S.O.S. MANON // chapitre 01.

                    J'étais depuis peu, adepte des réseaux sociaux. Ce fameux F... me prenait un peu le choux aves sa multitude d'amis virtuels , complètement invisibles. Mais , c'est comme çà , que naturellement,  je m'y était mis. Oh!! pas tous les jours , bien sur! mais de temps en temps , toutes les cinq minutes ,non je plaisante!!. Mon dada : entre autre étant la rando, et les photos de montagnes , faisait que je recherchais , plutôt des randonneurs comme moi , pour échanger les traces et les clichés de nos montagnes. J'en étais au comptage , à cent dix amis virtuels , inconnus pour la très  grande majorité , de mon cercle immédiat , je les regardais voyager sur cette toile tentaculaire. De mon coté , je proposais mes résultats de mes pérégrinations montagneuses. Vous allez vous dire!! un vieux con  qui trafiquote sur F...... c'est quand même bizarre ? peut être un obsédé de la chose ? Non , pas vraiment, la curiosité pas malsaine du tout, me rapprochais de ces internautes inconnus. Comme tous les chats sont gris, je voyageais de nuit, de préférence avant le lever du soleil , pour moi comme après le sommeil paradoxal , le début du jour, se trouve ètre  le meilleur moment pour écrire. Dans ces instants la, je trouve toute mon inspiration de cette nuit remplie de rèves, pas encore évanouis . Je ne suis pas un expert de cet ordi , mais!  je me suis équipé pour approcher cette découverte qu'est internet. Je pris les précautions d'usage ,  élémentaires pour protéger mes données, et mes fameux clichés. Messenger !! trop peu pour moi ,  de toute façon je ne connais absolument pas la marche à suivre pour déclencher les discussions instantanées . Voila!! j'ai planté mon paysage informatique, c'est peu ! en comparaison des autres passionnés , mais je crains pour ma vue, donc !! pas trop d'écran. De toute façon ma chérie, M.... me surveille du coin de son dernier et , seul œil valide. De mon coté , je n'entends presque plus de la droite , consécutif  à une opération ratée(racontée dans la vie simple). Parlons maintenant de cette informatique installée dans ce bureau, bien sur ! je suis équipé d'un portable fixe , lourd ,  pas du tout transportable, mais!! à la pointe du progrès . Un écran 24 pouces galbé , svp!!  complète ma vision des choses , un clavier futuriste idéalement placé m'aide à écrire mes écritures courtes . J'ai obturé la webcam , exprès , pour , que , en cas de mauvaise manipulation, on ne  me découvre  pas dans mon intimité  viellotte . Un amplificateur dernière génération améliore le son , ce dernier  sorti de la carte son ultra performante  . J'ai misé sur une très adaptée , comme je suis sourd , cela aide. Un fauteuil de ministre complète cette installation. Voila! je n'ai rien oublié...je passe sur les différents objets complémentaires afférents au bon fonctionnement de cet ensemble . Mais cette histoire commence  réellement maintenant . Si je me souviens bien , un douze janvier, deux mille  vingt cinq , un jour de tempête de neige effroyable . Trois heure du mat avait sonné à ma montre ultra connectée , le smartphone n'étant pas en reste, faisait les quatre cent coups en informations météorologiques . Tous les trois minutes, ces deux imbéciles m'avertissait de prochaines catastrophes planétaires. Je  mettais , comme d'habitude une musique lancinante, mais entrainante. Captée sur la chaine You tube, elle m'enivrait de subtils sons. En effet ! dans mon casque Bose dernière génération , je captais à travers cet océan de mauvaises nouvelles , de vraies musiques. J'en profite pour remercier monsieur le maire de mon village pour nous avoir installée cette fameuse antenne de plus de soixante mètres, en plein milieu du bourg , pour une captation parfaite . Nous n'étions pas trop d'accord , mais finalement!!! c'est mieux et plus confortable . Nous sommes un petit peuple (deux cent vingt habitants environ) les plus branchés de cette vallée perdue. Perché dans cette montagne à plus de cent cinquante kilomètre de la grand agglomération , ce belvédère profite des largesses de cet état omnipotent .Bon !! passons , de toute façon les élections sont terminées, rendez vous dans six ans!! Je disais donc , ce douze janvier de l'année précédente , un bruit bizarre me siffla dans mon oreille encore valide. Pas de quoi réactiver mon appareil auditif(payé sur mes deniers personnels) ,mais!! suffisamment audible pour me poser cette question. Qu'est ce que c'est ? comme un souffle , peut être un chuchotement , je tend l'oreille , j'active l'amplificateur!! pas trop !!  