PORTARRAS.............

00.Introduction de l'auteur.

Chapitre.01.les rocailleux......

Chapitre.02.....en écritures............

Portarras.............Introduction de l'auteur.............

Le 14/11/2021. PORTARRAS.

Introduction de l'auteur.

                      Quoique vous pourriez penser, ces faits sont inéluctablement véridiques  et !surtout pas vérifiables par la cohorte d’inventeurs historiques de tous poils ,bien décidés à truquer indéfiniment  notre planète d’histoires à dormir ,non pas debout mais certainement allongés à regarder les étoiles filantes constellées de comètes qui nous rappellent que nous ne sommes que grains de sable dans ce firmament de gaz et de protons prèts à nous exploser à la figure et nous faire disparaitre pour l'éternité pour ! nous remplacer que par des plantes vertes . Pour la tranquillité future de ces esprits malsains , sachez que je garderais ce secret à jamais encré  dans ma mémoire, jusqu’à mon extinction finale .Tant pis pour ces bienheureux et soi-disant propriétaires de cette terre riche en souvenirs , ces gus ne savent pas ce qu’ils font et s'en lavent les mains de toutes les façons…notre planète est recouverte de ces Ponce -Pilate de fortune …….

Bonne lecture..

Soyez patients ,chers lecteurs l'hiver arrive et ses délices avec .

Chapitre.01.Les Rocailleux.

                      Ce fut ! comme de coutume ,une algorithmique randonnée ,rituellement  programmée , en fin de semaine ou ! de début d’une nouvelle ,peu importe ! ,sur le programme  exel depuis presque une année ,j'attendais avec une certaine impatience cette sortie dans les hautes-Pyrénées .Organisée et patronnée  par cette pléiade hétéroclyte de randonneurs organisateurs ,sorte de cour des miracles  auréolée de soi-disant citadins repentis ,se parfumant à l’alter-cheese de chez Carrefour- circulez il n’y a rien à voir ,à part les lingettes pour ménagères démunies de la cervelle ou de minables plateaux de fruits de mer venant du Bénin devenue plaque tournante pour toutes les locomotives à vapeur vendues au poids de la disgrâce de ces charbonniers Polonais et Allemands . Cette association ,véritable organisation dans une ville en mort prochaine et! certaine encore miraculeusement debout , portée à bout de bras par de formidables entraineur.euses , devenait au fil du temps , une synergie de bonnes âmes charitables ,que j’appréciais pour sa liberté d’entreprendre de fantastiques virées sur ces misérables cailloux jamais calibrés par celui par qui ! tout est arrivé !. Cette chaine Pyrénéenne ,devenue l’incontournable pierre angulaire de ma vie simple ,transformée!par la même occasion ,en un régulier  chapelet de Rosaire pour des  rendez-vous avec dame nature, tellement généreuse que je ne pouvais plus m’en passer, quitte ! à abandonner encore peu plus mes plates activités de plein air composées d'écritures , bricolages faciles et menus services pas trop fatiguants et contraignants ,rendus uniquement sur rendez-vous ,au prix forfaitaire d’une bise sur ma joue , à ma chérie de toujours , toujours omniprésente quand il le fallait,quand elle le voulait  .

           Il va s’en dire que le poste de télé en noir et blanc à crocheter nos cerveaux en décrépitudes ,  fut rendu aux petits frères des pauvres afin de leur restructurer les méninges complètement réduits à l’état de petit-poisde chez Bonduelle, uniquement à avaler à la cuillère à soupe et! non à la fourchette .Ce jour-là :un dimanche de ce mois d’un mai éblouissant de lumières épatantes à vous mettre les lunettes de soleil dès trois heures du matin  ,quelques temps après le nième confinement obligatoire qui ! loin de là ! ne m’avait pas absout de sorties , en apparté !! sans aucune rancune envers ces implacables autorités vétues de bleus , devenues abusives en décrets arbitraires à tous les égards de nous savoir écartés de force et de savourer  la beauté de ces collines qui nous tendaient la perche à chaque instant, nous tiraillant entre , tricher ou mentir sur notre emploi du temps à arpenter ces couloirs du temps passé ,sortes de vestiges de calcaires , granit et marbres ponctuant à chaque foulée, notre envie de découvrir encore un peu plus de cet extravagant chaos de roches présent depuis la nuit des temps ,bien avant que ces monstrueux homo-sapiens s’en emparent pour en faire ce que nous voyons aujourd’hui ,résultat d’une intolérable prospection à usiner la terre quitte à la bruler encore un peu plus chaque jour qui passe pour ne rien laisser de comestible aux générations futures,branchées aux antipodes de ces rdv incroyables tous les ans sorte de compagnonnage de dignitaires soi-disants écolos.   .COP pourrait signifier! à l'avenir dans une littérature à la Zemmour  : (copains comme cochons).

