Livre. PREMIER.

Un réveil glacé.

Liste des Chapitres. ..

 .00. Introduction par l’auteur . .

 Chapitre.01. Fin d’un monde où ! fin d’un cycle ?.

 Chapitre.02. Un Océan de chagrins.

 Chapitre.03. Sur les toits du village englouti.

 Chapitre.04. Rencontre surréaliste d’une équipe de foot dans la panade.

 Chapitre.05. En mer d’Iroise. Le jardin imaginaire.

 Chapitre.06.Un Amour de jardinier.

 Chapitre.07.Un bateau extraordinaire.

 Chapitre.08. Un véritable bastion.

 Chapitre.09. L’arrivée aux trois tours, un ticket d’entrée sans espoir de retour ?.

 Chapitre.10. Les Trois Tours(01) .Une autre dimension.

 Chapitre.11. Elle...........

 Chapitre.12. Les trois tours(02) l’ entrée des artistes.

 Chapitre.13. Leila. La véritable maitresse des lieux .

 Chapitre.14.Un discours d’ethnologie.

 Chapitre.15.Une nuit en enfer. .P.130. Chapitre.16. Une journée si particulière.

 Chapitre .17.découverte approfondie.

Chapitre.18.Visite approfondie.

Chapitre.19.Notes secrètes.

Chapitre.20.Leila en sursis, Sacha se rebiffe.

Chapitre.21.les évadés du futur.

Chapitre 22.le Liberté.

Introduction.

De jean Decier.

Le 07.07.2185 . 22h.36.GMTdécalée par souci d’humanité .

         Amis lecteurs, lectrices et ! sans oublier les mal voyants ,les sourds muets d'origines Occitanes. Cette histoire loufoque, quoique ? fut écrite de ma main ,juste après le (coup de foudre du randonneur, en 2018,non paru à ce jour, toujours en attente dans la librairie des lettres et nouvelles  non publiées dans la bonne ville de Crozon(ex.29).

            Dans ces moments tragi-désopilants à outrances , j’avais anticipé, sans aucune prétention et sans trop y réfléchir , ce choc genre de:Le Waterloo d’une désorganisation mondiale, qu'allait être ce corona virus, appelé couramment :le covids 19 puis la Covid pour faire plaisir aux féminines assermentées un tantinet Wokisme de ne plus vouloir causer au masculin ou ! de nous obliger à poser un seul genou à terre, à chaque fois qu’un train n’arrive pas l’heure. J’allai littéralement inventer ! imaginer pour ; finalement ,me surpasser dans une histoire rocambolesque, mais ! pas trop burlesque quand-mème!pour une malheureuse population décimée par cette pandémie meurtrière sur une planète à bout de souffle(elle l'est topujours malheureusement!).

          A vrai dire , je ne m’attendais certainement pas à faire de cette besogne ,une tentaculaire histoire d’un couple en déserrance sur, et ! dans un océan de tristesse . Dépassant largement mon imagination fertile,ce cahier d’idées mises bout à bout ,me refoulera dans cette boite hermétique appelée mémoire vive qui ! comme Pandore !ne se refermerait plus jamais. Celle de commencer à écrire sans m'arrêter, quitte à dormir debout sur ce clavier magique acheté chez GIFI ,un jour sombre ou Darty fut fermé pour cause de grève générale(je n’ai jamais aimé ces grèves à répétition, moi ! le retraité qui ne pense qu’à faire ch.. le monde entier à midi moins cinq) . Cette tâche , deviendras obsession, de bien faire ! de m’enfermer dans une colossale prison pour randonneur en perdition sur les cimes d’un pic Méchant ! inatteignable pour un cardio atteignant le 180 sur le plat pays qu’est le mien(Breizh).

              Pure fantaisie pour certains d'entre -vous, prémonitoire pour d’autres, futuriste pour les afficionados du surnaturel ,débile pour les bobos non-voyants, ce recueil de chapitres se trouve, être, une suite logique, inscrite dans ma tête d’écriturien facile d’approche de cette fin d'un monde, peut-être, certainement future. A en croire Casimir ,notre stars de toutes les Russies du Soviet Suprême des Dieux, il se pourrait bien que toute cette histoire se concrétise, Dieu nous en préserve, si ! c’est notre dernière chance d’y croire à ce type invisible voulant couler maintenant ! l’Alaska à coups ! non pas de milliards de dollars, mais ! par de bonnes et limpides roquettes en chocolat fondu.

        Ces tranches d’écritures relatent les aventures de Pénélope, de son demi-frère Jean ,sortis, ensembles !après plus de 150 années d’hibernation d’un centre réfrigérant .Ce furent ! finalement !des disponibilités gagnées au cours d’une loterie incroyable de supercheries, tellement la tricherie allait gagner du terrain . Ils rencontreront de multiples restes d’une population décimée .Leurs ami.e.s. ennemi.e.s. rencontré.e.s tout au long de ce voyage au long cours ,pour ainsi dire ! presque sans retour seront des accompagnateurs faciles d’approche . Au cours de ces péripéties , ces deux indivisibles jumeaux (sic) issus de la mème maman mais ! pas du mème père biologique, seront mes vedettes incontestées d’une planète en perdition. Au passage ! notons sur la marge, un grand merci à la GPA - PMA pour cet arrangement musical. Ces deux astérisques , seront également mes acteurs fétiches pendant mal de pages et ! en deviendront finalement des proches amis me donnant le la ! tout au long des chapitres .

         En aparté !vous remarquerez que je me suis légèrement amouraché de cette écriture inclusive, mais ! qu’au fil des pages ,je l’abandonnerai par pure facilité et , surtout, pour ne pas encombrer ces multiples feuilles de points et lettres approximatives. L’inclusif ? c’est bien ! mais pénible en même temps !. (vous m’excuserez pour ce vocabulaire châtier).Mais !il fallait bien que ! je le dise !. Cette fiction, plongeant plutôt dans la science-fiction que j’adore ! imaginée au fil des jours et des nuits, triturées par de longues insomnies ,pourrait déranger des âmes chastes, frivoles et sensibles ? que nenni ! place à l’aventure macrobiotique d’un couple expérimental qui ne s’embarrassera point de préjugées à bonnes femmes lourdes de conséquences vivantes dans mon quartier en toutes impunités .Un peu d'amour, d’humour ,beaucoup de frivolités et ce ! à certains moments, mettront un peu de piment libertaire à ces aventures rocambolesques d’un attelage fait pour devenir les maitres d’un monde à l’agonie . Pendant presque deux années complètes ,je mettrais au fil du temps un chapitre, peut-être même deux pour !finalement ,non sans peine ! finir par le clôturer en avril/mai/juin/juillet 2022 ces deux tomes imaginaires . Pas trop vite, car ce libertinage flottant sur de nombreuses vagues scélérates d’un reste de populations malfaisantes ,ne fera que commencer.

        Aujourd’hui le 30/07/2022 ; j’en suis à la délicate page 453.celle !ou ? je dois, finalement ! donner un sens à tout ça !......j’ai bien failli, ne plus croire en la sympathie des gens, ce matin, entre chocolatine et pain au chocolat achetés à reculons dans cette pâtisserie de cette avenue d’Etigny, ou ! les clients, touristes comme locaux ! sont reçus à coups de lance-pierres. Revenons à mes ami.e.s. Clôturer par une accalmie dans leurs aventures dans ce sous-terrain infame ? je ne pourrais m’y résoudre, je continu envers et contre tous ces éléments contradictoires.

       Excellentes lectures ! bonnes randos sur les chemins de nos Pyrénées centrales . Bien sûr !! qu’on ne pourrait pas plaire à tout le monde, et ! qu’il m’en serait trop facile de vivre d’amour et d’eau fraiche, de part et ! dans ce bouquin fait de bric et de broc par un chercheur de solutions alternatives ? . Mais !en contrepartie, j'en accepterais toutes vos remarques gentilles, peut-être même ! acerbes !! sinon volubiles ? ce qui déclencheras chez-moi une hilarité sans communes mesures . Je ne vous en voudrais certainement pas, bonnes lectures et surtout ! n’en faites surtout-pas pas des cauchemards, je m’en voudrais terriblement .

Jean Decier.............

Chapitre.01.

Fin d’un Monde, début d’un nouveau cycle ? à vous de choisir!.

.01.Mise en bouche pour une bonne compréhension intellectuelle.

              Nous sommes en l'an deux mille cent soixante-dix-neuf, excuser du peu ! comme les années passent ,le 08 avril plus précisément, non ! plutôt en mai, ou ! peut-être en juillet ? enfin je ne sais plus quoi penser ,de cet absurde calendrier nouveau ,composé de journées à rallonge , sous une pluie continuelle. Nous en sommes définitivement égarés de se savoir déconnectés de tout ,tellement ce bus de modernité vous frappe dans votre subconscient . Mais ! à l’aube d’un grand boulersement intergalactique prévu par votre Archimède de service, il est grand temps de-vous conter ce qui se passe ou ! se passera réellement dans votre avenir proche, quitte à bouleverser les codes de ces inventeurs d’impossibles solutions sauf ! à vous bourrer votre crane de new incorrectes, sinon ! indigestes. Ne lisez pas forcément les lignes mais !uniquement entre! Quelque chose d’insoupçonnable se cache ici .A vous de le découvrir en parcourant ce premier chapitre.

.02.Comment ! pourquoi ? en sommes-nous arrivés là ?.

          L'homme pratique ! pratiquement anéanti par ce virus interstellaire planétaire, et ce ! depuis pas mal de temps, survivait ici et là, souvent sur des ilots restés !par chance ou ! par malheur !à sec, sortes d’archipels composés d’atolls affichant complets. Abandonnés à leurs tristes sorts ,sur ces parcelles de vies éphémères qui se recomposaient au fil des tempêtes ; ces rustres vagabonds survivants, cultivaient des potagers magnifiques et! restaient à regarder la paysage changer jour après jours. Ces lieux se dotant d’une population inculte de ne pas se savoir inutile étaient excessivement rares .

         Certains autres survivaient avantageusement dans des tours métalliques réquisitionnées après la sixième guerre mondiale, celle des fameuses lettres X contre Y en attendant la terrible Z cotre tous.Les monstrueuses citadelles préservées de la rouille dans ces étages préservés, sentaient bon le luxe et la luxure d’une meute d’Avatars assistés de robots assermentés,ultra perfectionnés ,capables de produire le genre humain . Certains esclaves arriveront à se libérer du joug ,fileront chercher l’aumône en travers des océans. Par endroits ,certainement tenus secrets ,abondaient des alliens en plein propriétée prospérant en toute impunité, rançonnant les voyageurs passant entre leurs griffes .D’autres encore !voyageaient comme nos deux personnages Pénélope et son frère, soit ! en nageant ou ! naviguant sur de frêles esquifs ou par chance !sur de fantastiques goélettes comme mes deux personnages. Ils étaient les derniers véritables humanoïdes à être restés entiers ,résisteront à toutes les turpitudes actuelles . Tous les autres mortels faméliques ,hormis ceux des trois tours , déclinant , mourraient de faim et de soif, souvent dans des lieux installés sous la mer, réduits à l’état de squelettes.

            Le continent Européen actuel n’existait pratiquement plus, hormis les montagnes du sud et de l’est ,celles dépassant les deux mille mètres de hauteur .Le continent recouvert d’une chappe d’eau salée , par endroits bouillante, seuls ressortaient l’Aneto, Mont blanc et le Matterhorn en Suisse, ainsi qu’une ribambelle de pics pointus ,devenus méchants au fil des inondations. Tout le reste ne fut que des aiguilles transperçant la masse liquide qui en fait ! servaient de bites d’amarrage pour voyageurs fortunés. l’Asie récoltaient encore le riz ,café et ce fameux thé sur les sommets et pentes de l’Himalaya devenue terre promise inaccessible pour 99 pour cent de la population encore de ce monde abandonné .Jeannette (première femme en solo à cumuler 18 pics à plus de 7000 en une année ) , parti depuis longtemps escalader ces pentes qu’elle connaissait comme sa poche, aux dernières nouvelles ! campait sur les pentes du Nangat Parba seul véritable sommet encore accessible au Pakistan. Au temps de sa jeunesse à courir les cimes inviolées, elle en avait gardé une tranche de vie incroyable de naïveté et !jamais n’aurait cru revenir y finir ses vieux jours comme artiste peintre connu seulement des rapaces . A part ces très hautes crêtes dévouées aux escaladeurs chevronnés , tout n’était qu’étendues d’eau impropre à la consommation humaine, nous nous servions de papiers buvards pour la filtrer pour ! ensuite la boire en toute confiance .

.03.Les monstres de retour.