M.....dort peut être pas à poings fermés,la réveiller trop tot , et , la journée sera fichue . Dans le film cris et chuchotement , c'était parfaitement audible, mais la!!! Je perçois certainement quelque chose , mais quoi ? Au bout de dix minutes à tendre l'oreille encore valide , je débranche l'ordi, et je le rebranche , persuadé que cette machine à un bug  majeur, peut être le virus futur . Toujours ce même bruitage lancinant , pas moyen de le supprimer, de plus ,  au bout de quelques instants une demande de lecture  vidéo me demande l'autorisation d'ouvrir mon lecteur , de toute façon Windows dix version 11.2.3. est calibré pour refuser tout invitation scabreuse. Mais !! je suis accros aux nouvelles technologies , j'ai bien envie de regarder ce film !! Si neutre soit-il il pourrait m'intéresser ? Si c'est du porno , je suis seul dans la pièce, personne ne découvrira mes dérives abjectes (vous gardez cet info pour vous!!).Le temps de réactiver la carte vidéo , le son devient plus lointain , l'anti virus me dicte , que comme d'hab. il ne faut pas ouvrir la porte à n'importe qui .Oui je sais!! Me casse pas les c....j'en ai encore besoin!! Tant pis!! la vidéo va s'afficher , c'est flou , pas très net , encore un internaute débranché de la tète !! C'est pourtant simple !! de régler cette carte!! quand même !! Pas mal de nuls sur cette toile !! La séquence dure quatre minutes, pas une de plus...De qualité moyenne , je distingue une pièce sombre , une chaise , un lit , peut être une sorte de châlit  , avec une paillasse comme matelas. Cette webcam est vraiment de piètre qualité, cet individu(e) pourrait faire un effort constructif dans cette réalisation . Il ou elle filme le sol maintenant, trois lettres sont dessinées ,ou plutôt griffées sur le carrelage. SOS. Oh!! mon dieu c'est une prison!!! la caméra se tourne, je vois le début des bras, je vais découvrir certainement cette tète. Pas encore:!! il lui faut régler l'ouverture , enfin je découvre l'innommable, l'horreur absolue, une femme attachée par un collier métallique. Je ne saurais évaluer son âge, peut être quarante et quelques? Pas sur !! Elle va me parler , sa bouche avec difficulté s'entrouvre légèrement , '' sauvez moi svp'' Même enchainée cette femme est belle, des esquimoses zèbrent le coté droit de son visage . Je ne peux répondre à cette demande , il me faut régler le son de mon coté, mais! comment faire . ? La caméra se dirige vers le bureau minable , un ordi tourne , son doigt se dirige vers la webcam, m'indique qu'i l me faut activer ma caméra. J'enlève le cache , réactionne le système , elle va me découvrir, moi le vieux con mal rasé en pijama deux pièces , nous allons pouvoir commencer à parler tous les deux, pas plus de trois minutes , la batterie est faiblarde de son coté. Tout d'abord ! je pense que c'est une farce montée de toute pièce par mes amis randonneurs , appelle la police!! non ! c'est impossible!! mais pourquoi ? Ne cherche pas à savoir. Tu n'as pas froid ? non pas du tout. Il fait même chaud dans ma casemate. J'avais remarqué quelle était un peu dévêtue, même beaucoup !! Bon ! je vais raccrocher, terminé les conneries , je fiche le camp et toi amuses toi avec quelqu'un d'autre!! d'accord ? Ne fait pas ça, surtout pas !! Ils sont au courant pour toi maintenant , le temps passé entre nous deux a certainement  activée la sonde de localisation.                 En une fraction de seconde mon ordi est débranché. C'est quoi cette vacherie? Et maintenant mon portable qui sonne de concert!!!!J'ai réellement peur !! une panique insurmontable m'agresse , la sonnerie genre pompiers de Paris hurle, je ne peux maitriser l'appareil, l'ordi s'allume tout seul maintenant!!! Au secours!!!!

