La Quatrième Dimension // chapitre 01. le Passage.

                 Vous n'allez pas me croire!! Il m'est arrivé quelque chose d'incroyable:!!Un moment incroyablement fabuleux. J'emploierais presque le therme d'extravagant , et , ce n'est pas jouer sur ces superlatifs , que de vous raconter cette histoire invraisemblable. Nous étions , à cette époque la, en vacances dans le département du Calvados . Dans la jolie ville d'Houlgate, nous avions posés nos males et valises pour une petite quinzaine de farniente , mélangée à de la culture de ces endroits historiques. La première semaine c'était passée merveilleusement bien, cette localité nous avait conquise par son charme très rétro. Comme d'habitude , je marchais intensément, en essayant de découvrir tous ces petits secrets de ces plages à perte de vue. Je savais que ce débarquement allié avait jeté son dévolu quelques encablures plus à gauche, de Cabourg. De multiples chercheurs de ferrailles trouvent encore des restes de cette affreuse bataille. Dans la basilique de Lisieux les reste d'une bombe de deux cent kilos est restée accrochée en souvenir de sa chute. J'imagine dans ce bocage , la furieuse empoignable entre ces deux blocs tellement différents. D'un coté les boches, schleus ou doryphores , c'est comme vous voulez!! et en face débarquant de ces barcasses les alliés .Mon histoire commence donc!! Comme souvent je me farci quelques écritures la nuit , pas aux chandelles mais presque. Je me demande comment je peux vous raconter ce que j'ai vécu. Mais le principal !! c'est que je m'en suis sorti vivant!!! Il était deux heure du mat, ce mardi , l'ordi me sonne en pleine nuit!! Je me réveille surpris de ce son inhabituel. Une mise à jour inexorablement programmée peut être ? En pyjama , pas réveillé complètement je me glisse dans ce petit séjour du bungalow. Effectivement l'ordi c'est r'allumé , seul, comme un grand. Ce n'est pas une mise à jour de ce Windows dix version 557.hg.Pas besoin de connecter la bête sur le Wi-Fi maison, c'est déjà fait. Bigre !! un hacker est sur mon appareil préféré ? L'écran dix sept pouces est devenu complètement fou!! Il en devient insolent , en n'acceptant plus mes frappes . Je tambourine à qui mieux mieux , doucement quand même!! mais rien n'y fait, il est ingouvernable, et, ingérable dans l'absolu. Cet ordi est équipé d'une petite caméra qui peut projeter un film animé sur un mur , devant moi dans un bruit d'enfer se projette des images d'un autre temps. Certainement un internaute qui à sauvegarder un film sur le fameux You tube, et qui le partagerait avec la communauté ? Je règle la focale , une image géante de plus de un mètre vingt sur quatre vingt dix centimètres se projette dorénavant sur le mur. Un bruitage sort de ma carte son , c'est apocalyptique!! Je suis en presque direct avec ces évènements passés . Une péniche de débarquement, avance irrémédiablement vers la cote , une véritable tempête secoue cette compagnie de Marines. J'ai mon portable avec moi , je flash ces inconnus , véritables secouristes de la France de Vichy . Je suis abasourdi de ce baroud !! Je ne peux intervenir sur l'ordi, ce spectacle ne m'appartient plus, il m'envahit complètement, me secoue ma conscience .L'image se trouve dans le vide dorénavant, un espace derrière se trouve libre , bizarre! je me lève de cette chaise pas trop confortable. je m'avance vers l'image projetée , je distingue les soldats chargés comme des mulets, leurs visages habillés par la terreur, fixent cette cote pas si lointaine. Un gradé debout à la poupe de la barque métallique , scrute aux jumelles les fortifications côtières. Je suis à frôler cette image dans ce