         Coté animalerie ? restaient les grands oiseaux migrateurs, genres condors des Andes et bien-sûr les albatros conçus pour voler éternellement, les piafs de jardins disparus ne restaient que les chants lugubres de rapaces avides de vous décortiquer l’écuelle . La poissonnerie multiple, sortes de gros serpents filant au raz des flots ,sous la surface ,emportant tous les déchets de plastique du siècle d’avant avait conquis la majeure partie des océans et seront devenus majoritaires dans deux mille ans , si !les hommes ne revenaient pas à la pèche intensive . Il ne faisait pas bon rencontrer un de ces affreux jojos à point noire, la chaire d’homme ! délicat met pour leurs dents acérées , se trouvait être leur plat préféré avant de sombrer dans les abysses emportant toutes les familles abandonnées sur un ilot précaire. D'énormes monstres sanguinaires ressurgirent de la préhistoire, colonisèrent ce qui restait de terres cultivables en fait ! très peu, eux-mêmes n’y survivront pas, sauf ! à apprendre à nager la brasse .

         Les rares terriens, devenus amphibies luttèrent contres ces bêtes, dragons, hydres, toutes ces vilaines bestioles pullulaient partout, croquant de ce qui restait de chair, de viande, de cartilage, de conserves et de vieux pains rassis .Ils attaquèrent les grandes surfaces immergées , se cacheront pendant des dizaines d’années au milieu de nos bétises manufacturières se délectant d’emballages plastiques ,ce qui en fera leur tombeaux . Une guerre sans merci opposait les hommes aidés de leurs compagnes et ces robots intelligents à quatre pattes , contre ces bestioles hideuses à la peau recouverte d’ écailles épaisses .La cause semblait perdue d’avance, les monstres croquaient tout ce qui bougeait, ne faisait aucun quartier . Mes amis ! Pénélope et son frère , en furent des témoins oculaires , se battirent contre eux ,gagnèrent souvent pour finalement les avaler tous crus. Certains humains urent moins de chance , tombaient malades, en mourraient, les autres ! plus chanceux du point de vue rectal ! récupéraient la peau et ses écailles pour en faire des sacs et besaces provisoires à mettre sur le dos .Ils devinrent de rustres trafiquants de peaux et de couvertures ,mais ! finirent par disparaitre à leur tour.

.04.L’habitat nouveau .

        Ces parcimonieuses et dernières surfaces encore habitables , entourées de coraux blanchis à la chaux vive , par cette chaleur insupportable, frisant les 45/50 degrés sous abris sous roche, se trouvaient barricadées d’obstacles géants coulées de béton ferraillé de chez Lafargette .Ces repaires , refusaient tout personnage non-grata et, surtout, pas de souche. De véritables tribus c’étant constituées, certaines, armées de puissantes défenses de feu, se défendaient avec l'énergie du désespoir contre des agresseurs avides de confisquer leurs ultimes réserves alimentaires. Ces dernières populaces, genres gens du voyage actuel, voguaient au gré des courants, ramassant les restes ,de cotes en côtes, d’iles en iles, ratiboisant tout ce qui vivait tranquillement comme avant .D'autres tribus , clans d'une sauvagerie extrême , les attaquaient sans relâche, ne faisaient aucun prisonnier, à part les jeunes filles vierges pas trop farouches qui faisaient les gorges chaudes au Trois Tours .Celles-ci seront embrigadées d’office ,emballées de papier collant imperméables pour les cacher définitivement au centre de la terre du coté de Verne.

      Cet endroit repéré depuis longue date dans des livres obsolètes du 19 siècle , sera la destination finale de nos héros : Pénélope et Jean ,mais bien avant ! auront à se méfier de ces avatarset de leurs lubies  . En fait ! pour clôturer ce résumé d’une situation précaire dans ce monde à la dérive, la planète se trouvait divisée en milliers de groupuscules composés de véritables sans-parchemins devenus au fil du temps de parfaits sauvages et sauvageonnes mangeant sur leurs pilotis flottant. Ces pauvres diables non armés survivaient, mais ! se multipliaient .Capables de dévaster le si peu de contrées restées riches, dont nos archipels encore préservés ils seront les précurseurs d’une résurrection future, leurs jeunes firent la niques à leurs ainés pour déménager en commandos d’investigation sur d’autres atolls plus conséquents. Ce furent ! en fin de compte ! des résidus de ces pays non conformes aux chartres de la défunte ONU.

       Les guerres intestines continuaient sans relâche, avec l’énergie du désespoir, année après année,siècles après siècles, les invasions de barbus barbares continuaient de semer la pagaille donnant ! à coups de sabres ! partout où ils passaient , la désolation, la terre brulée quand !il n’en restait que des miettes .Plus de terre arabes que des steppes recouvertes d’eau salée .La messe fut dite, sauf ! que dans l’homme resterait un espoir que vous allez découvrir au fil des pages. Je ne vous en donnerais pas le Thé-End , ce serait trop facile..............

. 05.Un léger relent d’histoire.

     Mais ! revenons au début de cette épouvantable catastrophe . Après le bouleversement viral, arrivait un beau jour de juillet, pendant la fameuse course contre la montre au sommet de la Gineste ce déluge monumental annoncé, depuis des lustres par les bienpensants écologistes ayant pignon sur rue . Nicolas et sa clique barbue surnagera dans ces habitations luxueuses construites certainement sans aucune autorisation, sur la côte d'Emeraude(France.35). Cette dernière avait disparue sous les eaux de l'océan plongeant toute une confrérie de Bretonnants dans les tréfonds de ce département outragé, restera ! un certain temps la statue de Saint Michel l’archange, flottant dans cette baie de sables mouvants s’accoquinant avec celle des trépassés aux confins de Breizh. De ces plages magnifiques au sable d’une finesse étonnante, ne restaient que des rochers de granit, glissant inexorablement vers les fonds sous-marins. Ne subsistait de par le monde, que quelques ilots de vie, remplis parfois ! de fraternité, pour vivre heureux, vivons cachés, ces ilotiers l’avaient bien compris.

       De ces villes englouties, il n’en restait que les vestiges de la surconsommation, débridée à l'extrême, qui, avait fini par disparaitre des cabas de clients noyés sous des quantités astronomique d’eau de pluie. La jeunesse, éprise de technologies modernes fut emportée à son tour, par la vague monstrueuse venant de l’ouest. Ces gamins en désinformation continue , en payaient leurs bétises de ne savoir rien faire, sinon de se brancher sans arrêt sur ces réseaux sociaux ahurissant de bestialité. Une pollution gigantesque avait surgie de nulle part , asphyxiant , noyant la faune restante. Ce fut pathétique de voir tous ces cadavres à la surface de ces eaux troubles.

.06.Les survivants de la glace dans un scénario impossible à notre époque.

          Un riche mécène en objets de désirs suprêmes, offrait en l’an 2022, pour la modique somme de huit cent trente cinq millions de dollars Canadiens, par tète de pipe !la possibilité de s’arrêter de vivre le réel sur terre.Le projet ! fut celui d'ètre enfermé dans un sarcophage de glace et d'en ressusciter plus de 150 années plus tard. La combinaison de ces deux facteurs :la vie éternelle et le soucis de s'en sortir ! quoique  légèrement  irresponsable ,louchait vers ces ultra-riches , les véritables possédants d’une planète en guerre de religions pharmaceutiques .Et bien ! détrompez-vous ;de minables organisation mafieuses allaient rentrer dans l’organisation d’un voyage impossible à comprendre. Augmenté de frais divers, la déjà coquette somme se montait à plus de quatre milliard de dollars chacun, à régler trois mois avant le départ qui resterait inconnu sinon! le lieu dans une région Européenne  encore insoupconnée . Quatre cent mille deux cents personnages furent sélectionnées, dont une bonne centaines de milliers  de parias .Capables de s‘acquitter ce voyage incertain dans les ténèbres , tous n’y survivront pas, trop âgés ou ! trop jeunes, trop benêts, certains cœurs de pierre ne pourront pas s’adapter à cette expérience hors du commun. Mais ils en avaient réglé ce cout exorbitant les ruinant une bonne fois pour toute, peu-importe ! ils partaient pour ne plus revenir.

       Un soi-disant concours ,lancé à grand renfort de réclames de chez coke en stock ,offrait pour un Euro symbolique, plus les frais , pour deux personnes saines d’esprit, de chaque continent : Européens, Asiatiques, Américains ,Australiens, de souches sures et vérifiables à l’entrée du sarcophage . A chaque lot ,sera attribué deux places pour une femme et un homme par la possibilité d’y participer en jouant à la tombola participative organisé par Bezos, de son prénom :Jeff la combine .En fait ! ce type allait partir lui aussi ; mais à bord d’un astronef payé par ces voyageurs du temps qui n’arriverons pas en même temps,sa destination sera Triton, une planète lointaine encore inconnue de tous mais! qui deviendras rapidement la cellule de reclassement pour indigènes . Devinez qui gagnèrent ? en Europe ? Pénélope et Jean son demi-frère .Un siècle et demi plus tard, l'hermétique couvercle du bloc de glace allait s’ouvrir,à quelques minutes d'intervalle Pénélope d'abord puis Jean deux minutes précieuses après. Une sacrée légende commençait,allait renverser les incertitudes d'un challenge ouvert en juillet 2022 au sommet du col de la Gineste,aux environs de Marseilles.

.07.Nos deux compères à l’épreuve.

       Surgirent ! 150 années plus loin ! un couple de personnages qui allaient devenir mes protégés de la dernière chance de s’en sortir. Pénélope , son demi-frère Jean ,sans terre ni attaches, voyageraient au gré des courants porteurs, s’en fut leur devise aléatoire au départ . Issus d’une expérience extraordinaire, unique en son genre, dans ce vingt et une eime siècle, qui fut le vôtre ,ils sortirent pratiquement à la même époque que les possédants qui devraient repartir de zéro, comme eux !.

      Les autres ,vainqueurs de cette tombola auront des fortunes diverses, les deux Asiatiques ne survécurent pas, leurs puces hydrauliques ne feront point le poids face au reste du monde. Sur les plus de quatre cent milles afficionados ayant payé le trajet  , 38000 restèrent en vie pendant plus d’un an, et ! il ne restera qu’à peine 12500 personnes , que des femmes en vie. Dix mafiosos se débrouilleront pour capturer des cargos à la retraite, et à partir de là nous n’aurons plus aucune nouvelles.

         Elle ! sorte de Lolita des sables, va vers ses cent soixante-deux printemps, lui, quoique faisant plus vieux , en fait ! ne fera que de six années son benjamin à essuyer continuellement les plâtres de cette femme dévoyée à l’extrême .Ils ne découvriront ce secret que beaucoup plus tard. Ainsi va le hasard !.........Leurs morphologies sont restées identiques que lors de leurs introductions dans le sarcophage de glace .Rien ne manque ,peut-être une boussole en plus ? nous verrons à l’occasion. En voici, voilà ! le commencement de leur histoire.

         Dans un futur chapitre , je détaillerai avec  application cet ancien assemblage familial devenu la référence dans un capharnaüm étonnant. Ah zut !! j’oubliais, ils seront accompagnés par des nains nommés grelots en souvenir des cloches de Notre Dame abattue par le drame d’un terrible incendie dû à des recharges électriques défaillantes. Troublions farfadets, capables de leur sauver la mise en de multiples occasions, ils ne failliront jamais dans leurs taches à les secourir contre vents et marées. Dou venaient t‘ils ? je ne saurais vous l’expliquer, certainement sortis d’une usine à robots quelconques , ils avaient attendu bien sagement auprès des cercueils pendant presques 150 années. Dans leurs mémoires se trouvait ! embarqué le temps passé ...à dormir......La sœur et le frère ,n’avaient qu’à se servir dans les méandres d’un disque SSD de nombreuses tonnes de terra octets, pour commencer leur voyage vers un imprévisible secret que je vais vous laisser découvrir au fil des pages..

Chapitre.02. Un océan de chagrin.

 .01.Tempète...........Après la fin, le début d’une époque .

          Nous fumes, ma sœur et moi-même , enfin sortis de ce dangereux champ de patates douces, littéralement noyés sous de démentielles trombes d'eau insolites, il pleuvait ! non pas des cordes mais de véritables bouchons accompagnés d’extraordinaires tornades .Ces particuliers moments cataclysmiques nous faisaient trembler littéralement sur nos appuis, risquaient à tous moments de nous emporter vers le large, pas le temps d’en regarder le spectacle, il fallait fuir. Il me fallait tirer comme un seul homme , chacun son fardeau composé d’un sac de voyage et de cet indispensable sac à dos. Au bout de cette corde de plus de deux cents mètres, que j’avais gardé lors de mes anciennes ascensions, se trouvait attachée Pénélope, en perdition , je m’attendais d’un moment à l’autre de ne plus tirer cette masse légère, j’étais inquiet. Pour corser le programme ! je fus pris d'une violente quinte de toux, je pensais ? quelle fusse consécutive au virus ambiant, variant b++ désormais ! devenu le principal vecteur de mortalités, il n’en était rien , seulement un chat dans la gorge qui ! me rappelait que j’étais fragile des bronches. Aucun remède dans nos sacoches, peut-être cette infusion récoltée dans le champ voisin ? ou ce colibri de fermier nous avait chassé à coups de fourches caudines.

