Ségrégation de masse..

Liste des chapitres.

00.Introduction de l'auteur, avertissement sur le déroulé de l'écriture.

Chapitre.01.// l'organisation du block.

Chapitre.02.// une nouvelle organisation au sommet.

Chaoitre .03.// La cellule 00........en écritures.........

Chapitre.00// introduction de l'auteur.

                            Commençons si vous le voulez bien , par le début. Ces faits se passent an+17.. par rapport à 'l'année du covids 19 ,c'est à dire !! presque deux décennies  après la chute vertigineuse de cette humanité inconséquente de prévoyance envers ses sujets . L'être humain avait définitivement rompu les amarres avec cette formidable démocratie , certes , devenue un temps participative grace à ce petit Napoléon miniature  , mais au fil des orages viraux , sombrait dans la pire répression qui soit . Un sombre individu appelé Adolph le Magnifique prit , grace aux forces extrèmes ,  de force le pouvoir et engageait une formidable épreuve de malveillance avec tout un pan de la société , devinez laquelle ? . Des groupes furent crées , les jeunes, les adultes dans la force de l'âge , et bien sur !! comme il fallait s'y attendre , .......les vieux , je préfère le terme "ANCIEN" .                Je ne m'attarderais pas sur la société productive , éternelle chouchoute  de ces maitres du futur . Cette dernière , plus tard ! je l'espère nous éclairciras le mieux possible sur ces dérives autoritaires , menées de main de maitre par ces fous de l'organisation sanitaire (j'y reviendrais dans quelques chapitres ).Ce n'est pas une utopie de ma part, mais bien la réalité qui s'offre à nous , les presques retraités , privés de ressources, les pensions laminées, puis successivement  supprimées , nos biens acquis avec sagesses précautionneuses  furent  confisqués purement et simplement , nous n'avions plus rien , pas de journaux , même plus de portables , adieu la 8G , le téléphone arabe allait devenir notre quotidien , la marche à pied notre sport préféré , n'alimenterait plus les balances en masse corporelle. Nous allions devenir , à partir de cinquante cinq ans , des rebus rachitiques , impossibles à recaser , sauf à enfermer d'autorité définitivement et , cela , jusqu'à ce cercueil en carton pas du tout recyclable , tout juste bon à alimenter le chauffage urbain de la ville voisine  , elle , moderne , préservée à jamais  de ce virus, vivant presque normalement , travaillant d'arrache pied pour rembourser la dette planétaire. Nous ,en attendant , nous végéterons dans des sortes de kolkhozes improductifs , tout justes capables de gérer cette fange déshydratée . A suivre. JD. 

Chapitre 01 :// l'Organisation du block.

