Le suspect.épisode.01...page.01.

  Le Suspect.Episode.01. version deux.

                                      Nous sommes le 01.08.2021. Il est tout juste six heures du matin. La sonnerie , branchée sur ce (Ok google ) , comme d’habitude, m’avait bien réveillé, au son d’une mitrailleuse légère ,facilement transportable sur mon épaule lors de grandes manœuvres en R.F.A. dans les années soixante. C’est le modèle sortie en mars 1887. Des manufactures Abraham Lincoln version modifiée en type 12/7 ,authentique et , véridique ancêtre pointée pendant cinq années durant  sur l'héréditaire ennemi Prussien dans les tranchées de Verdun la Rouge, qui deviendront l’emblème de tous ces poilus venus jouer aux échecs avec l'ennemi héréditaire et surtout ! SVP! en taxi de la Marne ! .

             Ces pauvres gars n'y avaient vu que du feu ,ou reniflé de ce terrible gaz moutarde , emberlicolés par une assemblée de Généraux et Maréchaux complètement imbus de leurs personnages propriétaires de cette chaires à canon . Les pauvres trouffions ayant donné leurs tripes pour la Nation reconnaissante  , par la suite, ne donnerons plus aucun signe de vies ,étranges destins que ces hommes partis la fleur au fusil , qui !de guerre lasse ! laisseront femmes et enfants seuls à la maison qui ! attendirent un hypothétique retour de leurs hommes à la ferme .Tous les ans ,le 11 novembre à 11 heure précise ,devant le monument aux morts , par n’importe quel temps , je pense à eux, c’est le moins que l'on puisse faire pour ces jeunes gens ayant donné leur sang pour un pays à fleur de peau, laminé par ces Prussiens envahisseurs à la peau blanche et cheveux blonds et courts bien sûr ! pas comme le chantait notre ami chanteur Antoine .

              Comme vous pourrez le constater ,j'aime bien savoir comment je me réveille aux aurores quand tout le monde dort profondément dans les bras de Morphée ou de Lucifer pour certains .Doucement , mais surement, entre deux rafales de mitrailleuse sortis du petits haut-parleur placé au-dessus de ma tête , je me suis jeté hors de ce lit confortable, laissant mon amie Joséphine de Ci Je La Bazardais , dans les affres de ce bonheur d’avoir à elle tout seule cette litière de cent quatre-vingts recouverte de draps en soie véritable .Vous le constaterez je vis avec une triplette de particules et ce , à longueur de journée , ça aide dans les tractations avec les autorités qui nous délivrent nos laisser-passer . Elle en profitera,je le suppose,  pour s'étirer à plat ventre , ses grandes jambes genre flutes à champagne, délibérément écartées ,comme Jésus sur sa croix , histoire de se chatouiller ses parties intimes pour une éventuelle portion de plaisir avec ce matelas à la limite de la rupture conventionnelle .

          Pour elle! son heure de réveil se situe vers 9h.14.,cinq minutes avant le passage de ce boulanger qui nous livrera notre pain quotidien , si! je dis bien si ! sa camionnette ne tombe pas en panne devant notre portail en bois pourri , comme c'est souvent le cas depuis quelques mois .Il me faut noter, de faire réparer ce fichu portail par le menuisier du patelin qui nous as laissé sa réclame sorte de petit billet écrit de sa main, l'autre jour que j'ai retrouvé coincé dans le porte jarretelle de Joséphine ,qui faisait  la vaisselle sans sa culotte .Je ne lui est pas fait de remarque acerbe, ce fut été désobligeant de ma part, vous en conviendrez, je suis un gentlemen capable de comprendre que dans le cochon !! tout est bon. C'est fait...Bon!! ça me coutera encore un bras !mais cette clôture minable fonctionnera de nouveau . De plus! comme ces réparateurs agrées ne viennent que le dimanche ,jour de rando, nous ne payons aucune taxes ,ni tva, le repas du midi éventuellement , sera offert, c'est plutôt avantageux pour nos finances .Il me restera à laver la vaisselle , le soir en revenant !! c'est tout !!! .

