Un Jour SOMBRE......page.01.

                   Quelqu'un ma révélé , il y a de cela, très longtemps , au filling ! je dirais plus de soixante années :

Tu débarques et ! arrives seul sur la terre! En ayant ! bien pris soin de faire  souffrir la seule femme de ta vie , et ! tu repartiras seul sans tambours ni trompette sauf ! si tu as servi la Nation Française ,mais !ce n’ait pas donné à tout le monde.

                   M’avait ‘il précisé avant de continuer dans son épique monologue ,que nous ,gamins de la campagne environnante , courant après les hannetons afin de les faire voler en rase-motte, écoutions bouches bées ,sans mots dire , dans cette classe bondée d’élèves ayant chacun ,comme unique richesse : un sac de billes dans leurs poches de ce pantalon de toile rapiécé par leur maman  ou grande soeur , connaissant par cœur le mécanisme de la machine Singer à pédales achetée à plusieurs , histoire d’entraides que nous ne connaissons plus de nos jours ! sauf à se balader dans les magasins de pauvres qui s’échangent les vétustés bonnes à foutre dans le vide ordures pour un triage plus qu’aléatoire qui ne satisfait qu’une cloporte d’écolos rêvant à la galette chaude chauffé sur un gaz au cout exorbitant ,sorte de revanche sans le dire,  de Vladimir, qui !sans nous déclarer une désuete  guerre , attise et vide nos fonds de caisses en toute légalité .

                 Je pense !dans le fond de moi-même ,qu'il avait , ce clopinant et ! exceptionnel instituteur revenu d’Algérie avec un seul bras valide , quand-même ?oui ! je le précise que , les Fellagas lui ayant laissé le choix ,entre la grenade défensive dans leur mains noires de cambouis d'Hassi-Messaoud  , de choisir entre le gauche et ! le droit, histoire de jouer à pile ou face cette indépendance que personne au château ne voulait, mais ! un « Je vous ai compris devant un quarteront de généraux désirant à tout prix en rajouter dans les cimetières. Mon simple et ! illustre personnage aux multiples galons gagné à Londres en causant dans un micro de la BBC , clôtureras l’expédition qui durait depuis un siècle et demi , par des pieds noirs bien décidés à cultiver ce sol Arabe que personne n’aimait . Mais ! ce jour du 13.10.2021, je ne suis pas installé devant ce clavier pour ne parler que de politique ancienne, j’en aurais à de nombreuses occasions d’en remettre une couche sur mes dossiers bien remplis de fichiers numériques .

             Ce cultivé bonhomme des villes et! non des champs!  au seul bras valide, aux yeux clairs de prévoyance pour son assemblée au garde à vous depuis une bonne heure  , tenant sa règle à l’équerre avait ! sur le principe , accessoirement raison ! il avait deviné la vraie ou véritable question qu’un être pourrait se poser en arrivant sur terre qui ! au demeurant ! resteras plate pour un bon nombre d’illettrés et !pour tous ces guignols de l’info rébarbative lisant sur le bienvenu et ! indispensable prompteur ,ces fautes de syntaxes horribles et ce ! à longueurs de journées ,sans se poser de question, genre je suis nul en orthographe et j’assume devant la terre entière cette bénédiction octroyée par ce professeur des écoles , logé à bonne enseigne de ne pas trop désirer subir les frasques de jeunes gens tous inféodés au net qui laverait plus blanc que blanc ? en rajoutant OK BOOMER…à longueurs de textos tapés sans réfléchir aux conséquences neuronales désastreuses …… leurs cerveaux en compote de pommes, sorte de jus hilarant coulant ,smartphone en main ,cherchant l’embauche en changeant de trottoir , un beau jour devant ce patron d’enseignes Gaffeuses ne faisant que des colis en carton non recyclé qui arriveront chez vous en accéléré pour ! soi-disant ! vous divertir un instant et , le jeter après .

                  Dépréciation normale ou naturelle d’une société incapable de modifier le cours des choses organisé aux comptes gouttes par Jupiter en personne .ce gars devient véritablement ce fabuleux  professeur des écoles que tout ce petit monde a oublié. Dans cette nouvelle écriture , enfin, après mures réflexions désordonnées dans mon crane devenant un peu plus dégarni tous les jours qui passent ,vous en conviendrez , je vais dévoiler un peu de ce jardin secret , ce dernier , comme un logiciel implanté , installé dès le départ par je ne sais qui ? je ne sais ou ? ,et pourquoi faire ? sinon embêter des parents accommodants , nous réservera pas mal de surprises , bonnes ou mauvaises, de toute façon nous nous les prendrons en pleine figure dès la maternelle ,dans notre cerveau en primaire et ! dans le cul en secondaire et par la suite !  par une DRH intransigeante en matière fécale de nous savoir inpraticable dans son entreprise  .