          Un de ces variants postérieurs à cette ‘covids 247 alpha B- ’ plus d’un siècle et demi après le début ! qui avait fait tant de ravages, continuait de tuer sans aucune pitié, sans faire de différence entre nous, les faibles comme les forts partaient en moins de huit heures, pas une minute de plus, finissaient dans le ventre du reptile nettoyeur en service . Le microbe terriblement efficace, méthodique, réglé comme une pendule, attaquait ou cela lui faisait plaisir sans aucune distinction de race ou de couleur de peau, il avait ! tout de même, un faible pour les possédants. Ces milliardaires, c’étaient vu délogés de leur pieds d’estalle, rompirent les amarres de leurs yachts fabuleux, appareillaient vers l’imprévu qui ! les attendait en plein mer . Enfin, à égalité parfaite avec nous les pauvres d’esprit, ces derniers allaient recevoir également le verdict implacable de cruauté, ils seraient exterminés en premiers, ce fut le seul espoir pour nous : pouvoir récupérer leurs richesses, leur confisquer leurs vies de patachon, enfin ; nous le pensions , mais cela ne serait pas si simple que cela . La technique de la terre brulée fonctionnait, ils coulèrent leurs biens et se noyèrent de chagrin avec ,nous laissant qu’une immonde pollution d’hydrocarbures .

        Nous étions, finalement, tous ! dans une même galère, les bateaux nous manquaient pour rechercher de nouvelles terres pas encore immergées, certains confectionnaient des radeaux ,médusés par la force tranquille des vents, parcouraient le monde librement péchant les poissons volants au-dessus de leurs têtes brulées . Je prenais une avance considérable sur Pénélope, elle en avait détaché le filin, ne supportant plus cette harnachement lourd et peu malléable pour un néophyte en escalade .Comme d'habitude ! toujours derrière, à des lustres de mes Mandel (chaussures) en cuir véritable, elle soufflait, souffrait de plus en plus, se demandait ou j’allais chercher cette énergie supplémentaire lui faisant tant défaut . Des flaques d'eau gigantesques nous séparaient, presques des lacs s’interposaient entre les deux personnages, rescapés ? mais pas encore sortis de cette auberge qu’était devenue la Gaule de nos ancêtres. Dans ce déluge, les grelots, (il s’agissait de petits robots de très petites taille ressemblant à de petits caniches obéissants, tout en métal composé de terres rares, remplis de micro-processeurs à la mode Chinoise), nous accompagnaient, ces derniers bien vivants, attachés à la corde en nylon s'en donnaient à cœur joie ,pataugeant dans cette mare gigantesque .

.02.Cauchemard en mer. Pénélope à la dérive.

       Nos grelots ,petits monstres issus de la nouvelle société qualitative en procédés métallurgiques, ressemblaient traits pour traits, à des petits enfants miniatures, des pas finis aussi, car, livrés d’origine sans tètes, faisaient peur à la frangine . Ils nous accompagnaient partout, nous guidais, cherchaient de la nourriture, pansaient nos plaies, nous racontaient des histoires enregistrées depuis nos ayeux . En ce moment idiopathique, unique, ma sœur sans relâche ! en train de se débattre contre les éléments déchainés, commençait à voir rouge l’inégalité des chances que nous n’avions plus entre nous deux. Je l’apercevais, de temps en temps, empêtrée dans les affres d’une tempête monstrueuse qui s’abattait sur nous. Le déchainement de cette trombe formée ,composée de pluie et de vent tempétueux, l’arrachait du sol, lui tambourinait son visage et son crane de gros grêlons, son corps !pratiquement dénudé, presque insultant de vantardise tellement ce morceaux fusse de choix que : regardant mes attributs en pleine forme, je me prenais à rêver de n’être ! pour une fois ? pas son frère. Sa poitrine devenue ferme par l’avalanche d’eau rebondissait par-dessus les balaines, ses jambes avantageusement arquées ,contrebalançaient ce corps famélique .À tous moments elle risquait de partir au fil de l’eau, pompait encore et encore, se rapprochait laborieusement avec les pires difficultés d’une femme en perdition. Avec les pires obstacles se mettant en son travers ,elle se mis à ramper dans cette abominable boue collante, gluante, son corps, naguère rutilant, ressemblait à un tas d'immondices hideux, j’en avais presque pitié, me demandait bien ce que j’allais en faire si ! elle continuait comme ça. Ses yeux vitreux, hagards, mauvais fixaient l'endroit où je m’étais assis. En train de la regarder souffrir les pires maux, je soupesais le pour et le contre d’aller la chercher, de lui enfiler le chandail que j’avais dans mon sac je faisais durer le plaisir , son regard larmoyant de larmes , me suppliant de venir la secourir, je ne bougerais pas d’un pouce . Elle maugréait certainement à mon encontre, moi, imperturbable j'avançais de nouveau vers ce petit mamelon de terre , le sourire entre les dents, avec une force décuplée je lui balançais allez, tu y est presque. Pénélope. Encore un effort................... .

            Marche ou crève ! c'était la devise de beaucoup de monde dans ces temps extraordinaires. Les gentils grelots ,finalement , en bon samaritains dévoués à la cause juste ,l'attendirent sans omettre de lui tirer , de toutes leurs forces ses cheveux longs ressemblant à de la filasse, lui arrachant un cri d’horreur .Ils la faisait ramper de plus belle dans cette ignominie de vomi, son cache poitrine ne tenait pratiquement plus ! que par un fil de nylon qu’il me faudrait suturer une nouvelle fois . Son parapluie aux couleurs de l’UK venant du rayon accessoires des Galeries Lafayottes avait rendu les baleines inopérantes depuis longtemps, ne servait à rien sinon ! qu’à l’encombrer . Mais ! comme une femme précieuse , le conservait en souvenir d’un vestige de la beauté visuelle. Son sac atterrissait à mes pieds, débordant de bijoux , de colliers , je le ramassais promptement ,le mettais sur mes épaules, il pesait un tonne, mais à quoi pourrait servir cet amoncellement de cailloux brillants ?sinon à payer un quelconque bienfaiteur. Ses cheveux de crin , devenus filasse étaient méconnaissables, son visage posé sur sa caboche élimée, creusé de sillons dus à l'averse orageuse venue de ce ciel en furie , en faisait une véritable enluminée . Ses tifs en multiples batailles, son visage neutre , restaient, néanmoins de toute beauté, cette femme issue de l’ex-bourgeoisie parisienne avait gardé formes et sculptures parfaites, même en temps de crise majeure, elle savait conserver la beauté suprême d’une Aphrodite superbe. Je la caressais de mon regard à travers ces éléments déchainés, je reconnaissais en cette sœur , cette formidable gamine restée en plein forme.. De marbre devant ce corps nu, je repartais de l'avant, insensible à toute provocation verbale de cette sœur.

- Pénée !!! tes grelots ! les aurait tu perdus en route ?. Ils nous sont utiles ? tu le sais ? ...

-Mais non mon frère !! ils arrivent, ils nous ont dégoté une charogne pour ce midi, le huit et le neuf sont à la traine mais vont nous rattraper dans la montée. Sinon ! tu peux remballer la corde, je n’en ai plus besoin maintenant.

-Tiens ! prends ce chandail ; il est sec et presque chaud .......il ne faudrait pas que tu prennes froid ma sœur !!

      De sa part ! cela m’aurait bien étonné que cette femme d’action lâche ces bambins en cire d’abeille reconstituée , combien de fois nous aurons t‘ils sauvé la mise ?.pas plus tard qu’hier matin ,cette sauterelle géante sortie du placard dans la maisonnette c’était attaqué à ma grande sœur... ! elle ne devras son salut qu’à ce grelot numéro sept qui ! sur ordre de son capitaine s’empressa de la dégager, sombre présage d’un sept à l’envers ? non ! la routine tout simplement .Le seul risque serait de bien recharger leurs batteries portatives ,à l’abri des serpents géants , chacun son tour , les nuits de pleine lune, sera la seule information inscrite sur leurs pattes arrières . Leur concepteur en avait oublié de régler le commutateur intérieur sur mode jour. Un comble pour un ingénieur du siècle des lumières toujours pas éteintes.

           Ils arrivèrent , de concert, à bride abattue, gesticulant comme des insensés, dans leurs besaces ! des restes de barbaques pas très engageantes qui sentaient vraiment fort la déjection animale . De quoi manger ce midi , un peu, pas beaucoup, pour l’occasion j’ouvrirais la dernière boite Buitoni, récupérée dans la métairie ,elle me semblait correcte, pas trop rouillée ,heureusement ! non ouverte , recouverte d’une épaisse poussière, je n’osais à peine en regarder sa date de fabrication . Un reste de salade assaisonnée avec de l’huile de perle complèterait le repas , ensuite ! une pèche mel batte , pas le fruit usuel que vous pourriez manger l’été ? non , plutôt une sorte de condiment magistralement sucré de pas plus d’un centimètre et demi de diamètre, qui ! trainait dans nos poches .En cas d’étourderie comme d’oublier son sac sur le dernier ilot par ma sotte de frangine ,ces fruits de la dernière chance suffisaient à nous requinquer . La date limite de cette boite de conserve , de conservation indiquée serait ! au bas mot ! au maximum, dépassée de plus de cent vingt ans m’avait ! sur le coup, franchement interpellé. Comment ! une boite toute rouillée contenant du confit de canard pourrait traverser les âges et, être encore potable à regarder ? et ! surtout comestible ? . Mais à la guerre comme à la guerre, dans les tranchées d’Uck , nos poilus du Donbass extérieur n’avait certainement pas mangé pire. Je ne vous cacherais qu’une terrible diarrhée allait s’emparer de nos ventres , et durer le temps que tous ces saloperies disparaissent .

       Toujours est-’il que nos réserves de patates douces s’amenuisaient fortement, avec Pénélope, nous rétrécissions à vue d’œil, sa jupe culotte ne fusse qu’une tranche d’amidon transparent laissait entrevoir des os efflanqués sur le bord de ses cuisses ,et ! deviner ses parties intimes laissées à l‘abandon , pour moi ! mon pantalon flottait comme un drapeau bourlingué par le vent .

.03.La cabane perdue.

     Avec grande prudence, nous approchions de la grange abandonnée, j’avais ! de nouveau à cause d’un arrêt intestinal obligatoire de sa part, repris presque ! disons ! un peu plus d’un kilomètre d’avance sur Pénélope, ma sœur cadette, enfin ! Plutôt demi-sœur par une alliance trompeuse, j’y reviendrais un peu plus tard. Les grelots, eux, de leur côté allaient reconstituer notre garde-manger pour ce soir . Le niveau de l’eau n’arrivait pas encore au bord de l’embrasure , cependant, dans à peine trois petites heures, la chaumine serait envahie ,complètement submergée par une quantité impressionnante de liquide dû à la marée montante, sorte d'équinoxe des temps modernes, coordonné par cette sapristi de Lune rousse, toujours présente sur tous les calendriers depuis la nuit des temps.

      Pas de bois, mème pas de brindilles, rien pour nous réchauffer, de toute façon la boite d’allumettes étant complètement mouillée, je la jetais de déception , de rage, dans l’âtre désaffecté, squatté par de nombreux rats taupes au museau agressif ,ces bestioles de formes disproportionnés allaient me hanter l’esprit pendant des semaines entières .Je ressortais, scrutais la plaine, de temps à autre, des formes sombres, diffuses, apparaissent au loin, dans la brume, ma grande sœur tardait à arriver. Inquiet ? assurément ,légèrement ! je l’étais. Elle existait, comme une apparition, maintenant devant moi, en véritable poularde détrempée, dégoulinante de toute cette flotte devenant au fil des jours, acide, creusant de minuscules microsillons encore invisibles sur sa peau lisse. Sans prévenir , débarquait enfin, s’ébrouait. J’essuyais du mieux que je pouvais son fabuleux corps de rêve, m'émoustillant les sens à force de la voir s’éternuer comme une chienne mouillée et baptisée. Nous étions enfin réunis.

- Mais !! qu’a tu fais à tes cheveux ? ma chérie .

- Quoi mes cheveux ? qu’on t'ils encore ceux-là ?

        Cette improbable tignasse, ancienne chevelure photographiée dans Marie -Claire, revue élastique pour femmes au demeurant stériles , était devenue une masse ressemblant plutôt à de la gélatine gluante, envahie par des centaines de bestioles répugnantes. Ces minuscules bestioles s’attaquaient désormais carrément ! à la racine, allaient transformer cette chevelure en parfait dépotoir, bon pour la mettre en salade aux pieds des arbres au début de l’hiver .