dantesque  néant , une voix me force à avancer encore. Je souhaite toucher ces forces , ensuite ... je ne sais pas ce qu'il c'est passé!! peut être ? que je me suis pris les pieds dans le fil électrique de raccordement ? Certainement !! Je me prend un gadin comme rarement je m'en suis pris , même en montagne !! c'est rare de me prendre les pieds dans la caillasse comme cela!! Toujours est-il que je subis quelque chose d'intraduisible, je suis accueilli sur ce bateau par des jurons Anglo saxon , un type casqué dégoulinant d'embruns salés, m'interpelle!! Vous en avez mis du temps sacrebleu !!!!! Je suis dans un rêve ???? Mais non!!! Ils m'ont pris pour un soldat de l'intérieur!!! Un maquisard qu'oi !! Je manque de m'évanouir , c'est pas le moment eh!! gamin!! Donc , c'est vous qui êtes chargé de nous guider dans ce bocage  ? Non pas du tout!! je suis en train de regarder un film de guerre !! Le bateau tangue de plus en plus , il va chavirer avec toute sa troupe , non!! il se redresse comme un tonneau vide. Je suis affublé de tout l'attirail de la soldatesque , fusil mitrailleur, avec les cartouches, le sac à dos à armatures métalliques , et surtout ce casque horriblement lourd . Je me cache derrière la porte de sortie  , je tremble, j'ai une envie soudaine de déffequer ,  c'est pas le moment me crie le capitaine . Nous sommes trempés jusqu'aux os , ça commence , en face les canonniers nous déversent  une tonne de mitraille à la seconde. Je ne suis pas d'accord!! j'en fait part à la soldatesque!! La désertion est un crime!! vous ne le savez pas ? Ah bon !! Faites un pas de coté et je tire!! c'est bien compris? Au fait vous connaissez le secteur ? J'ai mon portable avec le GPS...ci cela peut vous aider ? Je lui montre l'engin, machiavélique pour luic, c'est quoi cet engin ? Ils se moquait de moi , ce sergent US. enfin cet acteur!! Je ne pouvais pas me trouver le six Juin 1944.à six heure du matin dans une péniche de débarquement ? Les balles sifflaient de plus en plus, je me soulevait légèrement pour découvrir le paysage. Du gris , que du gris . Du barbelé, entoure de monstrueux poteaux en béton, la plage est absolument pas praticable. J'en réfère au boss...''.que le droit de retrait de nos jours est la règle.''.......Il me réponds dans un juron incompréhensible,  qu'il ne savait pas ce qui nous attendait ! Quel fieffé menteur!! dans tous les livres d histoire il est écrit le contraire!! C'est pas la peine d'épiloguer , sur ce thème, de toute façon je sais comment cela va se terminer!!Les brutes d'en face vont se rendre , au bout d'un an de durs combats. Nous avons racler le fond sablonneux, toutes les barges autour de nous se désemplissent de leur cargaison de viandes. Ces dernières seront hachées menues avant la traversée de cette étendue sablonneuse. On me retire le fusil mitrailleur , trop lourd pour mon dos ravagé, je récupère un sac de grenades à dégoupiller à volonté . On m'adjoint deux gardes de corps pour me protéger et leur faciliter leur avancée après la plage . C'est le grand saut vers l'inconnu , l'eau est froide pas bonne du tout , la tempête de cette nuit a remué considérablement les sédiments. Je distingue la tourelle d'un blockhaus perché sur la dune d'en face , bigre c'était pas si simple ce jour là !! Pas d'échappatoire , une odeur de sang frais agresse mes narines; c'est comme ci  j'y était. Mais j'y suis vraiment. Peut être que l'eau froide  va me rapatrier dans ma chambrette confortable ? Le capitaine , ou le lieutenant me pousse à l'eau, je n'ai pas pied!! mon téléphone hors de l'eau , j'avance prudemment , dans la quatrième dimension.

La quatrième dimensions // chapitre deux la plage.