                  Imaginons-nous sur des rails de chemin de fer , encore une histoire de cette vie du rail ? sempiternelle contestation syndicale me direz-vous ? Beaucoup de lignes droites , des courbes également , contribuent à l'avancement de ce voyage vers l'insolite qui sera vécu par tous ces mortels ou mortelles arrivé.es.au hasard dans cette maternité d’occasion qui fermera obligatoirement le mois prochain, faute de ne pas avoir dans les alcôves suffisament  de couples uniquement intéressés et complètement  désœuvrés par ce Netflix de malheur , de ne pas  se faire assez de câlins productifs mais !plutôt remplies de couples en débauche au lieu d’être plutôt fidèles à la parole donnée à l’être aimé . C’est de la consommation ? me direz-vous. Tout est à vendre ………rien à donner …….. Ce dernier convoi ,sorte de fil rouge , peut , être court, long , très long ,excessivement lointain , souvent ennuyeux pour certains !! également plébécité  pour d’autres lisant le dernier Simenon trouvé dans la casse aux objets trouvés . Il pourrait ? dérailler aussi ! Là ! je ne vous conseille pas d'être dans ce train prolixe en carnages mortuaires. Imaginons une vie composée de ces affres diverses ? Pour ma part , je n'aime pas trop les grandes courbes qui vous rendent malades , le sinueux encore moins ,il est grand temps de se poser sur ce bidet que tout le monde connait par cœur pour déféquer le trop plein perçu en ad , je préfère les lignes droites , les plus rectilignes possibles celles qui emmènent tout droit veides matérielles en tous genres .Cette potentielle réussite qui s’appelle le bonheur d’être seul sur la terre à conter fleurette à la seule femme du coin se trouve entre les trois possibilités  .

                           Sur ces dernières longilignes , je suis ,nous serons ,vous serez , je le pense sincèrement , complètement en sécurité , enfin je le crois , nous pourrions croiser d'autres trains ?  les frôler, mais ! surtout ne pas les heurter sinon ce sera le carnage assuré . En ce moment ,vous me pardonnerez , il s’agit plutôt d’écraser ces pauvres migrants sur les voies , ceux-là! temporairement !  rempliront une sorte de rubrique des chiens écrasés que nous connaissions si bien , pour les enterrer le plus rapidement possible dans la fosse commune, et de les oublier encore plus vite dans notre conscience de riches . Parlons quelque peu de ces courbes accentuées , et il y en aura pas mal dans cette vie de patachon, peu dans une vie simple , comme ! savoir dire bonjour à son voisin , aux aurores dans l’entrée bigarrée de votre Hlm octroyée par un maire, amie de longue date , socialiste qui ne demande ! comme toujours ! qu’à servir son prochain pour en soutirer un maximum de contribution à sa tour de Babel de pistes cyclabes intemporelles  ,quelle s’érige en toute tranquillité dans la bonne ville de Paris pour parfaire un parfum de liberté pour ses concitoyens  .

                   C'est un moment particulier , il faut m'accrocher, le vide sidéral m'aspire à grand pas , je ne pourrais pas l'éviter ,même pas le contourner, la rue m’appelle ,le bistrot du coin , à l’angle de la rue du pendu , me donneras la force de m’épancher sur mes malheurs de ne pas pourvoir régler ma note de chauffage à la grande société EDF qui ! sans vergogne à prévu de me couper le son de cette télé de M…... Ce jour sombre peut durer une heure , deux heures , une demi-journée, mais pas plus d'un jour,mon ancéphale remettant les pendules à jour aux environs de minuit  .Etant vacciné trois doses massives , je ne suis pas en mesure de résister à la tentation de serrer la palluche de ce rustre copain d’enfance ,devenu par mélancolie , n’ayant pas suffisamment écouté ce professeur des écoles , un patenté pilier de bar, qui me servira ce café noir accentué d’un alcool fort qui me fera tourner la tête un court instant , devenue blanche par la force des choses de ne pas aller trop souvent au soleil Africain chasser le jaguar en liberté . Je suis fait ainsi , ma vie extrêmement bien équilibrée me remettra , de toute façon , dans cette ligne droite désirée, aller au travail, prendre le RER bondé , qui lui ! m’aspirera délibérément dans une direction que je n’ai pas choisi , comme la plupart d’entre -vous . Cette fois-là , Je ne peux résister , je suis attiré verticalement vers cette misérable torpeur qui ne veux pas dire son nom ,la solitude de ne regarder personne en face, sauf ! la midinette qui tous les matins régale l’assistance avec ses talons hauts ,dévoilant des cuisses pas très propres salies par une nuit agitée avec son rustre de mari qui ! ne s’embarrassera d’aucun préjugés pour lui en mettre une , sitôt la partie terminée .

