LA FIRME.

Introduction.

Chapitre 01. Le Début .

Chapitre  02. l'agence de théatre.

Chapitre  03. La vie dans le théatre.

Chapitre   04.Les forcats de la vente à emporter.

Chapitre    05.Baltazar......le roi mage venu d'ailleurs.......

Chapitre    06. Le Boss .

Chapitre   07.Les Cocottes en papier.

Chapitre    08. La Fète. 

Chapitre     09. Les voyages extraordinaires.avec le Boss.

Chapitre     10.Le petit Napoléon de la vente à emporter.

Chapitre      11. le service transport.

La Firme // introduction.

           .Introduction. Cette nouvelle écriture, (signée Jean Decier ,nom empruntant ce magnifique  village de mon adoption  peut -ètre ? définitive), c'est  la suite logique d'une vie simple , écrite de ma main  dans ce premier confinement monstrueux de solitude , à l'aide de mon clavier rétro-éclairé de chez Logitech , raconte une histoire d'entreprise française  , de surcroit basée en terre Bretonne (ma vraie patrie). Cette dernière composée de collaborateurs tantôt admiratifs , tantôt récalcitrants à la politique à suivre , seront , sans sans se rendre compte , de vrais acteurs dans  ce théâtre mirobolant , mais c'est bien le cas dans la vie de tous les jours . Ces comédiens , à leurs corps défendants , J'en ai , bien sur !! modifié les noms authentiques pour les remplacer par des surnoms fantaisistes  de légèreté , adaptés à ma guise ,  tout le long de cette narration , ils seront ,et je pèse mes mots , mes  fantastiques  compagnons de route  , tous les jours  , dans ma vie très active  .J'en aurais gros sur la patate le jour de la séparation , mon départ à la retraite bien sur , j'y arriverais dans quelques chapitres , c'est irréversible , mème après tant d'années , l'émotion me submergera  une nouvelle fois .   j'y pense encore  de temps en temps , me remémore ces souvenirs devenus presques   fugaces dans ma tète . Il me faudra au moins six bons mois pour me décharger de toute cette formidable adréaline accumulée .                                                      Personnellement , j'ai vécu , et gratté du papier , plus de trente trois années dans cette firme , réellement  et finalement accueillante , gravissant petit à petit les échelons proposés , pour m'installer définitivement au bureau numéro quatre , celui derrière les toilettes . Cette histoire presque satirique n'est que le reflet de la vie dans ces microcosmes , créant au fil du temps , jour après jours, année après année de la  belle richesse partagée .Cette abondance est élaborée méthodiquement , et avec le plus grand soin  par de solitaires travailleurs de l'ombre , pour satisfaire la multitude d'épargnants sur cette planète , finalement débordante d'argent. Bien sur ! comme le dicton le répète à l'envie , l'argent ne fait pas le bonheur , mais ici , dans ces casernes à fabriquer la richesse , une multitude de moines y fabrique la magnificence de cette société.Enfin ! c'est ce que je crois personnellement.Durant toutes ces années , je n'ai pas fait parti de ces syndicats mirobolants d'absurdités  , mais j'ai participé à l'aventure de ce capitaliste monstrueux pour beaucoup , mais si nécessaire à l'épanouissement intellectuel et surtout matériel  . Pour terminer ce préambule , je  vais dédier ma modeste narration à mes collègues de la première heure , de la seconde également . Ceux de la derniere auront droit à un chapitre entier , au moment de la distribution de ces  fameuses breloques  en ferraille , résultat de temps d'années passées au chevet de cette  société productive   .Ce que vous allez parcourir , sont des remarques , des anecdotes savoureuses , de belles histoires d'amitié,  sorties de ma mémoire maintenant presque défaillante .J'égratigne, par moment d'égarement , de sordides personnages (il y en as très peu, mais véritablement méchants , prèts à en découdre pour satisfairent leur égo démesuré  ),  avec le temps qui passe , s'estompent les vissicitudes de la vie, les rencoeurs et colères  , heureusement , ne restent que des souvenirs formidables , de cette cacophonie presque militaire .Comme beaucoup de retraités mis  d'autorité sur la touche , je ne passerais pas beaucoup dans cet antre de la fourmillière  productrice , les jeunes  pousses ont autre chose à faire que recevoir, ces anciens , presques sourds et surtout pas muets , parqués aux antipodes de leurs occupations journalières , je les comprends parfaitement, ainsi passe  la vie !! Pour terminer cette introduction interminable , je tiens à remercier tous ces petites gens qui font le socle de cette firme, qui sans leur modeste contribution, rien ne serait d'équerre , je pense à cette petite femme qui s'occuperas de remettre de l'ordre dans nos bureaux, levée aux aurores toute sa vie durant, formidable machine à épousseter la moindre toile d'araignée ,astiquant nerveusement nos écrans cathodiques , laissant des traces indélébiles sur la vitre , également  la  petite secrétaire véritable garde -meubles de notre cher présidant général , notre responsable loisirs, enfin tout ceux et celles que je croisais , machinalement , sans les voir , tellement pressé de parcourir cette vie manufacturière .Et enfin tous ces gens de cour , virevoltant  à grande vitesse , avec dextérité sur leurs chariots mécaniques , qui sans eux aucune livraison ne pouvait se faire. Sans oublier ce service transport mirobolant de forces.  Voila  ! ces quelques lignes seront ma modeste contribution à ces souvenirs perdus à jamais.Il est  dommage de n'avoir pas fait un petit journal de bord , durant toutes ces années d'activités, j'aurais concocté un  ouvrage  beucoup plus documenté, je vous laisse le soin , mes amis compagnons de route , de rassembler vos souvenirs et de réver un peu. Cela fait beaucoup de bien au moral . Allez je vous laisse, place à la véritable lecture !! Jean   Decier...............................

La Firme // chapitre 01.

                  La petite entreprise actuelle composée de , à peu près deux cent cinquante collaborateurs , est née de fusions et acquisitions genre pochettes surprises .Depuis les années cinquante , elle prospère au gré des vents , normal ! me direz vous , nous sommes en Breizh , pays de tempêtes titanesques .Dans cette région, une des plus accueillantes dans cette France encore idéale , cette société à grossit jusqu'à devenir incontournable pour sa multitude de clients disponibles .Au début , si je m'en souvient bien , c'était un capharnaüm sans nom ,si !! plutôt cour des miracles , l'argent facile distribué n'importe comment mais pas à n'importe qui , l'entreprise pas romanesque du tout, dirigée par des autocrates avec particules n'enrichissait pas la boutique sociale , mais au contraire la dépouillait doucement mais surement de ces richesses accumulées par tous ces petits bras à leur solde , domestiques au rabais dirigés par des dirigeants pas du tout protecteurs . Mais , c'était ainsi fait , le déroulement des affaires mystérieuses au sains de ces groupuscules profiteurs capitalistiques . Moi même , embauché un beau jour de cette année quatre vingt , restait estomaqué par ces fameux discours genre grande pompes de ces soi-disant accélérateurs d'énergies. A cette époque, heureusement révolue , des larrons régulièrement en foire , sans foi ni loi , y régnaient , imperturbables dans leur médiocrité élaborée au fil des années . Moi le Jeunot , pas encore introduit dans ce cercle improductif , regardais , ces empereurs , campés sur leur mirifiques échasses , n' osant soulever la moindre des réclamations ou subjections intéressantes , pourtant relevant du bon sens .Je subissais de temps en temps les foudres de ces directeurs arrosés en permanence au Moët Et chandon . Mais voila , l'argent facile coulant à flot , miraculeusement , cachait ce désordre embulant . La monnaie sonnante et trébuchante ne profitait , qu'à ces personnages imbus de leur personne . Tous ces directeurs , gérés en grande pompe par la direction générale Parisienne , de ronds de jambes en ronds de jambes , arpentaient méticuleusement les bureaux supérieurs , sans cesse à l'affut de ce désir du futur pouvoir souverain , devenant véritablement pédant au fur et à mesure de leur nomination protocolaire ,ils nous dominaient la plèvre malchanceuse de leur stature sociale élaborée avec le plus grand soin et ce depuis des lustres , la plupart du temps hors ligne , condescendant vers le petit peuple , ne voyaient que leurs acquis mirobolants . Dix années ont passée , je suis devenu un petit chef respecté par tous , campé dans un bureau de quinze mètres carrés , j'ai réussi à force de travail assidu , de considérables heures supplémentaires, de WE à élaborer des stratégies tarifaires acceptables par nos clients , à enfin emménager dans ce réduit chaleureux et bien sur ! non fumeur . La crise est passée par la , un dégraissage à touché de plein fouet certains petits boulots , j'ai nommé les invisibles , ceux qui arrivant tôt le matin sur leurs mobylettes délabrées , la gitane sans filtre dans le coin des lèvres , la chique sur la langue mastiquant à ne plus finir cet infame et dégoutant substrat de tabac pas cher du tout. Ces gens la : nous ne les voyons jamais , la honte de se faire remarquer peut être ? peur de se faire accepter ou la jalousie envers cette direction mirobolante , ou de se cacher tout simplement de cette hiérarchie existante et pédante de surcroit . Après cette crise majeure passée , de grandes restructurations vont accélérer le processus de découpage de nos sociétés . Adieu nos amis protecteurs , nous allons passer dans le giron de planificateurs financiers. Le grain de sable va devenir un rocher pourvu d'aspérités , des pleurs , des regrets , des mises à la retraite anticipée vont devenir le lot journalier pour la pléthore de directeurs , depuis belle lurette inopérants dans leurs décisions hautement stratégiques. Déchus de leurs pouvoir absolu ils vont disparaitrent corps et bien en mer d 'Iroise . Balancés par dessus bord de ce fabuleux Titanic à la coque d'argile naviguant sous la ligne de flottaison , nous les oublieront définitivement , les discours d'adieu seront magnifiques de joutes orales , des larmes de crocodiles feront briller ces joues rougies par l'alcoolisme en col blanc , les cigarillos genre havane circuleront une dernière fois . Très peu de ces plénipotentiaires déchus , referont surface dans nos locaux , tous logés dans leurs châteaux en Espagne , seront définitivement discrets après leurs turpitudes financières abracadabrantesques . Retraites chapeaux , plutôt que casquettes , rempliront leurs comptes en banques déjà bien garnis . Une page d'histoire de mon entreprise préférée, celle qui va me donner la chance de progresser, se tournait définitivement , nous allions rentrer dans la cour des grands, celle du fameux CAC 40. Mais! dans ce groupe poussiéreux éclaté aux quatre coins de l'hexagone chère à Evelyne Déliât , restait de multiples personnages , certains hauts en couleur mais , absolument pas recyclables . Trop jeunes pour la retraite, ou indemnités trop importantes à leur verser en cas de procès , les finances exsangues de la petite entreprise ne pouvaient pas , de toute façon, faire de la distribution automatique pour ces types la . Une hère nouvelle commençait , le moment pour moi de vous raconter mes meilleures années, elles furent époustouflantes . Fin du chapitre..JD.  

La FIRME // chapitre deux.............

