à la seule force musculaire ,finalement devant, j’accélère, coupant, tranchant cette masse liquide. Cette femme est dotée d’une force herculéenne, je me laisserais faire. Cette cocotte, en fait ! en profitera pour m’enlever ce short désormais superflu, mes instruments sont libérés, flottent dans ce courant propagé par ma vitesse de nage. Elle rira de bon cœur, découvrant ces bijoux au repos. Alexia elle !! nue, se faufile entre deux eaux. Je m'approche petit à petit de ce corps voluptueux, inaccessible à tout homme raisonnable. Je ne pourrais pas nager trop longtemps !! Pénélope est dans son sommeil paradoxal, va se réveiller certainement au bout de deux heures.

          Ne soit pas préoccupé, tes charmantes amies vont dormir, au moins deux jours d’affilé ! Comment ça ?

Pour ne t'avoir que pour moi, te faire visiter mon domaine, ils sont comblés de somnifères, à endormir un éléphant.

    Je nageais sur le dos, quand tout à coup, cette femme, moitié poisson, moitié crawleuse se faufilait vers moi !!! n'est pas peur !! elle a l’habitude, moi pas !! son corps somptueux, se joint définitivement au mien. Ses mamelons échouent sur mon torse, je recule, elle avance sans vergogne sans aucune indignité. Je suis assiégé, pratiquement immobilisé sur cette divinité. Mon sexe, conduite de ma part inexcusable, finira par se raffermir, ce muscle mute en une véritable cuirasse invincible pour devenir, finalement incontrôlable. Je suis dans un état de choc, presque second, le refus de cet acte prévisible me devient insurmontable, pas d’accommodements possibles avec cette chrysalide ? J'entends sa jactance dans ma tête .

C'est le Bluetooth !! ne te formalise pas, nous allons converser comme cela la plupart du temps. Maintenant il va falloir prendre ce petit tube, tu vois comme moi !! dans ma bouche entre mes lèvres !

    Je le prends , l’introduis dans ma bouche, C’est de l'oxygène pur, pour respirer pas mal de temps, car nous allons voyager dans les profondeurs insoupçonnées de ta part.

   Je suis collé contre son ventre, nous ne ferons, dans quelques secondes qu’un seule et même personne, lancée dans cet abime à la recherche de découvertes extraordinaires. Elle réalisera, avec ce tube quelques démonstrations d’échange, de fonctionnements variés, ces subtils objets finalement, pourront être jumelés pour une vitesse plus importante. Mon sexe, disponible, c’est finalement inséré dans son vagin grand ouvert, ce dernier se comprimera instantanément pour me le mettre dans une véritable prison dorée, il s’est raffermi, je le sens démesuré prêt à affronter ce plaisir qui s’annonce d’une amplitude démoniaque. Cette fabuleuse débauche d’énergie m’emmènera, si je n’en prend pas garde droit à l'orgasme. Mais ! cette femme ne l’entend pas du tout de cette oreille, cet accouplement ne servira uniquement que comme convoyeur dans ces fonds me dit -elle. Son bassin ; époustouflant de beauté, s'agite de plus en plus fort, oscille du bas vers le haut, de l’avant vers l’arrière, me pénètre au plus profond de moi, de sa part c'est un viol farouche, une révolte transgressive dans tous les sens, j'en suis sûr ! l’agresseur, cette fois ci ! ce n'est pas l'homme, ce sauvage cerbère prêt à tout pour tuer sans compter ses adversaires, mais une sorte de créature mi poisson mi femme qui as décidé de m’enlever en toute illégalité. Le masque, sorte de visière pour cinéma virtuel me fait moins peur.

   Nous nageons à une vitesse foudroyante, les cent mètres de ce bassin sont avalés en moins de dix secondes. Un peu d'entrainement avant d'accomplir ce voyage vers l’impénétrable. Je ne peux me retenir, un délice me viens, je crie dans ce masque, je manque de suffoquer, je sors la tête hors de l'eau, elle réappuie d'un geste brusque, je bois la tasse, je suis en pleine extase, elle accélère ses mouvements, je vais défaillir !! surement dans quelques secondes !!Enfin l'euphorie arrive, complète, durable, ça n'en finit pas.

Salaud, tu as joui ? Tu n’as pas pu t’en empêcher ?       

    Je la devine en pleine contradiction avec son corps, sorte de sublimation ? ou ivresse des profondeurs ? .A ce moment précis c'est moi qui la retiendrai ,elle se trouve pratiquement en lévitation, Mon pénis caresse l’entrée de son passage ,son entre cuisse de nouveau se resserre. Nous plongeons j'écarte ses cuisses, me réappropries son entre-cuisses, mes lèvres s'entrouvrent pour passer ma langue, un subtil massage de son clitoris finira le travail fantastique de cet orgasme féminin qui ne voulait pas venir. A bout de  souffle, mes poumons pratiquement vides je reviendrais en force . Au bout d'une bonne demi-heure de sauvage érection sous-marine, je vais me relâcher enfin. Mes mains dans le prolongement de mes bras, tiennent fermement ces fesses arrondies délicieusement accueillantes. Ses hanches toutes en creux, me rassurent dans la position actuelle. Je veux enlever ce masque !! non !! pas encore !! Tu aimes les voyages ? Oui bien sûr Alors prépare toi, avale d’abord cette pastille, il faut relancer ton pénis. Je vais passer sous ton corps, et tu te tiendras fermement à moi.

   Me voilà sur son ventre,  le phallus enfoncé au plus profond de son être. L'incroyable se produisit, sa tête pivotera complètement, j’étais noyé dans cette chevelure abondante dorénavant sur son ventre. J'y croyais pas, son bassin, de plus en plus fort oscillait d'une impulsion barbare pour ma libido considérable. Je n'en revenais pas du fluide séminal élevé déjà déversé dans son ventre plat.

Maintenant avant le grand voyage, je vais te montrer quelque chose qui t’appartient !!

   Sa tête repivote dans le bon sens, elle enlève son masque, sa bouche sensuelle extraordinairement petite me sourit. Je sens mon sexe démesuré, à un certain moment ,sa petite bouche s’entrouvrira légèrement, puis énormément, je me dis enfin je vais enfin pouvoir l’embrasser ? Il sort quelque chose de cet orifice sans aucune dent, je ne peux le croire, un sexe, male apparait des profondeurs de sa gorge !!!! C'est quoi cette horreur monstrueuse ? Mais c'est ton pénis mon chéri !!! regarde ton sperme il s'écoule doucement mais surement. Je m'approche stupéfait, j'en ai presque la nausée, j'enlève mon masque, sort ma langue, je caresse délicatement cet engin sorti de nulle part, presque rouge, incroyable !! c'est bien l'extrémité de mon corps que j'ai devant moi, mon cœur je le ressens, bat à tout rompre. Avec une incivilité non dissimulée, j’'avale ce sexe sorti de nulle part, que c'est bon, nous sommes reliés complètement, Alexia ferme ses yeux, moi également. Nous nageons beaucoup moins vite, tout en douceur, nous nous laissons couler. La boucle est bouclée, me dis-je, comme à la parade, son buste, son bassin pivote, ainsi que sa tête. Me voilà sur elle mes mains sur ses seins. Attends ! j'ai oublié de te faire gouter quelque chose, de nouveau.

   Ses seins devant moi, ma bouche suce ses tétons magiques, un liquide s'échappe, une liqueur sucrée, un élixir de première qualité. C’est encore ton sperme mon ami !!!!! Je tète de plus en plus fort, lui fait certainement très mal ! je retire des centilitres enfin, je vais vider ces bourses pleines de ce liquide aphrodisiaque. C'est bon ? je me délecte de ce nectar sorti de son corps.

     C'est toi qui le fabriques mon chéri, ce n'est pas moi !!I je ne suis que la femelle, pas un homme, tu le sais parfaitement. Il va te falloir les remplir de nouveau maintenant,

  Son bassin ainsi que le mien se font un plaisir de se balancer ,le sperme de nouveau sort de mes attributs sexuels. Après de longues heures de crimes contre l’absolue, j’avouerais être épuisé, elle le comprendra. Par télépathie, elle m’avouera être un rejeton de ces reptilien passés en dissidence. Que fallait ‘il en penser ? Sa peau était naturelle, pas d’écailles rien de particulier, à part sa tête pivotante, elle était une parfaite demoiselle complètement finie. Elle me demanda si je voulais essayer, le lendemain dans sa caverne cachée, une expérience hors du commun, une sorte d’extase qu’aucune race humaine n’est capable de résister. Ebloui par tant de magnificence, je lui donnais mon accord de principe. Je n’étais plus à ça prêt. Nous pourrons, par la suite faire des expériences avec les filles, nous leur demanderons, précisais-je.

chapitre 19........Voyage vers les ténèbres.la vérité ?...page.01..........

               . Il faut que je te dise quelque chose !

        Je me doutais bien qu’il se tramait quelque divin secret de la part de Leila ,il ne faut s’étonner de rien ,si ce n’est ! d’être prêt à partir à chaque instant.

    Nous allons partir , si tu es d’accord ?

Bien évidemment !

              Pour un long voyage qui ne dureras que vingt -quatre heures, mais sera tellement intense en émotions partagées, qu’après ! tu auras commencé à comprendre, les tenants et aboutissants de cette glorieuse épopée de notre civilisation de Reptiliens. Partons !! maintenant, sans tarder , pour ce périple que tu apprécieras à sa plus juste valeur .Ne gâchons pas ce temps qui passe………………..

              Tout était fouillis ,désordre , confusion dans ma tête de terrien, Leila avait lâché un prologue de ce morceau mystérieux concernant cet après-demain que, nous ! dans ce siècle dernier espérions tant , être une réincarnation de cet art de vivre si cher à nos ancêtres disparus .La vérité allait se faire jour, j’espérais ,néanmoins ne pas, une nouvelle fois , avoir affaire aux sujets de ces Trois tours plantées au milieu de l’océan qui fut ! naguère Atlantique .Ce qui me rassurait ce fut sa véritable cordialité ,sa finesse de ses paroles qui allaient demeurer un long moment dans mon cœur, j’étais devenu avec mon assentiment , éperdument amoureux de cette déesse recouverte de soie véritable. Mon palpitant battait à mille lieux à la ronde , rameutait sans le savoir cette myriade de sensations que j’allais appeler l’intervention originelle. J’allais me jeter à corps perdu dans ce voyage, accroché à ses palmes gigantesques . Ses énormes rameaux en caoutchouc recyclé accélèrent, les miennes également, nous traçons notre sillage dans les profondeurs abyssales de cet océan. Nous nous parlons que par le système de télépathie incorporée ,juste avant de partir, ce matin. Ces ouvrières me firent cette microscopique incision dans mon cerveau, pour m’incorporer cette fameuse puce ,qui allait devenir un véritable sauf-conduit . L'eau se réchauffe beaucoup Alexia ?

        Normal et logique , nous approchons du volcan immergé. Le Vésuve en activité volcanique, se trouve tout près maintenant. Nous avons nagé plus de deux mille kilomètres en deux heures, impressionnant ! regarde ! Le cratère ….. De la lave incandessante, roujoyante ,sort de ses entrailles sous -marines. Naples, plus loin Pompéi sous les cendres.

    Nous ne croiserons que des cadavres momifiés désormais disparus à tous jamais de cette circulation urbaine devenue un cimetière de quatre et six cylindres en ligne . Nous descendons vers la ville basse, celle-ci entièrement dévastée, est ensevelie sous des millions de tonnes de cendres. Les Napolitains n'on put s'échapper à temps ! Nous reconnaissons les fervents catho de cette pensée sacerdotale , en train de faire ce signe de croix, qui ! lui ne fera qu’accentuer cette colère de Dieu leur père ,devenu un fainéant dans cette apocalypse programmée depuis la nuit des temps . Nous nous dirigeons vers le port, c’est profond, les falaises de chaque côté sont impressionnantes.

     Regarde !!Notre bateau se trouve là-bas.

    Un bateau ? Ils sont tous au fond de l’eau !!

    Mais non !! notre sous-marin, il nous attend !!

        Elle avait tout prévu, cette Alexia. Nous nous approchons de ce monstre d'acier, nos corps se détachent après plusieurs heures de communication extravagantes. Mon organe sexuel est redevenu comme avant, Alexia plaisante sur ce sexe effondré. Nous sommes désormais dans le submersible, aucun sous-mariniers à son bord.

     Il va nous ramener sans aucun équipage, nous n’avons nullement besoin, l’électronique commande l’ essentiel. Mais avant de repartir, je vais aller voir la mine au sommet du Vésuve, voir si le travail se fait , attends-la-moi, repose -toi, mais ne touche à rien ,surtout !

     Son absence dure depuis deux bonnes heures, que du silence, dans ce réduit d’un autre temps générationnel, cet air est humide, il flotte comme un air de moisi. Le bâtiment long de quatre vingt dix mètres et large de sept mètres ,flotte entre deux eaux, bouge légèrement. Le compartiment dévoué aux commandant a été refait, redécoré aux gout de cette femme, des tentures des bibelots d’une richesse insoupçonnable décorent ces murs. Des centaines de livres également , écris-en de multiples langues, n’attendent que des yeux pour s’ouvrir et, se parcourir dans toute leurs richesses intellectuelles mises à ma disposition .Ce bateau est une minie arche de Noé, capable de préserver la vie pendant des années .Le périscope est allumé, je vais y jeter un coup d’œil , ces miroirs sont usés, mais je distingue parfaitement ce qui se passe à l’extérieur. La grotte ,sorte de garage anti-bombes , est vaste , abrite de multiples sous-marins, plutôt usagés. D’un naturel curieux , il me faut aller voir.

Est-ce raisonnable me lancera Alexia ?   

Chapitre.19.Voyage dans les ténèbres ..l'explication de la génèse page.02

                        Elle se trouve devant moi, pas en vrai , mais en image presque transparente ,son majeur en mouvement m’indiquera qu’il me faut pas sortir !!Je suis subjugué par cette technologie d’avangarde .Interloqué je décide de m’allonger, de l’attendre, je me suis endormi ,plein de songes , de rêves presques parfaits.Les heures passent.

                   Nous sommes allongés sur le lit couchette de cet invisible commandant. Je la contemple, examine sa peau, sans aucune faille, ne dévoile rien de bizarre. Ce n'est pas normal !! vu son grand âge !!Alexia devinera, comme à l’accoutumée dans mes pensées.

    Tu cherches à savoir ? Oui évidemment !!

       Eh bien !!je vais tout te dire, la vérité !! est que je suis issue de la mème génération de reptiliens se situant à Nantes. Mais pour eux, je ne suis qu’une brebis égarée, ma cellule n'est absolument pas batailleuse, jamais de guerres fratricides entre nous !!, nous voulions une paix uniforme, pérenne, mais cette perspective n’était pas du tout du gout des autres. Comme dans vos temps anciens, de déplorables séditieux complotaient , ne voulaient pas de cette tranquillité d'esprit. Avec quelques compagnonnes, et quelques hommes, compris mon compagnon de toujours, il y a de cela plus de quatre cent quarante années, nous sommes partis, pas très loin, et nous avons découvert ce centre commercial.

   Mais ! Alexia !! comment avez-vous organisé cette cache ?

