Le sentier oublié..liste des chapitres.

Chapitre.01://  la nouvelle Edition.

Chapitre.02:// Les inquisiteurs.

le sentier oublié:// chapitre.01. La nouvelle édition. page.01.

                  Quelques mois ont passé, après mes extravagantes , rocambolesques péripéties intrépides , sur les arc-boutant supportant les contreforts de cet énigmatique et, mystérieux pic d'Anténac , je découvris , par le plus optimal des hasards , en flânant sur cette très jolie avenue , la bande dessinée (voir Mystère A l’Anténac , dernier opus , dans la collection des Blake et Mortimer ). Cette dernière, trônait en bonne place dans la vitrine de ma boutique préférée. Je veux parler, bien sûr! de la librairie principale de cette merveille de ville thermale aux eaux troubles, d’odeurs soufrée un maximum, pour décourager le simple touriste venant visiter la tanière d’Edmond Rostand et ! de se plonger son corps dans ce lac d’Oô ,véritable suppositoire en cas de catastrophiques avalanches .

                  Cette ville appartenant à la der des der , Bourgeoisie française , adorable reliquat d'une époque évaporée de l’entre-deux guerres, baptisée les « années folles » , finira comme les autres , en peau de chagrin inconsolable de mirifiques richesses en rêves évaporés ,par une armée de plaisantins se jouant de cette fameuse corbeille et ce ! depuis l’avènement du chemin de fer. Ce sera l’explosion dans l’apothéose , à Wall Street (USA pour les non-initiés).

                    Revenons à mon histoire…qui se passe ? comme tout bons géographes que vous êtes tous ,dans la bonne ville de Luchon(31). Interloqué ? je le fut ! ,mes neurones ébahis de surprise au début , ensuite ! épatés d’une réelle stupéfaction ,doublée d’une « Peur sur la ville » cher à notre Bébel, disparu ces jours derniers, devenant ,au fil des minutes « Panique à Bagnières de Luchon » titre de ma future historiette cousue de fil blanc ,comme un linge étendu en travers de la rue Sylvie, bientôt surnommée le Bled . J’étais instantanément , quasiment pris de vertige, en découvrant !! en lieu et surtout bonne place , dans cette vitrine vieillotte ,à la vitre pas claire du tout , d'un autre âge me renvoyant mon image de lecteur clairvoyant de titres intéressants. La porte entrouverte sur cette majestueuse avenue, plantée latéralement d’arbres séculaires qui mourront un beau jour ,vaincu ,abattus et coupés en tranches, KO par ce progrès qui ! ne dit pas son nom , m’invitait à la pousser hors de ses gonds corrodés par une si mortelle et ! longue fermeture obligatoire.

                 Une bande dessinée insoupçonnée , mais ! bien en vue à tous les regards, qui ! par centaines se pressaient, délaissant les bars à vinasses de ce début de septembre 21 .L’objet tant convoité , attirait ce peuple ,désireux de connaitre la suite des aventures de Blake et Mortimer. C’était indéniable ,comme de la glue , passants et badauds présents allaient se hisser par-dessus les barrières de protection . La police municipale ,vitale incarnation de l’ordre public, absente entre onze heure et seize heures trente-sept ,allait venir et remettre de l’ordre dans cette avenue , devenue l’attraction numéro une , des samedis beurrés de jaunes , que cela ne m’étonnerait plus, même ici ! Je poussais cette foule , me faufilais entre les cabas de ménagères qui elles ! flairaient la bonne affaire pour leurs bambins et bombinettes en jupettes ne lisant : à l’évidence ni Jean-Paul Sartre, encore moins Hervé Bazin .