       Dans ce deuxième chapitre , il me faut quand même ! revenir sur ces années Mitterrandienne , avènement d'un socialiste de plus en plus capitaliste . Je veux bien sur parler de cette petite entreprise , elle , bien rigoureuse . Je faisais parti , dès mon incorporation dans ce night-club débonnaire , d'une agence mirobolante d'amplitude financière mirobolante , en capacité de battre des records de chiffres d'affaire chaque année passée . Composée de personnels de toute sorte , toute références  de métiers se greffaient aux palefreniers présents autour de la direction générale . De multiples agences secondaires petites par leurs tailles ,mais avantageuses en résultats , accomplissaient la besogne journalière , afin de remonter la marge dépensée d'une manière dispendieuse à l'agence principale. Et c'est heureux que ces petites gens ,  véritable cheville ouvrière , capitalisant pour l'ensemble de cette  firme , se trouvaient aux avant postes avec une cohorte de clients cutéreux .L'agence principale , la première de cordée ,d'une autorité sans failles, ressemblait à une association de malfaiteurs , bien sur ! en col blanc . Je ne parle pas de ces cul-de-jattes primaires résiduels profitant de cette manne providentielle . A son point culminant : le crucial président directeur général que je nommerais HD. C'est cette personnalité haute en couleur,  qui m'a embauché un certain mercredi de décembre .Direction , ensuite , l'agence principale , une directrice surnommée LA GRANDE veillait avec une hégémonie sans faille sur son  petit monde assermentée à ses prérogatives autoritaires , la donzelle  plus de première fraicheur , mais néanmoins acceptable du coté gabarit balistique , mesurait pas loin de cent quatre vingt centimètres au garrot , hors chapeau de paille et talons aiguilles  . Surnommée également : peau de lapin , surnom donné , à cause de ses tenues vestimentaires spéciales , son panache blanc pas tout à fait reluisant , circulait à toute heure dans les bureaux pas trop reluisants , houspillant les endormis de l'écriture , levant les bras au ciel si ses protégés ne donnaient pas signes de vie. C'était réellement une femme dotée d'un autoritarisme arbitraire à tous les points de vue. Dragueuse invétérée ,ses cuissots bronzés intégralement , chauffaient à blanc  les salles de réunions presques transformés en dortoir , cherchant le male disponible à tout instant , je suspectais pas mal de collègues masculins , d'êtres passés dans le lit de cet objet de luxure, à défaut , les capots des voitures stationnées sur le parking suffisaient à la tache délictueuse . Moi , le jeune marié , déjà dix ans d'âge en couple , ne recherchait absolument pas ce genre de relation . La suspectant de générer de sombres intoxications vénériennes , je m'écartais définitivement de ses approches harceleuses délibérées .De toute façon j'étais éperdument amoureux de ma chérie , qui me le rendait bien aussi. Je reviens à cette foutue garce , patronnesse ambulante . Dans ses amants préférés en ressortait un , notre chef des ventes , plus aguerri que les autres , petit par sa taille , était  vue sa hauteur ,certainement capable de lui bouffer sa chatte par tous les temps , dans tous les recoins , surtout le soir dans les bureaux désertés par la compagnie , ils attendaient la lumière tamisée pour passer à l'action , débordante de vitalité la matrone renaissait de ces cendres .J'appréciais son amant , découragé certainement par cette femme abjecte , amatrice de jeunes puceaux conformes à ses désirs , ce male  quittera finalement l'entreprise pour d'autres cieux concurrents .Le panier de crabes s'élargissait  continuellement et s'étoffait aux petits représentants de commerce obéissants aux ordres de cette mégère improbable. Leurs tarifs , leurs cartables sous le bras , ces larrons pratiquement toujours en foire , démarraient le plus souvent vers l'heure de midi , encouragés par leurs ventres rebondis , à allez casser une côtelette bien rôtie chez Marcel . Les journées passaient , pour certaines absolument inoubliables de décadence .Le commerce se faisait , à cette époque bénie , tout seul. Ensuite , arrivaient les petits chefs , responsables de ces produits hyper sophistiqués . La cour des miracles financiers était enfin constituée , les trois coups pour le levé de rideau de ce théâtre virtuel pouvait résonner .Mon responsable direct , véritable souffre douleur de cette femme , souffrait en silence , je me souviens d'un jour , récupérant un soi disant bureau pour lui tout seul , il fut dans la trajectoire directe de la mégère au manteau de lapin élimé . Que de brimades as t'il subi ? lui seul le sait , je ne voulais pas être à sa place. Il finiras par partir également ,découragé ou mis sur orbite vers la porte, mais c'est pour plus tard, mon avancement dans cette hiérarchie scabreuse en dépendras naturellement. Un deuxième sous chef , un ami à moi , avec qui j'allais nager dans la piscine olympique de la ville , faire des longueurs à n'en plus finir , fut le futur maudit de cette équipe abominable . Accusé de tous les maux de la terre , à tort de vol imaginaire , finira également par repartir dans sa ville natale .Quel dommage ! , c'était peut être ? le meilleur d'entre nous , le plus , capable de générer de la richesse intelligente . Lesté d'un gros chèque , il saigneras et, il auras bien raison! cette entreprise de démolition humaine. Le troisième larron de cette foire intelligente , se trouvait être un petit bonhomme extrêmement sympathique avec tout le monde , il finira au grade supérieur, genre de placard doré , lors de notre rachat par ce groupe tentaculaire tellement au point ! , mais , s'éclipseras également dans les cimetières remplis de ces cadres déchus. Les vaches grasses étant terminées , les vaches maigres arrivaient , la tension montait, la crise majeure dans ce bâtiment , accentuait les rancœurs mises sous le boisseau depuis des années. Les présidents directeurs généraux se succédaient et s'en retournaient comme ils étaient venus. Je me souviens d'un grand patron à la mine joufflu , issu de la fabrication de briquettes Angevines , parachuté pour quelques mois , mais étant incompétent à l'extrême , fut enfin jeté aux oubliettes rapidement. Un grand de grand , du nom d'une marque de machine à laver , lava plus blanc que blanc , fit enfin les beaux jours de la boite , ce dernier était absolument génial , j'en garderais un souvenir impérissable de sa bonté et de sa gentillesse . La première réunion avec lui , je m'en souviendrais longtemps , assis sur une chaise de merde ,comme tout le mobilier d'ailleurs ,il s'affala par terre , la chaise n'étant pas assez solide craqua , le projetant au sol . Il avait du travail sur la planche notre saint du jour ! , raccommoder toutes ces imperfections , relancer la machine génératrice de profits , donner un nom , une véritable enseigne pour tous ces clients amoureux de la bonne marchandise. Nous étions à des années lumières des  futures ventes en ligne , et , c'est heureux , notre petite entreprise bananière n'aurait pas fait six mois .De mon coté , suite aux défections diverses , je récupérais la charge monstrueuse de nouveaux produits , me lançait dans l'aventure scientifique de ces basics tant convoités .J'avais la quarantaine , plein d'avenir dans les chaussettes , prêt à rattraper mon épouse dans son ascension personnelle et perpétuellement en mouvement. Cette dernière crapahutais ferme pour décrocher la lune . Le mano à mano commençait un jour de février , la compétition allait commencer. Mon chef supérieur , vilipendé par sa supérieure médiocre , ayant démissionné , laissait son poste vacant , intéressant à plus d'un titre, il fallait rechercher quelqu'un de potable et compétant du coté technique. J'étais leur homme de main !!J'avoue ,qu'après toutes ces années passées à gratter du papier, que je ne m'imaginais pas un instant au firmament virtuel de ces petits chefs de pacotille. La GRANDE émoustillée de compléter son collège d'affiliés à sa cause, me convoquait un soir , tard , de toute façon je restais des heures à bosser comme un nègre , c'était le moment choisi par elle pour m'impliquer et me faire rentrer dans cette bergerie de moutons pourris .A l'abri des loups , j'allais être absorbé dans cette l'arène démoniaque , affronter ces regards inquisiteurs et suspicieux . Si je me souviens bien ,lors de cette soirée mémorable ,cette femme était affublée d'une mini jupe très échancrée sur les cotés , un blouson de cuir tapissé de boutons métalliques trônait accroché à la patère multiples. Si je n'étais pas attiré par une femme , c'était bien elle , grosse fumeuse , elle empestait ce tabac de piètre qualité , et de plus ! je la soupçonnais de boire plus que de raison. Son corsage élimé laissait entrevoir le fruit défendu , mais j'avais l'habitude de la voir comme cela , cela faisait parti du tableau récréatif .  C'était véritablement une femme mure sur tous les points , prête à affronter n'importe quel déluge sur l'entreprise . Elle affichât le nouveau concept , en rajoutais  des tonnes de taches sur ma structure déjà existante , j'acceptais rapidement   , en fait le soir même , tout heureux de passer d'un bureau de dix mètres carrées ouvert à tous les vents , à un de plus de quinze , fermé à l'abri des regards , et bien sur non fumeur , je déménageais sans aucun regrets. Elle me proposa un verre d'alcool  , que je refusais catégoriquement , je supporte pas trop l'alcool fort, encore aujourd'hui je bois très peu ,sauf de l'eau bien sur .Il faut quand mème le souligner, à cette époque l'alcool était dans tous les recoins possibles,dans les bureausx bien sur, mais aussi dans les camions de livraisons .   Je quittais son bureau , heureux comme un petit roi , mes appointements seraient rallongés de centaines de francs  au bout de trois mois d'essais .Je passais en catégorie supérieur , affublé du titre de chef de produits . Avec mon épouse nous avons , certainement , dus arroser cette journée miraculeuse. Mais la surprise sera grande , je rentrais véritablement dans cette colonie de personnages affamés de pouvoir minuscule , prêts à toutes les turpitudes mensongères pour se sortir de complexes défaillances de leurs parts. Dans ce ce panier de crabes renouvelé , j'allais apprendre à mes dépends , les guerres intestines de ce groupe de sauvages personnages. A suivre JD.  

