La fin d'un Monde.

                      Nous sommes dans une guerre qui ne veut pas dire son nom , à cause de minables , ou adorables , petits joueurs de ce football de malheur , l'humanité toute entière va plonger dans cet absolu , espérons le , rédempteur. Nous allons plonger dans cet enfer interminable , Charlotte et moi même , en attendant , nous avons laissés les gosses à la sécurité mentale , nous filons dans ce désert d'amitiés évaporées . Les années qui vont suivre seront réellement instables pour tous .Nous l'avons bien cherché , jonchées de cadavres pas vraiment exquis , nous déambulons vers ce parking dévasté, notre auto récupérée à ce terrible poker menteur n'est plus qu'une épave fumante. De toute façon , nous n'aurions pas payé l'énorme malus demandé aux possesseurs de ces lourdes berlines . De palais de cette justice , fument des volutes de fumées noires comme dans les années quatre vingt dix , je suis triste Charlotte pas trop !! Un Tgv est programmé sur la voie dix , logiquement pour dix sept heure , direction la région Parisienne . Pas un seul magasin n'a été épargné dans cette bataille féroce. Les forces de l'ordre compte ses morts , des blessés par centaines jonchent les artères principales, nous nous faufilons dans ces méandres de corps mutilés. Ce gouvernement de lâches, finalement, l'a fait!!!! tuer ou abattre ses compatriotes , cette fois ci pas de quartier la baïonnette au canon ces sauvages purificateurs de cette loi scélérate n'ont fait aucun compromis, il fallait digérer , embastiller ces perturbateurs de cette doctrine professorale .Le hall de cette gare , naguère fréquentée par ces voyageurs endoctrinés ,n'est plus qu'une cour des miracles , sans aucun ménagements , la force publique force le passage , cette fois plus de retour en arrière, une détermination sans faille habite ces commanditaires de la bourgeoisie conquérante. Des tirs sporadiques explosent aux quatre coins de la salle des pas perdus, je manque d'en prendre une , le métal ricoche sur le marbre de ce mur naguère grandiloquant.Ma radio , aux écouteurs scotchés à mes oreilles attentives , j'apprends qu'énormément de journalistes ont été lapidés par cette foule en furie , adieu ces canards boiteux de cette télé dévoyée , ciao !!à ces menteurs assermentés de ce pouvoir lapidaire. Le président accompagné de ses pleutres de ministres , c'est réfugié à la lanterne, ce n'est pas meilleur endroit pour se calfeutrer. J'imagine sa Brigitatte tremblante dans sa dernière livrée de chez Dior . Une descente aux enfers l'attends , nous ne lui ferons pas de cadeaux , comme son chéri de mari a dit que la France n'avait pas d'histoire!! elle va comprendre ce que c'est la révolution française !! Le train 6710 de dix sept heure 07 démarre doucement, des milliers de sympathisants résolument bolchéviques se rendent à la lanterne , il va y avoir du grabuge dans ce fort fortifié pour l'occasion. Nous apprenons également que plusieurs ministres et députés sont mis sous cloches, terminé la belle vie sous les ors de la république !! ils vont payer durement cette avalanche de déconsidérations. Le patron de ce Sénat pourri est arrêté également, mis au régime sec sans beurre , sera uniquement nourri aux carottes bio de chez Marcel agriculteur verdâtre. La ministre de l'écologie Poncepilate , un moment adulée, passera à la casserole de la société toute acquise à un certain Dominique .Dans ce train de l'avenir s'élève le chant des partisans , les vieux pleurent , ils revivent la désolation de l'an quarante. Les soixante huit tard comme moi , ne pensions pas revivre le jet de pavés. Cet acte invalidé depuis des lustres va ressurgir , les balles n'arrêteront pas ce granit Costarmoricain . Le train file à pas plus de cinquante à l'heure, des acclamations, des clameurs dans chaque gare, dans la traversée des champs de blé Bauciens , des milliers de voyageurs