S.O.S. MANON Chapitre 02.

                     Je reboustais  mon ordi , j'avais peut être fait une capture d'image. Il fallait que je m'en assure, mais cette personne me disait quelque chose. Le téléphone sonnait toujours, de rage je le débranchais enfin. Aucun virus pour l'instant n'avait envahi mon socle industriel portatif. Oui!! j'avais bien , dans la surprise , procédé à une arrestation de cette nouvelle force allégorique. Une estampe apparaissait dans le dossier Dowland. Frénétiquement je zoomais , une tète que je connaissais apparaissait. Ce n'est pas possible!! elle est décédée dans ce lac de Saussat , il y a plus de cinq ans. Je n'y croyais pas  mes yeux , dans la vidéo , le flou crée par la grésillement de l'écran ne m'avait pas interpellé. J'avais devant moi en chair et en os ma petite Manon, pas celle des sources ! mais celle des montagnes d'Espiaut. Et ce téléphone qui sonne, je vais décrocher et injurier le bandit au bout de ce fil. Allo !!! C'est John.1.2..3.4., oui John ? J'ai une vidéo sur mon ordi, peut être virale ? Oui je sais! moi aussi . Et! tu vois ce que je vois ? Oui je distingue parfaitement . Manon est bien morte ? De quoi tu me parles ? Mais B.. de cette fille que tu avais rencontrée dans la lande!!! Je le savais bien sur; je ne pouvais l'avouer, cette fille que j'avais abandonnée au bout de ce terrible voyage anti confinement, que j'avais laissée se noyer. Mes pensées ressurgissaient dans un confus soupir. Ma gorge se nouait ,sur ce sujet je ne pouvais répondre à mon copain de rando. Lui , certainement amoureux de cette Manon ressuscitée, ne me lâcherait plus, à ce moment précis il m'en veux à mort. Sa magnifique  poésie  habituelle , laissa sa place à une vengeance absolument  subite, des brides de mots sortaient de sa bouche, que lui dire de plus ? Séance tenante, il me demandais de le rejoindre de facto dans son village perdu dans la cote de ce col mythique de ce tour de FRANCE des pédaliers fortunés . Bon!! John il est presque vingt trois heure !! Il était à bout, soulevait une vague de protestations débridée. Ecoute ! demain , d'accord ? , mais pas ce soir, il te faut te rassembler tes idées vertigineuses. Et puis , il nous faut continuer à sonder cette vidéo!! Je veux savoir ce qu'il c'est passé sur ce lac, me réponds t'il! Ok!! calme toi!! demain des six heure , je suis chez toi. D'accord ? Je balançais mon bigophone dans la pièce, un immense soupir et de douleur apparurent, ...il était follement amoureux de cette fille. Pour ma part , cette dernière n'était toujours pas sortie de mon cœur , ce dernier attendait maintenant ce fabuleux retour de flamme , je mourrais d'envie de la serrer de nouveau dans mes bras , de redécouvrir ce fabuleux corps féminin, enfin , de m'excuser de l'avoir laisser sombrer dans ces profondeurs glaciales. Si cela se confirme, le duel avec mon ami sera féroce , à mort, je ne pourrais laisser partir une deuxième fois cette cocotte. L'ordinateur redémarre prestement, encore et, toujours la vidéo , cette fois ci je la reconnais parfaitement , la fille , je ne l'avais pas encore véritablement reconnue commence à crier!! ses tortionnaires sont passés sur son corps. Mais ou est 'elle ? Cette fois ci , aucun son ne sort de sa bouche mordorée. Une sensualité inimaginable malgré le tabassage en règle, se dégage de cette femme acculée contre cette violence gratuite. Je me décrit , déjà, un avant gout de mes retrouvailles, réparer ce corps meurtri, la soulager de mes étreintes passionnées, démesurées . Un mélange de honte m'assaille dorénavant , mais une joie immense prendras le dessus, j'en suis sur. Le téléphone sonne!! c'est John, tu as vu ce