LA FIRME.// Chapitre.03

               Je suis dans ce prodigieux dernier cercle , en fait le dernier carré magique avant la solution finale. Dans ce grand bureau , habillé d'un lambris complètement vétuste , j'ai une fenêtre donnant sur cette cour immense , quelle chance !! de pouvoir respirer les échappements de nos multiples camions de livraison . Je songe à toutes ces années à regarder par cette fenêtre donnant sur l' inaccessible liberté d'influences , ces gens mirobolants de sagesse , de pouvoir absolu , avides de l'éventuel commandement supérieur . J'ai décidé d'être le plus humble possible , surtout ne pas froisser ces laissés pour compte ,surtout n'être pas prétentieux comme certains futurs collègues de bureaux . De plus , je viens de nulle part , un CAP de menuiserie m'a propulsé un peu quand même , mais il me faudra travailler d'arrache pieds pour réussir ma transformation et surtout ne pas décevoir cette Grande duduche directrice de cette firme .En comparaison si j'étais en 2020 je serais rétrogradé au cinquième sous sol , à balayer les ordures , c'est sur ! et certainement vrai. Mais voilà l'ascenseur social fonctionnait à plein régime ,en ces temps là. Je me souviens d'un président directeur général logé au cinquantième étage à la défense, maitre d'œuvre de ses milliers, d'employés , qui avait débuté comme gratte papiers comme moi , dans les cotes du Nord de l'époque. Il m'appelas toujours par mon prénom , jusqu'à la fin de ce cycle magnifique .C'était la reconnaissance sans faille et sans failles de ces grands patrons issus de la piétaille , chère à Mr Mélenchon. Dans la vie professionnelle , la modestie, le respect envers la hiérarchie , sont les composants premiers pour une réussite programmée , pour mon époque j'entends. Je serais servile envers la Grande , l'écoutant religieusement comme un foutu carnet d'évangile , et déférent envers ceux de l'étage supérieur , les inaccessibles . Au fil du temps je prendrais réellement de l'assurance , car , finalement , je m'apercevrais de l'impuissance de cette femme à comprendre les différentes subtilités de ma charge concernant mes fabuleux produits de plus en plus sophistiqués . En effet , à cette époque bénie , peu de personnes savaient comme moi , dans cette entreprise , gérer efficacement les particularités techniques. Au bout de quelques semaines , je me trouvais comme un poisson dans l'eau , jonglant rapidement et efficacement avec ma démentielle charge .L'inconvénient de n'être que le seul à savoir gérer des lignes de produits délicats , c'est que je n'avais pas le droit de m'absenter, la grippe hivernale : trop indigeste pour moi , surtout pas de blessures .La Grande , petit à petit me lâchait la bride , ne faisait pratiquement plus d'incursion intempestives dans mon sacro saint bureau , ne me caressait jamais plus le haut de mon dos courbé sur cette machine infernale . Je recevais régulièrement , les clients importants , et surtout tous ces fournisseurs potentiels pour nos futures affaires , ces derniers avides de commandes démentielles et conséquentes de ma part , faisait le pied de grue à ma porte généralement ouverte .Par politesses je laissais rarement mariner ces verbeux imperturbables Très peu de femmes , ah ! si une représentante de façades de placards se trouvait dans la trajectoire de nos achats supérieurs. Cela se terminait ! la plupart du temps au restaurant dans ce centre ville populeux. Mais en dehors de tout cette organisation , restaient une fois par semaine ces fameuses réunions indispensables pour rassurer notre directeur général. Un vrai commandant de bord , chemise blanche sans cravate SVP , c'était la nouveauté !! allait présider la séance souveraine , ils nous soupesait de sa stature majestueuse , testant chacun dans son rôle de petit chef . L'effrayante machinerie dominatrice était en marche , les stocks , les invendus, la sapristi de marge brute , jamais excellente , enfin le chiffre d'affaire , ce dernier intemporel souffrait peu de cette crise résiduelle. A la queue leu leu , nos épais dossier sous le bras , nous grimpions dans ce fameux bâtiment à un étage, gare à celui qui oubliait son stylo !! impossible de sortir . Dans cet antre , le comptable , supporter invétéré du stade Rennais , comptait les sous de la boutique comme un véritable banquier d'affaires , prêt à dégainer sa baguette en cas de dérapage exagéré . Nous serrions les fesses , tous ensembles , lorgnant sur la porte des toilettes toutes proches , décidément bien occupées. Quand tout marchait correctement, c'est à dire : résultats corrects , pas trop d'impayés, stocks ne débordant pas trop , nous avions droits à une collation légère , enfin ! ce petit monde se détendait , presque intimement se rapprochait et trinquait à la bonne santé de notre fabuleuse entreprise . Au fur et à mesure de mon implication dans ce petit monde adorable , je m'accrochais définitivement à ce job passionnant . C'était devenu ma deuxième famille , je ne comptais plus mes heures , souvent le matin très tôt , j'étais le premier, bien avant cette fluette petite femme dévouée pour le ménage. Cette dernière , armée de sa brossette magique nous débarrassait , pour la journée de ses sempiternelles araignées du matin, synonyme de chagrin. J'adorais retrouver cette solitude , ensuite les collègues arrivaient les uns après les autres, redonnait de la vie à cet environnement . La pièce de théâtre pourrait commencer, le bruit continuel de ce standard téléphonique , plaque tournante de ce collège de gens précieux , démarrait à huit heure précise .La standardiste irremplaçable jeune femme donnait le la avec son standard électronique , c'était notre standardiste attitrée , mais pas que cela , notre confidente , notre secrétaire particulière, elles en connaissait des petits secrets cette gentille fille !! ses sourires que nous lançait cette jeune femme nous inondait de ses risettes . Comme un chef d'orchestre fabuleux , la Grande gérait du haut de son un mètre quatre vingt tout ce petit monde asservi .La joie régnait souvent , la tristesse aussi , quand un collègue pour une retraite bien méritée , nous quittait définitivement , mais la vie continuait de plus belle . Beaucoup de clients , bons ou mauvais payeurs , se donnaient rendez vous chez nous, mettant un solde de tout compte à cette prodigieuse machine à café. Cette dernière installée depuis la nuit des temps , servait la gentillesse, la complicité entre nous , elle rapprochait même les aigris , les donneurs de leçons , enfin ces perpétuels négatifs à la procédure obligatoire. Un seul syndicat que je ne nommerais surtout pas , inféodé complètement à ce patronat devenu économe , se trouvait au firmament des petits arrangements , un petit gars ,absolument le cœur sur la main dirigeait de main de maitre ces résultats d'élections représentatives. De toute façon dans ces années glorieuses , nous avions des hausses de rémunérations absolument magiques. Pas besoin de manifester de vive voie sur la piste publique , le patronat lâchait sans compter , deux fois par an de substantielles augmentations , mais cela n'allait pas durer très longtemps. Les semaines, les mois, les années passaient , tout ce petit monde au garde à vous, continuait à travailler et à gratter de mirobolantes ristournes auprès de fournisseurs scotchés à cette rue en impasse. De mon coté, j'ai même vu une fois un ami fournisseur important arriver en Ferrari , instant inoubliable :!!!! Egalement !! au début du fameux Radiocom 2000 ces voyageurs affublés de cette énorme batterie portative, avec le gros combiné , quelle époque!!! la grande avait un portefeuille de produits absolument conséquent , à elle seule , les plus importants rendez vous , elle disparaissait des après midi entiers, occupée à écumer les resto du centre ville .Mais cette bougresse ne grossirait absolument pas dans le temps ,comment faisait t'elle, même les parties de jambes en l'air ne suffisaient pas!!, elle restait filiforme, parfaitement agréable à regarder, enfin pas complètement !! Sa tronche vert de gris , penchant plutôt vers le gris saumâtre , m'empêchait de rêver , un point c'est tout !! Nous avions un responsable pour visiter les décideurs en bâtiments futuristes , ce dernier sportif accompli , avait son coffre rempli , non pas de juteux contrats, mais du parfait accoutrement du sportif accompli. En plein effort physique , il finiras noyé dans un étang d'une carrière remplie d'eau , certainement repus des agapes de la veille , il s'en était allé sous d'autres cieux . Ce gars la , m'était absolument antipathique , d'une méchanceté inouïe , il dénigrait mes produit, jusqu'à proposer d'y mettre le feu un soir !! Paix à son âme , nous nous retrouverons peut être la haut , lui avec sa planche à voile moi avec mes tarifs , qui sait ? Ah si !! je ne vous ai pas causé de la pléiade de collègues subalternes , deux marches au dessous. J'appelais plutôt cette frange de la société , la cour des miracles. C'était ! en effet , une association de collègues dépourvus de la plus totale empathie pour leur entreprise. Dénigrant continuellement la direction , pourtant limpide , c'était le rendez vous de cancans monstrueux , de discussions à n'en plus finir. C'était aussi ,le lieu de livraison de la redoute, les trois suisses , enfin tous les catalogues de ventes par correspondance se trouvaient dans cette ubuesque réception .La grande faisait la guerre à ces gens la , le décroché du téléphone n'était par leur fort , délaissant le prometteur client dans l'attente d'une hypothétique cde ,ils continuaient dans leurs horribles Bla Bla . C'était bien!! les prémices du fameux BlaBlaCar .Nous les artistes dévoyés à la cause, nous nous énervions de voir cette chapelle mitoyenne remplie de cornettes , continuellement aux abonnés absents. Ils étaient trois pour recevoir les clients , un ancien gratte papier banquier , fervent adorateur de la CGT , un adepte de frites bien graisseuses (il en mangeait tous les jours) , et une fine lame brune parfaitement longiligne avec une dent trouée en plein milieu de la figure. C'était la patronne de cette dantesque réception , enfin ! elle le croyait , sa robustesse à nous répondre sans aucune vergogne, faisait , que nous finissions par la laisser contempler ces chers catalogues en sourdine .Je n'avais aucune affinités avec ces collègues, mais je supportais finalement leurs légèreté. De plus ! ils nous étaient indispensables pour la bonne marche de nos affaires. Tenez !! par exemple , ce gros mangeur de frites , devenu au fil du temps carrément obèse , se trouvait être une vraie encyclopédie portative , il connaissait les deux mille huit cent pages de la nomenclature par cœur. Il nous suffisait de lui demander, entre deux portions de frites , pour avoir la réponse immédiate . Ce dernier finira , lourdé, chez Emaus en train de réparer l'électroménager d'occasion. Cet endroit de la firme , était le carrefour de toutes ces minettes encore fraiches , les vielles morues pas encore dessalées resteront dans leurs bureaux au premier étage , celui de la peur , pour nous de rencontrer le saint sépulcre. Je m'affirmais de plus en plus, le chiffre d'affaire augmentait, considérablement , si je me rappelle bien! nous avions franchi les trois millions de francs lourds un mois de mars, de quelle année !!! je ne saurais vous le dire, toujours est 'il que , ce fut la samba au champagne au premier étage dans ce fameux bureau ovale. J'étais réellement satisfait d'avoir multiplié ce chiffre d'affaire , mais je n'étais pas , bien sur !! le seul à la manœuvre pour le réaliser.......à suivre la cohorte de légionnaires de la vente. JD.........  

LA FIRME.// chapitre 04.les forçats de la vente à emporter.

               Dans ce chapitre , je vais toucher au système ultra sensible de cette firme avantageuse : , celle des forçats de la vente ou , plutôt , de ces fameux guignols de la ristourne automatique. Il était une fois !! non !! ..c'est pas bon , pas correct envers mes anciens collègues dorénavant en retraite , ces collecteurs et distributeurs de bons de commandes , dorénavant au rebus pour l'éternité , ont fait avancer cette firme sur l'échiquier commercial. .                  Il faut , bien sur !! évidemment restituer ces faits dans leurs temps, c'est à dire ,les années quatre vingt à quatre vingt quinze .L'informatique n'existait pas encore dans leur sacoches en cuir véritable , la seule chose de qualité , des tonnes de tarifs papiers garnissaient les sièges de leurs automobiles au mazout déguelasse. Comme l'inflation gambadait joyeusement , nous avions à réactualiser nos couts de revient et de ventes plusieurs fois par an. Des millions de photocopies sortaient continuellement de la géante imprimante de marque Canon. Cette dernière sera remplacée très souvent , par de nouvelles continuellement plus importantes , plus performantes , crachant de plus en plus de ces papiers pas encore  recyclés. Tous les collaborateurs aptes à la vente , enfin je crois!   en recevait une copie de ce tarif applicable immédiatement .Très souvent , le temps de les classer dans les classeurs cartonnés merdiques , il fallait , à cause des sempiternelles augmentations recommencer de nouveau .Nos attachés commerciaux absolument performants , n'en finissaient plus de classer ces tarifs , en fait ! finissaient par les laisser croupir dans le fond de leurs coffres de voitures  dégueulasses .D'ou ! de méchantes joutes verbales quand les prix donnés aux clients  ne correspondaient pas à la réalité réactualisée. Mais! souvent , ces forçats de la route en fait , ne donnait plus rien du tout à part le sac de ciment de 50kgs (à cette époque le sac faisait 50 et non 25 kg comme actuellement , ce fut une avancée considérable dans la lutte de ce fameux mal de dos de tous ces derniers de cordée , francs de la maçonnerie). A leur retour à la bergerie ,ces cerbères de la pantalonnade verbale , nous laissaient le soin de chiffrer nos produits miraculeux pour ces imbéciles de clients cotonneux .Ils roulaient dans des voitures banales ,presques rustiques par rapport à votre époque , sauf un !! celui la , le pire d'entre eux , j'étais sa bête noire ,je le lui rendais bien, mon statut , peut ètre  ?  protégé me suffisait pour l'occire définitivement , va savoir pourquoi cette haine ? je le nommerais Soupe Au Lait , Vendéen de souche improbable , salopard invétéré , sans arrêt à colporter de fumeuses et terribles rumeurs féroces sur les uns et les autres , dans les pattes de ce DG .Il avait une auto supérieure en cylindré et surtout en confort . C'était certainement , le véritable chouchou de ces hautes sphères directoriales , il était détesté par une grande majorité d'employés subalternes , hait par la chef comptable , mais comme il était dans les petits secrets d'alcôves , tout ce petit monde ne pipait le moindre mot indocile . Je reviendrais sur cet olibrius inoubliable de méchanceté , plus tard , dans un autre chapitre me concernant , la vengeance est un plat qui se mange froid , ou plutôt se déguste . Au début , ces attachés commerciaux étaient pléthore dans ces bureaux , de bonne heure à gambader joyeusement d'un bureau à un autre , soutirant les meilleurs prix possibles pour leurs chers clients désignés ou choisis bien sur , évidemment , comme le lait le feu ils se gardait les meilleurs !! Comme je vous disait plus haut dans ce chapitre , ils ne faisaient pas dans la dentelle de Calais , il nous fallait truquer nos prix de revient perpétuellement , pour rendre l' estocade fatale dans le portefeuille de la clientèle . J'avoue ! que je n'étais pas le dernier à combiner de réels forfaitures envers ces clients fortunés , pour une partie , certainement à nos dépends , une faute avouée est à demi pardonnée . Mais je vais commencer à vous détailler ces olibrius protégés par le saint siège du premier étage.                          Un vieux bonhomme bourru , véritable ancêtre de la vente à emporter ,se trouvait être le spécialiste de la débrouille méthodique , ce gars de son véritable prénom ''René'' était capable de vendre trente kilos de pointes inox à la vielle de son village , en chaise roulante , habitante dans son quartier , tout çà ! pour accrocher le minable tableau du grand père dans son salon . Il habitait dans un hameau perdu de la campagne Rennaise , celui ci , longé par une départementale ultrarapide , se terminait par un virage à angle droit , de multiples enjoliveurs se détachaient des roues mal ficelées . Mon bonhomme , homme de la vraie terre , récoltait ces ronds de ferraille désormais inutilisables , et , les accrochait à sa façade de sa maison décrépie . C'était réellement magique , il m'est arrivé , de passage dans le secteur , le dimanche en vélo , de m'arrêter longuement pour scruter ces antiques métaux décorés. Il était génial ce bonhomme !! mais absolument collant , un vrai scotch de qualité supérieure . En voyage d'agrément avec le C.E. j'étais assis dans ce bateau d'un autre âge , occupé à admirer les rives de la rivière l'Erdre dans les faubourgs de Nantes la bourgeoise. Ma femme et moi-même étions installés justement à coté de mon vendeur de miracles . Nous fumes assommés pendant huit heures durant , de détails de toutes les toitures environnantes, tout y passait , les cotes, les circonférences, les hauteurs du faite , enfin tous ces corps de métiers afférant à son immense popularité. Mon épouse présente ce jour la , en garderas un souvenir absolument mémorable , impérissable . Avec ce type ,nous avions , dans l'entreprise commerciale , un antique brocanteur d'objets pas du tout adaptés à nos ventes habituelles . Il fallait lui trouver continuellement dans nos gros livres finement détaillés , des produits hautement improbables ,mais tellement formidables pour lui . Quand je le voyais débouler avec son aspect débonnaire des années quarante , dans mon bureau !! je savais !! Ma petite secrétaire accrochée à son démoniaque standard , devinait tout de suite , s'efforçait de me passer rapidement une ligne souvent virtuelle , je respirais enfin . Mon bonhomme était supervisé par un autre vendeur , beaucoup plus costaud , un génial inventeur de la bêtise commerciale, là !! c'était véritablement du grand Hollywood, un véritable western quotidien , à ne plus savoir quoi dire . Il m'écrasait de sa stature de commercial majestueuse. Il faut savoir que , certain de ces personnages à défaut d'être talentueux, récupéraient de monstrueux avantages mirobolants. Vignettes de voitures personnelles gratuites, pas de taxes télévisuelles !! un abattement énorme sur l'impôt sur le revenu , allez savoir pourquoi ? De plus , ils se servaient sans aucune vergogne , de cette voiture trois portes avec deux sièges . J'en ai vu livrer leurs mioches, le nez dégoulinant de morve , le matin à l'école communale , dans la voiture de la société , les gosses dans le coffre arrière , dans les détritus papiers, se cramponnant à la ridelle . Mais ! vous en conviendrez c'était une autre époque , la mienne , et je la regrette un peu quand même. Un autre représentant de commerce, était un amateur de tableau de maitre , il nous parlait souvent de ces gouaches mirobolantes , je me souviens peu de ce type , sauf qu'il était bizarre, le visage pas réel , ovale comme le bureau du DG. Certainement embauché pour son profil destructeur , les clients devaient le fuir , en commandant pour se débarrasser de cette ruine boutonneuse ambulante .                                                 Je vais finir par le summum de la bêtise humaine possible dans cette firme . Le dernier gars sur ma liste dévastatrice , Michou pour les intimes , était d'une rare incompétence , sauf !! je dis bien sauf !! à connaitre tous les restaurants de cette capitale Bretonne et environnantes. Il battait des records en compétence en tètes de veau marinées à l'ancienne , de cotes de bœufs monstrueuses découpées au scalpel , de desserts pantagruéliques . Il ne faisait que manger , et gare à celui , retardataire dans son assiette , cette dernière était irrémédiablement nettoyée par ce vers solitaire. Je reviendrais plus tard dans un autre chapitre entier sur nos futures agapes , ensemble avec Balthasar notre nouveau surveillant général. C'est une autre histoire absolument truculente , chers lecteurs , qui vous attends. Mais je vous laissent saliver d'avance. Rassurez vous ! j'ai perdu du poids depuis . Bon , revenons à notre acolyte broyeur de cotes en tout genre , en fait ! il n'en n'avait que le nom de représentant sur son costume élimé , c'était un nul à tous points de vue, incapable de donner le moindre tarif, sauf le m2 de Cp ordinaire, et encore. Normal ce produit faisait parti de la zone à La Grande duduche !! suivez mon regard !! Je n'en dirais pas plus , après le départ de l'amant , mon gars nullard parmi les nullard remplacera au pied levé le démissionnaire , pour le poste majestueux de chef des ventes ordinaires. Il était sur un pied mirifique , dans un habit beaucoup trop grand pour lui. J'apprendrais à le connaitre au fil des années, le suspectant de picoler plus que de raison, de s'empiffrer vertigineusement.                                        Reste à vous parler de mon représentant attitré à mes produits , un gars à la Marlon Brando, mijoté à la Clark Goebbels , incroyable séducteur auprès de ses clientes diverses. Toutes les filles, y compris celle à la dent creuse , lui tombaient dans ses bras poilus. Il était d'un charme fou !! Je succombais , non pas à son élégance désuète, mais , à sa façon d'enrober ses commandes. Je l'avoue !! il m'a bien aidé à décrocher le firmament de ce chiffre mirobolant .Il s'appelait comme le papa de notre Jésus international , sa coupe de cheveux magnifique de beauté séculaire , franchement , ...je n'ai plus de mots. pour d'écrire ce personnage haut en couleur , mais tellement sympathique et véritablement attachant . Nous étions une équipe parfaitement huilée , lui préparant ses dossiers le jour même, lui remettant le lendemain , il partait à l'assaut de ses clients souvent féminines. Il m'avait été colporté par les blablas ordinaires , que dans un job antérieur , il avait été moniteur d'auto école !! vous avez compris ? La mini jupe étant ultra courte à notre époque , peut être que !!! Je ne rappelle pas avoir rencontré un séducteur de ce gabarit là !! Son départ laissera un grand vide dans mon chiffre d'affaires , mais surtout chez les femmes , pas forcément célibataires de l'entreprise. Ce cycle flamboyant, étourdissant de légèreté se terminait , la grande épopée commerciale arrivait....................