       Comme toujours ,  à forte allure, Marie -pauline créatrice en toutes circonstances ,de chemins aléatoires , nous avait concocté ,pour ce jour-là une randonnée d’enfer vers la fameuse rue toute pavée de mauvaises intentions pour nos chevilles fragiles (voir carte IGN 6336 feuillet 02 à gauche de la page de garde, marqué cul de sac ,surtout !! ne pas emprunter par beau temps ). Mon sac est en formation continue ,encore avachi car non rempli , je suis en pleine préparation culinaire , sépare ,comme d'habitude le bon grain ,de la flotte tirée au robinet de notre cuisine de chez Ikéa acheté à vil prix pour la modique somme de trois cent Dirhams trouvés dans le porte monnaie de mon amie ,souvenirs d'un lointain voyage au Maroc ? .

        En même temps , j’avalerais le reste du petit déjeuner composé de ,trois biscottes qualité briochée Heude De Bert , compris un bon centimètre de ce beurre salé ramené à grand frais de notre voyage à Guérande la fortifiée, confiture de pèches non dénoyautées du rayon de La Gazelle chez Super U  (c'est moins cher!) , bien assaisonnée de jus de citrons pressés à la main , complètera ce digeste petit dj...tout ! en me rasant au couteau trois étoiles de la marque Laguiole bien tranchant qui ne demande qu'à me couper ma gorge profonde .Je rajouterais sans compter les calories nécessaires au bon fonctionnement de mon organisme qui ne réclame qu’à foncer dans la nuit noire ,histoire d'en mettre plein la vue à mes collègues des sentiers perdus pour l'éternité .

              HA! oui ne pas oublier la pincée de bromure proposée par mon amie Joséphine, elle y tient absolument ! je ne comprends pas trop, il n'a aucun gout ce produit? Surtout ! me fait dormir beaucoup surtout même dans la journée !! Une quantité phénoménale de tranches de pain, du vrai bred pas celui de la cuisine industrielle d’en face, me tendra son délicieux arome de ces blés murs récoltés par une armée de machines incroyables dans les plaines de la Beauce ,et de la Brie réunies par un démembrement incroyable dans les années 70. Je refuserais cet en cas ! car je suis en retard de deux minutes trente . J’ai ! néanmoins augmenté de façon sérieuse et drastique , ce miel d’abeilles et de ce cacao plein de calories à l'aide de la louche à soupe recouverte de mouches car ! Pas lavée de la veille, nous n'avions pas pris le temps de passer l’éponge ,tellement accaparés par ce feuilleton extraordinaire de chez Netflix passant en boucle depuis deux années complètes la même histoire de coquins et de coquines s’envoyant en l’air dans leur piscine à débordement . Finalement ! comme des imbéciles nous sommes tombés dans cette saga à l'eau de rose , mirobolante de conneries diffusées à longueur de journées pour nous les improductifs coutant un maximum de fric à cette société délabrée par tant d'injustices. Joséphine adore ces histoires de conquêtes d'amour et d’eau fraiche ,inondant son front quand la tristesse s’impose, je m’endors à chaque fois sur ces histoires de couples bizarres qui se trompent continuellement .

Le suspect.épisode.01. page.02.

                                            Six heure cinq, je me suis mis un peu en retard, la faute à qui ? mais ! à cette gazinière qui tombe en panne de gaz ,comme par hasard à six heure trois, l’eau ! de ce fait ! mal gérée , sera tiède , pas tout à fait à température pour mélanger ce nescafé sorte d’ersatz à la mode paysanne des temps modernes .Pour arranger le tout, je me brosserais les molaires déchaussées , jaunies par le temps qui passe ,y laisserais une partie de ma brosse à dents bloquée définitivement entre deux plombages anciens. Nettoyés avec ce reste de café non avalé , c'est toujours cela de gagné sur la future facture d'eau qui nous tomberas dessus au mois de janvier 2022 ,que nous règlerons en 24 fois pour soulager nos exsangues finances .

      Comme vous pouvez le constater ,je suis un fin méthodique et multiple prévoyant à la fois, aucune entourloupe ne passe dans mon ménage à trois(chien compris).J'en profite pour laisser un petit mot gentil pour mon amie, le plus doucement possible, ne surtout! pas la braquer à son réveil .

