Carla................

Autopsie d'une crapule..liste des chapitres.

00.Introduction de l'auteur .

01.Chapitre .01. la caserne des souffreteux. 

02.Chapitre.02.Mon amie Charlie .

03.Chapitre.Charlie la débrouille.

04.Chapitre.04. Une surprise de taille . 

05.Chapitre.05.l'Arrivée innopinée .

06.Chapitre.06.Du rififi dans la mémoire à Charlie.

07.Chapitre.07.La terrible confession à Charlie. 

08.Chapitre.08.Le voyage à Paris.

09.Chapitre.09.raison et chatiments.  opus.01.

10.Chapitre.10.raison et soumission .opus.02

11.L'Estocade finale..............

autopsie d'une crapule// introduction de l'auteur.

. Introduction.

                    Cette histoire, certainement véridique ,me fut racontée par un ami d’enfance , cloué, perfusé sur son lit d’hôpital, agonisant ,vaincu par un cancer pancréatique , Il m’avait demandé en dernier recours le bénéfice d’une ultime visite de ma part. Son épouse ! curieusement, ayant insisté je me mis suis rendu sans tarder auprès de lui , à son chevet et ! allait recueillir ses dernières confidences et confessions d’homme pas encore assez vieux pour passer de l’autre côté. Ce que j’allais enregistrer sera quelque chose d’immense, les confidences d’un être abattu par le chagrin intérieur qui ! à un certain moment de sa vie n’avait pas u le courage d’affronter l’impossible victoire du devoir accompli. Par texto interposé il m’avait demandé d’enregistrer toutes ses paroles , phrases, qui ! vous me pardonnerez seront difficiles à comprendre ou à déchiffrer, tellement ce pauvre type avait la peur au ventre d’affronter l’incomparable justice de Dieu ,soi-disant son père. Brides et particules furent rattachées par mes soins, remises en forme pour en faire un texte intégral d’un commis troupier que !!! j’appellerais Autopsie d’une Crapule.

Cette histoire fera l'objet d'une suite.......... Je ne pourrais laisser Carla sans suite.

Ps. L’anecdote commence directement auprès de cet échevin de l’espoir.

Jean Decier.............

Autopsie d'une crapule // chapitre.01.la caserne des souffreteux

 Lundi……08 heures 05. Chambre 457..Pavillon des cancéreux.

                           L’hôpital se trouve désert, dépouillé de son personnel, comme enveloppé d’une véritable chappe de plomb, cet instrument à réparations multiples avait fini ces deux jours compliqués assortis d’un week-end ordinaire , à soigner les désespérés de la solitude à ne rien faire d’intéressant sinon ! à boire ou taper du deux cents sur le périphérique pour finir sous un mythique porche de pierres de taille, se nommant pont de l’Alma .Son zouave ayant vu la princesse Diana Pencer y perdre sa vie le 30 aout 1997 laissera une marque indélébile dans nos souvenirs d’une royauté à bout de souffle .Dans sa rutilante Mercedes s280 conduit par un Français revanchard d’un Waterloo perdu il y a belle lurette, lady Diana n’i fera pas de vieux os .Ce viaduc ancestral ne sera plus que l’unique traceur de crues centennales de la Seine à Paris mais ! un lieu de pèlerinage d’amoureux éconduits par la plus belle et gentille des princesses ,que l’Angleterre n’avait jamais connue de mémoire d’hommes .

                            Afficionados ayant désiré voir par ou elle fusse passée de vie à trépas ou simple erreur de voie ? sprinteurs de la vitesse libre de choisir leur direction ?certains finiront auprès de mon pote, pas certains de passer la nuit en bon état de conservation, tant ces médecins légistes feront ,équipés de leurs scalpels et couteaux de bouchers ,du zèle à n’en plus finir de découper les accessoires indispensables ,muscles et tendons à l’emporte -pièces afin d’y déceler la moindre des particules dures ou douces désormais interdites dans cette culture Woke démoniaque pour nous les anciennes générations .

                         Les autorisations de visites ne sont autorisées que l’après-midi, une bienveillante dérogation de la part de ce médecin chef à la mine avinée, couperosée , m’avait laissé libre d’accéder dès potron-minet à ce voyage en enfer .Circulaire en main , en vertu que cet homme malade n’en avait pour plus très longtemps à vivre , fut le motif impérieux ,mais ! quelque part ? curieux , qui me fit rentrer à cette heure matinale, couvert de la tête aux pieds pour affronter le déluge de feu qui s’abattaient sur la capitale .La température , moite , gonflée d’électricité statique , montait crescendo, ne m’incitait nullement à flâner le long de la rive gauche couverte de tentes de migrants devenue une plaie béante, affreuse cicatrice dans le ventre de Paris .Je me pressais , cavalais ,comme dans ma jeunesse ; tenant ce parapluie made-in Saint Bertrand de Comminges qui ! sous la tornade , ayant volé en éclat, ne me protégeait plus du tout de grêlons d’une dureté ahurissante de brutalité .

                        Je me réfugiais enfin dans ce havre de la paix tristement éternelle ….l’Hôpital Saint Antoine, unique Saint à qui vous demanderez ? quand c’est évidemment trop tard ! de retrouver la vie d’avant ,qu’il vous refusera en vous indiquant la direction à prendre, celle de Saint -Pierre ,gardien du temple , terminus d’une vie bien ou mal remplie . C’est le moment de la relève , également ! le déblaiement de cadavres manifestement occis pour la nuit des temps, n’ayant passés ce long dimanche sans télévision Drukérienne . Qu’importe ! les nouvelles seront toujours les mèmes, pas de quoi en faire un fromage. Sur le panneaux lumineux , il est indiqué quatrième étage=morts -vivants , je presse sur le bouton montée, il ne faudra pas deux secondes pour m’envoyer en l’air dans cet ascenseur qui ! à une vitesse supersonique ,fera défiler les lucarnes de ces trois étages toujours endormis. Il me faut avoir le cœur bien accroché, l’estomac risque à tout moment de dégurgiter le si peu d’eau de vaisselle, hâtivement absorbée ce matin, je prie le bon Dieu et le Saint Esprit pour ne faire qu’un espoir , pour je puisse atteindre l’ouverture sain et sauf du coté de mes entrailles qui ! me bénirons d’un rot nauséabond à respirer que ! je m’empresserais ,pour ne pas effrayer l’infirmière de garde , de le ravaler en catimini et ! de le recracher dans la réserve à mouchoirs .

                      Le chiffre quatre s’affiche en toutes lettres, lumineuses, les vantaux coulissant fonctionnent parfaitement ,le timbre strident de la sonnette d’avertissement d’étage , me laissera le choix de rester ou de passer outre cette lumière blafarde qui illumine ce couloir nauséabond ,la chambre se trouve vers la droite, je file sans demander mon reste de petit-déjeuner. Peu de personnel naviguant dans le couloir, tous ces messages télévisuels sont donc vrais ? Il n’y a plus personne à son poste !!.A force de pas les croire sur paroles , c’est arrivé, un hôpital sans soignants nous accueille les bras ouverts d’improbables fantômes . La porte ,très large , est légèrement entrouverte, un rail de lumière passe entre l’entrebâillement , mon ami est bien là, déjà assis contre le dos de son lit archi compliqué de fermetures et descentes , d’inclinaisons automatiques, véritable monument d ’architecture pour un sommeil idéal pour un prix exorbitant

                         .Un fabuleux sourire m’accueille ,certainement pas celui d’un déserteur. J’ai à peine le temps de me déshabiller , mes fringues trempés dégoulinent ,vont saper le travail journalier de ces trappeuses de la saleté accumulée . Tant pis !! je m’excuserais le moment venu à ces petites mains venues d’ailleurs , capables de nettoyer en deux minutes , chrono en main , la chambre d’un souffreteux ne demandant que l’absolution d’un dernier bon petit déjeuner , avant de voir le bistouri qui ! sortira sans faiblir ,les restes de la veille .

-Charlie ! tu vas bien ?. tu as mauvaise mine !! on te l’a dit ? .

                             La plus mauvaise des questions ou affirmation à ne pas poser , sortiront machinalement de ma bouche devenue un assortiment de perles rares, souvent garnies d’humour noir ,c’est ma particularité ! .Tant pis ! ce type de toutes les façons n’entends pratiquement plus, se trouve déjà aux abonnés absents d’un téléphone que nous avons débranché hier au soir .Les fleurs ( 5 kilos de marguerites des champs )sont déjà commandées , le curé n’aura pas grand-chose à faire vue le degré d’imprécision de ce client potentiel. En accord avec la famille et par soucis d’économies nous ne ferons aucune publication dans le journal laissant dans le flou des plus vastes de ne plus savoir si ce gars est mort ou vivant .Un simple cercueil d’occasion, en osier !recyclé qui brulera rapidement, fera l’affaire .Au pire ! une heure quinze suffira pour la cérémonie complète. Pas de repas ni apéritif pour la famille et les quelques invités triés sur le volet .Voila comment je vois les choses. Ah !! si j’oubliais ,ces cendres seront dispersées sur le périphérique Parisien, lui qui aimait tant les embouteillages du soir à se faire tailler sa pipe par une demoiselle d’honneur tirée journellement au sort dans les bureaux de sa boite.

                    Vous comprenez maintenant ! pourquoi ce titre ? mort d’une crapule !!

-Ça pourrait aller mieux ? .mon frère………….

                         Je ne suis pas son frère….dans son dialecte de minable banlieusard , pas comme moi logeant dans la riche troisième couronne ! il continuera jusqu’à plus soif d’appeler tous ses amis ..ses frères. C’est comme ça !! dans la jungle. Nous nous sommes connus il y a plus de quarante années ,comme beaucoup d’entre- nous , sur les bancs de l’école communale .Habillés de la fameuse blouse grise , certainement sale ,nous avions faits les cent coups, les pires bêtises de gamins et d’adolescents en presque liberté pas tout à fait surveillée . Mais ! cette journée de juillet , j’allais replonger dans sa pire aventure de ce je pourrais appeler une erreur monumentale, que vous garderez attachée à vos basques toute la vie durant. Rassurez -vous je n’étais pas présent ce jour-là. Etant certainement en train de batifoler avec cette dévergondée et imprudente légère fillette de onze ans , habitante du dixième , se penchant dangereusement par-dessus la rambarde de métal ,attendant que je vienne la sauver et de roucouler comme deux tourtereaux avides de tendresse .Ayant l’âme d’un sapeur-pompier d’opérette ,j’avais décliné l’invitation de cette bande de copains partis faire la fête ,préférant conter fleurette dans l’ultra chic appartement du seizième , déserté par ses parents d’adoption partis dans leur résidence d’Houlgate, devenue la référence sur le bord de mer

                  .Ce dimanche ! nous suivrons intégralement cette finale de coupe de France opposant notre club du Stade Rennais contre Lyon , allongés comme deux malfrats découvrant les magnifiques serrures de deux corps en apesanteur.

-Tu te rappelles ? du match ! Mon frère !!

-Oui ……………..Charlie………….

                 Des larmes de dinosaure  coulaient aux coins de ses yeux vitreux .Interdit de tant de misères ,par courtoisie devant tant de malheurs , je lui serrais fortement puis subtilement ,comme une maitresse amoureuse de son amant déplumé ,le dos de ses menottes percées d’innombrables tuyaux ou de catéters  .J’effleurais , caressais ses deux mains décharnées, vaincues par l’horrible déchéance .Ma tête penchée sur ce misérable reste à couère ,m’adjurant de ne pas craquer devant ce petit bonhomme recroquevillé , arrivé aux confins de sa vie terrestre , furtivement ! pour ne rien lui montrer de ma solitude à attendre sa fin , je m’essuierais avec le drap de lit mes rapides sanglots tombant durement sur ce corps qui fut ! naguère un athlète . Quelque chose d’insupportable venu de moi partait en fumée, ces moments furent indescriptibles de tristesse ,que je serais bien incapable de juguler au fil de ce temps que j’allais passer auprès de lui. Le soleil rentrait dans la chambre vide de souvenirs , nous faisait un magistral clin -d’œil à la vie, nous regardions l’astre, lui souriait moi ! j’avais ,malgré-tout ! de la peine à regarder en face cette vérité qui approchait à grands pas . 

-J’ai !! mon frère !! quelque chose à te dire , de terrible……………

-Charlie ? est-ce vraiment le moment ? .tu n’as pas mieux à faire ? te raser ? par exemple !! et ! arrête de m’appeler !mon frère !!

-Me raser ? tu plaisantes ? j’espère !! .les croques le feront à ma place !!c’est compris dans le prix ? pas vrai ? .

                     Je me mis à rire, bizarrement ! à gorge déployée ,comme décomplexé de me voir en sa compagnie funeste , m’emboitant le pas il fera de même, soulevant ses vielles ratiches ,enfin les dernières qui lui restaient de valides pour me faire découvrir l’innommable d’une sale gueule , bonne pour la casse .Nous allions réveiller nos vieux démons, ceux de s’en ficher éperdument de ces moments qui passent .Il avait ,comme tout bon chef de meute , rétabli une sorte d’autorité , notre soupe à la grimace avait disparue laissant une joyeuse gaité envahir la petite chambre. Nous étions redevenus fortunés d’un bonheur disparu puis ! réapparu .

-Assieds-toi dans le fauteuil, mets-toi à l’aise ,je vais te raconter un secret, que je n’ai jamais partager avec quiconque ,pas même ma mère. Tu n’as pas oublié le magnéto ?

                       Non ,je ne l’avais pas laissé à la maison, offert par ce presque grand-frère que je n’avais pas u la chance d’avoir, après avoir vérifié la charge des mini batteries , je le serrais bien dans ma poigne, y logeait l’antique cassette adéquate, j’allais appuyer sur le bouton rouge, donnant ce fameux feu vert d’une confession inédite . Il y en avait pour au moins trois heures de disponibles , certainement amplement suffisantes, tant ce rustre gaillard sentait la fleur fanée !Sa voix devenait rauque ,par moment redevenait chantante, comme si ! rien ne c’était passé dans sa vue tumultueuse .Je le laissais récupérer ,le regardant bien en face, bien décidé à percer ce secret bien gardé.

-C’est bon pour moi !! Charlie !! tu vas pouvoir commencer, c’est quand tu veux………tu préfères boire un verre d’eau avant ?.

-Oui ! je veux bien…j’en ai le gosier asséché rien qu’à y penser…………………….

-Mon frère !!

-Oui Charlie ? -Si !! je dis bien si !! je ne peux pas terminer ma narration, tu la finiras toi-même, tu es bon de ce coté la …………

-Compte sur moi. Charlie……………………………..

                     Suivra un long et pénible moment à se faire non pas boire la tasse entière mais qu’une malheureuse gorgée qu’il mettra un temps fou à ingérer non pas de travers mais en parfaite diagonale dans sa gorge déployée uniquement pour l’occasion. Il n’y a que la fin de triste ? c’est vrai !!! mais ! à la longue , on s’y habitue. Un coup d’éponge sur son menton, un léger passage de la serviette sur son front dégoulinant de sueur et j’allais enfin découvrir une histoire absolument incroyable, submergeant tous mes fantasmes les plus dingues de reconnaitre en cet homme la pire espèce vivante sur terre. Il s’était relevé, ragaillardi par l’eau pas très fraiche , mais ! obnubilé par ce qu’il allait me raconter en live. Peut-être s’arrêteras t’il en cours de route ? ou m’obligeras t‘il a le veiller de longues heures ? à le débrancher ? lui seul le sait…………………….

A suivre……….Une Mémoire d’Eléphant.

Chapitre.02.Mon ami Charlie..

 Nous sommes le 28 janvier 1987.

Les touristes .

                           Neuf heure trente-cinq du matin !! il fait un froid de canard ,-28 dans la ruelle ou je crèche habituellement en déplacement amoureux et sanitaire à la fois  (Montmartre).Certainement encore moins en température ressentie au sommet de la butte ou de rares touristes, uniquement Japonaises se sont montrées totalement irresponsables de sortir à pieds ,jambes découvertes ,sans aucun crampons ni piolets , de leurs confortables hôtels chauffés au gaz de Lacq .Emmitouflés de la tête aux pieds, ,toutes  recouvertes d’une cagoule bizarre , bien plaquée , serrée contre leurs nez et miniatures bouches peuplées de gentilles canines qui sourient à longueur de temps, ils passent et ressemblent trait pour trait ,pour de véritables cosmonautes imitant Gagarine, général  Sovietique, premier homme à faire le tour de la terre après la gentille chienne Leika qui y laissera sa vie ,lâchement abandonnée par les chercheurs de Baïkonour avides de rendre des comptes au Soviet Suprême composé de tous les vieux briscards à Staline restant dans les mémoires comme un monstrueux assassin de pauvres Ruscof écrasés par une endémique famine à se serrer la ceinture pour ! avoir la plus belle armée du monde .

                        Devenues de fantomatiques Fourmies cavaleuses ,si chères à Madame Cresson(ancienne première ministre à François Mitterrand qui avait comparé les Jap à des fourmis !).A leur programme ! de belles choses à photographier dans le viseur d’un optique de qualité , ces touristes de l’extrême ,se pressent en majorité, sur le bout de leurs chaussures vernies .Etant d’une hauteur moyenne ne dépassant les un mètre cinquante, ils sont incommodes à identifier dans cette masse si populaire qui se déplace en quantité non négligeable, par un minimum de cinquante unités, tous affublés d’un béret basque acheté rue de la Chaussée d’Antin . Je m’interroge sur les possibilités de ces figurines à la peau jaune ,affublées de mini-jupettes à carreaux , accompagnées de drapeaux Japonais pour ! de réellement bien respirer cette odeur tellement familière d’égouts et de rats crevés qui stagnent en permanence dans le caniveau devenu une marque d’identification hexagonale pour nos odorats distingués à ne manger que de la choucroute les jours de fêtes nationales(c’est ça la France !!)que j’aime par-dessus -tout !!. Ce n’est pas moi qui vais les contredire d’arpenter ,l’appareil argentique canon en bandoulière. Notre merveilleuse capitale, ainsi que le Mont Saint-Michel ont besoin de ses touristes asiatiques pour vivre sans trop travailler et ! sans se faire du mouron sur un futur qui s’annonce sous les meilleurs hospices d’une France uniquement dévouée à la cause touristique débridée et ce tout au long de l’année .Plus -tard ! je pense ? vous verrez !! nous serons envahis d’une multitude de gens aux yeux bridés, tellement excités par notre art de vivre à la française qu’ils en redemanderont de picoler à tare la rigotte ce minable et infect Beaujolais nouveau ,vinasse pas finie , servie dans les bouchons Lyonnais .Le Paris de l’après mai 68 ressemble peu ou prou à cela !.

                   Le canal Saint -Martin a ! sous le vent d’hiver, complètement et fortement gelé , quelques patineurs et patineuses chantant la ritournelle à Julien Clerc ,amateurs et amatrices d’imprudentes acrobaties , s’aventuraient hier vers les quinze ,seize heures, au péril de leur vie, certain de braver les frimas de ce rude hiver , en pratiquant du sport, ils se sont coltinés pas mal de chutes spectaculaires, applaudies par une foule en délire , de se coltiner les marches verglacées montant aux Saint Sépulcre .

                       Le vendeur de vin chaud est bien présent, réchauffe tous ces cœurs transis de froid , en leur concoctant une savoureuse liqueur à dix-neuf degrés , générant des rires multiples .Le cireur de chaussures, le fugace marchand de journaux, le laveur de vitres , l’affuteur, le guide de Paris ,tout ce petit monde n’est pas resté les bras croisés, tous :je dis bien tous ! ont répondu présents et bravés depuis trois semaines que dure cette vague de froid intense les inconvénients d’une ville mise sur une pause irrémédiable .

                  Je suis ! ce jour-là ,réellement à la ramasse , je serais !pour la seconde fois de ma vie ! en retard à la chocolaterie Parmesan et compagnie ,que ! je dirige en tant que contremaitre échelon deux sur un total de quarante sur une échelle utopique à monter pour le cul de jattes que ! je suis réellement dans la vie, à ressembler à tous ces clichés minables d’un homme devenu enfin honnête à force de ramer dans un océan d’embrouilles et de bétises . A force de me regarder ,le matin ! en me pelant ma feutrine de barbe , dans la glace rongée par une véritable rouille envahissante ,aux aurores, mal rasé ,reniflant et sentant la pourriture d’une soirée bien arrosée de Cordon Rouge , je ressemble de plus en plus à cet escargot devenu un écriturien de pacotille à donner des ordres absurdes à la petite communauté que je dirige à l’aide de mon bâton de pèlerin à mélanger la crème de cacao . La terrible maladie ,cancer de la paume de la main droite, consécutive à ne rien savoir faire de mes dix doigts prolongée d’ongles parfaitement lisses, a enfin u raison de ma santé précaire. Cette effroyable denrée, pas si rare que ça !finira par m’envahir la totalité de ce corps presque arrivé à l’apogée d’une vie de futur centenaire que ! j’aurais voulu devenir en parfaire santé .

Ma confession……………..

                       Je confirme, je signe, tout ce que Jean De Flore va enregistrer sur le petit magnéto à galène que je lui ai offert en revenant d’Algérie ou ! contraint et forcé par une armée de généraux poussifs et imbéciles , nous avions usé de grenades défensives , les pires , tenues dans la poigne de soldats réfractaires à cet ordre nouveau de l’après-guerre qui ne demandait qu’à remettre le couvert sur de pauvres fellaghas barbus désirant leur indépendance .Ce mémo parlé , donnera force et ! droit pour récupérer les indices effacés depuis cette fameuse journée de juin 1972 que ! je n’avais pas désiré pour la victime .Mais ! pour l’instant je vais essayer ,le plus finement possible ! de vous décrire mon environnement immédiat, peu après, je rentrerais dans le vif de ce sujet qui ! vas vous intéresser au plus haut point, car ! une monumentale surprise s’y cache .

                        J’ai insisté pour qu’il ne mette pas le mot CRAPULE !! je sais pertinemment qu’il n’en fera qu’à sa guise et !passera outre à mon consentement . Mon ami de toujours ne m’obéira certainement pas sur ce point de détail, sachant très parfaitement ce que je suis et ce que je serais finalement dans la tombe, un pauvre diable venu par hasard sur la terre promise chercher fortune .

Mon emploi dans la chocolaterie Parmesan ………..

          Travaillant depuis plus de deux décennies ,à surveiller les petites mains féminines qui ! fébriles mélangeant ce bon cacao venu par cargos d’Amérique du Sud , assurance d’une pérennité de l’entreprise, je marquais ! en parfait connaisseur de gouteur principal , de ma marque indélébile , la bonne saveur de ce fantastique pouvoir qu’avait ce chocolat noir .J’en attendais ,dans les jours à venir , de grimper non pas sur la rustique patronne mais de monter d’un échelon : c’est dire le trois ! tout simplement , il ne faut pas bruler les étapes, laissons le temps au temps, ce n’est pas moi qui le dit , mais ce riche propriétaire, genre Poulbot né avec une cuillère en argent .Cet homme maniable sera assisté d’une intransigeante garce de secrétaire genre Thénardiere de la sébile à se faire du bien dans les toilettes publiques, qui ne rechigne pas à faire des heures supplémentaires dans les casseuses gargottes du vieux Paris !!.Néanmoins ! respect pour cet artiste de la décomposition de gouts divers et variés, assemblés avec les pires conservateurs de la planète devenus ! dorénavant ! l’oméga d’une malbouffe universelle qui nous grignote notre pain blanc , un peu plus chaque jour qui passe !! .En simple gouteur , je ne paie pas de mine, ne dépassant pas ,sur la balance familiale devenue une véritable galette saucisse , les cent soixante kilos, je suis une exception dans ce monde de sucreries abonné aux pire obèses , s’envoyant les meilleurs macarons de la ville de Paris .

      J’ai mon bureau ,portatif , soit ! deux misérables chaises en bois de frêne devenues ! au fil des années , largement bancales ,placées au bout de la chaine automatique elles me sont le repos bien mérité après une surveillance accrue de ces ouvrières mal payées . Elles seront durant plus de vingt années le passage obligé d’une culture à ne jamais dire non à ce patron intransigeant quand ! il s’agira de rajouter de la merde diverse pour augmenter le degré d’acidité d’un produit bon pour la vente à emporter . Mon job ,important (pour moi) dans cette chaine de transmission de produits liquides et solides ! dans une courte hiérarchie d’assortiments familiers , me réservera uniquement le droit de stopper ou d’accélérer la machine à produire de l’instantané .Risquant à tous moments de fatiguer et de briser le dos courbé de ces pauvres femmes ou filles mères recouvertes de blouses grises usées jusqu’à la corde raide ,par le polissage de futurs bonbons aux chocolat créateurs et générateurs de caries .Bâchées d‘un moche bonnet de plastique transparent ,recouvrant la totalité de leurs bouilles à faire peur les plus minables soupirants ouvriers qui s’accumuleraient imprudemment le soir ! à la porte de l’usine ,espérant décrocher le gros lot d’une fille pas encore engrossée par ce patron souverain .Ces filles et femmes esclaves de la modernité, décèderont toutes ! rivetées à la chaine de cette imbécilité de produits venus des antipodes , à beurrer nos tartines de petits garçons et petites filles s’en allant jouer à la marelle sans se douter de la toxicité du produit .Seules, derrière les multiples fours chauffés au benzène, les ouvrières , leurs mines graciles et dociles , accepteront sans broncher ce maigre pécule payé à la quinzaine dans une enveloppe pas fermée, sachant ! pertinemment que certaines personnes auront pris , sans vergogne , une ration de monnaies pour se faire une soirée typiquement ordurière .J’ai pratiqué pendant quelques temps, ce geste m’étant fortement recommandé par mon boss. Cette malhonnêteté ordurière ,passé le confessionnal , deviendra un véritable rejet de ma part, préférant voyager sous les jupons de ces filles pendant les courtes pauses que l’entreprise leur octroyait, je refuserais l’offrande financière , pas celle charnelle . Aucun syndicat ni comité d’entreprise, cette boite ne possède aucun de ces devoirs à donner du bonheur, cela se voit et ! se sent dans ce chocolat à forte teneur de produits ajoutés .Je ne serais pas surpris que ces ouvrières , de dépits ! crachent non pas dans la soupe ,mais dans la monstrueuse soupière à cuire le cacolac . Je n’irais pas plus loin dans mes observations, cela pourrait vous écœurer dans votre acte d’achat au supermarché du coin devenu la raison d’exister de tous ces fabricants pressurisés . Le chocolat reste du chocolat !! c’est dit !! et ! vous avez peut-être compris ?.que ! je ne mange pas de ce produit !!.je goute uniquement !! la ! est mon véritable job !!..................

De généreux patrons………………

                      Une main de fer dans un gant de velours , voila ce que vous réserve cette institution bi-centenaire , si ! vous avez envie de me rejoindre dans une description qui délogerait tous les préjugés sur ce fantastique produit de substitution aux drogues douces , ce paragraphé est fait pour vous. Je gagne en émoluments, tout juste de quoi payer mes emplettes dans la librairie d’Agnès, seul réel réconfort après le taff à mélanger odeurs et saveurs, multiples composants de ces tonnes de produits pas toujours aux normes UE . Unique avantage en nature, nous avons droits en tant que responsable, à trois cents grammes de chocolat première qualité une fois par trimestre, plus ! à la Noel fête réservée à nos riches clients capables de débourser plus de cent cinquante francs dans une bouchée de sucreries à leurs donner le sourire de se payer la Rolls du cacao. Les ouvrières ,en fin de journée ou  de nuit à masturber la verge du patron ,qualifiées ou non ! se partageront les déchets versés à coups de seaux infects , dans la poubelle laissée aux rats , chats ou éventuellement oiseaux de mauvaises augures circulant misérablement à pied et sans papiers .Voilà ! mon décor journalier planté pour encore pas mal de temps .

                     C’est rustique ! rudimentaire ! vous en conviendrez ,mais cela me rapporte quelque argent en fin de mois pour boucler notre budget miniature à nous serrer la ceinture à partir du vingt -cinq. Ah si !! j’oubliais, au bout de l’avenue Georges Cinq, coincée entre deux hôtels pour milliardaires , notre patronne ,cocufiée en permanence , tiens une sorte de chic magasin , éclairé jour et nuit .Mirobolante et réputée antenne chocolatière connue du monde entier , pour écouler à des prix astronomiques , une grosse partie de la production de la trentaine de salariés ,elle attire une foule bigarrée . De temps en temps j’y ferais des livraisons , non pas en plein jour mais à la nuit tombée ou ! de très bonne heure avant l’ouverture ,de façon à ! ne pas dépareiller dans la luxueuse clientèle . J’y retrouverais Sucette , cette jolie vendeuse qui me fera ses yeux doux pour une réconfortante amitié, ne me laissant que le choix, sur une palette de chocolat noir, de l’admirer sous toutes les coutures ,étant ! moi-même ! complètement dépassé par cette masse graisseuse que je portais à bouts de bras. Elle sera mon rayon de soleil, les jours de grandes ventes, m’obligeant à livrer à toutes les aurores cette merveilleuse sucrerie posée sur les grands boulevards, qui résistera aux émeutes de mai 68.Pendant ce tragique mois , mes patrons distribueront des quantités phénoménales de chocolat aux émeutiers , qui seront une source de stabilité pour la vitrine en verre de Saint-Gobain. En bon gestionnaire de crise, il accumulera une véritable fortune .

                     Cette garce de patronne, superbe plante osseuse, imbue de sa personne ,affublée d’une fausse poitrine en latex , s’apercevant de notre louche camaraderie, fera le pied de grue à chaque fois, surveillant nos faits , gestes et regards , me renverra rapidement à la Fourche.(lieu de fabrication maintenant démolie et reconstruite dans la bonne ville de Frémeaux la Bistouille ). Du jour au lendemain ,sans tambours ni trompettes ,ma petite et agréable Sucette à l’anis, disparaitra dans les faubourgs , sera remplacée par une sorte de rougeaude fermière, bien construite mais ! réellement mal attifée sentant quand-même bon le chocolat, c’était la moindre des choses pour une vendeuse de truffes de gamme supérieure .Je délaisserais définitivement ces livraisons, me concentrant sur la fabrication de nouveaux produits interdits ,vendus sous le manteau , tellement paradisiaques pour personnes fortunées, que nos maîtres purent rouler en Porches macan, chacun de leur coté .Mes patrons avaient franchi une terrible étape , feront ce que font ces dealers à l’heure actuelle, mais ! en toute légalité en payant leurs impôts à cette société devenue décadente . Nos prix de vente avaient augmentés , nos clients changés de statut. Ils allaient ouvrir une succursale aux Pays-Bas , suivant les nouvelles lois libertaires de ce petit pays devenu un repaire de trafiquants en tous genres.(Jean !! tu ne manqueras pas d’en avertir les poulets).

Le Couple………

                       Epouse attentionnée , cadre supérieure ,jolie femme brune, de souche Italienne, avoisinant le un mètre quatre-vingt-cinq , ne dépassant pas malgré le chocolat frelaté ramené sous mon manteau , les soixante-dix kilos , élevée au grade d’un l’échelon dix-huit qui en comporte dix-neuf , ramène de quoi faire emplement bouillir la marmite et nous donner à manger la bonne purée de pomme de terre ou plat de nouilles à l’Italienne ,véritable héritage de sa famille restée enterré à Napoli .Ensuite ! comme vous et moi ! de nous regarder des films sur un écran plat géant, seule concession matérielle ,à notre vie de moines libertins , d’êtres abonnés à une quantité de chaines sur le net comme la majorité d’entre-nous . C’est elle, par amour à me laisser tranquillement avachi dans mon moelleux canapé en peau de vaches Normandes , qui sortira le petit canichon ,pomponné , astiqué , sortant du réputé toiletteur de la chaussée d’Antin (Aristochiens) qui nous assomme de facturettes mirobolantes et ! ce depuis quelques temps : sans aucun contact ne ,me laissant que le choix d’accepter le cout exorbitant d’une coupe au carré de ce brave toutou à mémère ne sortant qu’en laisse recouverte de feutrine et de cuir .

                Le soir, vers vingt-trois heures jusqu’à une heure du matin ,victime collatérale d’insomnies primaires importantes depuis à peu près deux années, elle se détendra en parcourant ou courant en tenue de sport affriolante ,les rives de Seine en toute tranquillité de se savoir protéger par ce canidé perdant sa dentition à manger que des steak Charial. Entre-temps ! cela m’arrangera bien de regarder les chaines spéciales pour adultes, rêvant à une autre vie que ce chocolat qui fait grossir .C..comme j’aime n’y fera rien , nous détroussant encore un peu plus chaque semaine qui passe à recevoir ces colissimos sous embargo , je finirais par faire une déprime, à ne boire que de l’eau et ne manger que des tomates cerises poussant en toute liberté sur la terrasse de notre immeuble de standing . Elle rentrera fourbue, en sueur , deux coupures de cent dans son slip devenu un cofffre fort bien commode ,plongera une tête dans la piscine privée de notre gite , mais ! le visage éclairé d’une vitalité incroyable, s’allongera et récupèrera rapidement en rêvant d’un impossible amour de jeunesse laissé sur les bancs de Pompéi. Je lui pardonnerais ses dérives hormonales , sachant qu’une bonne Italienne n’est bonne qu’à cuire des spaghettis. Un conflit d’envergure avec ma bien-aimée plus jeune de dix bonnes années et de vingt années de mariage forcé , à se regarder en chiens de faïence ou en chats de gouttières ,c’est comme vous voulez, en est le responsable de ce retard inhabituel de ma part .Cet antagonisme , est en train de couver en une frivole rivalité vielle de trois jours et ! surtout trois nuits à nous présenter nos dos et postérieurs, cela développe un antagonisme néfaste que ! je constate au fil du temps .