LA FIRME.// Chapitre.05..Baltazar le mage venu de nulle part...

        Pas mal d'années ont défilées , nos champions aux pieds d'argile , sont toujours là , comme la misère , s'accrochent à d'improbables reconnaissances venant , du locataire suprême du premier étage . Mais ! ce n'était pas un miracle , la firme c'est transformée petit à petit , pour devenir une formidable machine à cash.  Accueillante et réellement performante . Elle est à même de garder son personnel le plus conforme pour une productivité appropriée dorénavant . Mais le grand soir approche , un rapprochement quasiment impératif se profile dans notre horizon .Certainement reconnus dans le landerneau de nos métiers plus tout à fait d'avenir , nous allons être avalés , disséqués , dépecés , finalement autopsiés , pour être ! à la fin , atomiser par ce nouveau partenaire de route , cette nouvelle concurrence deviendra réellement féroce , absolument intransigeante avec nous . Certains de nos compagnons de route vont partir , pour nous laisser tracer notre future marche vers le succès espéré , ce n'est pas un déchirement , mais cela y ressemble . La Grande Duduche dégage , propulsée dans ce firmament sélectif , le petit également , d'autres suivront , et de nouveaux arriveront , véritables parachutés bien calibrés , pour ne pas se prendre une gamelle monstrueuse . A cette époque on lave plus blanc que blanc , logique !! , les acquisitions ne se font pas par magie , souvent à la hussarde, de plus ! feront pas mal de dégâts collatéraux . Il était à craindre que avalé par ce géant de la distribution essentiellement professionnelle , nous serions expédiés dans les limbes des invendus , abandonnés par ce monstre avide de ce butin miraculeux , ils nettoieront nos comptes clients , les meilleurs passeront dans leur grandissime giron , agrandissant leur portefeuilles déjà d'exceptions , les meilleurs évidemment. Nos fabuleux produits garant de notre richesse accumulée , seront supprimés de nos listes , pour devenir des appoints ordinaires . Il nous restera notre façon de travailler , de débusquer les bonnes et nébuleuses affaires , nous  étions loin d'être morts. Le petit poucet à la remorque , allait donner la leçon à l'ogre international , voila notre challenge.                                  Avec ce groupe important , nous devenions , certainement la première offre sur le marché . Mes fournisseurs habituels allaient devenir leurs champions , je ne pouvais , de fait ! qu'observer cet état . Notre savoir faire si particulier , allait devenir la référence , la norme , la copie ressembleras véritablement à l'original. L'arrivée d'un directeur général nouvelle génération , un breton pur beurre , un nom à consonnance  résolument  Bretonne viendra refaire les beaux jours de notre antique société. ,allait faire décoller définitivement notre succursale devenue dérisoire . En attendant ,  les collègues, priaient pour leur avenir incertain , les chefs dégageaient , les petits bras resteraient à leurs postes respectifs. Pour ma part, j'ai bien failli y rester sur ce carreau !! un concurrent de choix , ami proche du nouveau DG était sur les rangs pour me remplacer. Je tenais bon, mes résultats excellents dominaient peut être ce partage. Finalement il sera placé a un poste correspondant à son profil , la voie était libre pour ma pomme. J'avais eu chaud cette fois ci. La stratégie de ce groupe géant était claire , être au point le plus naturellement possible , faire le plus de chiffre possible , par n'importes quels moyens . Terminé les petits arrangements à la petite semaine entre amis , nous étions surveillés étroitement dorénavant. Le nouveau petit chef repris la place laissée vacante dans cette agence. Bien trop gentil avec le personnel , il ne durera que quelques temps. la bise tous les matins , ce n'est certainement pas la panacée dans une entreprise moderne . Il me laisseras tranquille , je créais mon petit monde à moi , je gérais absolument tout , des achats jusqu'aux prix de vente, supputais les meilleur résultats possibles , gérais mes stock de façon drastique , ne jetais rien, houspillait mon attaché commercial attitré , pour ramener les meilleures affaires possibles . J'en ai vu pas mal de petits gars et filles , mais j'en reparlerais un peu plus loin . Je ne comptais plus mes heures. Les journées étaient à rallonge , peu importe , je m'impliquais définitivement dans mon job. Un jour ! ce petit chef est parti , les ancêtres devenus les gâteux de la société versèrent quelques larmes de crocodile et retournèrent à leurs chers catalogues . Nous attendions le nouveau. Des rumeurs s'amplifièrent , le blablarumeur  se remit à nous étourdir de nouvelles magiques , comme d'habitude. La boite fonctionnait admirablement bien , nous ne plongions pas dans la vétusté fondamentale , malgré ce rattachement à l'ogre de la ville voisine.                                                        Le jour venu , il arrivait , dans une vielle guimbarde pourrie , modèle Peugeot type 406 affligée d'un kilométrage considérable. C'était un géant , véritable rastaquouère obèse , il pesait et avoisinait , sur une balance bien réglée , pratiquement le quintal , cet exotique personnage haut en couleur , et mystérieux dans son regard , allait donner et accompagner une fantastique débauches d'énergie dans notre petite entreprise . Cette dernière allait devenir la grande et belle succursale que nous avons dans ce début de ce deuxième millénaire. Nous avons été , chacun notre tour convoqué dans le bureau ovale pour rencontrer cet étranger apatride à toute entreprise . Il était véritablement impressionnant de sagesse touristique , mis à part le poids conséquent , il dépassait presque les deux mètres sans ses galoches pourries , je remarquais immédiatement ses monumentales écrases merdes plus très à la mode , son gilet véritablement élimé , sa coupe de cheveux au carré tout à fait hirsutes . Bizarrement , ce va nu pied allait devenir mon compagnon de route , .contrairement à d'autres collègues , il me plut tout de suite. Il venait de Chartes , près de Paris , déjà les ragots racontaient , qu'il avait fait plonger financièrement une société du groupe. Qu'il remboursait mensuellement les débits constatés. Que nenni !! pour ma part , je l'acceptais immédiatement , ce n'était pas le cas pour un collègue avide collecteur de nomination improbable , mis sur la touche il accélèreras sa descente dans l'oubli . Ce dernier ne s'en remettra pas, mentalement , il dévissa , puis parti se mettre à son compte , finira dans un garage à voiture , ainsi ! va la vie de chaque personne .                                                                                       Le nouveau , futur  boss , fut mis quand même ! à l'essai trois mois , logé au premier étage, le DG , je pense le surveillait certainement du coin de l'œil !! Son job d'attente , constituait à reconstruire une nouvelle fois nos immémoriaux tarifs . Il fumait de monstrueux cigares genre havane , buvait plus que de coutume , mais était entièrement soft dans le déroulement de ses affaires .Il pris ses quartiers un beau jour , s'installa au centre de l'agence , il allait devenir ! peut être ? le phare tant attendu depuis belle lurette. Dans la persistante fumée tabagiste dégagée de ces narines d' olibrius , je voyais en lui , un véritable visionnaire , marchant à l'ancienne , à l'instinct , rejetant d'un bloc l'informatique , ne fonctionnant qu'au calcul mental , ça nous couteras néanmoins , quelques points négatifs aux inventaires bisannuels .Parlons en un chouya ! de ces recensements obligés , comme souvent , nos chiffres ne correspondaient pas au résultats souhaités, il fallait le voir !!  s'enfermer dans sa casemate vitrée , et en  ressortir avec la solution miracle, c'était véritablement du grand art , un véritable sorcier de l'entourloupe , était parmi nous. Je l'appellerais Balthazar du nom de ce voyageur sans frontières . Il rénovera de fond en comble notre système d'achats , nous appris à débusquer les bonnes affaires , étrangler les fournisseurs ,  tel était son désir le plus cher , mais il le faisait d'une façon tellement agréable, que cela se terminait à chaque fois autour d'une bonne table. Il se mis à organiser des fêtes, des voyages gastronomiques avec les clients, des journées de l'andouille de Guémené , des lots de bouteilles de pinard à l'emporter. Tous les ans en septembre , nous invitions presque cinq mille personnes à cette fête mémorable, c'est certainement encore le cas de nos jours, sauf peut être cette année à covids. C'était son œuvre , accompagné par le super dg Bretonnant Finistérien nourris à la galette de froment et à la crêpe aux beurre salé , nous allions faire des étincelles lors de ces retrouvailles. Du grand art , vraiment , j'en garderais des souvenirs exceptionnels . En fait ! pour participer à cette grandiose représentation théâtrale sur scène, nos clients devaient quand même commander quelque chose. La , c'était véritablement l'univers de la combine et de la débrouille , suivez mon regard .Nos vendeurs bidouilleurs professionnels , se démenaient pendant plusieurs mois pour catalpulquer leurs clients accompagnés de leurs rustiques  épouses , dans la fameuse salle , le soir venu .Mais nos attachés commerciaux!! un bien grand titre , étaient les chouchous de cette direction , sans arrêt applaudis, congratulés, gratifiés de soutiens de toutes sortes. Nous!! les seconds couteaux , regardions derrière nos écrans lumineux cette minable mascarade .Pour eux !! les récompenses, pour nous les brimades, nous serons relégués dans les affres du couloir , attendant le bon vouloir de ces dirigeants , véritablement devenus propriétaires de nos actes .  A suivre.JD......