            (Pense ! ma chérie , à héler le boulanger pour changer le gaz, pour le payer ! tu prendras comme d'hab. Du liquide , la monnaie de ton plombier trouvé sur le net l'autre jour , restée dans le coffre-fort caché derrière le tableau de chez Matisse, ne te trompes pas, ni derrière le Fragonard ni le Picasso acheté la semaine dernière aux enchères à Londres.) Je te redonne le code en cas où tu l'aurais zappé dans la mêlée de l'autre jour avec le porteur de journaux qui nous as laissé son stock entier comme si il était partis trop vite . Ce sont ....les numéros ...12345 ) les mêmes que ma Gold planquée dans le réservoir à crayons de couleurs.

                Le mitron se fera un plaisir de faire le nécessaire , je suis satisfait que ce monsieur bien gentil et agréable à regarder effectue en mon absence , mon travail , une corvée en moins pour moi quand je reviendrais de balades . Il faut que je surveille quand-même la clé à pipe , elle ! n’était pas rangée au bon endroit la dernière fois !! je l'ai retrouvé sous le lit d'amis de passage !! que nous avons installé spécialement pour les randonneurs égarés sur le GR ,mais ! ou avait-il donc la tête ce type au pain de deux livres trop cuit ? Il va trop vite, il met la charrue avant les bœufs. Je rajouterais en NB .( c'est pas la peine de lui donner la pièce, je finirais son travail après ma douche ,ce soir en rentrant .)

              Notre accompagnatrice en montagne ,n’étant pas très certaine du temps , je m’empare de ce poncho neuf pas encore déplié de sa pochette en pvc , de ces guêtres protectrices, je choisi les chaussures grand froid ,série 27 de chez Lafuma ,parfaitement adaptées à mes écrases -merdes , ce ne sera pas de trop pour une conservation complète de mon corps affaibli par la dernière cordée sur les pentes du Montfaucon . En plein été il faut sur ces collines de ce Sud , se préparer à l’inimaginable en matière de météorologie qui change tous les quatre matins .A tous les instants , il faut décharger cette application météo dégotée par Joséphine sur son téléphone dernier cri, cette appli remplie de réclames débiles devient la norme pour tous ces marcheurs cueilleurs de fleurs interdites , dépassant les cent mètres de dénivelée .

         Mon amie marcheuse m’a prédit un super temps aujourd’hui , je vais lui faire une confiance aveugle. Le réchauffement climatique joue sur les nerfs de ces randonneurs assidus à cette montagne ne dépassant pas les quatre cent quatre mètres de hauteur au-dessus de la maximale observée sur la Maladeta en Espagne . Six heures trente-sept, il est temps de boucler ce sac , comme toutes les fois que je pars en montagne. J’ai préparé soigneusement la veille au soir, tout ce barda conséquent en poids, compter environ. Je dis bien environ !! 30 petits kilos pour une journée ;à multiplier par x pour plusieurs jours ,sans compter les amuses gueules genre génépi ou triple sec à fort taux d'alcool, conditions impératives pour grimper rapidement derrières les gazelles qui ne demandent qu'à nous larguer en pleine brousse, j'en jetterais un mot à la présidente de ce club de centenaires qui commencent à ralentir sérieusement le groupe qui de temps en temps et ! ce n'est pas rare , de rester coucher dans des cabanes pourries et couvertes de cafards.

            Pour rassurer mon amie , je lui enverrais un texto sitôt découvert le pot aux roses, d'une randonnée non repérée par Marie Pauline. Aucune crainte, je me balade de toute façon avec une moyenne d'âge de 98 ans environ, aucune forfaiture possible , la nuit sera calme ,jusqu'au petit matin . Quitte à recouvrir notre table de salon, qui devient au fil des heures une sorte de tour de contrôle surnommée Babybel pleine de bonne choses , les différentes choses et aliments vont remplir finalement mon sac . Mon amie de tous les jours supporte tant bien que mal cet envahissement perpétuel, ne bronche pas trop, tellement satisfaite de se retrouver seule avec elle-même et ses habitudes sur you-tube , dans ce trois trente mètres carrés habitables, que je retrouverais ce soir rutilant ,sauf la clé en métal inoxydable, de douze et de surcroit à pipe ,toujours pas encore rangée par le ou les hommes de passage pour dépannage à la hussarde .Notez ,quand-même que! tous ces services à la personnes seront entièrement gratuits, pas une pièce de monnaie  distribuée ,uniquement pour le matériel acheté ou proposé suivant les saisons

         . Il est presque quarante, ma montre connectée m’avertira que je n’ai plus que trois minutes avant l’ouverture de la porte de garage et le déclanchement du coffre de cette automobile de collection, qui sera bientôt ! sous les ordres de l’administration Européenne , rangée dans un rebut qui ne dira pas son nom, tout simplement le cimetière des pétaradantes cylindrées démultipliées de cylindres non indispensables . Je me mets ce sac de 70 litres sur mon épaule droite, mes chaussures et les bâtons dans la main gauche, je m’apprête à partir.