                    Relation durable devenue friche ,d’un mal d’amour laissé de côté depuis quelques temps, nous endurons avec une philosophie sans faille ces petits problèmes de la vie courante à nous courir l’un après l’autre, soir et matin et surtout pas le midi, seul moment de satisfaction à nous retrouver seuls à nous-même, sandwichs sans saveurs particulières de chez MacDo dans la bouche devenant une usine à gaz au fil du temps . Serait-je un petit peu jaloux de sa réussite ? .

                     Pour une fois n'est pas coutume , mal fagotée , cheveux et mèches décolorées en bataille, son rimmel de qualité Yves Rochers ,acheté en solde dans la ruelle des discounters ,avait repeint la veille les contours de ses yeux fatigués , encore collés sur ses bordures. Ils ressemblaient plutôt à un cadavre en décomposition dans un film d’horreur, certainement pas cette femme amoureuse du curé dans ‘’les oiseaux se cachent pour mourir’’. Ces deux orbites larmoyant de solitude attendant le gant de toilette salvateur, allaient me laisser sans voix , jugeant immédiatement que cette femme était en déserrance , vaincue par le poids des mots et le choc de son faciès que j’allais lui assommer en regardant télé-matin et sa clique de journalistes levés bien avant nous pour nous raconter n’importe qu’oi .Pour finir ! la clope pas encore enflammée ,cela ne saurait tarder ,elle me donnait un tableau pas chouette et certainement pas idyllique de la journée à venir.

                 Je me pressais activement , plongeais  ma cravate dans ma poche , je subissais, de facto des assauts néfastes pour ma santé mentale. Comme par hasard, sa fiche de paye trainait sur le mobilier en acajou , laissant entrevoir une somme à cinq chiffres (il s’agit de Francs )devenue la règle depuis quelques temps déjà. Je n’en voyais ! évidemment pas la couleur, me négligeant de ce coté là , je vivais de peu ,elle roulait en jag ,moi en Renault camionnette .Pourquoi vivait-‘ elle avec moi ? le mystère restera entier jusqu’à présent ,mais allait sortir comme d’une une pochette surprise un beau jour de juillet .

-Mon chéri !! tu m’écoutes ? Stp !! pour une fois ? tu n’a rien remarqué ?

        Ces deux mots s’accompagnait d’un furtif et humide baiser appuyé sur mon front dégarni , avec en prime ! le retournement de ma mèche rebelle , histoire de préparer ce quelle avait à me dire ou me dicter, j’en étais à chaque fois éconduit de lui poser la question qui fâche .

-Oui ma bien-aimée ?

-J’ai rdv chez Carlos ce soir après le boulot.

-Pas de problèmes , de mon coté il va falloir que je récupère le temps perdu de ce matin, ne te traquasses surtout-pas , fait comme il te plait. Je te ramènerais des chocolats après ou peut-être au salon de coiffure ?

-Non surtout pas !! Carlos déteste voir nos maris dans son studio……..il est horripilé de se savoir espionné ,il faut le comprendre .

                    Il s’agit de son coiffeur , chez qui elle passe la majorité de son temps après le bureau ……Un Olybrius hirsute qui coiffe en dépit du bon sens la majorité de ses clientes riches et parvenues de la jet-set parisienne……..nous vidant toujours un peu plus notre porte-monnaies à chaque passage dans son officine remplie de presques des majorettes jeunes comme vielles. Il faut me noter dans ma cervelle de passer le voir un de ces soirs, avec une boite de chocolats , pour lui porter le bonjour et! de ne pas trop trafiquer les mèches de ma femme, quitte à ne pas les allumer de trop pour cette huberlulu garçon d’étage au-dessus de son officine des années trente .

L’Orage ou la délétère compromission ………….

L’ouragan entre nous couvait……peut-être !

L’Orage ou la délétère compromission ………….

                       L’ouragan entre nous couvait……peut-être ! à cause de ce regard appuyé de ce bellâtre blond du troisième sans ascenseur ? qui ! tiré à quatre épingles , maigre à me rendre malade de jalousie ,costard moderne en flanelle ,jolie casquette de golfeur légèrement posée , engoncée délicatement de travers sur un crane recouvert de cheveux à la Marlon Brando, s’empressera de prendre la ligne douze toujours en même temps qu’elle ?simple coïncidence ? ou partielle rencontre inachevée d’un flirt nouvellement crée ?.Direction Baltard , comme elle………...et toujours le même poinçonneur des Lilas qui leur fera grâce d’un sourire délicat sachant qu’une formidable histoire se profile dans son train de banlieue pleins de tristes sires .Mon intuition me guide dans des suppositions hasardeuses, c’est vrai que ! depuis quelques temps , elle s’habille d’une autre façon, se farde comme une jeune femme cherchant l’amourette, je ne pourrais la défendre de ce côté-là, j’adore lui faire des câlins appuyé pendant la mi-temps des matchs, elle ne s’est jamais refusée . J’enrage à chaque fois de la voir dévaler les escaliers ,tirant de force le caniche , me laissant à la marge ,sa figure toute souriante ! bon !! je me fais peut-être des idées !. Le stress de mon harassant travail ne joue pas en ma faveur.….

                        Ce contre-temps avait retardé légèrement le petit-déjeuner, habituellement consommé aux alentours de sept heure 05 ,en regardant télé-matin mené de main de maitre par William Lémergie. Mon boss ! évidemment m’avait appelé sur le fixe, le numéro sur liste rouge , habituellement confisqué pour la plupart de mes connaissances habituées à siffler mes bonnes bouteilles de Bordeaux et ! surtout à zieuter ma belle Italienne qui deviendras un suppôt de Satan au fur et à mesure de notre vie de couple .Pour la faire courte, je l’avais rencontré lors d’un voyage d’étude sur les ruines de Pompéi, ardente défenseuse du site de cette ville sous les cendres , je me l’avais accaparé dès le premier soir. Usant de stratagème bien connu de Roméo , je l’avais finalement mis dans mes bagages lors d’un retour en fanfare dans ce train de nuit Rome -Paris. Elle s’habituera à la vie Parisienne, me laissant vaquer à mes occupations , pmu et courses de chevaux diverses. Elle trouvera un job important dans une boite d’éditions sulfureuses, deviendras ce qu’elle est actuellement : le bras armé de ce patronat luxurieux.

                    Mon boss, peu habitué à me voir aux abonnés absents à la pointeuse automatique , me tenait des propos réellement incohérents et ! incendiaires de facultatifs reproches, me liquéfiant sur place de ne plus pouvoir profiter de cette rallonge sur salaire, promise depuis dix années à travailler d’arrache pieds à ses côtés. Additionnés avec ceux de mon épouse ,ces tracas n’allaient certainement pas me mettre de joyeuse composition pour soumettre à sa secrétaire personnelle , les documents pleins de fautes ,écrits de sa part , certainement allongée ,son dos sur le bureau du patron en train de s’en faire son amant de passage afin d’en récolter les fruits de son travail de sape .Je n’en pouvais plus ,seul avec ma solitude d’un mari déprécié , avalant ce quignon de pain vieux de quelques jours , recouvert de beurre rance , il ne pourrait pas m’arriver de pire ce matin de ce 28 janvier 1987.La margarine était vieille de quatre semaines , les biscottes Eudebert de substitution complètement en morceaux, le bol en faience de Quimper ,pas lavé de la veille, et cerise sur le gâteau ! ce n’était pas le bon couteau posé à côté du récipient débordant d’un reste de ricoré acheté la semaine dernière .

               Tout partait à vau-l’eau …. Mais !! qu’avais-je donc fait au bon Dieu pour mériter çà ?

-Mais mon chéri , tu récoltes les fruits de ce que tu disperses à longueur de jour ? à force ils en deviennent pourris, tu ne peux que t’en prendre qu’à toi-même ?.Je ne te pleins certainement pas ! Regarde-moi !!

                  Je levais mon regard ! j’avais la plus méprisable femme que je pourrais avoir de toutes les façons, une envie supérieure de la claquer et de lui enfoncer son quignon de pain dégoulinant de lavasse , dans sa bouche pas fraiche ,encore recouverte de rouge à lèvres écarlate de la veille au soir à se faire du bien sous le pont Bir- Hakem .Je me retenais de faire ce geste misérable d’un doigt levé vers le ciel et emplement méprisable que faisais la majorité des automobilistes sur la quatre voie. Il me fallait déguerpir très vite……….je ne répondais plus de rien…si je restais une minute de plus dans cette galère à deux personnes ………………………….

A suivre………….JD.

Chapitre.03.Charlie la débrouille...........en famille.

                            Quelqu’un avait frappé, pas forcément délicatement sur la lourde ! une véritable onde de choc envahissait la demeure ,une  sorte de fouet sec et vigoureux, traversait toutes les pièces et surtout ! ressuscitait notre chien pas encore ranimé de sa nuit ,passée allongé !les pattes en l’air , sur le canapé en tissu devenu une niche à ciel ouvert. Donnant la véritable réponse à mes questions restées sans réponses plausibles au sujet de ces aoutats qui nous transperçaient la peau à longueur de journées et !faisaient nous gratter toute la nuit, nous interdisant le moindre des rapprochements salutaires à la vie normale d’un couple . Ce chien faisait la pluie et ! Le beau temps chez nous ,catapultant au passage, la quantité impressionnante de coussins en laine laissés à droite et !à gauche histoire de s’allonger à tous moments .Sa maitresse ,Italienne bornée aux quatre coins Cardinaux d’un Pape quelle adorait , , me faisait fi de mes remontrances exacerbées par tant de largesses, elle me traitera d’affabulateur , ennemi des animaux domestiques , sifflera la fin de la partie verbale avant de passer aux joutes physiques , me laissant ruminer en silence sur la vie des bestioles de feu Frédérik Rossif.

                       Ce tintamarre ! inhabituel ,m’avait secoué ,renversé à moitié mon reste d’ami chicorée qui ! refroidie par nos jérémiades de couple en déserrance en n’en plus finir de se chifonner le museau ,devenait une véritable lavasse qui ! finira dans l’évier toujours bouché de noyaux de prunes .Ce réceptacle de fabrication spéciale aux sigle ‘’ménagères réunies’’ de chez les magasins Ploucs et compagnie qui ! ne vendaient que ce modèle dernier prix ,tout en en inox trônait en plein milieu de cette cuisine en marbre de carrare ,aménagée en foire d’empoigne entre elle et moi. Ce commerce de cuisine et de meubles appartenait à ses parents reproducteurs d'une réelle ménagerie diforme , ils nous fut impossible de posséder autre chose que ces garnis hors de prix. De mon côté, j’aurais préféré un véritable salon de cinéma au lieu et en place de cet espace à cuire des raviolis à toutes les sauces, elle n’était Italienne pour rien. Chers lecteurs, si un jour vous croisez une belle de chez Napolitaine ,passez votre chemin, préférez ,plutôt ! une bonne Gauloise sans aucun filtre capable de  tout faire .Et ! ne parlons pas de ses frères et soeurs.

                           J’aurais !à la fin de cette minable collation matinale , prise sur le pouce , un mal de chien à trouver de la place libre pour y mettre mes collants et gras ustensiles, tellement !! le stock de vaisselle c’était amoncelé depuis au-moins trois semaines, et ! je suis large d'esprit , amplement mesuré dans mes propos envers ce laisser-aller dans cet appartement convenable devenu inconfortable. Ce n’était pas la peine de payer ce cagibi de quatre cents mètre carré plus de trente millions d’anciens francs, au prix ou est le beurre  !! .Ma femme ne voulait pas autre chose que cet hôtel particulier ,logé dans le marais , c’était ça ou l’armée du salut pour moi !!.

Préparation des noces.......et mariage arrangé .

                       Le curé de la famille m’avait pourtant bien prévenu, avec mon simple certificat d’étude en poche dès dix-huit ans ,je ne ferais pas le poids face à cette imposante famille de commerçants internationaux. La bague de 01 carat , acheté à crédit 3 mois sans intérets de chez Leclerc, avait fait sourire l’avocat de la famille !qui allait ,de son côté se prendre trente pour cent de mes économies placées sur mon livret d'épargne depuis l'àge de six ans  . Ce mariage tant attendu, tellement décrié par la presse d’alors ,allait faire les choux gras de la clique d'Italiens du quartier . Le notaire ,Maitre Pelé(rien à voir avec le joueur de foot) ,inféodé jusqu’à la moelle par ce couple de parents hors du temps et ! surtout rabajois , avait le mème sourire en coin, sachant pertinemment que j’y perdrais toutes mes épargnes au lendemain de mes noces. Il fallait, en priorité renflouer le magasin en déserrance , je ne le savais pas !!.malheureusement pour moi ,mais jamais cette fille au point de vendre ma chemise en coton .Tout était cousu de fil blanc, comme la robe de mariée affreusement décolletée jusqu’à la taille, laissant se découvrir l’entrée de ses fesses sublimes que le curée de famille en explosera de joie de se voir aux premières loges pour reluquer ce qu’il y avait de plus sublime dans la chair interdite pour lui .Depuis le début de nos fantasques fiançailles , la belle Italienne allait épouser le sauveteur et non le naufrageur du magasin .

                            Papa, en fin limier ,adepte de romans noirs , maman ,en mère attentive  de conserver son petit dernier , et ma grande sœur en jalouse invétérée,tous  m’avaient pourtant prévenu, n'y vas pas, c'est un traquenard mon frère!. J’adorais cette femme de luxe pas encore de luxure , ou plutôt sa rutilante plastique formatée au Chianti des Pouilles , ce fut délirant , j’en étais constamment au septième ciel de lui faire le calin du matin et ce pendant trois mois .Ces parents n'en sauront rien, si! par malheur ils avaient su le désordre que je mettais dans ses sous-vètements, ils m'auraient liquidé .Tous mes copains de classe et de travail en bavaient de me voir ,moi ! le simplet ouvrier dans les bras de cette belle plante aromatique ,sentant le romarin et le jasmin des garrigues. Le voyage de noces en fut, évidemment reporté aux calandres grecques ;je l’attends toujours !! .Le chèque d’annulation en seras remis ,converti en Lires ,plus d’un million de franc ancien passait de comptes  , au papa de la belle se trémoussant déjà de se savoir propriétaire de son propre hôtel particulier .

                            Le maire RPR de la ville, je ne me souviens plus très bien ,son nom commençant par Sar……bref !! habitué à nettoyer ses trottoirs au karcher …. ou plutôt hypothétique gérant d’un seizième arrondissement devenu friche , riait à gorge déployée, mais ! du jaune citron en sortait évidemment de sa glotte , ne supportant pas un ouvrier OS premier échelon rentrant dans cette famille de bourgeois ,sauter certainement la fille et la belle-mère en même temps. Je prendrais la belle oiseuse ,pas la vielle infructueuse, en aparté ! je vous le confirme, qu’une  rital me suffisait emplement .La vielle dinde boursouflée aux amphétamines , avait tout essayé pour supplanter sa fille cadette , mais je ne céderais pas d’un pouce sur mes responsabilité à ne tromper personne sur ma personnalité de jeune homme de bonne famille .Pour la nuit de noces, mon épouse me rejoindra vers six heures du matin, ayant enterrée sa vie de garce avec toute la cavalerie tournante autour d’elle. De son propre aveux, elle me diras ,sur l’oreillér avoir pleurée les pires larmes de tout son corps, d’abandonner cette vie de patachon. Je la réconforterais d’un baiser appuyé sur sa bouche grande ouverte me maissant le choix d'avaler sa langue , et de lui faire ’un amour sans faille dès la première nuit .Nous en ferons des galipettes  pendant plus de quarante huit heures, laissant nos responsabilités de côté. Je ne vous cacherais pas , qu’elle fera une excellente amante , bien décidée à décrocher le cocotiervaginal dès les premières embrassades fussent ‘elles incroyables de légèretés .

                      Si !! il y avait cotation sur un argus de maitresse ,je dirais que je pourrais en tirer un bon prix. Mais !! avec des si !! Pour résumer ma situation néanmoins précaire , j’allais passer de gentil ouvrier à un suppôt de Satan capitalistique , devenant au fil du temps cette horrible crapule que vous allez découvrir au fil des pages .J’étais tombé non pas dans la marmite de joyeux drilles ,mais dans un véritable pot de confiture malodorante, capable de rayer de la carte du menu du meilleur ouvrier de France , la cassolette de champignons à l’estragon, pour la remplacer par un plat de spaghettis à l’Italienne .

Charlie. Employeur…..

                           Notre ex-femme de ménage, gentille bédouine Tunisienne, de religion catholique botulique !! je précise !! Madelaine Chafouine , arrivée de Sfax par avion gros porteur de message d’une révolution de velours. Recouverte de la tête aux pieds, craignant les coups de soleil de Paris , ayant ! au bout de cinq bonnes années , rendu son tablier, nous n’avions point trouvé de remplaçante idéale, capable d’assurer dix-sept heures d’affilées, payée aux tarif syndical et ! normal , c’est-à-dire huit heures, y compris les poses et repas !! .Madelaine ,Mado pour les intimes ,avait rompu la chaine de cet espoir pour toutes ces familles possédants la majeure partie de Paris. S’étant amourachée d’un rufian de marque protestantisés, elle vira de bord, nous laissant dans la plus complète des solitudes. Nous disions adieu au couscous quotidien, le plat de pâtes allait revenir au galop comme à Napoli. Règlementairement pourtant ! dans le plus profond respect de ce code de cet imbuvable code travail qui nous servait, lors des grandes grèves , de papier toilette !! les fonds souverains étant en chute libre, nous ne payons notre personnel dévoué corps et âmes , qu’à quatre-vingt-dix jours, payable le quinze du mois suivant. Cela fait fuir la majorité des prétendantes à ce poste minable , de nos jours il est plus qu’improbable de trouver chaussures à son pied pour astiquer meubles et orfèvrerie en or massif collés aux cadenas impossible à chiffrer . La belle Italienne n’en avait cure de toutes ces jérémiades d’un personnel soumis à ses frasques journalières .A noter que j’exigeais que des jeunes femmes ,libres de ne pas commenter nos abus, Mado sera la seule exception confirmant la règle, âgée de quarante-deux ans , avait la main mise sur un pouvoir de dire non une seule fois par an.

                Je la prêtais au beau-père les soirs de fêtes, elle servira de compromis pour d’éventuels remises de peines financières avec son banquier véreux . J’en étais rendu !pour ces braves serfs , à les payer en chocolat, soutiré facilement de la fabrique ou je travaillais le jour et souvent la nuit ,pour y graisser les machines venues tout exprès de Germanie, Francfort sur le Mein plus précisément . Je ne vous mentirais pas, que ! dès le lendemain de sa trahison et forfaiture à notre encontre ,nous avions écumé toutes les officines de besogneux intérimaires à la petite semaine . Plus personne de sensée , ne voulait de nous comme clients, refusant catégoriquement toutes nos propositions tarifaires, nous envoyaient aux pelottes dès que nous franchissions leurs portes , même déguisés en clochards de luxe ! cela ne marchait plus ,catalogués les Thénardiers de l’apparat trépassé , nous ne faisions plus recette dans le landerneau de la frime .Nous n’étions plus que des mendiants ,d’un éclat bluffeur quand-même !! Nous ne comprenions pas, le chômage étant au plus haut !Giscard au plus bas !! ses avions renifleurs en furent pour quelque chose dans sa compote .Il nous était insupportable d’effectuer leurs simplistes besognes à leur place, nous salissant nos vêtements de frimeurs inclassables ,nous abimant nos ongles ,nous empêchant de rire de nos bétises .

                           Vous vous direz ? en écoutant la cassette audio ..dans quelques mois ou !! peut-être quelques années ……..…..quels salauds de riches !!vive le prolétariat !! finie la carambouille !! vive les communards !! je ne vous contredirais pas, vous laissant ce choix de nous envoyer à la gueule des banderoles de revendications le premier mai de chaque année sur la place de grève devenue une poudrière .C’est la loi !! nous n’y pouvons rien !! Par-contre !! le 2 mai !! tout le monde au travail , nous n’acceptions aucun resquilleurs. Ne faut pas pousser quand-même ce couple dans les orties !!

Charlie et son employeur……..

                            Récoltant entre les roues crantées de cette machine à fabriquer notre chocolat à quinze pour cent d'indice d'octane,  ce fameux suppositoire à la carambouille cacaotée , je ne ramassais certainement pas que des miettes mais un nombre conséquent de kilos de forfaitures chocolatières de première qualité . En fin de mois , ils me servaient à payer bouchers charcutiers et boulangers qui ! par maladresse ou :par soucis de ne rien perdre, les remettaient sauvagement en vente dans leurs vitrines. Un beau jour ! ma patronne,très futée  s’en aperçu et me soudoyant fermement, Il me fallut passer à la casserole, elle n’avait jamais essayé la bagatella avec un cul de jatte, elle fut servie au-delà de ses espérances, comblant en majeure partie ce qu’il lui manquait chez elle, c’est-à-dire un moment de folie passagère à se faire sauter le fion avec ma béquille en bois de cèdre du Liban . Je ferais ,en contrepartie , de fameuses parties d’une seule jambe en l’air ,agrémentées de quelques réparations , dans leur villa d’Houlgate et ce ! en toute sérénité de voyager dans sa Rolls découvrable 12 cylindres conduite par un très bon chauffeur de maitre . Elle me rejoindra dans sa voiture de service , en semaine , finira un beau jour enceinte , accouchera au bout de cinq bon mois ,d’un gosse difforme lesté de trois jambes, étonnamment !je reconnaissais  celle que j’avais perdue en Algérie qui! se trouvait sur ce minuscule bambin de deux cent grammes ,comme quoi :les miracles existent bien sur la terre. Il suffit d’y croire !!. Son rustre de mari, mon patron en fait ! le mettra au Mont de Piété, ramassera quelques billets qu’il brulera dans la ville Sainte de Lourdes pour absoudre en tout bon et honnête catho sa femme de ses péchés , certes véniels ! mais injustes envers son bonhomme en chocolat fondant .

                        Au bout de 365 jours , non récupéré, le bambino finira dans un cirque extraordinaire concentrant les pires outrages à la naturegenre Eléphant- Man..…………Nous l’oublierons ,passera comme pertes et profits dans la cuisine au cacao.

                            Je m’étais enfoui dans mes songes, je n’avais toujours pas répondu à cet appel dans notre porte .Cette femme allait me réveiller de façon et trébuchante , d’une voie impérative !!!!!!!! Ça se précise……….

-C’est peut-être une Portugaise ensablée qui cherche un job ? tu te rappelles la grosse Maria ?

                          Maria fut un objet, je dirais même une formidable gratteuse de parquet. Adepte de solutions précaires, elles astiquait sans s’arrêter, nuit et jour ne me laissant que le choix de calfeutrer mes parties intimes, tant elle y mettait une force phénoménale à s’acquitter de sa tâche . Le résultat allait être bien au-delà de ses espérances, le parquet disparu , creusé par la toile émeri, nous avions failli et même ! passer au travers et ! de se retrouver dans la chambre du dessous, dans le lit d’un type qui venait de passer de vie à trépas. Un véritable gag , nous fit découvrir des voisins bien sages, multimillionnaires .Il se seront cachés pendant plus de soixante dix années ,ne se montrant jamais derrière  la monstrueuse toile d’araignée qui poussait sur leur immense balcon donnant sur la tour Eiffel. Nous fumes invités aux obsèques ne refusant pas la liqueur d’orange proposée à chaque visiteur du soir. La vielle , veuve , me donneras quartier libre sur ses comptes qui n’en finissaient pas de grossir avec la bourse, la !! allait commencer ma véritable vie de salaud capable de tuer son prochain pour jouer au poker de la rue de Turenne. Mauvais perdant, j’allais faire péricliter sa fortune , et la laisser enfin tranquille , elle finira ruinée s’aspergeant d’essence de térébenthine, mourra  brulée vive , comme Jeanne d'Arc ,dans de terribles souffrances m’appelant à l’aide dans un dernier soupir.Je laisserais faire le destin. Le commissaire divisionnaire nommé Tordu lui mettra une balle dans le crane pour abréger ses souffrances. Nous n’étions pas plus riches qu’avant !!!!!!!!!

-Mon chéri !! tu pourrais aller ouvrir ?.Je suis toute nue…………..pas présentable en ce moment. Tu n’en fait qu’à ta tête !! y’en a marre !!Allez dépêche -toi !

                   Evidemment que je vais me déplacer !! cette femme de petite vertue même pas habillée ,à part cette ficelle servant de culotte, même pas démontée de sa tournée nuitale , ne pourras certainement pas décrocher l’œilleton pour y voir ce qui se passe à l’extérieur. De toutes les façons, comme elle ne commence qu’après onze heure, et ! je suis large !! elle en a le temps de se préparer et de téléphoner à ses copines aux quatre coins de la ville, dépassant largement la dernière facture des télécommunications .Il faut bien savoir, qu’en ce temps-là, le portable n’existant pas encore , nous étions soumis à une loi terrible de sommes à payer ,non pas forfaitaires comme maintenant mais réellement exorbitantes dès !! que nous dépassions les trois minutes trente d’appels .Le minitel , rose la plupart du temps accentuait encore les factures, nous dépensions des sommes folles pour !nous les hommes courir l’improbable jupon dans les rues de Paris.

-Minute……….je fini mon kiwi………..ça vient…j’arrive …….

                           Derrière notre porte d’entrée en alu de chez occase menuiseries , se trouvent deux personnages , une femme et un homme , habillés comme une sorte de gestapistes  de l’an quarante. De gros imperméables de couleur sombre , en plein soleil,un chapeau pointu chacun,  ces deux là ont du certainement se tromper d’adresse, le théâtre de boulevard se trouvant quelques pâtés de maisons plus loin ,il est fort possible que ces deux acteurs ou comédiens apprentis se soit trompés d’adresse. Le tripe cadenas est bien en place, me demandera !pour le déverrouiller plus de trente secondes , le code secret identique à la carte bancaire , n’en fini pas de se dérouler pour enfin accoucher d’un déclenchement intempestif qui résonne encore dans ma tête . Je n’ai jamais fait confiance aux serrures d’origines, persuadé que les constructeurs magouillent leurs terminaisons pas si compliquées que ça. De l’autre côté, je sens que ces deux personnages s’impatientent, vont-’ils s’apercevoir de leur erreur sur l’adresse , nous sommes au neuf et le théâtre se trouvant au six , il est parfaitement probable que le six se soit commué en neuf ? comme dans le mur de l’Atlantique !!

                  .J’en suis à de fugaces suppositions que !! mon épouse enfin attifée va reprendre la main sur ce barillet récalcitrant.

-Je te l’avais bien dit !! bon-sang !! il est complètement débile de foutre trois cadenas l’un sur l’autre !! tu as perdu la tête !!mon chéri !!allez raouste!! laisse-moi faire !! dégage mon chéri.

A suivre. Le danger se précise……………….JD.

Chapitre.04.Une Entrée pas prévue.

 Description de l’habitat d’une bourgeoisie à l’eau de vie.

                      Carla, excédée par un authentique attentisme de ma part à ne reculer que!  pour mieux sauter ,était bien décidée à outrepasser les directives qui m’étaient allouées en tant que chef de famille. Son œil gauche rivé contre l’œilleton en faux laiton, maladroitement posé par mes soins avec le vilebrequin de l’atelier du Père Lachaise , paraissait ! instantanément , inquiète , comme persuadée que quelque chose d’effroyablement malfaisant allait rentrer dans notre cocon et nid douillet .Sans aucun complexes, n’ayant pas froid aux yeux, ni à ses miches dures comme du camembert Président , dévêtue un maximum , fut-elle recouverte d’un minimum composé ! d’une légère et transparente parure en soie véritable, sorte d’attrape-nigauds pour amoureux éploré cherchant la veuve éplorée pour ! finir éconduit par manque de chance de ne pas pouvoir payer le taxi pour la reconduire dans son palace .Elle en terminait ,en même temps , comme une femme pressée, de se farder son regard d’une noirceur sans nom, allait déverrouiller enfin cette porte en aluminium dernière génération de chez Bel’m, posée par le serrurier de la rue Le Baltard. Cette lourde , légère, se trouvait être ! en principe ! une barrière infranchissable pour tous contrevenants avides de nous dépecer de notre maigre pécule en numéraires caché dans la cassette en métal, genre boite à bonbons kréma(même à mon ami Jean je ne donnerais pas l’emplacement) .

                          Toujours est-’il que nous étions atteints par une sorte de sinistrose de se savoir dérangés chez nous en plein jour . Cette énorme maison ne fonctionnait que ! sur rendez-vous galants ou opportuns . En bon père de famille, désirant garder un niveau de vie sympathique, agréable à la fois, sans aucune progéniture à charge, anticipant le moindre geste des montes en l’air cheminant dans le seizième , j’avais !par ce même serrurier ,au prix forfaitaire de trente mille francs de l’époque , installé un coffre-fort de marque Bunker , tout en métal de chez Usinor à un coût défiant toute concurrence . Cet installateur ,ami de la famille , débarqué de Postdam en Pologne , en 42 , inscrit à l’ordre des ‘’’’serruriers nationaux’’’’ ,dans sa catégorie ! meilleur ouvrier de France de l’année 54 , premier de la capitale comme poseur d’alarmes électroniques , vendues comme invincibles ,venait en toute légitimité vérifier et régler ,à sa façon , l’antivol moderne à triples pans et ce, très souvent , trop à mon gout. Le lundi de chaque semaine ,en matinée de préférence, il venait et repartait rapidement et ! par gentillesse ou par oubli ? ne nous facturait rien du tout, sauf en cas d’absence de Carla, allez savoir pourquoi ? .

                          Avant les fêtes de fin d’année, c’est lui, en personne qui ! viendra accrocher ce père Noël à la balustrade vertigineuse et poser le petit Jésus dans la crèche le lendemain de Noel . C’était son cadeau de fête, sorte d’étrennes de fin d’année , comme Carla ne manquait jamais de le faire à tous ces ouvriers de France et de Navarre venant réparer la tuyauterie défectueuse . Toutes les corporations passant chez nous avaient les mèmes habitudes de se servir non pas dans la caisse vide , mais !en contrepartie ! dans sa petite culotte ouverte à tous les vents . Recommandées par les beaux-parents , je ne pourrais y couper à ce rudimentaire objet de désir que fusse cette femme objet de luxe .Cet appartement ayant été vendu au prix exorbitant de trois millions de Francs à leur fille unique ,je ne saurais ! de toutes les façons y déroger de continuer à renflouer la caisse . Il me fallait accepter toutes ces vissicitudes de gendre démuni.

                       Ce nouveau service de surveillance optionnelle pour gens aisés , accessible par le tout nouveau minitel, sera payé par mensualité sur notre compte courant du Crédit Agricole de La Beauce et Brie ,genre et de type répertorié ‘’excellence parfaite’’ de la part d’un professionnel de la monte, me rassurait quant aux ravages que tous ces détrousseurs pourraient faire chez nous. Hormis laver et ranger la vaisselle à notre place, ils auraient pas mal de choses d’intéressantes à embarquer par la baie coulissante ne fermant plus à clef depuis belle lurette .Je faisais confiance à la rue ou plutôt à ce boulevard des Maréchaux , sans arrêt visité par la police municipale, sans compter les multiples pervenches attachées à leurs carnets à souche cherchant notre voiture que ! nous n’avions jamais possédée . Dédaignant la conduite automobile dévolue à la piétaille , nous faisions usage, sans compter, des taxis Parisiens. Tous ces gens qui passaient devant notre hôtel particulier ,chargé d’histoire en pierre de Loire , levaient toujours la tête pour regarder ces vestiges de cette époque révolue. Inscrit aux monuments historiques le péril demeurait ,notamment quand les balcons menaçaient de s’effondrer. Peut-être aussi, que ces badauds et manants zieutaient en toute impunité toutes ces belles dames recouvertes de dentelles de Calais , assises derrière leurs fenêtres ?.

                    Cet accès, dans cette cour d’honneur inclassable  , leur était inaccessible, sauf ! pour moi, qui u l’idée de me marier avec une belle dote non dotée,  surtout ruinée, allait me faire accéder à cette bourgeoisie archaïque .Pour ne rien vous cacher, chez le notaire et en présence de son avocat , avait été signé un accord de réciprocité qui ! donnait l’obligation de renflouer la belle-famille si ! elle venait à manquer. Je fusse tombé dans la gueule du loup, reflétait cette alliance du faible et du fort. Cette belle et magnifique Italienne, dénichée comme vous le savez un soir de réception de la soirée des Catherinettes , femme accessoirement libérée ,me semblait en pleine forme , malgré nos petites désastreux échanges verbaux de ce matin. Dans la salle de bains richement dotée en robinetterie de luxe ,en train de me brosser mes ratiches, une observation houleuse sortait de mes tripes, j’avais découvert un billet doux venu d’ailleurs. Elles se soumettait ! de rage ! néanmoins , à mes plus intimes revendications , légitimes et salutaires pour mon régime hormonal, ne refusant pas de se faire culbuter à cette heure matinale, d’où mon retard à l’usine familiale . De très bonne heure, avec les divers outils à notre disposition, nous avions finalement ferraillé ensemble ,dans ce lit tellement moelleux qu’elle en avait redemandé une subséquente dose, sachant pertinemment que ! je ne refusais jamais de redistribuer ce que j’avais en réserve. Nous ne connaissions pas que l’amour vache, seulement une finesse de tendresse qui ! finalement ressurgissait au bon moment de ne pas faire les comptes ensembles .

Entrée des artistes.

                     L’interphone ,en mauvais état , grésillait, de mauvaise facture, nous n’entendions que des brides de paroles. La concierge ,Maila , ample rouquine à la poitrine plantureuse, avait ouvert la porte vitrée du sas , sans broncher ,nous laissant sans voix de voir des intrus rentrer sans être réellement disqualifiés sur le pas du porche de cet immeuble haussmannien .