            Je ne vous donnerais pas de date précise, je ne tiens surtout pas à donner du mauvais grain à moudre à ces détracteurs de ce quatrième et ultime acte qui ! allait changer ma destinée sur terre. La destination dans ce jour férié se trouvait dans les hautes Pyrénées pas très loin du site grandiose de ce Néouvielle tout en granit , plus précisément entre Le pic du Bastan et le petit col du Bastanet , adossé à une montagne abrupte nommée le Pichalay que nous avions escaladé ,en marche forcée , à la force de nos mollets et cuisses solides comme des rocs , deux années auparavant. Cette fois ci, je n’avais pas une forme olympique, je venais de recevoir cette deuxième dose qui allait me renforcer mes anticorps défectueux ,  m’avait foutu un certain  trac, de me savoir plongé dans une usine à venin improbable produit par des chercheurs cherchant dans le brouillard ,de quoi nous soigner le plus vite possible afin de nous faire reconsommer de toute urgence ces terres rares qui ne demandaient qu’à s’ouvrir à notre portefeuille. Je trainais ,lamentablement de la galoche, la boss,jolie plante d'une blondeur éclatante,son sac rempli de bombons à la menthe fraiche ,histoire de se cacher une haleine nauséhabonde ,  s’en était bien aperçu, méchamment , allait massivement motiver ses troupes pour me larguer définitivement sur la trace faite par tous ces animaux sauvages ou pas, ne me laissant que le choix d’abdiquer en rase campagne , de rejoindre le menu fretin qui ne marche qu’en parlant, histoire de se donner du courage d’affronter les sommets faciles . Moi !le Breton allait en voir de toutes les couleurs , j’allais ! définitivement rester sur le bas-côté à compter les mouches et lézards qui ! commençaient à s’agglutiner autour de mon sac à dos, désirant se faire la peau de banane qui pendait de ma poche à victuailles, à coté de ce sac à poubelles que je n’avais qu’une envie ,m'en débarrasser au bord du sentier, certain d’affronter les remontrances de mon amie blondinette, l'amochée des Spijeoles  .J’attendrais finalement une bonne heure cette deuxième troupe de marcheurs et marcheuses parqué.e.s dans une seconde zone de partage de douleurs musculaires . Beaucoup moins puissante que ces montagnards ne demandant qu’à escalader sans regarder ce spectacle qui s’offrait à leurs yeux, elles ! les marmottes avançaient sans aucune hostilité , à petits pas, gérés de main de maitre par mon ami Johnny la science infuse à tous moments de la journée , qui s’en allait en casse-pipe à chaque sortie programmée. Ce fut !, de fait, un véritable bonheur de se mettre dans sa foulée et ! de ne pas prendre en pleine figure son bâton droit qui s’envolait à chaque embardée de sa part .

             De guerre lasse, pas décidé à engager un conflit intérieur qui se serait terminé aux assises sur ce rocher branlant, je quittais donc ces amis improbables, m’orientais sur une autre piste beaucoup plus facile pour mon cœur et poumons qui renâclaient depuis quelques yards à rentrer les cent pour cent d’oxygène nécessaire pour alimenter ce corps humain devenue au fil du temps une machine à arpenter les sentiers .Je continuais , allais terminer ma randonnée avec le groupe composé d’escargots des Comminges tout aussi succulents que ceux de Bourgogne . Evidemment ! que je fusse déçu de ne n’ avoir pu escalader cette montagne vertigineuse, impropre à la consommation pour de vulgaires citadins en baskets de marque, laissant ,sans aucune honte et vergogne, mouchoirs en papier , masques covids ,mégots de cigarettes ,canettes de soda et !pire ! leurs crottes bien molles , assorties du dernier papier toilette à la mode et !de couleur mauve svp !! sorte de nouveaux cairns servant à nous indiquer le chemin à suivre une sorte de GPS malodorant tout le long de cette sente avoisinante de magnifiques rhododendrons désormais en fleur mais !pas pour longtemps , pour le moment , épargnés par les tractopelles de la station de ski , des engins énormes s’approchaient dangereusement de ce terrain exceptionnel de découvertes pour un pauvre Jules comme moi .