    Quand !!!!!!!!!!!!!!!!

           La porte d’entrée toute fraiche lazurée par le peintre venu à grand frais de Bretagne , résonne de coups brefs et sourds. Je suis surpris, j’en ai même sursauté sur l’instant, dans ce gros bourg peuplé de quelques âmes charitables mais également irritables , personne ne peut et ne pourrait ! à cette heure , venir me réveiller ? Peut -être ?est-ce la voisine ,qui , arrivée la veille pour des congés bien mérités aurait oublier d’amener son beurre , le sel le sucre ou la fameuse clé à pipe pour desserrer sa bouteille gaz ?chez elle dans ce minuscule  placard derrière la petite porte dissimulée par un tapis de chez Gobelin ? Non ce n’est pas elle , de toute façon ne pesant pas plus de cent livres, hors ses fringues , sur ma balance de cuisine , elle ne frapperait pas aussi fortement sur le chambranle.

            Les secondes s’égrènent , en vitesse, je suis scotché contre cette table ,tout mon attirail sur mon dos, les yeux rivés sur ce battant de porte qui résonne encore deux fois. Je suis en sécurité, c’est évident mais ! à la fois pas tout à fait quand-même. Il me faut poser ce sac, tout en réfléchissant dans la manière d’ouvrir cette porte, dans ma tête les hypothèses les plus sombres vont me traverser l’esprit. Ce n’est pas le laitier quand-même ? Nous avons tout quitté de cette ville ? m’aurait-il suivi ? Mentalement je compte les kilomètres nous séparant ...800 kms. Il nous aimait bien ! Joséphine collectionnait même ! ses images cochonnes , mais quand-même. Le boulanger ? non plus ,trop tôt le pain n'est pas encore cuit !! Non ! j’évacue pratiquement ,sur l’instant cette hypothèse. C’est fou le nombre de questions qui passent en rafale qui ! finissent par déstabiliser le simple quidam sorti de son lit !! .Il faut me résoudre à.

                            Ouvrir à n’importe qui ? Six-heures quarante-trois , je vais être en retard au rendez-vous de Marie Pauline. Le chien n’a même pas bougé, enfoncé dans la couette, à ma place ronflant , certainement heureux comme un molosse de bonne famille peut-l’être de dormir auprès de sa maitresse encore endormie, rêvant de son mari parti en montagne . Je ne lui en veux pas , ce chien est devenu sourd , avec l’âge, nous avons été obligés de mettre une alarme de dictateur, pour protéger nos légumes dans notre jardin. En fait ! trois fraisiers et trois malheureux plans de tomates qui ! si je n’arrose pas vont finir par faner. Ce ne sont plus de petits coups de pouces qui tapent maintenant mais de furieux coups de poings. Ils vont finir par défoncer cette porte…La courette pourtant bien fermée par ce loquet d’acier recyclé ,bricolé par mes petits outils de bricolage est !! dorénavant tout éclairée par de puissants projecteurs.

             Il me faut ouvrir, c’est une question de vie ou de mort………. Pour le vantail en acajou verni. La clef , tourne , il faut au-moins trois tours , ce modèle de chez Bricard est un engin super compétant, personne ne lui résiste, même pas ce gentil boulanger pour déposer notre pain quotidien , gagné à la sueur de notre front de retraités, soulagés de ne plus travailler d’arracher -pieds ,tous les jours que le Seigneur veux bien nous octroyer . Le pêne arrive en fin de course, je n’ai pas le temps de dire ouf ! que je me retrouve déjà en pleine lumière ,je suis ébloui ,

Je vais hurler .

C’est quoi ce b…….. ???

Police judiciaire de Saint cierge du Maupas…Bonjour….nous pouvons rentrer ? .

Mais !! j’allais partir, rejoindre les copains à Marie-Pauline …!!…

Ce ne sera pas long!!juste quelques questions !!…………….

Rentrez!!vous prendrez bien du café, il est encore tiède!

Ce n’est pas de refus...................................