                     Comme vous pourriez le supposer , la caste dominante avait repris les affaires en main. Adolphe le stupide ,  en maitre incontesté , avait , après des élections tronquées , les coudées franches pour réorganiser le reste de la population  active non malade . Les actifs furent choyés , les enfants dorlotés , les femmes baisées devenaient de simples objets de convoitises  . Mais ! je ne m'étendrais pas sur cette organisation spécifique . Peut être ? qu'un jour , au détour d'une véritable rébellion ,nous découvrirons leur quotidien . En tant que vieux , je faisais parti de toute cette fange délabrée , parquée dans des secteurs numérotés . Combien en avaient 'ils ? je ne saurais vous le dire , mais à ma connaissance plusieurs centaines de milliers de pauvres gens parsemaient les territoires définitivement calfeutrés , incultes à toute semences , véritable terres à l'abandon.                                                                                                                                                                                      Tous les bienfaits de l'humanité , enfin ce qu'ils en restaient , étaient partagés entre les actifs , encore en âge de travailler , de profiter des largesses de cet état effrayant . J'habitais dans le secteur 05.. block 07, cellule 01, chambrée dix huit , paillasse 02, deuxième étage. Dans ces  immeubles en délabrement absolu , sans eau ni électricité , nous nous partagions le si peu de ressources disponibles ,entre tous les habitants de chaque secteur . Ces derniers étaient divisés en parties bien distinctes , à l'appréciation de responsables , genre kapo , triés sur le volet. Elu à l'unanimité : PAUL dirigeait de main de maitre notre block 07.assisté de Jean Michel , ancien fonctionnaire performant , féru de responsabilités théâtrales. Roseline , anciennne dresseuse de lions chez Bouglione  , les accompagnait dans les écritures , notait , inscrivait dans le marbre : arrivées , décès , naissances , et oui il y en avaient encore, (je vous en reparlerais plus loin).Le block était divisé en plusieurs cellules disséminées dans les immeubles , genres tours monstrueuses d'insalubrités. La cellule 01. était remplie de jeunes retraités inactifs , mais réellement participatifs .(j'en faisais parti).La cellule 02. les plus de soixante quinze ans (nous avions copiés les directives virales et vaccinales ).La cellule 03. les très vieux mais encore relativement bien portants. La cellule 04.  Sorte d'infirmerie purulente géante , recueillait les  plus misérables  d'entre nous,  les malades ,les incurables , les souffreteux , les covids bien  sur !!  ceux en fin de vie , les grabataires , les infirmes , les bougons , les négatifs, les tristes , les moins que rien ,enfin ! pour finir : les fous.Tout cette masse de populace désorganisée,  vivait mélangée , les uns sur les autres ,  dans une pas franche camaraderie , prèts à s'occirent à tout instant. La cellule 05. la plus désirée , la plus fleurie ,  celle des femmes , dans celle ci : pas de limite d'âge , dans le cochon tout est bon !! Je pense qu'elles s'étaient d'elles mèmes réorganisées pour séparer le bon grain de l'ivraie , les belles plantes des moches , je ne vais pas , pour le moment ! m'étendre sur ces pauvresses du sexe . La cellule 06.les enfants !! eh oui!! dans la cellule 05 des femmes , les trompes encore valides , donnaient encore de temps en temps , de misérables bébés démodés , cachés à la vue des actifs. Nous les gardions pour de futures révoltes , ils étaient les seuls à manger convenablement . Enfin pour terminer en beauté, la cellule 00.celle des médecins déclassés , j'y reviendrais intensément dans un chapitre complet, peut ètre  ? mème deux!! c'est dire la puisance accumulée dans cette cellule  remarquable de technicité  mortuaire !! Mais ! revenons à cette cellule 05 , celle des femelles ,  comment ? des fleurs fanées , cloitrées dans ces cellules bétonnées pouvaient encore procréer , donner la vie ? Je vais vous avouer quelque chose de terrible, quelque chose d'impardonnable : ces viellottes  demoiselles , pour certaines encore bien en chair ,  limées jusqu'à la moelle , devenues au fil du temps des petites vertues , nous servaient de monnaie d'échange pour des livraisons de nourriture. Une ignominie épouvantable de la part de nous , les hommes encore valides , réglait le sort de centaines de femelles pas du tout consentantes , sauf à quelques exceptions prêts , elles subissaient le terrible sort de cette jungle abominablement  sexuelle . Chaque mois une horde de malotrus irrespectueux , les reclus de la société des actifs (il y en avaient quand même!!), venaient ensemencer nos vieilleries décharnées , encore potables , dans un immeuble à part de notre block  .Dans des nuits d'horreurs , les récalcitrantes étaient jetées des étages supérieurs , s"écrasaient directementdans la fosse commune , creusée pour l'occasion . Nous ne pouvions qu'accepter ces abominables tueries, mais notre survie alimentaire en dépendait.J'aurais malheureusement l'occasion de raconter quelques sordides affaires concernant ces dépravés d'un autre type .Foucher ,notre commissaire genre Stasi y mettra un semblant d'ordre, mais baissera rapidement les bras, devant tant de sévices corporels . Voila globalement l'organisation de chaque block.              