-Tu n’as rien commandé chez amazonite ! mon chéri ?

-Non Carla, ce n’est pas encore Noël à ce que je sache ?.

                        Dans cette année e fastes Giscardien ,un commerçant aventureux, avait déclenché l’hire de sa profession. Il avait inventé l’impensable, livrer sans broncher les colis en direct, chez vous ,à toute heure. Il faisait également des plats cuisinés, pour les vieux ou les faignants de la cuisine. Il c’était appelé Amazonite ……il fera faillite au bout de deux années à livrer ses colis à bicyclette ou en Motobécane…Un peu plus tard ,il se mettra à fabriquer une sorte d’ordinateur en forme de pomme , dans son garage, nous l’avons perdu de vue depuis, certainement perclus de dette il aurait fait faillite ?..

-C’est bizarre que ces deux tronches soient rivés à la porte comme çà. Comme s’ils cherchaient quelqu’un de pas catholique .? Chéri ! es-tu certain d’avoir monté le viseur dans le bon sens ? J’ai l’impression que ce type se régale !de quelque chose !

-Mais ! ma chérie ,ils sont comme toi !! contre l’euilleton !! tout simplement !!..tu es quand-même !! en très petite tenue ? tu aurais pu mettre ton chandail ?.

                   La porte s’entrouvrait doucement, légèrement coincée par le faux chien en laine, posé contre le bas du battant qui ! légèrement voilé , laissait passer l’air et les courants froids descendants de l’escalier principal. Nos respirations s'en  trouvaient suspendues litterallement .......

-Nous sommes bien chez Monsieur et Madame B………. ?

-Oui vous y êtes bien, et…….c’est pour qu’oi ?.......nous n’acceptons aucun représentant de commerce ou bonimenteur !! si vous en êtes !!.

                              La tète de Carla avait ,subitement perdue de ses couleurs naturelles , devenait blanche au fur et à mesure que le personnage principal rentrait. Je ne l’avais que rarement vu comme ça !!, que cachait ‘il donc ? dans sa paume gauche , ce type à l’ imperméable en plein mois de juillet ?..

-C’est la police…………mon chéri…….je peux laisser rentrer ?

-Oui !! bien sûr !! nous n’avons rien à nous reprocher à ce que je sache ? aucune fraude à la tva, nos impôts sont payés à l’heure, aucun arriérés pour le petit personnel, ……….Enfin je ne vois pas ! peut-être les contraventions impayées depuis trois ans ? .

                           Je me méfiais de Carla et ! encore plus ! de ses parents , tellement truqueurs ;auraient-ils été capables de maquiller leurs comptes ? au point de détourner des tonnes de chocolats à l’insu du fisc ? tout était possible de leur part, mème de donner une fausse adresse: la notre évidemment!. En bons Italiens Calabrais , certainement de souche mafieuse, ils trafiquotaient pas mal de choses délicates . Ayant une courte aventure avec la secrétaire financière chargée du plan , j’avais appris que ces gens mettaient pas mal de fric en Suisse ensuite, par l'intermédiaire de leur avocat véreux , cet argent sombre s’en allait sur un compte mystérieux du coté de la Barbade. Lieu de vacances privilégié , plagette attitré de mes beaux-parents, ils faisaient de réguliers aller et retour en avion taxi avec d’énormes valises en carton qui pesaient des tonnes à l’aller .C’étaient leurs affaires, Carla m’avait prévenu de ne surtout interférer dans leur ménage. Ma belle-mère, poussive diésel, essayant de me faire bifurquer vers l’impossible, ne m’en avait jamais parlé, secret de famille oblige !.Je ne serait jamais dans la confidence .

La police dans la maison.

                         Nous avions affaire à deux simplets et assez grands personnages, un homme , une femme. Le male se présentait comme commissaire adjoint du bureaux principal de la chaussée d’Antin, se nommant Labavure, prenait la mesure de cet endroit vertigineux de classe supérieure .Bien au-dessus de ses moyens de petit fonctionnaire de quartier , il reluquait déjà ma Clara, restant réellement provocante . Ce type ,dans la minute suivante , nous présentait la fille qui l’accompagnait comme étant une personne s’occupant des affaires classées mais non délaissées . Elle même, dans les secondes qui suivirent ,déclina son identité d’inspectrice adjointe au commissaire des recherches oubliées .Ces deux-là ne m’inspiraient absolument pas une confiance plausible, mais ils avaient leurs cartes d’accréditation plus une médaille en argent accrochée à leurs ceinturons , ou se trouvait inscrit le matricule d’identification. Je vérifiais les concordances et ! je finissais avec Carla d’ouvrir notre porte, on n’est jamais trop prudents.

                      Comme d’habitude ,d’une circonspection de sioux , je me contractais sur moi-même qui n’avait pas du tout échappé à ce type qui ! avait, le pensait ‘il ? son homme qu’il recherchait depuis la nuit des temps .J’avais affaire à une sorte d’inspecteur Colombo de première qualité à déloger le punissable , un gus ! capable de débusquer sans en avoir l’air le résultat inattendu. Seul ! le commissaire était armé, un colt 45 précaire ,pendouillant légèrement sous sa taille d’une rondeur inclassable . La fille d’un âge non identifiable , portait une matraque en caoutchouc , sur le coté droit de son ventre extrêmement plat. Aucun ne portait de lunettes de vue, uniquement des lunettes de soleil classe cinq. Nous ne distinguions aucunement leurs regards. Revêtus comme dit précédemment de redingotes type imperméables à toutes forfaitures, ils ressemblaient plus à des gestapistes de la dernière occupation Germanique qu’à des policiers normaux vendant le calendrier du soldat inconnu. Ils étaient ici, chez nous ! uniquement pour faire peur !.Fusse-t ’elle ma conclusion hâtive puis délibérément satisfaisante de me retrouver presque déjà encabané.

                    Pour terminer cette sommaire  description, attardons-nous légèrement sur les coiffures. Recouvertes d’une casquette en toile pour le type et d’un béret à ponpon minable pour la filleme donnait envie d'en rire, je m'en gardais bien . De simples insignes dorées donnaient le numéro du régiment de police concerné. J’en concluais qu’ils étaient de vrais flics et non pas des acteurs de scènes perdus dans ce boulevard fréquenté d’honnêtes gens à particules .Pour ma part j’en avais une dans le lointain, ma famille l’avait perdu en 93,voilà pour l’anecdote.

-Vous prendrez bien un café ? il en reste du tout bouillant dans la machine automatique . Ok ?.c’est bon pour vous ? ou du chocolat maison !! 

                          Carla , comme maitresse de maison chevronnée ,avait pris les devants, sachant pertinemment que ces oiseaux-là !ne c’étaient pas trompés d’adresse. Ils  ne fussent  certainement pas des loustics du théâtre d’à côté, j’en donnerais ma main au feu. Pour ce qui est du café proposé, ce fut plutôt un nes.. recomposé d’eau de lavage à casseroles.

-Oui ! avec plaisir madame Carla………de la ……B..………

                           Répondit le commissaire, tout en regardant la triplette de fabuleux Picasso plongés dans l’ombre du vestibule grand comme une gare de triage à vêtements de luxe .Carla de son vrai patronyme fut affublée d’un titre mirobolant , Carla de La Butte Domfrontaise. Mariée en première noces avec un comte Normand de cinquante années son ainé , ,elle en avait gardé après le divorce, ce superlatif avantageux lors de réceptions inoubliables. Malheureusement ! elle n’en gardera que ce surnom, aucun avantage financier ni en nature n’allèrent dans ses poches .Elle fusse rentrée pauvre comme job et en ressortirais plus nécessiteuse encore. Cela lui pendait au nez, inconséquente au niveau relationnelle, son mari ! jaloux ne supportera pas ses frasques horizontales , et c’est la que j’interviendrais, la reluquant en tant que serveur débutant, en promesse d’embauche , je finissais ce travail que ce duc de Guise ne pouvait pas faire, emballer la marchandise merveilleuse, dans la camionnette de l’entreprise .

 

-Pour moi je préfère une tisane à l’orange !! si vous avez ? sinon je me contenterais d’une chicorée soluble……….

-Avec, ou sans alcool …votre café. Monsieur le commissaire ?

-Non sans. Mais un sucre SVP. Madame Carla.

-Et vous mademoiselle ? un sucre ?.............

-Non merci , nature …je préfère ……………

-Vous prendrez bien du bon chocolat noir de chez nous ?

-Avec plaisir ……………………

                         Labavure tournait sa mini cuillère comme il le pourrait autour du pot, ne sachant certainement pas ou commencer. Tombé dans une véritable succursale de riches propriétaires désargentées (le savait ‘il ?), il cherchait par ou commencer son ce pourquoi ils étaient venus sonner à notre porte. Les deux tasses nettoyées , se remplirent d’un véritable jus de chaussettes et d’une sorte de tisane à grand-mère sans nom. Elles se vidèrent cul sec, certainement en se bouchant le nez d’avaler cette affreuse mixture de chez Casino.

-Bon…venons-en aux faits Monsieur ,car il s’agit bien de vous Jean(allias Charlie) B…………..Vous me couperez si je me trompe sur vos arriérés et vos différents noms d’emprunt. D’accord ?

-Oui bien sûr !!.

-Vous êtes né le 02.11.1942……….à Rennes, Ille et Vilaine rue de la Pierre Ponce . Elevé en nourrice à Messac(35) jusqu’à vos huit ans révolus, ensuite ! placé dans une famille d’accueil ,pour ! ……………en sortir à vos vingt et un an ? c’est bien ça ?Vous confirmez également votre passage en maison de correction à l’âge de quatorze ans, pendant……………six mois ! pour complicité de vol à l’étalage d’une boite de chocolat Poulain , dans la confiserie de la rue Saint Antoine dans la banlieue de Padoue (34)? Vous avez été poursuivi pour atteinte aux mœurs sur la voie publique ,la religieuse à qui vous aviez montré vos attributs sexuels n’ayant pas porté plainte ce fut classé sans suite ? .C’est bien dommage…………..

-Oui c’est bien la vérité, mais !! je ne vois pas en quoi ma jeunesse viens faire ici ? ma femme en connais parfaitement ce parcours accidenté ?.

-Dis donc mon chéri tu ne m’avais raconté la religieuse ? alors la !! c’est fort de café, braver une vierge en soutane et se la faire quand-même dans la sacristie !!Je vous laisse continuer monsieur le commissaire .

-C’est ce que vous croyez Charlie ……? venons-en aux faits reprochés , mon équipière va continuer et vous soulager de pas mal de chose Jean.B……….

                        Mes bras m’en tombaient, à part la cornette effarouchée que j’avais revu dans la sacristie, risquant la désapprobation du pape, elle c’était empressée de revenir sur ses malsaines élucubrations de Vierge angoissée . Mine de rien , ce fut elle qui m’apprit la majorité des positions non sacerdotales à l’âge d’être encore dans les jupons de Maman .Malheureusement , pour moi et mon cœur d’artichaud ,elle aimait quelqu’un d’autre venu il y a deux mille ans et reparti précipitamment en laissant tout le monde dans le chagrin. Je ne lui en voudrais pas une seconde , une de perdue ! dix de retrouvées, fut mon lève-motiv pour accélérer ma transition sexuelle.

                       Néanmoins, le chagrin fut plus fort que moi, je sombrais dans un alcoolisme incroyable, à même pas mes douze ans je vidais une bouteille de Ricard dans la soirée . Je récupérais dans les champs à courir après les vaches que je gardais de jour et la bonne de la ferme qui m’électrisait la nuit . Je me mis à boire des quantité de lait incroyables . Cette denrées ,rare de nos jour, certainement frelatée , se trouve être ma boisson favorite. Pas comme Carla, malheureusement avide de débusquer le whisky de première qualité dans les présentoir à bulles.

La donneuse d’ordres se rebiffe ……….….

                           La majorité des faits ,prescrits par le temps qui passe ,  ne valaient pas grand-chose pour une accusation éphémère et certainement hypothétique . Carla en épouse attentionnée c’était assise sur mes genoux,mle tenait de son bras droit par le cout,  semblait me protéger, ce couple barbare  ne battait plus de l’aile , sa cuisse s’enfonçait doucement entre les miennes , je sentais une chaleur matrimoniale les envahir. C’est dans ces moments-là que l’on ressent la pire solitude si ! je dis bien si !! tu te trouve seul devant deux personnes étatiques à l’extrême, capable de t’envoyer en enfer. Sa poitrine , ferme finement tendue, semblait s’accoupler avec mon torse , revêtu d’une chemise de qualité , je ne sentait pas cette peau lisse, mais songeait à ce que je pourrais lui faire dès ces deux connards partis.

-Madame !!

-Oui !

-Vous pourriez changer de position ? svp !!!!!!!!!!!!!!!!

                          Carla n’en démordra pas , accentuant langoureusement comme une véritable femme fatale , encore la pression sur cette entrevue indélicate à tous points de vue. Sans autorisation rogatoire , ces deux la s’affranchissaient carrément d’une autorisation d’un juge, ou allaient-‘ils donc ?.Au casse -pipe chez des bourgeois  ayant ses entrées dans la cour des grands ? Ma chérie feuilletait avec son index humidifié par une langue devenue géniale d' impertinence , son répertoire d’adresses diverses,la mojorité sulfureuse , des milliers de noms se trouvaient inscrits à l’encre de chine dans son calepin en cuir. Beaucoup concernaient des célébrités disparues ou obsolètes. Cherchait,en me regardant ,  le numéro de cet avocat de famille, celui qui ! m’avait vidé mes compte de jeune homme. Cet avocaillon frôlant la cinquantaine , mal rasé , sale et imprégnant envers la gente féminine allait encore rentrer dans les substrats de notre couple ou pire débusquer les pires saloperies que j’avais fait étant garçonnet. Habitué à sonner à toutes les portes, avec mes copains je courrais à en perdre haleine, je m’en souvenais encore .

-Si vous voulez bien je vais commencer par le début, si quelques passages vous indisposent , n’hésitez pas à m’arrêter. D’accord. ?. Un signe de tète, chacun allait lui donner le top départ d’une invraisemblable histoire à dormir debout.

                   ((C’est moi, à partir de ce moment ))

                              Charlie restera sur son lit d’hôpital , de marbre, incapable de réfréner sa tristesse de se savoir perdu ,peut-être pas…….dans les lignes qui vont suivre , je ne changerais pas un mot ni une parole, ce type, ami de longue date s’en trouvait à la fin de sa vie, mes questions resteront sans réponses au début, puis sortiront en paquets, le magnéto arrivait à la fin de ses trois heure d’enregistrement , le bouton rouge allait s’éteindre , je rembobinais prestement la cassette et en remettais une neuve pour écouter l’incroyable narration sortie de sa bouche fiévreuse ).

A suivre de vertigineuses accusations. JD……….

Chapitre.05.L'Arrivée innopinée ....

 Les Gueux…et leur crapule ……..

                                Il est passé de 10 heures, que vas me dire ce patron, certes ! accommodant comme beau-père, mais ……….tellement intransigeant comme chef d’entreprise à qui !chaque minute perdue ,passe pour du fantasque vol à l’étalage . L’inspectrice, crasseuse blondasse aux cheveux mouillés d’être passée sous la douche précipitamment , c’était installée ,en position assise , façon califourchon sur la première chaise disponible . Son buste rembourré par une légère et fine poitrine qui laissait deviner de minuscules pointes ,reposait négligemment contre le haut du dossier d’un siège en bois de merisier. Ses fesses ! avantageusement plaquées sur le coussin rembourré de l’assisse, me laissait pantois de découvrir une dégoûtante interrogatrice en chair et en os ! devant moi ,nous laissant ce regard interrogateur de, deviner la fine poussière qui reposait sur ces meubles de belle fabrication Française.

                               Pour ce mobilier de qualité, encore une lubie de cette Italienne ! avec sa dote , elle fut en mesure, de s’acheter comptant , toute une salle à manger rustique dans ce bois admirable et sans aucun nœuds, comme-ci ! cet argent n’aurait pas pu servir au voyage de noces de deux tourtereaux amoureux incroyablement beaux .Autour de cette table louis xv, nous pouvions y diner à plus de douze, plus ! trois enfants de moins de cinq ans, mais ! nous n’étions plus que deux misérables utilisateurs assis la majorité du temps l’un en face de l’autre à se raconter des histoires à s’endormir dans l’assiette creuse remplie d’une soupe épaisse construite par moi-même avec les légumes Espagnols distribués aux resto du cœur .

                           La bonne, la cuisinière , le chauffeur de maitre et ce majordome qui ne parlait que la langue de Goethe ,complétaient l’ambiance spéciale  , de huit heure à vingt-trois heure, uniquement les W-E et participaient à ce majestueux tableau d’une famille globale, réunie pour le meilleur et ! pour le pire , afin de refaire ce monde qui partait en morceaux de chocolat poulain . Pour ce responsable du personnel ,entièrement vêtu de noir, il fut récupéré en 45 par un fameux général de brigade , la casquette bardée de quatre étoiles ,mal alignées et! négligemment collées sur le devant . Notre prise de guerre, sorte de  zèbre en redingote,  fut négocié avec les Russes , dans le stalag 66 au sud de Munich ,pas trop loin du Bergoff d’Adolph Hitler . Mes beaux-parents en tant qu’amis très proche de ce haut gradé , fournisseurs en bonbons sucrés de toutes les armées du monde libre ou pas , nous l’avaient donné en gage de bonne intelligence avec cet ancien casque à pointe , éternel ennemi de la France. Dans le registre résistance, il faut surligner le fait que !! le chocolat fondant fit pas de mal de victimes sur le front de l’Est, mélangé avec de la coke, cette soldatesque s’en allait la fleur au fusil , en chantant ! se faire démolir la tronche par les tanks Germaniques dans les Ardennes.

                      Les faits sont les faits , bien réels, qui firent, mine de rien ! la richesse et la fortune de pas mal d’entrepreneurs vaincus par le désespoir de ne pas pouvoir rejoindre le Général De Gaule en Angleterre qui ! affublé de ce fameux kilt Ecossais dansait la carmagnole avec Yvonne. Si ces misérables Français de souche ne pouvaient pas franchir la Manche, comment ! de nos jours, de paisibles migrants le font à la force de leurs bras ?.Evidemment ! je n’en aurais aucune réponse à vous donner, je n’étais pas de ce monde pour la raconter, tout simplement. Mais ! revenons à cette crapule en personne .

Le trésor du cousin Germain.

                        Mal payé, filant vers ces quatre-vingt-quinze ans ,notre homme de paille en était devenu la pièce maitresse de notre local à poussières , allait prendre des mesures inquiétantes de nous embarquer à ne parler que sa langue de salaud de boche .Il nous filera, contre une chambrette confortable ,au dernière étage sans toilettes ni commodités de notre immeuble : une bonne adresse. En contrepartie de gages sympathiques, quelques francs anciens de l’époque, une surprise considérable qui finira dans ce panier en oseille ramenée pour l’occasion . Il nous fit réévaluer ses gages vers des sommets stratosphériques, c’était ça ou il nous filait entre les doigts ches les voisins de chez Rotschilds  .Dans une cachette connue de lui seul, à plus de mille kilomètres de Paris ,dans les Alpes Bavaroises , nous allions découvrir ,dans une grotte désaffectée , des centaines de tableaux de maitres connus ou méconnus. Au départ du voyage, je ne le croyais pas vraiment, mais ! au fil des heures, il fut parfaitement possible , vu les détails ultra précis que ! nous allions vers la richesse .Ce type , simple employé dans notre maison, gardait, en lui ! un terrible secret, il ne se confiras qu’à nous, laissant son pays se débrouiller tout seul avec ses deuche marks délavés à ne fabriquer que des Woslwagens combi .

                        Nous étions tombé sur le pire secret de ces Nazis , leur cachette fantastique de tout ce butin volé en toile de fonds souverains , pendant ces cinq années de guerre totale par un maréchal en blouse blanche comme chef d’orchestre .Il finira avec ses collègues de marche au pas de l’oie , à Nuremberg, il n’avait pas pris le temps de se barrer en Argentine , quel imbécile celui-là ,toujours à faire le zouave dans les prétoires ,il finira en pièces détachées, dans la cour de cette prison de Spandau .Le monde en était débarrassé vitam-aeternam .

                          Arrivés sur place ,en pleine forêt neutre , un transbordement majeur s’imposerait, j’avais loué chez Arthur La bonne combine à fric , une énorme camionnette bâchée taxée environ ! pour 30 tonnes possibles de marchandises , et m’en fut avec ce cousin Germanique ramener le fameux trésor. Sans GPS pour l’époque, il mettra deux bonnes journées à chercher le fameux butin. Simple employé dans la terrible Division Dash Reich, lavant plus blanc encore que la Wehrmacht. Devenu par la force des choses un véritable ‘’SS’’ ,au grade de caporal , de garde permanente devant la porte métallique du coffret à bijoux , il en avait noté parfaitement les lieux sous la plante de son pied droit. Carla ,un beau jour ! en train de lui couper ses ongles , un dimanche matin , dans la baignoire à bulles , tombera sur ces notes et dessins inexplicables ,et lui demandera un explication simple et facile à comprendre .Le viel homme, au bout de deux longs mois , ne refusera plus , contre quelques embrassades affectueuses données par cette femme d’action. Je n’en saurais pas plus, mais ! étant donné son degré de vieillerie , je ne pense pas que !mon majordome fusse capable de s’envoyer en l’air aussi facilement , son cœur y serait resté sur le carreau de cette salle de bains et nous aurait laissé de marbre de ne pas connaitre la réalité des faits .

                        Simple trouffion de grade : SS-Rottenfuher , exécutant les maudits ordres de l’ordre de l’axe brun , Ludwig ,c’est son prénom, sera libéré par les Américains sauveurs de ce centre aéré pour les maudits de la terre, raflés dans toute l’Europe confisquée de libertés .Donné à titre gracieux à mon beau-père pour services rendus à la nation US , il sera logé dans le château du père à Carla, devenant par la suite un travailleur surdoué et chevronné pour les tâches domestiques au début. Il prendra des responsabilités importantes par la suite .Teuton de naissance il avait la chance d’avoir reçu l’éducation donnée aux blonds aryens et sera la bête noire de tous ces syndicalistes cégétistes forcenés qui voulaient instaurer la république de Staline chez nous en France.

                            Au bout de trois jours à tourner en rond dans ce land heureusement désertique ,son pied droit sur le devant du pare-brise, Euréka !! il avait trouvé le passage dans la montagne de calcaire et de sel , complètement enfoui après tant d’années ,d'abandon  le miracle allait me sauter à la face comme une grenade explosive qu’il nous fallut aux risques et périls de nous arracher une main , de faire sauter cette barricade infranchissable que fut cet entrelacs de végétation envahissante. Le vieux sous-officier n’avait pas perdu le Nord , des décennies avaient passées , il se retrouvait dans son habit de simple voltigeur à rendre les armes devant moi, un réel moment de chagrin de sa part fit voler en éclat ce cadenas rouillé qu’étais sa trouille de perdants en 45. Il semblait abattu, se croyant encore comme déserteur d’un ordre disparu qu’il allait marchander avec moi contre sa volonté , il ne réagissait pas trop bien, une bonne rasade de schnaps à 20 degrés lui fit reprendre des couleurs et accélérer le transbordement . Trois jours à charger les produits nous furent nécessaires pour un chargement bien organisé. Ne restait que des objets sans valeurs. Sauf !

L’indicible découverte …les soldat oubliés …….

                         Que nous allions découvrir fut indescriptible ,dans des énormes boites en bois, nous commencions à les ouvrir, que !à l’intérieur, bien rangés ! de multiples cadavres , sortes de squelettes en uniforme d’apparat , semblaient dormir dans cette grotte ,pour l’éternité. Ludwig m’expliquait une sorte de maléfice, ces hommes et ces femmes, les plus hauts gradés dans la hiérarchie SS , c’étaient ,en fait ! cachés dans des boites en bois avec d’amples réserves de nourriture en boites de conserves pour disparaitre définitivement de la circulation .Ils pensaient échapper à la justice planétaire qui commençait à installer les gibets dans les prisons . Le projet nommé Titanesque , fut ! dans un secret bien gardé et connu de la seule hiérarchie SS en place , de se faire convoyer, mélangés avec les œuvres d’arts, en convoi, vers l’aéroport de Munich pour s’évader en toute impunité vers l’ Amérique du Sud, avec le butin, bien évidemment. La monnaie d’échange , cette ubuesque soldatesque resteront dans ce lugubre labyrinthe de pierre à sels dans les environs de Berteshsgaden .Dans sa préparation ,ce fut un bon plan, méthodique , belle organisation, à la façon germanique sauf que les tirailleurs ,venant de Düsseldorf en avaient oubliés les camions, ne se déplaçant qu’à pied ,sous les bombardements alliés , il en furent incapables de sortir toutes ces fabuleuses richesses. Les soldats, emblème et crème de la SS furent oubliés , laissés dans les boites fermées par des clous torsadés de 80 mm , leurs suppliques ne furent que des râles d’une ignominie incroyable de se savoir mourir enfermés dans des caisses en peupliers de France. La vengeance, véritable retour de bâton se découvrait dans la plus des totales erreurs de la guerre . Je n’osais toucher aux décorations fumeuses , enfouies dans les poussières et cendres caustiques. Je tombais au hasard  des caisses ,sur un SS-Oberstgruppenfurher cadavre entièrement recouvert, de la tète aux pieds  de multiples décorations militaires .Je ne pourrais m’empêcher de prendre cette croix de fer en or massif, souvenir ou pas , la matière était d’une splendeur fantasmatique. 

                      Ludwig me regardera d’un œil mauvais, ne me  pardonnera pas mon geste inapproprié envers ce Général quatre étoiles remisé dans la carlingue non pas d’un aéronef , mais ! d’un simple cercueil en peuplier complètement pourris et rempli d'asticots  .Je ne faisais pas une croix sur les méfaits de ce type ?, peut-être était ‘il l’assassin de ces villageois d’Oradour sur Glane ? Dieu seul le sait et ! saura rendre une véritable justice . Un petit et dernier mot pour mon ami Ludwig………. Même ennemis, il aurait s’agit de ma part du pire sacrilège envers ces individus nés sur cette terre. Je respectais leurs dépouilles et songeait à ce qu’avais endurés mes parents dans cet enfer de feu et de flammes. Justice sera faite, me dira cet ancien doryphore, qui en tant que simple responsable avait soigneusement confisqué les clefs de toutes les camionnettes garées sur le parking de Berlin strass, en simple triporteur il pensait s’affranchir de ces misérables soldats de l’ordre noir, avait rompu son serment d’allégeance envers son maitre supérieur . Ils étaient des centaines entassés dans ces cercueils improvisés, ce fut un véritable espoir , que je ne m’évanouisse pas sur le champ d’honneur à donner les derniers sacrements à tous ses horribles personnages devenus poussières. Nous fîmes sauter la grotte entière, il me fallut sauver le soldat renégat, une envie folle de s’éclater avec le reste lui prenait les tripes , j’allais lui faire une franche suée sur sa conscience de se savoir inconsolable de ne pas y rester avec ses anciens collègues . Je le secouais , pressé de nous sortir de la grotte que la mèche brulait rapidement .Ce secret restera comme l’un des mieux gardé de cette guerre fratricide entre tous les peuples.

                   Sur la route du retour, je le réconfortais habilement en lui promettant une nuit avec Carla. Il n’en feras rien ira se mettre une balle dans la tête au Mont Valérien, dernier espoir pour lui de se réconcilier avec la Nation Européenne qui arrivait à grand pas. Il avait franchi le Rubicon d’une âme en perdition, il en payait le prix du sang. Le sien. Tout simplement .paix à son âmes damnée !!!!!!!!!! Je lui laisserais, dans son cercueil , la croix de fer , dans sa paume , pour ma part je n’irais pas en enfer.

                         Une nouvelle décoration murale bien à l’abri …….

              Au retour ! nous manquait toujours cette femme de ménage pour astiquer toutes ces gouaches, pour un grand déballage , de nuit dans la courette de l’hôtel particulier devenant une véritable caverne d’Alibaba à ciel ouvert . Nous ne faisions que pousser des oh !! et des ah !! d’admiration devant tous ces morceaux de bravoures sauvés de l’oubli des hommes. Chaque centimètre carré de nos murs délavés recouverts de chianlit , seront recouverts de ces toiles et de tapisseries incroyables. Nous n’étions pas plus riches pour autant !! invendables , appartenant pour la majorité aux indigents expédiés dans les camps de concentration, nous ne pouvions que les admirer gratuitement. Ah ! si !! j’avais oublié, trois Rubens serviront de monnaie d’échange pour le beau-père, acculé par des loustic Siciliens ,lui sommant de leur payer ses dettes de jeux , il s’en ai fallut de peu qu’il terminasse, vivant ! avec sa blondasse de femme d’influences , dans la fosse septique de son château en Loire et cher . Clara en fera don, ne laissant pas son papa et sa maman dans la mouise malodorante d’une fosse profonde de six mètres remplie de merde .Je prendrais ,au passage , une minime augmentation de salaire, pour ne rien divulguer du deal entre eux ,je faisais désormais ,partie intégrante de la famille Italienne. Je passais enfin à l’échelon quatre dans l’hémisphère du chocolat noir de préférence ……………………Nous allions finalement le faire !! ce voyage de Noces , je vous en dévoilerais le spectacle un peu plus tard , si dieu le désire……….……

                    Tous nos employés ne vivaient pas sous notre toit, venaient uniquement pour le travail, nous ne supportions pas de partager notre bien-être moderne , à eux de vivre sans eau ni électricité. Nous sommes devenus, pour la circonstance ,les inventeurs de ce fameux télétravail à distance, croyez-moi, ce ne fut pas si simple que ça. Ces rustiques gueux, vivants sur la terre battue , nous donnaient des cours à distance pour nous habituer à effectuer leurs taches à leurs places, nous donnaient des impératifs à ne pas déclancher l’alarme intrusive. Clara allait tourner en bourrique , moi en réserve naturelle .Ce fut l’épilogue à la belle vie que nous avions depuis notre mariage forcé , le temps passait , nos serfs trépassaient doucement mais surement , nous abandonnant seuls contre tout ce ménage à faire. A l’heure où je vous parle , nous sommes abandonnés de tous, libres mais pas complètement fous encore .

Bécassine à l’ouvrage ….

-Je n’ai pas bien noté votre nom, madame tout à l’heure, vos cartes magnétiques sont tellement riquiqui !!.

                      Elle me regardera d’un air misérable, comme si ! j’étais la dernière personne sur cette terre à bénéficier exclusivement de la présomption d’innocence. De son sac à puces, elle en ressortira sa franchise d’interpeller tout à chacun dans tous les coin de rues. Je……..lisais………Mademoiselle TUTIQUANTI…………Bécassine !! . Encore un nom venu d’ailleurs, certainement une tête à claques d’Italienne venu chercher l’offrande salariale au frais des contribuables Français. Par contre, son prénom était adorable, me faisait penser à cette bande dessinée lue et relue pendant ma tendre enfance à regarder ma maitresse roucouler les lettres et les R de l’alphabet gothique . Certes ! son prénom ne l’avantageait pas, mais son degré d’intelligence serait au-dessus de la moyenne ! cela ne m’étonnerait pas. Son bonnet enlevé, son écharpe en cachemire déroulée , ce n’était plus tout à fait la même enveloppe que j’allais découvrir en direct.

-Je sais ce que vous pensez ? mais ! je ne suis pas celle que vous croyez…et. Arrêtez de sourire Si vous voulez que cet épisode se transforme en curée …….…

-Oh !! je ne vous ai rien dit…mademoiselle…………je pourrais vous appeler Bécassine ? .

-Et puis quoi encore !! enfin si vous y tenez ..c’est bon pour moi…de toutes les façons c’est mon prénom ,je n’y peut rien. Mes parents adoptifs ne m’ont pas offert un cadeau ce jour-là , mais je le supporte quand-même !! tu penses Bécasse ? ti tu y tiens, je ne t’en voudrais pas……….mais si tu es réellement l’homme que je cherche ..gare à tes pattes !!…….

                    Cette femme avait de la répartie et , possédait un secret certainement bien gardé , ce fut cousu de fil blanc ,mais lequel ? J’allais le découvrir au fil de cette interrogation arbitraire .Nos regards s’entrecroisaient ,s’entrechoquaient , chacun supputait les chances de l’autre d’arriver à son destin de trouver la faille dans la poitrine de celle ou celui qu’il ou elle avait en face .Je n’étais nullement devin , mais je ressentais quelque chose d’insupportable qui me montait dans la tête.…………. Carla s’impatientait, passant pourquantité négligeable dans une  seconde zone d'un bon échange  entre cette Bécassine et moi-même pas encore simple d’esprit , à ne pas comprendre qu’il y avait anguille sous roches .Carla allait sortir quelque chose d’improbable, il n’en fut rien, flottait chez elle un air de déjà vu, quel secret cachait donc cette inspectrice ?. Pour Bécassine , dans ma tète flottait un petit air de bécasse. Pour Carla un air de famille, mon instinct me disait….attention ou tu mets les pieds, pas de nouilles comme d’habitude dans ce plat de résistance servi à toutes les sauces .

-Monsieur le commissaire……..

-Appelez-moi Paul !! -Oui……..Paul…vous reprendriez bien un café. ?

-Avec plaisir mais un rallongé sans sucre ajouté si vous me permettez d’insister.

-Ensuite , je pourrais vous faire visiter notre immeuble ? Paul ! nous avons plus de ,avec les dépendances , cinq cents mètres carrés. Enfin je dis ça !! si cela vous branche bien-sûr !! Je vais, en attendant , en profiter, pendant que vous buvez votre café, pour me mettre un châle sur les épaules ……….à tout à l’heure. Paul !Allez Charlie !! courage , ne fuyons pas ,pour une fois !!reste ce que tu es ,c’est-à-dire égal à toi-même !! ………………….