La Firme :// chapitre 06..Le Boss..

         L'aventure c'est l'aventure!! Notre agence est devenue une miraculeuse machine à produire de la véritable richesse économique , c'est bon pour le moral . C'est véritablement indéniable , l'arrivée de ce monstre débraillé , va faire des étincelles aux quatre coins du département , comme un feu d'artifice permanent , nous allons plonger dans l'irrationnel d'un roi mage venu d'ailleurs . Les premières semaines seront comme les autres , le train train quotidien sera la norme . Mais! dans la vie d'une entreprise , si généreuse soit t'elle , rien n'est écrit d'avance. Au fil des jours, quelque chose de téméraire est apparut : le superficiel à délogé ce précieux coffre fort moyen ageux , le singe tarifaire devenu l'administrateur , de nos cervelles ensevelies , sous la masse de souvenirs , va embrayer comme par magie , sur de nouveaux procédés pas trop académiques  .D'échevins nous allons passer petits caporaux , suivant notre chef d'orchestre inattendu devenant , lui le commandant de bord de cette formidable armada  .Il ne faut surtout pas rater ce passage à l'an deux mille , il serait pathétique de basculer dans le noir dès le lendemain,  dans ce calendrier irréversible mais , tellement prévisible . Il faut nous préparer, un cataclysme majeur est , quand même annoncé, non pas par les réseaux sociaux pas encore nés , mais des médias pas du tout préparés . Ils nous faut , impérativement contrecarrer ce risque éventuel. Dans la nuit du trente et un décembre, hormis la fameuse tempête sur l'ouest de notre patrie , nous veillerons avec le plus grand soin au bon fonctionnement de l'horloge astronomique. De retour à l'agence les ordinateurs n'avaient pas changés de place ,  hormis un petit gramme de poussière  sur les écrans, cantonnés sur nos bureaux en formica, ils nous attendaient de touches fermes . Le deuxième millénaire démarrait en fanfare , champagne , apéro , casse croute à l'andouille de Guémené , cidre bouché , nous feront oublier ces années mille neuf cent . Le boss (je le nommerais dorénavant par ce véritable nom) avait , comme d'habitude la tète complètement dans les affres de la fête , mes camarades ne pipaient mots, tous enveloppés certainement de vapeurs alcooliques. Il fallait se remettre à l'ouvrage, refaire de sempiternels projets, décortiquer ces maisons à étudier . Les projets dans le département, ne manquaient pas, le métro pratiquement terminé , avait expédié des quantités incroyables de matériaux dans ce sous sol perméable , notre collègue féminine, abonnée aux architectes aux projets pharaoniques, collectait de multiples informations. Ancienne petit chef, comme nous, elle avait remplacé un garçon exceptionnel , Gilbert , promoteur de nombreux clichés dans le couloir du premier étage , il disparut dans la région Aquitaine avalé par les sudistes Girondins . Sa remplaçante , toute menue , d'un niveau intellectuel d'un niveau supérieur , reprenait ce flambeau,  portant nos couleurs parmi tout ces bureaucrates décideurs . Comme une lotte dans l'océan , elle nageait magnifiquement entre ces hauts gradés de cette architecture futuriste et ces cutéreux ouvriers sophistiqués  . Le boss , de son coté, véritablement sous marinier en eau douce , voguait au gré de belles affaires . Il adorait dépecer les forêts nordiques , ou Russo soviétiques . Négociant à des prix imbattables, il revendait avec une marge démoniaque ces morceaux de bois blanc par complètement desséchés . Il en aura des soucis de charpentes pas rectilignes , le résineux   pas entièrement sec naviguait comme lui à l'improviste sur les futures charpentes bretonnes . Que de litiges problématiques avait t'il sur son dos tordu par le désespoir d'un jour ? Lui seul ! connaissait la réponse , rien ne pouvait l'atteindre, il était composé de cette matière noble qui s'apelle les ''gens du Nord'' . De méchantes empoignables surgissaient de nulle part, envahissait son bureau enfumé de cigares d'Amérique centrale  , pour faire simple ,  la gestion de crise , se réglait au resto , comme d'habitude , le portefeuille bien garni de l'entreprise , réglait ces menues esclandres de sa part . Il lui était tout pardonné, évidemment les résultats étant la , le premier étage , au fond de ce couloir mystérieux , n'appréciait pas trop ses fameuses escapades, mais le Dg fervent supporter de notre Boss classait dans les affaires oubliées , ces fabuleuses incartades .Un jour de décembre, je ne me souviens plus très bien de l'année, nous étions assis sur nos chaises de bureau, en train de déguster les huitres de ce noël bienvenu. Le Boss avait un message personnel à nous faire passer ! les murmures blablacoches s'en donnaient à langues perfides. Qu'allait t'il nous annoncer ? ce pachyderme énorme ? L'annonce fut d'une brutalité sans égal, il était atteint de cette maladie affectant les neurones divinatoires. Nous resterons bouche bée , il allait nous quitter plusieurs mois, la suite n'était ,pour sa caboche ,  absolument pas programmée , de nouveau !! un certain collègue reprenait espoir pour prendre sa place  .Nous avions quand même, la mine sombre , nous allions !! peut être !!  perdre ce grand échalas sur pattes   . Il avait une certaine candeur , ce type !! aucune manifestation de tristesse de sa part , rien !! La cachait t'elle ?  Pendant plusieurs semaines ,nous avons pris de ses nouvelles , il survivrait encore, c'était un fait établi, peut être avec la calculette , à l'agonie, pourrait t'il ? peut être ? continuer ses affaires délictueuses .Et !! un beau jour de printemps , il réapparu, le crane enrobé d'un bonnet en coton ou laine, lui seul le sait , le sourire diminué , sa cabosse de nordiste avait véritablement trinquée. Il se remit à ses affaires , le poil  sur la bête reprenait le dessus , la fête redevenait la norme . Accompagné de son acolyte de chef des ventes à l'ancienne , il allaient écumer de nouveau les restos , secondés par leurs habituels clients fortunés . Ce fut l'époque de rendez vous somptueux avec nos fournisseurs. Je me souviens , et je n'en suis pas très fier, de cette empoignable magistrale ,autour de cette table fabuleusement composée de mets succulents . Nous étions sept à table, mon petit chéri de représentant , était de la fête, j'en ferais un chapitre entier plus loin, donc.......j'en reviens à ce repas inconsidéré , au final , nous aurons vidés sept bouteilles de ce fabuleux champagne , vidés une partie de la cave, pour finir complètement obsolètes dans la voiture. Mon fournisseur me confieras plus tard, avoir fait trois fois le tour du périphérique avant de trouver la bonne sortie. Mais c'était du grand art . Comme ces notes ultra salées , toujours dans cet capitale de la soif , l'adition se trouvait encore démesurée .Je retrouvais mon bureau, vers dix sept heure et quelque. Le véritable chaos , ne donnait pas une véritable et bonne image pour mes sobres collègues , personne ne pipait mot, ils nous observaient certainement pouffant de rire à nos mines écarlates .Je finissais par rentrer à la maison .  Mais c'était ainsi, les affaires sont les affaires, enfin en ce temps la !! bien sur. Au fil du temps , mes démesurées agapes , avec ces plus soifs diminueront  progressivement  , pour enfin devenir anecdotiques. Encore que!! je me souviens encore deux décennies plus tard, de cette fameuse tète veau avalée avec le plus soin, l'omelette norvégienne pour dix , dégustée à quatre. Je n'avais pas d'ennuis de santé, sportif presque accompli , je me farcirais pas mal de bornes sur mon vélo le dimanche matin. Heureusement !!!  

La Firme.:// chapitre 07.les cocottes en papier.