que je vois ? oui je vois!! Mais John c'est peut être un montage vidéo ? Et les gars vous vous foutez de ma gueule ? C'est toi Manon ? pour sur que c'est moi !! Mais comment as tu fait pour connaitre l'existence de mon ami ? C'est un secret!! Tu as cherché dans mon carnet d'adresse dans la cabane de Barguère ? c'est cela !! Hein ! réponds moi!! Elle avait intercepté nos courriels , dorénavant j'en était persuadée  , mais cela n'expliquait pas la situation abracabrandesque ou elle se trouvait cette mignonne jeune femme adorable. Tu en pense qu'oi John ? Ce dernier pétrifié d'amour, ne pipait mot, tellement heureux d'avoir cette image , un débordement luxuriant le submergeait déjà. Il allait me prendre , me voler celle que j'avais aimée intensément , adorée dans cette cavale meurtrière. Les souvenirs anciens revenaient en cascade, je me mis à pleurer de honte , c'est pas le moment de chialer!!! nous cria notre bien aimée. Sais tu ou se trouve ta prison ? elle ne put compléter l'éventuelle description,une nouvelle fois ces bourreaux réapparurent,  la porte s'ouvrit avec une violence extrême. Un type, peut être une femme s'interposa entre la webcam et notre fillette. Nous assistions John et moi à une avalanche de coups de poings , Manon vacillait sur sa chaise, déglutit quelque dents , le type arrache le portable de ses mains, et, certainement le brisa en mille morceaux. C'était terminé pour ce soir, la vidéo c'était évidemment interrompue. John!! tu es là? Oui ! bon !! écoutes demain matin six heures conseil de guerre chez toi, ou plutôt à la cabane de Barguère. Je le sentais abattu, complètement débridé, son corps de jeune homme pas encore trop usagé ne risquait 'il pas de sombrer dans la mélancolie ? Il fallait que je le rejoigne immédiatement, je craignais un futur , absolument court pour lui. Sur la route verglacée , je rompis les amarres, risquait ma vie à tous les virages. Une joie indicible me projetais vers cet inconnu, cette fille que j'avais cataloguée comme morte et disparue, se trouvait être bien vivante. Comme bagage, mon ordi , mon smartphone, la batterie supplémentaire. Mon petit couteau de rando également me rassurait très peu. Cinq années après cet affreux dénouement, je me plongeais dans mes souvenirs impérissables, ma bien aimée était peut être prêt de nous ? John est sur le pas de sa porte, la mine à peine accueillante, laisse entrevoir une guerre fratricide imminente. Lui!! le formidable professeur de lettres peut 'il admettre l'impensable ? Ma folie d'avoir abandonner Manon!! Comme d'habitude , armé de ses mots formidablement concentrés, il me tend cette main presque amicale je la prend, la serre , bonsoir John! Tu vas bien ? la réponse est cinglante. Espèce de salopard !!! tu l'avais laissée crever ma Manon ? Ta Manon ? Mais !! comment la connais  tu ? Mon ami est à bout, des larmes lui coulent sur ses joues, je suis chiffonné , je ne m'attendais pas , à toute cette tristesse débordante. Allez viens , rentre , nous allons attraper froid , il se gèle ce soir. Nous assistons à une tempête du diable , déjà un mètre de neige encombre la route. La porte cochère vraie ancêtre de ces portes de château féodal ferme mal , il nous faut , de toutes nos forces, la repousser . Les éléments sont véritablement déchainés . Enfin , près du feu , nous tombons dans les bras , il va me parler enfin!! peut être !! Dis moi tout ! John mon ami!! Des brides de syllabes vont enfin sortir de sa bouche déformée par le froid. Il est complètement abattu, je le réconforte le mieux possible. Je lui raconte , que pour , une de perdue , c'est dix de retrouvées. Il me regarde ...piteusement .j'ai deviné immédiatement