                Les masques ! allaient t'ils ? , enfin tomber définitivement sur la stratégie finale décidée par cet auteur furtif, rencontré lors de ma descente précipitée dans cette vallée d’Oueil , il y avait cela : quatre bons mois. Cette bicoque, dans la montagne , devenue un peu plus tard le repaire de toute l’intelligentsia policière ,avait bien changée. Antre de cette machiavélique horreur insoupçonnable au commun des mortels , elle fut devenu un véritable sapin de noël éclairant cette combe jour et nuit le temps des investigations microchirurgicales de ces entrepreneurs de la verticalité .Cet endroit ,que j’aimais tant ,était devenu insalubre, des tonnes de déchets s’acculaient au grand dam des locaux qui ne pouvaient plus en douce fumer leurs herbes prodigieuses pour la santé publique . De peur ! d’être répertorié comme possible comploteur acteur de cette extravagante nuit, je ne me hasardais pratiquement plus dans ces parages. J’attendais la fin de l’enquête diligentée par la nomenclatura Toulousaine et Luchonnaise qui ! en toute bonne conscience n’allait pas tarder à étaler à la une de la Petite République à Jean-Paul , ces dérisoires constatations vides de toutes solutions .Le mystère allait rester entier.

               Comme un rébut ,la Bd resterait la seule et !plausible explication. Mais ! si vous le voulez bien ? revenons à cette vitrine qui servait de devanture à présentoirs pour livres divers et ! surtout culturels. Cet ouvrage , fabriqué en grandiose format , colorié de mille couleurs , rempli certainement de dessins fortement baroques ,loufoques ,que je connaissais sur le bout de mes doigts à tourner ces pages d’un grammage de haute qualité imperceptible à un œil non exercé , mais particulièrement affiné pour l’expert que je suis devenu au fil du temps , n'attendait que moi dans cet alléchant étal datant des années trente , mais ! tellement attirant pour bouquineurs assidus de réelles nouveautés diverses . Au grand désappointement de ces bibliomanes battant depuis des jours le pavé de ce trottoir en dévers , certains regrettaient la non-parution en liseuse électronique. Mon choix sera vite établi, je préférais rentrer dans une boutique bien réelle que de m’aventurer sur ces parchemins cybernétiques sans aucune saveur. Je m'empressais de pousser la vielle porte vitrée ,écrasant , au passage la femme chauve de cent trois ans, éternel emblème de cette bourgade , cette noblesse qui ne pouvait plus , que faire du sur place devant mon in transigeance à la bousculer et ! la mettre au rebut devra battre en retraite ,me laissant le champ libre pour investir la boutique .

                 Grinçante , la poignée en porcelaine élimée par des centaines de milliers de mains calleuses ou non , mal ficelée , demandait une forte et véritable pression de la part de mon bras droit infirme de naissance (une sorte de crampe de l’écrivain m’empêchait de rapporter sur papier glacé mes conjoncturelles bouffées d’oxygène) , pour approcher et ! envahir les rangées de bouquins dans cette officine culturelle .

                   Le regard de la tôlière ,véritable acharnée bouquiniste en lectures approfondies , ne trompait absolument personne surtout pas moi , elle avait deviné ce que je venais chercher : c'est à dire ! acheter , peut-être ? l'unique exemplaire en stock , des dernières aventures de Blake et de Mortimer . je n’aurais pas le temps de déclancher cet acte d’achat , l’acte de vente fut véritablement ,d’entrée balancé vers moi.

Bonjour ! c’est celui-là que vous voulez ?il vous attendait ……….

                  Sa mine confite , devenant décontenancée au fur et à mesure de cette entrevue banale , ne trompait personne, ce livre tendu à bout de bras allait faire flancher par son poids énorme , cette bouquiniste vers cet acheteur devenant à la seconde même ! ce saltimbanque qui serait recherché par toutes les polices de la région . Nous faillirent être étendus pour de bon, comme deux boxeurs ayant côtoyés l’impossible victoire qui allait leur échapper de toute façon. Je gambergeais ,dans ma tète murissait l’impossible machination d’un traquenard organisé de main de maitre par cette femme instruite  , soucieuse de connaitre la réalité. Je me trompais forcément ,cette brune aux cheveux courts , ne pouvait pas faire cela, de plus ! aucun personnage louche ne trainait dans son magasin. J’en était quitte pour une peur bleue, celle qui déménage de temps en temps votre naturel.