    Nous nous sommes approprié vos migrants, à commencer par cet ouvrier Polonais avec sa clé de douze , que vous ne vouliez pas chez -vous. Nous les avons formés, éduqués, remis au travail. De nos jours ; la plus-part de ces hommes et femmes, ont des postes à responsabilités. Pendant que vous entredéchirez, à coups de bombes nucléaires , nous ! de notre côté avancions à pas de géants. Nous savions le risque que cette planète allait prendre, trop de guerres, trop de mauvais partage de richesses, en fait ! tout était réuni pour que l’explosion soit un jour ! définitive, inéluctable. Mais ! tranquillisez-vous, dans la galaxie, vous n’êtes pas les seuls à avoir ce type de comportement, nous avons vu bien pire !!Vous les terriens ! vous êtes des agneaux comparés à certains.

      Je l’écoutais, médusé, consterné de tant de vérités, c’est vrai ! pas bonnes à dire et à entendre, cependant ! et certainement d’une justesse incroyable. Mais elle qui était ‘elle exactement ? J’attendais une réponse, ses yeux en disaient tellement long sur ce miracle que j’avais en face de moi. Nous étions installés dans ce carré de ce sous-marin modifié, elle reprenait son souffle, de sa bouche allait ressortir une ribambelle de réponses, pourrais-je les comprendre ? mon cerveau de petit terrien serait ‘il à même de déchiffrer ses subtilités ? Comme un grand livre ouvert, j’avais l’impression d’écouter mon oncle, conteur extraordinaire, nous relatant cette guerre démolissant sa tendre enfance, mais il n’était malheureusement plus de ce monde.

     Nous sommes arrivées il y a cela plus de deux mille ans, plus exactement 22 de vos années, nous avions été envoyés pour superviser ce travail commencé et effectué par ce géant de la cacophonie interplanétaire, qui ne savait plus très bien diriger toutes ses ouailles , tu m’as compris j’espère, il s’agissait de votre père à tous. Une équipe réglait les ajustages de ce couple mi-homme mi- femme, Adam et Eve seront leurs prénoms que vous donnerez beaucoup plus tard dans vos livres d’histoires. Une autre équipe, sorte de poseurs de moquette rustique, aplanissait toutes les imperfections de cette terre, livrée aux restes de ces géants que vous avez nommé les dinosaures. Sans nous, ce couple n’aurait pas pu vivre plus de deux jours ouvrables et de composer sa famille . Il a fallu leur apprendre tout de A jusqu’à Z.

   Mais vous Alexia ? quel était votre rôle dans cette histoire ?

    Moi mon petit ! je m’occupais de leur apprendre la richesse, oh pas celle que tu crois, mais la vraie, celle qui restera un temps indéfini dans votre corps, je veux parler de l’amour et de la tendresse entre les êtres. Son visage avait changé, des larmes coulaient aux extrémités de ses yeux , humidifiant légèrement ce visage impassible. Au début, ces deux comparses(Adam et Eve sa cochonne de service) avaient bien compris mon rôle, mais un jour, ils dérapèrent. Le fruit défendu et oui ! comme la raconte si bien la genèse, fut mangé, pour finir dans les tréfonds de l’oubli. Notre CDD ,par manque de résultats probants de notre part , le sujet étant clos, la famille composée de plusieurs rejetons , désormais ! se débrouillait seule, nous n’avions plus rien à leur apprendre, sinon à prier pour qu’il ne leur arrive rien de fâcheux. Nous allions rester en sous-main, régler pendant plus de deux mille ans, que ce qui pouvait l’être, c’est-à-dire pas grand-chose. Notre employeur, lui-même désabusé de tant de disgrâce de la part de ses sujets, rappelait un certain vendredi qui deviendras Saint, son fiston aux cheveux longs , une bonne fois pour toute.

   Mais l’histoire se répète assurément il y aurait une suite pour nous, les mécanos de cet Univers incroyable et disparate., Et ! il y a de cela un plus de cent années de votre ère nous étions rappelés pour un autre CDD, celui-ci beaucoup plus compliqué, il ne s’agissait plus de deux êtres à domestiquer, mais de milliards d’habitants !! c’est dire la tâche immense qui nous attendaient.

   Je demandais à Alexia quelque chose à boire, ma bouche desséchée avait un mal véritable à suivre ses calomnies , mais j’attendais la suite avec tellement d’impatience , que je bu ce breuvage bizarre, de couleur verte, à l’intérieur flottait des bulles , pas de celle de champagne ,mais plutôt de quelque chose d’indéfinissable de couleur rouge, j’ ingurgitais , sans réfléchir, j’allais changer mon corps définitivement ,pour l’éternité, elle avait abattu pas mal de cartes , pas encore toutes ,je les attendais de toutes mes oreilles attentives ….…………

   Nous nous sommes remis au travail, notre personnel avait changé, lui aussi comme vos terriens, avait une envie de sortir des sentiers battus, il se formait deux groupes, les Reptiliens purs et durs et nous les Reptiliens du centre, sages, affables, gentils, capables de ramener la paix chez vous, mais ! nous n’étions pas assez nombreux. Le clan A, les durs, allait renverser la situation, construire des guerres et des virus extrêmement efficaces, capables d’anéantir toute la population vivante, Le clan B allait résister, le match allait commencer ,sans aucune prolongations, il sera terrible d’intensité. Mais !à contrario , nous ne pouvions qu’isoler tous ces malheurs qui s’abattaient sur vous, les A inventaient les pires tortionnaires que la galaxie avait connus, Adolph, Staline, Napoléon , Mao ,Poutine, pour ne citer que les plus récents et tous ces ignobles barbares tuaient sans compter les millions d’hommes de femmes et d'enfants , nous ne pouvions qu’assister à cette effroyable holocauste .

       Pendant quelques trente années ce fut une véritable paix, bien qu’il restât quelques foyers incroyables de bêtises, vous aviez tellement de richesses fabuleuses à partager entre vous ? Que nenni ! vous aviez créé les riches, et les pauvres, voilà votre véritable problème c’est dans vos gène ,que nos mécanos de l'impossible n'ont pu régler. Mais alors ? Alexia pourquoi avoir laissé faire ? Ma question était posée, aucune échappatoire pour elle, le joker n’existait plus dans sa manche. Avec une pointe de nostalgie, de tremolos dans sa voix, elle continuait sa narration, me serrait mes mains, comme si elle avait oublié quelque chose, mais quoi ? Nous ne pouvions pas rentrer dans votre vie, votre jeu était sans espoir de retour, nous communiant de ce clan B assistions la mort dans l’âme, à la déchéance de l’humanité, le clan A finissait le travail et allait accentuer la fin, elle sera terrible pour vous. Ils allaient par l’intermédiaire d’un laboratoire Chinois, vous injecter ce virus que vous nommerez covids 19. De notre côté nous allions vous aider à fabriquer l’antidote, mais cela ne suffirait pas, la mauvaise distribution allait terminer de vous exterminer .

      Quelques milliards de tombes , plus tard, la messe était dite, il nous restait qu’à nous replier, à rendre notre tablier les A avaient terminé leur job , allaient repartir, mais c'était sans compter sur ces irréductibles fossoyeurs de l’ombre qui resteraient ici et là , puis la tempête arrivait , prévue depuis plus de quarante mille ans , elle était bien là, nous avions tout prévu, nous rentrions dans une hibernation sous les eaux. Nous restions confinés ici, mais que ce fut difficile de ne pas vous contrarier !! Voila ! globalement notre histoire, elle n’est peut-être pas glorieuse mais elle a le mérite d’avoir conservé votre savoir, votre histoire, enfin tout pour vous puissiez redémarrer une genèse nouvelle. Si tu as des questions ? ,.

      Mais votre apparence ?

      Pour notre peau ! c'est de la vraie, au fil des générations Reptiliennes ,les écailles ont fini par disparaitre ,remplacées par une peau lisse et sans aucun défaut. Nous avions réussi à éradiquer ces cancers qui vous empoisonnent la vie ,sur les plages .Ces désagréments sont de l’histoire ancienne, le clan des Reptiliens de Nantes ,continu à essayer de transformer ces hommes et femmes glanées ici et là. Nous , avec les quelques humains de passage, nous faisons de la procréation assistée. Nous ne faisons que des filles !!cela vaut mieux, que fabriquer des hommes cruels ?Avec ce genre dépravé ! S’en serait fini de notre territoire pacifié ,nous serions obligés de partir et vous abandonner pour de bon au clan A.

   Je me rapprochais instinctivement d'elle, un désir mêlé d'amitié est en train de naitre, quelque chose d’indéfinissable, quelque chose qui me rapproche instinctivement de cette femme presque normale .

   Tu peux me toucher, me contempler, me désirer, ma peau vaut la tienne, sans ses petits défauts qui disparaitront dans quelques temps ,je te le promets ,de faire le nécessaire dans quelques temps , dans un autre voyage celui-là , intérieur.

   Sa peau et bien !! c'est de la vraie, Tout est identique, sa langue normale, sa poitrine élancée comme celle de Camille, ses jambes effilées, musclées à souhait. Son vagin composé de lèvres magiques !! quoi de plus ? Nous referons l'amour pendant ce voyage de retour, normalement. Dans neuf mois qui s’ait ? La porte se rapproche, nous allons débarquer, sans tarder je me retrouve dans ce lit aux coté de Pénélope endormie. Quand je me réveille Je n’ai plus la tête à lui faire l’amour, je suis déjà ailleurs, mon ventre ne réponds plus , pénélope restera sur sa faim.

Chapitre 20.....un nouveau départ.le déchirement..Page.01

                   Alexia de très bonne heure, m'avait laissé ce sibyllin et laconique message

:Pourriez-vous passer à mon écritoire avant le petit déjeuner ? .

      Je considérais, vu notre belle équipée à dos de mulet d’hier, qu'il s'agissait de simples directives informatives, essentielles avant notre départ, celui-ci étant programmé pour le lendemain, n’attendait plus que nous ,ces globetrotteurs d’un autre monde, décidés à relever un véritable défi , et !d’ installer une apparence de vie sur cette terre. La veille au soir, nous nous étions quittés sur cette date bien précise. Je précise que n’ai absolument pas mis dans la confidence, mes co-équipières de voyage, se serait trop compliqué à leur expliquer, en l’espace de cinq minutes, ce que j’ai vu et entendu, durant cette promenade dans les ténèbres, qui en fait était de la téléportation inédite génération de ces temps futurs , sorte de découverte après la réalité virtuelle des années deux mille vingt.

    Nous n’avions pas nagé , bien évidemment jusqu’à Naples, mais la connaissance hyper développée de ces reptiliens gentils (les B) , m’ avait dispensé cette lumineuse et extravagante aventure dans les ténèbres, qu'oi dire du retour ? L’équipage était bien présent, quatorze demoiselles triées sur le volet, sorte de feux-follets circulant avec grâce ,parmi tous ces boutons de commandes dissimulés sur des tableaux stratégiques ;nous avaient ramené au port d’attache, c’est-à-dire à ce centre commercial immergé, qui cachait la dernière mouture de ces Reptiliens adorables et sensibles. Nous avions frôlé les grands fonds de cette mer Adriatique, contourné cette péninsule en forme de botte Italienne, pour remonter vers Gibraltar, ce poste avancé de cette Europe tendant son museau vers l’Afrique complètement disparue sous les eaux. Un écran géant, installé dans cette cabine d’à peine quelques mètres carrés nous relatait en véritable épiscope ce fatras de montagnes et de plaines, qui défilaient devant et, au-dessous de nous. J’en garderais un souvenir impérissable.!

      Débarqué, je faisais part de sa demande de transformation à mes amies.

Nous avons le temps, rien ne presse, finalement.

        Me rétorquera, d’un ton sans aucune équivoque sur sa mise en orbite jalousiennes ma Pénélope sortie de sa torpeur après trois jours de sommeil obligatoire. Ce départ, prévu depuis trois jours, m'inquiète quelque peu, je me sentirais bizarre, quelque chose en moi ,une sorte de trouble-fête organique , c’est invité .A chaque heure , un signal , comme une mise à jour, va me perturber ma cervelle et ce ! intensément , tout le long du voyage du retour . Ce prélude, avec la découverte de la cité engloutie, va certainement enclencher une aventure fantastique, pleine d’imprévus, pire que ce que nous avions déjà enduré. L'enchantement ne va peut-être ! pas durer, je respire quelque chose de tranchant dans ma vie, quelque chose que je vais découvrir.

              Mes amies frappaient à ma porte.

Entrez !! les filles. !

                  Camille se trouve en pleine forme, je la trouve étincelante de beauté, je lui en fait la remarque, Pénélope, acerbe, me rétorque tout de go :

Normal ! elle a pris durant ton absence, du bon temps avec ce majordome !! .

Et ! il avait toute sa tète ,cette fois-ci conclurera Camille.

Et alors ! toi aussi ! l’autre jour ! et pas qu’un peu !! nous en avons le résultat, au fait ! comment va t'il le petit ?

Il a encore grandi et grossi, c’est un petit homme maintenant, cent trente-cinq centimètres au garrot.

                    La question que je me refusais de l’entendre de sa part dire , allait tomber comme une lettre à la poste, elle sera irrémédiablement traversante de férocité envers moi.

    Et toi pendant ces deux jours, ou était -tu, avec Alexia ? .

       J’allais prendre une décision, celle de l’informer de notre situation particulière , le fait que j’avais exploré cette Europe noyée sous les eaux, et surtout changé dans mon comportement, j’étais devenu plus sucré. Sucré ?

Et pourquoi pas salé ?tu deviens fou ? mon frère !

    Elle n’avait, incontestablement rien compris, et je m’en félicitais grandement. Elle n’en croyait pas un mot. Je fus soulagé.

Bon on y va ? voir ta sauterelle ? .

Je te défends de l’appeler de cette façon ordurière.

     Par un haussement d’épaule elle contournera la situation devenue explosive, par une sorte de grosse claque dans mon dos

    Dis-donc frérot ,tu sonnes creux ? .Tu n’as rien mangé sous la mer ? tu n’as fait que cabrioler cette fille ? c’était bon au-moins ? de vivre d’amour et d’eau fraiche ? Racontes moi……….j’en meure d’envie !.

    Elle devenait épouvantable, une vraie et véritable tête à claques. Effectivement, depuis ce voyage de retour, je ne reconnaissais pas trop mon corps, ce que j’avais mangé ne ressortait plus, la machine intérieure devenait folle , incapable de transfuser le bon grain de l’ivraie dans mes veines ?.  

Chapitre.20.un nouveau départ le déchirement.page.02

                            Bref ! sur cette scabreuse entrefaite , pas du tout désopilante de la part de Pénélope  nous décidions de descendre au rendez-vous d'Alexia. Cette dernière, éternelle femme de projets mirobolants, et je pèse mes mots, inlassablement adorable ,encore plus que la veille, siégeait en arrière d’un immense bureau de forme ovale, certainement rescapé de cette éternelle maison blanche.

    Mes amis, bientôt ! vous allez nous quitter, et ! J’ai une demande impérative à vous faire. Dans ce périple qui vous sera programmé avec tous les instruments dernier cri installés par nos soins , , vous allez, au bout de trois petits jours, longer cet ancien massif montagneux, je l’appellerais, comme vous : le Massif central, ou volcans d’Auvergne. Jusque-là, rien d’original, sorte de mini-croisière qui s’amuse, vous ne risquez rien, si ce n’est rencontrer des dauphins qui, vous parlerons de la pluie et du beau temps, nous les avons apprivoisés en sorte de pilotage pour les voyageurs égarés, afin de les guider vers ce centre commercial. En son centre, existe un sommet sur la chaine immergée, le Mont Dore. Ce mont, le seul d'ailleurs, émerge de quelques mètres au-dessus de la surface, dans sa caldera, existe, depuis peu, un gouffre. Doline au début, il a fini par s’écrouler pour faire un énorme trou, pour devenir un tunnel qui se dirige vers le centre de la terre.