-Je te proposes, Pénélope, de les couper, et ce ! très rapidement, il s’en va de la survie des rhizomes !

Son visage dans la glace s'en trouvait déformé, amaigri, mais sa chevelure était intacte incroyable .Elle ! douloureuse de sa défaite subie se regardait dans ce miroir à deux branches

- Coupe-les moi Jean !! , et vite !!je n’en peux plus de les voir en buissons !! .

Un mot de l’auteur........(Amis lecteurs !) Pendant que je vais m’activer à couper ces brins de crins devenus ficelles, je vais vous relater la véritable histoire de cette famille décomposée, sorte de jardin secret dans mon cerveau à tiroirs, il ne demande qu’à sortir, à s'étaler au grand-jour. Sachez ! quand-même que ! ces cent cinquante années d’hibernation, n’on pas du tout altéré notre mémoire, elle refait surface intégralement ,instantanément , comme ces chapitres se déroulant avec justesse et précision.

04.Histoire de famille .

         Pénélope au grand jour. Pénélope, ma grande sœur est apparue sur terre il y a à peu près cent soixante -deux années, issue d’une rencontre tout à fait fortuite de maman avec un plombier Polonais en contrat indéterminé sur les ex-chantiers de Saint-Nazaire. Ce type était venu de sa Pologne natale, comme soudeur et assembleurs de quilles métalliques. Ensuite ! pour fabriquer et assembler tous ces paquebots conçus pour touristes aveugles de la santé écologique, mais en explorateurs avides de découvrir ce monde qui allait devenir ce que vous êtes en train de lire maintenant. J’en sais peu sur cette rencontre virtuelle, néanmoins sexuelle, dans la fameuse ruelle de Nantes goutée par les touristes Chinois ,Japonais compris, mais ! ce que je sais, c’est que maman se retrouvera en cloque, très peu de temps après cette déplorable idylle d’un soir, sorte de revanche envers nos hommes normaux. Pour conclure cette malheureuse rencontre dans la ruelle malfamée , allongée sur le zing d’un limonadier qui attendait de fermer son échoppe, c’est que ! Pénélope arrivera avec quatre mois d’avance sur ce calendrier obligatoire pour les femmes enceintes. Maman avait-’elle arrosé un peu trop ce scabreux épisode ? ou remisé au placard médicamenteux son stérilet habituel ? Mise dans le formol quatre bonne journées, nuits comprises, il avait fallu nettoyer entièrement ce corps d’un nourrisson ressemblant plus du tout au plombier polonais, mais plutôt à une succursale d’enfants bridés. Mon père, malheureux en amour n’effectuera aucune recherche sur ce reproducteur indélicat, il acceptera de bon cœur ce cadeau venu du ciel. Il avait toujours rêvé d’avoir une fille.............

          Cette femme(maman), d’un âge plusques mur, mais ! néanmoins jeune, collectionnait ses truculents amants mâles ou femelles reconstituées, célibataires, veufs ou en rupture conjugale. Elle aimait ,adorait se faire sauter par cette ribambelle de travailleurs payés pour construire une richesse, que les Français de souche ne profiteront jamais, sauf à applaudir le jour de cette bouteille de champagne balancée sur la coque terminée, de ce monstre des mers frôlant le kilomètre de longueur . Je n’irais pas jusqu’à dire quelle facturait au prix fort, son cul de mijaurée ! mais, vue la situation financière de son compte en banque, je pourrais le penser. Ne craignons pas les mots, le terme de putain ou de femme facile sera plus approprié pour ce racolage dans les bars et zings avoisinants le chantier de toutes les couleurs de peau. Quand je regarde sur une photo jaunie, ma sœur, fardée à outrance en mode bikini, composé d’un slip en ficelle et du soutien-gorge qui ne retient rien du tout, elle a ce gout fortement satanique, décorée et amplifiée de morceaux de métal complètement rouillés, en temps normal évidemment. Elle ressemble à sa mère traits pour traits, prête à s'élancer dans la nomenclature ordurière de cette belle jeunesse débridée au coke. Cela ne m’étonnerait absolument pas, que maman se produisit sur la voie publique en véritable provocatrice en mœurs dévergondés, affichant le cout des cibiches en cannabis fortement réévalué à la hausse, afin de faire monter la pression sur ces ouvriers fatigués. Combien de males ont déversé leur luxure sur et dans son corps ravagé par tant de coucheries à dix balles ? Je n’ai et elle n’a absolument pas comptabilisé ce nombre, certainement mirobolant.

       Je ne saurais jamais le nombre exact de ses faiblesses, mais ce que je sais, surtout ! c'est qu'elle le faisait pour nous, par un amour démesuré pour ses enfants chéris, adorables chérubins arrivés non pas, par hasard mais d'un amour passionné pour les autres. Ma cadette ne le saura jamais, moi seul avait découvert le pot aux roses, un jour de décembre chez ce notaire véreux, avide de nous vendre des timbres fiscaux en pagaille sur ce formulaire compliqué pour un héritage minable, Pénélope ! elle ! s’étonnait de parler couramment le Polonais ? moi ! je savais, connaissait la vérité, mais pas son père . Pour ce qui est de son frangin (votre serviteur), tout le monde connait l’histoire, épouvantable ! fut le terme le plus approprié possible racontée dans le journal Ouest -France ,édition de Redon un certain sept juillet 56. En voici les faits relatés dans les archives de la police des chemins de fer français, je passerais sur certains détails morbides, n’accablons pas cette femme seule dans ce monde de dépravés, sans aucun repère ni mari fortuné, pour lui acheter des sous-vêtements en tergal, à la Samaritaine .

       Ce qu’il faut retenir ? dans la tempête des années quatre-vingt, ces années seront des plus difficiles, montée du chômage, pertes de jalons pour énormément de citoyens lestés de cornes, laissés sur le bord de routes vicinales, beaucoup se retrouveront dans des banlieues minables, livrés à eux mème, hors circuit, loin de tout enseignement obligatoire, qu’elle soit sentimentale ou artistique, une éducation magistrale manquait à tous les étages de la société dite de consommation. La fabrique à monstres économiques, allait démarrer dans ce qu'on appelle les trente glorieuses, pas tant que cela ! Vous pouvez me croire.

.05.Un viol horrible ........

        Le frangin en fabrication artisanale . Il y a de cela pas tout à fait trente ans, maman revenait du marché aux fleurs, fleuriste à mi-temps, vivait des journées entières dans les pétales de roses , effeuillait les marguerites en souvenir d’un être aimé dans sa rude jeunesse. Sa patronne ! rustre femme de légionnaire, en prendra ombrage, la perte de revenus dus à ces attitudes contraires , en faisait une souffre douleurs en permanence. Maman payait les pertes occasionnées , sans broncher, au bout du compte ! n’allait pas gagner des mille et des cent. Prenant le train de banlieue régulièrement et ! sans payer ! matin midi et soir, sans jamais oblitérer le moindre titre de transport ,elle allait trouver une place assise ,miraculeusement laissée libre .Pour la petite histoire !elle en avait certainement conclu, que, n’ayant pas de siège ou banquette pour s’assoir, elle bénéficierait de la gratuité totale prévue pour indigents notoires. Elle c’était donc déplacée quand le préposé c’était présenté en bout du wagon. Installée en catastrophe dans les toilettes de l’omnibus , sorte de petit réduit pour évacuer la saleté résiduelle de nos intestins, enfin ! vous voyez ce que je veux dire ?elle pensera échapper à la sentence financière ou ! du moins ! verbale .Pas mal de gens le faisait, pourquoi pas elle ? de toute les façons ne restant plus que sept minutes de trajet, le contrôleur n’aurait jamais le temps et les moyens de verbaliser tout ce monde à l’agonie financièrement .Mais !c’était sans compter sur le réfléchi d’un homme assermenté. En gare de Vanves, le chef de ce train de malheur , personnage influant dans la sphère syndicale SNCF avait décidé de vérifier tous les titres de chargement de tous les globe-trotters en provenance de Panam (Paris). Pour ce faire, le train fut parqué sur une voie de desserte ,le temps de contrôler ce joli monde d travailleurs .

 

       Maman enfermée dans les cabinets ne savait pas ce qui se tramait, assise en train de déchiffrer son horoscope habituel écrit par un gourou impulsif, dans ce Détective aux multiples pages manquantes pour cause de rupture de papiers toilettes . Quand ! ce type à la casquette plate , bien enfoncée dans son crâne d’œuf, a frappé trois petits coups secs à la porte, elle a naturellement ouvert pensant qu’un habitué voulait se soulager ses roubignolles engoncées dans un slip pas très clair ou : éventuellement se soulager dans le ventre de maman avec un petit billet au passage .Ce ne fusse pas la première fois quelle répétait ce geste, les habitués la connaissait et ! quand des fourmis arrivaient allaient frapper à la petite porte jamais clanchée . L’ ouverture légèrement entrouverte ,s’apercevant de sa bévue ! fera le geste de la repousser, impossible !! ce rustre agent en uniforme rentrera avec force, la forçant à se mettre contre la cloison et la cuvette. Ce n’était que début des hostilités .Une tornade sorte de torchon et serviette s’était invité avec force .........

     Billet SVP !! le ton est ferme, sans équivoque ni ! aucune ambiguïté, sinon ! éventuellement ? de déclancher le signal d’alarme afin de prévenir les bleus en train de siroter le pastis en gare de Vanves. Son portable restera bien sagement dans sa poche , quitte à filmer ,pour ses besoins personnels, cette occasion qui s’offrait à lui. Il ne le fera pas, attendra raisonnablement ,l’issue incertaine de cette voleuse de trajets . La voyageuse fera mine , de longues secondes ,de chercher dans son cabas rempli de fleurs fanées, certainement volées à sa patronne, genre Thénardiers exploiteurs. Lui ! ce contrôleur imperturbable , profitera d’un intempestif freinage pour se rapprocher de cette femme devenue inconsciente de se savoir libre de droits. Il se fera un malin plaisir de caresser maladroitement sa nuque ,volontairement ! sera repoussé mais..... Il faut savoir qu’à cette époque, cette dame d’à peine vingt-six ans, était d’une surprenante beauté rafraichissante à faire pâlir tous ces voyageurs journaliers en train ou plutôt faisant mine de lire le Figaro magazine. Affublée d’ un corps de rêve composé : d’une fine paire de fesses , d’une poitrine à faire pâlir les producteurs de cinéma avides de se faire toutes les starlettes se présentant au guichet de la rue des affiches cinégraphiques ,elle s’affichait dans un compartiment ,entre la bonne sœur et le magistrat , sans contrainte avec sa fille Pénélope lisant Tintin et Milou et la toison d’or .Fauchée comme les blés, elle ne vivait que de petits boulots, rapines ,également livrée aux mercenaires de la prime en billets de cinquante , non déclarables aux impôts ,dans la rue pas plus Blanche que les autres . De plus, c’était les beaux jours, se trouvant pas mal dévêtue, attisait pas mal de convoitises chez les males célibataires ou non . Les hommes de cette époque se trouvaient pourtant sages, pas comme maintenant prêts à violer tout ce qui se présente, gamines comme des jeunes vierges et puceaux d’occasion, désirant se faire un peu de fric au lieu d’aller pointer et travailler chez Peugeot.

      Ce qui devait arriver arriva, le fonctionnaire de cette fonction publique en complet désordre, certainement en mal de filles captivantes et légères comme des plumes d’oies, avait d’un geste brusque défait son ceinturon, mis son pantalon à terre, sorti la molle et sale artillerie qui ! ne servait plus qu’à arroser son champ de patates .D’après les dires de maman ,ce type était armé d’une matraque en caoutchouc ; prêt à la frapper si ! une quelconque résistance s’emparait d’elle .Malheureusement , cet outil long de presque un demi-mètre allait servir à bien autre chose d’effrayant ,la mutilant affreusement dans sa chaire .Par la suite ! papa en subira les conséquences d’un ventre désorganisé par l’ampleur du phénomène . Englobant un ventre démesuré, je ne suis pas persuadé, suivant les dires de maman quelle ai perçu l’objet de ce délit insupportable pour toute femme en liberté, se baladant dans les transports inter-citées. Ce monstre de fonctionnaire de l’activité publique, promettait et jurait de ne pas verbaliser si la femme serait consentante ?. Mettez-vous ! à sa place bon-sang !!.Que faire ? accepter ? ou subir. Après mon adolescence, alors que je courais pas mal les filles de mon âge et aussi quelques femmes mal mariées, sortes de cougars délaissées par ces maris volages ou complètement assommés par l’alcool. Les sites pornographiques à la noix de beurre avaient remplacé un libido déficient chez beaucoup d’amants.(je choisirais les meilleures de ce cru des années glorieuses, je vous le confirme). Maman allait m’avertir sur les risques ,périls majeures que je pourrais encourir à sauter tout le gratin de cette haute société Dauphinoise minable.

