Le sentier oublié..liste des chapitres.

Chapitre.01://  la nouvelle Edition.

Chapitre.02:// Les inquisiteurs.

le sentier oublié:// chapitre.01. La nouvelle édition.

                    Quelques mois après mes rocambolesques péripéties aventureuses , sur les contreforts de cet énigmatique et,  mystérieux pic d'Anténac , je découvris , par le plus  grand des hasards , en flânant , la bande dessinée (voir le mystère Anténac), trônant en bonne place dans la vitrine de ma boutique préférée.Je veux parler, bien sur! de  la librairie principale de cette merveille de  ville thermale à la française , jolis restes d'une époque évaporée , de  l'entre deux guerres . Interloqué , ébahi de surprise ,  je fus  au début envahi d'une réelle peur panique , presque de vertige en  découvrant , en bonne place , dans cette  vitrine vieillotte  , d'un autre àge , ouverte sur cette majestueuse avenue , une bande dessinée insoupconnée ,mais ! bien en vue à tous les regards .Les masques !  allaient t'ils  ? ,  tomber définitivement sur la stratégie finale  décidée par  cet auteur furtif,  rencontré lors de ma descente précipitée de cette cabane , antre de  cette machiavélique horreur insoupconnable au commun des mortels  . Cet ouvrage , de grand format , colorié ,et rempli  certainement de dessins complètement baroques , n'attendait que moi dans cette  alléchante devanture datant des années trente , mais ! tellement attirante pour lecteurs assidus de nouveautés  . Je m'empressais de pousser la vielle porte vitrée , grinçante , la poignée en porcelaine élimée , mal ficelée , demandait une forte et véritable pression  de mon bras droit , pour approcher  les lieux de cette officine culturelle . Le regard de la tôlière bouquiniste en lectures approfondies , ne trompait absolument personne surtout moi , elle avait deviné ce que je venais chercher : c'est à dire !  acheter , peut-ètre ?   l'unique exemplaire en stock , des dernières aventures de Blake et de Mortimer . A peine ma demande formulée , le produit se trouvait déjà,  soigneusement empaqueté de papier crépon  , devant moi , sur ce comptoir surchargé de toutes sortes de  publications . Je n'avais plus qu'à régler la modique somme de dix sept euros trente cinq , en espèces sonnantes et trébuchantes , comme d'habitude , pas de carte bancaire pour si peu ,de toute façon je ne voulais laisser aucune trace de mon achat dérisoire . Agnès , l'emblématique  propriétaire des lieux ,  me proposa , son forfait  commercial accompli , avec son sourire  indéfectible envers ses clients passionnés de lectures ,  un emballage supplémentaire . J'acquiesçais d'un hochement de menton , j'étais dans un état second , presque à m'effrondrer sur ce sol marquètté d'un improbable parquet ciré certainement à la cire d'abeilles .Incapable de parler ,d'articuler le moindre mot , de sortir le moindre son de ma bouche, heureusement pour moi ,  le masque  anti covids , suffisait amplement  à absorber  mes claquements  de dents , le bruit occasionné sufffisait à peine pour cacher le bruit de la caisse enregistreuse . Dehors ! une pluie diluvienne , parsemée de flocons de neige fondue , risquait de tremper et de sombrer à jamais , dans le plus profond des caniveaux de l'avenue , ma précieuse reliure fétiche et moi avec . Je quittais précipitamment l'antique , l' extraordinaire et vénérable boutique , cette dernière , comme souvent , sur les étagères pleines à craquer , débordait de fabuleux volumes tous plus extravagants les uns des autres , parsemées d'aventures mirobolantes , ne demandait qu'à être explorée de fond en comble.J'en aurais bien profité pour extraire de la pile exposée , le tome deux des Cazalets , histoire interminable de riches Anglais de l'époque Victorienne , ce sera pour ma prochaine visite , pas tout en même temps , il faut en garder sous les paupières , de la lecture bien sur !!.  Je traversais la rue passante ,envahie d'automobiles de vacanciers cherchant l'hypothétique place pour se garer , l'avenue , mise dernièrement en sens unique  nous contraignait à chercher le plus longtemps possible , le moyen de la traverser . Je courrais vers mon auto stoppée  non  loin de la , ne mesurais pas mes enjambées , d'énormes flaques d'eau parsemaient ce macadam défoncé , laissé à l'abandon par l'anciènne municipalité , et !  percé de multiples nids de poules véritables ornières mortifères pour  piétons aveugles rendaient fous,  les rares quidams  aventureux dans cette ville délabrée  .                     Enfin , à l'abri des regards supposés  indiscrets , je m'affalais sur le siège en cuir pur vache (certifié par le concessionnaire ) , n'actionnais pas les essuies glaces , sortais l'ouvrage de ce sac en plastique  pas recyclé . J'étais seul avec moi même , ma "celle que j'aime"étant restée à la maison .Il me fallait affronter ,maintenant  ......l'immatériel...peut être le surnaturel , de toute façon la vérité, je ne me mentirais pas, il me faudrais  de toute façon , l'accepter de toute les manières , ou la plus discrète possible . Des trombes d'eau venues de ne chez ou , enveloppent la voiture de jets  puissants et continus ,  à l'intérieur  de l'habitacle , je ne distingue plus rien ,comme cloitré dans mon armure métallique .                  