   Par cette cavité, un autre accès, plus facile, moins hasardeux, existe pour rentrer dans les profondeurs de cette planète. Ce que je veux vous dire, est et sera devant vous , notre ‘’secret considérable’’, connu de nous seuls les passagères de ce clan B. Dans cet abime vertigineux, se trouve le combustible essentiel pour faire fonctionner notre civilisation millénaire . Avec notre sous-marin, il ne nous est pas faisable de dévaler dans ce trou, et ! de toute manière, nos corps ne sont pas adaptés pour combattre la pression de l’abime, pour résumer, mes amis, c’est une question de survie, si vous ne trouvez pas ce combustible, nous sommes et ! Nous serons obligées de décamper et de laisser la terre sous la coupe de ces mauvais Reptiliens. Si vous êtes ok !! je vous demanderais d'essayer d'y parvenir, et d’extraire, à la dynamite, quelques kilogrammes de ce réputé minerai, genre terres rares uniquement scellées dans ces profondeurs. Tenez ! voici un échantillon, il ressemble à de la serpentine, mais ce n’est pas de métal, il est de la même couleur ; c’est tout simple à récolter.

       Vous ne le trouverez que là-bas, au fond d’une galerie très profonde. Je ne vous cache pas que cette expédition ne sera pas facile, vous pouvez encore refuser ! Lisez en attendant ce voyage au centre de la terre de JV. Cela vous permettra de mieux envisager et d’appréhender cette descente aux enfers. Si vous ne réussissez pas, je ne vous en voudrais pas, mais je vois en vous des explorateurs hors pair, capable de soulever les montagnes, donc de creuser cette roche.

       Nous étions littéralement figés, incapables de répondre, de poser la moindre des questions, et pourtant !!Nous n’étions que des explorateurs en herbe, même pas capables de nous diriger sur cet océan de larmes, seulement capables de manger, dormir et peut-être de se faire un câlin avant de mourir.

   Mes amis, je désire terminer par un sujet qui risque de fâcher notre aimable Pénélope, qui je pense n’est pas de la dernière couvée ,et, sera capable de comprendre sans trop travailler ses méninges , sur ce que je vais lui dire en direct…

    Il s’agissait ,bien sûr ! de ce fameux marmot bizarre, pénélope surgira en pleine connaissance de cause…ce gamin fait partie de moi-même !! je vous interdis d’y toucher .La messe était dite, Alexia répondra.

Comme vous voulez pénélope, mais ne venez pas vous plaindre après les dégâts occasionnés.

          L’incident fut clos, nous allions répondre sur un tout autre ton redevenu badin, tous en cœur. Chère Alexia . Nous te ramènerons ce bloc rocheux , nous avons été tellement bien reçus, que nous avons une dette envers toi , et que nous ne pouvons absolument pas récuser ta requête . Il va également de notre survie à nous, derniers terriens. Elle nous répondra qu’il ne sera pas utile de faire le voyage retour, un rendez-vous sera donné aux abords du volcan. Passons à table pour le petit déjeuner maintenant, svp. De concert, une dernière fois , nous allions nous rassasier.

Maintenant ! avant de nous quitter,.

    Mais nous ne partons que demain ?

Non , il s’agit de moi, il me faut naviguer vers la mer de Siam, une exploitation minière ne donne pas le rendement habituel, il faut que j’aille voir, moi-même, sur place les rendements de ses regards hybrides .

  En attendant, je vais vous présenter notre colonie.

  Nous nous levions, la suivions. Dans un hangar géant, nous attend une multitude de personnes, toutes de la gente féminine évidemment reconstituée par des couturières extravagantes d’idées saugrenues.

   Nous sommes à peu près deux mille deux cent dix-huit. Vous pouvez les remercier, elles ont modifié votre bateau, rajouter un zodiac dernière génération, remplis vos cales de vivres.

   Toutes ces demoiselles sont identiques, absolument analogues , c'est incroyable de précision , la sélection à due être copieusement terrible ?

.Non ! pourquoi votre question ? ,

    J’imagine pour les non conformes. J'évoque les meurtres de ces bébés nés ,par malchance garçons ! Mais les hommes ou sont t’ils ? Alexia ne me répondra pas sur ce sujet abordé. J'imagine la prison cachée dans les tréfonds de ce centre commercial. Peut-être ces squelettes ? ce n’était pas impossible que tous ces créatures finissent au troisième caveau en compagnies de ces limousines neuves, perdues à jamais. Peut-être qu’un jour la vérité, toute la vérité éclatera au grand -jour, quand la mer se sera retirée. Soudain !! Alexia d'un ton autoritaire nous apostropha de façon incroyable, le ton avait changé, je ne la reconnaissais plus du tout, nous avions un véritable chef de guerre en face de nous.

   Venez !

   C’était un ordre concis , bref, sans fissure, ils nous fallaient obéir impérativement. Le bateau se trouvait amarré, refait à neuf, modernisé, avec le dernier cri de la technologie embarquée.

   Nous pourrons vous suivre, pendant votre voyage, les caméras vidéo, placées aux endroits stratégiques, chargées de cartes mémoires de plusieurs terras nous ferons des reportages passionnants, et en direct live. Rien ne manque, que le commandant de bord, mais Pénélope, je crois ? en est la capitaine ?.

   La brosse à reluire restituait enfin ,le sourire à ma grande sœur. Nous sommes confondus de bonheur, j’ai une envie folle de serrer Alexia dans mes bras, le désire-t-elle ? Je pense que non, Camille se trouve déjà dans les bras de ce seul homme dans ces lieux, l’embrassant de force, ne voulant pas le quitter si vite. Alexia se détachera de ses semblables, se dirigera vers moi, son visage s'adoucit, ses traits expriment quelque chose de sublime. Nous sommes tellement tristes, ces trois jours passés ensembles ont été tellement magnifiques !!Je distingue à travers ses quelques larmes, ses yeux tellement extraordinaires. Ça y est !!, je la serre enfin dans mes bras, c'est terrible de quitter, peut-être pour toujours cette mi- femme, mi – reptilienne apparentée à ce clan B importateur de douceurs interplanétaires. Notre attachement est tellement puissant !!Une tristesse inouïe nous agresse le cœur, ce dernier déjà pas mal cabossé va t'il tenir ? Pénélope, Camille, le petit garçon, sont déjà à bord. Alexia me raccroche mon bras droit,.

Viens !! j'ai une dernière chose à te dire. Si c'est un garçon, je le garderais, tant pis pour les règles de la communauté.

    Je n’aurais jamais osé aborder ce sujet simple équivoque de la nuit précédente, je ne pourrais pas imaginer que notre union puisse engendrer un quelconque rejeton.

Tu sais ! Mon garçon, tu es presque des nôtres maintenant ; rappelle-toi ce liquide de couleur verte avec des bulles rouge !.

    Oui ! je me souviens !!

C’est un antidote sur ta vie future.

     Elle me confiait du creux de sa paume droite , et me donnait une fiole, de quelques centilitres.

Tiens c’est pour les filles, .De toute façon nous nous reverrons.

   Nos bouches sont une dernière fois unies, c'était tellement bon ces derniers jours tous les deux !!Je la serre tellement fort ,dans mes bras , que je ne pourrais rejeter cette intense émotion qui me serre la poitrine . Une dernière recommandation concernera le fils à Pénélope, je la quitte à contre- cœur, une immense, une indicible tristesse m'agresse, je vais rentrer en souffrance, cela m'est intolérable. Je suis à bord, les filles ont pris les commandes, nous nous éloignons avant l’heure prévue , ce fut programmé de cette façon par cette femme de paix qui de son côté , avait d’autres projets incroyables . Je distingue Alexia, sur ce quai désormais vide. Une envie folle de sauter à la mer, de la rejoindre pour toujours !! pas très prudent, des ailerons de squales énervés par les hélices pirouettent autour du bateau.

    Je m'enferme dans ma cabine, déjà Alexia est en live sur l'ordinateur quelle m'a offert,m'envois ce baiser certainement pas volé . Son visage est encore plus magnifique derrière cet écran ultra hd. Nous échangerons quelques temps encore. La voix de Pénélope me rappelle à la réalité, elle va me mener une vie de plus en plus difficile, il va me falloir faire très attention, elle est devenue une bête effroyablement jalouse. Jusqu'où ira-t-elle ? Son fiston !! faudra s'en méfier également, reste Camille, à voir ! le bateau avance rapidement s'éloigne définitivement , nous sommes seuls de nouveau,à nous la liberté sans cette femme.............

chapitre .21..............Abandonné en pleine mer.

                           A bord, l’ambiance est plus que très tendue, pointe d’ombrage de Pénélope, envers moi bien sûr !! mais !! également sur Camille qui raconte en détail croustillants ses deux nuits passées avec le seul homme de ce conservatoire à reptiliens gentils. Le môme, maintenant âgé de quatre semaines et demie , grandit à vue d'œil, dépasse désormais, le mètre quatre-vingt-cinq , sans chaussettes de contention . Ce dernier va me donner du fil à retordre ! Un combat sans merci se profile, pas dans l’imminent ; mais certainement dans un avenir proche. Il a tous les attributs de ses congénères monstrueux ,sauf les écailles . Sa mère, veille sur lui , l’encourage à l'agressivité, c'est manifeste, sa personnalité rugueuse ne m’inspire que des craintes, la mère et ce fils ferait un team de choc, prêt à prendre le dessus ?que cela ne m’étonnerait pas du tout ,telle mère ,tel fils ? peut-être .A surveiller de près comme le lait sur le feu .

   Pour Camille ce n’est pas pareil, elle m'obéit comme à son père. Elle aurait bien voulu rester dans ce centre commercial immergé, Alexia ne voulait pas, dans sa communauté, de ce couple à demeure, elle me la confirmé juste avant notre départ ,Camille avait débauché son seul homme ,l'affaire était classée sans suite , donc ,Camille continuerait le voyage avec nous, espérant rencontre l’âme sœur au détour d’un chemin de traverse . Quelques humanoïdes de temps en temps ! c'est tout, juste de quoi créer une progéniture féminine capable de remplacer les vielles pointures du début. Incroyable !! quand même toutes ces femmes soumises, travaillant nuit et jour sur le bon vouloir de cette maitresse des lieux. J’aurais voulu en savoir un peu plus, la porte m’était fermée, close, Alexia nous cachait un autre secret, mais lequel ? peut-être plus-tard nous connaitrons le fin mot de son histoire.

   Pendant ce temps le bateau avance généreusement vers ce Massif central, anciennement réservoir de la plaine, maintenant complétement submergé , les cartes ,déployées sur le carré, nous indiquent la direction. Les rorquals nous suivent toujours, à l'affut du moindre plongeon de l'un d'entre nous. , C’est néanmoins étonnant toute cette masse liquide, sur cette France disparue ! A perte de vue, cette mer, moitié salée ; moitié douce, nous porte vers cet imaginaire inconnu. Au début de notre navigation, et ce, sur quelques miles nous avons aperçu le périscope du sous-marin, puis plus rien, disparu avec son équipage dans l'abime , direction l'Asie . Un dernier grésillement désagréable ,dans la radio du bord, c'est à peu près tout, nous sommes livrés à nous même.

   Le petit, devenu grand est à la barre et, ce toute la journée, il ne dort pratiquement jamais, il faut absolument vérifier la situation géographique, on ne sait jamais. Pénélope sort de sa torpeur, en très petite tenue, elle le fait exprès !!allongée sur le gaillard d’avant, elle me provoque sans arrêt, se rejetant sans arrêt sa chevelure redevenue une beauté à faire pâlir un coiffeur . Camille s'y met également, elles vont me procurer gracieusement une vue adorable sur leurs anatomies, vivement un grain bien arrosé ,quelles s’ébrouent magistralement pour courir vers la cabine !! comme prévu ,elles rappliqueront rapidement à l’abri des grêlons , dans le carré. Les jours passent tranquillement, un peu de pêche à la ligne filante, pas mal de poissons. Ils sont biscornus, pratiquement sans écailles, une sorte de petite viscosité faite de poils recouvre leur corps. Faciles à éplucher, simples à trancher, se cuisent à la broche pour finir dans nos assiettes en carton recyclé. Voilà l'ordinaire du midi et du soir, nous ne toucherons que très peu à nos réserves, qui sait ce que l'avenir nous promettait .

  Nous devenons les robinsons de la mer ,je suis vendredi , pas mangeable ,j'espère . Cela devient monotone, presque ennuyeux, pas pour les filles, allongées cote à cote elles sont presque collées corps à corps.

Les filles !! vous pourriez rentrer dans le bateau ?

Pas question nous sommes bien la !! si tu le désire il reste de la place pour toi ? .

      Suivront des remarques salaces sur Alexia, devenue la pire espèce de femmes pour moi. Je résiste à l'invitation et à la tentation d’un traquenard cousu de fil blanc , demeure stoïque devant la scène héroïque de ces deux minettes complètement décousues de la cervelle !Il faut le souligner, depuis mon escapade avec Pénélope , mon corps a changé, comment dire ! l'attrait des femmes , disons le tout de go, n'est plus le mème. Le bateau est en panne , face à la brise venue du Nord ,nous profitons de ce soleil resplendissant .

   Je préfère m'attacher à la cordelette, plonger, profiter pour inspecter la coque. Le petit tube rempli d'air dans ma bouche, mes palmes chaussées, je plonge. L'eau est cristalline, aucune pollution, le fond n'est pas très loin, quelques mètres sous la quille, le môme se défends pas mal ,il nous a dégoté un bon endroit pour déposer l'ancre . Je me projette vers cette terre sablonneuse de couleur ocre , c’était un champ , jadis, recouvert de vignes, reste que leurs tiges tordues , livrées aux crustacés., avec ces petits cours d'eau, au fond de cette vallée , nous approchons du massif, c'est presque encaissé, des gorges se profilent ,c'est magnifique, à perte de vue je distingue les contreforts de cette montagnes devenues pelée. Mince, pas assez de corde cinquante mètres c'est trop peu. Je vais essayer de rentrer dans une maison abandonnée par ses propriétaires, le garage abrite encore la voiture toute neuve de marque étrangère ,véritable 4x4 des temps modernes devenu obsolète , les sièges sont recouverts de mauvais plastique , les clefs sont sur le tableau de bord, les vélos à assistance électrique ,accrochés au mur attendant un hypothétique cycliste prêt à s’affranchir du courant .

   C'est émouvant , et pathétique en mème temps ,j'imagine la vie antérieure dans ces contrées verdoyantes, sorte de jardin d’Eden. L'outillage posé sur l'établi ,est encore branché aux prises , c'est génial, et triste à la fois, mais pas d'occupants !! les filles m'ont donné du lest, beaucoup mème, super ! .Je vais pouvoir rentrer dans la demeure, trois chambres au premier et un seul étage, normal, j’arrive et je vais accéder par le haut. La fenêtre est grande ouverte à ces courants d'airs inexistants dorénavant . Je pénètre dans la première pièce de sommeil , personne. Qui vive évidemment ... Le lit n'est pas défait, comme une invitation à se laisser aller , à s’étendre sur ce drap flottant .La commode est ouverte, le tiroir recèle des bijoux ,divers accessoires de mode ,une montre c'est arrêté à quinze heure pile !! heure funeste il y a un peu plus de deux mille ans, serait-ce le présage tant annoncé ? . Je vais me servir , voler toute ces piétailles , ? Non ! je ne pourrais pas extorquer à ces gens ce qui leur reste , à leur ainsue .