.06.L’Immonde ordure dans un pays de brutes.

     Ce contrôleur, dans ce petit réduit, ne se posait pas ce genre de question étique, allait lui faire subir les pires outrages qu’une femme pouvait subir dans moins d’un mètre carré habitable et ! encore en déduisant la tablette à évier .La contraignant, après ce terrible coup de frein, plaquée contre la cloison, à avaler son sexe, et, ensuite à se faire introduire dans son anus cette matraque dure et lisse .Déjà bien habituée à la bagatelle consentie ou non, maman implorera la Sainte -Marie mère de Dieu pour arrêter l’outrage monstrueux . Vu le minable objet quelle mettra un temps fou à durcir, entre tulipes et jonquilles tombées de son sac, elle ne se doutait nullement avoir reçu le minimum pour créer quelque chose d’embêtant, à savoir ! qu’elle tombera enceinte la semaine suivante . Rien n’y fera, je serais le fils de ce P... de père.

      S’en était trop, la jupe retroussée , tachée, immonde de luxures non consenties , dans une chambre d’hôtel ça passe encore, le garçon d’étage passe prendre vos habits et les nettoiera contre un gros pourliche , mais dans une cabine de toilette de ce train de banlieue ? comment s’en sortir sans dommage ? .Abandonnée des voyageurs ne voulant que se boucher les oreilles , laissée pour compte rendu à la Nation, assise sur la cuvette des WC, elle criera sa douleur, essayant de se battre contre plus fort et plus gros qu’elle, ce viol non autorisé définitivement l’a mettra à genoux, définitivement engloutie dans les affres de la solitude à essayer de durcir ce qui pouvait encore l’être . Pendant dix bonnes minutes, personne ne viendra à son secours, la laissant se faire démolir la minette en toute impunité. Le train, enfin ! sifflera trois fois ,annonçant le départ pour la prochaine gare et ! clôturant cette portion de ballast sauvage , achevant cette partie acrobatique de jambes en l’air par un geste malencontreux qui la fera chanceler définitivement sur le lino. Ecrasée de honte , elle glissera de tout son long, se tenant aux chevilles du rustre qui !pour se dégager , lui donnera une série de coups de matraques sur son dos décharné . Ce chef de train, suant de toutes ses pores, se rhabillera avec hâte, lui donnant ! au passage , de furieux coups de pieds dans sa figure ,quelques dents tomberont à terre, le sang coulera. En oubliant son carnet à souches, geste incroyable de naïveté de sa part ou urgence à se dégager ? cet oubli lui sera fatal dans la future procédure qui allait devenir son chemin de croix dans les années suivantes . Il était temps, pour lui de sauter du convoi, de prendre la correspondance pour Pigalle. Il laissera cette pauvre jeune femme complètement inerte, les miches à l’air, jambes écartées laissant le plus de fluide descendre et sortir de son ventre. En pleine ovulation, elle risquait de s’engrosser rapidement de se prendre encore plus de vingt années de souffrances à élever un marmot indésirable. Accablée par cette injustice qui ne frappe que les pauvresses de son gabarit , recouverte d’excréments, par malheur ! la chasse d’eau étant bloquée par le coup de frein ! avait renvoyé les restes accumulés durant cet arrêt en gare servant de terminus, en avait ! de ce fait ! barbouillé entièrement ce corps devenu un véritable paillasson. Son calvaire terminé !un autre commençait...................

      Sa petite fille (ma frangine) dans le compartiment voisin, pleurait à chaudes larmes en attendant sa maman, ne pouvait qu’appeler à l’aide, qui ne viendras jamais. Dénudée du plastron, ses vêtements en charpie ,complètement amorphe , elle apparaitra à la porte coulissante de ce compartiment bondé aux heures de pointe. Ce fut un moment pathétique pour elle ! maculée, outragée elle se fera un chemin de croix entre tous ces voyageurs devenus sourds, et aveugles devant tant de misère accumulée, fermera la porte de cette casemate terriblement silencieuse, se laissera choir sur la dure banquette rembourrée de noyaux de pèches , prendra enfin sa petite fille dans ses bras, la couvriras de baisers attentionnés et pleins de tendresse .Ses voisins de voyage , respirant cette odeur fétide, se boucherons le nez, exigerons qu’elle sorte de cette cabine devenue désormais interdite. Quels salauds ! se diras dans sa tête , cette femme défigurée, outragée de tant de bassesses. Le pire voyageur sera cette religieuse enrubannée ,délibérément ahurie de se savoir proche d’une telle furie ,elle exigera son déplacement en poussant des gloussements d’harpie .

     Elle retournera avec sa fille Pénélope, finalement dans les toilettes, se refaire une beauté , seuls endroits réservés pour ces gens-là, la pauvreté faisant partie de sa ritournelle journalière. Plainte, main courante sera déposée à la gare d’arrivée, on prendra sur un petit carnet à souches , à l'entête RF, sa déposition entrecoupée de sanglots monotones, les inspecteurs de ce rail tordu, sourires en coin, zieutant ses formes généreusement découvertes, devenues outrageantes, étaient, je pense ! jaloux de leur collègue de la gare de Vanves. Elle me racontera que ! cette fonctionnaire policière la mimant derrière son dos en train d’expliquer tout ce que ce triste sire avait fait contre elle .

Putain de vie tellement , tristement banale .

.06.Révultions , impossible vengeance d’une femme mature .

     Aucune suite ne sera donnée, sauf ! le blâme habituel pour faute légère, de toute façon ! sa retraite à cinquante ans révolu échoyait. En trompe l’œil , le laisserait tranquille pour couler une vie heureuse auprès de sa bonniche en ménage employée dans les sanisettes de la gare de l’Est , qui, elle, se reposera après soixante-cinq ans de labeur à nettoyer la pisse et les merdes de ces voyageurs pressés d'en finir avec ce train de banlieue pourri.

       Malgré tous ces témoignages , la parole d’une femme libre de droits, contre celle d’un homme marié représentant de la force mobile (sur les rails), n’avait aucune valeur ,l'injustice à l'état pur ,celle des riches contre les laissés pour compte ,ceux qui vivent dans ces HLM ,incorporées dans ces affreuses tours .En temps de guerre ,j'appellerais cette masse populaire, de la chair à canon, en 17 sur le front ,dans les tranchées ce fut tous ces gens disponibles qui se trouvaient aux premières loges, obéissants aux ordres incalculables de méchancetés . Nous ne referons pas l'histoire, mais malheureusement elle se répète sans cesse, même en tant de paix. Les braves restent des braves , les pourris des pourris !!

       Toujours est-il que je débarquais de son ventre neuf mois plus tard, je serais dans la famille ! appelé ou plutôt surnommé « Jean !! le bébé de Vanves », je comprendrais plus tard, pourquoi ma mère avait trouvé ce surnom bizarre. Elle succombera, quelques années plus tard, sous les coups d’un chauffeur de taxi de chez Uberliveengoguette, une nouvelle fois fut la coutume , elle n’avait pas d’argent, ses poches vides de pièces jaunes , comme d’habitude avaient fini par faire exécuter la sentence, sa mort programmée sur ce pavé parisien ,celui qu’elle aimait par-dessus tout, celui dont elle allait envoyer à la gueule de ces CRS en Mai 68 pendant des jours et des jours, perchée en haut des barricades, bravant le pouvoir Gaullien .Recouverte de sa petite jupette outrageante , tapant sur cette administration dépourvue de sagesse elle sera l’égérie d’une classe populaire . Les pauvres meurent beaucoup plus jeunes que les possédants, je vous le confirme, c’est la vérité, un fait établi, certainement pas bonne à dire mais tellement authentique.

     Le chauffeur sera au bout de deux petits mois de prison à faire des pompes , libre de retourner dans sa Mercédès modèle 190d. Afin de nourrir sa famille nombreuse venue d’ailleurs il n’écopera de rien ,sinon ! d’oublier le pourquoi et le comment d’une horrible scène de meurtre gratuit sur les pavés Parisiens. Nous essaierons de retrouver ces deux salopards, le chef de gare et ce chauffeur, nous ferons choux blancs , ils avaient comme par enchantement ! disparus de la circulation , certainement emportés à leur tour dans les affres de cette société décadente. Nous serons transférés à La DAS.et ce, jusqu’à notre majorité, ma demi-sœur finira par trouver chaussures ou plutôt un traine savates à son pied, puis devenue veuve pendant la guerre des six cents jours, reviendras vers moi pour ne plus me quitter d’une semelle. Une affection sans borne, allait transformer cette vie d’amitié en véritable amour charnel, sans ! bien sur dépasser la ligne rouge qui nous était imposée. La crise sanitaire bb+257 allait survenir ; effacer nos souvenirs, annuler nos projets. Nous ne formions qu’une seule et même personne, la saison des covids 5. 19 25.et 27. allait transformer notre ordinaire si tranquille .La grande dépression arrivait, avec ces formidables tempêtes, sortes d’ouragans imprévisibles, il faisait de plus en plus chaud ; les rivières commençaient à déborder de partout , les océans montaient de plus de trois mètres par année, pour ne plus s’arrêter , laissant les grèves remplies de cailloux, le sable avait disparu du paysage ancestral ,les bronzé.e.s. également .Nous vivions de pas grand-chose jusqu’à cette tombola mise en ligne par notre ami Jeff.

.07.Amitiés transcendantales.

     Qu’allions nous devenir dans cet océan de misères ? de véritables cloportes glanant çà et là de petites étrennes ? ou des chèques d’assistances permanentes promis par ce gouvernement fantoche décidément toujours au pouvoir.

-Tu es encore en train de marmonner notre histoire ? mon frère !

-Oui ma sœur.

       Je la serrais tellement fort, qu’elle se retournera, sa bouche s’ouvrit d’un merveilleux sourire en allumettes , ses jolies paumettes s’activèrent, se gonflèrent, à cet instant magique je savais que nous allions nous en sortir vivants, vivre intensément ce parcours décidé sur la carte Michelin b29 , il y a de cela plus de trois mois. Nos petits grelots étaient-là, avaient récolté quelques pommes de terre, carottes et navets, un véritable luxe se dessinait sur une table improvisée. Nous allions à belles dents, les croquer et de concert chanter à tue-tête notre refrain préféré.

- Et tes cheveux ?que sont-’ils devenus ?

      Je les libérais avec son accord , de leurs fanges gélatineuses, coupés au carré, cette femme, désormais ! ressemblait à notre Jeanne, non point sur le buché ? mais dans une chimère ressemblant à de la vanité. Une pomme, pourrie, débordant de vers et d'asticots, trainait sur la petite étagère bancale, nous nous la sommes approprié comme des morts de faim , partagée, avec tout le reste, ensembles, bouche contre bouche, presque lèvres contre lèvres , les yeux dans les yeux, à fleur de peau . Il nous restait trente minutes avant les hautes eaux, je lui indiquais qu’il faudrait s’adapter à la pente, s’accrocher avec ses fines mains pour, enfin se libérer pendant quelques heures de cette monstrueuse vague qui arrivait sur nous. Je n’avais même pas remarqué sa nudité exemplaire, je lui faisais remarquer qu’il serait préférable de se nipper, de cacher ses affaires mises à disposition de n'importe qui.

-Tu es mon frère ! .

-Oui ! mais !pas du même père ?.

-Peu importe , je te fais entièrement confiance, je ne risque rien .

     Devant ce spectacle grandiose ,d’une bouche grande ouverte sur des alignements ressemblants plus à des menhirs de Carnac, , de fins doigts cherchant l’intrus coincé entre la molaire de droite et celle de gauche , d’une époustouflante beauté, Fallait-’il que je m'invente en discret Roméo et elle en Juliette des temps modernes ?.Profitant du jour de la fête de la Saint-Jean ? le fameux rendez-vous avec ce tronc de sapin enflammé ? se consumant doucement en jetant de multiples braises de bonheur au travers de cette population si longtemps confinée. J'en déduisais qu'il me fallait, peut-être ? transgresser ce tabou intra-familial, pour devenir un nouveau secret de famille que, vous lecteurs, alliez découvrir au fil de ces terribles pages, de ces chapitres, enfin au fil des lignes. Tant pis pour le curé de Luchon, abonné au dictat de la magistrature sacerdotale suprême. Je vais lancer sur orbite, mes deux compagnons de route sur la route de l'infidélité familiale. J'en meurt d'envie.........................

- oui ! mon frère, c'est promis et juré, dans la ville, nous ferons les boutiques ensembles, tu choisiras pour moi mes petites culottes.

 

Chapitre.03.

 

Sur les toits de ce village englouti.

01.Une population moyen-âgeuse.