                  tNous avançons à pas mesurés, mes deux protecteurs , deux géants d'Alabama de couleur , m'accompagnent . Des obus descendent drus , c'est absolument infernal, cataclysmique , il pleut de plus en plus. Je suis couché, mon ventre racle ce sable si agréable la veille........Si je suis dans une super production, genre Spielberg c'est top , les caméramans sont bien camouflés , du grand septième art!!! Je jette un coup d'œil sur ma téléphonie mobile... il m'indique le six juin quarante quatre, ce foutu Samsung est complètement fou , mon acolyte de droite a pris une rafale de mitraille, il souffre de douleur, c'est pas si grave!! c'est du cinéma, et il en rajoute!!!c'est pas vrai!! Je rampe doucement, des impacts multiples sillonnent ce sable fin. Dans trois cent ans ils trouveront encore de cette ferraille avec leur appareils de détection. Le capitaine nous a rejoint , l'infirmier également, ils s'empressent de colmater les déchirures sanglantes de mon garde du corps . Avec une manche de pantalon en moins il va poursuivre sa randonnée vers le sommet de cette dune, quel courage!! moi comme un désespéré je rampe toujours ; Il est huit heures quarante de je ne sais pas quelle année. Nous sommes des milliers ensablés dans l'approche de la dune, des oyats plantés recouvrent cette étendue malsaine. Je montre au capitaine le GPS, il indique une sente quelque par à droite de notre escouade. Il est subjugué par cet arsenal domotique , d'accord !!on y va me réponds t'il. Je suis maintenant en premier ligne, mes grenades d'une main , mon appareil de l'autre. L'autonomie nous donne douze heures de vie, se sera amplement suffisant pour escalader et détruire ce bastion. J'ai perdu mon casque, de toute façon il ne me  protégeait absolument pas. Lance la grenade m'aboit le boss, maladroitement je dégoupille ce satané explosif portatif. Je me souviens de mon service militaire, en un instant je me rappelle les engueulades de cet adjudant instructeur!!!! Je suis sur le dos, la tuerie commence dans ce réduit bétonné, une lueur intense sort des meurtrières, des cris atroces sortent du réduit. Bon travail me suggère le capitaine, tu mérites une médaille. Soixante quatorze années après !!! Un nombre incalculable de cadavres jonchent l'estrant , je ne peux supporter ces formes disparates étalées .Les obus mal réglés continuent de déchirer tous les blessés, achevant leur martyr. Tous ces pauvres gosses se retrouveront, plus tard , dans les cimetières construits rien que pour eux. Je ne pourrais pas leur raconter leurs futurs malheurs qu'ils vont endurer, je préfère m'abstenir devant l'incompréhensible mais nécessaire carnage. La barrière , ce matin infranchissable est maintenant libre de ses occupants malfaisants. Ces derniers ont été expédiés soit au ciel, soit dans le centre de tri des prisonniers. Le drapeau US est planté au sommet de cette masse en béton, une puanteur à l'intérieur me suffoque, un masque serait le bienvenu, mais j'ai tout laissé le COVIds à la maison .Je suis , dans mon coin préservé en train de fredonner la chanson de Sardou!! si les ricains n'était pas là, vous seriez tous en Germanie à parler de je ne sais  quoi, à saluer je ne sais qui. Etc...............Avec les trouffions d'outre Atlantique nous reprenons ce refrain si chanté dans les années soixante dix. Ils sont ébahis de tant de justesse dans ces paroles , je ne peux leur expliquer pourquoi je chantonne ce refrain, moi seul possède la vérité, enfin pour le moment. Les militaires sont impressionnés par mon petit appareil , les petits français de ce général de brigade ont de l'avenir devant eux ,maintenant il faut continuer à avancer dans ce bocage bien entretenu, les jolies maisons à colombages vont devenir des ruines fumantes, les habitants délogés vont se terrer dans les fossés remplis d'eau. L'ordre est donné, pas de quartier, pas de prisonniers pour l'instant, il faut exterminer l'agresseur. L'atmosphère est totalement différente du films "on a retrouvé la septième compagnie" Ici les morts s'accumulent , les combats s'amplifient, la route sera longue jusqu'à Berlin!! Je fais part au Capitaine de mon intention de les quitter, ce combat n'est pas le mien, je lui montre mes clichés sur cet écran miniature, lui parle de ma déconvenue, il ne veut rien savoir, pas question de me lâcher, pour lui il tiens peut être la perle rare. Comme par hasard la sonnerie tant espérée va retentir, tous ces visages couverts de terre se détournent, je