               Clara en était tellement atroce dans ses mots et paroles, que je fus à deux doigts de lui en foutre une, bien placée sur sa joue droite, la seule capable de supporter une force qui montait en moi. La joue gauche gardait encore les séquelles de l’opération d’extraction d’une foireuse molaire ,la laissant défigurée pour la journée à venir, d’où son impromptu arrêt maladie . Je ne voulais pas passer, devant ces fonctionnaires pour un dur à cuire sa femme sur le bucher du pont de Gignac, seul endroit ou je l’avais balancé de force dans le vide……………accrochée à une triple élastique ,elle ne risquait rien sauf de voir son palpitant sortir de son logement. Il n’en fut rien, elle refera ce saut à trois reprises, pour le dernier avec son instructeur du jour, bellâtre ! de forme disparate, quelle ne décrochera certainement pas la lune avec cet ostrogot de passage 

-Bécassine !

-Oui Charlie ?

-Si vous voulez !! nous pourrions aller dans le boudoir à madame ? c’est plus tranquille et certainement plus confortable pour vous écouter me lire votre litanie.

-Mais bien sûr ! avec plaisir .Je vous suis ? .

Cette inspectrice, la tasse de thé dans sa main droite, sa vache dans la gauche m’emboitait le pas, surveillant mes faits et gestes , je me dirigeais complètement camé de me savoir sous la coupe de cette fonctionnaire de police responsable des affaires non résolues. Ne manquait plus que le billet d’enfermement balancé en plein figure , si elle trouvait la faille !! mais !! laquelle ? que diable !! je n’avais rien à me reprocher. J’étais blanc comme le linge sortant de la machine à laver Vedette , je ne voyais pas !!. J’allais retomber sur terre et très rapidement revoir mes pitoyables vocalises pour contrecarrer cette finaude de l’interrogation verbale .Nous étions bien installés , chacun engoncé dans un fauteuil d’Empire qui allaient rendre le denier soupir si le tapissier n’intervenait pas rapidement . Elle finissait de croquer ce petit morceaux de chocolat ,fait maison , remplis d’hormones de croissances sexuelles, unique fabrication de la maison afin de redonner la forme à tous ceux et celles qui passaient chez nous . Cadeau de Clara pour voir ! en définitif ce que cette Bécassine avait dans le ventre. 

Chapitre.06.Du rififi dans la mémoire sélective à Charlie.

                                

                Finalement , cette sorte de fliquette nommée trivialement Bécasse, s’en trouvait brutalement jolie que ! j’en fusse bien incapable d’en détourner mon regard. Elle en jouait des vocalises incompréhensibles , toutes en affabilités elle rentrerait dans le sujet sans m’en avertir . Elle commençait ,mine de rien, par appâter le gardon que j’étais devenu ,depuis des années nageant en eau trouble à jouer de vaseuses fêtes à neuneu .

Description de la crysaline .............

                      Ses jambes ,recouvertes du collant de chez DIM.Dam.dom , sortes de flutes longilignes , croisées à l’emporte-pièces , de somptueux genoux entièrement découverts, une crinoline de chez les magasins Tati, prodigieusement bien ajustée, remontée jusqu’à mi-cuisses , un incitant chemisier roturièrement entrebâillé ,laissait apercevoir l’innommable supplique du tantale , qu’un homme du vingtième siècle, formaté et correctement normalisé ,ne puisse pas faire en toute liberté. Je ne pourrais ! uniquement que contempler sans toucher ! avec mes yeux de merlan frit , de visualiser cette chose exemplaire en chair et en os .Voilà le foudroyant software qui ! au fil des minutes , se dévoilait à ma concise personne, vous en conviendrez !que ce ne fut pas si simple que ça ,de résister à la tentation . Concurrente déclarée à Clara ,elle devenait ,de fait ! et de rage, un second couteau dans les suppositions du commissaire divisionnaire qui ne demandait qu’à s’épancher de bonheur entre les cuisses à Jupiter devenu par malheur, la fortune du pot de terre contre le pot de fer

         .Dans la vie de tous les jours ! vous connaissez à quelque chose prêt votre entrée dans la combinazione, mais ! vous ne serez bien incapable d’en connaitre l’heure de la sortie si chère à Sheila.

           Cette outrageante militaire en civil allait me faire payer ,peut-être même ?de m’encabaner sans réfléchir aux conséquences désastreuses pour son matricule , à la sortie ,en direction d’une Santé pleine à craquer. Cette cage ! je la connaissait par cœur, non pas pour y avoir séjourné, mais ! pour y avoir distribué des boites de chocolats aux fêtes de fin d’année. J’avais !pour l’occasion, une bonne longueur d’avance sur elle . Nous cherchions ,en pleine crise des surprimes ,d’éventuels clients, partout, capables de nous faire de la com et !surtout de nous payer argent comptant pour rétablir nos comptes secrets .

                     Sur cette femme d’ équité ,tout cet attirail d’une prévisible invitation à la débauche ,me faisait découvrir non pas l’extérieur, mais l’ intérieur d’une Bécassine composée d’une sublime perle d’occasion logée au plus profond d’elle-même ,le savait elle ? certainement quelle le possédait ce don d’effeuiller un cœur sensible ,sinon ! sans le savoir, en jouait à merveille .

Des personnages d’influence…………..

                     Que pouvais-je faire contre cette nouvelle façon d’arrêter les malfrats ,concoctés par ces gens d’ influences ?.Inculqué depuis peu à ces élèves embrigadés pour la vie dans l’école militaire inféodée au pouvoir en place , ces apprentis allaient avaler et ingurgiter de force tout un programme soi-disant alléchant !!comprenant un démantèlement organique pour ! des arrestations arbitraires et futures, obligatoires. La véritable culture de ce fameux chiffre , inscrit dans le marbre pour longtemps seront dans des tableaux Excel que personne d’intelligent ne regardera sinon des chercheurs ultimes savants d’une malédiction salvatrice .Véritable forfaiture d’un état ventripotent qui s’écharpera à nous faire avaler des couleuvres, j’allais en gouter une minimale partie . Alors !! dans mon cas de simple justiciable , allait débuter un marchandage devenant controverse déséquilibrée entre elle en tenue d’apparat , et le riche bourgeois , dépourvu d’avocat, que je représentais .Une nouvelle société d’investigation apparaissait , celle de la peur de ne plus pouvoir dire non .

                  Mais !!que faisait donc Clara ?le feu ne couvait ‘il pas assez dans cette maison ?au point d’en faire un véritable brasier ?.Le numéro de notre protecteur, minable avocaillon connaissant le code civil que par brides , ne répondait pas, nos dettes accumulées faisait ,que ce charlatan de la débrouillardise alambiquée avait d’autre chats à fouetter, d’autres portefeuilles à plumer, la terre continuait de tourner, sans nous. Malheureusement !,nous avions mangés notre pain blanc, allait venir le moment de la rédemption . Pour le moment je ne pouvais que L’écouter, la supplier de ne rien faire , de me laisser enfin tranquille . En contrepartie, néanmoins ! avantageusement , je découvrais l’unique morphologie endémique d’une ancienne Marie Pervenche recyclée dans des bureaux dégueulasses ,à taper tout en triples exemplaires, à savoir par exemple : la mort du chat de la voisine empoisonné par des corbeaux nourris , logés par la commère d’en face . Pratiquement vouée! comme dans tous ces services publics défaillants , à la démolition d’une société qui se désagrégeait au fil du temps, elle faisait partie d’un conglomérat de fichiers ,de dossiers percutants sur le bureau du préfet qui ! fera la pluie et le beau temps .Posée comme une véritable pétale de rose pas tout à fait fanée , elle attendait son heure, certaine d’avoir touché mon point faible , elle avait raison sur ce point ci. Soit ! je lui sautais dessus pour lui décoller son clitoris certainement bien emballé , ou de lui faire un simulacre d’artiste d’un point G en pleine confiture ? Je me serais retrouvé pour outrage à agent de la force publique ,illico les menottes aux poignets derrière le dos ,ou ! si je ne disais rien, je serais ! au bout de trois bonnes heures , inévitablement embarqué manu-militari dans sa camionnette Dacia ,roulant au gaz carbonique ,complétement pourrie, vers une destination inconnue .

               Nos prisons ,à cette époque regorgeaient de réclusions arbitraires , tout était bon dans ces cochons de gaulois pour les mettre à l’ombre. Certaines arrestations finissaient dans le bois de Boulogne à l’abris sous un chêne millénaire, dans un trou rectangulaire rempli de glands comme moi. Certains y logeront avec une ou plusieurs femmes de petites vertues , abattues comme de la mauvaise viande fraiche devenue trop âgée. La machine à fabriquer des ripoux de qualité ,marchait à plein régime. Pour éviter de me faire passer une bonne nuit sur cette couchette inconfortable recouverte de l’Epéda multi-spires acheté par un administration pénitenciere tatillonne ,il leur fallait chercher pendant des jours dans la campagne Française un endroit tranquille ,à l’abri des regards indiscrets . Je n’aurais pas la chance de cet Abdeslam, d’avoir quatre cellules pour moi tout seul, ce m’en fut littéralement évident dès la première minute concernant ce simulacre d’ interrogatoire qui, avait du mal à accoucher de la souris grise.

                    En situation assise , bras croisés, manches retroussées ,les coudes sur le dessus de la chaise, menton posé sur ses poings, elle attendait son heure de gloire .Cette position pas trop académique pour une suppléante policière , réfrénaient une envie d’en découdre avec cette crapule qu’elle avait en face d’elle. Une sorte de tête à claques qui ne demandait pas du tout l’absolution de la part d’une princesse, armée du glaive apparenté pour rendre la justice des hommes la regardait bien en face , ne négligeant rien de tous ses muscles. Bien décidée à jouer dans la cour des grands détectives de ce siècle des après lumières , elle avisera toutes les possibilités de me déstructurer l’esprit mercantile que je possédais en priorité en me laissant deviner la suite à venir. La cupidité allait me perdre, de toutes les façons ! j’en fut persuadé dès son arrivée chez moi.la prudence sera de mise durant cet interrogatoire que j’aurais ! finalement ! désiré le plus musclé possible ,quitte à me faire embastillé dès la première virgule .

    Cette femme allait me perdre, je sombrais dans un idyllique coma dévastateur ,je fus incapable de me remettre en selle. Cette égérie du bluff me dominait complètement, ce ne fusse pas mon habitude, mais ! dans ces moments choisis j’allais perdre confiance en ma personne. Clara me manquait , ne pouvait pas me souffler de putrides réponses aux questions posées par cette architecte de la question réponse obligatoire.

Une nouvelle façon d’interroger le supplicié……..

     Elle allait me charmer ,m’ensorceler mon libido jusqu’ici bien terne, fasciné qu’il fût par cette intrusion subversibles de ces deux personnages assermentés de nous tirer les vers du nez sinon par la force des choses . Mais ! que ce fusse cousu de fil blanc ?que diable ! cela ne m’étonnerais pas d’elle, le détricotage de l’histoire venait d’emblée sur ma face cachée, la pire que personne ,hormis mon personnage, connaissait . Carla ! partie dans l’arrière-cuisine se remettre son châle offert par un Baron de passage , avait rapatrié avec armes et bagages, par la cravate couleur rouge poivron ,ce commissaire divisionnaire mais !absolument pas visionnaire de voir en elle une pièce maitresse dans l’antichambre d’une recherche de la version des faits qu’ils n’osait pas débuter. Elle avait choisi ,au contraire de moi ! de le séduire , les cartes de ce jeu pénible en seront mieux mélangées, le croyait ‘elle vraiment ,Carla ?. La gueule du loup existait peut-être aussi pour elle?. Il en résultera pour ce supérieur hiérarchique , de se faire commenter ,et de visiter les lieux et si possible , lui faire essayer ce lit impressionnant qui ! se trouvait dans la chambre nommée ,pour l’occasion numéro vingt -deux voilà les poulets.

                  Cette pièce, uniquement réservée pour les hôtes de marque, roitelets, ministres et préfètes de préférence ,grands argentiers du roi, ou le plus pauvres des clochards faisant ce chemin de Compostelle , se trouvait dans l’aile sud de l’appartement, plus exactement dans cette mini tourelle qui ! surélevée au -dessus des toits de Paris ressemblait à un château du moyen-âge. Ressemblance parfaite d’une ancienne tour de guet, certes miniature , mais réellement identique à toutes celles que nous trouvons dans les châteaux des rois de France, elle sera l’apothéose grandiloquente de cet architecte des bâtiments de France, qui finira ! de notoriété publique ,comme beaucoup d’indispensables , aux invalides .Clara préféra tirer son invité forcé vers l’aile nord , celle des pas perdus . 

La tour prends garde…à toi Charlie ………

                              Cet espace , d’emblée incroyable , à première vue imaginaire, sorte de fantastique repaire à fantômes ou ! tout était de forme ronde , se trouvait être mon endroit favori, préféré pour m’isoler avant d’écrire mes fantomatiques histoires, j’allais y passer du bon temps à rêver à l’impossible best-seller qui n’arrivera jamais . J’y écrivais pendant des heures et des jours entiers, la tête, la majorité du temps dans les étoiles ou dans les frasques à Clara venant m’apporter ,à pas feutré , en très petite tenue vestimentaire diners et déjeuners et surtout ! ce fameux carré de chocolat maison pour me donner un sens à ma vie .Dans ce morceau choisi ,dans l’immuable collection de l’usine , je savourais et ! j’en avais largement le temps de donner ces fameuses notes pour un équilibre parfait dans la douceur de ces miraculeux objets de désir savoureux .

                  A la longue je travaillerais en distanciel, restant des mois entiers à imaginer le futur d’une phénoménale fabrication artisanale familiale .La machine à gagner en marche, les actions remontèrent pour finir au firmament d’un réseaux inoubliable sortant de la vétusté. Je suis devenu , du jour au lendemain la coqueluche de la famille .Véritable faiseur de miracles éphémères , je faisais la pluie et le beau temps, arrimais définitivement une particule qui me manquait depuis toujours , sur ma carte d’identité vielle de plus de trente années. Définitivement reclus dans cette proximité, je sortais de nouveaux romans ,sortes de sagas fleuves ,uniquement lu et relu par moi-même , répertoriés dans la librairie Crozonnaise stockant les œuvres non publiées. Bercé par l’inspiration reposant sur la respiration transcendantale de ma chérie devenue une égérie dans mes futures et salaces contines, je fourmillais d’idées les plus saugrenues qui soient, quitte à dévaliser mon stock de mouchoirs en papier .

          Déguisée en dépouillée poulbot, ou de temps en temps en Esméralda de charme ,Clara allait me rejoindre le soir, à la lune pleine pour y découvrir ce que la terre avait de plus beau. La solitude à deux. Les lignes d’écritures s’allongeaient en d’interminables litanies, je fuguais en toute liberté de dire ce que je voulais, elle m’encourageait, au fur et à mesure me libérant sur parole de longues heures à se faire l’amour toute seule sur cette  minuscule littière. J’en devenais amoureux de mes personnages, ne résistant plus à les faire évoluer dans le temps qui passe, pleurais à chaudes larmes quand ma plume dérapait dans une myriade d’horreur ou que , chemin faisant je les faisait monter au firmament intemporel. Il fallait que tout cela s’arrête !!!je continuais de plus belle , émargeant en dehors du format habituel quelquefois dans l’horreur indivisible . .

        Dans ce repaire !pas de téléphone ,encore moins de ce nouveau internet qui pointait ses câbles mystérieux dans l’armée Américaine , je réalisais de multiples tableaux écrituriaux enchanteurs qui ! ne plaisaient pas forcément à tout le monde. A cela ne tienne, j’en étais renforcé dans mes désirs d’un avenir prometteur qu’aucun marchand de livres ne m’approchera durant plus de quarante années à écrire le visage de cette terre qui ne serait pas ronde pour tous les êtres humains ?. L’alcôve, uniquement éclairée par une lucarne de forme ronde , sentait bon le Victor-Hugo ou le J’Accuse que !! je n’étais certainement pas et ! que je ne serais jamais . Un petit lit de quatre-vingts en faisait un lieu de repos idéal pour y poser mes méninges mis à rudes épreuves , un petit fauteuil d’Empire , chipé au beau-père contre un Rembrandt , servait d’assise observatrice pour assouvir les sens décidément en verve dans cet endroit de convivialité.

-Comment trouver vous, ce boudoir ? Bécassine……………..

-Heu !!!!!! impersonnel ,conventionel,  trop gigantesque ,trop de tentures, trop de rose……..enfin ! c’est ce que j’en dit !ne prenez pas pour argent comptant ce que je vous réponds, cette déco ? c’est à l’image de votre Clara….c’est tout !!

                  Elle c’était levé, semblait ! avec une certaine délectation, humer le parfum de chez Rochas laissé par Clara l’autre soir quand , Monsieur Vide- Poches en était venu aux mains avec le beau-père devenu un vieillard aux poches percées . Clara en avait réglé le problème par un affriolant strip-tease personnel, en tête à tête avec ce rugueux personnage , de motif langoureux, elle allait éviter de se faire passer dessus. Moi ! par un don d’une tapisserie de Bayeux restée dans sa caisse ,je soldais les métastases de son père devenu sénile. Ce soir-là, je pensais réellement prendre la suite de cet héritage . Le vieux ne dira pas son dernier mot, mais !un dernier soupir à la fin de cette partie. Est-ce cette fin qui déclencha l’apparition de la firme policière ,des lettres vulgaires avaient ‘elles rencontrées le diable en personne ?.J’en étais encore à des suppositions quand ! le lendemain matin on frappais à la porte……..

 

     Le malfaisant coureur de jupons , ample séducteur genre Léo-Ferré , en avait redemandé et !tout surpris d’avoir à sa disposition la créature de rêve qu’il voulait voir , s’ en était parti à ressortir son carnet de chèque pour notre association des permis d’inhumer ses fantasmes .A nous deux ,nous avions , de nouveau éteint l’incendie qui couvait, ce fut une dernière chance laissée à Grand-papa avant son attaque . Notre appartement prestigieux allait ! si nous n’en prenions garde ,devenir une sorte de banque bienfaitrice, qui nous vidait , durement de tous ces majestueux et prestigieux cadeaux de Ludwig.

couverte de la tourelle…………

-Si vous voulez je peux vous faire découvrir la tourelle ?

-Une tourelle, dans cet appart ? bon-sang je veux voir ça !! votre nid d’amour recèle de fantastiques surprises Jean ,pardon Charliemais!! quand-mème!!………….Aller !! je vous suis………….

     Nous n’avions, dans cette partie cachée de tous, connue uniquement de Carla et de moi-même , pas de courant , il me fallait me saisir du chandelier à trois branches , tout en métal argenté ,avec mon briquet Lip , négligemment posé sur le bord du lit , je l’allumais rapidement , cette blafarde lueur allait donner un air de fantasmagorique château perdu dans le confins de ce Périgord noir ou !! nous avions notre idéale partie de campagne pour les vacances d’été. Le couloir, étroit, Bécassine se tenant fermement à ma taille, se trouvait inquiète de se retrouver dans ce dédale d’un étroit escalier en colimaçon, attachée à un vulgaire loustic dans un endroit tellement rétréci que nous pouvions que nous serrer la ceinture pour finalement déboucher sur la plateforme en tuffeau . Je sentais et entendais distinctement sa respiration saccadée, son palpitant devenant en arrêt toutes les trois marches, pour une fliquette cela fut surprenant de la savoir si tragiquement non performante . Il ne demandait qu’un véritable massage cardiaque !que, je me gardais bien de créer, comme me l’avait concocté la sapeur-pompier de l’entreprise , un soir de janvier étalée sur ce carreau d’usine en train de se masturber la chatte . la laissant dans la plus mortelle des solitudes d’une hypocondries fatale à chaque étage que nous passions enlacés le dernier virage de cet escalier magique, je ralentissais . Elle n’était pas de cette race de personnages rompus à toute les misérables forces occultes dispersées par la nature humaine .L’administration avait un boulot de dingue à faire .

-Bécassine !! ca ne vas pas ?.....je vous sens toute chose…auriez-vous peur ? ...........

-Si !!non......... enfin presque, cet endroit me fout un peu la trouille, vous permettez que je m’accroche à vous un peu plus ?.

     Un peu la pétoche ? cette femme tronc tremblait de tous ses membres, transpirait à grosse gouttes, si je n’en prenais garde ! allait pisser dans sa culotte de cheval,allait innonder mon pantalon de flanelle  .Le passage étroit fut passé, qu’elle se serra encore un peu plus , je sentais son buste d’athlète collé contre mon dos, ses deux bras m’entouraient fermement pour m’enserrer complètement .Cette liquette, brave fille de la fonction publique tant décriée me tenait, ne voulait plus me lâcher . Il s’en ai fallu de peu qu’elle réveille en moi cette superbe que j’avais avec habituellement avec Carla, il n’en fut rien , quelque chose m’interdisait de braver l’interdit. Je poussais enfin la porte, m’engouffrais avec elle dans le réduit, posais le chandelier à trois branches et allais la déposer sur cette minuscule literie recouverte d’une couette en fibres de lin . Une machine à café, ancêtre des modernes Expresso trônait sur la petite tablette, jusqu’à se mettre à bouillir pour réchauffer quelque peu cette pièce circulaire sans aucun chauffage .

        Mon ordinateur, de marque Commodore, aujourd’hui disparu , s’en trouvait ouvert à la page du troisième tome des aventures de Pénélope et de son frère. Ces deux la m’avaient donné du fil à retordre, je m’en voulais de ne pas avoir su ! au bon moment dans le chapitre 355 , abréger leurs souffrances. Il s’agissait de mes premières écritures commencées sous le couvre-feu durant les évènements d’Algérie. Revenu du bled, une jambe en moins , je m’étais mis à écrire mes souvenirs, pendant des heures entières je m’affalais sur cette banquette pas confortable, et, j’écrivais ce qui me passais par la tête. Carla,certainement jalouse  me dédaignait complètement, se moquant de moi, elle allait refermer cette porte et cette parenthèse de longs mois, me laissant seul le soir et la nuit , en dehors de toutes applications familiales .

-Vous êtes bien ? Bécassine !

-Oui ! de mieux en mieux et votre café soluble me fait énormément de bien, alors c’est ici que vous écrivez ? c’est triste et lugubre !!bigre !! je n’y dormirais pas toute seule !! c’est…votre ordinateur , ?

-Oui un commodore type 47 gde,………pas simple à magner, je vous assure !!

       Elle s’étirait , extasiée par ce concert de nouveautés qui s’offrait à elle. Des centaines de livres décoraient les murs, sans oublier ce fameux tableaux récupéré dans la grotte représentant Judas en train de laisser tomber Jésus sur la croix. Marie -Madelaine fera son possible pour le prendre dans ses bras, il n’en fera qu’à sa tête et partira sans broncher, ne pariant pas un copeck sur le sort de cet homme et sur l’avenir de cet humanoïde crucifié. 

            Elle c’était légèrement allongée ,sa tête adossée au mur repeint de fraiche date , allait s’assoupir, je découvrais une poule bien nourrie , nullement élevée aux hormones de croissances. Ces muscles se détendaient , s’offrait un repos bien mérité, le café ne sera jamais bu complètement par elle, j’y plongeais à mon tour, mes lèvres pour y sentir cette femme de pouvoir . Je mettrais, en sourdine, juste ce qu’il fallait , un peu de musique classique sur le rustique tourne-disque de chez Solidor , les solistes d’un orchestres révolu , allaient lui faire découvrir cette extase de finir en beauté la matinée tout juste commencée. J’allais lui raconter ma vie, à partir de cet instant qui m’avait fait basculer dans l’horreur. Ce fameux dimanche de victoire de mon équipe favorite. Elle avait gagné la partie de poker menteur. Fichtre !! cette Bécassine avait une force indétectable.

-Je peux enregistrer ? Charlie !!

-Oui bien-sûr, c’est ma confession, tu pourras en faire ce que tu veux ,et m’embarquer peut-être ? .

-Ta Clara chérie devras être présente à un certain moment ……..tu le sais ?.tu acceptes notre accord ? .

Retour à l’auteur…………..

    Ses yeux humides, soit par la peur ou une sensualité débordante , allaient découvrir un homme qui en avait perdu la raison, un soir de fête , incapable de se maudire, il en avait refusé la justice des hommes, se cachant derrière sa jeunesse à ne faire que des bétises . Sa main froide prendra la mienne et dans un dernier sursaut …….

-Vas-y je t’écoutes…………….Charlie ………… Charlie ……….réponds-moi !! mon ami !!.............

A suivre…………la terrible confession   à Charlie…………….JD.

Chapitre.07.Confession opus.01.

 -Tu pourras commencer, à mon signal…………c’est bon !! tu peux y aller……TOP PPPPPPPPPP !!!!!!!!!! c’est parti…attends encore une peu que je me désigne mon intitulé 

confession de Charlie……….

par Mademoiselle // Bécassine Nom.// Obsolète. profession :..stagiaire adjointe supplétive en intérim depuis 32 mois. Echelon deux aux services des affaires classées.au 36 quai…des Orfèvres ………..

                        Cette femme était  plutot organisée, certainement apte à rentrer dans les ordres policiers de la commune de Paris, le plus tôt possible ,afin de combler une léthargie envahissante de cette bureaucratie envahissante …Je pensais ! sincèrement , que son nom et son prénom la freinait considérablement dans une réelle promotion de balancer des grenades lacrymogènes aux quatre coins des rues , sur des passants survoltés . A cela me tienne j’étais fermement décidé à lui faire passer cet examen de passage. Je démarrais donc, non pas sur des chapeaux de roues mais sur la véritable identité d’une famille incroyablement surdouée……

Une famille Juive , Ukrainienne vivant en Pologne contre son gré .…..……..

-Je me nomme Jean de Couture , allias Charlie …né le 25.12.1952 à Oran. Athée , sans aucune religion sur mon passeport diplomatique ….. Je suis fils naturel d’un jésuite passé de l’autre côté de la barrière ecclésiastique ,d’abord écarté puis ! viré de par des faits délictueux , de la fondation sacerdotale , par un Pape n’y comprenant rien à l’amour charnel entre un homme et une femme mais !qui avait diaboliquement trafiqué la vie d’autrui avec les nazis ,honte à lui et à toute son équipe ! .

                   Ce jeune apprenti vicaire(papa) sorti premier de cordée des écoles supérieures d’alpinisme d’Avoriaz ,allait servir un temps à la découverte du pays Luchonnais, d’aider les migrants Espagnols fuyant le Franquiste , aux Port de la Vénasque , pour finalement embrasser les ordres, bien décidé à pardonner .Ce fut son premier fait d’armes, il en sera récompensé en acceptant, post-mortem la médaille du courage par la république Espagnole .

                        Le futur monastère pour Jésuites situé sur un éperon rocheux du massif du Hoggar avait besoin de ses capacités à construire le sentier d’accès positionné en surplomb au-dessus du vide .Par pur hasard, il lira cette annonce parue dans la petite République des Comminges, elle stipulait que la bureaucratie ecclésiastique, cherchait quelqu’un pour un travail mal payé. Il postulait et y fut embauché ,au péril de sa vie, tracera et construira à la pioche cette allée pavée de bonnes intentions, allant et se dirigeant adroitement vers le Seigneur situé à ce sommet vertigineux . Impressionné par ce lieux magique ,il finira par se mettre d’accord avec l’évêché d’Alger pour ! reconstruire une chapelle abandonnée aux environs d’Oran. Le deal précisait une entrée dans les ordres des Jésuites pour remerciements de services rendus, ce que l’évêché acceptera immédiatement , bien content d’avoir trouvé la bonne poire pour faire une réfection à moindre cout pour ses fidèles de plus en plus rares .

                 Il y restera 15 années les dix premières seul et démuni , à prier que dieu le père veuille bien l’accepter .La troisième année sera le déclanchement d’une apoplexie pour ce cardinal bouffant à tous les râteliers. En voulant l’aider dans sa tache insurmontable, ces imbéciles firent la plus grosse erreur de leur vie sacerdotale. Malheureusement ou heureusement , n’ayant certainement pas lu La Faute de l’Abbé Mouret écrit par Emile ! ce jeune prête s’amourachera, vers ses trente ans, malencontreusement ,d’une magnifique blonde aux cheveux longs ,véritable perle venue de l’est de l’Europe(Pologne) elle allait changer le cours de son histoire simple pour ; devenir le plus maudit des hommes , mais certainement pas le plus malheureux en ménage . En voici et ! voilà la fiction…….belle…et concise ..…de ce couple unique en son genre ,réfutant l’ordre établi ,capable, en période de turbulences , d’unir deux religions diamétralement opposées …et de se battre contre la vindicte populaire qui dépassait l’entendement dans ces temps houleux que le plan Marshall essayait de rafistoler à coups de dollars .

-As-tu besoin de me raconter tes vieux ?

-Oui !! ma chère Bécassine , c’est ma destinée , peut-être ? pleine de trous mais certainement pas risible du tout….c’est un peu long mais ! Il te faudra ,pour recentrer les faits de cette sombre histoire d’amour , l’écouter complètement …..c’est comme ça ! si tu veux on arrête de suite ?Au fait ne parle pas de mes vieux comme ça !! ils ont droit aux égards de tous.

-Non !non ! bien-sûr c’est peut-être ! finalement intéressant , allez continu !!!de toutes les façons j’ai tout mon temps et le commissaire aussi.

                  Bécassine, après trente mois de stage , avait besoin de résultats probants pour une éventuelle incorporation promotion comprise dans la cours des grands , cela se sentait, elle était à bout d’arguments, fusse t’elle sa dernière chance, j’avais décidé de l’aider en accomplissant mon devoir de misérable citoyen …………. Je continuais, ravalant ma salive de travers, de ce fait, je m’étais mis à tousser bruyamment , mes poumons déjà bien abimés par le sable du désert devenaient de véritables oasis de sable .Tout en sachant que son commissaire divisionnaire se tapait ma Clara dans la chambre 27, la plus exposée au soleil ,Fallait-’il en passer par là ? peut-être !!…Je continuais doucement ,je me rappelais au fur et à mesure de tout cette histoire malencontreuse qui avait couté la vie à cette passante…(voir chapitre suivant)……

La maman……de Charlie …………….

                 Cette demoiselle, fagotée comme une paysanne , n’avait pas encore ses dix-huit ans ,dix-sept et neuf mois plus exactement,finalement peut-ètre moins! .Fille de rustres cultivateurs Polonais ,de religion juive chassés de leurs terres Ukrainiennes qui tombaient dans l’escarcelle soviétique , ces dernier allaient se séparer d’une partie de leur fratrie en quittant la mère patrie, future maman ainsi que ces deux frères et sa sœur jumelle firent partis de ce voyage .le fils ainé, employé dans la milice soviétique restera à garer le petite peuple dans des kolkoses . Notre héroïne , jeune fille à peine pubère, récalcitrante sur cette religion Juive, néanmoins entièrement formée du point de vue mécanique , leur avait refusé de faire partie de leur congrégation à prier sans compter à toutes les heures de la journée une sempiternelle ritournelle à s’excuser d’avoir crucifié ce type mal coiffé.

                     Déçue de leur réaction à l’emporte -pièce ,elle quittera sa terre d’adoption pour prendre le bateau en mer Baltique .En plein hiver ,son voyage se fera sur la passerelle de ce vieux cargos nommé ‘’Exodus’’, le même que celui qui avait déjà servi pour une aventure pitoyable en 47 .Etais-ce un signe du destin pour Miss Vierge de son prénom ,Marie de son véritable nom. Certainement le signe que ce nom et prénom ne fussent pas faits et ! adaptés pour cette religion bizarre à se couvrir le haut du crane . Recouverte d’une cornette d’occase, un misérable pécule en poches , son balluchon de toile coincé entre ses cuisses vigoureuses ,elle venait ! envoyée par ses pairs ,pour servir d’ enfante de cœur au départ, et ensuite, si tout concordait dans ses pensées sincères , servir la cause d’une église catholique dans le pire couvent reculé dans ce désert du Hoggar .Pierre de Foucault faisant des émules, des centaines de jeunes et de moins jeunes voulaient partir de la mère patrie ,quitter cette vie d’après-guerre épouvantable , un simple bagage sur le dos, pour aimer en catimini ce Christ qui apparaissait partout, ici et là entre deux contines .

           De la part d’une juive transformée en cornette d'opérette, ce fut l’occasion rêvée pour ces évêques imbus de leurs personnages , d’en faire l’égérie de leurs paroisses. Elle sera bathisée, confirmée et solennellement instruite dans la bible ancestrale pour apprendre le métier de bonne-sœur à tout faire , surtout ! les tâches ménagères. Ces quarterons d’improductifs avaient besoin de petites mains et surtout de filles légères à leurs dispositions pour servir non pas le vin de messe frelaté , mais plutôt la bagatelle agréable . Le catéchiste se fera en cachette et ne sera dévoilé à ses parents que le jour du départ, elle deviendra dans la seconde suivante une véritable paria , sera obligée de se casser avec armes et bagages, enfin ! le si peu qu’elle possédait . Elle fut comme rayée du livret de famille, elle n’en reviendra pas et ! nullement découragée par tant de turbulences paternelles , s’imaginera voguant au fil des océans. Sa maman , déchirante d’émotions , fut la seule qui lui adressera un inconsolable baiser d’adieu avant de la serrer dans ses bras un long moment attendant le dernier coup de sifflet du chef de pont .Ses frères et sœurs, résurgence d’une minable fratrie ne lui adresserons même pas une parole réconfortante, pour définitivement se détourner d’elle . Pour la pestiférée quelle fut ! il n’y avait que la honte, et partir rapidement sera la seule solution pour couper court à toutes les propositions mises sur la table . Sa maman lui avancera la somme nécessaire pour embarquer, manger sur ce bateau tout rouillé et lui offrir quelques vêtements usagés ,râpés jusqu’à la corde ,avant de lui courir après sur ces quais remplis de pauvres indigents allant chercher fortune ailleurs .Entre ces deux femmes !de confession dorénavant différente, resterait une chaleur intense, inoubliable , sa maman ne s’en remettra pas, finira neurasthénique pour finir à tirer le charroi en ferraille dans les sillons encore tachés de bombes Britanniques, à semer ce blé tendre qui l’avait quitté. Elle sautera, un beau jour sur l’une d’elle, finira en morceaux ,son sang restera et deviendra celui de la terre Arable.