               Lentement, mais ! surement nous approchions de ce village déserté, abandonné depuis belle lurette par sa maigre population qui !certainement affamée , était partie glander des conserves dans cette industrie disparue. Ces populaces devenues d’universelles tribus composées de voyageurs itinérants, allait de villes en villes, de villages en villages, de temps en temps sacrifiées sur l’autel de la discorde par des hordes de gredins de grands chemins. Comme d’habitude les jeunes femmes encore potables ,invariablement seront prélevées, ensuite embrigadées pour en faire une armée de passagères disponibles. Nous étions revenus à ce type de moyen-âge, assassiner ,rançonner, tronçonner ,lapider, éliminer ,mettre en esclavage dans la plus des strictes intimités pour chercher de quoi subsister, resterait le principal labeur de tous et de toutes. Au surpeuplement anarchique des années sombres, avait succédé une démographie terrifiante de brutalité, plus de polices, encore moins d’armées sinon celles des tours géantes équipées des dernières technologies évolutives glanées le long des conquêtes interplanétaires. Tout cela faisait que ! ne faisant plus respecter ces lois devenues d’emblématiques souvenirs datant de nos anciennes dictatures volatilisées, le monde en était désuni s’entredéchirait à volonté . Dans ces villes englouties ,laissées pour solde de tout compte, des meutes de canailles fabriquaient eux-mêmes leur autorisations de bien ou de mal faire .Celle du plus fort, négociant des quartiers entiers, afin de se protéger des autres, qui ! eux-mêmes vivaient dans une épouvante perpétuelle à se demander de ce que sera fait le lendemain . Pour rétablir dans le droit chemin cette planète complètement désorganisée, il aurait fallu un homme Jupitérien en forme olympique, capable de prendre des baffles , mais néanmoins compétent de remettre dans le droit chemin ces misérables nourris au lait de vache. Il serait écouté par tous ces gens buvant ses paroles comme du petit lait, se coucheraient devant lui .J’étais ! assurément ! en plein rêve !.

             Cette minable population décimée, et, ce à grande vitesse, avait progressivement laissé sa place à des monstres Néandertaliens surgis de nulle part qui ! affamés à leurs tour sévissaient partout . Le toit de notre gite, recouvert de tuiles, nous tendais leurs crochets. J'attaquais le premier, perché au-dessus de cet océan arrivant à la vitesse d’un cheval au galop. En équilibre instable, précaire, je glissais lamentablement, retenu par la seule force de mes poignets à la gouttière de type nantaise, je restais quelques instants suspendu au-dessus du vide, Pénélope en-dessous, agrippée à mes basques ne fusse pas mieux lotie qu’il aurait fallu un miracle pour nous en sortir vivants. L'angoisse m'envahissait subitement ! des anacondas géants longs d’au moins huit mètres nageaient vers nous, les reptiliens nous avaient sentis , ou peut-être même ! évalués.

02.Les constrictors dans la pâture.

-Le repas sera assuré pour ce soir, c’est mieux que rien ( me souffla Pénélope.)

-Plus facile à dire qu’à faire ! ma sœur !!.

-Non ! je parlais pour eux !!.

-Pénélope !

-Oui , mon frère ?

-Tu es franchement stupide, la plus abêtie des frangines...et je pèse mes mots ! ..............

        Après un effort considérable, elle revenait à ma hauteur sans m’en avoir déchiré mon pantalon de toile ,me laissant à l’air libre mon slip de chez Cardin......

-Répète ce que tu viens de dire !!!!!!!

       J’avais au raz de mon visage , une tète non pas de linotte mais d’une envergure que ! je n’aurais jamais soupçonné à savoir ! ,une véritable femme de pouvoir, comme nous les aimions tous dans nos entreprises financières ,capables de montages exubérants de justesse pour écraser l’adversaire .

-Si ! tu veux bien m’excuser ! mes paroles ont dépassés mes pensées ! je te le promet je ne recommencerais plus désormais.

-Dans la gueule du croco.

Ce ne seras qu’un vœux pieux, une guerre, certes ! larvée allait en ressortir, progressivement s’installer entre-nous a tout instant un véritable combat s’engagerait jusqu’à la terminaison finale ,je la sentais, elle la devinais !. Mais !nos estomacs criant famine, ce ne fut absolument pas le moment de nous battre sur d’éventuelles histoires chimériques à plus d’un titre . Ils nous fallait remplir constamment de viandes fraiches , nos besaces et ! ce à chaque rencontre animale se mettre en quatre pour les tuer sinon ! nous allions y passer , d’abord par nos pieds puis le corps tout entier dans la gueule du croco de service . Ce contrictor des mers ,à l’affut derrière la cheminée ,allait nous attaquer, ma sœur en tenue peu fréquentable offrait une cible de choix pour ce serpent léopard sorti de nulle part. Inexorablement , elle glissait sur les tuiles canal ,essayait par tous les moyens de rester et de s’accrocher sur le rebord de la gouttière, qui allait ! sans tarder céder d’un instant à l’autre en emportant ce toit entièrement . Il devenait urgent d’être en urgence, il fallait sauver la soldate Pénélope et moi après , sinon ! s’en fusse terminé dans ce livre, de ces aventures commencées il y a peu !......

-Dépêche -toi mon frère ! ça crains ! évite de tergiverser sur ton couteau.

       Je sens ses crocs traverser mes bottes .Elles ne sont pas si épaisses que ça !

-J’arrive ma sœur.......résiste........

         Son pied droit avait complètement disparu, dans la gueule démesurée de cet amphisbène ne ressortais qu’un échantillon de botte en néoprène . Je sortais le sabre télescopique ! sorte de couteau Suisse conservé de mes randonnées en montagne, celui-ci entre mes dents me servira à découper en tranches, ce monstre épouvantablement répugnant .J’hésitais encore, en me disant que la meilleure défense était l’attaque .Le saurien était seul, aucun congénères avec lui, se fut déjà ça. J’enlevais le reste de mon caleçon déchiré , me dépouillais de ma chemises, en tenue d’Adam j’allais affronter cette épouvantable bête en écailles .Si ! je la tuais ? que de réserves nous aurions, fusse et seras ma dernière pensée avant de plonger dans l’abime.

-Jean.......

     Elle avait disparue ,me restait que son sac à dos. ! Dans cet innommable cloaque, j’avais plongé sans trop me poser de questions ,comme un champion! je me rapprochais de ce saurien . Pénélope, entièrement sous l’eau , se débattait , avait réussi à rouvrir la béante gueule pour y enlever sa jambe coincée , d’atroces et profondes entailles parcouraient le muscle. Comme un spadassin en guerre de Troie, je m’efforçais à découper au niveau de l’œil , de ma fine lame, cet ignoble invertébré. C'est un épouvantable duel à mort , entre ma sœur, moi et ce serpent en pétard se ruant comme un morte de faim contre ce corps magnifique .Il enroulera entièrement ma sœur, elle étouffe ne peux même plus me demander de l’aide . Recouvert de glue, je n'arrive pas à la décrocher, Pénélope hurle, avale de longues lampées de liquide, vas expirer ? son corps dénudé est aux abois, plus rien ne résiste. Par chance ! nous avons un reptile plutôt affable et gentil, se pourlèchant ses babines tout en regardant Pénélope essayant de sortir de sa gueule béante, il n’en verra pas plus du moins que d’un œil. Son anatomie particulièment fine, entièrement sous l'eau vas ! si ça continu ! se désagréger, j'ai réussi à couper en grossières tranches l’œil gauche le plus vitreux , cette bête immonde qui ! ne demandant pas son reste décampera à une vitesse fulgurante .Trop jeune ! trop bête ! pas assez intelligent ? ce serpent ira pleurer chez sa mère dans le fond de la mer.

        Trop tard pour Péné ? elle a sombré dans le couloir de la maisonnette , entre le cagibi et le vaisselier qui ! dans un nuage de poussières et sans aucun bruit ! tombera sur elle.Aucun  miroir cassé ? une chance pour nous !. Je me laisse couler , nous sommes au fond, sur une sorte de plagette déserte , la cour intérieure celle où ! le barbecue à Gaz de chez P. se trouve. J’ai gardé un peu d’air, je ne perdrais pas espoir, je le lui offre, mes lèvres contre les siennes, elles vont s’ouvrir ? oui ! enfin ...... elles sont douces ,légèrement charnues , ses yeux terrorisés, presques transparents me fixent un instant, comprennent qu’elle sera peut-être sauvée des eaux grâce à son fichtre de frère. Enfin ,ses poumons ressuscitent, se regonflent, se dégonflent, cela me semble  bon pour la suite, je me décroche, lui tapote légèrement ses joues, lui intime l’ordre que tout est ok, qu’il nous faut remonter le plus rapidement possible, ne pas laisser son sang s’éparpiller dans l’eau saumâtre. Je me décroche , l’attire vers la surface, enserrant sa poitrine avec souplesse que je ne m’imaginais plus capable de faire . Nous sommes et nous vivons un moment tragique et à la fois magique , par la plume de cet écrivain installé devant son écran d’ordinateur ! nous allons nous en sortir ,continuer à vivre. Je remonte son corps, plaqué contre le mien, je sens cette chaleur incroyable me parcourir, je suis au ciel ? non pas tout à fait........ . Nous sommes sauvés, mais pour combien de temps ?.

       A la surface, l’étrange saurien flotte ;la monstrueuse couleuvre , peut-être ? rode, non ! elle est toujours là, devant nous, trépassée, un œil en moins. J’ai par erreur touché le plastron de son cervelet et définitivement occis sa tranche de vie avec mon petit couteau à la croix rouge Suisse. Enfin je vais pouvoir souffler .La bête, elle ! se détachera définitivement pour s'offrir à la découpe. Je profite de son temps de latence, je vais dépecer ce serpent moribond, le vide de tout ce qui n'est pas indispensable. Dans son ventre trois bébés ? encore langés avec les initiales d’une ancienne clinique dans les faubourgs de Mantes La jolie . Pénélope ,couchée sur le faite se trouve de nouveau sur le toit, au sommet d’une gloire passée .Pas un mot gentil .................seulement.

-Tu en a mis du temps !.

-Tu aurais pu éviter de casser la vaisselle !...

        Un énorme fou rire va sortir ,je coure ,m'empresse de l’embrasser , de la serrer dans mes bras , pour fois !nous sommes unis pour le meilleur ou pour le pire à venir. 

- Il va faire nuit, nous allons faire ce sommet de peu d'importance, mais c'est déjà la sécurité au bout de cette cheminée. Pénélope. !!

-Oui ?...........

-Nous avons réussi ma Péné ?

-Oui ! mon frère, nous allons pouvoir nous reposer et repartir demain de bonne heure.

        Chacun, installé de chaque côté de cette cheminée surmontée d'un énorme nid, certainement le logement d'une cigogne partie en voyage de noce, nous avalerons tout cru, le corps du reptile .Véritablement indigeste , la viande me donnera des nausées me soulevant des hauts le cœur permanents, mais nous remplira notre estomacs pour au moins trois jours. .Pour ce qui est des blessures au pied droit de Pénélope , ce ne seront que de bénignes égratignures qui cicatriseront en quelques heures . Pour la viande récupérée, j’en ferais quelques escalopes bien rondes qui nous suffiront au moins une semaine .

-Tu as froid ?

-Non ! pas plus que ça ! Regarde les sauriens débarquent de nouveau, ils cherchent certainement leur sale gosse !! ils sont géants, les restes de notre couleuvre les ont certainement attirés.

            C'est une véritable meute qui se partagera les restes de ce monstre déchu, une étrange lutte nous fera voir et découvrir ce que les animaux endurent à longueurs de temps. A l'heure de ce fumeux dérèglement climatique annoncé aux sons des trompettes , toutes les espèces sauvages avaient grossis démesurément, s'étaient acclimatées à l'élément liquide et solide. Dans quelques millénaires pourront ? affublés de pattes ,revenir sur la terre ferme pour y établir leur gouvernance et tout recommencera comme au début des temps. Ils ne nous laisseront en attendant ! aucun répit, nuit et jour nous filant le bourdon, nous les combattions avec les moyens du bord, sortes de fourches et de pelles glanées çà et là lors de nos recherches dans ces villages abandonnés. Ce soir-là ce fut mon couteau Suisse. C'était une véritable guerre livrée sans merci à ces bêtes affamées, elles -mèmes rescapées d’un autre temps sur cette terre devenue immergée ,également ! se débattaient pour survivre .

. 03.Un sommeil réparateur.

             Nous sommes plongés dans les ténèbres. La nuit est tombée sur ce terrain de guerre ,repus et fatigués , nous nous rapprocherons nos corps meurtris, mais ! tellement débordants de vitalités dans cet univers impitoyable de cruauté. La nuit se passera sans d'autres affrontement tragique.

-Pénélope ! il va falloir te trouver des guenilles et ! très rapidement !

       J'insistais fortement !! sachant qu'un jour ou l'autre ,excédé de temps d’imprévoyances de sa part ! je finirais par me la faire, par pitié ou par la force de mes muscles encore valides.