     Je passe à la deuxième pièce ,au fond du couloir , la porte est fermée , pas clanchée , bien plus vaste , je suis stupéfait, sur ce lit défait , un couple est allongé, réellement accouplé. C’est ahurissant de réalité , la vitesse de cette tragédie, cueilli en plein vol plané, ces deux-là n’ont peut-être pas terminé ce véritable geste d'amour ? En plein rut, ils n'ont rien vu venir !! Ils sont incroyablement bien conservés. Presques vivants, j'essaye de les séparer !!, des regards , hagards, leurs yeux grands ouverts cherchent peut-être le pourquoi nous ? Ils tombent à terre , finissent par se disloquer , partent en plusieurs morceaux , je retourne cette femme toute en nuances , enfin ce qu’il en reste , l'homme , me résiste . Ils sont gonflés d'eau. J'ai de plus en plus de corde, l’effroi me terrasse, le filin est coupé ? Je me détourne une dernière vers eux, en quelques secondes ils seront devenus poussière.

   Je cherche la sortie, suis toujours au deuxième étage, je redescendrais au rez de chaussée, que cette habitation est grande !!! La porte d'entrée est fermée, l'alarme fonctionne peut-être encore ,un numéro d’alerte est encore noté sur le chambranle. Éventuellement par le garage ? la porte n'est pas automatique, je la soulève, c’est lourd, l’effort pour la soulever me demande une position acrobatique, pour espérer, enfin me glisser à l’extérieur. Presque plus d'air, je me laisserai remonter vers la surface, la corde pends lamentablement. Enfin la surface !! Plus de bateau !! elles ont filé, cependant, le zodiac est descendu, il m'attend, je me glisserais à bord. C'est pas possible de m'avoir abandonné ? un mot sur le bord en caoutchouc :

Si tu veux remonter à bord ,il te faudra être coopératif !!prends le pistolet d'alarme , tire la fusée verte si tu es ok, rouge si tu préfères crever !!!!!! ha ! ha ! ha ! Tu as vingt-quatre heures pour réfléchir !!!!! Salut mon gars, signé les filles !!!!

    Impossible, je dis bien IMPOSSIBLE de la part de mes filles d’avoir orchestré ce simulacre d’assignat en pleine mer. Alexia m’avait prévenu , il me fallait faire attention, le moment était arrivé sans prévenir. Je ne vais pas, pour l'instant, céder à leurs injonctions, cette mise en demeure me fends le cœur, ensuite me révolte. De la part de Pénélope, passe encore ! mais de Camille ? non ce n’est possible ! et si c'était son fils qui avait manigancé tout cela ? Pris en otages Pénélope et Camille ? Je distingue la bateau à l'horizon , je vérifie le moteur du canot......pas de carburant, , ni de rames ,elles, ou ! il a tout prévu. Elles ou lui ?ont mis toutes les chances de leur côté ? Suis-je naïf à ce point ? indubitablement. Je vais attendre les vingt-quatre heures, tant pis !! elles m'ont laissé de l'eau, une miche de pain, pas folles les guêpes, pas trop envie de me perdre.

  Je vais replonger à la découverte de petits outils dans ce garage noyé. C'est un établi de bricoleur du dimanche matin ,habitué à resserrer la vis de la cocotte-minute de sa chérie , pas grand-chose, un pistolet à pointes. À air comprimé, faut voir à l'usage. Je découvrirais un autre couple , dans la chambre du dessus , ce dernier à valsé, composé sa dernière danse sur la moquette. Cordelette, lanières en cuir autour du cou de la femme, menottes aux poignets, elle est encore désirable, ils ont fini en beauté ces dégoûtants de cette sexualité débridée ! Je suis tombé sur un club échangiste, les bienheureux ils ont réussi l'impossible , celui de finir en beauté , attachés à ces désirs pervers d'hommes et de femmes tellement imprévisibles . 

   En cuisine , je récolte quelques boites de conserves, des bouteilles d'eau, jus de fruits, coca, un peu de vin ? de quoi tenir quelques temps sur le zodiac , on ne sait jamais pour la suite des évènements. De guerre lasse , je remonte à bord, la nuit est tombée, je vais sombrer dans une léthargie . Après m'être alimenté , le sommeil me gagne, je distingue le petit feu sur mon bateau, pas très loin mais suffisamment pour me décourager de nager une si grande distance .

   Je pense à Camille, elle n'a certainement pas approuvé cette décision de m'abandonner en mer ? Peut -être ? également sous le joug de Pénélope et de son fiston, elle-même mise en cale ? Je rumine,

Quand ! trois tètes masquées émergent de la surface de l'eau. .

chapitre .21...........La revanche sur le mutin .

                        Je suis sorti de ma léthargie , ces trois individus comme de véritables anguilles se glissent, silencieusement dans le canot modèle de chez Bombard . Entièrement recouvertes de combinaisons noires, elles enchainent, comme de véritables saint-bernards aguerris pour mener une guerre sans merci, vont faire  mécaniquement, les opérations pour leur installation à bord de ce frêle esquif .

     Je devine, dans ce noir d'encre, ces formes fluettes, des femmes j'en suis sûr !! des ouvrières à Alexia ? L’une d'elle surement la cheffe de file, me tendra une sorte de smartphone, en nid d'abeilles , je prête l'oreille....... C'est Alexia au bout de ce fil improbable !!

       Oui ! C’est moi Alexia ,Mon chéri , nous avons constaté une rébellion à bord de ton voilier, à l'aube , mes combattantes vont s’approcher, avec toi, nous allons envahir et reprendre la direction des opérations extérieures. Je pensais tirer la fusée rouge. ! Oui !! très bien, fait le, avant le lever de jour, comme ça ils se relâcherons et partirons . .

    Et mes amies ?

    Ne t’inquiète pas pour elles , il a besoin d'elles , pour son futur trafic d’esclaves avec les Reptiliens de Nantes .Après, nous attaquerons, sous la surface. Il semblerait que ce soit le reptilien qui ai enclenché une opération d’envergure ; afin de déstabiliser l’embarcation, ficeler les filles, pour les livrer , avec le bateau aux autres . Ou as -t'il d’autres idées , je ne sais pas, de toute façon il faut le tuer . Je t’avais prévenu !!

        J’acquiesçais, elle avait raison ,sur ce point précis, ce garnement n’était pas à sa place avec nous . Quelques heures à attendre, nous sommes tous les quatre, serrés comme des sardines de Concarneau. Les trois filles resteront finalement jusqu’à la découverte du combustible dans le volcan. Me confirmera après coup Alexia .

    Elles se chargeront de le réceptionner et de le livrer .Mais! en aucune façon elles ne pourront descendre dans le volcan, tu m'a bien compris ?

    Oui.ma chérie……….je t’aime ……

Oui je sais !!!!

        Elles sont armées, de la tête au pied une combinaison aquatique épouse des formes parfaites ,c'est à dire aucune , de véritables planches à repasser .Ces filles sont le résultats de recherches certainement épouvantables sur l'être humain. Au moment donné, la lune disparue, le soleil n'avait pas encore surgi de l'horizon , je tirais la fusée rouge, ce fameux signal d’abandon de ma part .Les militaires, dans l'eau, tirent le bateau légèrement, pas question d'attirer l'attention de notre pirate d'un jour .

    Le voilier mettra les voiles, elles ou lui, mettent comme prévu leur projet à exécution. Nous nous rapprochons, je distingue ce type à la barre, effectivement il est seul à manœuvrer , nous sommes à moins de cinq cents mètres, les filles nagent de concert, je resterais encore quelques minutes dans le canot ,dirigeant sa progression avec une godille de fortune . Déjà les balles sifflent, loin d’ètrent à blanc , percutent l’eau, ricochent, de concert nous plongeons profondément. Les projectiles traversent l'élément liquide , percute le fond ,ricochent ,il y a danger ,une balle perdue , mème sous l'eau, peut occasionner de sérieuses blessures.

     Nous attendons, je suis inquiet, je connais le stock d’armes, de munitions à bord du voilier. Impressionnant le déluge de métal, comme un voile, l'élément liquide se trouve traversé de multitudes sillons ravageurs. L'accalmie arrive, il recharge certainement.

     J'en profite pour remonter à la surface, mon fusil sous-marin en main, j'ajuste le tir sur la tête du marmot.Je peut tirer ? 

Ne les tuer pas surtout, j'en ai besoin, d'accord ? me répond la plus élevée en grade.

     Le clapotis dégagé par le bateau , m'empêche d'ajuster mon tir !! j'appuie enfin sur la gâchette ! La flèche part dans un sifflement strident, la fine cordelette se déroule à une vitesse impressionnante. Un cri, un seul j'ai touché le marmot au bras droit ,pas suffisamment pour le faire lâcher prise . De son bras valide il me jettera une machette à couper la savane , en pure perte Je ne peux m'empêcher de rester à l'eau, j'y vais, je veux combattre le mutin. Nous nous approchons, la coque est haute , pour moi, impossible d'y grimper, les trois filles vont monter par l'arrière, me tendent leurs bras, réussissent à me hisser .

   Le marmot, alerté par un sens inné, se détourne réalise, en un demi seconde, décroche son fusil sous-marin, envoie une flèche imparable sur une assaillante, cette dernière touchée en plein cœur, tombe à la renverse ,chute par-dessus bord , dans une gerbe d’eau , coule irrémédiablement ,pour disparaitre , le fond devient rouge, les rorquals tous à leurs affaire courantes sont déjà en train de disséquer ce corps . La lutte devient inégale , féroce , malgré notre surnombre ,il nous est difficile de le prendre à revers, ce type est incroyablement évolué , certainement une sorte de reptiliens supérieur à la race que nous avions rencontré aux trois tours. Il est capable de transformer une défaite en victoire en un millième de seconde . Comme un diable en perdition, proche de l’enfer, il se démène, les deux filles vont avoir du fil à retordre, son bras est bien amoché, mais il continuera à s’en servir comme bouclier.

    Pénélope , Camille sont certainement en cale, il faut que j’aille les libérer. Ne pas attendre que ce mutin, s’approche trop près de la porte y accédant, s’en serait terminé pour elles ,elles deviendraient des otages . La bagarre est périlleuse, une autre fille est blessée par la machette, pas de sang, un liquide bleu jailli de sa blessure , normal . J’ai franchi le portillon, je m’engouffre, d’une seule enjambée, j’ai franchi les quatre marches, manque de m’affaler sur le sol, je me relève, une fuite éperdue de ma part, vers mes filles certainement cloitrées au fond.

     Au-dessus ,un bruit sourd , un corps qui tombe, des cris, le tumulte là -haut devient strident. Les filles comme je me le suis imaginé, sont bien attachées, dos à dos complètement nues, comme je m'y attendais . Un ouf de soulagement de ma part. Tu en as mis du temps !! Me balancera ma frangine, Camille me sauteras au cou , il s’en ai fallu de peu que nous perdions tout.

   Le marmot en fait avait rendu l’âme, sa tête complètement tranchée, avec son corps désarticulé avait été passé par-dessus bord par les deux cerbères d’Alexia. Pénélope versera des larmes de crocodile , persuadée que c'était une simple erreur.

Chapitre.23.Vies et morts dans ce peuple de Reptiliens.

           Nous filions grand train , mes deux inédites assistantes catégories B , Reptiliennes agrées par Alexia, mettront les bordées doubles, pour naviguer en toute sécurité et ce ! en toute circonstances . En aparté, un câble branché comme une simple clé USB sur le crâne de la plus attrayante , nous en saurons amplement plus ,sur cette étrange mélodie qui se jouait dans les sous -sol de ce centre commercial abandonné, par tous les consommateurs et, squatté par une bande de squelettes incroyable de férocité !!

      Cette église, soi-disant souple dans ses décisions fondamentales , était ! quand-même, un centre d’expérimentations surprenantes, certes ! à la pointe du progrès ,prêt à reconstituer une population effacée depuis des lustres, mais aussi ! à dilapider les restes de cette populace qui n’avait rien demandé à personne, sinon de survivre . A condition de récupérer de braves gens comme nous en perdition, alors pourquoi nous ! de simples quidams avons-nous été épargnés ? .La question sera sans aucune réponse de leur part, le mystère est encore à ce moment précis, entier. Je ne désespère pas d’y arriver une bonne fois pour toute, peut-être ? en décortiquant une cervelle déposée par chance sur notre chemin .

      Au lieu de faire souffrir, la meute prêtant constamment allégeance à ce pouvoir autocratique que distribuait Alexia , endormaient pour de bon, les repris de justice et les voyageurs égarés, ce fut la seule note discordante concernant ce petit peuple. Ils excellaient dans la transformation de la tête, j’en avais eu la confirmation et la preuve évidente , en nageant avec celle d’Alexia qui ! allègrement , pivotait au gré des courant, je vous conseille vivement d’essayer ce système , non pas sur votre concubine à embrouilles, mais ! sur une maitresse dévergondée ,un maximum , dégotée sur le bon coin près de chez vous , prète à en découdre  , ça vaut le coup ! vraiment ! Tout ! dans cette cervelle , était enlevé depuis la portion centrale, jusqu’aux confins de la cantine crânienne . Pour être remplacé à coup de bistouris électromagnétiques ,de ciseaux de coiffeurs ,par de minuscules micro-processeurs confisqués sur les bateaux marchands flottant sur ces mers. D’où l’étonnante correspondance que nous pouvions avoir à tous moments et tous les jours, sans aucune interférence notoire.

    C’était la !le seul point d’achoppement que j’avais remarquéet constaté sur les boites empilées . Et les squelettes me direz-vous ?Impossible de connaitre le pourquoi et le comment de ces êtres démantibulés , se baladant en toute liberté et faisant l’amour dans ce coffre-fort de ce centre commercial. Un mystère reste un mystère, mais je compte bien y remédier très prochainement dans un autre chapitre, il n’y a pas que la fin de triste !!

          Pour ce qui est de la com. Aucunement besoin de Box d’opérateurs aux recettes profitables à quelques empereurs de ce net confisqué par une poignée de seigneurs en transe .Les Reptiliens ,nouvelle génération, s’étaient approprié une communication défaillante, et allaient la reformuler bien au-dessus de nos normes obsolètes ,même la fibre , ils en pouffaient de rire ,ne comprenant absolument pas ,que , le fait de raccorder le monde par un câble sous-marin qui lui ! sera détruit par leurs soins à la fin de la guerre nucléaire, put existé.

     Une page c’était tournée chez nous, la leur commençait à partir de là, en 2022, année de la coupe du monde : imbuvable récompense promise aux Qatariens par les associations de malfaiteurs UEFA et FIFA comprises qui pensaient rafraichir à coup de pulvérisateurs de bruines les pelouses de ces stades construits avec la plus des indigestes bêtise que le monde avait connu .…..et ce ! en plein mois de décembre, qui verra le véritable départ de la transformation planétaire.

     Les comptables de tous ces décès à fabriquer de l’illusoire , avaient bien mis ce départ aux environs des jeux de 2024, mais ce fut abandonné , par le dieu tout puissant du peuple Reptiliens. Et ! c’est là, à ce moment bien précis que cette organisation interstellaire bifurqua pour former deux groupes : un composé de centristes décidés à adoucir ses mœurs incontrôlable et : Un d’abominables d’atrocités finissant un job certainement pas commandé par votre Dieu dit le père . La guerre fut déclarée, les terriens subirent sans le savoir ,par cet horrible virus ce fléau nommé la covids 19 , et finirent par s’entretuer ,le résultat tant espéré était atteint par les ultras coriaces,la planète leur appartenait de facto . Voilà !grosso modo ce que j’avais réussi à obtenir de cette clef cachée .J’en avais la chair de poule , rien qu’à y penser.