               Le père se remettra en couple ,en secondes noces il épousera une responsable de ce quartier de nécessiteux , sorte de milicienne communiste , elle étudiera tout le monde et en mettra quelques-uns dans les convois russes. Dieu merci ! Vierge était en route pour une liberté accessible . Vierge Marie !avec ce minimum pas vital du tout était prête à sauter le quai de ce port emmuré par les glaces devenues une infranchissable banquise de cette terrible année 54. Le brise-glaces soviétique forçait le passage pour que ce rustique cargo rouillé puisse franchir la passe, prendre la haute mer quitte à chavirer en se prenant des lames de fonds inquiétantes . La liberté à tout prix pour elle ,allait s’inviter dans sa mémoire .Elle s'en détournera, ne regardant que cet horizon plein de promesses .

                           L’église de Rome  lui donnait une chance de s’en sortir. Elle l’avait prise au mot…mais. Il lui fallait qu’elle s’en sorte toute seule !!…Comme par magie elle suivait les traces de cet abbé Pierre, qui lui ! démolissait pour mieux reconstruire des cabanes à lapins.. C’est ! néanmoins difficile à comprendre !! après ces évènements douloureux ou plus de trente-cinq millions de personnes avaient soufferts ou perdus leurs existences, de se soucier de la vie d’un seul homme inconnu de tous ? sauf ! d’avoir partagé le pain et le vin à des noces de Canailles ? !!.

                     Elle atterrissait , en débarquant du navire , malade comme un chien , en pleine déconfiture après six semaines de mer à avaler des harengs séchés achetés à l’unité trois fois par jour .Seule dans les coursives qui la protègera de furieux coups de tabac venus de l’Ouest ,elle chantait des chansons de son pays, allait resplendir quelques temps ,pour finir couchée et malade du terrible mal de mer. Nous disons ! à l’unisson que les voyages forment la jeunesse ? hum !! pas franchement un bon plan pour une mineure de partir comme ça. Pour seule adresse, sur ce petit bout de papier, ce port d’Oran et sa casbahs pour la première nuit. Elle aura le temps et le loisir d’apercevoir le rocher de Gibraltar, de ne même pas pouvoir le photographier, que par ses yeux chaleureux à briller tout le temps , elle en gardera comme souvenir, qu’un monstre de calcaire dans la nuit, éclairé par des fusées éclairantes entre les deux continents se faisant face .

                   La traversée méditerranéenne ne sera pas qu’une simple formalité, de puissants rouleaux la rendra malade encore plus, lui donnera que la seule force de s’attacher au bastingage métallique pour apercevoir le clin d’œil de ce dauphin énorme qui voguait auprès d’elle, lui souhaitant la bienvenue et !un bon voyage . Ce fut un miracle qu’elle ne le rejoigne en sautant par-dessus bord. Son ange gardien la protégeait contre ces vissicitudes .Si ! elle avait plongée , s’en usse terminé de son existence sur cette terre si inhospitalière .Charlie ne serait pas la à vous raconter son périple . Elle débarquera, de bon matin sous un astre radieux dans la bonne ville d’Oran , sera catapulquée dans la campagne désertique , loin de tous et de toutes, afin de seconder un jeune vicaire en formation longue durée dans ce bled paumé.

                        Elle découvrait sous un soleil de plomb , le contraire de sa Pologne recouverte de neige, une autre contrée différente s’offrait à elle , elle rayonna de nouveau, avec son maigre argent ,prenant le petit taxi bus ,entassée avec une multitude de voyageurs tous habillés de capes de tissu , trimballée sur une piste chaotique , elle découvrira, le ventre vide ,les merveilles de cette Afrique du Nord sous protectorat Français . Pauvre comme Job, épuisée !!au bord de l’évanouissement, elle sonnera le carillon suspendu à la porte de cette église minable, sera accueillie avec chaleur et enfin ! mangera à sa fin, d’un énorme crouton de pain vieux de trois jours, plongé dans un fantastique chocolat mélangé au lait de chèvres .Elle mourrait littérallement  de faim, avait perdu plus de dix kilos, ne ressemblait plus à cette jeune fille partie quelques semaines plus tôt, allait tomber dans les pommes et dans les bras de ce brave curé qui s’attendait à une grosse et rustique femme ,pas cette belle fille habillée de la sorte.

                        Le télégramme de l’évêché précisait ..fille de ferme. bonne à éplucher les légumes et balayer votre chambre sinon! vous vous en débarasserez  rapidement ,les maisons closes embauchent à tours de bras !!.Il en fut tellement surpris, qu’il ne lui réservera nullement les tâches ménagères, mais lui mettra ,entre ses menottes délicates ,un missel ou manquait la plupart des pages grignotées par les souris  . Ses hardes avaient souffert de la traversée mais la protégeaient des regards inquisiteurs , c’était le principal pour une femme voyageant seule dans ces contrées reculées . Le responsable des lieux, ecclésiastique méticuleux s’affranchira de toute facilité, la prendra dans ses bras , comme Jésus avec ses apôtres lui fera découvrir les contours et cette petite chapelle entourée de son pauvre cimetière ,sa petite chambrette de trois mètres carrés, un véritable aperçu de ce qu’elle aura chez les nonnes perchées sur un sommet dans le désert. Le toit menaçait ruine, le si peu d’averses ruisselait sur sa paillasse, en faisait venir les raz et fourmis rouges . les murs s’affaissaient de mois en mois, que cela ne tienne , cet homme jeune en avait sous la semelle, plus le site devenait obsolète, plus ce type s’organisait pour le faire fructifier de nouveau fidèles. Voilà ce qu’allait découvrir cette jeune fille, même en Pologne les églises tenaient debout, furent ses premières paroles et constatations. Cette fabuleuse entrée en la matière ne faisait que renforcer sur ce qu’elle était venue faire ici, souffrir le plus possible ,mais intelligemment . Pour finir ! elle sombrera dans un sommeil de plomb qui durera trois jours et deux nuits . Elle tombera sous le charme de ce jardin de curé, se mettra à la tache ,comme paysanne donnera de multiples chances à cette terre chaude et sèche de faire fructifier de belles choses mangeables. N’arrivant pas à la détacher de cette nouvelle responsabilité, le père Octave donnera la messe au bout de ce carré de champ, déclenchant l’hire des paysans voisins croyant à Allah . Zieutant la nouvelle venue, ils changerons leurs charrues de direction, finiront par aller prier le Dieu d’à côté. Ce fut une victoire ,non pas à la pyrus , mais quelque chose de miraculeux qui e passait dans ces contrée perdues. Un curé de campagne fantastique.…..

             Ces deux-là, elle presque nonne, lui ! simple vicaire en formation continue ,en attente de se faire embaucher définitivement par l’archevêque d’Oran, allaient servir la cause commune et ! entendue d’une religion incompréhensible d’oublier ses gardiens de la bonne parole d’une chrétienté des sables qui commençait à s’effilocher .Ce duo, en pleine force de l’âge se convainquirent mutuellement de s’associer dans une histoire comme on les aimes, celle de croire en quelque chose , de construire et non pas de déconstruite une vérité pas bonne à dire. Je pense, et je crois :! que pendant les nombreux offices de ce curé de campagne , que ! ce vin de messe d’Afrique du Nord débordait du calice consacré ,qu’il fallait le boire à tout prix, et que le bon pain d’Ostie était rempli légèrement de coke, car tous les fidèles chantaient à tue tète du début jusqu’à la fin des offices. Une sorte d’amour fou ,indélébile bonheur remplissait la petite église en terre, sans cesse remontée sur ses fondations pas rigoureuses ou affaiblies par des attaques intestines, elle avait fière allure, allait être le dernier phare d’une religion impressionnante au moyen-âge. 

                        Des centaines de milliers de fidèles accouraient à pieds ou à cheval éventuellement pour les nantis en chameau ou dromadaires .Ils affluaient de partout dans ce département d’outre-mer, certains faisaient le déplacement de Marseille, de Corse, de Sète ,aussi de Perpignan, nous y verrons quelques Bretons et Normands , pour y écouter ses prêches et ! surtout ! son pain miraculeux distribué à tous ces pauvres d’esprit . Et surtout que de boire ce vin extrêmement coloré redonnait une joie de vivre à tous ces pénitents absouts de leurs péchés par ce presque prête ? .Le confessionnal ne désemplissait jamais, des millions de péchés véniels y furent décortiqués , limogés par le simple signe de croix légendaire d’un curé en goguette. L’argent ,pour finir ! rentrait pas mal, suffisant largement pour habiller la jeune femme d’un habit liturgique neuf et redonner des couleurs à ce petit ilot de sagesse.

                                 Au bout de quelques mois de vie commune, ils décidèrent d’ouvrir une école pour enfants défavorisés, au début l’idée allait faire long feu, les villageois attachés à l’école publique, finirent par accepter de scolariser uniquement les perdants , les retardés et surtout les laissés pour comptes . Le succès sera fulgurant, des dizaines de gosses franchiront le pas de se savoir et finirons tous dans l’école primaire et privée des frères Saint Eustache de la ville d’Oran. Le succès sera d’estime un peu plus tard, quand le vent tournera dans la mauvaise direction. Le curé ,fut ! à la fois mâcon , plâtrier ,menuisier, peintre ,électricien , servait ,d’obole à la fin de sa messe , pour enfin bénir cet ensemble qui tombait en ruine. Il implorait continuellement la Sainteté, pour rien, personne dans ce Vatican aux milles églises richement illustrées de vaillance et d’amour, ultra conservatrices , n’allait venir les secourir dans ce désert recouverts de serpents et de scorpions . Le curé et sa belle nonne resteraient oubliés de ces capitaines d’industries apostoliques ,occupés qu’ils étaient à se goinfrer de bonnes choses . On pourrait se demander pourquoi le Christianisme recule en Europe ? il ne faut pas chercher trop loin de chez nous !!

La faute du curé…..la maladresse de la nonne ……..

         Le curée et la nonne ,à l’essai , commencèrent à se parler plus librement, ce curé affaibli du coté mental ,très rigoureux dans sa passion de Jésus, ne voulait certainement pas. Maman ,car il faut bien appeler un chat un chat !! Cette femme allait faire les premiers pas de vraie femme ,bien décidée à s’ouvrir au monde charnel. Sur la plagette d’Oran, désertée par les Musulmans. Elle me raconteras, à l’aube de mes dix-huit printemps comment elle avait transgressé l’interdit. Ne sachant pas nager, elle se mettra ,bien en évidence, sur le ponton du port, attendit la nuit tombée pour inquiéter ce curé qui ! affolé de ne pas voir la sacristie nettoyée ,les courgettes ramassées , fera les cent pas devant la chapelle. Personne dans les environs, voyant cette gazelle seule ne fera le premier plongeon, sachant pertinemment que ce sacrilège d’approcher la sainte chérie du christ ne ferait qu’accélérer les quiproquos de deux religions ennemies . Excellent nageur , seul dans la nuit tombée , ancien compétiteur au patronage de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, il déploya sa force musculaire pour traverser ce bras de mer d’au moins un kilomètre de distance. Ce qui devait arriver arriva, dans la noirceur d’une fin de printemps ,il aimera cette femme loin d’être désuète et ! la ramènera sur son ventre ,en marche arrière ne reculant devant aucun sacrifice de la ramener à bon port. Il gardera ce secret pendant deux bonnes années, la populace loin d’être naïve remarquait ses deux tourtereaux se rapprochant au moment de se servir dans le calice, ils ne faisaient surement pas bande à part. Recevant une mortelle lettre anonyme ,l’évêché en pris ombrage, les chassait définitivement de sa cathédrale apostolique, ces deux amants s’en furent éjectés, blâmés , repoussés, et ! vaincus par la vindicte populaire quittèrent cette région extraordinaire, pour atterrir dans la région d’Alger la blanche . Ce furent, pour eux , des années de haine envers les cadors de cette église , mais ! ils s’aimèrent comme deux formidables Roméo et Juliette ,firent la nique à Dieu , leur ancien père, loin d’être nourricier .Trois années passèrent ……….. 

                       Charlie est arrivé..

                         Je naquis un soir de noël ,comme prévu, avec peut-être ? cinq bonnes heures d’avance sur le schéma initial. Maman , allait me donner la vie dans ce bled paumé, dans une étable rénovée par papa. Entourée de toutes les gazelles du village qui !payées pour pleurer allaient mettre une ambiance du tonnerre ,elle accouchera sans broncher et sans aucune aide quelconque . Il s’en ai fallu de peu que je fusse déjà sélectionné, tellement j’étais d’une beauté fantastique , pour un futur mariage avec une des filles venant au monde cette année-là. Il n’en fut rien, la guerre allait départager toute cette société formidable et renvoyer chez nous tous ces gens au pieds noirs de honte. Nous allions en faire partie, papa ,maman ne possédant rien, simples cuisiniers et lavandière ne purent que constater les dégâts occasionnés par cette révolution .Pour ce retour obligatoire, nous furent trois à prendre ce bateau ,gros paquebot nommé Le Normandie , loué au frais de l’état Français, il allait nous ramener en France.

                      Patrie de papa , pas pour maman , ce pays  des droits de l'homme ,allait nous traiter comme des moins que rien, nous parquant dans ce sud de la France si chère à Pagnol. Papa , débrouillard trouvera un emploi d’électricien, maman restera quelques temps à me surveiller, me donner son excellent lait maternel .Elle prendra par correspondance de bons cours du soir , et quand je serais plus grand capable de marcher , prendra un poste de secrétaire de direction dans l’usine de pâte à papier de Saint Gaudens, pas trop loin des 3000 Luchonnais .

-Jean Decier !! né en Algérie ? c’est nouveau, ou je suis mal renseigné ou tu ments déjà ?..Allez continu mon gars…..la justice elle ! n’attends pas !!

A suivre………………Une jeunesse de folie………. JD.

Chapitre.08.Le voyage à Paris................

 Le 20Juin 1971

                          Nous étions une bande de quatre copains , issus d’un quartier populaire des années soixante ,nous venions tout spécialement de la capitale Bretonne, pour assister à la fameuse finale de coupe de France de football opposant deux capitales diamétralement opposées dans un hexagone presque parfait pour notre amie Evelyne . Cette épopée se transformera en cauchemardesque épopée , laissant sur le bas coté une malheureuse qui ne se doutait de rien sinon de passer de vie à trépas en un quart de seconde . La conscience humaine n’a rien d’exceptionnelle , sauf ! quand il s’agit de bien faire les choses à l’endroit et ! non pas à l’envers

                         .Ce polar d’un noir des plus profonds vous plongeras dans ce qu’il y a de plus terrible….une vengeance décuplée dans ce qui a de plus abject dans un ou des personnages présents .

Quelques paroles de l’auteur. JD.

                           Ce que Charlie ,mon ami de toujours , vas nous raconter, est une histoire presque vraie , vous en conviendrez peut-être ? qu’au fil de ces pages , seront incontestablement ! pas communes. Je l’ai retranscrite du mieux que j’ai pu, ne négligeant en rien d’y faire figurer certains clichés de cette époque révolue ,si précieuse pour notre génération d’après-guerre. Cette légende donnera ,je le pense, une certaine valeur sentimentale à notre vie de tous les jours ,pour nous ! les soi-disant soixante-huit tard qui partirons en fumée, pour ! ne pas remplir inutilement ces cimetières ou plus personne n’ira dans les prochaines années .Exit les géraniums , bienvenue à la société hyper connectée de voir ces fleurs fanées  abandonnées de tous, passant en boucle ou ! en direct live sur nos écrans oled .Les générations passent , trépassent, c’est notre vie et ! notre atterrissage, certes ! inéluctable en fait partie intégrante ,comme le vôtre d’ailleurs . Sinon ! tout homme ou femme ; à la lisière ou ! sinon à l’agonie de son existence terrestre aura une dernière chance de solder ce qu’il a bien ou ! mal fait durant son aventure, car ! il s’agit bien d’une expédition anecdotique que cette énergie humaine quoiqu’en pense certaines personnes se croyant intouchables .

                            Notre ami, et complice depuis sept chapitres ! Charlie , en son âme et conscience a décidé sur son lit d’hôpital de respecter la règle établie, en me confiant ce récit qui va suivre, pour certains il s’agira d’une confession de dernière minute ! pour moi ! seulement cette âme qui respire une dernier et ultime fois ……n’ayant rien oublié de ces moments tellement intransigeants de fatalité…est-ce une fatalité ? franchement !!

Charlie !!…. vas-y mon ami !.nous t’écoutons.

Une Equipe qui gagne……

                                  Notre team favori : le onze rennais , ce dimanche 20 juin 1971 !après avoir ferraillé pendant de longs mois , rencontrait, en finale , une équipe de premier ordre. En l’occurrence , il s’agissait également d’une capitale , celle des Gaules , je veux parler de cette ville des lumières nommée Lyon ,magique cité située dans le couloir Rhodanien . Ces rendez-vous entre ces deux finalistes ,en début d’été, se passait depuis la guerre, au stade de Colombes, triste morceau de béton ou ! aucune places assises ne pourraient accueillir les milliers de supporters Bretons présents dans cette enceinte .Malgré leur proximité par la nouvelle autoroute A7 fraichement enrobée , les supporters Lyonnais seront vite submergés par une euphorie grandissante de nos Celtes de passage à Lutèce . La Bretagne avait raflé la grande majorité des billets en vente , Paris ,le quartier Montparnasse tout entier allaient se rendre en une foule énorme, avec nous les aficionados , envahir Colombes et ses alentours pour une énorme kermesse qui ! allait devenir mémorable dans nos souvenirs de jeunesse . La crs68 ,les flegmatiques policiers ,les titis et poulbots parigots, feront contre fortune bon cœur de nous laisser passer et déambuler bon enfant en sirotant notre cidre bouché emmené dans nos besaces minables ,sorte de réserves de bouffes pour pecquenots campagnards .

                           Ce fut ! dès le matin ,non pas une victoire en chantant qui déambulerait dans ces artères pavées ? mais une salutation symbolique à tous ces habitants scotchés à leurs fenêtres, découvrant une invasion loin d’être barbare . Ce genre de population qui ! imbue de son savoir ,et ! de leur pouvoir à débarquer en juillet et aout sur nos plages longées d’une mer couleur Emeraude ,restait bouche bée devant ce déferlement d’intrus campagnards bien sapés .Pour résumer ! ces âmes damnées ,logent à longueurs d’années dans ces hlm construits par des Africains et ! non pas encore compris que leur liberté se trouve ailleurs ,dans les confins de cette prairie et patrie si contestée de nos jours .

                          Pour une fois, les cloches Bretonnes les réveilleront de leur torpeur ,de bon matin et leur intimeront de se rendormir en pleine nuit, après avoir supporté notre hallucinant tintamarre . Le stade rennais ,après une année mémorable à courir derrière la ville concurrente Nantes qui ! allait devenir champion de France en titre , avait toutes les chances d’arriver à soulever cette coupe en argent et de la ramener dans la chaudière à charbons de ce train à vapeur qui ! sifflera beaucoup plus que trois fois la victoire . Nous étions jeunes, fans à tout casser, pantalons à pattes d’elfe et pulls à col roulés, cheveux longs ,non pas en bataille ,mais ! qui allaient se faire impérativement couper les tifs au service militaire obligatoire , c’est Antoine qui le dit !! . Certainement par nus ou poinçonnés de mots malvenus comme maintenant, nous défilions en bon ordre n’osant pas faire un pas de travers, surveillés ,de loin ! par des parents autoritaires. Nous étions ! en sorte ! les porte-paroles de cette population éloignée . Ces dernière nous avait laissés partir en toute impunité de sabler notre chouchen régional dans le train du retour

              .Installés ou plutôt ! entassés comme des sardines dans les tribunes, armés seulement de cocottes en papier , nous allions voir ce que nous allions voir !.Vous allez me répondre ? entassés comme des sardines ? pour des bretons ? quoique de plus normal ?.Sauf ! qu’à cette époque, un match se regardait debout !! et non pas comme maintenant !! dans un canapé ,avachi pareillement à de malheureux oisifs malades d’informations toutes la journée. Nous avions une tout autre idées de la fête que de regarder sur Canal les commentaires indigestes de ce grossier type qui ! se fera virer après des galipettes malpropres .A cette époque , les relations libertines non autorisées se faisaient en cachette ou en famille , et ! resteront des secrets bien gardés ,nous en découvrons actuellement les ravages .

               Assoiffés de victoire, les banderoles ,foulards tambours, calicot en tous genres, chapeaux , écharpes ,oriflammes ,drapeaux bretons , fleurissaient abondamment les travées de ce rustique stade. Une rumeur immense, intense enflait , s’envolait dans les airs, allait chasser ,pendant quatre-vingt-dix minutes les sempiternelles questions de bon sens de ne pas rester chez vous en chantant en cœur : ’’nous allions la ramener cette coupe à la maison’’ .C’était cousu de fil blanc, notre équipe invincible ne pouvait ne pas l’emporter !. Nous serons accompagnés de fanfares à binious genre troglodytes dans chaque rame , qui nous accompagneront du matin au soir dans un capharnaüm incroyable. Presque ,dans les couloir du temps , à se faire une sarabande à danser cette Gavotte de Plougastel que seuls, les Bretonnants de souche savent sautiller en reculant pour mieux aller de l’avant .Je vous rassure, je n’ai jamais compris cette sorte de carmagnole Armoricaine à se tenir les auriculaires, tout en baissant sa tête, sans regarder sa voisine d’à côté . Une atmosphère étonnante allait nous accompagner pendant plus de dix-huit heures hors de nos chaumières, abandonnées aux restes à couère écoutant, leurs oreilles collées à ce poste à galène hérité du grand-père .Il subiront le même stress que nous, à écouter les résultats but par but de ce match à haut risques .Il ne s’agissait pas de bagarres ou pires d’assassinats de supporters adverses mais ! d’une légendaire promotion de notre belle région sortie de sa léthargie pour l’occasion .

                    Au départ, il fut envisagé, pour nous ! les quatre amis de ce  réputé lycée Saint-Etienne , de se déplacer en train express, sorte de tortillard, capable d’avaler les 375 kms en 6 heures.30. Spécialement affrétées pour la circonstance, ces trente rames ,composées de vingt wagons à compartiments séparés , ne furent pas de trop pour véhiculer cette meute de supporters assoiffés non pas de cidre bouché ou de chouchen pure à plus de quatre-vingts degrés, mais ! de victoire tellement attendue. Ils traverseront la campagne, la Beauce et la Brie à un train de sénateur, tous les uns derrière les autres, pour siffler le début de la partie à chaque gare qui voyait ressortir ce fameux étendard Armoricain. Ce drapeau composé de onze hermines, représentant les ducs de bretagne et de quatre bandes blanches pour les quatre régions bretonnantes sera notre étendard pour la journée, nous le porterons avec fierté, à bout de bras .Pour un peu ! nous l’aurions accroché sous l’arc de Triomphe, nous n’étions pas de ceux qui investissent minablement ces lieux magiques. Respect pour ce soldat inconnu Monsieur le Président !! .

              Pour une seule journée, la Breizh authentique allait s’étendre de Brest à Paris , ne faire qu’une entité capable de réunir enfin la population française sous une même bannière, le lys et l’hermine réunis .Une armée entière était en marche vers la capitale, pour celui ou celle qui furent présent dans ces trains obsolètes , ce furent peut-être ? la première fois d’aller sur la capitale , s’en était le cas pour moi, modique benêt écolier à rêver en regardant ce ciel plein d’étoiles filantes . Nous étions non pas vingt et cent comme la chanson de Ferrat ,mais ! des dizaines de milliers à déferler en une véritable lame de fond , qui n’allait pas faire trembler la république , mais décorer un stade tout entier de couleurs rouge et noir. Un peu d’histoire !.... La dernière victoire remontait de 1965.année mythique ou il fallut départager deux équipes en deux rencontres, Sedan et sa mascotte , le sanglier des Ardennes en fera les frais de sortir néanmoins la tête haute .Gageons qu’il sera mangé ce soir-là dans les chaumières. Je ne vous nommerais pas tous ces splendides, remarquables joueurs de ces années fabuleuses , je ne vous barberais pas de chiffres, de résultats, et de stats imbuvables pour les non acharnés de foot . En aparté, quand-même pour ces courageux joueurs ,leurs salaires ou primes n’étant que de misérables aumônes, ils ne roulaient pas sur l’or comme maintenant . 

                          Elles seront, ces victoires, de toute façon tombées dans les oubliettes de cette histoire sportive d’une ville qui avait besoin de sortir ses supporters hors de chez elle . Rennes et son cochon, grossier emblème , à l’image de nos terroirs paysans, à cette époque ,commencera à être reconnue dans ce landerneau footballistique, comme presque une valeur sure à ne porter que des chapeaux ronds .Cette capitale Bretonne , peuplée ,à cette époque de riches Bourgeois , se dirigeait ,enfin vers un renouveau peuplé de jeunes rénovateurs .A contrecœur, le pouvoir en place, une droite endormie en laissera sa place à une gauche plusques verticale de non-saveurs(elle y est toujours malheureusement). La roue tournait inexorablement pour une population véritablement usagée par l’érosion d’un vent d’ouest majeur soufflant par épisode d’un anticyclone venu d’ailleurs . La grande ville voisine, portuaire et dynamique , allait perdre un peu de son avance , essayer, à marche forcée pendant plus de quarante année de faire partie de cette Bretagne ancestrale. En pure perte……le pays Nantais ne sera jamais de la partie, restera sur les bords de Loire à tirer les gabares par des chevaux . La géographie se cultive et s’apprend dès le primaire, n’en déplaise aux âmes jalouses de ne pas faire partir de ce granit ancestral. Certain me dirons ! et Anne de Bretagne ? vous oubliez que ! son château se trouve en bord de Loire ? .Ce fut simplement une erreur de sa part…ou ! aimait-‘elle tout simplement les bains de mer ? …à vous de nous départager mais ! vous ne m’enlèverez pas l’idée que le pain au chocolat est bien meilleur que la chocolatine !!…échecs et mat !! …………..

La bande des quatre et la voiture ……………….

                          Finalement , nous ne serons que trois dans cette bande d’amis à préférer la SNCF. Jérôme T….permis de conduire en poche depuis deux jours avait une envie d’en découdre avec le bitume de la nationale 12 , nous essaierons de l’en empêcher, rien n’y fera, avec sa copine de bahut , il allait partir une journée avant nous, dormant et roucoulant dans la Renault 8 type Cordini achetée à la casse de notre village. Nous ! de notre côté , allions prendre ce spécial rapide pour une journée mémorable .qui desservait les marches d'une Bretagne encore profonde, pas encore envahis de touristes Parisiens, la compagnie ferroviaire nous offrait le voyage et nous épargnait ses contrôleurs en livrées noires . Je ne m’étendrais pas sur ce match, il est évident que cela n’intéresse plus personne et ! je risquerais de perdre le si peu d’auditeurs qui me suivent. Jérôme et sa gentille copine en jupe à carreaux , nous avait rejoint, garé son bolide aux confins du stade. A quatre plus son amie, il était plus que grand temps de rentrer dans l’enceinte grouillante de ce petit monde en folie . La solennité fut belle. Pour les puristes ! gagnée par un seul but d’écart, Guy sur péno, nous allions embrasser cette coupe et la ramener chez nous, de toute manière , l’affaire était entendue depuis tellement longtemps !. Marcel Aubour, pour l’anecdote ! notre gardien Tropézien jouera ,entre ses piliers de but, à la pétanque avec des artichauds des Cotes du Nord, comme quoi la fête fusse-t ’elle tellement belle que nous retiendrons particulièrement les facéties de ce truculent personnage haut en couleur .

                           Nous fîmes un pétard d’enfer dans la ville, réveillant tardivement le soir venu , ces citadins endormis par une journée de grosses chaleurs. Jérôme , en grande forme allait nous ramener dans sa voiture. La Renault 8 motorisation spéciale, chargée de nous cinq me faisait peur. Alimentée par deux carburateurs double corps , moteur dégageant une puissance de 103 chevaux ,cette transmission cinq vitesse manuelle dégageait un phénoménal couple pour l’époque ! de 11.9 mkg pour 5000 tours minutes !! . Cette voiture équipée de freins à disques avant et arrière faisait figure de monstre technique pour les années soixante-dix . Ce que Jérôme ne savait pas, ce fut que le poids extrêmement léger de son auto en était le point faible. La faible adhérence des pneumatiques 135x15, sans anti-patinage et sans abs , nous étions tous dans un cercueil roulant . Peu-importe, pourvu qu’on ait l’ivresse de rouler les glaces ouvertes me diras Jérôme ,la fille sur ses genoux.

Le retour par la RN12……….

                               Il était. Approximativement vingt-trois heures trente, nous avions dinés dans un troquet à la sortie de Paris. Nous avions accompagnés quelques temps ces dizaines de trains le long de la voie ferré, faisant des embardées incroyables , nous avions failli aller dans le fossé de multiples fois. Nous étions livrés à nous mèmes, la minette en chaleur changeait de place à chaque virage, Jérôme voyait rouge ,nous supputions chacun nos chances de l’embrasser , la plotant à qui mieux mieux. Filant à plus de cent , la voiture alourdie de ses cinq personnages en folie , ressemblait plus à une brouette chargée de moellons, qu’à une voiture moderne .L’accident arriva sans prévenir……………………………………….

-Pourquoi t’arrêtes-tu ?.............Charlie.

                     Bécassine m’avait posé une question, comme inspectrice des affaires classées , elle voulait en savoir beaucoup plus sur cet accident que ! la maréchaussée ,en son temps ! n’avait jamais élucidée.

-Laissez moi un peu de temps Bécassine. Svp………….

-Je sais que les faits sont têtus !! mais il faut vous livrer mon ami !! de toutes les façons ,les actions sont prescrites , vous ne risquez rien …….sinon…………..

-Sinon !! Qui me dit que je ne paierais pas un jour ? ……………………….

-Peut-être ? de plus ! vous êtes le dernier de la bande à être encore de ce monde !!

 -Ah !! ……..comment pouvez-vous savoir ?

                   Une épouvantable sauvagerie dans son regard devenu braise me laissait sans voix, il m’était incapable de raconter cet ultime épisode de ma vie d’étudiant en goguette. Je n’avais jamais revu mes camarades de route, un silence macabre nous avait enseveli pour le restant de nos jours, tous les cinq nous avions partagés l’horreur et avions décidés d’oublier sans payer à la société ce forfait terrible .La fille et chacun d’entre-nous referons sa vie, moi avec Carla . Par-contre, quelques années plus tard , nous recevrons, chacun et chacune ,le 20 juin de chaque année, une rose rouge avec une carte lettre tachée de sang, enfin je crois. Avec ce mot terrible .. POURQUOI ….? .

Déstabilisation obligatoire……….

                    Par le pure des forfaitures, le commissaire arrivait , suivi de Clara finalement habillée d’une robe devenue longue, cachant pratiquement tout ce que je voyais tous les jours . Diable !! pourquoi ces deux-là allait ‘ils participer à cette interrogation enregistrée ? Bécassine c’était relevée de ce lit, remettant de l’ordre dans ses cheveux, allait se mettre un peu de fard à paupière, un léger mais ! clinquant rouge à lèvres .L’interrogatoire allait continuer sous ses meilleurs hospices, j’en avais déduit que les prémices furent terminés et qu’il s’agissait pour eux de démontrer l’impossible réalité des faits qui me seront reprochés .Tous les trois se remirent véritablement en selle. J’avais devant moi ..le plus terrible des tribunaux d’un semblant de rendue de justice aléatoire .

                            Plus de quarante cinq années c’étaient passées depuis les faits .J’implorais une perte de souvenirs ? rien n’y faisait, j’avais trois personnages avides de savoir ce qui c’était passé réellement cette nuit-là. En véritables inquisiteurs, ils allaient me pousser dans des retranchements insoupçonnés .Clara, jusqu’ici silencieuse allait prendre la parole……………

-Alors Charlie !! tu la sors cette vérité pas bonne à dire !! nous attendons la suite……..

-Mais !! pourquoi toi Clara ? .Tu restes ma femme ? .tu ne fait pas partie de ces gens-là ?

                      Elle ne me répondra nullement, détournant son regard vers cette suppléante ordinaire. J’avais beau la supplier, elle restera de marbre !.Je ne la reconnais plu, ces formes devenues une simpliste anicroche, allait me faire le pire affront dans ma carrière de mari volage . Bécassine en véritable cheffe d’orchestre, prenait la main, allait bousculer les codes non établis. Le type aux moustaches élégantes, avait tombé la veste, assez corpulent , il s’épongeait son front , certain de faire une bonne action. J’apercevais ses bretelles d’un autre âge. Ces trois-là jouaient un jeu dangereux. Allez-savoir ! J’en étais à toutes les suppositions possibles quand…….

-Bon !! revenons à ce retour en Renault R8.Fabuleuse cette voiture ? j’en ai vu une aux rallye des anciennes autos de prestige à Monte-Carlo l’été dernier .Quelle idée !! de vous y mettre à cinq dans cette boite de conserves. Et la fille dans la voiture ? tu l’a revue ? Charlie !!!!!!!!!! elle s’appelait Bernadette je crois ? je crois !! et tes trois copains ?..ou sont-’ils maintenant ? Sous terre ou encore vivants ? …………….Et madame Roche choix ? .