décroche. Allo!! oui!! c'est toi ma chérie ? c'est elle ! incroyable !! tu ne devineras jamais d'où je te réponds !!! je suis sur la plage , enfin au dessus des dunes la surplombant, et devines avec qui ? Je montre la trombinette s'affichant aux trouffions médusés, le reporter attitré, bardé de son Leica se met à canarder plus que de raison. Je vais être à la une du Washington post.si l'appareil passe les barbelés ? En deux secondes j'explique à ma chérie ma situation, elle ne me crois pas, tu es devant l'écran ? Oui me réponds t'elle, alors regardes bien le bataillon installé sur les dunes!!! peut être que je suis dedans ? Ne passe surtout pas dans l'écran , tu pourrais peut être me rejoindre dans cette épouvantable bataille. Oui je te vois!! Nous sommes presques à nous toucher, mais tu vas revenir comment ? alors là mystère !! Je vais te quitter ma chérie, ne préviens personne, laisse moi faire, ok !D'accord je laisse ton ordi branché, si l'envie venait de revenir!!Le capitaine me demande le plus sur chemin pour accéder à la localité de Dozulé, je planifie sur Mapp, et je lui rends compte immédiatement. Vingt kilomètres et dix huit mètres, arrivée à vingt heure trente deux, calories dépensées mille cent cinquante. Voila l'avenir pour vos enfants; mon capitaine!! Au début cela peut paraitre ultra sympathique toute cette domotique, mais à la fin cela devient fatiguant, de nouveaux esclaves vont naitrent . Nous partons , je suis en tète de cette colonne, mes grenades dans mon sac , je suis une cible particulière pour ces allemands , ardents défenseurs d'une cause perdue. Entre temps je raconte que cette Amérique ne deviendra pas tout à fait ce qu'ils avaient prévus. Les collines se succèdent , les ruisseaux se franchissent, les chemins se parcourent. C'est mirobolant , le GPS est complètement conforme à cette année quarante quatre. Ce n'est pas possible, sauf si je suis dans cette éternelle chimère qu'est la quatrième dimension. Les militaires m'ont prêtés des bottes , des vêtements kaki. Si je repasse en deux mille vingt pourrais je les ramener avec moi, avec des souvenirs de cette aventure abracadabranqueste ? Mes désirs sont acceptés mes services sont appréciés. Nous approchons de la ville assiégée, nous sommes les premiers arrivés, le général Patton s'en étonne considérablement. Les décorations vont pleuvoir sur les tètes épargnées, de mon coté je me fais tout petit, je ne désire surtout pas devenir une bête de foire dans cette avenir radieux. Rue par rue les Ricains envahissent la ville fantôme, je reconnais la rue principale, bon!! le super U n'est pas construit ;mais les vielles maisons dans soixante dix ans sont bien la. Le combat de rue commencent à décimer le bataillon, je passe entre les salves de mitrailleuses, je ne sais comment!!!Sur les cinquante bonhommes il ne reste plus que vingt deux combattants. Tous mes petits gars sont décimés les uns après les autres. C'est terrible, reste plus qu'une poignée à se battre. Ils me protègent !! c'est certain; Je ne suis pas le soldat Rayan quand même.!!Les chars arrivent, deux sont expédiés par des obus germaniques, des torches vivantes en sortent , je prends des clichés, depuis le début j'en suis à plus de trois cent photos, le dossier images explose. Encore quatre morts , les destruction massives également font des dégâts dans la population civile, des drapeaux blanc au fenêtres émergent, les boches tirent sur ces embrasures. Ces Français confinés depuis quatre ans vont, découvrir la liberté tant attendue. .Je regarde mon écran portatif !! Je débusque une application nouvelle installée par erreur. Le titre évoque une possible quatrième dimension, j'ai pigé , les planificateurs de cet Android de merde ont installé à mon ainsue cette application. Ils sont tous morts , mes copains d'un jour , liquidés jusqu'au dernier par ces salauds d'Allemands. Ils n'ont plus besoin de moi!!! La batterie précise reste moins de deux pour cent!! il faut faire vite!! Je présente ma trombinette devant l'écran, je clique sur la petite forme carré. J'attends !!rien ne se passe comme prévu!! J'entend un sifflement aigu, une bombe m'a visée , je suis perdu, dans quelques secondes je serais pulvérisé, en miette jean Decier!!!!!!!!!!! Un bip! bip! claironne ,, je me retrouve de l'autre coté subitement plus de soixante dix ans après. Ma chérie devant la télé, ne s'aperçoit même pas de mon arrivée. Mon portable est complètement déchargé, je l'ai échappé belle.........Jean Decier!!