à ce regard profondément affecté, c'est ta fille ? il fallait dans l'immédiat , que je lui dise que cette histoire avec cette fille Manon ne correspondait pas du tout à la fin dans ce lac. Ses bras noueuds composés de muscles périmés me prirent à la gorge , un instant , seulement un instant , je compris qu'il nous fallait la ramener au bercail , par tous les moyens licites ou pas. Il reste de la garbure si tu veux!! je n'était pas , en tant que Breton de souche , friand de ces plats bizarres, mais la peur me tenaillant , m'avait ouvert les vannes tourmentées de mon estomac. Une bonne galette composée  de véritables saucisses grillées m'aurait fait grand plaisir, mais dans ces montagnes reculées  , les plats sont véritablement des plus rustiques , je n'ai pas dit mauvais ! ! mais handicapant pour mes intestins fébriles. Fourchettes pour les légumes, cuillère pour le liquide , je dégustais à pleine volupté ce plat magnifique. Une bonne bouteille de madiran complétait ce repas désordonné. Je lui proposais pour une prochaine fois des galettes et , en dessert des crêpes, confectionnées par ma chérie. Il me posait une question délicate, tellement insupportable, pourquoi avoir choisie sa fille ? Je lui répondais par brides aléatoires , l'amour ne se commande pas. Manon était !! comment dire!! tellement merveilleuse, que mes sens n'avaient pas répondus dans l'immédiat, mais tellemen attiré , je l'ai savaient bousculés ,exorté à franchir ce pas insurmontable , mais tellement riche en relation humaine , pas assez aguerri devant cette divine surprise. J'avais succombé tout simplement , je lui cachais les détails, mais,  de son coté avait entièrement lu , et décrypté mes pervers sentiments envers sa protégée, il savait la gourmandise à laquelle je m'étais servie de cette fille délicieuse, nos regards se rencontrent ,et se baissent vers ce sol en terre battue . Son sourire revenait quelque peu , je le sentais rassuré, mais quelque chose le taraudais. Il suffoquait de honte, je le sentais , mais pourquoi ? Cet homme taciturne , ancien parigot , mais dorénavant paysan dans l'âme me cachait quelque chose de terrible , je lui proposais de terminer notre entrevue. J'avais remarqué un canapé délabré dans le fond de la pièce à vivre. Je proposais de faire un break, il accepta , lui même complètement au bout de ce rouleau compresseur qui s'appelle le chagrin. Il fini par me balancer!!! et le petit tu y as pensé ?? Je tombais littérallement  à la renverse sur le canapé, ce dernier plia , se déforma sous mon poids pas encore élégant , je m'enfonçais complètement dans ce cuir d'un autre âge ; je ne pouvais me relever, abasourdi par cette nouvelle extraordinaire. J'avais un fils ?? Non c'est une fille pauvre con , à notre charge en plus. Son prénom ? Zoé!! abruti. Pourquoi l'avoir appelée Zoé? il finit par me dire que la naissance avait eu lieu un soir d'orage en pleine coupure d'électricité. Une lueur d'espoir apparaissait dans ce sombre mélodrame , ces gens la , possédaient la sagesse. j'en fut réconforté. Le papa à Manon me regardais intensément , me dévisageais . Je lui avais volé sa fille, certainement par ma folle attitude,  volé  sa virginité , ce fut un moment extrêmement désagréable. Je ne comprenais pas , comment était elle réapparue chez elle ? Il fini par me dire, ne compte pas revenir en arrière, elle t'a oublié, ma fille a murit, ne crois pas l'encanailler une nouvelle fois. Nous allons la délivrer ensemble, mais je te rassures , ce seras du chacun pour soi .Demain conseil de famille, avec la mienne uniquement, tu ne seras que l'invité surprise . Gare à toi si tu transgresses la règle établie!! Bonne nuit !!