-Madame Roche-Choix ? ne connais pas. Qui est-ce ? ………………

                        La ! comme réponse j’allais recevoir une véritable gifle de la part du type, un aller-retour qui ! allait me faire chanceler sur ma chaise., je saignais de l’arcade gauche , il avait frappé tellement fortement !!

-Ah !! comme ça tu ne connais pas ? mon gars , tes souvenirs vont revenir , c’est moi qui te le dis !! tiens essuis dont ton sang……il fait tache sur ta chemise Charlie ..et!! redonnes -toi un coup de peigne,, nous ne voyons plus tes yeux!!..

                   

                             Je n’avais pas le choix, il me fallait continuer mon récit entamé depuis maintenant deux bonne heures. Je n’avais plus une truculente femme devant moi , mais une insoupçonnable enquêtrice ,persuadée d’avoir ferré le bon individu recherché. Elle avait pris l’annuaire des poste à pleines mains, non pas pour le feuilleter et rechercher quelconque numéro, mais de me frapper si je persistais dans mes retranchements. Un coup de bottin fait autant de mal qu’un marteau sur les doigts. Si je me taisais définitivement, peut-être que je resterais leur unique supposition ? pour le restant de leurs jours ?. Bécassine avait chaud, comme ce flic…….finalement son chemisier avait vu ses boutons de cuir sauter les uns après les autres. Je retrouvais en elle cette salace créature capable de déranger la cervelle de n’importe lequel individu. Ses seins ressortaient légèrement de leur enclos , ne demandaient qu’à éclorent .Elle en jouait ,imperturbable………

       Il s’en ai fallut de peu que je prenne un coup majeur dans les gencives, le poing était partit comme un véritable projectile ,une boule d’acier m’avait raté de peu.

-Bravo Charlie !!!!!!!!!! tu pourrais faire boxeur ?.tu as l'art de l'esquive ,,

                                     Clara……avait brandi une sorte de photomaton en noir et blancdélavée par les années ………représentant,peu ou prou...une femme ,jeune aux cheveux longs , noirs comme ceux de Clara et de Bécassine, les yeux en amandes douces comme ce type aux bretelles ... J’avais enfin compris , presque…………

-Allez mon chéri !!fait moi rire !! tu ne connais pas cette dame ?.

                                   Carla ne riait pas, son air ,habituellement désabusée avait laissé sa place à un regard soupçonneux, terriblement malveillant . Ces trois-là se furent ligués ensembles ,me paraissait devenir une réalité problématique . Plus je les regardais ,l’un après l’autre, plus je m’imaginais une similitude dans leurs traits de visage. Carla n’était plus cette femme aimante ,devenait une ennemie d’une brusquerie insoupçonnable .

                   Non !! ce n’était pas possible………….

        Carla ,Bécassine et ce commissaire fantoche ……….pas tout à fait du même âge …je savais !! mais ! je faisais en sorte de ne toujours rien comprendre à leur manège……....

-Mais qui êtes-vous -donc ? …………………pour me faire ça ?.

-Tu es nul! Charlie!! ne point comprendre au point ou tu en est ? 

-Nous avons tout notre temps, tu ne sortiras pas de cette maison sans avoir raconté la suite, ton frigo est plein, la femme de ménage virée, le reste de la troupe en congés forcés.

-Allez un effort de ta part et nous te laissons partir avec tous tes bagages …….

-Quoi !!!!!!! et je suis chez moi !! ici !! bordel !c’est vous qui allez dégager !! et sans plus tarder. j’appelle les flics, nous verrons bien ce qui se trame au 36………..

           Bécassine aidé du sale type, avait arraché les fils téléphoniques du combiné, allait s’affranchir de toute considération. Ces gens ne faisaient pas partie de la rue des orfèvres. Les cartes et insignes étaient faux……….

-Charlie !!!!!!!

-Oui !!!!!!! Carla……..je t’aime ! tu le sait ?

                             Aucune réponse, qu’un geste bizarre , comme si je n’existais pas dans sa vie ……….

-Nous en étions ,ou plutôt vous étiez !! dans ce fameux virage à droite , dans Chartres à trois heures 07 du matin………..

-Je n’ai jamais parlé de ce virage encore moins de cette ville ? d’où détenez-vous ces horaires à la noix ? j’aimerais bien savoir d’où vient cette affabulation !! bon sang. Yen à marre de vos conneries ,laissez-moi partir !!!!!!!!!!!!!! Je n’en peux plus !!

-Tu désires partir ? tu peux !! et ne reviens jamais , par contre si tu continu à nous expliquer ce qui s’est passé cette nuit-là tu auras !! peut-être notre bénédiction de ne pas engager de procédures envers toi et de rester en location dans notre maison du Périgord noir. C’est clair !! réponds bordel !!! .C’est un bon compromis !! avoue-le !! .

                     Carla explosait littéralement de rage ,ne se retenait plus .Mais que se passait ‘il dans cette maison qui était quand-même la mienne, oui ……..un peu …………beaucoup à ma femme !! mais quand-même !!..Mon travail d’ouvrier qualifié dans l’usine de chocolat , entité familiale en faisait que ! j’en étais un véritable pilier !! ne pourrait fonctionner sans moi et ses statitiques .

                         Notre château Périgourdin ne m’intéressait pas vraiment, peuplé de fantômes,il partait en débacle, plus de toit, rien que des murs en pièrre s qui tombaient les unes après les autres. j’en avais la trouille dès que je franchissais le porche. La propriété dans les côtes d’ARMOR à Plougastel Daoulas ? il ne fallait pas trop y compter, squattée depuis une bonne quinzaine d’années par la famille Italienne de Carla, de toutes les façons , je n’en avais plus les clés . Mais !! surtout je voulais conserver ma Carla…………..ma raison de vivre, mes espérances futures !!!!!!!!!!enfin tout ce qui vas avec. La suite allait me donner en partie raison, et j’allais trébucher sur quelque chose d’insurmontable que !!!!! je vous laisse découvrir dans le chapitre suivant.

A suivre ………..Raison et châtiments. Jd………

Chapitre.09.Raison et chatiments opus.01.

-01.Début des hostilités, avec la maréchaussée..

-Et si ! nous commencions par le début ! Charlie ….ou Jean ? tu préfères quoi comme nom ?Flore ? flores ? ou Turpitudes ? ton surnom , ton véritable prénom, ton nom de ville , de campagne ? ou ! tout simplement ton futur numéro d’écrou ?à la santé de nous tous ? ………réponds-nous !. ne fait pas l’œuf ,ne brouille pas les pistes !! stp. Merci d’avance !! 

-Fait comme si tu passais l’épreuve du permis de chasse à la bécasse et rends -toi compte ? pour une fois ? .

-Si !! éventuellement tu possèdes un jeu d’échecs ? je suis preneuse d’une bonne partie ou ! de Cluedo si tu préfères !!.C’est plus dans tes cordes ?..je crois !!.

-02. Dernières Apparitions ……..

                    Charlie n’avait pu et ne pourras pas répondre à ces attaques intrinsèques .De nouveau !il respirait avec peine, malgré cet oxygène ajouté dans ses narines desséchées ,recouvertes de poils , il n’était plus qu’une ombre gisant sur un lit bienfait et ! non pas en désordre comme il en avait l’habitude en troussant toutes ces dépravées de la culotte facile à sauter . Il n’en avait cure. Il balbutiait,marmonait  quelques mots ,toujours pas fini de ce roman à l’eau non pas de rose mais assorties d’orties de je ne sais ou ….Je supputais ,jaugeais , calculais mentalement ses chances d’en retarder au maximum cette fin prévisible, je priais la Sainte Vierge du Brocoli de lui laisser quelque marge avant de rendre son dernier soupir……Ce n’était pas gagné !.que ! le vent l’emporteras comme le fétu de paille aspire le parfum de nos années mortes ,le moment venu .

                           Le curé ,en robe de bure de couleur marron ,ample capuche cachant toute sa tête, certainement un sacristain de permanence, délogé du monastère Bénédictine ,patientait à la porte, missel à la main, regardant les filles de salle, en train d’astiquer les Maccabées tombés déjà dans l’oubli.Ecoute ma voix écoute ma prière, déglutait'il en permanance.  L’infirmière en chef, sorte de madone de la dernière chance ,énorme seringue au poignet, passera nous voir , remettra un peu de gin dans la console magique perché au-dessus du malade .Mon ami Charlie en était tellement effrayé de voir cette sublime apparition, qu’il voudra me dire un mot. Il n’en aura pas le temps .Décontractée ,concentrée sur sa tache insupportable , son chemisier grand ouvert , pour donner une vision de choix sur deux véritables montagnes de viandes , comme pour lui donner une dernière aubaine d’assouvir ses besoins, lui prendra son pouls, lui regardera le blanc de l’œil enfin le bon, car il en avait perdu un .et !! fiptifipti…. lui assènera une bonne claque à réveiller un mort. Je n’aurais pas été présent à ce moment !...elle en aurait ! par sa force démoniaque , débranché tous les tuyaux , j’en fusse certain. Avant de toucher ses roubignolles, certainement complice ,elle allait lui donner un coup-d’œil maléfique, et partir sans dire un mot, elle reviendra avec le mot de la fin…..

                          je vous laisse attendre et patientez durant ces quelques lignes, car ce n’est absolument pas ce que vous croyez !!!.Non pas une employée de l’hôpital …………..mais s'agissait de Carla en personne…. J’en tremble encore d’avoir côtoyé ce diable en personne. Elle assistera au convoi funèbre, ne me lâchant pas d’un pouce…..Dans un prochain roman, je m’épancherais sur cette crisalyde incroyable, succédanée d’un pouvoir extravagant et alléchant à la fois !dans la fameuse confrérie des chocolatiers réunis ………..je vous laisse saliver, pour l’instant apitoyons nous sur le sort de Charlie qui passera à la postérité dans pas bien longtemps….. la fin que nous propose mon ami Charlie restera dans les annales , comme une supercherie délicieuse d’un homme qui m’avait caché tout le long de sa vie !! la vérité pas bonne à dire . La sienne évidemment……Il reprenait ses esprit, comme surpris d’être encore de ce monde-là, j’écartais mes fantasmes et succès de librairie , je l’écoutais , j’enregistrais de nouveau ses élucubrations libertaires dont j’étais loin de soupçonner ce qu’il lui était arrivé ce fameux soir de finale .

                      Un bon expresso à la flotte ,sans sucre ,un gâteau sec, reste du repas de ce midi , noyé malencontreusement dans ce putride jus de chaussettes , allait m’empêcher de sommeiller ,de m’avachir pour de bon comme un vulgaire vagabond cherchant un bon lit pour la nuit .La croute de ce misérable gâteau m’en était resté en travers de la gorge, je ne savais que tousser pour l’évacuer. Il aura encore la force de rire de ma connerie pour me dire !!

-Appelle donc cette infirmière, elle se fera un plaisir de te faire le coup de la méthode Emmerich. Tu verras , elle s’y connait en manipulation…….cette femme !..et ! je ne te conseilles pas de l’approcher au bord d’un précipice ,c’est elle qui ! aura le dernier mot……..soit-en sur…………je ne me trope jamais .

                        Il ne disait pas si bien dire que j’en restais à me demander ou ! je me trouvais, à l’hôpital ! ou dans ces confins d’une histoire interminable . J’en avais l’habitude de raconter et de me livrer à mort sur des valises de commentaires, mais là , j’avais le maitre du suspense .Plus -tard ! dans la soirée qui servira de veillée funèbre , cette garce devenue une Sainte Tristesse en jupons de soie noire , sa tête enrubannée d’une sorcellerie de dentelles de Calais, m’approcheras pour me dire les quatre vérités pas bonnes à dire sur mon ami Charlie. Je la chasserais d’un revers de main , dans la plus stricte condescendance d’un homme abattu par le chagrin, d’avoir perdu un homme de bien faire son boulot .Elle me diras !

‘’vous ne savez pas ce que vous perdez !!.’’

-03.le temps des remords…………

                        J’étais fin prêt pour recevoir la liturgie salvatrice d’une réelle confession noyée dans un espoir disparu. Sa prunelle , la seule valide ne brillait pratiquement plus, clignotait lentement comme le battement de son cœur qui ralentissait à vue d’œil sur l’écran de contrôle devenu en couleur en 69. Je lui reprenais ses mains , fébrilement ! les serrais de nouveau, ses os craquaient de partout, semblaient se disperser sous la peau transparente . Son corps était plat, comme une galette de roi déchu. Je ne cherchais nullement la fève, il n’y en avait point. Ces cotes décharnées , sortant de leur réserve de graisses ! ce n’était plus mon orgueilleux et sportif Charlie , mais le futur cadavre qu’il me faudrait livrer aux croques pour l’ enterrer dans quelques heures ou quelques jours. Il fut le professionnel de l’amour et de la nuit des étoiles seule richesse pour lui qui deviendra post-mortem. Le chemisier et la caresse de cette pseudo infirmière n’avait rien changé , il était au bout du bout de ce pouvait être un homme d’une intelligence supérieure à la moyenne .Il ne pleurait pas , moi. Si !!.Je fondais en larmes, ma tête posée sur son ventre qui gargouillait de partout ,ne supportant plus cette image d’un homme perdu à jamais ,j’en perdais mes moyens . Ses glandes lacrymales ne fonctionnant plus, j’en déduisais que son regard restait !par la force des choses inutile d’appréciation. Il reprenait le fil de son histoire………………….doucement ……………..

Maintenant ! mon ami, pour pouvoir interpréter cet édifice non transparent, il me faut te raconter cette belle-famille ,rentrer légèrement comme moi je l’ai fait dans les archives de guerre et ! admettre l’impossible .

04.Le patrimoine pas ordinaire d’un rescapé paysan du pays rural……

                               Je n’avais ! contrairement à ce que pensait cette enquêtrice, naturellement aucun échec dans ma vie de calculateur ou de fécond mateur de filles rebelles. Je veux parler de celles qui ne tomberont jamais dans mon escarcelle et qui ! forcées et contraintes, resteront enfermées dans des non-dits pour longtemps .Cloitrées ,dans un secret de polichinelle à se faire violer ! en toute impunité dans le giron familial ,nous les nommerons les Catherinettes d’un désir évaporé, Clara en faisait partie, enfin je le croyais , on m’avait vendu une brune Italienne , logiquement net de tous reproches. Dans ce jeu de dupes (voir chapitres précédents),je n’étais ni plus , ni moins qu’un unique et comique compagnon de la composition chocolatière et non pas un galant utilisateur de jeux de cartons d’invitations ou de papiers doux qui s’échangent comme des assignations légères, écrites comme un parchemin , par une minorité de galantes ou de galantes .

-03.Les Partisans de la libre circulation des biens et fortunes ……

                          Je n’étais pas de ceux qui ! s’octroyaient les pleins pouvoirs dans cet hôtel Adlon , magnifique forteresse à succès dans le Berlinois central. Devenue un repaire d’oisifs et d’oisives de souche Aryenne , pendant les années noires, ce domaine logeait le futur pouvoir de détruire notre planète, ou allait se construire dans des alcôves bien cachées .Prises d’assaut non pas des apprentis trouffions mais ! plutôt par des soudarts de l’image renversée, ce site monstrueux sera cet endroit ou se construirait cette guerre au prochain son de cloches partisanes . La fortune de ces beaux-parents avait pourtant réellement débutée dans ces parages .A l’époque ! 1932/33 ils n’étaient que de petits fabricants de chocolat et ! au fil du temps ! deviendront une pièce maitresse , pour cette armée de Nazillons , prêts à conquérir ce monde d’insouciance avec la fameuse tablette de Chocolat Parmesan . La succursale ,à Berlin ,tournait à plein régime, ce bûcheur, spécialiste en pièces montées , avait ses entrées sur la principale avenue se nommant la Kufurstendam. Dans cette pépinière de généraux , de maréchaux, colonels et j’en passe ,tous copains d’Adolf Hitler. La SD ,La SS ,la Gestapo n’avaient plus aucun secret d’alcôves pour lui. Pendant quinze années, il distribuera des tonnes de ce cacao spécial ‘’tranchées’’. Des bombardements ? ses usines géantes en seront épargnées d’office par des rosbifs qui ! pourtant ne donnait pas cher de ce couple impossible et à la gégène facile . Les reichsmarks , les lingots d’or , les pièces en argent rentreront en Suisse pour y être convertis immédiatement en dollars US. 

                          La douane mise au courant par la dynastie papale , fera une ponction non négligeable et un pourcentage appréciable pour ce pape bizarre, incapable de trancher entre le bon grain et l’ivraie. Les opprimés auraient pu bénéficier de cette manne ? et bien non !! ils seront livrés à l’infamie dans des camps concentrés de femme d’homme et d’enfants n’ayant rien demandé à personne, sinon ! de qu’émender la fameuse tablette Parmesan. Une sorte de fortune ‘’des Rougon-Macquart’’ allait se constituer pour devenir un empire chocolatier et compagnie. Le roman de Zola passait de la fiction à la réalité, nous en avions une preuve flagrante de complexité .

                            La femme patronnesse couverte de luxure, mariée à ce véritable poète en forfaitures sophistiquées , ne pourras jamais enfanter de quiconque, pourtant ! elle en abusera des centaines de fois ,de ces officiers dédiés à la reproduction d’une race soi-disant supérieure. Enfermés dans leur château confisqué aux Hohenzollern ,ils finiront, dépités de tant d’imprécision militaire , par adopter, beaucoup plus tard , par accident ! Clara , donc je ne saurais jamais sa véritable identité , jusqu’à ce jour mémorable ou j’allais entrer en action complètement imprévisible .La fin de la guerre arrivait , le dernier baroud d’honneur se fera autour de ce fameux repaire au milieu de rien.la richesse accumulée servira en partie à arroser les gens de l’Ouest .

-04.La fortune passe à l’Ouest pour une héritière diplômée ……

                      Pour ma part ! En guise de Monopoly pour apprentis riches ! ce minable outils à faire rêver, se trouvait …..encré en moi car ! j’étais l’unique héritier de la fabrique, à conquérir la fortune qui m’était destinée, non pas en billets sans valeur mais ! en jetons de casino qui deviendra royal au fil du temps qui passe. . Clara, ma bien-aimée , me l’avait confirmé la semaine dernière, lors de la dernière attaque de son papa, des écrits attendaient la dernière patte de nos avocats .Ces feuilles , encore vierges , restaient sagement dans le tiroir de notre notaire de famille, pour y être actés la semaine suivante à l’abri des médias toujours à l’affut de gorges chaudes et profondes . L’infortuné président d’une fabrique en pleine déconfiture, son moteur neuronal n’ayant pas suivi les nouveaux procédés de fabrication imposés par bibi Fricotin , n’avait plus quelques semaines de survie et s’en trouvait pressé de m’écarter d’une possible razzia de tous ces hôtels et motels sur la côte d’Albâtre. Voilà ce que je lisais dans le match du 29 Février .je fus consterné et me rapprochais de Carla qui ! d’un seul geste me fit comprendre la véritable naïveté dans laquelle j’étais tombé tout petit. Un pauvre reste un pauvre…………fermez le ban !! …..

                            Dans ce nouveau et ! ultime contrat de cesion d'un mariage abimé  ! cette femme, sa fille , que j’aimais à la folie prendrait les rênes des nombreuses locations annuelles et saisonnières, et continuerait comme d’habitude à friguloter avec la jet-set , tous les hivers à Saint -Barth. Nous possédions, ou plutôt ! elle possédait la plus luxueuse des propriétés sur l’ile, pas trop loin de celle à Johnny. Je m’y rendrais qu’une seule fois .Risquant ma vie à l’atterrissage sur ce petit lopin de terre, je ne reviendrais jamais prendre ce risque insensé de sauter à sautes moutons par-dessus les vagues de l’océan. Je laissais à Carla l’usufruit complet de cette demeure de style Victorienne, restes d’une usine à esclaves dans le siècle Napoléonien ,il sera une poudrière de gens incultes se trémoussant autour de la monstrueuse piscine à vagues .Le beau-père l’utilisera pour trucider des banquiers bien imprudents d’essayer de solder nos comptes déficitaires.

-05. Un bras droit nommée Justine…la combine …..Cubaine ..

                        Nous devions et allions embaucher une directrice de fabrication , qui ! allait me seconder et ! pourquoi pas signer les chèques en mon absence. Nous cherchions la perle rare, nous en étions très près, sauf que toutes les prétendantes ne buvaient que du café noir, sombre désir de personnes révoltées par le chocolat Parmesan . Une ex championne Antillaise de tennis de table en salle , c’était présentée à l’ambassade de France à Cuba, petite nièce d’un planteur de cacao , elle ne pouvait pas tomber mieux ,partisante d‘un cacao de qualité supérieure ,elle me plut dès le premier regard ,il était de braise. Sur mes questions techniques elle me répondra du tac au tac , émerveillé de tant de connaissances de la part d’une fille inconnue, je la proposais au conseil d’administration siégeant le lundi suivant . Ce dernier , composé de Clara de son papa et de moi, la mère devenue sénile , finissant ses jour à l’hôpital de fous à lier, nous allions délibérer dans la pièce à coté durant quatre bonnes heures . Clara soupçonneuse, m’en avait informé que ce type ,son oncle en fait ! trafiquant notoire , aurait et pourrait très bien prendre notre secret de fabrication pour rapatrier chez lui notre immense usine ,pour en faire du chocolat au lait écrémé venant d’Asie .

                           La fille c’était présentée,finalement en talons aiguilles ,  dans notre succursale de Saint Barth, en contrat déterminé, comme vendeuse allait fricoter rapidement  avec le responsable de ce magasin créole ,ou ! ne vendions que du chocolat liquide mélangé à de la noisette Portoricaine . Le vers était déjà dans le fruit, me susurrera Clara , pas fâchée que ce ne fusse pas moi le jouisseur de service luisant de bonheur d’accéder au sommet de la fameuse confiture appréciée de tous . Justine Poutine, c’est son nom , aucune parenté avec cet parenté Russe, m’avait conquis immédiatement. Emballé par cette grâce pas dodue du postérieur , comme le sont toutes les martiniquaises et guadeloupéennes , d’une légèreté fantastique, sans pareille à assigner les tricheurs de se mettre à nus , je lui faisait signer un précontrat d’adoption au bon et savoureux chocolat Français. Je l’avais, au bout des trois mois d'essai ,contre l’avis de Clara et de son papa, fait venir en métropole , munie d’un visa touristique de trois moiset demi mise en quarantaine comme toute bonne communiste fifèle à Castro  , je l’avais plongé dans cette odeur tellement caractéristique de ce cacao d’envergure qu’elle n’avait jamais aperçue qu’en fèves.

                           Clara , en vacances hivernales aux Antilles , m’avait finalement , laissé carte blanche pour la former, je ne m’en priverais pas. Je bloquerais, évidemment tous les courriers d’amour de ce gérant de magasin ,qui deviendras pour services rendus  le majordome de la villa de Saint Barth. Carla avait de la suite dans les idées, s’apprêtait à me larguer dès le passage chez le notaire pour se faire ce cultureux espoir d'un amour fané . Je retrouvais ma jeunesse à faire les quatre cents coups dans toutes les boites de nuits Parisiennes, lui faisait découvrir l’échangisme,qu'elle appréciera tellment qu'elle en fera des gorges chaudes à chaque invitation de ma part . Pour faire du bon chocolat , il faut du mélange pas que du pure. Question de faire du fric et de gruger les consommateurs accrocs de notre bon chocolat Parmesan. !.Nous allions,le W-E squatter la propriété d’Houlgate et vivre de ce bon air de Normandie , nager dans la piscine intérieur chauffée au gaz à Poutine. L’usine tournait toute seule, les petits mains , vieillies , rabougries , usées par un truculent partage de fesses , par le temps qui passent, furent remplacées par de fabuleux robots électroniques  ,à mélanger savamment  le cacao et la coke .

                       Ne restait que le viel Albert qui en gardait les clefs, pour ouvrir le portail aux camions qui chargeraient des centaines de tonnes de produits finis. Nous n’étions plus loin de ce fameux film Charlie et la chocolaterie automatique !. Ici s’achève une histoire de famille…….. La suite sera nettement moins bucolique ……………… A suivre………..la vérité sur cet homme…………

Chapitre.10.Raison et soumission. opus 02.

 01.Interrogatoire musclé…

  le serpent à plumes se rebiffe .Bécassine se contracte ………

-Et vous bécassine ,finalement ! ce n’est pas votre vrai prénom à ce que je sache ? dites -moi la vérité !!.De votre part ! J’ai bien affaire à une imposture ? vous et cet homme ,ce commissaire divisionnaire ! vous n’êtes pas là par hasard ? .Votre combine commence à avoir du plomb dans l’aile. Votre couverture ne fonctionne pas vraiment !!.

-La vérité ? tu l’auras toute nue un peu plus tard. Mon gars ! mais c’est de toi que nous l’attendons cet authentique !!! et !! pour ce qui est du plomb ? tu vas finir par en avoir .charlot !!............oh !! excuses moi Charlie, j’ai gaffé, tu m’électrise ..tu sais.……….Mais tu commences à nous exaspérer avec tes histoires, et ça ! ce n’est plus tenable .

             Cette femme d’opération, décidément en verve ! avait pris en véridique professionnelle, la balle au rebond ! dans le fond du cours, d’un espace qui se rétrécissait nettement entre elle et ce saltimbanque qui représentait la finance chocolatière .Néanmoins ! elle reprenait son souffle , baissait comme un taureau !sourcils en furie , sa burlesque tête , quelque peu surprise de ma question fortuite. Mélangeant rudesse et empathie, elle me faisait craindre, à tout moment , un inopiné débordement de sa part, quitte à s’affranchir des codes policiers . Elle ne me donneras pas suite dans l’immédiat , me laissant languir dès le départ de l’entrevue et tout au long de cette matinée . Naturellement persuadée de me faire souffrir , de me mettre à genoux dans de scabreux retranchements, elle s’interrogera certainement de ses devinettes lancées à la légère. Etais-ce suffisant pour que je puisse balancer mon post ? définitivement et épouser le bracelet en ferraille , qui pendait le long de son corps ? .En définitif ! elle allait devoir me les poser en toute indiscrétion , ces devinettes , afin de lever ce lapin de garenne que j’étais d’habitude à rameuter le morceau de choix se baladant dans la rue . Comme dit le dicton ! il vaut mieux tourner sa langue, sept fois dans sa bouche avant de parler de tout et de rien.

          Quelque -part, je l’admirais , en parfaite autodidacte , paraphrasant ses phrases en de juteuses suppositions contradictoires ,elle m’accablait presque, d’être un homme à sa merci et ! de ne plus pouvoir lui répondre NON à ses multiples charades .Deux cagneux personnages allaient s’affronter ,dans du sur- mesure , peut-être ? pour ma part ! de me réduire en peaux de chagrin le si peu d’arguments que j’avais pour me défendre, il me fallait reprendre le fil . Remontant, avec ses deux paumes , fermement sa poitrine assez menue, certainement ferme, en bakélite éventuellement ? mais ! non dépourvue d’adorables tatouages représentant les signes du zodiaque en miniature, elle baissait sa garde gestuelle, avant d’en ressortir sa langue. Elle l’avait de nouveau sèche, cela se voyait , se sentait .

-As-tu soif Bécassine ?.il me reste un peu de cidre bouché.

-Oui je veux bien !! par contre ! je ne bois que du brut !!!! si tu as bien-sûr !

                 Evidemment que j’avais du brut, pour elle………..elle en prendra une longue lampée, tout en me fixant .Quelque chose se passait entre elle et moi. Son sourire disparu, sa langue rentrée dans son box à cisailles récurées par un dentifrice de qualité, elle reprenait ses diatribes alambiquées de se savoir en pole position pour affronter l’imprévu que j’étais . Sa face de femme intéressante, laissait de nouveau la place à une grotesque contemplatrice de basses œuvres sortant d’une bouffonne déstabilisation. A sa place ! une ricane prenait la main ………………allait la garder ,pour ! ne plus la lâcher ,et ce ! jusqu’à la fin de l’énigme que je distribuais avec une certaine parcimonie . Cet interrogatoire, traditionaliste, prenait des proportions inquiétantes pour ma liberté d’aller et de venir très prochainement .J’échafaudais, plutôt ! j’allais construire ma défense ,tout en sachant qu’aucun échappatoire, en cas de d’erreurs , me serait confisqué dans la seconde ou ! je me soumettrais dans une soumission définitive. Le magnéto tournait, le bruit mécanique de ses roulements , me rappelait que ma voix devenait , non pas ! une partenaire mais une dénonciation à mes dépens et ! au fil des secondes qui tournaient , assurément à charge.

- Mais non !!  après-tout ! ce n’est pas un examen ! rien qu’une synthèse verbale en triple exemplaires , que tu nous signeras à la fin, au stylo ancre foncée . Stp.. J’insiste, c’est pour notre administration tatillonne qui ne voit que tout en noir. Comprends -moi, je n’ai absolument pas envie de revenir chez vous et de gerber devant tant de richesses accumulées, vous me dégoutez ..Charlie.

      Je la dégoutais ? pas si sûr, je voyais en elle une étincelle qui ne manquerait pas de s’allumer en toute indiscrétion, si je faisais le premier pas vers cette méduse. Ses ventouses ! par contre ! serait indécrochables si je n’en prenais pas garde de me savonner avant. Elle continuait sa diatribe……….

- Regarde ta belle Rital !! elle a envie que tu déroules !! mais non !! pas ton écharpe de soie !.du con ! .Il est bien coupé ton complet !! tu vas chez qui ? .Ne te déranges pas ..Charlie nous savons déjà que tu t’habilles chez Joseph Birkenfeld .Rassures-toi , ce n’est pas dans mes moyens de suppléante administrative .Il faudra que tu rajuste ton froc , il ne mets pas du tout tes fesses en valeur et ! c’est dommage de la part d’un homme comme toi, tiré à quatre épingles !.

        Elle s’essoufflait, rançon de milliers de cigarettes fumées dans la voiture de fonction . Ce fut au tour de son commissaire de reprendre les rênes, fichtre !! ces deux gaziers ne perdaient rien …desserrant sa cravate horrible, il allait me sortir quelque chose de plus désagréable encore.……

-Moi !! j’aimerais bien que ta femme nous fasse un striptease d’enfer , elle en as certainement la force et les moyens ,vu ses formes intéressantes ? qu’en pense -tu Carla ? le pourrais-tu ? . Rien que pour nous , pauvres flics du quartier De la Seine Saint Denis ………vous pourriez ? aussi ? baiser devant nous ? nous montrer toutes vos facettes d’équilibristes ,ma consœur et moi-même ! nous adorons vos mœurs débridés .

-Oh !! moi je veux bien !! , et j’ai envie de mon homme…par devant et de vous commissaire par derrière.…et. Si bécassine le désire !!!!!!!!! nous pourrions faire un succédanée de mélange à trois ? …Charlie !! dis -moi oui !! je sais que tu es ok..

-Je vois ! le couple se déchaine devant la marée-chaussée !! je prendrais bien un alcool, fort ! si vous avez ? Bon !! je vais me servir moi-même.

-02.Carla et le commissaire au pied de la lettre !! .

          Ce messager de la loi, allait passer outre à toutes sensibleries, se déchainer sur mon réservoir à jus de pommes et de raisin noir, posés délicatement dans de magnifiques cruches en terre . Déçu de ne pas trouver ne serait-ce qu’un bouchon de liège entamée , il maugréera dans sa moustache élégante de ne pas pouvoir les tremper dans un verre à vin. Nous ne buvions aucun alcool !.A part ce vinaigre d’alcool à astiquer les poignées de portes, nous n’avions aucune cave à vin digne de ce nom .J’avais abandonné, ainsi que Carla , de boire ce tord-boyaux qui puait dans notre bouche , une vinasse pas encore à point. Nous préférions le raisin ou son jus ,agrémenté de rondelles de citrons de Menton, ou nous avions, malgré le froid et gelées tardives , encore pas mal de plantations juteuses sur les contreforts Alpins .

             A peine sorties et coupées dans nos nombreuses vignes , en Argentine, nous en avalions des quantités impressionnantes de ces grappes odorantes, parfumées de l’air de la Pampa sud -Américaine ,tellement sucrées, que nous en avions inondé toute l’Europe ,le temps d’un automne .De bon matin ! nous ne partions jamais sans notre grappe attachée à notre guidon de vélo, ou derrière la selle de Carla, une manière de mettre en valeur son buste et sa colonne dorsale bien droite , recevant une chevelure d’un noir d’encre tombant jusqu’à la ceinture . Les vitamines en faisaient notre force , en toutes circonstances. Ses cheveux poussaient sans discontinuer ,avec l’apport de tous ces miraculeux ingrédients, elle s’en faisait une force herculéenne à déplacer des montagnes de voluptés. Tous les matins, à ce fameux carrefour, nos chemins se séparaient, elle ! direction ce bureau magistral, moi au bout de la chaine, en salopette .Nous nous retrouvions le soir , assez tardivement. De temps à autre, un film, un théâtre ? ou un match de catch féminin finissait la journée de façon spectaculaire .

         Carla tournait finalement casaque dans une magistrale pirouette, comme d’habitude, dans nos moments compliqués , sortait tout son fiel qui allait !inévitablement ,si je n’en prenais garde ! tourner vinaigre contre moi. Cela ne lui ressemblait nullement, franchement habillée comme elle l’était, quoi demander de plus de la part de ce saligot de poulet aux hormones ?II bandait certainement comme un cerf en rut , sa main droite dans sa poche d’un pantalon trop grand pour lui, ressemblait plus à un Bogart des années cinquante .Il la cajolait évidemment ,accroissant une tension artérielle incroyable de souplesse, que ! n’importe quel médecin en première année d’étude ,aurait deviné que sa tension montait de plusieurs crans comme sa ceinture gibault  .De guerre lasse, il fallait m’y résoudre, j’allais semer quelques banderilles dans leurs jardins d’investigations, désormais ! devenues ordurières , pas trop ? juste ce qu’il fallait, histoire de les amadouer et de retarder l’échéance et ! surtout de calmer Carla devenu pour l’occasion une gazelle en chaleur, incapable de se maitriser .