                                 Nous ne nous ennuyons jamais une seule minute. Quand nous ne sommes pas en train de nous démener pour obtenir les résultats souhaités pour nos clients, nous nous concentrons sur d'autres projets qui nous permettent d'explorer de nouveaux concepts et des idées innovantes. Pour ce faire  , notre conducteur général , celui en haut de l'échelle devina , peut être ? que notre avenir se trouvait dans la gente féminine .Pour la première fois nous allions avoir une escouade de jeunes femmes , prêtes à dégainer, de concert , dans cette firme absolument misogyne , ce fameux carnet de commandes . Je les appellerais les cocottes en papier , pourquoi ce nom ? , laissez moi le soin de deviner . Elles arrivèrent un beau jour , comme une escadrille bien réglée , par deux , issues d'un bataillon défaillant de cet antre de la consommation parisienne , que je nommerais """ yen a pas deux """ !! Les puristes en la matière comprendront et apprécieront à sa juste valeur mes propos proposés .                           Il faut l'avouer , que ce DG (de Landivisiau ) ancien pâtre de la biscuiterie Guéguiner , avait un certain gout pour les jolies femmes ,et je l'en féliciterais vivement , toutes les deux , féminines à souhait faisaient  se détourner les regards (au début , après on s'habitue aux défauts finalement ) , il est vrai que jusqu'ici nous n'avions que de mornes bosseuses , avachies derrière leurs comptoirs , plus avides de bisettes , de lectures diverses , que de temps de travail à accomplir pour cette Firme si généreuse en avantages . Eh !! les garçons, ne vous inquiétez pas , votre tour viendra : dans un prochain chapitre. Bon !! revenons à nos cocottes  sucrées maintenant tombées dans la marmite tarifaire . Dans le titre : en papier , mais dans la vraie vie plutôt , elles sont conçues en véritablement granit de chez Bretagne , donc ! incassables et inaltérables à la fois . Toutes les deux, se ressemblaient sur un point majeur , elles étaient têtues , normal !  me direz vous, les Bretons et bretonnes ont des tètes de caboches. J'en connais un rayon , dans mon village composé de bisons et d'ours réunis , je suis le seul réellement obtu à me battre contre les dérives contre l'écologie , mais : c'est une autre histoire, j'en ferais certainement une , après ma missive à Miss Pompili ! . Je commencerais par la plus douce , la plus aimable , la plus gentille , la plus expérimentée ,la plus ferme aussi ,et je suis certain , de loin ! la plus intelligente des deux . Ce fut la première nana balancée dans mon service , et j'avoue que je ne regretterais , plus tard , que son départ sous d'autres cieux miraculeux pour elle . Pour les puristes, elle faisait partie des passionnés de la vente à emporter , de la vente mirobolante , d'une justesse incroyable , elle apportait à la Firme ce qui lui manquait : la raison d'exister tout simplement. Chaque matin, aux aurores , elle nous apportait de multiples commandes extraordinaires de justesse , de finition fantastique , je ne pourrais retranscrire ce travail de ce personnage aux antipodes de l'extravagance , tellement cohérant ! que le résultat , sur le papier , devenait éblouissant . Du cousu main tout simplement, pas d'erreur , aucune faute tarifaire , rien !!  que de la justesse dans sa tonalité , de plus ce qui ne gâtait rien :  le pourcentage de marge était bien réel .Dans cet orchestre disparate , comme dans un écrin étincelant , elle  était  indemne de tous reproches , ce n'était pas le cas de tout le monde . Elle ressortait du lot tout simplement .                          Elle taillait en pièce , sans aucun autre préambule , la concurrence malchanceuse ,d'avoir en face d'elle , la puriste cocottière élevée au grand air. Elle finissait par afficher de magnifiques résultats et à augmenter la valeur de ma ligne de produits .Les deux nanas commençaient à se faire une place dans cette société d'hommes , certains ,véritablement imbus de leur personne , prêts à émasculer les dindons de la farce . Malheureusement , trop pressée , elle perdit le nord , demandait à partir sous d'autres cieux , notre Boss ,certainement fâché , fit une erreur grandissime , peut être la première en matière de recrutement , il la laissa partir , j'étais véritablement en colère .                                                                               Passons à la deuxième , en fait  , c'était sa copine  extradée de "yen a pas deux " , très liées dans la vie , nous regardions ces deux femmes se chamailler en sourdine ,  pour un rien , un sentiment de jalousie permanent , certainement , émaillait de ce duo grandissime , c'était rigolo et enrichissant à la fois. Comment vous détailler cette superbe Pénélope blondinette  future officier de la vente à emporter ? Magnifique , extravagante dans son habillement ,  très intelligente ,et je pèse mes mots ,  belle à déguster du regard bien sur !! avec ses yeux coquins , le regard mystérieux , elle jouait  en permanance de son charme , pour emberlicoter ses détracteurs. C'était absolument évident , par pour tout le monde !! . En comparaison de l'autre esthète de la vente à emporter ,ces filles  ne se ressemblaient pas du tout !! Imprécise au début , peut être jouant de malchance devant des clients retords , elle accumulait  pas mal de bêtises , trafiquait lourdement  en sourdine ,à l'abris des regards ,  mais ça passait haut la main , sa grossière  gourmandise à plumer les pigeons ,  l'emportait largement sur ses erreurs d'appréciation . La roublardise en fait , se trouvait en permanance  dans cette cocotte  surdouée de la débrouille miraculeuse  .Je le sentais bien , certains jours de malchances , mais c'était ! de sa part , tellement bien ajusté, que nous lui passions presque tout . Elle s'implantait définitivement dans l'équipe de ces vendeurs à la sauvette , pour finir dans l'équipe supérieure au bout de quelques années , elle s'était battue contre marées et tempêtes pour y arriver .                                               De temps en temps je la regardais , au travers de la vitre de nos bureaux contigus  , je découvrais un peu plus cette pervenche de la débrouille , à son regard , je savais qu'il se préparait quelque chose d'absolument improbable , pas forcément  avouable . Elle était , franchement très compétente pour débusquer le moindre nanar , retourner à sa manière , ses grosses incartades hasardeuses . La direction  lui confia de réinventer notre catalogue , ou plutôt de créer , la ! je dirais : et bien ! chapeau l'artiste !! du bon travail , notre livre de chevet , fut apprécié à sa juste valeur , deviendra un must de la bande dessinée composée de portes et de fenêtres ,mais  finira je pense , comme d'habitude , dans les coffres de bagnoles de ces représentants minables , incapables de donner les bons conseils appropriées . En ce moment je regarde par la fenêtre de mon bureau, une jeune pousse n'est pas très à l'aise sur son chariot élévateur , j'étais loin de penser qu'il allait devenir cet empereur , petit par la taille , de la vente à emporter . Les cocottes en papier ont désertés mon bureau , ont volés de leur propres ailes , me laissant seul , de nouveau le boss choisira finalement un jeune homme , faisant partis de cette gauche caviar, qui finalement avec le temps tournera sa veste de très bonne qualité vers cette nouvelle élite.........à suivre JD...........  

La Firme :// chapitre huit. la fète...annuelle..

                       Nous sommes bien plus qu'une équipe d'experts. Nous sommes une famille dont les membres partagent les mêmes valeurs. Nous utilisons notre passion et nos compétences pour faire la différence. Dans ce chapitre , il va s'agir d'un peu de légèreté .Le boss et son charmant adjoint , royal amateur de bons restaurants ,cherchaient une solution pour faire profiter les clients à quelques incartades en dehors de ces fameux bons de commandes. Ils cherchaient tellement , des jours entiers , affamés , au bout du compte jamais rassasiés , autour de ces fabuleuses tables de ces prestigieux restaurants de la capitale Bretonne , qu'ils trouvèrent , au moment de s'envoyer le digestif dans l'estomac , la solution miracle. Le boss n'était pas à un prodige près . Mais ! comment procéder ? faire comme la concurrence ? offrir de fabuleux voyages , tout frais payés , aux antipodes de la planète constructive ? Ce n'était pas si simple !! enfin , entre fromages et desserts , Euréka !! ils imaginèrent la solution , leurs neurones bien rassurés , leurs intestins complètement cuits et rassasiés ,ils échafaudèrent une sorte de rendez -vous global , faisant une pierre deux coups, tous les clients dans une même marmite. Assurancetourix , le druide Breton , n'y avait même pas pensé !! .D'un cout certainement élevé , mais au diable l'avarice , ils avaient, en fait ! trouvé le bon filon , pour réunir une multitude de clients, autour d'une table géante, les accompagner de musiques , les souler de futiles  paroles , réussir à réunir cette populace ennemie en affaires , il fallait oser !! Le premier opus , fut un petit voyage d'à peine deux heures trente de route , direction ce fameux Puy si cher à Philippe De Villiers. Le Fou serait notre première destination , une quarantaine de cars , nous attendaient sur les buttes de Coësmes , allaient nous emmener dans la véritable saga annuelle de la Fête. Je me souviens ! que notre chauffeur, néophyte dans la banlieue de Nantes (pas encore de GPS) , se trompait de route , nous arrivions avec un peu de retard au diner , ce dernier placé sur le bord de cette route départementale désaffectée , allait commencer le début de la soirée , la première dans la longue série à venir  .Pour une première sortie hors de nos murs carrés , ce fut une  formidable réussite , le spectacle nous attendait , ce Puy au début, n'était q'une moyenne renommée , nous étions peut être dans le tout début de cette aventure Vendéenne. Un de mes fournisseur, lancé sur son cheval cabré , donnait la charge à d'éventuels agresseurs. Nous avions au moins, si mes souvenirs son exacts un petit millier de  clients ayant répondu à notre invitation. Ce fut un succès phénoménal , le premier d'une longue série . D'année en année notre organisation allait crescendo , nous allions accueillir dans la capitale Bretonne , une multitude de vedettes , certaines inconnues au départ puis devenant au fil des ans internationales et incontournables de ces fameux plateaux parisiens. Le Boss avait du flair ; nous en conviendrons le lundi matin autour de l'indispensable machine à café . Mais ce n'était qu'un début , l'année suivante nous changions de braquet , passer du dix huit dents au douze , le plus développé , celui des vainqueurs potentiels , la plus prolifique en développé dégagé. Ils avait dégoté ,  lui et son chaperon affamé , une salle de spectacle dans la bonne ville de Combourg , celle de mes aïeux foudroyés par la terreur révolutionnaire de quatre vingt treize (mon oncle acharné érudit , m'avait raconté les affres de nos ancêtres , millimétrés à la guillotine , devenant au fil du temps collectionneuse de tètes bourgeoises tranchées par de sanguinolents couteaux , mais c'est une autre histoire, la mienne celle de ma famille ).Revenons à cet opus numéro deux , ils avaient concoctés deux soirées , Bernard Lecoq fut choisi pour animer , à une semaine d'intervalle , les deux spectacles , la salle étant trop petite , nous avions réglé le problème par deux surprises parties . Notre Boss avait réglé dans les moindres détails cette soirée satisfaisante , mais néanmoins ! un peu trop simple à son  gout , ils allaient devoir , avec leur imagination débordante , passer dans une autre dimension. Un détail , si ! me revient , sur la route du retour , derrière ma Peugeot couleur bordeaux me suivait une vieille et antique quatre cent six , c'était la sienne , vivant chichement , il avait conservé cette bagnole complètement vétuste, un peu plus tard nous ferons un voyage, pas en amoureux bien sur !! dans le sud, mais j'y reviendrais sur ce mémorable souvenir ...ne vous inquiétez pas .Bon...Jean !! tu divagues ce matin , il te faut reprendre ce fil d'actualités , celle des fêtes !! Les années suivantes furent ...comment dire !! folles et  fantastiques de nouveautés, nous allions passer de mille invités à plus de quatre mille convives à table !! Une véritable entreprise de spectacle improvisé par d'imprudents organisateurs . Le Dg arrivé entre temps , pris les choses en main , le Boss devenait son  bras armé pour organiser l'intendance , c'était une tache incroyable , il n'y avait que lui pour réussir cette magistrale organisation. Les petites mains ouvrières nous donnaient le coup de main , le dernier coup de marteau , la derniere  affiche , le dernier ballon à gonfler, les chaises à régler, enfin le coup de pinceau terminal .Il fallait être prêt pour l'heure fatidique , le début de soirée , comme le vingt heure de Chazal devenait une priorité dans la Firme. Nous étions sur notre trente et un, tous sans exception , nous attendions fébrilement le moment de ces retrouvailles . Aucune tète ne dépassait , l'ultra majorité d'entre nous était heureuse de participer , de côtoyer nos chers clients, de les voir différents, avec leurs épouses ou maitresses !! et bien sur nos collègues dispersés aux grés des affectations dans nos dépôts multiples. Nous écoutions religieusement notre maitre de cérémonie . Au son des tropette de Jéricho , Le départ de cette farandole d'acteurs et de serveurs  mirobolants pouvait commencer. Le discours , investiture et modèle inégalée en oraison funèbre de notre grandissime Directeur Général allait débuter derrière ce pupitre , seul  !! un grand moment d'incertitude , pour nous simples employés !! la tète , fraichement tondue par le coiffeur du coin  , littéralement penché vers ses chaussures , astiquées un maximum  dans l'après -midi , il allait démarrer tonitruant , sa narration aventureuse sur la crise actuelle et de celles à venir . Nous nous attendions à tout !! allait t'il pencher vers l'avant , l'arrière, ou sur les cotés, ou s'éteindre complètement sur la scène . Dieu seul , et lui le savait , au fil des années il ne dérogeât pas à sa règle, ces mornes paroles tristounettes résonnent encore dans ma tète , je le revois debout sur l'estrade  en bois , devant les multiples projecteurs , n'osant pas regarder les quatre mille paires d'yeux , racontant en palabres d'incertitudes , par des paroles sortant par moment brusquement , de temps en temps lentement . Un jour , en aparté , d'un air taquin , je me moquais un peu , pas trop !! c'est le DG quand même !! avec du recul , j'avoue que , ce n'était pas bien de ma part , il me renvoya dans mes seize mètres ,  en deça du carton rouge , le jaune suffisait amplement pour cette fois ci ! et il avait raison , je l'appréciais ce Dg haute couture Bretonne , il fut le phare que nous attendions, pas celui de l'ile de Sein !! bien sur!! mais notre vedette d'un soir, celui qui raccomodait ces petits problèmes entre nous , rassemblait finalement ses ouialles  .Les années se suivaient toujours de la même façon, les opérations commerciales , les fêtes , les voyages pantagruéliques au pays des canards et des oies , du boss avec ses clients débraillés , les sempiternelles foires et fêtes champêtres de ces salon Parisien et Nantais .Le passage à l'an deux mille nous réservait une petite surprise, nos épouses furent conviées à cette fête annuelle , la plus belle de toute .Assise en face de mon meilleur ami (un chapitre lui sera consacré) , ma chérie appréciait à sa juste valeur cet environnement si important pour moi. Elle aura une autre occasion de participer à une autre soirée , celle d'un fournisseur . Je ne sais plus , combien de formidables fêtes ont existées, je n'ai malheuseument pas gardé ces petits cartons de table, mais je réitère mes dires, il fallait OSER........chapeau l'artiste!! ...................  

La Firme:// chapitre 09.Les voyages extraordinaires avec le Boss.