Enfin ! la première page , ..elle est ! comme d'habitude ..blanche ! immaculée , de conception magistrale de très bonne facture  !! Aucune annotations , Le titre : le Mystère Anténac est bien encré  au centre de la couverture cartonnée , apparemment tout y est !! Comme c'est souvent le cas, l'auteur a fabriqué un petit descriptif de ce  scénario envisageable  , je revisite ma mémoire , au début , c'est la copie conforme de mon unique exemplaire , caché dans ma bibliothèque , aucun détail ne manque, le randonneur tout seul  sur sa couchette  verticale , les quatre zozos de la région parisienne, devenus zombies au fur et à mesure de l'intrigue , enfin ! l'équipe au complet des fameuses écritures des Blake et Mortimer. Je vais me replonger dans cet abime d'incertitudes , je le sais , bien sur ! Il me faut connaitre la vérité   .j'hésite quelques secondes, elle ne seront pas longues , semblant ètre à l'abri, je me plonge délibérément dans l'imaginaire de ce lubrique auteur de bandes déssinées extravagantes de légèretés impossibles  .                                              Les personnages de cette bande déssinée ,  semblent s'articuler , me parler, me rire au nez . C'est insupportable ,  je referme cet ouvrage , le remet dans mon cabas , il me faut vérifier quelque chose, dans mon bureau. Je file à vive allure , je ne maitrise plus rien , comme envouté par cette chronologie des faits . Un texto est arrivé sur mon sapristi de téléphone , qui peut m'appeler ? Je ne donne pratiquement à personne mon numéro perso !! Et si !! il m'arrivait quelque chose ? Je fini par ralentir , de toute façon , j'arrive au village . Le message , sibyllin demande à me rencontrer. Une association de je ne sais pas quoi , est intéressée par , peut être ? mes cycles que je désire donner .Le rendez vous est pour  le lendemain, au bar du coin , loin de chez moi, je ne désire pas me faire connaitre, pour vivre heureux !! vivont caché, dit le proverbe!! bon !! nous verrons  plus tard  , chaque jour suffit sa peine et la découverte de l'inexplicable . Dans mon canapé rembourré avec les noyaux de pèches de la dernière récolte , c'est dire l'usure de ce sofa ! .J'ai les deux ouvrages devant moi , cote à cote ,  quelque chose cloche , la fin est complètement délirante , les quatre jeunes bobos  disparaissent corps et biens , normal !! Mais ! ensuite dans le troisième paragraphe ,  le randonneur est accusé de meurtre !! Il sera jugé par un tribunal populaire composé des familles de ces quatre individus  disparus. Je ne vous raconte pas la fin, abominable dans sa forme , interminable dans la douleur . Sinon ,  le même nombre de pages, les mèmes dessins , sauf cette fin pas convenable  du tout  !! Mon épouse elle ! n'a jamais été mise au courant , hormis  quelques unes de  mes écritures habituelles , mais ce ne sont que des histoires inventées ,de la pure fiction imaginaire ,  enfin ! elle le croit certainement , je ne la mettrais jamais dans la  véritable confidence . Elle n'a jamais lu ce dernier opus de la saga , je le lui remet  sur son oreiller en plumes d'oies , il faut que tu  lises ça ma chérie !! Tu me diras ce que tu en penses . Au fait ! demain j'ai une rencontre de prévue avec une association , je pense qu'il s'agit de mon offre au sujet de mes vélos , enfin !! je verrais bien !.                             La fin de la journée se passe normalement , sa lecture  commence , allongée sur ce lit recouverte de la couette ,rustique   binocles  de chez Afflelou  accrochées sur son nez , elle déguste véritablement les dessins coloriés, ne manifeste, apparemment aucune surprise , c'est bizarre ! me dit t'elle ! il me semble avoir déjà lu ça !! je note machinalement sa remarque , je ne bronche pas , je ne désires pas la rendre inquiète sur mes pérégrinations montagneuses. Elle détourne sa tète, son visage affublé de ses horribles lunettes  à pas cher pour voir de près  , me regarde , nos regards se croisent !! Je me suis endormi sur cet entrefait ......... Il est huit heure du mat ,  je suis levé de bon heure , hormis le RDV  prévu, il me faut préparer les cycles , les remettre  dans un  état potable. Sur le texto , il est indiqué quatorze heure , au bout de cette ville, à l'orée de la sapinière .C'est un drôle d'endroit pour se rencontrer ,plutot un coupe gorge ,  mais bon , j'y vais quand même .Les vélos sont accrochés à l'arrière, rutilants , regonflés , prêts à servir pour cette enfance défavorisée. Je suis  décidé  à faire une bonne action, ce jour la  sera à noter d'une pierre blanche !! J'enmène un exemplaire ce ce livre colorié, je compte m'installer  sur ce banc, au bout de cette allée, tranquillement , dans le calme , je vais essayer de déchiffrer  l'incertitude cet album acheté la veille.Je me suis garé, j'attends les visiteurs.......................