    La découverte de cette pierre sorte de philosophie primordiale  pour la réussite d'Alexia fut et sera incontestable  pour la continuité de cette main mise, malheureuse ou heureuse, nous l’espérions tous les cinq sur cette planète. Pour finir cette explication de texte ,nos entités signalées ,furent interceptées ou outragées en cas de non-respect des lois promulguées depuis la nuit des temps .Ils n’offraient aucun cadeau aux récalcitrants de la cavale, les dépossédant de tout, et tout d’abord de leur personnalité , quelles fut politique , curés ou esclaves Chinois .

             Camille et ses amies restées au centre du centre , c'est à dire nulle part , , avaient ! elles ,une double casquette , celle de la vraie et pure Reptilienne de souche imperméable à toutes sollicitations , et celle de la besogneuse en idées partagées décidées à protéger ce qu’il restait sur la terre, la vie quoi !! . Cette dernière et ultime étape vers une liberté non agrée ne plaisait pas du tout à la direction générale des Trois Tours , colonne vertébrale de cette organisation , les micro-processeurs trop puissants allaient et furent déconnectés immédiatement , la boite à idées devenus vide, allait servir de vides poches pour les secrétaires inoubliables de sagesses. Un grain de sable s’étant introduit dans son corps , Camille et ses deux amis avait bifurqués vers une autre histoire, la nôtre, connaissant parfaitement les arcanes de sa profession, elle allait nous être d’une utilité phénoménale d’inventivité .

      Du point de vue torride en relation charnelles ? J’en saurais un peu plus sur leur désirs sexuels, comment dire ? ils réagissaient nettement un cran au-dessus de nous,  simplistes humains en relation minables , indifférents à la chose vulgaire, ils rentraient dans les subtilités informatiques qui avait réglé une bonne fois pour toute leur instinct ravageurs. Pas question de flirter, ou de filer le parfait amour avec ces 'bestioles' , si vous permettez que je les appelle comme cela, ils allaient dans la profondeur de ce corps humain ,un lieux insoupçonnable pour nous , simples conquérants de ce sexe existant sur nos congénères féminines. Dans l’aventure intérieure dans la saison deux , je rentrerais définitivement dans cette imbroglio que je vous ferais partager , mais patience ,nous n’en sommes pas encore arrivés dans ce secteur .

chapitre.24.......................Dans l'antre du volcan éteint.

          Nous filons grand train , mes deux nouvelles assistantes mettront les bordées doubles en ajustant au mieux ces voiles immenses qui ne demandaient qu’à se remplir de vent porteur. Direction les anciens volcans disparus ou plutôt noyés par cette masse d’eau . Pénélope reviendra toute miel, quelques temps après notre démonstration de puissance, envers son rejeton de fiston tout bon à être dévoré par les squales .De ce fait, je ne lui accorderais qu’une toute relative confiance. C'est affligeant, mais, il fallait bien arriver à cette scission entre nous .

    Je résume : j'ai à mon bord quatre filles, de quoi voir venir ? vous allez me dire !C'est incontestable pour l'homme valide que je suis ! Après cette fin de monde, se retrouver seul avec quatre demoiselles, dont deux inhabituelles, cela peut faire chambouler le pire lapin crétin qui reste sur la terre. Ma tête est ailleurs, je pense sans arrêt à Alexia, que devient 'elle ? La radio ne fonctionnant plus, aucune nouvelle de cette femme si avenante. Ce corps si généreux est si loin me manque déjà !! Je ne m’exprime quasiment plus sur cette amourette imparfaite , je donne uniquement les ordres pour les manœuvres à bord. Le fond remonte de plus en plus, peut-être les collines de ce centre, approchent -elle ? Un brouillard à couper au coutelas nous empêchent, d'apercevoir les mamelons d'Auvergne. Quelques mètres de profondeur, trois pas plus ! Je vais aller voir, escorté d’une cerbère d’Alexia, je plonge vers ces fonds proches. L'eau est amplement plus chaude, l'influence du volcan ? peut-être !! Nous longeons une route bordée de platanes dépourvus de leurs rameaux feuillus, me font penser à des sorciers surgis de nulle part , des automobiles ça et la complète ce décor sous-marin, une borne rouge et blanche , estampillée Michelin, sur cette nationale se trouve gravé la ville de Clermont Ferrand.’’ trente kilomètres’’. Nous sommes dans la bonne direction, quelques brasses plus loin, nous remontons à bord. Ok !! les filles, patientons que le brouillard se lève, les sommets évidemment tronqués ,vont certainement apparaitrent. Un soleil, au début blafard, ensuite, rayonnant, nous illumine de son éclat.

   Quelques cimes, genre de vasques arrondis se profilent vers l’est. Celui que nous cherchons est bien là, notre navigation superbement organisée nous a amené au point recherché, j’en suis pas peu fier de notre performance, nous, les sans grades de la navigation hauturière, l’ambiance, de ce fait s’améliore quelque peu, Pénélope recommence à sourire, son gosse ne lui manque pas, de sa part ce fut inespéré . Voilà notre volcan .Ce n'est pas un véritable pic comme ceux des Alpes ou des montagnes du sud, l'érosion millénaire a effectué son travail de sape , plutôt une sorte de mamelon circulaire, creux, ses rives descendant en pente douce vers son centre, plusieurs chemins apparaissent, vestiges de sentiers antérieurs certainement connus de tous les randonneurs . Le tout est entouré d'eau. Nous approchons délicatement, mettons l’annexe à l'eau, se sera plus facile pour localiser un accès vers cet abime.

  Ce lieu est Impressionnant, majestueux, pas plus de cinquante centimètres sépare la surface de l’eau et le sommet de cette extraordinaire caldera . Imaginez toute cette masse liquide autour de ce volcan ? L’antre de cette caldera est entièrement sec, parsemée çà et là de pins à crochets, de pins parasol, de maquis , vestiges d’une végétation presque devenue, par la force des éléments, Méditerranéenne. Sa profondeur en est abyssale, incalculable. Nous ne trouvons pas de trouée, il faut faire le tour complet, plusieurs kilomètres, ce volcan est véritablement prodigieux. Un panneau avec deux barres rouge et blanc je lis, enfin j'essaye de deviner : gr 798, passage des Crabes. Le col est bien là !!! le sentier dévale à pic ,serpente dans cette pente herbeuse, parsemée de buissons piquants, plusieurs épingles à cheveux le martyrisent vers les profondeurs. Nous reviendrons demain, aux aurores équipés de nos sacs, de cordes. Crampons et piolets ne seront pas de trop pour dévaler ce cirque grandiose, enfin tout le nécessaire pour descendre et bivouaquer plusieurs jours si c’est nécessaire. Comme prévu les soldates d’Alexia ne pourront pas nous suivre, resterons à garder notre bateau, c’est notre assurance de ne pas perdre nos affaires et de continuer notre périple en toute sérénité. Ce soir-là nous ingurgiterons pas mal de sucres lents, de quoi résister aux efforts demandés demain. Les sacs à dos spéciaux sont fin prêts, minutieusement chargés, rien ne semble manquer, même une tente légère est rajoutée en dernier ressort. Nous avons décidé qui participerait à l’expédition, Pénélope bien sur sera présente, Camille également, resterons comme prévu les deux filles d’Alexia. Surarmées, elles seront capables de résister et de repousser d’improbables attaques d’adversaires alambiqués. Nous pensons partir plusieurs jours, pas plus de sept. Le voilier solidement amarré, le canot remis à bord, toutes recommandations faites, nous pourrons descendre.

    A quatre heures du matin, avant les grosses chaleurs ,nous démarrons, ce sentier remarqué la veille nous attend recouvert d'une légère rosée. La pleine lune nous éclaire, le gouffre vertigineux nous fait peur, inéluctablement, nous attire .Qu'allons-nous trouver ? Le minerai demandé par ma chère Alexia se trouve où ? à quelle profondeur ? elle m’a parlé de plus de deux mille cinq cents mètres. Et si la mer rentrait dans ce trou béant ? Nous serions noyées ? et si le cratère se remettait à cracher de la lave ou des fumées ? nous serions grillés comme des saucisses sur le barbecue ? S’en serai t'il finies de nos vies d'aventuriers ? Avec beaucoup de si, et de mais, Paris serait mis en bouteille , il nous fallait partir, tenter l’impossible, à tout prix sauver la tribu d’Alexia. Coté vestimentaire, nous sommes extrêmement bien accoutrés, comme des explorateurs modernes, ils nous manquait rien. J’angoisse en faisant le premier pas, je passe en tête, j’ai encordé mes deux amies, un peu plus tard, dans la descente dangereuse, je me mettrais entre les deux , surveillant leurs faits et gestes .Niveau sécurité , nous avions l’assurance de partager l’inertie de chacun, et de nous remettre nos idées bien en place en cas de chute , dans notre cerveau. Nous avons emporté des vêtements tous temps, en cas où.

   Nous dévalons les premiers mètres, la roche friable nous roule sous nos pas, faites gaffes les filles !! ,attention à ne pas glisser !!Au-dessus de nous, déjà , presque qu’un petit point de ciel bleu, nous sommes déjà à moins deux cinquante mètres sous le niveau de la mer . Le jour c'est levé, la roche devient plus dure, noire , plus chaude, normal et logique, plus nous descendrons dans ce centre de la terre, plus nous allions transpirer un maximum, et boire intensément. J’ai dans ma poche le roman de Verne : voyage au centre de la terre, pour me rassurer je lirais, ce soir quelques chapitres... Cela n'en finit pas, il fait presque jour dans ce fond chimérique. Pour le moment , pas besoin de nos torches. Il fait miraculeusement clair, des aiguilles de roches nous éclairent, certainement des diamants ou cristaux à l'état pur !!Nous survenons sur une plateforme, cette dernière, plate, étroite , sans aucune aspérité se trouve presque à l'horizontale donnant un aperçu féerique de cette caverne formidable de grandeur. Nous flippons devant ce spectacle qui s'offre à nous , ce morceau de cailloux , ne tient que par un morceau de roche enfoncé telle un diamant dans la paroi presque verticale. Avis aux amateurs de découvertes astronomiques, il y avait dans ce lieu de quoi enrichir des millions de gens, enfin, dans un rêve ! Il faut déployer la corde, pour continuer la descente vertigineuse, sans à coup, rectiligne, comme un trait de crayon. Je pense au roman , mais !  c'était un roman ! nous c'est la réalité !

   Pénélope descendra la première, me fera signe, peut être un adieu ? Nous sommes à plus de mille mètres sous la surface !! Un coup sur la tension , me signale qu’elle est arrivée sur un point fixe. Elle se fera avec maestria, ce fameux nœud de vache , accouplé au mousqueton métallique , Camille demande à descendre la dernière, je passe devant, je plonge dans ce néant avalancheux, que de la roche instable, tout peut s’écrouler d’un moment à l’autre, nous projeter vers le sinistre fond. Je la rejoins enfin, notre amie nous rejoint en chantonnant, ses yeux nous illuminent, c’est incroyable, comme une torche miraculeuse, pas besoin de nos lampes. Nous allions découvrir petit à petit ces anomalies dans le corps de cette reptilienne Elle passera en tête, dans les profondeurs de ce volcan presque éteint. Nous la suivons, de très près, elle galope, je suis en sueur, des odeurs d'œufs pourris nous agressent l'odorat. Comme dans le roman ,nous aboutissons, vous n'allez pas me croire !!! à un démesuré lac, plutôt une mer intérieure, souterraine, et si c'était vrai son histoire ? Nous sommes exactement comme dans son aventure sous terre.

    Nous déballons nos sacs, premier bivouac , une envie soudaine de sommeil, après avoir avalés quelques croquettes chocolatées , nous nous allongerons sur ces galets circulaires, tous identiques et réguliers, une sorte de magie noire dans une lueur fantastique. L'odeur nauséabonde à disparue, une pénombre arrive, la nuit sous terre .C'est incroyablement féerique. Pénélope se blottit contre mon corps, je l'accepte de bon cœur, Notre co-équipière montera la garde toute la nuit. Nous serons réveillés par le clapot puissant de cette mer intérieur, une tempête vers le milieu de la nuit ,arrivera, terrifiante, se déchainera contre les rives , nous plaquera contre la paroi verticale, aucun échappatoire possible , la furie des eaux contre la caverne mugit de plus belle. Je suis obligé de grimper quelque peu, j'ai aperçu un semblant de grotte au-dessus de nous. Après une rugueuse bataille avec la roche volcanique, nous serons enfin, tous les trois, à l’abri , certes ! provisoire , mais néanmoins profond . Nous alilons regarder, comme au cinéma , de nos yeux ébahis, cette tourmente foudroyante, soudaine qui nous arrive droit devant. Nous sommes dans un autre monde, une sorte de jugement dernier, ce dernier, protégé, est vierge de civilisation non économe en frayeurs distribuées . Des vagues géantes asseyent notre réduit, nous plonge dans une angoisse pas racontable. Un énorme mur d'eau nous cache de ce paysage fabuleux d'éléments apocalyptiques .

   Quelque chose avait bougé !! Une des filles, restée sur le bateau se trouve devant nous, comment as-t-elle pu arriver ici? Changer de physionomie ? devenue un véritable reptilien, elle s’avance, commence à fouiner dans ce clair-obscur, devant elle: une énorme gueule apparaitra ! sorte d’ alligator géant, sorte de monstre sorti des ténèbres, qui s’ait depuis quand est ‘t’il  là ? Il a sauté sur la fille, sa jambe bientôt avalée n'est plus qu'un amas de chair sanguinolente. Savez-vous nous crie t’elle !! Tenez le bloc de minerai est ici, prenez-le vite, elle se bat dans son ultime combat de désespoir, nous récupérons ce bloc difforme sorte de pierre de forme carrée, étincelante et lourde à la fois . Je le mets dans le sac à dos. Regarde !! Pénélope au-dessus de ce monstre, je distingue une lueur. Le monstre avait ingurgité notre amie devenue par la force des choses une farce er attrape pour ce dinosaure, reste sa tête en dehors de ce reptile, elle finira par rouler au sol ,libérant l’instrumentation informatique, je récupérerais ce module qui ne tient qu’à un fil, le secret de ses personnages hors normes est à ma disposition . Ce monstre va vomir, c'est sûr !! il vient de s'apercevoir qu'il a dans sa gueule une de ses congénères ? En effet ! le corps , déchiqueté ressort dans de terribles soubresauts.

   Allez y passer ,sera son dernier message ,celui de notre délivrance !! Ma sœur et moi même reprenions nos sacs, nos affaires, Camille avait déjà enjambé le monstre, allions prendre de l'élan, sauter par-dessus ce dragon scélérat. La lueur se trouve juste au-dessus de la carcasse démesurée , je tiens la main de ma sœur, dans un élan prodigieux nous plongeons dans cet inconnu.

chapitre.25.........retour dans ce monde en sursis....page.01......

                  Je tenais d’une main ferme, Pénélope, Camille, elle !s’accrochant désespérément à ma cheville gauche. Nous faisions un trio tout à fait synchronisé, une sorte de chaine sortant d’un enfer type cirque Pindar. Dans cet orifice d’une étroitesse sommaire, nous allions pouvoir nous échapper de cette tuerie sans nom, opposant la cerbère d’Alexia et ce gavial sorti des profondeurs de la terre. Ce dernier, certainement l’estomac dans les talons, criant famine, cherchait désespérément de quoi manger, je l’entendais croquer à pleine dents les os dès lors écrasés, réduits en poussières, lui !se régalait de toute cette chair fraiche, trouvée ,la ! par un fabuleux concours de circonstances . Il allait s’ essayer à tout moment de se précipiter pour nous ingérer tout crus. J’entends encore ces cris atroces, ses protestations, sorte d’ultimes témoignages acceptant l’insoutenable, ces appels à l’aide, même le corps en morceaux, la Reptilienne se débattait encore, négociant le bout de gras avec ce monstre sorti tout droit de l’enfer sous terre. Mais !de quelle race sont-elles faites ces filles de race supérieure ?.