-Ce n'est pas possible de voyager en tenue d’Eve ! penses-y ! Quand-même !

-Oui mon frère, laisse-moi ! je dors.

           Difficile pour moi de sombrer dans ce sommeil réparateur, son corps entièrement encastré dans le mien, je sentais son cœur de pierre battre lentement comme le ralenti de ma simca 1000 , sa respiration douce et régulière soulevait ses menus seins ressemblant à deux fraises rouges.sacrément jolis !tellement  agréables à regarder. Cette femme ! eh bien, j’en avais la responsabilité, quoique qu'il arrive, advienne qui pourra ,je risquerais ma vie à chaque fois pour elle, je m’étais fait le serment de tout faire pour la ramener en vie sur cette ile lointaine que nous avions programmée depuis ! maintenant , trois années de voyages . Nous mettrons le temps qu’il faudra mais ! nous y arriverons coute que coute à poser nos pieds sur ce sable fin de la baie des Cochons dindes . Au petit matin, toujours allongés sur ce toit, nous nous réveillerons de cette torpeur matinale, m’éloignais doucement d’elle , sentant mon sexe durcir , ce dernier allait devenir un véritable élément perturbateur. S’en était-’elle aperçue ? peut-être que oui, peut-être que non ? ! elle ne me le reprochera pas du moins du monde en s’éveillant tout naturellement ses mains sur mes fesses . Sans tarder !sans aucune explication ! en profitera pour se faire un plongeon salutaire.

- Nous sommes si sales, si pouilleux tous les deux.

      Hors de question de la suivre, il me faut surveiller du haut de notre mirador, on ne sait jamais ! Elle en profitera pour me rapporter le petit déjeuner, sortes de crustacés couverts de boue, des coquillages minuscules encore vivants, nous avalerons cette friandise avec délectation.

-Merci ! ma sœur.

- Ya pas de quoi, tu m’as sauvée la vie hier soir. Maintenant, je vais cuisiner les escalopes de ce reptile !!

Ensemble, de concert nous sommes pris d'un fou rire certainement nerveux, mais tellement bon, pour ce bonheur d'être encore ensembles. Tiens ! nos amis les grelots sont de retour ? Ces petites fripouilles métalliques bardés de micro-processeurs incroyables de performances, nous avaient laissés tombés hier soir, abandonné à ce monstre tout en écailles.

- Ou étiez-vous petits garnements ?

 La voix nasillarde enregistrée , formatée pour nous répondre au plus juste, allait nous expliquer avec justesse et précision étonnante, qu’ils avaient trouvé vers l’ouest, une ville engloutie. Pas besoin de carte et de boussole, il s’agissait de Nantes, ancienne ville portuaire sur cette Loire dorénavant devenue océan. Ces engins sortes de robots affichaient une forme étonnante, capables de nous diriger des jours et des jours dans le désert ou sur les mers. Leurs batteries n’étaient pas à plat, seulement légèrement déchargée, avait ‘ils trouvé une solution alternative ? .

-Bon !! prêt pour le départ ?.

-Oui ! c’est bon pour moi !

-Allez Pénélope c’est parti......................

.04.Un nouveau départ. Vers l’inconnu .

      Il nous fallait, dans ce village englouti, grimper de toit en toit, les monstres pourraient revenir, il ne fallait pas perdre de temps, nos sens ! éveillés , tous azimuts , nous partîmes à quatre pattes, l'un derrière l’autre. Plusieurs heures nous furent nécessaires pour passer ce bourg abandonné . Enfin la terre ferme, la petite colline atteinte nous allions pouvoir souffler, sécher nos maigres affaires . Nous traverserons une désolation de hameaux déglingués. Des restes de corps humains, plutôt des squelettes jonchaient ce sol devenu friche. La végétation avait nettement commencé à envahir les propriétés, les ruelles, jardins et l’intérieur des maisons. Le soleil revenu, que c'est bon ! nous rassemblons nos affaires, enfin en sécurité. Mais pour combien de temps ? Nous explorerons, sans aucun résultat quelques masures effondrées, rien que des restes, aucun vivre, ou conserves quelconques, la vie avait véritablement disparue ici, ce soir à la marée montante, ce gros bourg sera de nouveau englouti livré aux monstres, qui eux trouveront les tombes enfouies depuis des siècles et se chargeront de crouter ce qu'il en restait. Il ne faut pas trainer, nos balluchons sur le dos, nous déambulerons , quitterons ces étranges lieux  abandonnés. Je boite légèrement, Pénélope s’en ai aperçu, me propose un massage de la voute plantaire.

- Non ! ma sœur ,c’est gentil !mais le temps presse, nous avons perdus pas mal de temps dans ce hameau perdu.il nous faut ! sans tarder , repartir, tant pis ! je vais souffrir un peu, mais c’est mieux pour notre sécurité. Et ton pied ?

-Il y a du mieux, rien de cassé ,,c’est cool.

        Ce léger mal me poursuivra pendant des semaines voir des mois, me pourrira la vie de randonneur voyageur . Nous avions, depuis ce matin parcouru seulement cinq kilomètres, mais ! quelle distance ! A ce rythme-là il nous faudrait des années pour traverser le pays ? .Le soir tombait déjà nous allions trouver refuge dans une grotte, sorte de troglodyte en tuffeau, pierre célèbre dans ces pays de Loire. J’étais fatigué, n’aspirait qu’à dormir, je m’allongeais sur des restes de paille seiche. Pas de vilains monstres pour cette nuit, nous étions presque en sécurité. Pénélope avec une attention particulière me proposera une tasse, remplie d'une sorte d'infusion à la menthe, délicatement , me glissera le récipient, pour faire couler ce liquide délicieux. Nous étions installés à l’entrée, entourés d'arbres nains, recouverts de feuilles, quelques oiseaux bizarres , sans pattes y avaient élu domicile, nous chantaient des mélodies inconnues . Pénélope, vaquait à diverses activités, remuait ciel et terre pour aplanir ce sol recouvert de cailloux. La grotte pas très profonde, demain matin j'y ferait un tour, afin de chercher et ! peut-être ? de trouver des outils. Il est enfin temps dormir .Elle dort déjà, je vais la suivre sans tarder. Quelques secondes et !!

Chapitre.04.

 Rencontre avec l’équipe de football dans la panade.

.01.Voyage organisé dans un Land déshydraté.

           La nuit avait littéralement porté conseil sur pénélope, habillée de frais, elle avait dégoté des frusques de paysannes qui ! lui allaient à ravir hormis ce décolleté sulfureux. Dans cette lande plus que désertique, plus rien de convenable ni de comestible ne poussait .Inadaptée à toute nouvelle agriculture biologique d’envergure proposée en dernière minute par ces afficionados de l’écuelle en carton recyclable , le maquis avait repris ses repères ancestraux .Par temps de persistante et interminables sécheresses, ce compost, naguère si plébiscité par nos amateurs jardiniers du dimanche ! brulait des mois entiers, peut-être même ? des années durant , finissait par raviner les derniers arpents de terre cultivables .Le granit, après des milliers d’années à vivre caché sous la tourbe bienfaisante , réapparaissait, dégageait ce fameux radon ,sorte de gaz innervant ,asphyxiant le plus petits des insectes, nous forçant à nous adapter en nous faisant porter d’affreux masques de survie. Toute sorte d’existence ,dans ces contrées fut devenue impossible pendant plus d’un siècle si ! des pluies diluviennes n’étaient pas venues mélanger cette odeur désagréable à celle des œufs pourris .Ce mélange de branchages, feuilles desséchées , d’épines de pins, racines sortant ici et là ! et tout ce conglomérat dorénavant inutile, bousculait, refoulait la biodiversité si chère aux écolos de toc, devenus par la force d’une incrédulité colossale ! de grossiers agents dogmatiques fieffés menteurs. En répugnants soi-disant gestionnaires ,jouant en parfaits équilibristes sur une planète abandonnée par ses pauvres paysans responsables, ils avaient détruit le reste de surfaces disponibles en enfonçant des millions d’éoliennes vouées à l’échec ,par un flagrant manque de vent d’Ouest. La nature originelle allait ‘elle reprendre ses droits ? pas vraiment ! malheureusement, avec le temps, ,glissait , finissait au fond de la mer, après chaque épisode de mousson qui ! formant d’impressionnantes trombes d’eau, finissait le travail de sape entamé par l’homo -sapiens depuis plus de deux mille ans.

          A nous ! les voyageurs de ce monde perdu, de choisir la bonne époque, celle où ! seulement quelques centimètres d’eau recouvraient cette terre, nous épargnant ce gaz meurtrier, la vase devenue de méchantes meurtrières formant d’insondables trous béants. Nous n’étions pas les seuls, les amphibiens ne reculaient jamais pour discerner le bon de l’ivraie, pour ! nous attaquer à tous moments et ! nous avaler comme des poulets presques chauds . Nous n’avions pas de carte routière encore moins d’IGN, uniquement une boussole dans notre tète, quelque chose avait changé, une sorte de flèche nous indiquait perpétuellement le Nord ou le sud. Nous les vertébrés ! avions reçu cette chance incroyable de nous déplacer comme des animaux migrateurs. Les mini- robots , sortes de grelots faisaient le reste, c’est dire ! nous apporter le minimum de condiments pour rester en vie. Je me souviens ! qu’à cet endroits, nous nous enfoncions ,seules nos têtes dépassaient .Nous étions en risques maximum sur une échelle huit sur dix, évaluation personnelle pour identifier au plus juste les problèmes environnementaux

.02.La nécropole.

          Nous marchions ou plutôt pataugions ,pieds nus , d’un pas circonspect en direction de la ville engloutie, signalée par des restes de pancartes en bois .Elle n’allait pas tarder à apparaitre, ses tours géantes de toutes les façons restaient au-dessus des flots .Des rumeurs ,quelques chimères , indiscrétions distillées par de sombres affiches collées aux coins des rues dans la capitale de l’ancienne Breizh ! nous avaient décidé de nous y rendre sans tarder, pour explorer ce fameux centre commercial plein à ras bord placé le long de ce périphérique à quatre voies devenues navigables. La centaine de kilomètres séparant les deux monstrueuses villes concurrentes englouties, nous avait demandé presque quarante-cinq jours de voyage, il nous restait !au bas mot , au pire ! d’après nos calculs ! approximativement quinze bons kilomètres à effectuer. Je ne reconnais nullement les villages, et ilots, de mon temps ! roulant dans cette fabuleuse campagne j’en avais disséqué tous ces virages à bicyclette, les montagnes russes, plus rien ! à ce jour n’apparaissait.

           Nous étions sans nous en apercevoir rentré dans une nécropole ,aucune croix, encore moins de fanions, que de plates chappes de béton nous indiquant que ! nous étions en train de vilipender ces restes d’ossuaires . Les grelots survoltés au courant alternatif, bientôt en panne de batteries, jouaient autour de nous, des cranes d’humains, ramassés dans le cimetière éclaté, en guise de ballons de football au pied, bondissaient de temps en temps pour devenir de simples charpies de viandes avariées. C'était dépriment de vivre dans cette atmosphère, sans âmes, complètement surréaliste de ce temps présent, qui allait sans aucune discussion ,si nous n’en prenions garde ! représenter notre futur proche.

         Pour préserver Pénélope des excès ardents rayons de ce soleil naissant, je lui avais confectionné cette nuit-là, avec des morceaux de peau de notre serpent, quelques guenilles pour la protéger, d'abord des coups de soleil, mais, surtout des regards malsains d'éventuels futurs voyageurs lors de notre périple au travers de ces marches de Bretagne. Beaucoup de pervers pernicieux n'ayant pas épuisés complètement leur libido, attaquaient les femmes jeunes de préférence, les soumettaient au supplice devenu ce viol ordinaire, une sorte de droit de cuissage revenait à la mode, les gamins également passaient malheureusement par pertes et profits , les plus âgées, eux, se faisait découper en tranches, et servaient de repas pour toute cette cohorte d’affamés. Plus de théâtres judiciaires pour juger ces êtres malsains, ces derniers juges et avocats devenus diables se mordant la queue, se sont transformés en personnages luxurieux à souhait, il était urgent de les éviter si ! par malheur nous les rencontrions. Elle avait délaissée les hardes paysannes et ce fut recouverte de ces peaux de bêtes artisanalement montées en épingles .J’en étais fort aise.

-Regardez ! droit devant nous !

Me criait un de nos grelots.

-C’est quoi ce truc ?