Une fois par mois , une réunion des patrons de ces immeubles  se faisait dans un lieu haut perché . Dans la tour cinquante , la plus haute , la mieux pourvue en modernisme. C'était le seul endroit de cette cité , équipé d'internet .Une radio libre y était mème installée à demeure, diffusait quelques heures par jour ,  des reportages sur les différents blocks avoisinants, pour nous seuls .  Le centre névralgique en fait, le KG ! les grandes oukases se décidaient  ici , devenaient homologuées par la direction stratégique , à l'abri des regards indiscrets. Paul , nous ramenait souvent de bonnes comme de mauvaises nouvelles, comme les quotas de femmes à pourvoir, mais nous cachait certainement la vérité , celle d'un non retour dans la mirobolante société  .Une bonne nouvelle quand même , dans tous les blocks , les jeunes bébés devenaient grands , poussaient à vue d'œil , seraient de futurs soldats pour une future rébellion de masse et ce ,  dans quelques années. Les journées pour nous, les jeunes anciens encore valables , se passaient de la façon suivante .Lever à six heure , course poursuite après les rats, et divers rongeurs envahissants. De notre chasse matinale dépendait le petit déjeuner de la communauté. Chaque animal capturé donnait droit à une somme réévaluée chaque fin de mois, de quelques pesos (l'euros avait disparu) à une myriade de billets en papier journal , genre puzle  à reconstituer , cela nous donnait un petit plus dans ce triste quotidien .Passé le petit en cas de huit heure , il nous fallait nettoyer les parties communes , désinfecter habilement nos chambrées. Les plus mauvais chasseurs de bestioles , étaient condamnés à récurer le block 04.le plus terriffiant , la !! pas d'échappatoire possible, il nous fallait plonger nos mains dans une véritable merde humaine , sonder les soi-disants cadavres  , récupérer ce qui pouvait l'ètre ,  insuffler  dans leurs bouches , (je ne m'y ferais jamais!) à partir de nos poumons sains , de l'oxygène au plus souffrants du covids.28. Il m'est arrivé d'y passer de courts séjours , ce fut effroyable, de vérité, cette masse humaine complètement usagée faisait peine à voir. Pour éviter de retourner dans ce fatras de chairs sanguinolentes , je prenais de l'avance dans ma chasse aux rats  . Je stockais , en cas de pénurie , dans ma  minable couche , quelques bestioles habilement  capturées . Nous avions liquidé la horde de chats , véritables concurrents dans notre guerre quotidienne. Un tirage au sort, également une fois par trimestre désignait les bienheureux , pas plus de six à la fois , pour une visite de courtoisie au block 05. Nous avions droit de participer à ce tirage au sort qu'une fois par semestre . Pour l'occasion, une douche aseptisante  était organisée à la frontière de cette ville moderne. Un jet d'eau froide nous était projeté sur nos corps décharnés , mais encore bien montés . Des pilules de vie orgasmique nous étaient distribuées ,  gratuitement , en quantité suffisante pour échafauder nos pires désirs de males en rupture de sexe .Nous étions pitoyables ,mais tellement heureux de rencontrer peut ètre une àme soeur , bienveillante , quelques instants !! Des amourettes naissaient de ces rencontres , les séparations terribles affaiblissaient encore plus notre mental de prisonniers. En huit années j'aurais l'occasion de participer trois fois à ces partouze géantes , les plus belles de ces vielles breloques féminines , aux seins pendants , finalement !  en redemandait . Le déjeuner , vers quatorze heure , nous remplissait à peine , mais néanmoins nous saturait de produits inconnus , nos étriqués estomacs. Le reste de la journée, était consacré au temps libre , lecture de vieux bouquins relus au moins vingt fois , la soirée pas du tout festive se terminant par une soupe à l'eau claire, parsemée de patates pas cuites du tout . Paul en maitre affectueux ,  se démenait pourtant , mais n'arrivait pas à nous nourrir efficacement. Plusieurs d'entre nous finissaient par rejoindre le block.04., et ce tous les jours , d'inoubliables séparations nous attristaient , mais que faire ? Ils étaient remplacés par de nouvelles personnes déjà usagées , absolument pas compatibles avec l'humanité en pleine santé. Nous nous endormions au son des sirènes  pas celles que vous croyez, celles annonçant la tombée de cette  interminable nuit .Le dérèglement climatique avait rendu les ténèbres en quantité supérieure .Une véritable épreuve allait commencer, pour les plus faibles, une guerre des chalits, des attaques en règle fromentées par la petite pègre de la cellule , déversait sa haine de son prochain. Dans la nuit noire, nous étions continuellement aux aguets, scrutant dans l'obscurité toute manoeuvre guerrière .Le sang coulait à flot , se déversait sur l'étage en dessous ,coulait dans les sillons creusés dans la terre battue .Dans une abominable bassesse , les égorgeurs récupéraient le butin, si maigre soit t'il , et repartaient furtivement sur leurs chalits. Au petit matin, les victimes se comptaient par dizaines, un grand ménage s'imposait, les nommés d'offices nettoyaient ce sang impur. La journée pouvait commencer....................................  