                A peine sa demande formulée par une réponse affirmative , le produit se trouvait déjà, soigneusement empaqueté de papier crépon , sur ce comptoir surchargé de toutes sortes de publications d’auteurs et d’auteures régionales occitanes, parlant cette langue Catalane qui ne ressemblait à rien ,surtout ! de ne pas les comprendre ce qu’ils avaient à dire à tort et !surtout ! de travers. Je n'avais plus qu'à régler la modique somme de cent dix-sept euros trente-cinq , en espèces sonnantes et trébuchantes .La somme pourrait vous paraitre un peu trop conséquante. Il s’agissait d’un recueil de plusieurs centaines de pages, en un seul volume ,vous aviez l’équivalent de cinq bréviaires de cette bd, d’où ce cout prohibitif. Comme d'habitude , pas de carte bancaire pour si peu ,de toute façon je ne voulais laisser aucune trace ,ni chemin cybernétique de mon achat dérisoire . Ganesa ,(j’ai modifié son prénom pour plus de sécurité) emblématique brunette sans lunettes ni fard à paupières ,la chevelure admirablement bien coupée par son coiffeur rue de la Serpette bien affutée se trouvait réellement en apnée ou hypnose, je n’avais plus toutes mes facultés mentales pour étudier ! avec exactitude son cas. Cette jeune femme , jolie propriétaire de ces lieux poussiéreux , me proposait , son forfait uniquement commercial accompli , avec un sourire indéfectible et ! de temps en temps enjôleur envers ses clients et clientes passionnés de lectures , vu le temps pluvieux , un emballage cartonné supplémentaire et ! de surcroit à titre gracieux, la poignée comprise .

                  J'acquiesçais d'un hochement de menton , j'étais dans un état second ,mais ! néanmoins rasé de frais, sachant qu’elle allait me dévisager graduellement pour deviner ce qui se cachait chez moi, avait-‘ elle u vent de cette histoire ?deviné mon implication ? dans ces disparitions inquiétantes ? non résolues . Je la sentais admirable de chuchotements ,elle savait garder un secret si terrible soit ‘il. Comme une carpe ,elle demeurait muette, chancelante, elle se dirigeait vers la sortie ,me proposait de me tenir la porte qui elle ! grinçait dans un vacarme à faire frémir la pire des chimères . Ce recueil de dessins et d’écritures semblait être devenu ce fil rouge qui allait nous être tellement indispensable pour la suite. Presque à m'effondrer sur ce sol marqueté d'un improbable parquet ciré certainement à la cire d'abeilles ,j’en avais laissé un pourboire extravagant , ne sachant plus lire ni compter cette monnaie de singe qui remplissait mes poches devenues au fil du temps percées. Incapable de parler ,d'articuler le moindre mot , de sortir le moindre son de ma bouche. Par chance, le masque anti-covids , suffisait amplement pour absorber mes claquements de dents , le bruit occasionné suffisait à peine pour cacher le bruit de l’antique caisse enregistreuse qui tapait toute seule le chiffre du jour, simulacre de spectre de la meilleure vente de la journée.

                 Ce temps forcément visionnaire allait , en temps de crise redonner du peps à cette libraire qui venait ! après des mois de vacances forcées par ce quoi qu’il en coute , juste de rouvrir son officine . Cette commerçante ,il faut malgré tout le souligner , c’était débarrassé du plus encombrant des bouquins sur cette étagère branlante. À tout moment ,ce livre avait bien faillit emporter tout le stock à terre et fournir un alibi supplémentaire sur sa nécrophage histoire. Je m’apprêtais à sortir, la porte encore coincée , décidément ne voulait plus s’ouvrir, comme pour me garder cet exemplaire .

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                  Nous nous donnâmes ce fameux coup de coude , qui fit s’envoler de grandes espérances de ne plus pouvoir se serrer la main droite ou paluche pour les rustres . La porte se refermait , la clochette de fin sonnait le clap de fin  dans ma tête, j’allais ,avec regrets, quitter ce lieux protégé .