          Je commence par gérer cet absolu angoissant venu de je ne sais ou , pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ? C'est le noir inquiétant qui m'entoure dorénavant d’être hors de mon chez -moi. Je ne pourrais pas continuer à rire , à sourire , à plaisanter, à vivre normalement . Pourvu qu'un grain de sable nauséabond ne vienne pas enfoncer cette ingratitude de la nature humaine ? La solitude , cafardeuse s'installe, pour de bon , elle m'envahit complètement. Je suis littéralement emporté , impossible de combattre , je vais me rendre par manque de munitions positives , rationnelles , constructibles. C'est le fameux jour sombre !! celui-là ne me prévient pas , d'abord m'admonestera , ensuite s'incrustera dans ma substance grise appelée encéphale , quand il veut , comme il le désirera ! il deviendra le maitre des lieux le temps qu’il voudra . Pendant ces moments non désirés , je serais irascible ou apathique envers mes chers et chères collègues de bureau , habitués eux , à ma soupe au lait permanente servie sur un plateau ;le midi à la cantine  , va savoir ! Les minutes s'égrènent, toutes pareilles , mais pas pour moi. Je suis littéralement enfoui dans ce monstre d'incertitudes. Les pires idées me traversent la boussole , cette dernière n'indique plus le nord , ni le sud, les quatre points cardinaux sont inexploitables sur la carte IGN déployée sur la tablette de ce train rustique,délabré qui m’emporte dans le retors futur . Je ne suis pas à l'ouest , mais au centre de cet enfer , devenu un gouffre métallique .Ces allégories seront perfides un maximum , me pousseront dans les pires retranchements. La longue courbe s'accélère , franchement parti comme je le suis ! , je vais certainement me détruire par un centre de gravité qui me propulse sur la vielle demoiselle aux cheveux roux sortant de la lapinière de la rue Leperdraux ,cet écrin frelaté de vinasse et de tabac froid me sourit , une dernière fois avant de distinguer sa bouche provocatrice qui ne diras pas son nom ,sauf celui de se remplir encore une fois son ventre de conclusions hasardeuses  ,finalement ! me proposera de mettre mes jambes contre les siennes devenues de véritables chaussettes pour roues aux pneus lisses depuis tellement longtemps ,  iront affronter cet hiver qui ! s’annonce rude , que je refuserais par santé publique de m’allonger sur ses miraculeuses cuisses recouvertes de soie hybrides .

Un Jour Sombre.page.02.

                     Elle est en train de lire son Voici ,Voilà du boudin à longueurs de pages absolument indigestes pour moi ,de savoir et de découvrir en avant-première ,en troisième page la déconfiture d’Alain Delon avec notre  Brigitte Bardot combattant les chats de gouttières dans sa propriétée de la Madrague devenue la coqueluche de photographes amateurs sur leurs planches à voile et!à vapeur  .Non !! pas encore ,merci !j’ai ce qu’il me faut dans ma maison au quinzième étage sans ascenseurs occupées par le bureau de dealers intelligents à se faire du fric sans bouger du canapé installé dans la rue piquepoches . Je ne parle pas encore de la destruction totale , irréversible ! bien dans mes baskets Nike neuves ,bien ficelées de peur de me les faire chippées ,  je sais faire dans cette adversité de contrer l’imprévisible de se savoir épier à longueurs de journées , je vais contourner l'obstacle , comment ? . Je circule dans ces affres mentales , je prends même un malin plaisir à m'interroger sur ces turpitudes mentales , je gère , mais cela ne dure pas très longtemps. Pourvu que le gros grain de sable ne se présente pas ? comme la dernière fois ! j'ai vécu un mini enfermement sur moi-même , Miss Chamboultout s'est incrustée dans ma vie bien tranquille , la cata!! je me suis mis en déraillement déprogrammé , impossible de me remettre en ligne. Pas de freinage d'urgence , le signal d'alerte ne fonctionnait pas , aucun échappatoire possible! la fin programmée , le pire ''jour sombre ''de ma vie !! Que faire ? attendre la prochaine gare pour descendre ? Dans combien de temps ? allez savoir avec les grèves à répétition!! Merci Mr. Martinez !! vous nous rendez un bon service, nous ne pourrons qu'alléger notre indice de poids corporel avec toutes ces atteintes au service public que vous n'aimez pas . Les minutes s'égrènent littéralement , je réfléchi à la conduite à suivre, faut-il faire comme la dernière fois ? partir sur ces chemins de randonnées ?quitter ce job lucratif ?faire du télétravail au fin fond du Causse-Méjan ?  marcher à n'en plus finir, pour en fait ! évacuer le trop plein d'incertitudes néfastes qui planaient dans mon cerveau ? Cette fois ci je n'en ai pas le courage, je sens ce corps imposant , si lourd qui bute sans arrêt sur ce rebut de la société de la nuit .Il craque de toutes parts , il ne réponds plus , bigre !! que c'est difficile de m'arracher de cette torpeur incrustée e se savoir épié en continu .