    Enfin ! peut-être ? ce passage convoité ? Ce corridor, devenu boyau nous emmène vers l'infiniment petit, étrange, nous allions nous diriger vers cet inconnu impénétrable. Il fait nettement moins chaud, même ! la fraicheur nous surprend, Nous sommes presque nus, essorés par cette misérable torpeur que nous avions traversée. Pénélope comme d'habitude très peu vêtue, allait commencer à grelotter, claquer des dents . Je lançais ce mot d’ordre !

Il faut nous rhabiller, il s’en va de notre santé.

Avec quoi ? nous avons laissé nos sacs de l’autre côté du caïmans !!

Me répondait Pénélope.

Je peux te prêter ma culotte ?

     Lui assommait Camille, un tant soi peu outragée de se balader avec cette fille en permanence les réprimandes à l’air. En cherchant bien , nous ne pourrons mettre que quelques frusques ultra minces, pas de quoi nous réchauffer dans l’immédiat. J’émerge de ce couloir circulaire je rencontre et ! Je traverse une sorte d’agglutination de petits sacs de granulés de marque Totalitaire, elle existe encore celle-là ? cette multinationale coupable de cette défaite humaine ! Dominateurs ,avec leurs énergies fossiles , ils sont allés jusqu'au bout les salauds. Mais où sommes-nous donc ? une sorte de petit réduit, fait de bois, charmant, agencé avec gout, une rationnelle remorque, quelques outils de bricolage pour amateur éclairé, comme dans les temps éteints ! une tondeuse sans fil, avec batterie incorporée, nous avons affaire à un écolo de la dernière heure !!Le cauchemar se transforme en surprise intéressante . Une porte légèrement entrouverte, donne sur un jardin parsemé de fleurs fanées , aux boutons de roses pas encore coupés quelques endroits recouverts de poudre blanche, enfin je crois qu’il s’agit de neige, sorte de diamants tombés du ciel la nature ,ici c’est transformé en noir et blanc !! Je ne suis pas dans un rêve, mais dans une réalité antérieure, maintenant je l’aperçois. Ce type chaudement vêtu, debout devant la petite porte se protège de cette pluie devenue battante, nous giflant de ses flocons mélangés .Une petite machine motorisée, à la main , il essaye de nettoyer les quelques rares touffes d'herbes envahissantes entre les minuscules cailloux.

         Ce n’est pas un homme, j’ai confondu, il s’agit d’une femme d’un âge avancé, courbant l’échine , se tenant ses reins, certainement fatiguée face à ce labeur d’un autre temps .Elle me fait penser à ces laborieuses cerfs des champs  labourés ,levant son tablier servant de réserves à graines pour y ensemencer ces terres faites, pendant des siècles , de sueurs et de chagrins. Elle sursautera , se détournera vers nous, enlèvera ses lunettes de protection .Ses yeux s’écarquilleront , d’une stupeur non dissimulé, elle n’y croyait pas de ses prunelles ,cette apparition inopinée ,dans ce réduit minuscule ,servant de stockage pour ses archivages à graines récoltées à la fin de la saison d’été ! Appellera à l’aide, signalera à une autre personne dans la maison l’apparition de ces chapardeurs ? dans ce cabanon ? pour dérober leurs désuets outils de jardinage ? Ces deux personnages réunis , seront autant surpris que nous , de nous apercevoir, en très petite tenue ,en seront stupéfiés, médusés, pendant de nombreuses minutes ,ils seront incapables de faire le moindre des mouvements ,en attendant que nous quittions leur petit lopin de terre aménagé avec bonheur .

        En patientant,devant cet étrange phénomène , je récupèrerais des gants de jardinage troués pour me protéger du froid, Pénélope et ,Camille auront récupéré sur le fil à l'inges ,une chemisette chacune , le minimum pour se protéger du glacial devenu mordant. Quelques trente mètres nous séparent, de ce couple qui restera sur la défensive, pas de voisins immédiats ,apparemment, que les chants d’oiseaux réclamant leur pitance journalière. Je remarquerais un petit bassin à poissons recouvert de glace, c’est l’hiver, je ne comprends pas du tout ce qu’il nous arrive .Ces gens ? sont ‘ils armés , vont ‘ils nous livrer à la vindicte populaire, sorte de tribunaux pour indigents ,volant les honnêtes gens ? .la trappe ,derrière nous c’est refermée , disparue comme par enchantement , je ne sais plus que penser.

    Serait-ce une machine à remonter le temps ? j’envisage toutes les probabilités nous concernant.

Bon ! mon frère !tu décides quoi ? .

     Nous nous dévisageons, Pénélope comme un sixième sens ! M'en parlera beaucoup plus tard, qu’elle avait devinée , et ce !très rapidement le dilemme qui allait se poser et, ce, à la minute de notre sortie de cette étrange cabane à outils. Elle ne dira rien , durant ce passage ,gardera tout pour elle. Ma tête tourne à plein régime, ce volcan, notre bateau, cette descente dans les profondeurs abyssales, puis ici sur la surface du globe ? je ne sais où ? Nous ! ces intrus sont presque nus, à part la petite culotte de Pénélope, pas grand-chose à dissimuler, sinon nos corps bronzés en plein hiver, qui allaient devenir de la cire ,si nous rentrions pas dans la maison . L’homme est sorti, un journal à la main, va, son téléphone dans sa main, ameuter tout le voisinage, je me dirige vers lui, .

N’ayez pas peur !!

     Ces mots me chuchotent déjà une réponse dans mon crâne, comme si je me dialoguais à moi-même quelque chose de déjà-vu. Une sorte de migraine s’installera et ce jusqu’à notre départ . Nous sommes des vôtres !!enfin presque.

Il se détournera , nous nous regarderons intensément, me répondra la réponse que j’attendais, exponentielle de naïveté. Persuadé d’avoir affaire à des malfrats, il deviendra constamment un improbable en surprises légères, mais ! non dénuées de sens . Incroyable je pense ce qu’il pense, la même chose au même instant, je le regarde, il me regarde, nous pensons la même chose. C’est quoi ce truc ? Il regarde intensément Pénélope, je regarde sa femme, nos regards en disent long sur nos intentions, sa dame ou son amante, toujours en train d’arracher les mauvaises herbes commence à se poser des questions sur notre apparition. Il mesure comme moi pas plus de cent soixante-dix-huit centimètres, pour le poids c'est autre chose, moi fil de fer comme un gardon, lui, un peu enveloppé de cette graisse grâce aux bons petits plats certainement préparés chaque jour. Justement , nous avons une faim de loup, vont ‘ils nous proposer quelque chose ?.

    Mais ces yeux !!!!!!!! verrons comme les miens, les cheveux châtains idem sur ma tête. Lui, les as assez longs, va savoir !!la mode a peut-être évolué ou les coiffeurs ont tous rendu leur ciseaux ? Son pantalon tout rapiécé, certainement par une machine à coudre défaillante, lui donne un petit air de ce paysan cauteleux attaché à son patrimoine ! Un cul-terreux de la dernière génération certainement. Une grosse écharpe lui ceinture son cou, il tousse très fort, la grippe peut être ? L'espace d'un très court instant j'ai peut-être compris l'impensable, l'incalculable probabilité. Lui ? non ! pas encore ! je pense !! Venez ne restez pas là vous allez attraper froid !

Chapitre.25. Retour dans ce monde en sursis..page.02

            L’invitation me semble franche et , sincère, de la part de cet homme . En effet ! la pluie nous arrosait déjà abondamment. Il regarde intensément Pénélope du bas jusqu'en haut rien ne lui échappe, il n'a jamais rien vu celui-là ? me dis-je !! un peu trop à mon gout, bien sûr ! qu’elle soit  nue ! , c’est peut être normal de sa part de la regarder comme ça? Nous traversons cette gentille pelouse agrémentée de parterres gelés et recouverts de neige. Notre hôte n'a toujours pas réalisé !! Sa femme, blonde, ayant raccroché sa serpette électrique, réapparaitra à la porte fenêtre, elle nous dévisagera intensément, quelle est gracieuse cette femme ? habillée avec discernement, elle dévisage l‘ébouriffant trio avançant sur sa pelouse bien tondue . Je n'arrive pas à lui donner un âge, peut être ! impossible Je grimpe sur ce petit muret de pierre.

Vous connaissez ce raccourci ? me lance-t-elle.

Non pas du tout, je vais au plus vite pour échapper aux gouttes.

Quelle idée de se trimballer à poil ?

      Si elle savait ? Réunis tous les cinq sur la terrasse redevenue ensoleillée, nous rentrons dans ce salon ouvert aux quatre vents. Je sens que cette demeure est menée de main de maitre par les propriétaires ou locataires, tout est en ordre de marche, les coussins sur les canapés, les revues bien ordonnées sur la table basse, une ambiance presque militaire règne dans cette demeure simple , aménagée avec gout . Je me saisis au hasard, d’une revue. En page de couverture s'affiche LE POINT, année 2020 l'année du virus. Je manque de m’évanouir ! C'est le début de l'affaire non résolue, la fin de leur monde approche et, ce à grands pas dans quatorze mois, ils vont apprendre à leurs dépens, ce que c’est la fin d’un monde tellement raconté par ces écrivains de tous poils . Dans notre mémoire sélective, restera gravée cette dégringolade de ce système à bout de souffle, il y a cent trente -huit ans déjà !!.

    Nous avons Pénélope, Camille et moi remonté ce temps consommé depuis belle lurette, résultat ou passage dans une aventure mirobolante de surprises, et celle -ci est de dimension incroyable ,à ne pas mettre dans tous ces cerveaux , je vous laisse imaginer la suite ! La cheffe de cette maison me retient dans ses bras, comme avant, je sens cette peau lisse , tellement douce , que je connais par cœur, mes souvenirs me reviennent en cascade. Que c'est bon ! Ce couple ne sait pas quoi faire de nous, nous les rassurons, Pénélope ,Camille demanderont des vêtements, elles se caillent des miches. Moi également, j'ose pas rentrer dans cette demeure cossue. Vous taillez du trente-huit, il va falloir ressortir nos vêtements de l'époque révolue ? Je me retrouve affublé d'un costume de jeune marié, couleur bleue marine , il me va à ravir, comme c'est bizarre, quand-même ? . Pénélope , également trouve affaires à son corps. Lui s'appelle Jean, elle Mo. Nous nous présentons, Pénélope Camille et moi, je leur explique que je ne m'appelle pas, je ne sais pas d'où je viens, il ne faut surtout pas les effrayer sur nos antécédents familiaux .Ils ne pourraient comprendre .

      Nous leurs racontons nos aventures, dès les premières syllabes , ils ne nous croient pas, à leur mines, je le pense, nous prennent t‘ils pour des farfelus sortis du carnaval de février ? peut-être ? . Cette femme commence à me regarder activement, indubitablement elle me trouve quelque chose, regarde son homme, apprécie, en fait ! semble essayer de détailler quelque chose. Son encéphale travaille d'arrache neurones pour retrouver dans ses souvenirs, quelques brides de souvenances et de vérités cachées pas bonnes à dire. Elle cherche c'est sûr ! moi je sais !!mais comment leur dire ?Je ne leur dirais rien, je cacherais ce mystère apparu devant eux. Elle est en train de comparer les deux hommes devant elle, va t'elle s’apercevoir ? que mon corps se trouve être celui de son mari il y a cela presque des années ? c'est absolument certain, quand !! Bien à propos , Jean m'invitera à faire le tour de son village.

    Son petit chien, genre caniche de couleur noir me saute continuellement dessus ,il n’a presque plus de ratiches , son poil a blanchi, ses yeux sont intacts, mais ! Il n’entends pas , jappe de plus en plus, me saute au cou, il est adorable .Si les animaux pouvait parler ? ils raconteraient tellement de choses. Des automobiles fatiguées, trônent dans ce garage immense, je lui demande si nous pourrions faire un tour.

Pas possible !! me répondra Jean,

Nous sommes en plein confinement.

C'est quoi ce délire ?

Vous débarquez ? ou quoi !! Je lui demande :

Nous sommes en quelle année de quel siècle ?

C'est une blague les amis !! vous vous foutez de nous !!

       Je repère un calendrier des postes, enfin je crois lire 2020 !!!!Mon dieu ! nous avons reculés de plus de cent quarante années. Nous sommes dans la stupeur, ils leur restent que quelques semaines avant le grand désastre ? Comment leur dire ? plus tard peut être ! Nous sortons finalement, le petit chien attaché, Jean des sacs à ramassage de crottes dans la main. Nous sommes en plein délire C'est du grand n’importe quoi. Jean avait rempli une sorte d'attestation de sortie, avec heure de départ, valable une heure ,dans un rayon impartie de 1 km. Son nom, matricule complet de la personne, c'est terrible !!ils sont en prison surveillée ?Moi et ma sœur ne remplissons rien, pas de domicile fixe !! aucun papiers, pas de compte en banque, rien, nous n’avons absolument plus rien, que dalle. Nous ne trainons pas. Au pas de charge nous remontons la petite ruelle, personne dans ce quartier désert, pas âmes qui vivent, sauf !derrière les carreaux tout embués de vapeurs , Jean est rassuré ! pas de police à l'horizon. Nous allons passer voir leurs amis, chemin faisant , nous croisons de drôles de personnages, tous apeurés, montres à la main, un masque sur leurs bouches ,cachant leur visages décomposés par une peur panique d’attraper ce virus incroyable de méchanceté venu de Chine . Jean m'explique que nous n'avons qu'une heure de sortie. J'ai quand même l'impression d'avoir déjà vu cette époque, ma sœur également, Camille un peu moins ,pour elle c’est logique , elle avait subi des transformations définitives, effaçant sa mémoire ,c’est mieux pour elle .

      Nous arrivons dans une petite propriété charmante, mal entretenue surtout au niveau du gazon. Un homme d'un âge très avancé, les cheveux rasés très courts, boitillant du côté droit, martelant continuellement des (j’en ai marre !) nous reçoit , et ! nous proposera son café type grand-mère , fabriqué dans une machine dernier cri, d’un prix indubitablement exorbitant .

Mais Jean !! nous allons dépasser le délai imparti ?

T’inquiète pas ! ici, nous sommes en sécurité' à l'abri des regards de voisins malfaisants.

     Nous nous installons sur cette terrasse défraichie, la rambarde, en bois résineux pas très sec, perd toute sa sève ,pas question de s’y accouder , toute neuve, elle respire le produit chimique. L'homme aux cheveux bruns !! d'un coup s'adressera à Jean.

Dis donc Jean ! tu m'avais pas dit que tu avais un frère ? il te ressemble copieusement !!