                   Dehors ! une pluie diluvienne , constellée de flocons de neige devenant de magnifiques cristaux de glace,annonçait un hiver précoce  .Je risquais de me tremper et de me faire sombrer à jamais , dans le plus profond des caniveaux jamais débouchés de cette ancestrale avenue , ma précieuse reliure fétiche et moi avec . J’avais quitté précipitamment l'antique et vénérable boutique , cette dernière , comme souvent , sur des stands pleins à craquer , débordait de fabuleux volumes tous plus extravagants les uns des autres , parsemés d'aventures mirobolantes , ne demandait qu'à être explorée de fond en comble. J’en aurais bien profité pour extraire de la pile exposée , les tomes deux et trois des Cazalets , histoire interminable de ces riches Anglais de l'époque Victorienne se congratulant à n'en plus finir au fil des pages , ce sera pour ma prochaine visite , pas tout en même temps , il faut en garder sous les paupières , de la lecture bien sûr .

                 Je traversais la rue redevenue passante ,envahie d'automobiles remplies de curistes grabataires, transformés ,l’après-midi en vacanciers cherchant l'hypothétique place pour se garer à quelques malheureux mètres de la supérette à prix chers .L'avenue , mise dernièrement en sens unique ,nous contraignait à chercher le plus longtemps possible , le moyen de la traverser, vélos et trottinettes importées par les curistes et surtout citadins avaient modifié notre façon de vivre la plupart du temps tranquillement. Les temps changent, même ! pour ces historiques caciques de la ville bourgeoise. Je courrais vers mon auto immobilisée non loin de là , ne mesurais pas mes enjambées , d'énormes flaques d'eau parsemaient cet asphalte défoncé , laissé à l'abandon par l'ancienne municipalité , et ! surtout ! percé de multiples nids de poules véritables ornières mortifères pour piétons aveugles et ! qui ! rendaient fous, les rares quidams aventureux dans cette ville délabrée . (je vous rassure en cette mi- 2021 tout a changé, ce petit monde des municipaux c’est de nouveau remis au travail avec une grande ferveur )

                      A l'abri des regards supposés indiscrets , je m'affalais sur le siège en cuir pur vache (certifié par le concessionnaire ) , n'actionnais pas les essuies glaces , sortais l'ouvrage de ce sac en carton recyclé . J'étais seul avec moi-même , ma "celle que j'aime" étant restée à la maison .Il me fallait affronter ,maintenant ......l'immatériel...peut être le surnaturel , de toute façon la vérité, je ne me mentirais pas, il me faudrait de toute façon , l'accepter un jour , de la plus discrète possible . Des trombes d'eau venues de ne chez ou , enveloppent la voiture de jets puissants , continus .A l’intérieur de l'habitacle , je ne distingue plus rien ,comme cloitré dans mon armure métallique sur quatre roues .

                 La première page , …..elle est ! comme d'habitude ..blanche ! immaculée , de conception magistrale de très bonne facture ! Aucune annotations , Le titre : le titre : « Mystère à Anténac » est bien ancré au centre de la couverture cartonnée , apparemment tout y est !! . Comme c'est souvent le cas, l'auteur a fabriqué un petit descriptif de ce scénario inenvisageable , je revisite ma mémoire , au début , c'est la copie conforme de mon unique exemplaire , caché dans ma bibliothèque , aucun détail ne manque, le randonneur  seul sur sa couchette verticale , les quatre débraillés zozos et zozotes de la région Parisienne, devenus zombies au fur et à mesure de l'intrigue , qui se prendrons deux balles de colt 45 , enfin ! l'équipe au complet des fameuses écritures des Blake et Mortimer. Je vais me replonger dans cet abime d'incertitudes , je le sais , bien sûr ! Il me faut connaitre cette vérité .J'hésite quelques secondes, elle ne seront pas longues , semblant être à l'abri, je me plonge délibérément dans l'imaginaire de ce lubrique auteur de bandes dessinées extravagantes de légèretés impossibles .