S.O.S.MANON...chapitre 03

                              Je m'enfonçais dans ce canapé défoncé, les ressorts sortaient délibérément du simili cuir, ce dernier d'un autre âge, ressemblait , comme son propriétaire à un article d'antiquaire. La tempête faisait rage, la neige en tourbillon s'infiltrait sous la porte. John avait chargé un maximum la cheminée à foyer ouvert. Ce type de feu était interdit depuis pas mal de temps, il était en non conformité avec cette loi scélérate votée par la nouvelle firme écologiste. Nous étions sous le joug implacable d'une bande de fous au pouvoir. Ils avaient perdue la raison , nous obligeant à vivre comme nos ancêtres. John en était actuellement la référence dans cette vallée haute. Un bruit sourd m'alerta!! on avait frappé dans cette porte cochère. Le timbre de la clochette métallique me fit bondir!! qui !! à cette heure imprécise pouvait bien nous réveiller? Mon ami sorti de sa chambre , ne t'inquiètes pas, je crois savoir qui c'est! Viens m'aider à ouvrir, et à empêcher la masse de neige de rentrer. Je suis debout, emmitouflé dans cette couverture type chemin de fer français. Je m'arque boute contre le chêne bi centenaire, à l'extérieur un genre de fantôme des bois se tient entre les montants de la porte cochère. Ah!! bonsoir Trompe-la-mort! Un géant s'avance, son visage entièrement grêlé dégage une formidable sensibilité, il ne parle pas, se dirige directement auprès de l'âtre. Nous sommes véritablement tout petits, nous lui laissons le temps de se réchauffer. Qui c'est ? John! une sorte de shaman, lors de mes voyages à travers les océans, je l'ai ramené dans mes bagages. Mais!! tu l'avais appelé? Non pas du tout!! il a tout simplement deviné dans quelle panade nous étions. Attends !! je rêve!! Non tu ne rêves pas!! nous sommes , et nous allons rentrer dans une troisième dimension. Le géant aux pieds nus, se tourne vers nous, il désigne le guéridon, mon ami s'exécute fébrilement, pas un mot surtout, ne pas déranger les esprits. C'était donc ça ton conseil de famille? C'est du grand n'importe quoi!! moi l'évolué, sorti de ma ville bourgeoise , refuse catégoriquement de participer à cette diabolique  machination. ET ! ou habites 'il ? ce zèbre, le géant me lance un regard furibond, aux cromlechs me précise John, nous l'avons installé à l'homme de pierre dans une cabane de berger. C'est dans cette cabane que tu as rencontré notre Manon. Elle passait son temps entre cette maison et ce repaire mégalithique. Tu te rappelles de ce soir magique de la découverte du soleil ? Oui!! John! il y tellement longtemps!! c'était tellement merveilleux cette alignement des rochers avec l'astre lumineux. Je t'avoues que nous n'avons,  ma chérie et moi même pas compris grand chose, mais nous étions tellement subjugués par ces moments magiques !! Le géant à frappé du poing sur la mini table, il est temps de produire l'image virtuelle. Ma main droite disparait dans sa paume ouverte, incroyable ceete dernière ,  énorme a absorbée la mienne, il me manque un bout!!! comme amputée je ne devine que son bras. Pour mon ami c'est pareil, son bras disparait également dans l'air!! Ma tète penche dangereusement vers l'avant, mécaniquement elle se redresse, la peur me fait clore mes yeux. Il ne faut pas dormir , rester concentré ,me dicte mon acolyte de droite. Une image d'une densité incroyable apparait, une femme dans le fond d'une pièce, est recroquevillée, comme un fétus, de son visage dans ses mains , sort des sanglots longs monotones .Comme un appel pathétique elle redresse la tète, elle a devinée , elle sera bientôt libérée de ces barbares. Le géant parle lentement, elle ne nous distingue pas bien sur!! mais nous , tous les trois, pourrions presque la toucher, l'effleurer , l'enlever peut être ? Ma petite Manon se trouve devant moi, dans son éternelle jeunesse , elle a croisée ses bras pour cacher sa petite poitrine, comme gênée d'être découverte . Nous avons le droit de lui parler chacun son tour, une seule phrase , uniquement attachée, pas d'intervalles, cela risquerait de couper la communication définitivement. Je suis désigné pour être le premier à l'interpeller. Il me faut réfléchir, une décharge presque électrique me secoue mon avant droit, le géant me pousse délibérément .''nous venons te chercher Manon ne t'inquiètes pas'' Je ne peux , face à John son père, en dire plus, mais une soudaine envie de lui envoyer des paroles affectueuses va me tordre mes tripes d'amoureux transi. Son père complètement écroulé nerveusement craque devant sa petite fille condamnée, je découvre un ami tordu de douleur, loin d'être apaisé. Le géant , lui,  va poser des questions absolument techniques , nous n'y comprenons rien, Manon se trouve branchée avec ce type d'un autre temps. La communication va s'éteindre, ne part pas Manon!! Reste avec nous!! Je retrouve mes mains rougies par l'étreinte forcenée de ce druide. Une marque apparait dans la paume, une forme, une sorte de halo, comme un spectre de Bochren. Un fabuleux  arc en ciel  entoure une image de personnage indéfinissable. Je frotte cette image, cette dernière se trouve gravée pour l'éternité, je suis ravis, je l'embrasse ,  je la frotte contre ma bouche. Une chaleur douce m'envahie . A ce moment précis un bruit sourd interminable nous secouent , un tremblement de terre peut être ? Le druide a disparu comme avalé par le temps!! Je m'endort immédiatement, je n'ai jamais revu ce personnage  sorti de nul part. Au petit matin , un solide petit déjeuner m'attends , John c'est levé aux aurores, a préparée l'expédition . Et le géant ? il est reparti avec ma petite fille  , la mettre à l'abri dans sa cabane. J'explose!! ma petite Zoé!! je n'ai pas pu la voir ? Non , par pour le moment, me suggère mon ami. De toute façon tu ne la mérites pas. Maintenant! il faut nous préparer, te préparer à l'impensable. Que veux dire par là ? Je te laisse deviner, prends ton temps furète dans mon logis, tu vas découvrir quelque chose. Machinalement , mon regard se dirige vers cette cheminée, des photos presques pas jaunies par rapport à la veille m'interpellent. Des journaux éparts trainent sur ce guéridon verni. Je sens que quelque chose a changé. Mais quoi ? Un journal télé traine au sol, par curiosité je m'en empare, feuillète quelques pages éparses. Il est conservateur mon John!! les programmes dates de plus de quatre années. Cela ne m'étonne pas de lui, à sa dégaine défraichie , je trouve normal qu'il soit à ce point conservateur. Un carton de flacons, dans une boite en carton, tiens !! du gel , il se lave les mains avec ça ? des masques également, en quantité phénoménale. Il a même le calendrier des postes et télécommunications. C'est celui de l'année 2020.Il garde tous les souvenir de l'année de la disparition de sa fille, c'est naturel, je le comprend , le chagrin a dut l'atteindre profondément. Pauvre gars, la perte de sa fille la complètement démobilisé, le temps c'est arrêté pour cet homme. Comme un imbécile je ne découvrirais pas la situation tout de suite, mais bien plus tard. Plus de deux mètres de neige sur la route de Saint Aventin, il est impossible de rouler par ce