sans titres de voyage chantent la Carmagnole , plus de contrôleur , ce train est à nous . Le mécanicien tout acquis à notre cause libératoire , nous emmène vers la gloire , peut être posthume mais tellement espérée. Sans expectative et sans aucune prétention nous sommes plongé dans un espoir libérateur. Charlotte et moi même , sommes sidérés de ces nombreuses armes circulant dans ce wagon , ces hommes, ces femmes sont littéralement déchainés. Ils vont rendre gorge à ces politicards , nous ne pourrons plus les stopper dans cette aventure à la Zola. Nos amis de l'extrême droite et gauche ont bloqué tous les aéroports Parisiens , pas d'échappatoire possible pour ces invétérés voleurs. Dans le département de la Sarthe le couple Fillotte est pris dans la nasse, un tribunal monté en toute hâte juge à cette heure précise ces deux bandits , le verdict est sans appel !!! la mort par pendaison. Sans aucune forme de rédemption ils seront exposés à la populace en colère, leur château sera dépecé entièrement de ces objets de valeur. Les salauds !! ils avaient entassés de multiples objets de la république sans aucune facture. Nous apprenons également que ce personnage , ancien ministre amateurs d' homards délirants est également arrêté. La vraie justice se trouve en MARCHE .Nous arrivons à Chartres , les mécaniciens rajoutent une bonne vingtaine de wagons. Comme c'est la capitale de la Bretagne qui a donné le la de cette révolution, nous serons les premiers à investir le château. Versailles n'est plus loin , le palais des glaces est remplacé par une cour des miracles , cette dernière réclament son du. Le spectacle est impressionnant, une haie d'honneur nous est réservée, des milliers de gilets jaunes sont présents, pas de BB , ces derniers ont été exfiltrés, pas de bazar hasardeux dans cette révolution. Que des morts , il nous faut des responsables .Nous sommes dans le peloton de tète , ce dernier servira de l'exécution , le jugement sera sommaire, Mais l'armée , la vraie , nous attends baïonnette aux canons , c'est extrêmement chaud bouillant. Nous allons avoir un carnage, il nous faut du grain à moudre, c'est à dire des banlieusards, prêts à en découdre. Ces gens la , de toute façon n'ont plus rien à perdre, vivre ou mourir , ils vont choisir la moins mauvaise de solutions. Nous les envoyons en première ligne ,ces premiers de cordée sans armes , uniquement shootés à la coke bien sur , vont se sacrifier pour la nouvelle purge !! le stock étant très peu important, il nous faut garder les ressources pour le carnage final. Le combat a commencé par la destruction du commandant en chef, c'est extrêmement bon signe pour la suite, plus de chef !! la troupe sera dépareillée. Je devine le président derrière la fenêtre , entouré de ses apparatchiks , il doit supputer ses chances de s'en sortir. Même!! sa copine Allemande la grosse , n'a pas répondu à son appel de détresse , de son coté elle se bat depuis pas mal de temps contre les extrêmes anti migrants. L'hélico approche, il est temps pour ce président de s'envoler pour une destination plus tranquille , les sauvageons tirent des salves de mortiers , ordre est donné d'attendre que ce morveux soit dans l'aéronef. Un accord de principe se profile, la mise sous séquestre de cet ancien président dans le fort de Brégançon serait la meilleur solution .L'armée tourne les talons , en rupture de stock de munitions , le carnage c'est arrêté...enfin!! Le couple , déchu de toute responsabilité nationales , s'engouffre dans la nacelle , pas de possibilité d'atterrissage , ils seront hélitreuillés pas tout à fait en sécurité. La jupette de sa femme s'envole, la foule est subjuguée par ses attributs découverts. C'est terminé, le pouvoir à changé de main, les derniers de cordées sont devenus les commanditaires de cette nouvelle république. A suivre dans les Aventures de Pénélope.........................