         Ma chaudasse de femme se préparait à l’irréparable carambolage entre trois personnes , il me fallait interrompre ce processus d’une liberté qui ne lui appartenait pas, celle de me tromper devant moi , avec la crème du 36 quai des orfèvres. Suprême désir pour elle mais , réel châtiment pour son amour de mari, qui ! en temps normal aimait mine de rien ! bien la voir s’exhiber dans la rue, le soir en sortant notre petit chien. Elle s’était écartée , mis en marche le gramophone, installé un disque de Bechet ! allait langoureusement , aux rythme des notes de musique , danser dans cet univers figé. Finalement elle en détendra l’atmosphère sulfuré, décrochera quelques gestuelles piques et banderilles envers ce type mal fagoté, le tirera par sa cravate qui ne fera pas un pli de tomber à terre en un brouillon morceau de tissu en tergal . Elle ne lui laissera à peine le temps de le ramasser, lui infligeant une jolie pirouette qui le laissera pantois de se faire guider vers ce canapé en tissu bien pratique, pour déguster une pizza . 

                   Elle avait un certain art de s’ébrouer, de monter ses muscles , ses jambes en pleine action atteignaient des sommes d’élégance . Soit ! elle jouait en ma faveur ou ! n’écoutait plus quelle ,se laissant désirer . Ce rustique commissaire c’était solennellement rapproché d’elle , lui caressait sans vergognes , ses fesses dorénavant découvertes, allait, progressivement ,comme un malpropre , s’attaquer aux seins miraculeusement sortis ! pour l’occasion ! de leurs cachettes virtuelles. Ne laissant rien déborder de son caleçon minable, ce type avait ce coup de cœur pour cette apparition Italienne, rougissait légèrement, commençait à transpirer à grosses gouttes .Elle se laissait faire, extrêmement surdouée pour la bagatelle primitive , allait ‘elle s’affranchir de la ligne rouge, devant son époux ?.Je n’en était pas si sûr, son jeu se déroulait comme si !!!........... difficile à dire, à interpréter . Cette femme ne jouissait pas de se faire caresser, c’était différent ,je la connaissais par cœur, en temps normal , elle se serait déjà allongée ou proposé son cul à la première verge bien droite ,sans  aucun boutons ,  en se tripotant le clito rapidement, sans perdre une seconde .

       Ses partenaires , joueurs et joueuses de bridge, dans son club fétiche , le savait pertinemment, cette femme n’avait aucunement besoin de préliminaires pour exploreret séduire  la gente masculine en place ,elle venait pour çà! .Fonçant tête baissée, aurait déjà avalée cette rude baguette , et remplis sa bouche d’une luxure chaude et agréable, avant de tomber en extase ,allongée sur le dos en travers du piano bar du club .Comme d’habitude le musicien lui chanterait une chansonnette ou mélodie des années folles, elle appréciera, applaudira discrètement et ! s’endormira comme une véritable muse, pendant que son mari, se trouveras en bout de chaine à vérifier la teneur en toxicité du chocolat fait maison. Je laissais faire, c’était sa raison d’être et d’exister dans cette bourgeoisie rudimentaire. Carla avait besoin de se faire admirer . Non !! ce matin-là ! fut tout autre chose de particulier comme si !! un interdit lui imposait une chasteté ferme et ! définitive envers ce rude flic . Il ne bandait certainement pas, non !! c’était du cinéma que nous faisait ce couple arrangé pour l’occasion. Quelque part rassuré ,je reprenais la main ……………………

-C’est comme vous voulez, au point où j’en suis ? et si je vous raconte tous de A jusqu’à Z vous me promettez ma liberté ? avec l’appart du seizième ? avec le personnel ?

-Charlie…………..comme tu es exigeant ? tu veux le beurre ,la crème et la fermière avec …nous ! en tant qu’enquêteurs nous ne voulons que les faits , rien que les faits.

                 Ces deux poulets avaient répondus à la place de Carla, erreur d’appréciation de leurs parts ? ou manifeste erreur dans un scénario cousu de fil blanc ? .Je ne savais quoi penser…………..

-Ok !! …pour ce qui est du seizième, je ne pense pas que se sera possible de transiger .Par-contre ! la chambre de bonne du huitième, pourquoi pas !! c’est bon pour toi Charlie ?.

-D’accord ma chérie…….

-Tu n’est pas un peu trop généreuse Carla ?.

        Bécassine avait rajouté un peu de sel dans la conversation, ce grain finira par m’exaspérer. Comme si ! elle faisait partie prenante de notre famille, elle donnait des ordres sur tous les sujets à venir. Tous les trois ce furent ligués contre moi ? que ! je n’en serais pas surpris !.Je montais la garde d’un cran. Carla en rajoutait encore, j’étouffais, mes oreilles ne voulaient plus rien entendre ,pas un mot de plus………SVP !! ……

-Oui et non ! on pourrait ! pas avec la bonne quand-même ! c’est une véritable fée du logis, je la garde pour moi... Charlie risquerait de plus rien faire ? et ! de se la faire du matin au soir. Je le connais ..mon homme. Bécassine !!! Il a la queue facile !!

           J’étais acculé au désespoir, peut-être déjà drogué, mes jambes fourmillaient de fourmis, pas bon du tout. Mon verre de café était vide, au fond de la tasse, restaient quelques morceaux que je ne pourrais identifier comme de possibles grains de poudre quelconques .Ces ouistitis avait pris le large sur mes réponses , piaffaient d’une certaine impatience à me voir déblatérer de fumeuses réponses aux questions posées depuis deux heures.………….

-Oui Carla ! j’accepte tout…………….

             Moi  ? Charlie !! j’avais répondu çà ? impossible !! de ma part…je n’étais plus moi-même .Je devenais, forcé et contraint : une archive ouverte sur un passé absolument pas recommandable allait s’affranchir de toutes considérations me concernant .Ils s’en donnaient à cœur joie, se livraient délibérément contre cet homme devenu un délabré de la cervelle ,bon pour la chaise électrique, je divaguais …………..

-C’est un homme !! comme vous voyez !! un véritable, tu vois ce que je veux dire ? .capable d’ensemencer toutes les putes du quartier………..

La richesse improvisée……….

          Quelle mouche avait donc piquée Carla ? cet appart ultra confortable , nous appartenait en totale indivision, après le décès de ce vieux centenaire, ce viager ? nous l’avions récupéré une année seulement après la signature ?.Une bonne affaire à trois millions , Carla et moi-même en étions totalement propriétaire, dès le passage chez notre notaire de famille et à la barbe de ces héritiers de pacotille ,nous en disposions pour y stocker les barrettes de chit.au chocolat .Les rupins de ce quartier chic, nous acceptèrent rapidement, les riches veuves viendrons prendre et gouter ce fameux chocolat au lait .J’en ferais mon affaire finalement, promptement nous assècherons leurs comptes en banque en toute impunité en leur vendant de la merde en sachets . En contrepartie ,je leur redonnais une seconde jeunesse à se faire enfoncer leurs chattes toutes rabougries au départ, puis finalement bien remises en route à plus de quatre-vingt-dix ans. Elles devenaient de divines surprises dans les boudoirs Parisiens devenu de lubriques lupanars pour amateurs de cougars en chaleur . La presse à scandale ne saura jamais qui avait redonné une seconde fraicheur à toutes ces vielles, elles furent la coqueluche et allaient visiter les maisons de retraites pour y remettre de l’ordre dans les vestiaires.

         Cette plante gâtée, que j’avais choisi dans le dixième arrondissement ,d’un âge certain ! allait participer aux jeux paralympiques pour sexagénaires et remportera la médaille du saute-mouton sur terre battue. En récompense ! une quéquette en chocolat lui sera offerte, qu’elle dégustera sur la plus haute marche du podium, devant l’assistance médusée , déclenchant une orgie sexuelle sans aucune comparaison dans les annales des anus défoncés par la joie de vivre en parfaite harmonie .La seconde se verra offrir une nuit avec la belle Italienne et la troisième passera quelques instants avec moi, moments quelle n’oubliera pas de sitôt. Pour finir, une partouze géante, improvisée dans les tribunes réservées aux ancêtres ,allait voir apparaitre les fameuses MST ..La majorité des quarante mille spectateurs allaient attraper cette monstrueuse cochonnerie et en mourir dans les soixante-douze heures. Le restant ne passera pas le cap de leur Epadh .Ce fut une tragédie incommensurable, nous en fumes récompensés ,surtout le beau-père par une médaille en chocolat fabriquée, suprême offense par la concurrence Chinoise.

                    Nous nous mettions, sur cette entrefaite à rire de bon cœur. L’atmosphère se détendait encore un peu. Carla, ayant remis sa ficelle à l’endroit , allait chercher la grosse réserve de café noir, la réchauffait , allait nous en distribuer à tous les trois, sauf pour moi, j’avais adoré ce choco préparé pour mon intention l’autre jour lors de la visite de son père .J’y avais rajouté une décoction de véritable père de famille, le beau-père en était très satisfait, s’en ira en chantant sauter sa bergère dans le couloir attenant . Ce vieux couple en avait en réserve, Carla ,quelque peu gênée aux entournures ,de voir ses vieux s’envoyer en l’air sur la moquette de Saint Maclou , refermera la porte pour m’insulter et me tordre mon sexe devenu d’une dureté incomparable. Finalement ! en fine lame , elle appréciera ma préparation culinaire préparée tout spécialement pour couples avachis .Ces deux compères , allaient s’envoyer en l’air derrière cette cloison en placo et jouir ensembles de la façon la plus élégante possible. Cette composition fera la une des journaux à scandales ,toutes les célébrités du show bise voulait y gouter , au prix ou est le beurre , cela en mettait dans nos épinards. Je reprenais mes esprits ………………….

                         Par-contre !! la chambre de bonne étant occupée par Mohamed ,là !! ils se foutaient de ma gueule, littéralement parlant ,il y avait un loup dans la bergerie. Pour le permis de chasse, jamais passé, je suis l’ami des bêtes depuis tellement longtemps ? .Et !! je suis à jour de ma cotisation au refuge de la Chaussée d’Antin ?.

-Il est excellent ton café Clara !! tu en as de la chance Charlie d’avoir une femme comme elle ! -De plus elle est bien gaulée …………si tu demandes le divorce je me l’embarque de suite…dans le premier avion direction …les Seychelles….tu y est déjà allé ?.tu ne me réponds pas ? …bon !! j’ai noté que ! tu ne fus pas contre ce jour à 9h.47...

           Ce type , soi-disant commissaire avait une drôle de façon d’appâter les filles et surtout mon épouse ,qui ! de son côté ne bronchait pas du tout, acceptant toute imprévisibilité de ces deux cocos . Nos commérages commençaient à tourner en rond, je sentais que les tours montaient, les phrases en devenaient saccadées. Une envie d’aller aux toilettes me tordait de douleurs dans mon ventre.

-Je pourrais aller aux toilettes ?

-Mais bien sur mon grand ! , je vais même t’accompagner, du coup ou tu te perdrais dans ta grande maison.

       Bécassine , car c’était elle, me suivait à la culotte, en faisant un rapide coup d’œil à Clara , cela ne m’était pas passé inaperçu . La salle de bain avait une issue sur la pelouse du balcon suspendu, de cette planche serait si tout allait bien ,mon salut tant espéré.

-Tiens-tiens……….

………..-il y a une sortie par-là ? tu me l’avait caché ,Charlie ?

               Cette femme se trouvait être, la plus parfaite des enquêtrice en herbe de Provence . Je m’étais assis ,comme vous et moi ! sur le bidet, elle me tournait le dos, persuadée de m’avoir à sa portée si l’envie me prenait de détaler. Pour aller où ? dans mon état actuel ,sans papiers, sans affaires que pouvais-je faire ?

-Tu permets que je m’assoie sur tes genoux, mon chéri ?.

-Au point où j’en suis, oui si tu veux Bécassine…………….

           Cette garce c’était assise sur mes genoux, m’observait de près, comme pour évaluer mon degré de maturité .De très près, de dos ! elle était belle, bien fardée, une plastique dès plus normale, sans être extravagante, allait me faire ronger ce frein qui comme d’habitude allait sauter ce verrou que j’avais devant moi.

-Je te plais ?......ou……......tu me hais , Charlie……..dis-moi la vérité. Que vous aient ‘ils arrivés ce 20 juin 71 ? Tu peux me le dire rien qu’à moi ? je serais muette comme une carpe……….dis-donc tu bandes dur ! mon gaillard…..et dire que Carla a cette chance de se la mettre dans sa chatte ? vous baisez souvent ? quand avez-vous fait l’amour la dernière fois ? ce matin ? hier soir ? cette nuit ? ou jamais ?.Tu la sautes par derrière ou par devant ? .Vous connaissez pas mal de positions ?.

-Tu l’a trompé quand ! pour la dernière fois ? avec la secrétaire de l’usine de chocolat ? si tu ne veux pas répondre, sache mon choux que ! je sais tout de toi. Tu veux que j’enlève mon slip ? tu pourrais te la mettre dedans ? en toute liberté de jouir dans ma chatte. Regarde-moi……….espèce de porc…tu as envie de chier ? ou de pisser !!..vas -y. Lâche-toi !! fait comme chez-toi ! ………….

        Abominable !!!!! elle était réellement abominable !! Elle c’était déshabillée presque complètement, soulevait en même temps un nuage de senteur odorante, le rochas de Clara, c’était le même parfum ,une douce amertume flottait entre nous deux . Son corps se collait au mien, cela me devenait insupportable, une envie de faire ,mon anus tombant en ruine de ce côté-là, je ne pourrais subir plus longtemps cette effroyable estocade. Elle désirait me rabaisser , je fus humilié jusqu’au plus profond de mon moral. Le mental en prenait un sacré coup, une envie de lui serrer son cou, oui ! j’y ai pensé pendant quelques secondes. Je n’en ai pas u le courage de serrer ……….

-Bécassine !!

-Oui Charlie !

-Je pourrais m’essuyer ?

-Mais bien sur…….attends ,je te laisse un instant , le temps que tu récupères.

-Ecoutes ! Charlie………….je ne m’appelle pas Bécassine , c’est un nom d’emprunt , tu veux connaitre le vrai prénom ?et mon nom ? dis donc, tu es presque dans mon vagin, la vache !! et tu ne m’a encore rien dit ? salaud !! c’est bon !! tu as la peau douce et fraiche pour un male en train de chier ……..

           D’un coup sec , elle s’était levée, laissant en piteuse posture ma verge restant à l’horizontale sur ce bidet de chiottes, machine de dernière génération fonctionnant à l’eau chaude . Cette femme allait me compromettre, me sortir les vers de mon nez. Mon intestin sortait enfin le maximum de ce qui se trouvait dans le ventre. Je soufflais enfin !.

-Tu es un gros dégueulasse Charlie………tu aurais pu attendre que je sois sortir de la salle de bains. ?.Finis ton œuvre et je reviens de suite…..d’accord.

          Elle n’était pas partie très loin, une légère fumée de cigarette sortait de ses narines , empestant mon environnement immédiat. Elle m’avait outragé ridiculisé, complètement démonté. Je renfilais ma culotte, rentrais cet alibi à défoncer une ânesse et je tirais la chasse d’eau qui ! dans un vacarme hallucinant faisait causer dans la pièce à côté. Clara apparaissait dans l’embrasure de la porte.

-Ah ! quand-même mais, que ce fut long Charlie, tu as des hémorroïdes ,ça se soigne ! tu ne le savais pas ? .

         Qu’avaient-‘ils tous à se liguer contre moi ? .

-Tout d’abord ! je n’ai pas de ce genre de choses dans l’anus et j’en ai ras le bol de me soumettre à votre interrogatoire, et j’aimerais être seul quand je suis aux toilettes !..c’est tout !!Bécassine est une véritable salope, tu le savais ?

-Charlie !!

-Oui Clara !

-Ne traite pas ma sœur comme ça !! d’accord ?

-Ta frangine ? je rêve ?

-Non tu ne rêves pas et ce type se trouve être mon frère ou ! plutôt mon demi……cela t’épates ? …Maintenant la fête est terminée , nous allons te raconter ce qu’ils vous aient arrivés le 20 juin 1971………comme tu le verras nous étions au courant, plus de quarante années d’enquêtes cela fortifie notre mémoire.

-Au fait je te présentes……Gustave, Mélanie et moi ta chérie Clara………

-Au fait je te présentes……Gustave, Mélanie et moi ta chérie Clara………

-Nous sommes frères et sœurs, issus du même ventre , celui que vous avez bousillé dans cette nuit de folie. Mélanie vas te raconter et tu nous diras si nous nous trompons sur certains points .Surtout sur le coup de grâce ! C’est bon pour toi ? mon chéri ? Au fait ! papa et maman sont au courant de ton retard, ils ne savent rien de ton histoire. Pour l’instant………… .

-Mélanie !!

-Oui frangine ?

-Rhabille toi en vitesse avant que tu ne  débandes complètement, ta queue est un outrage de plus pour moi. Tu aurais pu éviter de te la mettre dedans.

-Non !! frangine , il n’est pas rentré, mais il s’en ai fallu de peu que je me la fasse ,c’est du gros calibre ,certainement du douze ou je parierais du quatorze !!.

               La messe était dite , les cartes définitivement sur la table, avec les mensurations de ma verge décortiquées au plus juste , de leur côté, ils savaient ce qui c’était passé pendant cette nuit tragique, mais ils leur fallaient une confirmation enregistrée et ! ensuite ! écrite et signée de ma main .

                     Clara, Mélanie , Gustave, trois faux jumeaux sortis en même temps de ce ventre éclaté ,leurs yeux dans le vide, ces trois personnages se trouvaient alignés devant moi, attendaient les ultimes explications de ma part d’ombre. Il ne me restait plus aucune cartouche, que cette vérité pas bonne à dire qui !allait leur exploser à la gueule. Ils allaient certainement pleurer, avoir une peine immense de connaitre la réelle vérité , peut-être essayer de me tuer ? ou de m’envoyer en justice qui décidera une prescription obligatoire ,vue le manque de preuves .la bobine enregistrant mes paroles ne fera pas foie devant le meilleur juge soit-il dans un tribunal exceptionnel. Une sorte de fatalité sortait de mes tripes mises à l’air. Quelque part, cela me faisait un bien fou de savoir que je ne garderais plus jamais cette mystérieuse tuerie dans cette ville de chartres.

                          Carla me donnera le dernier petit pain au chocolat, suprême récompense d’un condamné à la peine capitale.

En étaient-‘ils capables ?

A suivre dans l’estocade finale………………JD.

 

Chapitre.11.Estocade finale pour un meurtre presque parfait.-16 ans

 -Bon, après mures réflexions. c’est ok pour moi , en accord avec ma conscience, je vais tout vous dire, et tant pis , si je vous fait pleurer les filles !! vous l’aurez-voulu cette vérité tant attendue ? …Corporellement hard !! structurellement bien organisée ,je veux parler de la solution finale !! qui ! ne vous laissera certainement pas indifférentes .

- En attendant !vous prendriez bien un carré de chocolat à l’orange d’Agadir ? .C’est offert par la maison Parmesan. Les bonnes et véritables crapules ont de l’humour gastronomique ? vous ne croyez-pas ?.

                              La partie d’échecs commençait sérieusement , il n’y aurait aucun vainqueur sauf ! éventuellement à sauver ma peau ……qui ! ne valait plus grand-chose. Sauf à transpirer de panique.

-Petit mot en passant , par l’auteur.

                         Je me permettrais, d’interrompre les litanies à Charlie, il ne m’en voudra certainement pas ,vu l'endroit ou! il se trouve maintenant  quelques mots, juste !! pour minimiser les faits. Dans les chaumières, amis lecteurs ..préparez-vous également !! la véritable fripouille apparaitra dans toute sa déliquessance d’une autocritique concernant une âme damnée pour l’éternité . Si vous le rencontrez ? la -haut, passez-lui mes amitiés concordantes et non pas les menottes , il serait trop tard de toutes les façons !………………. Voilà ! activement parlant ,dans une atroce randonnée routière ,de la part d’un groupe d’amis ,une déferlante d’immoralités ! nous filons vers la fin de ce rocambolesque récit , le véritable , celui qui n’apparaitra jamais dans le registre des affaires criminelles obsolètes .Non élucidées à ce jour, par cette police judiciaire incompétente ,inopérante et minables restes de la vigilante milicienne à monsieur Pétain ,elle restera dans les annales judiciaires ,comme deux meurtres d’exceptions .Mesdames et messieurs ,oui ! il s’agit bien de deux suppressions de vies. Nous ! en simples justiciables, nous ne serons jamais interrogés , ni même soulagés sur ce cas d’école ,une élimination programmée qui! depuis longue date murissait dans ces cœurs de pierre, en faisant un dommage collatéral, finalement deux cadavres en finiront ce récit . Jérôme sera même ! décoré de la légion d’honneur pour avoir importé de la douleur excessive en Algérie. Les autres recevront toute la collection de décorations d’une fumeuse médaille du travail. Mais ! c’était sans compter sur un travail de fourmis , effectué par ces trois personnages cherchant la vérité partout, au-delà des frontières ils collecteront les plus infimes des anecdotes, pour finir par rassembler ce puzzle pas mal d’années après. Le château de cartes établi par Clara , ses frères et sœurs fut d’une intelligence extrême, le montage cartésien demeurait solide , agencé de façon à coincer ce quarteron de dingues de la folie passagère . Ils finiront par les coincer, un par un, aux quatre coins de la planète ,Charlie en sera le dernier sur la liste. C’était prévisible, la justice des hommes passe avant celle de Dieu notre père à tous, quitte à froisser nos calfeutrées bonnes-sœurs à sucer les curés extravertis n’ayant plus aucun client dans leurs confessionnaux vieillots.

                                    Je mettrais un temps fou à décrypter ce que Charlie déblatérait sur son lit d’hôpital. J’y suis enfin arrivé au bout de la nuit ,ce sera le dernier chapitre.. l’ultime confession maladroite d’un véritable ami, qui avait découvert une famille insensible .Paix à son âme damnée.

-Charlie , Jérôme, et les autres……. Jérôme m’avait laissé, pas trop rassuré : le volant à méplat style formule 3 , gainé d’un fourreau de fourrure d’hermine immaculée, ce décor ne sera pas bien longtemps propre. Pouvant servir de pièce à convictions majeures, elle sera brulée avec tout le reste, dans une énorme poubelle municipale, en pleine forêt de Sèvres(53) ils y jetterons couvertures et habits . Pas trop tranquillisé qu’un unijambiste borgne prenne les rênes de cette boite de savon mais ! étant extrêmement jaloux, Jérôme ne voulait pas que nous ,les blés en herbe ,en tant que puceaux, nous nous fassions de concert ! sa nigaude totalement à la ramasse .Il voulait en garder la main, la préserver , de quoi ? je n’en sais pas plus sur ce comportement d’arriéré. Recouvert d’un blazer flottant sur ses épaules trop minces , il faisait un peu la loi, la sienne et !! ce ne fusse pas bon pour la suite!! .Entre ses dents de devant , était coincé une sorte de Tampax, cylindre de coton pour éviter le pire sur et dans sa demoiselle. Voila ! le tableau est planté sur ce décor fantastique de cinq jeunes complètement libérés dans les années sixties, qui ne savaient ce qu’ils faisaient dans la plus totale insouciance de leur jeunesse .

-l’Accident prévisible, en plein nuit .

                           Totalement dénudée ,cette chouette nana, aux cheveux rasés comme une punk Navajos ,percée de toutes part de piercings des plus bizarres qui soient pour cette époque , excitée de passer à la casserole dans ce cercueil roulant à tombeau ouvert , s’était aventurée dans les prémices d’une orgie magique, à l’arrière de l’automobile. Elle rampait sur ces cuisses sportives ,découvertes , telle une anguille fraiche, elle allait se fondre et ! se glisser dans cette jeunesse incontrolable  . Confortablement allongée sur le ventre , en travers , les jambes délibérément écartées , ses bras relevés vers le bord de la vitre ouverte , elle s’appliquait à nous apprendre le Béa Ba de la bagatelle improvisée dans un minuscule réduit qui sentait bon l’érection simultanée . Pour moi, ce fut la première fois que je voyais un tel spectacle de débauche et ce fut également un véritable choc quand je découvrais en profondeur, cet objet libertin se trémousser de la sorte .

              Elle n’avait pas plus de quinze ans, à cause de sa voix rauque , en faisait largement dix-huit , sinon plus ,je distinguais sa chatte parfaitement  rasée en triangle  ,recouverte de cette touffe de poils dont nous parlions tous dans la cour d’école primaire ,à l’abri du regards indiscret de notre maitre d’école . Elle suintait comme étant l’oméga de nos questions restant sans réponses à la maison, l’observation éducative pourrait commencer .Je me souviens seulement , qu’en regardant les photos floues , prises à l’ainsue de notre maitresse qui se faisait ,à la récré, le vieux proviseur dans les toilettes à la Turque, que cette gamine ressemblait peu ou prou à la demoiselle embastillée entre deux trous de chiottes . Nous avions, en tant qu’adolescents en transe, déjà un petit aperçu ,localement bien placé, de la chose interdite ,circulant sous les tables de dictées . A mes presques dix-sept ans, je n’avais jamais rencontré de filles aussi légères, sinon!  ma grande soeur en petite tenue dans la salle de bains  en train de se faire tous ses points noirs disgracieux , j’en avais une peur panique de me découvrir incapable d’autant de légèretés. Je regardais dans le rétroviseur comme pour mieus  m’instruire sur mon éducation sentimentale. D’habitude ,observé ,contrôlé par maman et ma grande-sœur de six ans ma cadette , je ne faisais que regarder ce qui se passait à l’arrière ,tout en écartant mes cuisses, puberté comme tu nous manques !quels moments fantastiques à se découvrir ? . La banquette en était toute tachée, cette fille avalait sans compter, non pas les kilomètres ? mais , je vous en passerais les détails culinaires quelle recrachait sur la banquette en tissu .Faisait-’elle ces cochonneries par plaisir ou par obligation de se satisfaire de plaisir ? .Nous le saurons, malheureusement jamais !n’imaginons pas le pire, acceptons de bonne grâce sa sensuelle frivolité érotique distribuée dans cette bagnole inconfortable .

                          Je prenais donc le volant, réglais le rétro intérieur de façon à en avoir le plus possible dans les mirettes .Je roulais moins vite que mon ami Jérôme , levais le pied dans les virages, accélérais vigoureusement dans les côtes et lignes droites bordées de platanes .Nous passerions bientôt le Mans et ses fameuses Hunaudières, vers les quatre heures du matin, presque à l’heure du laitier, j’allais me prendre pour Fangio au volant de sa Ferrari. J’en étais tout excité à l’avance de pouvoir appuyer sur le champignon comme cette mythique Porsche 357,je ne dormais pas, seulement quelques picotements dans le regard .La nuit serait longue au volant.

-Une leçon de conduite………….

                                Sans aucun permis en poche ,même pas le petit feuillet probatoire en papier rose , je m’amusais avec cette chiotte surprenante de légèreté. Je frôlais les 5000 tours , redescendais l’aiguille du rouge in ’extrémis à chaque embardée de la caisse. Je conduisais aux tours, ne me souciais aucunement de la vitesse quelle soit excessive ou non , chaque décélération nous envoyait vers l’avant ,chaque accélération nous plaquait dans le fond du siège. Cette antique nationale, encore en activité de nos jours, se trouvait être un véritable piège à cons, de terribles dos d’ânes parcouraient ces routes monotones .Ces malfaçons ouvrières , nous faisaient pratiquement décoller de nos sièges, continuellement , pour finalement ! atterrir sur des coussins rembourrés en noyaux de pèches .J’avais soif, je buvais au goulot ; pour me donner du courage , dans les montagnes russes , à la volée , quelques lampées d’alcool de marque grappe royale 14 degrés , la pire vinasse que nous avions à disposition dans l’épicerie de la mère Joliette qui ! nous avais appris ,dans son arrière-boutique ,à couper le beurre avec le fil . Rassurez-vous ! je n’étais que gaie, loin d’être ivre et non compatible pour conduire, je m’en serais abstenu sinon. J’avais Rdv avec l’instructeur et vérificateur le surlendemain pour passer l’épreuve de conduite, je me préparais pour cette occasion. Ma prochaine voiture m’attendait dans le garage de papa, une Ford Capri 1700 gt coupé sport ,de douleur verte , capable de filer à plus de 170 km/h et pour moi ! cheveux au vent ,le bras gauche posé sur la portière , de décrasser les filles du collège des bonnes sœurs de la fraternité œuvrant dans la cité voisine. La jeune fille, derrière moi, c’était retournée ,comme un gigot , le dos sur les trois paires de cuisses de mes amis, et ! allait faire une sorte de gymnastique lubrique . La voiture, déséquilibrée tanguait, j’avais un mal de chien à rétablir la bonne trajectoire .Entre le porno embulant ,derrière moi, et la route ,il me fallait choisir .. 

-Une autre dimension………………

                                        Le choc fut effroyable ,les conséquences ? impitoyables de brutalité .Dans un carrefour, en pleine campagne , peu après Chartres, je ne saurais vous donner le lieux exact…mais !! les seuls souvenir qui ! m’en resteront , seront : la chaleur dégagée , l’odeur de cette chair brulée sinon écartelée entre le volant et le levier de vitesse devenu en une milli- seconde une arme terrible . Je n’avais et mes amis non plus , rien vu de semblable dans notre vie de jeunes étudiants insouciants.…Dehors ,à l’extérieur de cette voiture désarticulée ,ce fut le pire spectacle et carnage que nous allions découvrir nous ! tous les trois survivants de cette tragique aventure qui se terminait en eau de boudin………….)

-Tu ne connais pas les lieux exacts ?..que c’est étrange ? .Vous n’y êtes jamais retournés ? .On n’évacue pas comme ça une tragédie ?.

                             Me demandait d’un ton soupçonneux mon principal interlocuteur Gustave…….ces trois personnages restaient bouches bées devant ce début d’explications à la Prévert. Je le voyais bien à leurs mines de monsieur et de dames , je sais tout. Ils ne savaient rien d’intégral dans cette affaire !!.....enfin !! je le croyais ..........

-Moi !! je vais te rafraichir ta mémoire défaillante et te donner le nom de cette localité dit …..’’Le rocher ou la marotte du diable’’. Précisément au kilomètre 103…sur la nationale 12……allez continu nous en voulons encore plus et savoir le reste de l’histoire ,tu nous intéresses !! quand il faut le boire ? ….…

-Carla...........et sa mine écarlate..

                         La curée allait commencer…odieuse elle allait dépasser l’entendement. Clara ,tout en parlant , affutait nos couteaux de cuisine ,tout en inox, ils coupaient comme de véritables rasoirs à deux lames type Wilkinson . Elle se regardait ses lèvres cramoisies par une chirurgie esthétique malheureuse d’un médecin logeant dans une favélas ,dans la fabuleuse ville de Sao-Paulo. Dans cet extravagant tour du monde en quatre-vingt jours , il avait quelques années de ça ! elle en avait collectionnée tellement d’amants chirurgiens, que je ne l’avais pas reconnue à sa descente du Concorde affrété pour une jet-set démoniaque d’inventivités . Seins, poitrine , fessiers ,lèvres ,paumettes, oreilles, dessous des yeux, pubis,nez  ! tout avait disparu !pour laisser la place à une véritable supercherie extravagante . Les tristes vaincus du covids 19,frères Bogdanofs sur leur planète Jupitérienne ,avaient fait au moins une émule: ma Clara !.Ce tour du monde du bistouri acoustique en avait laissé exsangue notre portefeuille. Dans ce miroir à deux faces de ces fines lames faites pour découper le jambon de Bayonne ramené de la Féria Basquaise, elle ne zieutait pas que sa bouche ,regardait ce qui ! mine de rien ! se passait derrière elle. Elle avait des yeux derrière sa tête ? .Je ne pouvais pas continuer comme ça, lutter seul contre trois personnes ? ce n’était pas pour moi, j’allais jeter l’éponge dans l’évier et lui reprendre de force ce couteau long comme un sabre .

              Je prenais , tout en la regardant remouler, mon courage à deux mains, Dieu seul s’avait que j’en avais encore des couilles, me suivras ’t-il ? .Eux !! savaient ? comment ? pourtant ! à cette heure tardive, il n’y avait aucun témoins ?.cette nuit la ?.au kilomètre 103 ou 102..peu-importe !! …personne, aucun constat ,rien de rien !! Ces trois compères me cachaient quelque chose d’autre.……j’essayais de rétablir une autre vérité………..

-Pas touche !! ……mon chéri. Tu risquerais de te blesser ?

                            Je l’a laissais chouchouter, entre son index et son pouce, cette lame au carbure devenue brillante comme un diamant ,j’allais me replonger dans mon récit. Les deux autres acquiescèrent, me fournirent un sucre pour mettre dans mon café devenu tiède. Ce fut la moindre des choses de leur part, car une hypoglycémie de type 7 me guettait silencieusement, combien de temps allais-je tenir dans cette inconfortable position ?. Clara le savait pertinemment, qu’en cas d’écroulement de ma part, aucune solution autre que l’hôpital me serait le dernier secours. En cachette, je déverserais le reste de liquide avec son marc dans l’orchidée du Japon offerte à ma chérie lors de son dernier anniversaire.J’avalais ce morceau de sucre bienfaiteur. Je reprenais ,malgré-tout ! quelques forces rapidement .