                 .Le Boss , toujours avide de nouvelles découvertes fantastiques , allait m'embarquer dans une serie de cavalcades que je n'oublierais pas de sitôt. Nous voila partis un beau jour, à bord de cette antique bagnole , la fameuse Peugeot , décidément  toujours pas encore au rebut .                                  Direction le Sud, pas celui de notre région , non !! le vrai !! la ou le soleil brille toute l'année. Enfin je le croyais, étant à demeure   dorénavant , dans cette région paradisiaque  , je considère qu'il y a , quand même ! quelque jours de pluie durant les douze mois  !! pas plus de vingt..journées et ! encore  en comptant les orages !! ........ c'est dire l'écart entre ma chère Bretagne et nos montagnes . Nous étions partis assez tard , dans l'après -midi , nous filions pas mal de nœuds sur cette autoroute presque désertée par les touristes. La guimbarde , finalement avalait les kilomètres sans broncher , à part quelques fumées nauséabondes à l'arrière , rien à signaler à bord , hormis le chauffeur encore alerte , véritablement engoncé dans son siège usée jusqu'à la corde. La radio antédiluvienne crachottait des infos en presque continu . La conversation , sur un ton badin , agrémentait le voyage , rassuré sur les compétances de mon chauffeur d'un jour,  je m'assoupissais finalement. Ce grand bonhomme , avait ! assurément , roulé sa bosse , c'était une race , genre presque en perdition , avalée par les nouveautés dues à l'informatique envahissante . Je pense qu'il était heureux de s'échapper de temps en temps, ne plus subir les sarcasmes et les suspicions du bureau perché au premier étage , pas celui du Dg , mais de cette avocate de nos deniers dilapidés. Sorte de contremaitresse Finistérienne , sorte de cocker ruminant rageusement  son frein , elle se chargeait de faire sauter les fusibles en cas d'incartades majeures , véritable célibataire endurcie ,  je ne voyais pas qui pourrait essayer de flirter avec cette madonne de la finance  . Véritablemen obèse à son arrivée chez nous, elle s'appliqu'à un régime genre comme j'aime, et réapparaitra du jour au lendemain fine comme une anguille (de Vire) , l'odeur de la sueur en moins . Un terrible contre pouvoir restait définitivement à l'orée du bois , surveillait les faits et gestes de notre Boss et de nous également , pas de jaloux !! . Nous avions passé Bordeaux , son périphérique monstrueux , direction le grand sud .Notre futur port d'attache , pour la nuit, se trouvait dans la banlieue d' Agen , ville noyée sous une montagne de pruneaux .Enfin je le croyais , je n'ai pas vu un seul champ de ces adorables  comestibles . Il est  minuit , c'est l'été, il nous faut dégoter un hôtel , surtout un restaurant , pour ! enfin commencer par bien diner . Nous nous régalerons d'un foie gras poêlé ,une  magnifique mise en bouche de la région , un petit Cahors pour l'accompagner , et nous sommes allés nous coucher .Le lendemain , réception chez ce fournisseur inconnu , nous remettrons ça en plus grand. Il est convenu d'inviter notre petite troupe la prochaine fois. Mais les jeux étaient déjà faits , nous avions en toute connaissance de cause ,  notre futur fournisseur dans notre sacoche diplomatique . Nous referons le retour normalement, sauf qu'une énorme surprise nous attendait à l'approche de la capitale , des fumées très importantes survolaient le ciel , notre parlement de Bretagne était en train de bruler. Vaincu par ces hordes de pécheurs manifestants , la charpente n'avait pas résistée aux feux d'artifices , fumigènes divers, de longues années seront nécessaires pour la reconstruire , ce bien , de grande valeur avait failli disparaitre à jamais de nos mémoires . J'y passerais dans la journée, c'était désespérant , de tristesse, les bretons pleuraient noyés dans ce chagrin océanique .La date du  prochain voyage restait à déterminer , le Boss avait sélectionné quelques personnes , dont une responsable d'agence , je me demandais bien pourquoi cette personne  allait participer ? Sinon notre chef des ventes , comme d'habitude serait présent en tant que gouteur de plats , en cas d'intoxication il serait malade avant nous  , c'était notre assurance  portative !! . Un avion genre Falcon de chez Dassault  système , nous attendait sur le tarmac de St. Jacques , ce fut un voyage fabuleux , ce n'était pas la première fois que je prenais un aéroplane !! mais un comme cela , jamais essayé ". Pour beaucoup d'entre nous, ce fut un batême de l'air en fanfare ,dans la cabine  le champagne coulait à flot , offert par la flotte , même sur le tableau de bord , noyant la multitude de boutons et de cadrans , une intense peur nous envahissait d'un coup  , le temps de nettoyer les dégâts , et nous plongions  délibérement vers la cote Atlantique . De vols planés en piqués monstrueux , le chauffeur nous fit découvrir comment dégobiller en silence , déballer notre petit déjeuner au plafond , ce dernier devenu quelques instants notre  plancher . Notre chef des ventes , se tenait fermement aux ridelles des sièges renversés , je l'avoue que j'ai crains un instant , atterrir ou plutôt se casser la gueule sur le Pont d'Oléron , au milieu de la marée montante , sans payer l'octroi . Les deux chauffeurs s'en donnaient , les salopards , à cœur joie, satisfaits de leurs blagues de potaches d'aviateurs émérites , mais certainement éméchés de vapeurs d'alcool . Moins d'une heure plus tard, nous atterrissions , l'air hagards sur le rutilant bitume de cet aérodrome d'Agen , nos mains serrant fermement notre chapelet prêté par le curé du coin accouru en vitesse, sur !  de nous accompagner en enfer . Ce fut encore, une mémorable journée , le resto d'abord. Nous étions les hôtes , de cette miraculeuse Overgades, le summum de tous ces gastronomes avertis ,  de la France entière. Le choix du fournisseur avait été décidé lors de notre première incursion , les produits nous plaisaient , le patron , un extraordinaire personnage haut en couleur,  nous avait littéralement conquis. Il était de la race de ces découvreurs authentiques , qui , ayant débuté dans un simple garage à vélos , avait fini par exploser les compteurs dans ce firmament capitalistique . Nous allions commercer de longues années , et encore de nos jours , ses produits sont encore dans le catalogue de la cocotte en papier . Nous étions rassasiés de nouveautés , prêts à en découdre dans nos futures commandes, mais il nous fallait reprendre cet avion de malheur , bien rangé devant l'aérogare  désert.Un énorme nuage noir au dessus de la ville , n'incitait personne à s'embarquer !! sauf nous !! Comme nos estomacs , nous appréhendions la montée en puissance de ces réacteurs, obligatoire pour survoler ce nuage terrible d'opacité. Ce fut un maximum  de puissance accumulée !! Le commandant , nous fit découvrir presque le mur du son , pour ma part , je comprimais mon œsophage , ce dernier , dernier rempart avant la catastrophe suffisait à me rendre malade. Je n'étais pas le seul, nous étions tous !! vert , pas de ce vert genre écolo, non plutôt le teint cireux , pressés de retrouver ce plancher des vaches Rennaises . Ne volant pas très haut , de multiples embardées nous rappelaient que nous n'étions que des insectes cantonnés dans cette carlingue cerclée de fer , trouée de petites fenêtres , bien fermée , heureusement !! . Mais tout à une fin , mème le pire ,  heureusement.Je reprenais le volant de ma voiture , heureux d'en avoir réchappé . Ce fut les deux meilleurs déplacements avec la   firme , avec ce représentant de cette fabrique planétaire, nous ferons de fumeuses agapes, ne négligeant rien, même pas le portefeuille de ce dernier. Mais c'était le monde d'avant !! D'un commun accord avec ma ligne , je décidais de diminuer ces incartades gastronomiques , refusant la plupart du temps les invitations .Je revenais au bercail, c'est à dire dans mon bureau , je l'avais échappé belle !! Je me contenterais d'écouter ces deux cocos se raconter leurs sorties . Malgré tout, il restait quelques clients impossible à négliger , des tètes de veau en passant par des montagnes d'huitres , me rassurèrent quand à ma force d'ingurgitation.  à suivre.JD.

La Firme:// chapitre 10.Le petit napoléon de la vente.