temps. L'avalanche à envahie le village plus bas, descendue dans les faubourg de Bagnères de Luchon. Les chasses neige ne pourront pas nous dégager cette fois ci. Tu est près ? oui!! presque. Mon ami m'a prêté des nippes puantes, mais tellement recouvrantes. Mon corps disparait sous une multitudes d'étoffes anciennes. Une chaleur m'envahit , me chatouille mon épiderme. Ma barbe de trois jours me protégeras un peu, enfin je l'espère. Une paire de godillots complète mon équipement de montagnard aguerris. Je me regarde dans cette glace, je suis beau, presque rajeuni!! je fais plus jeune , je me souri à moi même. Dit donc ! John tu m'a versé un élixir de jouvence hier soir ? Peut être!! il sourit , son regard disparait derrière son capuchon, mais!! j'ai remarqué quelque chose!! qu'il n'avait pas hier soir. Tes cheveux sont courts ce matin ??? En plus son expression se trouve tellement bizarre!!! Bof!! il s'est coupé ses cheveux en douce. Au fait !! Zoé ta petite fille ? pas de réponse , un silence assourdissant s'installe entre nous deux. Je décide de ne plus parler de cette histoire ancienne. tant pis pour moi, il faudra me faire une raison, de toute façon. Manon n'est plus pour moi, je l'ai lâchement abandonnée au fond de ce lac, je me suis sauvé . J'ai accepté ce sauvetage de la dernière chance de ce groupe de soldats. L'hélitreuillage m'a sauvé de la noyade fatale, je n'ai même pas regardé dessous, j'ai délibérément , lâchement laissée ma Manon. Sous la glace, elle a sombrée, s'en est allée , j'en ai encore des soubresauts , des frissons me parcourent de temps en temps. Je ne suis jamais retourné à cette Vierge de Saussat, de peur de retrouver son ectoplasme. Je n'ose pas demander à John , mon ami , ce qu'il a fait de son corps. Je me suis retrouvé en garde à vue, ensuite en geôle, j'ai payé ma dette envers cette société remplie de décousus de la cervelle . Un bruit de battements d'ailes déchirent le ciel au dessus de la  bicoque, les hélicos tournent dans la tempête. J'interroge du regard mon ami, il hoche du menton. Nous sommes en retard pour la curée finale !! Il nous faut partir, je ne comprends rien, de quoi voulait t'il parler ? Il sait quelque chose!! et ce bruit infernal hier dans la nuit ? Mais je n'ai plus le temps de réfléchir, je suis poussé dehors, dans la sombre nuit. Les hélicos sont partis vers les sommets!! ils sont complètement dingues, ils vont se cracher!!! Je n'ai pas le temps de reprendre ma respiration , qu'une rafale me projette à terre, je suis comme dans une tombe blanche, peut être !! la tienne me dit John. Je suis sidéré de cette affabulation, je me mets à transpirer intensément, ma barbe comme à geler. Mes sourcils sont des cristaux de glace. Alourdis par cet amas de froid, nous commençons notre périple dans la tourmente. Il nous faut creuser une tranchée sur plusieurs mètres, chercher la sortie de ce village perdu. Suis moi!!! me dicte mon ami. Je vais sombrer dans cet océan de poudreuse, nous enfilons des raquettes à neige, nous nous  élevons à la surface et!! nous découvrons l'immensité de cette combe. En tant que garçon des villes, je ne me voit pas pas affronter ces hauteurs vertigineuses de neige. Une corde de pas plus vingt mètres nous rattachent à la vie, il me tire rageusement, hurle des insanités , je trébuche à chaque pas. Je découvre un John terriblement ravageur, antipathique au maximum. Mais je vais le suivre, délivrer ma petite Manon sera ma priorité pendant quelques jours !! Ma forme revient, une joie intérieur me renforce . Le plus dur reste à venir!!!!!!!!!!!!!