       Il reluquera intensément Pénélope, il transpire j'en suis sûr !!pas de sueur mais certainement de ce désir qu’il a peut-être perdu ? Son Jean américain gonfle démesurément, Pénélope l'a bien remarqué aussi, lui fera ses yeux doux se mettant dans la plus parfaite des positions , pour le faire saliver le plus longtemps possible. Jean lui dira le plus simplement du monde, ce n’est plus de ton âge mon copain. . Le café arrive, Sa femme ! catégorie Bécassine pas trop idiote , arrive toute couronnée de vapeurs d'essence savoureuses, elle ne fait pas son âge c'est sûr, rondelette , le sourire complet, elle nous accueille chaleureusement. Elle nous regarde comme des extraterrestres, et, finalement rentrera dans sa demeure pour téléphoner à je ne c'est qui !!Cet homme charmant s'appelle Clapote, il nous racontera, que, exceptionnel photographe dans les années folles, il avait fait les quatre cent coups pendant toute sa vie à suivre les artistes . A une certaine époque de sa vitalité amoureuse ;il avait un carnet d'adresses féminines incommensurables, le nombre de filles séduites dans sa carrière est colossal, en quinze minutes chrono nous savions tout, pour ma part je savais évidemment l'essentiel , je connaissais le loustic, pour Pénélope ce fut une découverte magistrale. Pénélope l’avait bien compris, nous avions affaire à un ex-don juan d’une rare qualité à extorquer l’intérieur de ces cœurs abandonnés. Je connais, sans y être rentré, cette maison , cette petite cuisine, ce salon surchargé de bibelots ,de meubles , cette véranda surpeuplée de joujoux et de diverses pacotilles à bas prix, de chez feu Guifette . Je réfléchis !! Je suis déjà venu !! c'est pas possible !! tellement d'années se sont écoulées !!Clapote me demande si je suis au courant de ce voilier échoué du coté de Clermont Ferrand.

    Je tends l'oreille, le descriptif qu'il lui donne !!

Ha ! les cons ils ont écopés de 135 euros d’amende !!!!!!

    IL ajoutera : Il y avait deux salopes à bord complètement nues en forme de poissons !! incroyable ! Il n'a pas changé mon Copain !!Mon sang ne fait qu'un tour !! il faut que nous allions de ce pas rejoindre notre voilier. Pas le temps de nous expliquer ils ne nous croiraient pas, nous filons.

chapitre.26...la maison du bonheur..à l'aube du malheur page.01

                                           Nous redescendrons les ruelles de ce sympatique village de montagne  ,aux maisons couvertes de volets clos , partiellement bien décorées , nous croisons d'autres personnages haut en couleur d'époque , ils sont confinés parait -il, les pauvres s'ils savaient ? ce qu'il les attend en septembre 2022. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, la fin de ce monde est arrivée en début de ce mois de fin d'été que nous appelions plus communément : l'été indien il sera terrible, juste après leurs vacances annuelles tant désirées, après tant d’incertitudes . Nous cavalons derrière Jean et son petit chien, bonjour polo, salut le breton ! il est armoricain comme moi !! Je connais ce chemin sous cette frondaison , par cœur, je suis devant cet homme, même hauteur, pas la même corpulence bien sûr, mais tellement pareil !Il souffre de son talon droit, cela se voit à l’usure de la semelle . Nous passerons à côté d'une maison jolie , barbouillée de rose , un terrible pressentiment m’assaille, pendant un court instant .

    Mes souvenirs me reviennent en pagaille, vont me perturber , instinctivement , je tournerais la tête, des sueurs froides me dégoulinent sur mon front dégarni , bonjour Jean !! il s'appelle également Jean !!Je distingue ce visage ordinaire ,ce dernier est devenu par la force des choses émacié. Derrière la fenêtre, un regard incertain me regarde, me sourit comme la dernière fois ,J'hésite ...un instant , le temps d'un rève évaporé ,une douleur me revient ,  je marque le pas, je m'arrête, le temps de fixer ce visage si attirant ,je fini à contre-coeur , par détourner ma tête de cet endroit maudit , la femme ,dans cette maison est assise dans une fauteuil à roulettes , elle avait considérablement vieillie, et ! décatie , gardait ce sourire enjôleur ,certainement amoindrie. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, deux béquilles suspendues à la porte , lui servent certainement pour se déplacer d'un point à un autre , son faciès émacié, enlaidi par la maladie me sourit, il se passe quelque chose d'indéfinissable entre nous ,presque cent cinquante années après. As t'elle devinée le personnage passant devant sa fenêtre ? A son regard , j’en suis sceptique.

                     Je colle à Jean, nous arrivons à la maison, construite là , le long de ce ruisseau impétueux . Il me fera visiter sa demeure, je connais, le bureau, très bien organisé, ces deux cuisines modernes, à l’étage : deux chambres plein soleil ,ce picot d'Anéto en fond de tableau , un palier servant de chambrée pour amis et famille de passage dans ces coins reculés de la campagne Française. C'est prodigieux , je suis revenu chez moi, dans ma maison adorée, mais ! maintenant, comme un simple étranger, il me faut partir, quitter ces êtres précieux. Sans leur dire la vérité, sinon leur souhaiter bonne chance.! Comment leur dire ? Jean c'est moi et toi ? c’est en fait moi ! Il y a très longtemps, plusieurs décennies nous séparent , une éternité ! Mo ! mon épouse chérie ! se trouve devant ses fourneaux en train de nous préparer un festin, comme naguère ,elle n'avait rien perdu de ses qualités d'épouse attentive, je les regarde ils sont unis pour la vie, comme moi il y a très longtemps .Une envie de rester ,une envie de les laiiser faire leur vie, qui sera scellé dans un destin inoubliable .J'en connais la suite, évidemment ...

       Pénélope avait compris et pigé ,que cette insensée cavalcade dans l’inconnu, nous avait rapprochés de ces années incroyables, dans une sorte d’ instrument à remonter le temps, cette excursion dans volcan, nous avait donné l’occasion de se poser des énigmes irréversibles de vérités. Tout d’abord, que faisions nous ici, dans cette propriété ne m’appartenant plus, mais étant habitée naguère , par moi ? Ce n'est que moi Jean !! Ce dernier va finir par se retourner, me dévisager, cette frimousse m’appartient !! comment faire comprendre à ce type qu’il avait devant lui son double, certes un peu plus vieux, mais ! néanmoins lui en personne un peu plus d’un siècle plus tard ! Mon cerveau tourne à plein régime, certain de trouver une solution jusqu’ici introuvable. Dans mon sac, peut-être des restes de papiers d’identité ? Je fouinais frénétiquement, dans l’espoir de trouver une quelconque preuve de ma vie antérieure. J’avais, par chance gardé ce fameux papier rose, sorte d’autorisation de conduire ces fameuses automobiles à essence, en très mauvais état, il  indiquait, néanmoins mon adresse ainsi que mon nom, enfin, le moins effacé de ce titre obligatoire. Je l’avais dans la main droite, le dépliais consciencieusement. Je le présentais à ce type,

mais !!

   c’est mon permis !! que je cherche depuis pas mal d’années ? Malheureusement il ne m’est plus d’aucune utilité, j’ai fini pas le refaire, ce sapristi de papier indispensable !! Mais ! comment est-‘il en votre possession ?

                    Je ne pourrais lui répondre.il resterait sur sa soif d’en savoir un peu plus .Je le lui donnais quand-même. Il me sortait une carte, genre format carte de fiabilité universelle, sur le dessus était inscrit tout ce patronyme, il m’expliquera que depuis quelques années, tout était inscrit sur ou dans la puce dédiée, genre catalogue d’humains considérés depuis quelques temps comme des attardés mentaux par la nomenklatura officielle. La société de flicage avait débuté sa terrible métamorphose, pour finir par faire accepter son œuvre magistrale, à tous les citoyens, qui ! devenus cloportes sans exception, se trouvaient affublés d’un numéro inscrit dans le marbre, ne pouvaient plus circuler sans autorisation de la préfecture. Sorte de bracelet électronique, cette puce remplaçait tout, absolument tout. A cause de cette pollution mathématique , les habitants restaient chez eux, ne batifolaient plus dans les magasins ou autres manifestations diverses. Tout se faisait par le net, pas très clair, sauf à embrigader les populations devenues stériles en imagination, les élus leur avait mis leurs grapins, se permettaient uniquement de leur donner leurs rations quotidiennes d’informations obligatoires. Ce que l’individu mangeait était répertorié, décortiqué ainsi que toutes ses relations conjugales ou extra conjugales devenaient une leçon de choses . Je ne comprenais pas tout.

Mais la puce est à l’extérieure sur la carte ?

Oui !

                 Me répondit -il.

   Mais ! dans notre corps se trouve la copie conforme à l’originale qui enregistre la totalité de notre vie sur terre, sur mer ou plutôt à la maison.

       J’avais déjà entendu parler de ces incroyables expériences , en Suède dans les années 2000, mais je ne m’attendais absolument pas à voir ce système tellement évolué, aboutir à une mise en bouteille de la population . Mon double réfléchissait, quelque chose ne collait pas, sa carte, fine comme une lame de rasoir , l'enregistreuse s’affolait littéralement, indiquait quelque chose de sournois, tellement loufoque, qu’il s’apprêtait ,pour une mise à jour obligatoire , à contacter les autorités judiciaires. Il me demandait de m’assoir, je m’installais auprès de cette femme, blonde, d’une beauté à faire pâlir un saint en manque de cornettes . C’était cette demoiselle que j’avais connu, mais ! elle en avait perdu cette mémoire sélective, elle-même plongeait et regardait dans le vague, ne se souvenait plus de cet homme qui, assis à côté d’elle qui !la regardait activement était déjà passé par là ,l'avais serré dans ses bras , embrassé durant tellement d'années . Je reconnaissais cette robe achetée avec un amour enthousiaste ,un jour de voyage dans cette Charente Maritime.

        J’allais lui adresser la parole, elle se détournait, me fixait enfin, les yeux dans les yeux. C’était bien cette femme que j’avais épousé il y a de cela presque un siècle, ce fut un moment inoubliable, mon cœur commençait à battre comme un fou, avide de la serrer dans mes bras. Mais !c’était trop tard ou trop tôt. Je lui racontais, que je pourrais lui livrer plein de brides de sa vie, comme son union avec son homme, elle en fut stupéfaite d’apprendre que je connaissais le jour la date et l’heure de son union avec son double pour la vie .

Au fait la robe ?

oui !!

Elle ne viendrait pas de Chatel ?

de Chatel ?

je ne vois pas, c’est mon chéri qui me l’a offert il y a de cela quelques mois.

 Et ce chapeau de paille aussi ?

Il va avec , mais je ne le mets que l'été et à la plage !!pour lui faire plaisir !! il adore mes cheveux serrés sous la paille........

                     J'en étais ,à ce moment ,certain!!elle avait deviné ,ces allusions collaient parfaitement avec ce que je pensais.Une intense émotion allait nous submerger,mais la raison l'emportera définitivement ,la réalité allait reprendre le dessus,nous allion fermer cette parenthèse fantastique qui c'était abattu sur nous.

                     Je m’avançais de plus en plus fouillant dans ses entrailles mémorielles, n’hésitant plus à l’affronter directement dans de merveilleux souvenirs datant de pas mal d’années passées ensemble comme deux aimants .Je suspendais , mes souvenirs , ne voyant plus rien venir d’elle, avait-elle la sourde oreille ? ou ? tout compris et ce !depuis le début ? Je commençais à comprendre que cette malheureuse population était déjà confisquée par ces Reptiliens, je commençais à m’introduire un peu plus dans la situation dans laquelle ils étaient enfermés.

chapitre.26....Dans la maison du bonheur perdu page.02

                          Son mari, Jean, nous signalait que la police allait venir, vérifier cette carte à puces, ainsi que leurs puces encastrées dans leurs corps, ils en étaient tout retournés ,envahis d'un stress terrible ,ils attendaient ce moment fatidique . Ils avaient peur, mais ! Pour nous, pas question de rester ici, me dira sa femme , il fallut nous cacher.

Venez, suivez -nous, nous avons une cache en cas où !

      Pénélope, Camille ne comprenaient absolument pas ce qu’il voulait dire par là, mais j’ai eu, soudain ! un affreux doute sur nos entités personnelles. Nous avions tous les trois, des puces incorporées dans notre corps, certainement logées à notre ainsue lors de notre passage aux trois tours. Comme eux, ce qui signifiait que le mécanisme de reconnaissance s’activait dans leurs et nos puces . Les nôtres étant encore actives, Déjà ! de virulents  coups de crosses données dans la porte d’entrée résonnaient dans ma tête comme un tambour de sergent major . Mo nous avait plongés, après avoir rompu la glace , dans ce bac à poissons, dans ce jardin d’agrément, il était profond , je le savais, c’était moi qui l’avais creusé, avec ma pelle et ma pioche il y a de cela pas mal d’années. Ce fut absolument bien joué, l’eau désactivait automatiquement le réseau qui commandait les puces electroniques .

                          Nous entendions des cris, celle de la femme , l’homme ne disait rien ,subissait sans broncher la déconnection de sa puce,accomplissait sa tache de remise des mises à jour. .Leur supplice ,sorte de monstrueux cafouillage dans leurs chaires et cerveaux ,  allait durer une bonne heure, ils avaient dérangé pour rien ces mercenaires que nous connaissions si bien , ceux de cette Leila .Ils écopèrent d'un blâme à l'ordre public ,une sorte de carton jaune assorti du sursis .Ils sont enfin repartis , le couple nous aidera à sortir de ce cloaque à poissons blancs , nous prendrons une douche salvatrice dans leur salle de bains que je connaissais si parfaitement , que je passais devant eux ,me dirigeais directement à travers ce dédale de pièces sans me tromper. Il nous fallait , cependant partir, quitter ce couple voué à la démolition policière, ayant enfreint la loi scélérate ,celle de désorganiser ce système infernal. Celle d’héberger des sous-traitant de l’ordre établi. Les mercenaires étudieront les rapports et devineront immédiatement que nous étions ici.

    Il nous faut retrouver  la sortie ou du moins l'entrée dans ce cabanon au fond de ce jardin. Rien pas de trou !! rien,

Attention Jean !! faudrait pas que nous nous retrouvions ensemble de l'autre côté.

      Je lui racontais la présence de ce sauriens géant, nous attendant la gueule béante ,pleine de sang coagulée Je ne peux pas raconter le détail de leur futur proche, cette remise en quarantaine, cette guerre civile, les extrêmes au pouvoir, ensuite cette déflagration nucléaire, suivit du grand déluge noyant les trois quart de ce pays de cocagne . Ensuite, pour clôturer la séance de cinéma , la complète décomposition de leur planète. Nous cherchions la sortie, Jean commence à prendre peur, son visage décomposé s'interroge, il est moi !!! il a réalisé enfin !!non, pas encore. Mo, arrive, trottinant allègrement, encore leste et légère pour son âge avancée, adepte certainement de sport, elle me séduit de plus en plus, mais c'est logique c'est mon épouse retrouvée ! Et cet homme entre nous deux ! lequel aime-t-elle à présent ? va savoir ! . La nuit arrive, trop tard pour s’échapper ,nous allons rentrer, quelques fraises succulentes, de mini tomates, des framboises ramassées l’été dernier et cachées dans ce congélo , dans ce jardin de curé seront dégustées et partagées à la fin du repas . Imaginons deux hommes les mèmes, attablés l'un à côté de l'autre, une seule femme, la leur en face d'eux !!Mo complètement décontenancée nous sert cette soupe tellement appréciée.

C'est Jean qui la prépare !!

      Oui ! je sais !! tous les dimanches en fin d'après-midi, vers dix-huit heures à la mi-temps de ce match de foot. Elle me regarde !!!manque de laisser tomber la soupière automatique laissant la vapeur s’échapper . Je suis de trop, c'est sûr, demain nous allons aviser de la suite à donner, je regarde Pénélope, son visage est lisse, as t'elle envie de retourner dans l'inconnu, ou de voir la suite ici ? enfin notre vie normale ? le téléphone sonne ! Jean décroche, c'est sa frangine, Jojo.........Ils sont bien rentrés, avec son oiseau déplumé  , dans leur maison de campagne, sains et saufs. Confinés ,traqués ,ils voyagent beaucoup pour tromper l'organisation . Ils le seront longtemps !!