                        Il est toujours plus facile de faire du bon travail lorsque l'on croit en ce que l'on fait. Je pense , dans la vie de tous les jours ,  que cette devise est forcément la bonne . Un jour ! est arrivé un petit bonhomme , haut comme trois pommes à genoux .Catapulqué un court moment sur un chariot à quatre roues , carburant au gasoil  , il fit , dans la firme , ses premières armes dans l'obscurité la plus complète. Bonaparte avait commencé de la même façon. Pas très à l'aise à la conduite autonome , mais élégant dans sa posture , ce gars la, néanmoins , m'intriguait  un peu . Sa façon d'être , de paraitre , ne justifiait absolument pas ce poste au bas de l'échelle sociale. J'avais à cette époque dans mon armada de personnages de la vente à emporter , un ancien chef de cour , comme il y en a partout , plutôt flanqué d'un balai brosse , que d'une machine à calculer. Devenu , bizarrement , un véritable technicien en escalier , il me faisait les beaux jours de cette gamme composée de marches, de balustres, de limons et de contremarches. Pourquoi changer de stratégie ? Le départ à la retraite tout simplement , donne de nouvelles chances à d'autres individus frappant à la porte des entreprises . Grand propriétaire terrien , Il ira  , quand son heure aura sonnée  , dorénavant , compter ses bottes de paille dans ses champs , définitivement en jachère , le long de cette  belle autoroute vers le Mont Saint Michel . C'était un valeureux guerrier de l'obéissance  sur la cour , et pourtant , je n'étais absolument pas conquis le jour de la décision de notre DG. Je fus rassuré en le voyant , il avait délaissé son fameux balai à récurer les toilettes , et c'était habillé en conséquence , façon vielle France des années cinquante . Les débuts furent un peu compliqués , comme tout à chacun , il cherchait à m'apprivoiser, le plus ancien allait se faire connaitre , faire sa place  . Au début , il fallait commencer par lui faire admettre que le manche du balai n'avait pas du tout la même valeur qu'un bon de commande. Il s'y est mis très facilement , il ne mettra pas longtemps à dépasser les objectifs fixés , il était gentil , affable , honnête , un peu trop....dans sa  nouvelle vie de vendeur embulant , la roublardise ,pour un vendeur  est la principale valeur . Lui , en homme respectable, restait l'ami de ses clients d'un jour , pour toujours , c'était gravé dans son marbre d'homme  véritablement honnête . Je ne l'ai jamais revu !! mais ce métronome resteras peut être le meilleur d'entre nous , droit dans ses bottes . Ensuite vint le petit , je dirais pas ''gros'' il ne l'était pas ''encore''. Ayant sa carte au partie Socialiste, connaissant  pas mal de pointures dans ce firmament de la haute couture Parisienne , il ne détonnait absolument pas , pas du tout raccord avec lui sur ce sujet , de gentilles contradictions éclataient de temps en temps entre nous . En civil , il était affublé d'un magnifique costard de la rue des Rosiers , l'affichait hautement. Peut être son petit péché mignon ?Son verbe , excellent de maturité , doublé d'une éloquence sans pareille , dépareillait dans ce rustique univers de roublards pas sortis de mat sup   , une qualité hors norme à ce niveau !! . Je m'attachais très vite à lui , je pense que , réciproquement , il avait bien accepté nos différances , surtout autour d'un bon gigot . Il était grand temps pour lui de changer sa position dans la firme , les palettes tombaient les unes après les autres , suite aux embardées mal négociées au volant de son bolide .Pas encore de morts constatés sous les roues , mais pas mal d'imprudences au fil du temps . Ce petit bonhomme arrivait , un beau jour ,  dans mon bureau  , majestueusement sapé ,  les cheveux gominés , coupés  au carré , une véritable senteur appropriées pour approcher les clientes.Il avait obtenu ce qu'il voulait !! Il le méritait amplement , et la firme économisera pas mal de cotisations d'assurance sur la vie des ouvriers et employés traversant cette cour des miracles(j'y reviendrais plus tard) . Tout était , bien sur ! à construire chez ce type la , je me régalais , je m'acharnais aussi un peu , normal !  le vieux briscard en avait sous le pied , lui ! ne connaissait  pas grand chose dans nos matières , il fallait que cela rentre, par tous les moyens inimaginables . En tant que socialiste patenté, il avait la fâcheuse habitude de ne pas oser demander d'acompte aux grand -mères . Je me souviens qu'un jour , le bon de commande posé délicatement par ses soins  sur mon bureau , peu importe la somme, n'avait pas le fameux trombone pour accrocher le chèque !! au garde à vous, planté comme un âne , devant moi , très fier de lui, il attendait les félicitations habituelles  , ou les carottes comme récompense  !! Je ne répondais pas , attendait la suite , le faisait lambiner . Et le chèque ? lui demandais-je !! C'est une grand-mère !  , et alors !! rétorquais-je !!  l'argent se trouve sur son livret de caisse d'épargne !! J'étais hilare de connaitre la suite  par  ce gamin magnifique de légèreté  .Je n'ai pas osé !! Ma règle en alu dans ma main droite tapotait rageusement le plat de ce bureau déglingué , la firme , plus tard nous offriras des appartements somptueux pour y travailler. Une sourde colère , bien dissimulée , j'exigeais de lui , d'aller revoir cette petite dame  certainement plantée sur ses cannes ou poussant son déambulateur  tout neuf, payé lui !! rubis sur ongles!! , et de lui demander , tout de got !!  de sortir de son compte épargne , l'argent nécessaire pour la transaction définitive .Je fus intrangigeant , le chef!! quoi!!  En attendant , je refusais purement et simplement , cette belle commande devenue , de facto obsolète , indésirable sur mon bureau surchargé de crayons et styles et d'outils en tout genre (j'étais un acharné du stock en écriture, j'y reviendrais plus tard sur ce péchéché mignon  ). Je poussais véritablement le plus loin possible ce bouchon  (pas encore de champagne, mais cela viendra) , il fallait lui transmettre impérativement  , que , en fait ,  le client doit payer finalement au bout du compte  avant........la livraison !! .Mais c'est une mamie , certainement  une veuve  éplorée , je m'en fiche !!  , nous pouvons lui faire confiance !! Normal ? me direz vous, non !! pas pour tout le monde ! Je ne fléchissais pas sur mon attitude  pour lui arbitraire  et absolument abominable  de rudesse envers cette viellesse  , j' accentuais  l'indécence et la pression sur sa caboche toute neuve en affaires . A sa mine cramoisie de douleur et de honte à la fois ,je le sentais   anéanti, complètement catastrophé d'être obligé d'y retourner , non pas pour souhaiter le bonjour à la vielle mamie , ou lui faire la bise , prendre , peut ètre ?  le café  de chez Casino , mais pour lui soutirer le pognon de son  p.... de livret épargne  cadenassé à double tour !! J'avais devant moi , au garde à vous , un garçon véritablement malheureux , j'avoue que je le comprenais sur le coup,  mais je ne ne lui dirais rien !!  .Allait t'il obtempérer ? . Il se retournait au moins deux fois ,( si c'est trois tu rectifiras )......... , pris sa sacoche en cuir de  pure vachette ,et , rageusement  remis sa belle commande dans son dossier , et , vexé  ! tournera  les talons , je le pense ! furax . J'imagine qu'il devait maudire ce vieux connard  de chef derrière son bureau , auréolé de gloire passée ,et de me donner de monstrueux noms d'oiseaux dans sa  petite voiture  deux places . Mais c'était la règle !! Dans les affaires il ne fallait pas faire de sentiments !! La vielle aurait passé de vie à trépas, le lendemain , nous étions marrons , la marchandise sur les bras , allait alourdir mon stock à déprécier . Il fallait lui rentrer ça dans sa tète. Je pense que le principal avatar de nos vendeurs , hormis ! le fait qu'ils ne s'empressent pas de tomber sur le client le plus rapidement possible , mais en fait que tout à chacun , ces magistrats de la vente à emporter croient que le portefeuille du futur client n'est pas plus fourni que le leur !! C'est souvent archi faux !! Le client quand il rentre dans le magasin, rêve déjà , il est , littérallement en conquête d'avoir le meilleur produit possible , peu importe le cout !  . Et pour ce faire il déversera une manne de billets sur la table, qu'importe  ! l'humeur de son connard de banquier ,et !  en face de vous , il se fera plaisir de toute façon prèt à transgresser  la norme financière . Mon  charmant petit gars ,  après ce malheureux dérapage incontrolé , accentueras ses possibilités , pour devenir  , de loin le meilleur de la classe de la vente à emporter , il le resteras toute sa vie, j'en suis certain !!  . Dans ma vie professionnelle,  je n'aurais que de la chance , je serais tombé que sur de belles pointures , hommes ou cocottes en papier , m'auront éblouis sur leurs capacités à développer leur savoir faire . Et je les en remercie. Mon petit gars devenu un peu plus client potentiel pour "comme j'aime" , partiras , à son tour , mais resteras dans la firme , logé au bord de la mer, sur la cote d'émeraude, à regarder le soir, les Goélands lui envoyer leurs fientes sur son crane presque dégarni. C'est le seul avec qui je garde, bien sur ! de loin des relations , je l'avais invité un WE à la montagne, je l'ai fait marcher un peu , Trois kilomètres plus loin , sur la minuscule butte derrière chez moi , dès les premiers hectomètres , il rendait l'âme , téléphona  le soir même à son cardiologue. Il n'était pas fait pour m'accompagner sur les hauteurs, homme du plat pays , prestement , il repartiras vers le Nord Ouest. La vie continuait dans cette firme , les résultats meilleurs que prévus accentuaient nos dividendes, certains d'entre nous , ayant sauté le pas de l'économie boursière , firent d'excellentes affaires , les plus culottés renflouèrent leurs comptes en banque. Les syndicalistes purs et durs  firent , comme toujours ,  la sourde oreille, ne répondaient pas à ce miraculeux théâtre financier et c'est tant pis pour eux, les sirènes triomphantes n'étaient pas assez fortes.. Le beurre dans les épinards ..........quand même !!  c'est mieux!!   (j'y viendrais plus loin)  à suivre JD...  

La Firme :// chapitre 11..Le service transport.

                         . A mon arrivée dans cette firme , au lendemain de noël au tout début des années quatre vingt , je découvrais l'incroyable , l' invraisemblable service transport. Une firme dans la firme , et je pèse mes mots , tellement , c'était affolant de légèreté , de brutalité , heureusement que verbale  !! A l'heure actuelle , peu de collègues encore en activité pourraient raconter ce que j'ai vu de mes yeux , à part , peut être ? ma très chère collègue depuis plus de quarante années et, de nos jours encore présente dans cette agence , bref !! venons en à cette asperge rocambolesque composées d'une flotte de camions à bout de souffle. Atterrissant un jour d'inventaire , en décembre , l'assemblée c'était accaparée d'une insolite femme , furieuse invétérée de la cigarette au bec , enceinte de plusieurs mois , ses collègues lui avait découpé la table , remplie de salaisons et de charcuteries Bretonne, pour loger son ventre devenu proéminent. Pourquoi je parle de cette femme ? et bien ! c'était la concubine de ce majestueux combattant aux transports de matériaux . A eux deux , ils formaient un couple unique en son genre, toujours en train de se chamailler pour d'habituelles broutilles  , c'était notre radio  des cancans permanents , sauf que cela dégénérait de temps en temps .Le temps s'arrêtait , l'orage passait , ou se déferlait sur nous tous , nous ne bougions plus, restions scotchés à nos téléphones . Lui !! ressemblait au Capitaine Haddock dans les aventures de Tintin , la pipe en permanence dans le coin de sa bouche , il enfumait généreusement de la marque Ansterdamer , l'assistance autour de lui , se fichant pas mal de faire supporter à la communauté son future cancer de la gorge. De furieux combats, épiques en palabres , se passaient tôt le matin, dans ce passage étroit qu'était son minuscule bureau. Les attachés commerciaux désireux de faire livrer en prime leur bons clients , se dépêchaient d'approcher ce fameux comptoir sorte de  désuète banque centrale. Sauf !  qu'il ne distribuait pas de coupures , mais de fulgurantes baffles verbales . Sa nana , la clope bien accrochée , en rajoutait continuellement, rallumant ce brasier éternellement roujoyant. A son corps défendant , la Pipe gérait une sorte de cour des miracles sur roues , les camions tous au bout du rouleau, ne roulaient qu'avec un brin d'ingéniosité de leur émérites chauffeurs. De temps en temps une nouveauté arrivait , salué par de fabuleux hourras .A notre arrivée , vers huit heure du matin , nous savions si la journée allait bien ou mal se passer , de futurs combats homériques allaient faire mordre la poussière aux gentils et les plus tendres de nos commerciaux , ces derniers laminés par tant de brutalité verbale ; y laissaient pas mal de plumes , finalement abandonnaient sur le moment , pour mieux revenir plus tard , après les grosses pointures  . Ces plus violents en paroles verbales gagnaient finalement , remportaient la mise , savouraient un court moment leurs victoires . c'était une ambiance démentielle , absolument concurrentielle entre nous. Le capitaine , la pipe bien enfoncée dans sa bouche , tenait de main ferme sa barque , jonglait avec les horaires , argumentait à longueur de temps sur les cannibales du temps perdu . Sa femme adjointe à la grande duduche au manteau de lapin, en remettait une couche , arrivait sans prévenir , pour inspecter cette tanière délabrée. Dès que le capitaine sombrait ; il avait dans cette femme , finalement le dernier secours , la dernière bouée avant le naufrage imminent . Et cette fable dantesque durera jusqu'à à la retraite de ce géniteur d'embrouilles . Pour ma part, je laissais les premières lames ratisser ce problématique bureau , je passais beaucoup plus tard dans mes intentions de réservations , le bougre s'était calmé, assagi , les apéros aidant , il reniflait rageusement sur ses succès du matin .Enfin !les commerciaux évaporés ,  le petit peuple des bureaux soufflait , respirait dans ce calme enfin  retrouvé. La journée continuait, nous respirions dans ce silence  retrouvé , seule le bruit de nos calculettes électriques  réveillaient les plus somnolents d'entre nous. De temps en temps , les chauffeurs d'élites appelaient d'une cabine téléphonique, une panne secouait littéralement leurs camions genre barge de canaux. C'était de nouveau le branle bas de combat ,  notre léthargie  se trouvait réveillé d'un seul coup ,nous étions fébriles ,  de nouveau aux aguets, qu'allait' il se passer ? Toutes les forces du service transport  , jurons compris , se trouvaient jetées dans se sauvetage imminent  . La pipe,(nous lui avions donné ce surnom) jurait  intensément , en colère de ne pas pouvoir se casser pour déjeuner avec sa cocotte principale. Cette dernière précise comme une horloge ,attendait fébrilement , s'impatientait , tant que le dépannage ne fut pas terminé. Un jour , Il est arrivé dans ces temps joyeux , qu'un chauffeur roulait de nuit et , poursuivi par la maréchaussée , après de multiples embardées, donna un bon coup de poing au pauvre flic accouru, nous ne l'avons jamais revu, peut être qu'il a finit ces jours dans cette  misère de la cellule de dégrisement ? . Nous avions , néanmoins de bons et loyaux chauffeurs, d'une serviabilité à toute épreuve, sauf que certain confondaient la bibine et le levier de vitesse. Il fut réellement miraculeux qu'aucun cadavre ne revinrent , le soir, après les livraisons , dans la benne à produits . Il faut admettre qu'en ce temps la , la bouteille de grappe fleurie (ce n'était pas très cher) ou d'apéro (le ricard  le plus consommé) était le compagnon de toutes ces bêtes de sommes continuellement  au travail , consommant à qui mieux mieux de bonnes rasades de ce gros rouge bien épais , quitte à boucher leurs  artères  en déconfiture . Il n'était pas très difficile de dégotter , derrière les piles de stock , de véritables gargotes truffées de bouteilles alambiquées. Les années passaient , il nous fut interdit de consommer en dehors des heures de repas , et ce fut véritablement un soulagement , certains soirs , et je n'affabule absolument pas, le gardien complètement enivré , non pas de vapeurs d'essence , mais d'alcool , nous rejouait les vingt quatre du Mans au volant de son manitou. Du grand art genre  cascade  de feu Rémy Julienne , mais absolument pas compatible avec le macadam troué de nids de poules.Il ne fallait pas être sur son chemin, éviter le plus possible sa trajectoire déficiente, enfin il se calmait, s'endormait , sur place , vaincu par la fatigue accumulée . Il s'en passait dans ce territoire perdu , livré au pires abus. La cour du miracle , chaque matin chargeait au mieux toute cette armada de camions, de véritable magasiniers de cette cause gagnante, couraient dans tous les sens, gagnaient leurs galons de spécialistes .En fait c'était et de loin , le meilleur de la journée, celui ou l'on voyais le volume  de produits s'échapper de nos  vastes entrepots.La Pipe, le chef de cour, en véritables chefs d'orchestres donnaient le la , l'hiver au chaud, l'été au soleil. Je regardais de ma fenètre , souvent ouverte, tout ce brouhaha .les heures passaient, les jours et ! enfin les années. à suivre.jd.