Chapitre.02.Une nouvelle organisation au sommet.

                                         Dans quelques mois  notre valeureux chef , Paul aura l'âge fatidique de  ses soixante quinze printemps. Dans notre terrible chartre , il est inconcevable de garder au sommet de la pyramide une personne dépassant les normes éditées par Adolph . Paul , lui , l'a bien compris , certainement assimilé depuis pas mal de temps , commence à préparer sa suite , construire sa future réinsertion , choisir sa prochaine cellule  . De réunion en réunion ils ont décidés , de propager de nouvelles instructions. Jean Michel restera le directeur des travaux en cours et presque  finis , Roseline la responsable , en autre , de la gente féminine et de la  très importante responsabilité de secrétaire particulière , en attendant le remplaçant de Paul.          Par contre ! une des nouveautés , c'est la nomination d'un commissaire aux affaires délicates , j'ai nommé un certain Foucher , petit bonhomme trapu , ancien flic des mœurs  staliniènes au trente six quai des Orfèvres.Ce monsieur sera destiné à juguler la terrifiante guerre des gangs dans les  blocks , pour cela il sera le seul à ètre armé de fusils et de pistolets , il en usera pas mal, ne se refusant rien, mème pas les petits caids .Les cellules une et cinq seront représentées par un responsable , et ce , par chambrée .Les autres cellules , par manque de célébrités , seront rattachées à la gouvernance principale . Ce seront pas moins de trois cent personnes qui siègeront dans ce parlement miniature , en propositions farfelues et inutiles à la fois, mais c'est une première ,espérions qu'elle améliorerera notre sordide quotidien  . Roseline nous apprends qu' Adolf ayant décidé de bruler la grande bibliothèque nationale  , nous allions récupérer la majorité des livres entreposés. Cette manne de papier imprimé , servira à payer les responsables pour leur travail effectué dans les différentes instances. C'est une très très bonne nouvelle, les chambrées vont élirent leurs mini kapos , rapidement .Je me présentais , je serais élu au premier tour de ces élections bizarres , à main levée par ces misérables ètres  allongés sur leur chalits , ces derniers en fait ! voulaient garder le stock de rats rien que pour eux !! Les femmes véritables objets de luxure , seront maintenant , non plus représentées comme de simples insultes à la société , mais définitivement incorporées à notre organisation décisionnelle .Un chef de block nommé Boussiron ,fut installé  provisoirement ,  sorte de cinquième colonne , il venait directement de la ville libre , envoyé par ce dictateur prétentieux .Paul , dorénavant n'était plus seul !! l'abdication approchait à grand pas ! C'était un début prometteur , je craignais pourtant pour ma vie , des rebelles dans ma chambrée , sans foi ni loi,  jaloux de mes nouvelles prérogatives , si minces soit-elles , m'avaient pris en grippe curieusement , la h1n1. A tout instant je risquais de rencontrer , dans les couloirs , un  horrible malfaiteur masqué  prêt à en découdre , capable de  me trancher la carotide  d'un coup sec . Je nommais quatre garde du corps , des gros bras ,  les installaient dans une chambre à part , avec une femme de service pas trop amochée  ,une rareté dans les cellules ,dans la  pièce  contiguë à la mienne ,ils seront  prèts à me secourir à la moindre attaque délictueuse , délaissant quelques instants leurs souffre douleurs . A la première séance pleinière, nous demandions des armes pour nous protéger , des non létales nous furent proposées , ce fut au moins ça !! Un tazer dernière génération, capable d'envoyer au tapis , un buffle de sept cent kilos , c'était le minimum demandé. Les femmes représentatives de la cellule 05 , arrivèrent , très sexies , affriolantes , extrêmement remontées contre leur asservissement , prêtes à en découdrent dans des discussions enflammées , à n'en plus finir. Le flic , Foucher  avec sa voix mesurée , mais ferme , mis le holà  immédiatement , adepte des arts martiaux , malgré son âge ,il impressionnait ce petit monde , je tremblais devant cet homme , capable de m'envoyer en enfer à la moindre incartade verbale. Un livre , comme compensation , nous fut octroyé pour la première séance , je l'espérais pas la dernière. J'étais gratifié des "Misérables " de notre ami Victor Hugo. Ce titre , bien à propos me plut littéralement , bien que manquant pas mal de pages ? il m'est arrivé de les retrouver dans les toilettes complètement salies, ce bouquin la ,  je ne l'avais pas  lu depuis des décennies, il me remontait le moral ; Il y avait  bien pire que nous !! Pour moi et mes gardes du corps , les sévices et les corvées ne faisaient plus partie de notre quotidien , je donnais de petits ordres au début, puis au fur à mesure , me déchainais devant tant de laissez aller. J 'exigeais une chambrée rutilante , impeccable , bien que le parquet ne fut pas de première jeunesse , il fallait le faire briller de mille feux , pas question de percevoir la moindre éraflure, le moindre copeau tranchant , la moindre paille , les partie communes demandaient une somme considérable de travail, mais je veillais à une propreté sans faille, notre santé future  en découlait . On nous réclamait , chaque jour  dix volontaires  nommés d'office , par chambrée pour nettoyer les cellules des mourants et des agonisants , hors de question de laisser s'installer le typhus .J'avais le choix, mais je choisissais toujours les plus faibles d'entre nous , pas question de toucher à la bande de loubards de banlieue , souvent ! certains ne revenaient pas de ces corvées , tombés dans un quelconque puit nauséabond , ils ne verront plus ce ciel nuageux, de toute façon , la plupart du temps.. J'avais décidé de faire rentrer ma cellule dans le peloton de tète de la propreté, sinon la première , j'avais en rêve !! peut être ? la place à Paul . J'étais devenu un tyran, capable d'expédier tous ces malheureux souffres douleurs en enfer . Il me restais six mois pour faire mes preuves , j'étais absolument bien noté par Paul. Il voyait en moi son successeur , enfin je le croyais .Le congrès me mis à l'épreuve, j'étais nommé aux affaires urgentes avec le monde libre , Roseline experte en communication , me conseillait de la jouer le plus doucement possible , je négociais le fourrage d'abord , l'hiver approchant , nos literies avaient besoin d'êtres renforcées. Ensuite , vint le stock de granulés pour les chaudières , la , ce fut plus compliqué , une véritable galère, ces salauds de l'arnaque mirobolante , exigeaient vingt femmes par tonne , par jour ouvrable , pendant une semaine , Roseline , en fine lame , me laissa gérer ce problème. Je louais des bus à la station , pour ce travail particulier , je ne nommerais personne , seulement les consentantes iront. Les filles entre elles, désigneront leurs copines, les plus moches , les sans dents , les poilues, les velues , les monstres quoi !!  . De toute façon les vendeurs n'avaient pas précisé la qualité !! Grace à ces nouvelles attributions , je pouvais passer des jours et des jours à l'extérieur, me refaire une beauté chez le coiffeur , faire un tour chez l'esthéticienne , déjeuner au restaurant , allez au cinéma ,au théâtre , visiter les musées, le Louvre , draguer les petites Chinoises dépenaillées  de passage à Paris , nager dans la piscine olympique des jeux de 2024 . Je ne faisait plus trop mon âge , je passais presque inaperçu dans cette nouvelle société. Tous les jours, maintenant des bus attendaient l'ouverture de notre bunker , de nouveaux retraités , dépossédés de leurs maigres fortunes accumulées au fil des décennies , maintenant sans le sous , attendaient de rentrer dans notre organisation , il nous fallait faire de la place . Une réunion particulière , ou je fus convoqué , fut décidée le premier lundi du mois suivant. Il nous fallait appliquer des mesures urgentes , expéditives , pas sans graves conséquences sur ces pauvres  bougres , rebus de la société de consommation . Mis à l'épreuve encore une fois , je me permis de dégraisser ma chambrée, les durs à cuire , les tètes de caboches , furent expédiés aux travaux forcés, à l'extrémité du kolkhoze en ex RDA. Je remplaçais ces petites frappes  , par des gens biens , plus jeunes , bien formés , aptes à nettoyer intelligemment nos locaux. Ainsi va la vie ici !  à suivre JD.