                   En attendant la troupe suivante , sorte de minibus pour fainéants ne voulant pas marcher trop vite, je visais un point de chute adjacent , recouvert de cette herbe grasse ,épaisse ,que les caprins et ovins affectionnent en masse afin de se nourrir de plein de bonnes choses et de nous faire de bons petits agneaux qui ! passerons à la casserole un midi de Pentecote , en famille autour de la table familiale bien pourvue en sel et sucres ajoutés sinon rien ne passera dans ces estomacs habitués à manger de la culture intensive produite en Beauce et en Brie . Je patientais depuis un bon petit quart d’heure tout au plus .Une odeur que je connaissais parfaitement, me rentrait dans mes narines débouchées du dernier test covids à la mode par deux batons tiges d'une longueur effrayante .J’inhalais cette décoction de saveurs que je ne m’expliquais pas dans ce lieux niché à plus de deux mille mètres d’altitude, mes compagnons se trouvaient déjà loin,craphutant fermehistoire de ne pas me revoir de sitot . Je les apercevais ,minuscules pitons dans la masse de rocaille de ce pic perdu dans ce brouillard intense , prémices d’une journée inoubliable resplendissante  d'un fabuleux soleil d'été, réchauffant nos côtes bien chamboulées par les marches à escalader cette roche depuis le départ en fanfare .Cela ne pouvait pas être de multiples pets lestés d’odeurs pas très agréables mais indispensables pour la tubulure de nos intestins, non c’était autre chose de plus subtil .De source proche et sure , cela ne venait pas de mon corps , bien préparé, tôt le matin, j’en avais fait le nécessaire pour ne pas en être incommodé tout le long de la journée à me dérouter de la bande de copains . L’odeur était persistante, comment vous expliquer cela ? comme du varech ou de sel marin , en tant que Breton de véritable souche, nullement importée, je connaissais bien cette saveur genre liqueur que tout Armoricain savoure les jours de tempêtes ou de grandes marées à décoiffer les bigoudènes serrées comme des sardines sur le port de Concarneau. Mais bon sang !! d’où venait cette flagrance ténue ? je me redressais ,contournais cet immense rocher recouvert de mousse côté Nord . Il avait seriné la nuit précédente, une humidité persistante se dégageait du sol remontait dans de formidables volutes ascendantes me donnant le vertige , d'immanquablement  déclancher l’obturateur à faire de belles photos pour mon album que je partagerais ce soir .Je finissais par m’adosser à la roche , c’était du quelquonque et vulgaire calcaire, cette roche ancienne  recouvrait paritairement toutes ces montagnes , cette dernière ,de jeunesse récente, continuaient de grimper nous donnant quelques millimètres à faire en plus chaque année .

                   N’étant pas un spécialiste de ces roches ,il m’était impossible de déterminer quoique se soit sur ces émanations fumantes. Posté à plus de cent vingt mètres du sentier, je n’étais pas perdu ? même dans un dense brouillard, je pourrais m’en sortir. Mais !à cet instant précis quelque chose allait foirer certainement, mes oreilles sifflaient d’incertitude de ce bruit imperceptible qui venait du sol, entre deux gros morceaux de lichens .Un appel d’air ,tout simplement, un gouffre allait apparaitre devant moi, pour un peu j’aurais basculer dans ce trou pas du tout indiqué par ces signaleurs artistes peintres en balises rouges et blanches . Curieux de nature, mais pas trop habitué à sonder des gouffres interdits , je jetais un misérable cailloux qui n’avait rien demandé à personne, sinon à s’éroder tout naturellement jusqu’à disparaitre en poussière .Un bruit de fond allait résonner ,plusieurs fois il ricochera avant de faire plouf .J’avais compté les secondes, cette grotte ne faisait pas plus de cinq à six mètres de profondeur ou peut-être plus ou tout simplement rien . Une source , ou rivière souterraine certainement pleine à raz-bord coulait en son fond ,donnait un sentiment de fraicheur, l’odeur ! n’en parlons pas , excessive en saturation elle n’invitait pas à rentrer .Le deuxième groupe arrivait lentement , je pensais me cacher à leurs yeux ? impossible dans ce désert minéral de passer inaperçu sauf à se fondre en cailloux et prendre la pose fixe en attendant que ces marcheurs passent leur chemin et ! sans me voir ? impossible , je reculais d’un cran, rebouchais cette excavation négligemment décochée de ces bruyères qui en cachaient l’orifice .Je me promettais d’y revenir , bien équipé de ma corde de dix mètres et de ce piolet qui ne me servait jamais ,sauf ! à grimper sur la glace l’hiver dernier, avec Manon , quand nous serons poursuivis par ces misérables alligators de la repentance à 135 euros . Je remballais mes instrument et prenais le pas à John qui allait nous emmener à ce col biblique, un curé étant en train de dire une messe en son sommet à ses ouailles en jupettes et bures .