           Comme par hasard c'est encore la nuit , mais ce n'est pas toujours le cas , celle des pleines lunes me sont insupportables ,les pires du calendrier des postes . De temps à autre , va savoir ? cette courbe accentuée peut arriver à n'importe quel moment de la journée. Je peux passer du sombre au clair ,d’une sabre au poignard , d'une page à l'autre, je la vois venir c'est imperceptible, mais tellement salvateur de tourner les feuillets numérotés  . Une joie immense réapparait de facto, oubliées les affres de cette torpeur maléfique , redoutable et dangereux , je me sens , enfin et, de nouveau revivre normalement , mais aujourd'hui je ne sais pas , je ne sais plus , ce n'est pas comme d'habitude , le désespoir m'envahit complètement .Ma collègue de voyage est descendu, avec ses effluves puantes  , c’est tout un compartiment qui respire enfin. Rien ne présageait ce moment si délicat, une journée bien remplie, ma chérie attentionnée comme tous les jours à me préparer le biberonnage du midi , que je siroterais sur les marches du palais Garnier . Je sombre littéralement , je ne pourrais pas cette fois ci m'accrocher de cette nocivité , ce n'est plus une courbe, c'est un angle droit qui m'attends . Impossible à négocier mentalement. Il me faut poser mon balluchon de tristesses , sortir de ce train fou qui ,lui ! ne s’embarrasse aucunement de préjugés sur ces voyageurs de l’au -delà. Pas si simple, facile à dire ! les images défilent à grande vitesse. Je ne pourrais certainement pas , cette fois ci , cerner le point limite , au dernier moment peut être ? Certainement , trop tardivement.

          Une lueur d'espoir, un feu rouge dans ce lointain , nous allons pouvoir nous arrêter , réfléchir, remettre ces idées en ordre de marche . La voie n'est pas libre, dans la campagne déserte, nous nous arrêtons . La déprime également. Ma raison se trouve dépréciée, littéralement amadouée par ce foutu jour sombre qui en fait m’arrive tous les lundi matin avant de pointer aux Lilas. Chronomètre en main , j'en suis déjà à quatre heures de difficultés mentales, c'est beaucoup!! Je suis pitoyable , médiocre ,misérable , pauvre dans ma tête , je rumine , plus que je réfléchi. Je suis à l'abandon , plus de réaction!! las !! le moment est grave, propice à toutes les solutions alternatives. Je ne peux plus sortir de ce train d'enfer, littéralement emporté par la complexité de ce corps qui ne me répondras plus que par bride d’une respiration saccadée par l’ampleur du phénomène . Je ne comprends plus, j'en suis presque à en accepter ces turpitudes, ne plus réagir , je suis en veille ,stop et GO ?  certainement pas à la veille de pouvoir digérer cette mélancolie de ce voyage ordinaire . Un froid m'envahit , je grelotte, je vais percer ce trou insondable, il m'appelle va me soudoyer le salaud !! Viens donc ! c'est mieux chez moi !! laisse tomber la neige !  Je ne réagirais presque plus, je suis lourd de mes pensées négatives, les dernières positives, littéralement écœurées m’abandonnent définitivement . Nous venons de traverser Brétigny sur Orges , je respire enfin !! ces rails tordus ,sont bien accrochés au ballasts, plus de peur que de mal, le coup de frein n’était que !pour nous rappeler qu’ici ! à cet endroit précis , sont partis en fumée quelques personnes comme nous, cherchant midi à quatorze heures sur Tik-Tok . Toutes les voyageuses et tous les voyageurs relèvent enfin la tête, le pire est passé, les sourires sont revenus en pagaille, les discussions reprennent de concert dans un brouhaha sympathique de refaire un monde imparfait ,non pas d’ingratitudes mais de belles choses . La voisine du fond entonne en sifflotant , une chansonnette que tous ces gens fredonneront dans leurs cœurs d’artichauds , (à bicyclette de Yves Montand). Que la vie soit belle dans ce train de banlieue qui roule à tombeau ouvert vers notre destination précaire . Dans la nuit , un feu vert , oh! pas très important dans ce brouillard opaque, mais lumineux comme un spectre de Broken . Quelque chose me signale qu'il n'est pas trop tard , nous allons repartir , doucement , sans aucun à coup. mais que c'est dur !!! Ce corps complètement déprécié dans cette réalité virtuelle ,me rappelle que j'ai peut-être faim, cela va me sauver, il me réclame quelque chose, au moins grignoter quelque chose ? Le frigo est vide, pas l'armoire à pharmacie !!!!

Jean Decier……….