-Ah !! oui ! peut-être bien, que nous n’avions pas noté ces éléments sur la carte Michelin , tellement nous étions tous sens dessus dessous .Il faut comprendre que dans notre état, nous n’étions que nettement inclassables. Et !! je ne serais même pas compétent de vous donner le temps que nous avions passés dans les vappes !.C’est dire la violence du choc.

-Et la voiture ? nous en perdrons la trace vers 4h.07…juste après Mi-Forêt !! ……..

-Attends Gustave , nous en sommes pas encore là , laisse-le dérouler juste après l’accident. -D’accord Carla………tu as parfaitement raison.

-Tu pourrais nous préparer quelque chose à manger, il est déjà onze heure trente !!.

-Je vais voir ce qu’il reste dans le frigo …………….une salade ? ça vous irait ?

-C’est bon pour moi Carla…je me contenterais d’un œuf sur le plat avec une galette de sarrazin.., si tu as ?

-J’ai……….……..

-Pour moi un hamburger avec du ketchup !! .

-Pour moi ! je ne mange que du poisson blanc avec du quinoa……

-Pour le quinoa ,tu repassera en l’an 2022………..

-Et Charlie ? tu n’as pas choisi ton menu ? .Mon chéri aurait-’il faim ? comme nous trois ?.

-Une pomme me suffira ,ne vous tracassez pas pour mon alimentation, je suis au régime ‘’c comme j’aime’’…… .

-Tiens ! c’est nouveau ? ce truc ?.

-Oui !! une nouvelle fabrication à base de chocolat , et ! je suis en train d’en déposer les brevets de fabrication, espérons que ça marche comme le choc. A la coke ….…………..

-Bravo Charlie ..t’es un chef !! c’est pour cela qu’on t’aime !! Tu le sais ? au-moins !!

                Ils avaient faim, s’identifiaient comme au restaurant de la mère Poularde , me lançait de véritables bananes pourries……….….. mais !! Ils en voulaient plus…toujours plus !! …………..sur ce malheur et sur ce qui allait suivre dans les minutes suivantes, les plus importantes à leurs yeux, ils ne pourraient continuer d’ exister sans s’avoir la vérité sortant  de ma bouche. Ils leurs manquaient, dans leurs besaces de nouvelles , le pire à venir, j’en grelottais de frisons malsains. Je me reconcentrais, habilement , leur subtilisais la dernière Pincks de disponible ans ce vase en porcelaine de Limoges . Quelques vitamines C ne me seront pas superflues pour affronter leur vindicte, je prenais ,au passage le couteau laissé sur le rebords du plat de nouilles froides de la veille au soir . Je levais les bras au ciel, j’implorais, qui ? je n’en savais rien, j’essayais de me détendre ,tout simplement, d’essayer de ne pas avaler les minuscules noyaux .

                  Clara ,comme d’habitude !sorte de toc depuis son opération de la rate , se démangeait son omoplate droite avec ce gratte papier acéré , me lançait des éclairs furieux, ce fruit lui était habituellement destiné, belle pommes ! bonnes dents ! .Mélanie ,sa frangine , levait ses yeux ,invoquant d’hypothétiques esprits occultes , les siens surement, cette femme lisait assurément dans le marc de café. Gustave, son frère jumeau allait s’enfiler sa deuxième Gold. de la journée .Moi !son époux attentionné ! mon quatrième café court sans sucre. Mélanie ,allait prendre la direction des opérations gustatives. Je continuais donc ! dans mon périple nostalgique.

-Description accidentelle……………

                                -La fillette à Jérôme avait valdinguée par-dessus la banquette arrière , s’était écrasée dans le pare-brise ,également enfoncée le levier de vitesse dans son ventre , ne respirait plus ,enfin ! je crois. De ses oreilles pissait en cascade une coulée de sang ,il se répandait doucement sur le tableau de bord, ce ne fut pas bon signe. D’instinct et par survie !je la repoussais , négligemment ,je réceptionnais sa tête ,ses grands yeux ouverts, elle semblait m’implorer de lui ouvrir les portes de Saint-Pierre. J’en refermais ses paupières, c’était la première fois de ma vie que je faisais ce geste terrible que tout cureton s’empresse de faire quand la vie vous quitte .Je lui réajustais sa mini culotte, enfin ! ce qui en restait et la recouvrait d’une sorte de plaid délavée abandonnée sur la plage arrière .

-Nous étions tous ko debout, c’est une image, nous étions plutôt assis, avachis comme des masses inertes ,attendant les secours qui ! ne viendront jamais !! quand-même ? .Aucune ceinture en ce temps-là ? que voulez-vous ! nous n’étions pas franchement responsables .Mais !! le pire était à venir……….dehors , sur le bitume…l’inacceptable douleur……

                  

                                    Clara, Mélanie ,Gustave ne buvaient certainement pas mes paroles comme ils le feraint pour un Chateau pétrus millésimé , mais ce vin  de marque , sorti de la cave à vin que je m’étais offerte lors de ma dernière augmentation de salaires . Les salauds !! ils buvaient et sentaient ce nectar de cette vallée si extraordinaire , que nous avions racheté à vil prix lors de la crise mondiale dans la baie des Cochons. Ce n’était pas la peine d’en quémander ne serait-ce qu’un gorgée, ces rufians allaient dilapider le reste en parfaite harmonie avec leurs gosiers à secs . Gustave, avouera , qu’après avoir sifflé trois Affligen, le pur malt se mélangeait très mal avec le raisin Bordelais.

-Dans ma mémoire évaporée , il s’agissait d’un énorme choc, comme si ! nous avions heurtés un cerf ou un sanglier en maraude , à peine revigorés de notre léthargie alcoolique, nous sommes descendus sur terre , du-moins le macadam, je me souviens de quelques pavés aussi. -Evidemment vous étiez sur un passage parsemé de clous !!

-Peut-être que la chaussée était également glissante par la rosée de la nuit ? nos pneus, pourtant ! n’étaient qu’à 75 pour cent d’usure !.Peut-être ? je ne sais plus , le temps a passé.

-Quoi !! tu dis peut-être ? .et vos pneus à 75 pour cent !!S’il n’y avait que moi ?.......

                      Clara s’étouffait en m’écoutant , risquait à tout moment de se faire la saucisse en une seule bouchée. Contre toute attente, je poursuivais ,occultais les attaques gratuites de Gustave, je ne polémiquais nullement aux questions internes de ce trio en perdition, mais ! je les comprenais de plus en plus . Le piège, pourtant ! se refermait inexorablement sur moi ? .J’allais leur servir sur un plateau repas vers 12h.47 tous les détails, que demander de plus ? la mer à boire ?non simplement un pastis que j’allais leur servir en guise de digestif ,la bonne avait emportée , comme ultimes émoluments , avec elle , toutes ces bouteilles luxueuses recouvertes d’armoiries fabuleuses . Ils gambergeaient assez comme ça , en réfléchissant pour la suite due aux conséquences de ma vérité, ils étaient en train de peser le pour et le contre d’une justice équitable et de se noyer dans des suppositions scabreuses, d’une injustice servie sur une balance déréglée depuis des années dans ces prétoires encalminés d’injustices ….

-Etat des lieux…d’un non-constat…………..

                         Je glissais sur une énorme tache d’huile , qui ne venait pas de notre moteur ,mais de la réserve à fritteuse portative à Jérôme. Ce dernier plaisantait, divaguait la tête en sang ,ce n’était rien de grave, qu’une simple estafilade au niveau de son arcade . Il parlait d’un soi-disant bœuf aux carottes ou ! quelque chose comme ça, il perdait le Nord quelques minutes, revenait à lui en chantant des paroles d’une chanson périmée depuis des lustres. Le choc l’avait atteint sérieusement du ciboulot, était-‘il à l’article de sa mort, en train de revoir ses dix-sept années de vie ?.Le moteur, logé à l’arrière tournait au ralenti, mais ronflait normalement. La direction ,sans trop de jeu, restait précise, je tournais ce trois branches facilement, comme si ! il ne ce n’était rien passé de fâcheux sur cette route du malheur . Nous pourrions repartir avec la manivelle,rapidement si tous mes amis reprenaient gout à la vie. La gonzesse était morte, définitivement défigurée, elle ne ressemblait plus à grand-chose d’acceptable à regarder .Pauvre gamine venue pour applaudir notre équipe, s’en fut partie le plus rapidement possible au cieux, paix à son âme charitable de nous avoir fait découvrir sa sexualité débridée .

-Ça se complique ! dans la carlingue et hors de la soute à personnes …………

-Jérôme !!

-Oui ! Jean.

-Tu as vu la fille ?.

-Laquelle ?.sur les clous ou ma copine Charlotte qui se trouve dans les pommes ? .

-Ah !! nous n’avons pas renversé un cochon ou quelque chose comme ça ? .

-Je ne crois pas l’ami, regarde par la fenêtre ……………..

                             Dans cette nuit sans lune, je ne distinguais rien…lui non plus …

-Oui ! pour notre Charlotte ! je ne l’a connais même pas !! nous n’allons pas en faire un fromage de gorges chaudes quand-même, pour si peu ? .Elle revenait de Crozon, après la fin des manifs anti-nucléaires, je l’avais prise en stop car sa crète sommitale me plaisait , c’est tout……… . Elle n’avait qu’à y rester dans ce bled pourri de paysans revanchards et anti-tout !!..

-Attends ! ………Tu nous avais bien dit que tu la connaissais depuis trois semaines !et que tu pensais l’épouser après vos fiançailles à Messac ?(bourg de pecquenots pécheurs dans le sud de l’Ille et vilaine).Vous n’aviez pas projetés le voyage de noces à Venise ?.

-Non !! tu confonds !! Il ne s’agit pas de la même fille, avec celle du collège aux bonnes sœurs.et c’est tant mieux, je ne vois pas expliquer ça à ses parents .Pour ses proches ,elle se trouve encore à la pointe du Raz à gueuler avec les anti-nucléaires contre la centrale de Plogoff . Et c’est tant mieux pour notre alibi .Il suffira de la larguer en rase campagne et de l’oublier à jamais. Ni vue ni connue !.

-Jérôme !! nous ne pouvons pas faire ça !! c’est ignoble !! c’est un être humain ? comme toi et moi !

-Quantité négligeable.........

          Comme véritable crapule, j’en avais une énorme dans la voiture, un Jérôme exceptionnellement ordurier serait ! capable de jeter père et mère dans la Vilaine ,compris l’huile de la fritteuse ?.Il me battait à plate couture sur ce point précisLla fille n’avait aucun  papiers , aucune possibilité de la reconnaitre dans cette nature, aucun signalement de disparition ne serait dans la nature avant plusieurs semaines,sinon des années ,que la ver:ine en auras fait sa nourriture . Les manifs venaient à peine de commencer sur la presqu’ille de Crozon .Jérôme en avait déduit, un peu hâtivement qu’elle ne feras jamais l’objet d’un avis de recherche dans l’immédiat, une réelle chance pour nous. Je réfléchissais…tout en plotant les michetons ramollis ………… Cette gamine allait passer pour pertes et profits, j’en étais maintenant certain, Jérôme allait certainement l’enterrer dans le prochain bois et nous demanderais de la fermer, avec de la terre meuble . C’était, tout simplement un crime odieux auquel j’allais participer en toute illégalité……..J’en étais tout déconfit ,cette fille ! je n’avais même pas pu la sevrer de baisers que, de la regarder fricotter avec lui et les autres !! c’était ballot de ma part, ma saison amoureuse commençait sous de mauvais auspices.

-La femme éventrée ………

                   Rien derrière, sinon devant ,hormis le pare-brise en miette, notre auto avait partiellement gobée sur l’avant droit, perdant un phare et réduisant en bouillie le clignotant qui faisait un sinistre clic,clac,clic,clac dans la nuit sans lune . Au sol, légèrement sur notre droite , une forme, une sorte d’ amas difforme se trouvait étalé comme une véritable cargaison qui serait tombée d’un quelconque chariot ou d’une ridelle de camion de fret postal, du sang en coulait pas mal. Nous étions dessoulés dans les trois minutes suivantes, nous n’osions pas regarder cette personne ou cette forme .Quand ! tout à coup !

-Aidez-moi ! svp !!!!!!!!!!!!!!!!!! au-secours ! sauvez mes enfants….pitié !!

                           Une voie de femme……survivante d’un choc épouvantable de brutalité essayait de nous interpeller. Sa tête , en forme de marmite défoncée ,à l’équerre , reposait sur le rebord du trottoir en granit , en le heurtant , mécaniquement s’en avait pété des vaisseaux sanguins qui en éclaboussaient les alentours . Des lunettes sans carreaux gisaient à moins de quarante centimètres , son gabas rempli de légumes également s’en trouvaient étalés sur toute la chaussée , patates, carottes ,rutabagas et deux oignons de Trégunc .Ha si !! j’oubliais deux artichauts bretons avaient roulés dans le caniveaux garnis de sang .Une bicyclette au loin , semblait encore tourner sa roue avant . Je m’approchais d’elle, elle était brune , genre Méditerranéenne, des yeux magnifiques, une chevelure longue comme des plumeaux, mais ! malheureusement un corps matériellement bon pour la morgue, tellement il était désarticulé. Elle gémissait, hurlait dans son corps martyrisé par l’épouvantable choc , ne pouvant lancer à la cantonade des cris d’au ‘’secours’’ je me meurs . Nous étions ,tous les quatre comme anesthésiés par ce que nous vivions en direct. Jérôme s’en aperçu le premier……

-Première version………………

-Hé !! les amis !! cette gonzesse est enceinte ? regardez ce ventre !...ce n’est pas une blague !!! .......... Un des garçons se mis à vomir, trop près d’elle, ce fut vraiment effrayant et dégueulasse de notre part, j’en conviens, cette femme ne méritait pas de recevoir notre souillure . Je lui tenais sa main , elle voulait me parler, je m’approchais d’elle et allais percevoir ce qu’elle allait me dire avant de rendre son dernier soupir.

-Mon garçon ! vous revenez de Colombes ? je le sais !! j’y étais aussi !! nous les avons battu, que ce fut beau. Comme tu le vois j’attends un heureux évènement ! une fille et deux garçons sont dans mon ventre et ce ! depuis sept mois et demi plus précisément. Je suis sur le point d’accoucher, si vous pouviez avant que la machine stoppe en rase campagne, ouvrir mon ventre ?.les sortir ?.les porter à l’assistance publique ! vous pourriez faire cela pour moi. ?.

Je manquais de m'évanouir, pas encore père , ! je ne pourrais nullement lui sortir ces trois petits............

Mensonge.......

-Sinon !!!! ce n’est pas votre voiture qui m’a renversée, mais un camion tout à l’heure, je ne pouvais m’en relever et vous êtes arrivés. Un peu vite !! ..quand-même !! Si ce n’est pas malheureux ? un jour de victoire !.malheureusement vous n’aurez pas de preuves, aucune pour vous sauver de la mouise.

-Mais ! madame !! vous êtres presque trépassée ? nous n’aurons jamais le temps de vous aider à mettre bas ? et ces poupons qu’allons-nous en faire ?.Nous ne sommes pas l’assistance publique que diable !! ayez un peu et un soupçon de jugeotte ?? 

 -Les enfants !! j’en ai trois dans mon bide, il va falloir les séparer , je les sens se battre déjà. Ils veulent sortir …pensez à eux. Soyez courageux…ne les laisser pas tomber ……

                      En train d’agoniser, elle parlait foot, et nous appréciait d’avoir été les supporters d’un jour, ce fut allégorique d’en discuter sur ce pavé souillé .L’ami Gilbert, proche de Jérôme nous poussait à plus de prudence, allait commencer quelque chose de misérable que ! seul une crapule puisse faire dans sa vie. Elle nous avait vu, dévisagée et allait surement raconter à la cantonade , que trois garnement en Renault 8 cordini spécial compétition , pas mal amochée , l’avait renversée ? Il nous fallait prendre une décision. Jérôme , Gilbert les plus mures d’entre nous allait prendre une décision tellement importante qu’il me fallut leurs faire répéter trois fois avant de comprendre ce qu’ils voulaient faire de cette femme à terre. Camille sorti son couteau Suisse celui à la croix rouge, elle faisait des études d’aide-soignante à Bichat allait trancher dans le vif du sujet . Jérôme était parti chercher la pelle qui trainait dans son coffre avant.

-Tu veux faire quoi avec ce chlass ? et toi Jérôme avec la pelle ? vous n’allez pas l’enterrer vivante quand-même ? .

-Ecoute Charlie.. on sort les trois mômes et on assomme pour le compte la maman ? c’est réglo non ? Ni vue ni connue , personne dans le coin pour nous voir…………….Nous repartons et basta !! Lundi nous retournons au lycée…et tu pourras passer ton permis. C’est réglo ..n’oublie pas que ! c’est toi qui conduisait ma chiotte.

-Mais ! vous êtes complètement fous à lier !! nous ne pouvons pas faire ça ? appelons plutôt les secours, Le Mans n’est plus très loin. .

-Ecoutes Jean, je n’ai pas d’assurance et la voiture n’est pas à moi………et ! nous sommes bourrés.

-Mais !! Jérôme c’est moi qui conduisais ? ……..c’est un accident…uniquement un accident…………un accident je te répètes !! .

-Eh !! les copains vas falloir décider , les moufflets vont sortir d’une minute à l’autre.

-Mettons -là au moins à l’abri sous ce porche !! .

Dénouement sur macadam

                    Les minutes qui suivirent furent effroyables, la femme souffrait terriblement, nous allions la soulever , la porter quelques mètres plus loin. Je ne sais pas si ce n’est que le portage ou sa détresse sanguine, mais ! ce qui est sur , c’est elle est certainement décédée  pendant son transfert sur le trottoir et que nous nous nous en sommes aperçu que quelques secondes plus tard. Le sang giclait de tout son corps, j’en étais écœuré …….je n’ai pas voulu cela…………il faut me croire….sur parole…je ne suis ni assassin ni complice……..C’est Jérôme la Crapule !!..pas moi !!..Epargnez-moi. Je vous en conjure !.

-Nous savons pratiquement tout cela , des témoins vous ont aperçu, un couple derrière ses rideaux …………….

-Quels témoins ?

-Des fabricants de chocolats. Continu, car il n’ont pas réussi à discerner celui ou celle qui a donné le coup de pelle.………

-Gilbert à sorti précausieusement les trois lascars du bide de leur maman , nous avions une couverture de survie qui avait servi la veille à emballer le paté et le saucisson .Nous en avons découpée en trois parties égales et enveloppé les chérubins . Les cordons furent sectionnés , remis dans le ventre de cette femme inerte.

        Mais ! notre supplice ou plutôt le sien n’était pas terminé. Elle était , dieu sait comment ! encore vivante , tout à fait certaine de se savoir soulagée et de se voir moins lourde et d’entrapercevoir ses trois petits alignés sur le banc de l’abri bus. Des douleurs intolérables sortaient de ses tripes, nous fumes obligés de lui mettre un chiffon de vidange dans sa bouche. Ses yeux sortaient de leurs orbites. Jérôme ! en maitre à jouer……..

-Les amis nous sommes quatre. Ensembles dans le malheur…………il faut lui donner le coup de grâce .je préconise un coup de pelle, chacun derrière sa nuque.

                   Clara, mélanie, Gustave en restaient bouches bées………….

-Charlie………. !

-Tu nous as menti depuis le début………………

-Non Gustave.

-Justement !! à propos de ce coup de pelle !qui n’était certainement pas celle à tartre de ta grand-mère ? .Qui en a donné le premier coup ! et donne -nous dans l’ordre les autres tabasseurs . Il nous faut savoir très précisément l’ordre de vos gestes.

-Mais !pourquoi ? ça fait presque cinquante années. ?

-Non !! quarante-deux plus exactement………

-Je ne vous dirais jamais…………j’aurais le dernier mot ,c’est tout.

-Tu savais que le médecin légiste à donné le deuxième coup comme mortel ?.Tu pourras le vérifier dans les minutes du sergent-chef.

-Non ! bien sur que non et je m’en fiche complètement maintenant ….au point où j’en suis ?

                            J’avais bien-sur menti ,j’en espérais tellement qu’ils allaient croire à cette parodie d’accident la suite allait bouleversé mes prédictions, mon château de cartes à moi, allait s’effondrer en de multiples parcelles décourageantes.………

-Histoire d’une non-famille mystérieuse …….

                       Je savais !! dans ce jeu de dupes ! que depuis quelques minutes les enfants sortis de ce ventre  en déconfiture, que ! nous avons vu naitre dans ce caniveau maudit n’’étaient pas autre chose que ces trois adultes ,debouts devant moi m’éclairant de leurs yeux d’un noir profond . En y regardant de plus près , j’avais affaire à un trio de revanchards , arrivés au sommet de ce que l’on pourrait appeler le firmament du jugement dernier . Clara , dès que nous avions été repérés, m’avait mis le grapin dessus, allait faire et ressembler à la belle amoureuse qu’un type ordinaire , sans particule qui ! ne demandait qu’à oublier et ! travailler dans le chocolat ,ça tombait bien ils avaient besoin d’embaucher une personne de sûr. Au bout de quelques mois, avec l’accord de ses parents adoptifs, elle s’était mariée avec moi pour , finalement ,avec son frère et sa sœur ! remonter la filière de mes quatre autres amis présents dans la Renault 8 cordini, s’en était cousu de fil blanc .Il était indéniable que ces proches parents ne soient en faits que des adultes qui nous ont courus après durant de longues années et qu’un jour la vérité sera faite en toute légitimé .Ce que j’allais apprendre par la suite ,ce fut que des témoins avaient aperçu la scène de meurtre et qu’ils n’avaient rien fait pour nous départager dans nos convictions de mal faire. Le pire était à venir, quand j’apprendrais que ces fameux voyeurs ne furent que les parents de ma Clara , calfeutrés dans leurs combi Woslwagens aménagé pour voyager . Garés au bord de la route , ils assistèrent à toute la scène de crime . Il ramassèrent, au petit matin, les trois bébés toujours vivant , braillant leur lait maternel, et les remirent à l’association des enfants trouvés route de la belle Eponge .Un an après, jour pour jour, ils en devenaient les heureux propriétaires ,allaient leur donner le toit et le couvert pour plus de trente-huit années .

       Ils grandirent dans presque une clandestinité maladive , devinrent des enfants ,des adolescents et finirent par devenir des adultes, tous plongés pour leur bathême dans la grand marmite de chocolat en l’église de la Rédemption .Clara, la cadette restera la seule dernière à partir, son frère et sa sœur présents devant moi, s’étaient déjà éclipsés quand je suis arrivé dans ce giron familial tellement odorant de saveur pestilentielles . Ils ne seront pas présents à notre mariage, leurs gouts différaient certainement de ceux de cette femme que j’adorais déjà. Leur parents d’adoption ayant engagé ,depuis plusieurs années , plusieurs détectives à nos trousses. La cagnotte familiale allait servir à payer des millions de francs de l’époque , toutes les recherches . Ils finirent pas nous découvrir , les uns après les autres , j’en étais le dernier sur leur liste . Pendant toutes ces années, Clara m’en avait caché leurs découvertes, se gardant de vendre la mèche à ce mari tellement gentil. Elle allait enfin ! se résigner à m’abandonner à la vindicte familiale. Je comprenais maintenant ses frasques , ses mensonges , ses oublis, ses revendications, ses amants, ses frasques envers moi , enfin ! tout ce qui faisait que cette femme avait de pire ennemi contre elle. Son rustre de mari, inféodé naturellement chocolat Parmesan et compagnie allait payer de sa personne…………. Mes amis , lors de cette fameuse nuit , mes amis avaient disparus complément, j’en étais aux suppositions d’une vie nouvelle ,ou peut-être avaient ‘ils quitté notre France après ce terrible malentendu accidentel ?. 

                           Ils étaient tombés les uns après les autres, naufrage en pleine mer des sargasses pour l’un , attaque de panthères roses  dans la brousse Africaine pour l’autre et supplice extrême une tète coupée par l’échafaud dans le musée grévin des souvenirs. Ce spectacle navrant en avait fait les gorges chaudes en leurs temps, le journal Ouest France, en pleine page relatant ces faits m’était resté un souvenir désagréable . Personnellement et diligemment porté par ce beau-père, un matin d’hiver au bout de la chaine, cet article, devant lui ! ne m’avait fait ni chaud ni froid, habitué aux turpitudes de cette famille assassine .Il pensait ! certainement, ce jour ! là m’impressionner, je n’en fut absolument pas affecté, de tout façon une tète en valait bien une autre, lui rétorquais-je dans la foulée d’une réponse désinvolte . J’étais tellement loin de penser……………………que…ce serait bientôt mon tour. Gustave en véritable bibliciste continuait dans sa démarche .

-Détails farouches…et contre vérité…….…..

-Mais Charlie !! notre véritable maman !! qu’en avez -vous fait ? une martyre de la circulation ? ou une assassinée ?.......elle allait avoir seize ans cette année-là. Et ! comble de l’ironie, avait assistée à ce match de foot dans la même tribune que vous ,à la place 557…………………..vous étiez, si ma mémoire est bonne aux 556.558.559.560.561..Vous avez chanté avec elle, regarde cette photo prise par ce photographe amateur, vous six en train de sauter dans la travée 18.Cette femme entre toi et Jérôme c’est encore et ! toujours elle …….incroyable ! non ?. C’est vrai que l’on ne distingue pas trop sa maternité, mais c’est bien elle !..Regarde !Charlie .. elle te regardes tellement !!!!…Tu l’a connaissais ? ce n’est pas impossible !! ce concours de circonstances n’est pas tout à fait fortuit !!c’est cousu de fil blanc, que tu la connaissais et que tout qui allait se passer dans la nuit suivante, était comme une suite de l’histoire. Tu n’acceptais absolument pas le fait de devenir papa !! il s’agit ni plus ni moins qu’un guet-apens !! organisé et orchestré par une bande de voyous !! tout simplement !! …………

-Regarde encore Charlie : la seconde photo prise par un autre photographe curieux, tu l’as prise dans tes bras à la soixante huitième minute lors de ce pénalty de Guy. Vous étiez comme suspendus !! vous ne faisiez qu’un ? Et cette troisième ..en couleur sépia , tu l’embrasses bien malgré toi ! bien sûr !! mais tu l’embrasses de joie !.....sur sa bouche !! et ton bras ! sous sa jupe ? en train de caresser son ventre gonflé à bloc ! incroyable comme si vous vous connaissiez ?....c’est démentiel.

-C’est vrai qu’au début , nous avions du mal à y croire, pour un peu ,nous allions croire à un simple et banale accident de la circulation comme il y en a tellement dans les années soixante-dix.. Un assassinat déguisé peut-ètre  ?un meurtre parfait ? que sais-je encore ? ou peut-être pas véritablement imprévu. Les détectives allaient nous démontrer à force de nous répéter le contraire ce que l'on pourrait penser , le contraire et nous expliquer le dénouement , du début dans les travées de Collombe à ce carrefour pas si dangereux.

          Ma tête dans mes bras, j’étais assissur le tabouret de sevice  , complètement retourné de cette situation ubuesque qui m’arrivait en escadrille. Gustave disait la vérité, mais ne connaissait rien , pas encore de cet étrange meurtre déguisé en accident. Je réclamais une rasade de Cognac, que Clara me balancera à la figure. Pour un peu ils allaient craquer une allumette et m’allumer pour de bon. Je serais défiguré pour le restant de mes jours, et ne me supportant plus j’en aurais fait un geste imprévisible. Me noyer dans ma baignoire en ivoire.

-Charlie !!

-Oui je t’écoutes Gustave !!.au point où ! j’en suis !

-Nous sommes remontés, enfin les détectives ! encore plus loin, à l’achat des billets. Il s’avère que c’est cette femme qui ! les avait pris au bureau des légendes rouges et noires rue du Pré-Botté à Rennes, le 21 avril 1971 à 14h.32. .Payés par chèque bancaire numéro 9865654851 débité sur le Crédit Agricole ,compte au nom de mademoiselle, G….H...Tu sais Charlie !! il ne nous manque plus que sa dépouille, nous comptons sur toi maintenant pour nous la révéler. Nous allons remonter du choc à la fin de nuit, si tu veux bien.

-Mais ! je suis votre père à tous les trois ?Carla ma femme ?.........c’est odieux.

-Comment avez-vous pu faire cela ? .

-C’est quarante années de recherches ..Charlie et pour Carla plus de trente années de vie commune avec toi pour rechercher le bon grain de l’ivraie chez ton personnage .Pour ce qui est d’être un éventuel père, ressort cette hypothèse rapidement de ta tête et comprends bien que tu ne feras jamais partie de la famille.

-Qu’allez -vous faire de moi. ?.............et les autres ?

-Les autres ? ………….tes copains de lycée !! ce Jérôme ton pote que tu adorais ? ……….il l’a chèrement payé …paix à son âme damnée pour toujours.

-Terminé pour les trois autres aussi. Nous te ferons grâce de ces dizaines d’années à nous faire justice …sache qu’ils t’ons tous accusé d’en être le promoteur de cette histoire…..comme quoi les copains ! ne faut pas trop compter sur eux..….

-Mais ! vous n’êtes pas flics ?.

-Si bien sûr que nous le sommes , sinon ! nous n’aurions jamais pu avoir accès aux archives de l’administration judiciaire. Commissaires divisionnaires tous les deux , nous ne faisons qu’une et même personne depuis tellement d’années que tout le monde nous crois en couple…Il n’y avait que Clara notre sœur qui était en couple avec toi, nous te gardions pour la postérité de t’expédier un peu plus tard en enfer.………..

-Je pourrais vous raconter l’histoire de cet arrangement ?.

-Non ! Charlie ,garde là pour toi et ta conscience. Elle ne nous regardes pas .Nous savons que vous aviez échafaudé un consternant assassinat ,c’est sûr ! et certain. Tu ne voulais pas de cette fille grosse comme une enclume, les trois mômes ? trop peu pour toi !! La solution qui fut la tienne était de l’éliminer sur le bord d’un chemin et de la liquider dans le coffre de la voiture , avec votre gamine de seize années qui vous accompagnait. Votre accident était entièrement truqué, la fille ne s’était pas écrasée comme tu nous l’a ’expliqué en long et en large en te gardant bien de bifurquer sur la véritable histoire., contre le pare-brise, mais sacrifiée sur l’autel de l’improvisation.

-Nous l’avons retrouvé ! cette auto de location , dans ce fameux étang perdu aux confins de la Sarthe. Les nouvelles technologies de recherches nous ont permis de connaitre le lieu exact de votre ultime forfait. Dedans il n’y avait que des restes de squelettes, impossibles à identifier en grandeur nature, l’ADN a permis de reconstituer les données de ces corps . Ils ont été certifiés et admis comme notre mère à tous les trois ,pour cette fille de Crozon jamais retrouvée, son corps ne sera ! malheureusement, malgré nos multiples appel à témoins , jamais revendiqué ,comme sépulture elle sera mise ,enfin les restes ! dans la tombe du cimetière des inconnus. Voila ! tu as le reste de ton histoire que tu ne connaissais pas.

……

-Retour à l’hôpital……les derniers instants………..

                       L’histoire à Charlie, la fine fleur du chocolat emballé , s’arrête ici……………

                    Il a rendu son dernier soupir sans m’avoir dit la plus terrible des vérités que j’allais entrapercevoir en lui faisant sa toilette funèbre.Etant son seul ami , je serais le dernier à le caresser et le nettoyer de toutes ces impuretés. Ce que je vais vous révéler est horrible , dans son imagination de maitre incontesté du suspense macabre il en avait récolté ce qu’il avait semé. Une farouche vengeance de frère et sœurs bien décidés à châtier le responsable de la mort de leur maman si jeune .Malencontreusement ! Charlie fusse ‘il leur père , qu’ils n’en démordront pas de remplacer dieu le père dans une épitaphe des plus sordides sur la pierre tombale……..

Ici -git une Crapule !! sans regrets de quiconque ………………..

                    Son corps était recouvert de monstrueux graphitis , de posters incrustés dans sa peau, la photo de la maman écrasée sur son poitrail et ! dans son dos les trois clichés de ses enfants, sur les côtés une sorte d’imagerie que fut cette orgie dans la voiture, ce type avait payé en recevant de multiples décorations sur une peau certainement à vif. Ultime horreur ! ce type n’avait plus de sexe , uniquement un simple trou d’évacuation un peu au-dessus de la ceinture ,sorte de résurgence malpropre .Hormis sa jambe absente depuis longtemps , il lui manquaient ses organes génitaux, à la place ! une plaque commémorative avec les deux noms des suppliciées .

CLARA..................

                             Quelques minutes plus tard, quelqu’un frappait , rentrait rapidement dans la chambre du défunt ………..une infirmière en livrée immaculée, une splendide femme brune , d’un âge que j’évaluais à soixante années, déposait une petite fiole pas plus grande qu’un boite de confiture bonne maman………..dedans l’indescriptible cruauté ……….Les organes que je devinais comme étant ceux de Charlie , flottaient dans un liquide saumâtre ..une enveloppe cachetée accompagnait le colis .Je la fourrais dans la poche de mon pantalon, ce soir ou demain ? peut-être jamais ? je ne l’ouvrirais .Elle me brulait déjà mes doigts.

Nous rendons à jules ce qui appartient à César………….

                           A la sortie de la chambre funéraire, elle m’attendait …..en véritable princesse des ténèbres………..elle m’apostrophait ………délicatement ..

-Je retourne à Saint Barth dès demain matin 6h. ! il me reste une place en première dans mon jet privé !!!!!!…………………..

                        C’était CARLA en personne, tellement belle que j’en étais électrisé .Orly demain ? ………..

Adieu Crapule…………tu seras remplacé…peut-être ……………….

Jean, ton ami de toujours..

A suivre……JD…………………………