                   

Les personnages, semblent s'articuler , me parler, me rire au nez . les fameux dessins deviennent du véritable 3D.C'est insupportable , je refermais cet ouvrage , le remettais dans mon cabas , il me faut vérifier quelque chose, dans mon bureau. Je filerais à vive allure , je ne maitrise plus rien , comme envouté par cette chronologie des faits qui ne corresponds plus tout à fait à ce j’ai vécu il y a cela quatre mois. Un texto est arrivé sur mon sapristi intrusif de téléphone ,à cette heure ? qui peut m'appeler ? me déranger ? Je ne donne pratiquement à personne mon numéro perso ! Et si !! il m'arrivait de nouveau quelque chose ? Je finirais par ralentir , de toute façon , j’arrivais au village . Le message , sibyllin demandait à me rencontrer. Une association de je ne sais quoi , est intéressée par , peut-être ? mes cycles que je désirais donner .Le rendez-vous est pour le lendemain, au bar du coin ,au bout des allées , loin de chez moi, je ne désire pas me faire connaitre, pour vivre heureux !! vivons caché, dit le proverbe!! bon !! nous verrons plus tard , chaque jour suffit à sa peine et la découverte de l'inexplicable .

                Dans mon canapé rembourré avec les noyaux de pèches de la dernière récolte , c'est dire l'usure ,trois mois après l’achat , de ce Poltron sofa ! .J'ai les deux ouvrages devant moi , cote à côte , quelque chose cloche , d’abords le poids , la fin est complètement délirante , les quatre jeunes bobos disparaissent corps et biens , normal !! Mais ! ensuite dans le troisième paragraphe , le randonneur est accusé de meurtre !! Il sera jugé par un tribunal populaire composé des familles de ces quatre individus disparus. Je ne vous raconte pas la finalité de l’histoire , abominable dans sa forme , interminable dans la douleur . Sinon , le même nombre de pages, les mèmes dessins , sauf cette fin pas convenable du tout !! Mon épouse elle ! qui n'a jamais été mise au courant , hormis quelques-unes de mes écritures habituelles , mais ce ne sont que des histoires inventées ,de la pure fiction imaginaire , enfin ! elle le croit certainement , je ne la mettrais jamais dans la véritable confidence .

                  Elle n'a jamais lu ce dernier opus de la saga , je le lui remettrais sur son oreiller en plumes d'oies , sa dernière marotte pour bien dormir .

Il faut que tu lises ça ma chérie !! Tu me diras ce que tu en penses . Au fait ! demain j'ai une rencontre de prévue avec une association , je pense qu'il s'agit de mon offre au sujet de mes vélos , enfin !! je verrais sur place !

                 La fin de  journée se passait naturellement ,à la nuit tombée dans la chaleur de la couette , sa lecture commencera, vu la vitesse de décodage ,il lui faudra deux mois au minimum pour décortiquer tous ces dessins. Allongée sur ce lit , ces lorgnons de chez Affleloulemarlou accrochées sur son nez , elle déguste véritablement les figures coloriés, ne manifeste, apparemment aucune surprise.

C'est bizarre ! me diras - t'elle !

Oui !ma chérie !!

Il me semble avoir déjà lu ça !!

Développe ........

Non!! plus tard...........

                 Je notais , machinalement sa remarque , je ne bronchais pas , je ne désirais pas la rendre inquiète sur mes pérégrinations montagneuses. Elle détournera sa tête, son visage affublé de ses horribles lunettes à pas cher pour voir de près , de temps en temps me regardera , nos regards se croiseront  !! Je me suis endormi sur cet entrefaite .........

                    Il est huit heure du mat , je suis levé de bon heure , hormis le RDV prévu, il me faut préparer les cycles , les remettre dans un état potable. Sur le texto , il est indiqué quatorze heure , au bout de cette ville, à l'orée de la sapinette .C'est un drôle d'endroit pour se rencontrer ,plutôt un coupe gorge , mais bon , j'y vais quand même .Les vélos sont accrochés à l'arrière, rutilants , regonflés , prêts à servir pour cette enfance défavorisée. Je suis décidé à faire une bonne action, ce jour-là sera à noter d'une pierre blanche !!

               J'enmène un exemplaire de ce livre colorié, je compte m’installer sur ce banc, au bout de cette allée, tranquillement , dans le calme , je vais essayer de déchiffrer l’incertitude cet album acheté la veille. Je me suis garé, j'attends les visiteurs.......................