    Après le repas je prétexte la visite de ce jardin de fleurs fanées pas encore coupées , pour chercher avec Pénélope cette sortie pour retourner dans ce futur.

Rien ! nullement de possibilités, regarde Péné, le bassin à poissons !! peut-être ?

    Oui peut-être mais il sent tellement mauvais, pas envie de me contempler dedans ou de plonger ! Non pas plus de cent quarante centimètres de profondeur me rétorqu'elle.

    Attends je vais prendre cette perche posée contre ce muret de pierres,

    Je la plongeais délicatement dans ce bassin, il est en fait beaucoup plus profond que je le croyais , nous sommes stupéfaits.

C'est par ici la sortie !! comment les poissons arrivent t'ils à vivre ?

    D'un commun accord nous décidons de partir cette nuit, la perche se trouve perdue dans ce fond insondable . Je cherche la corde de cinquante mètres habituellement rangée dans ce garage. Nous l'attacherons à ce noisetier qui ne donne rien, ensuite nous descendrons un par un. Nous rejoignons cette maison si accueillante, nous avons la chambre d'amis pour la nuit. Nous nous installons, je décide d’écrire une lettre pour cette femme, en fait la mienne.

   Ma Chérie. Quand tu liras cette missive nous serons déjà très loin, ou très près ,ça dépend comment l'on se place . Tu ne peux imaginer cet au-delà des profondeurs ! . Ton mari près de toi en fait ! dans ce lit de cent quatre-vingts, se trouve être la copie conforme de celui qui est passé vous voir ces derniers jours. Disparu pendant la grande rafle de l'automne 2022.il s'en est sorti après trente -huit années de moisissures corporelles. Je suis réapparu par hasard dans cette maison que j'avais abandonné obligatoirement, forcé par ces reptiliens. Sache qu'un grand malheur va s'abattre sur vous, L'épidémie s'accélèrera en fin d'été 2022 , la famine apparaitra, formidable, destructible, mais ! par chance ! quelques-uns d’entre vous survivrons, à ce cataclysme unique dans votre histoire. Je suis persuadé de te retrouver après mon grand voyage vers ce sud tant désiré. De toute façon je suis toujours près de toi, lui ne sait pas, toi si et ! je le crois, il ne possède pas ce don de ce savoir l'inconnu. Et pourtant cette personne c'est moi en chair et en os il y a de cela très longtemps . Ce fut très difficile de ne pas pouvoir te serrer dans mes bras, cet humain entre nous deux, ce type que j'ai bien connu me gêne aux entournures !! Tu vas encore dire, que je rencontre des histoires ? tu te rappelles, les révolutions, les futures guerres inventées de toutes pièces par mon imagination fertile ? Comme tu peux t'en apercevoir ce ne sont pas que des fadaises de ma part, c'est bien-moi ton époux, je ne suis pas un usurpateur, non tu n'as pas rêvé, je suis bien passé avec une femme ,ma demi-sœur dénommée Pénélope et notre amie Camille celle que j’aurais voulu te présenter sans te fâcher. Je t'embrasse bien fort. Reste bien dans ce village, ne part pas, surtout reste sur ces hauteurs, elles ne seront pas noyées. A très bientôt. Un jour un bateau sera amarré à cette colline, nommée le verrou glacière par ses habitants . Pas besoin de te faire un câlin, mon entité de votre année fera le nécessaire. A ma place qui est la mienne ......bien à toi mon amour…

                        J’essuyais quelques larmes ,une envie irrésistible de franchir cette porte donnant sur sa chambre Pénélope me retiendra annulant mon désir suprême de la voir une dernière fois ……...

chapitre.27.....Retour dans le futur.

                                  Nous avions prévu de quitter cette maison pas trop tardivement. Je dû prendre sur moi-même , car,  je ne pouvais laisser et!abandonner une seconde fois cette femme qui était mienne. Faire la jonction entre le futur et l’ancien était de tout manière inconcevable pour sa santé , je le comprenais très facilement que je ne pourrais l’emmener avec nous , pour découvrir l’impossible erreur de cette humanité .et !pourtant !! une irrésistible envie de la kidnapper à son ainsue, allait me prendre la tête une partie de la nuit .

     La maison se trouvait comme endormie, seuls les lugubres chants de ce rapace aux  ailes blanches, perché sur le toit, nous sifflait, un signe ? peut-être ! la fin de la partie .J'attachais Pénélope, Camille,  les faire descendre dans ce récipient à fritures, calculé pour faire cent quarante centimètres de profondeur ,n'allait nous prendre que quelques minutes ce trou ! il en faisait dorénavant et ! certainement des centaines de mètres. La corde entourant leurs troncs minces, légers comme de la plume, Pénélope en pole position, comme un nageur de combat rentrant en travers de la banquise, se laissera glisser dans ce cloaque  ,retenant sa respiration ,disparaissait lentement , doucement , allait finir par s'évanouir de la surface , le sommet de son crane un moment se figeait , puis s’enfonçant provoquait un fort remous, elle avait totalement disparue de ma vue .

    D’un commun accord ,nous avions convenu qu'un mouvement de corde signifiait qu’elle était de l’autre côté , à des années lumières de ce jardin bien entretenu . Ce fut plus long que prévu, enfin la délivrance pour elle signifiait que le passage était bien le bon, le retour dans le futur avait fonctionné à merveille . Camille préféra plonger tout en douceur, la tête la première, ce fut un choix risqué, je la tenais par les pieds, j’avais droit à ses parties intimes que je commençais à connaitre. Pénélope, de l’autre côté tirait sur ses cheveux, cette immersion fut inoubliable dans nos aventures rocambolesques. Les sacs à dos suivirent, bref tout le nécessaire agrémenté de confitures faites et offertes, fabriquées maison par la maitresse des lieux .

       Ensuite, ce fut mon tour, le couple installé sur le balcon savait et connaissait notre programme de cette nuit, partir pour les laisser tranquilles , pour affronter le pire à venir . Plus jeunes de cinquante bonnes années, j’en ferais le décompte plus tard, il nous regardait m'évanouir dans les ténèbres. Pénélope avec Camille m’attendaient plus bas , le grand alligator monstrueux avait ! je l’espérais déguerpit. Je regardais le fameux passage, mais je ne voyais plus rien !!je prenais mon temps, supputait mes chances de réussir, ou de rester ici.

             Quand tout à coup ! La maitresse de maison arrivait, recouverte de sa robe de nuit décorée de pétales de fleurs, elle était magnifique de beauté, fraiche et pimpante, me regardait, se trouvait près de moi prête à sauter dans l’inconnu, pour me suivre .

J'étais complètement folle de ne pas te suivre, te voir si près de moi et te voir t’évaporer sans t’avoir suivi !!

          Seront les seules paroles coupées de sanglots pas monotones du tout , intelligibles avant mon grand saut.

Concrètement, Que fait tu ici ? mon amour ! Tu vas mourir si tu sautes ? , le décalage horaire ne te fera pas de cadeaux ?

     Elle avait déjà ses chevilles dans cette eau saumâtre. Sa peau se modifiait à une allure prodigieuse, ses rides se creusaient.

    Regarde ! tu changes dès que tu rentres dans ce trou !

     Il me fallait abandonner cette femme là-haut ? Enfin la mienne !! Il ne fallait pas MO. !! Je sais mais c'est plus fort que moi, je veux connaitre la suite de votre équipée . Elle commençait à suffoquer, je lui prodiguais les premiers secours, la ressortais in-extrémis de ce cloaque . Je plongeais, je disparaissais laissant tout derrière moi. Nous ne pouvions pas retourner là-haut, cela nous était impossible, nous entendions des bruits de lutte, peut être cette révolution tant attendue ? Qu'allait devenir ce couple ? certainement battu, embarquée par les reptiliens, ces derniers avaient décelé notre présence, ils voulaient nous récupérer, nous en étions certains. Et notre maison, si jolie peut être allait -elle devenir une masure délabrée ? ou réquisitionnée par ces salauds ?

    Trois poissons nous tombaient dessus , tout surpris de se trouver sur la terre volcanique , je m'empressais de les remettre dans ce lac !! puis l'eau de ce bassin riquiqui se déversait ensuite, la bonde avait cédé sous la pression de ces soldats couverts d'écailles . Mo essayait de passer en force ? , je commençais à distinguer un pied, ensuite une jambe.

Non, non, ne vient pas, reste là-haut, c'est une mort certaine qui t'attends ici-bas !

Elle n'avait pas du tout changée, toujours entétée...................

    Elle remontait, peut être convainque du bien fondé de nos cris déchirants, je recevais un pli dans une enveloppe de couleur jaunie , la missive , elle avait traversé ce trou, je la remis prestement dans ma poche, en cachette des filles, ce fut mon secret et ceci pendant des mois. Je vous en lirais le contenu un peu plus tard, dans un moment de plénitude. L’interstice c’était refermé complètement, à la place, un bloc de roche d'une dureté incroyable , inattaquable à la pioche, sinon à l’explosif et encore ce n’est pas certain.

             Quelque chose était tombé avec nous ? mais quoi ?

 L'alligator est revenu, Jean !! vite allons-nous en.

      Il ne restait plus rien du corps de la cerbère venue nous délivrer, pas un os, rien que de la poussière, et du sable. Nous reprendrons le voyage retour dans ces souterrains lumineux, nous avions balisé ce corridor étroit, à peu près tous les cent mètres, en rouge et blanc ; Je réfléchissais, de longues minutes, de toute façon ce qui venait de se passer avait eu lieu un demi-siècle en arrière. Nous avions le bloc de métal demandé par Alexia, le principal se trouvait dans mon sac. Nous pouvions rejoindre notre bateau à l’ancre. Le trajet nous pris trois jours pleins, enfin je le pensais, peut-être que les heures n'étaient pas tout à fait de la même durée ici-bas. L'ascension du cratère nous pris une longue journée d’escalade périlleuse et dangereuse, Pénélope devant moi, gravissait la pente avec une formidable énergie, décidée à poursuivre nos pérégrinations. Son corps musclé, me faisait terriblement envie ! plus d'une fois je la regardais avec de yeux de merlan frit. Le désir reprenait le dessus,.

     Enfin nous sortions de ce cratère, le bateau se trouvait à une bonne centaine de mètres. Notre amie, gardienne d’Alexia sur le pont scrutait notre arrivée, Oui ! c’est bien nous !! Nous tombons dans les bras, enfin nous allons récupérer de notre sortie hasardeuse. La fille nous demandera immédiatement le bloc de roche, enverra un signal par la radio du bord. Ils n’avaient plus qu’à récupérer le produit. Nous avions la vie sauve , après quinze jours d'absence, ce temps ne correspondait absolument pas aux trois jours passé dans ce passé troublé , redécouvert avec une amertume certaine .J'avais laissé mes souvenirs ,tourné une page de plus, Je recevais un message, ce fut Alexia qui nous félicitait pour le morceau de roche, un petit submersible venait le soir mème récupérer la soldate et son morceau de roche.

         A partir de ce moment ,nous fumes seuls, livrés à nous mèmes , avec nos souvenirs oubliés ,il nous fallait prendre une décision à trois , à mains levées nous allions nous diriger , comme prévu vers le Sud.................... .Fin de la première époque. …………

Notes de l'Auteur. le 12/07/2021...........22h.05.

Notes de l’auteur

                       Ainsi , se termine la première époque de ces aventures de Pénélope et de son frère ,pardon! son demi-frère . J’espère qu’elles vous ont plu, autant qu’à moi. J’éprouve tellement de plaisir à écrire et cela très souvent depuis un certain temps .

      Maintenant nous allons passer à la deuxième époque ,sorte de saison deux pour faire mode., qui ! je pense sera du même acabit. En fait comme vous pourrez le remarquer ,elle est déjà écrite ,dans ma tête mais malaisément, cela ne me convient pas du tout, après une année d'écritures ,mon verbe à évolué, je respire mieux entre ces lignes élaborées au fil de ce temps si court dans cette jeunesse de la retraite de randonneur . Dans le dernier chapitre celui du retour vers ce futur, j’ai longtemps hésité pour réintégrer dans le futur cette femme :Mo., qui voulait à tout prix quitter ces lieux envahis par ces reptiliens. J’ai failli la faire passer, par ce trou, puis ! je me suis,au dernier moment ,  ravisé, me suis donné comme consigne impérative ,de la retrouver beaucoup plus loin, et , ce en parfaite autonomie constructive .

   Je ne voulais pas trahir Camille si désireuse de se partager ce garçon aux aptitudes guerrières. Pénélope, de toute façon, n’aurait pas supporté ce trio de femmes, je lui reprocherais nullement sa débauche de jalousie, mais quand -même ! elle m’inquiète par moments ,ses sautes d'humeurs me sont impossibles à gérer. Les nouvelles aventures sont déjà en ligne mais seront retravaillées, revisitées, comme un pur produit de consommation, gratuit, vous m’en saurez gré.

Votre serviteur jean Decier………………………

NB. Ci-dessous la lettre de cette femme, MO qui lui sera envoyé à travers les temps .Elle est déchirante de vérité, je la relirais sans arrêt,

                     Qu’avais -je fait dans ce chapitre ? sinon l'abandonner ? une nouvelle fois !! .

    Mon chéri adoré pour toujours, mon seul amour dans ma vie . Comme prévu dans ton histoire, tu m’as encore quittée, laissée sur la pelouse bien tondue de notre jolie maison. Mais ! je savais qu’en passant cette intemporalité, je risquais gros, disparaitre pour ne plus revenir et peut-être jamais te revoir un jour. Mais il me fallait te sonder, voir si tu allais accepter de me voir choir et mourir au fond de cette grotte perdue dans ces profondeurs du volcan. Je suis restée de longues heures à espérer te voir revenir me serrer définitivement dans mes bras, mais tu risquais gros en restant, je le crois vraiment. Je t’avais perdu pour de bon, mais je sais et je savais, qu’un jour après ton périple tu reviendrais me chercher . Je sais que tu es toujours ici, après tant d’années passées, dans notre lit tous les soirs, ou dans ton bureau et ce à longueurs de temps passés à écrire tes histoires mirobolantes . Je vais te suivre, par amour tout au long de ce voyage, avec Pénélope et Camille. Ta demi-sœur n’a absolument pas modifié son style, je lui en ai parlé, elles sont tout à fais raccord avec moi. Comme tu vois, je savais! Depuis le début qui tu étais, celui que j’attendais depuis si longtemps. TU es revenu ,jeune pas comme l’autre ,je te désire tellement , mais je vais faire avec , supporter ses sautes d’humeurs à cause de tout ce tralala vertigineux que nous passons et que nous allons franchir pour de bon pour devenir des affranchis de la cause peut-être pas perdue .je connais la suite, je l’ai lu et relu plus de cinquante fois , dans ma chambre , le soir sur ma tablette que tu m’avais choisi et que serre tellement fort qu'elle me chauffe de ta chaleur ma petite poitrine, elle m'enveloppe comme un écrin .Pour la robe , tu as raison , c’est bien toi qui me la choisi ,tu avais du gout pour les jolies femmes bien sapées , encore certainement maintenant .je te laisse maintenant, de mon côté je vais refermer ce livre encore pour quelques années , à essayer de comprendre et d’attendre ce moment tellement espéré. Celui ou ne ferons plus qu’un . Je t’aime totalement pour ce que tu es et ! que ce que tu resteras toujours pour moi .Ta MO. Tendrement ….ta femme pour la nuit des temps...Adieu ............... MO.