Je sortais mes lunettes transformées en longue vue astronomique : capables de distinguer à des dizaines de kilomètres le moindre détail remuant, cet outils fantastique se trouvait posé à côté du sarcophage, lors de ma deuxième naissance . En effet, vers l’horizon , vers ce soleil blafard : un groupe de personnages juchés sur une sorte de plate , apparaissait. Il fut temps de couvrir Pénélope, de ce qui reste de nos sacs en plastique de chez Le cloc , la poitrine d'abord puis le bas de son ventre plat , ce dernier pourrait être percuté , deviendrait dommageable pour un avenir de princesse déchue ou à venir. A bord d’une barque ,sorte d’ancienne gabare, des hommes, aux mines patibulaires , tous barbus ! nous accostaient , une femme faisait partie également du groupe . Nous apprenons qu'il s'agit d'une ancienne et fabuleuse équipe de football qui ! comme nous , avait sombrée dans ce coma artificiel de la chambre forte entourée de glace. D'anciennes stars qui avaient grâce à l’émirat du Quatari réussi à survivre pour ! éventuellement gagner les futures coupes d’Europe dans le siècle suivant. Nous en étions ! avec ma sœur complètement éberlués de rencontrer des stars du ballon rond qui ne gagnaient jamais dans les grandes compétitions .Dépossédées de leurs souvenirs, ruinées également, sauf d'avoir gardé ce pouvoir de taper dans un ballon circulaire, fabriqué en cuir de taureaux ailé . Misérables vedettes déclassées du championnat de France, ils font figures de malheureux errant par mont et par flaques. L'entrevue se passait passablement bien, quand, certainement le Brésilien de l'équipe sorti de sa braguette un engin de malheur, durci par le froid l'actionnait pour évacuer ! sans complexe devant Pénélope son urine fétide.

         Un liquide immonde, pestilentiel giclait de ce monstre de phallus découragé de ne pas trouver chaussure à son pied. Le plus jeune de l'équipe, un ancien jeune prodige, surgit de nulle part, responsable de défaites spectaculaire dans une série de penalty contre de misérables petits suisses, se mis à faire des claquettes, cela devenait impur. La fille du groupe, certainement , ancienne muse conseillère en communication rapprochée , s'approchait de moi. Attention mon gars il s'agit de notre équipe nationale du PPP. Quoi ? cette escouade de sadique dégénérés serait les suppôts de cet état Qatarien organisateur de cette coupe du monde 2022 ? ? Eh oui !! enfin c’était. Si vous voulez, ils peuvent vous faire un petit match en démonstration, afin de raviver vos sensations de supporters. En vérité, je n’avais jamais apprécié cette équipe, financée par ces pétrodollars désastreux , cette bande de rustiques joueurs, n’avait jamais rien gagné depuis des années ,s'alanguissait sur les stades de cette France en perte de vitesse.

         En guise de récompense le vainqueur aurait droit à ta sauterelle impudique. Voilà le deal présenté par cette d’entremetteuse. C’est à prendre ou à laisser, me balança cette femme rude d’éloquences. Toi ! le perdant je t'autorise à me regarder. Ouf !! je ne serais pas obligé de triturer, de malaxer ces corps, de concasser cette peau couverte de furoncles, de salissures diverses, ces athlètes sont véritablement abimés, impropres à toute négociations faramineuses entre clubs argentés. Ne parlons pas de leurs parties intimes, encombrées de toiles d'araignées ignobles, sorte de tarentules prêtes à vous détruire entièrement.

           La partie est à peine commencée, que le cuir(ballon) bien usagé circule de but en but, en guise de poteaux : ils ont mis les remplaçants, sortes d'anciennes glorioles recyclées en poteaux de buts. Nos grelots en guise d'arbitres de touche, couraient de la droite vers la gauche. Pénélope fut choisie comme juge central, les fesses à l'air, la poitrine seulement recouverte d'un panache blanc, comme Henry notre illustre joueur de cette coupe du monde 98. Après la mi-temps, l’eau se mis à monter dangereusement, à cinq minutes de la fin du match, nous étions obligés de patauger et ce jusqu’à mi -cuisse.

-Nous allons remettre la partie !

        Me susurra la femme moche.

-ce n'est que partie remise complétais-je.

         Pas de vainqueur ni de perdant, ce fut un nul sur tapis vert !! enfin presque. Nous sûmes par la traductrice en chef, qu'ils cherchaient, en fait, un sponsor ainsi qu'un stade en bon état de marche, avec climatisation incorporée . J'étais éberlué, interloqué, ils cherchaient à s’entrainer ? des malades ! nous avions affaire à des toqués du ballon. Ils n'avaient pas changé. Ma sœur se rapproche de moi, ne restent plus rien d’apparent , que ses seins flottant à la surface de cette eau.

il faut partir séance tenante, les grelots !! passer devant, ouvrez le passage.

           Le cercle infame, répugnant, dégoutant, dégoulinant de sueur va se refermer sur nous. Je la serre de plus en plus fort, mes sens s'éveillent. Je vais être devant l'acceptation du fait accompli ! Embrochée de tout part avec ignominie, ma sœur ne sera plus qu'une brochette de viande vouée à l'extinction définitive, disparaitra de mes écritures ? l'anéantissement de son être ? la honte dans notre famille, moi après par la cheffe de ce groupe, peut-être ? Soudain une voix !! je m'attends à, ce que ce hurlement poussif n'entame ce festif gala de débauches non contrôlées à venir.

-Vous avez oublié les autographes !

Je répondrai :

-Zut ! Ce n’est pas vrai ! vite ! un stylo Bicol.

          Les voilà à la queue leu- leu en train de laisser des courbes de lettres majestueuses d’écrivains ne sachant ni lire et écrire. Sur le dos découvert de ma frangine, seront inscrits plutôt des signes que des lettres. Nous avons de monumentales et adorables vedettes devant nous, de jeunes garçons déchus, dépossédés de leur gloire passée de la balle perdue, pas ratée pour tout le monde, mais si adorables sans public et sans leur femmes. Nos petits grelots hériteront de ce ballon. Mais il faut partir, rejoindre le reste de terre ferme qui se profile vers l'horizon. Pénélope rayonnante de joie, couverte d'encre verte, sortira indemne de ce labyrinthe de jambes défraichies, de muscles évaporés, ces derniers ne seront plus jamais, les vedettes de ce ballon rond si injustement décrié.

 -Avance ! Péné ; on ne sait jamais ils peuvent soudainement changer d'avis, ces garnements sans braguette.

      Nous apprendrons, plus tard, par le téléphone Arabe que toute l’équipe avait disparue dans un terrible tremblement de terre, au-delà du golfe Persique, au terme de leur voyage initiatique. Ce fut une déconvenue, une de plus pour ces monarchies disparates, acculées aux faillites à répétition. Pénélope gardera un bon bout de temps les archives écrituriales de ces jeunes gens, incultes, mais si gentils, puis s’effacerons les lettres puis les mots, pour devenir de rares traces dans son magnifique dos bronzé. Nous avions été, certainement les derniers à avoir participés à ce match , dans la pire solitude que nous avions redécouverte.

Chapitre.05.

Le jardin imaginaire.

En pleine mer d’Iroise .

l’extravagante richesse d’un terroir dépeuplé.

01.Le véritable océan.

               A proximité du flot battant de nouveau en retraite , à quelques encablures ! tout au plus ! nous étions témoins de ce fantastique épiphénomène qui ! accentuait la singularité de ces marées devenues à l’heure où je vous parle ! bizarrement désordonnées. Depuis que notre satellite Lunaire ne faisant plus son office d’horloger régulateur , le système astronomique totalement désorganisé, sa trogne ,allait nous donner une conception très mal ordonnancée qu’une organisation planétaire n’avait nullement besoin pour réussir à survivre sur les vestiges du passé . Elle fusse devenue ? cette lune ? en un quart de siècle ? une simple observatrice amplifiant sans aucune vergogne la poussée de cette houle monstrueuse qui !devenait, de ce fait, effroyablement nantie d’une force herculéenne ravageant villes, villages et hameaux . Cet ingrat moulin à marées , en permanence d’équinoxe recouvrait en quelques heures des millions d’hectares de terres, ramenait avec elle, le bon limon consciencieusement posé depuis des millions d’années. Laissant le sol s’appauvrir encore un peu plus , incapable de faire pousser quoi que ce soit, la roche volcanique issue de volcans éruptifs ,naguère !apparaissait ici et là, nous laissant des traces de vie obsolètes . Ce ne fut plus réellement tenable que ! pour une infime minorité d’agriculteurs côtiers , eux-mêmes ! obligés de se mettre à faire du coquillage quand le marnage se découvrait. L’estran ,imperturbable mécanique ,s’installant pour quelques heures de repos de cette houle en furie , ne sera absolument pas pour les cueilleurs ramasseurs de varech qui cherchaient eux ! sous les rochers ,de quoi nourrir leurs familles ,sortes de branches consanguines dépossédées de tout, pour vivre normalement à l’abri de la fureur des éléments.

             Dans la brume, la chaleur dégagée ! consécutive à l’extrême disparité de températures entre l’eau et l’air ! apparaissaient ! dans le lointain, véritable mur de brouillard à couper au couteau. Des quantités phénoménales d’épaves de bateaux de pèches ,de guerre ,également des bases pétrolières à la dérive , sous-marins nucléaires dépourvus d’ogives ,formidables voiliers à trois et quatre mats ,d’énormes et luxueux paquebots à peine sortis des chantiers de Saint-Nazaire, sans oublier les super tankers, ornés du fanion des Bahamas .Toutes ces masses de métal en tous genres continuaient de verser des quantités de pétrole de chez Hann(nouveau fournisseur US de l’UE après la malhabile défection à Casimir parti chercher fortune en Ukraine ).Pour finir ! ces amas de ferrailles couvertes de rouille attiraient de multitudes découvreurs de fragments de terres rares encore utilisables .Dans les jours suivant ,nous aurions de voir et de revoir inlassablement ces armées de petites gens se rabattre sur les dernier espoir de se nourrir à bon compte. Je visais un quatre mats particulièrement, serions-nous capables de nous en emparer ? de le remettre à virer de bord ? pour enfin ? naviguer en haute-mer ,en toute sécurité ?.

.02.Pas de véritables vacances à la plage de Pornichet.

      Accompagnés de ces méchants voleurs resquilleurs d’épaves, de simples pécheurs, accompagnés de leurs concubines pécheresses habillées en habits de moines , débarquaient des collines environnantes .Equipés de vieux filets de pèches , de crochets de bouchers à la main entendez par là ! pour une exploitation réussie à crocheter les dormeurs impénitents , seuls crustacés capables de survivre à cette modification herculéenne d’une nature en pleine recomposition salutaire. La récolte n’était pas forcément excellente ,juste bonne à déguster ,la majorité des mets en sera rejetée , entièrement recouverte de pétrole , il aurait fallu trier , grabeler ? nous n’en avions nullement le temps et la raison de le faire. De nombreux serpents cyclopéens se mélangeait avec les rougets ,girelles ,joli corb, dans les filets déchirés ,sur la grève !dans moins de trente centimètres d’eau ! attaquaient ces ramasseurs de coquillages, il s’en fut une mêlée indescriptible entre des êtres humains affamés et ces nouveaux habitants des fonds des mers qui ! cherchaient par tous les moyens possible de coloniser le si peu de terres découvertes. Un beau jour ! mais je ne parierais pas un kopeck que ces amphibiens seront armés de pattes pour envahir la planète immergée. Malheurs à ceux qui ! loupaient le retour de marée .Resquilleurs et pécheurs s’enfuyaient devant la montée inexorable de flots tumultueux .Impitoyable ! je dirais ? fusse la déliquessance d’une société dépravée.

            De nombreux corps, inertes, rongés par la vermine, rejetés par le flot, non identifiables , abandonnés, jonchaient cette grève, les survivants n’auront point le temps de les enlever, que !déjà ! la marée montante attaquait la butte à une hallucinante vitesse. Ces épaves de chaires et de sang s’en retournaient ,en roulé-boulé, vers les tréfonds de cette mer vengeresse, laissant des épouses, maris éplorés à se gratter la tête pour savoir quand ! ils retrouveront un ou une compagne pour faire la lessive ordinaire dans des cuves chauffées au feu de bois. Promis ! juré, la prochaine fois ils seront dans le tréfond des bateaux pour y ramasser les restes de nourritures abandonnées par les croisiéristes vacanciers et touristes et non pas à se coltiner de lourds rochers à retourner .Ces épaves regorgeant de richesses dormantes à quelques encablures seraient leur prochain miroir aux alouettes ? il suffisait de traverser le rivage désert pour ramasser des objets de grandes valeur. Mais ! à quoi pourrait servir cet amas de pacotilles de toutes sortes ? .finalement !! ..aux derniers collectionneurs vivants .........

                 De gigantesques travaux d’hercules avaient bien été entrepris le long des plages ? ponts, cornières, jetées en béton , rien n’y faisait ,les éléments déchainés remplissait inexorablement les bassines et dolines dans l’intérieur des terres. Noyant inexorablement les retardataires de la construction sur pilotis , ces derniers ne devront leur salut qu’en se mêlant aux flots d’un gigantisme à faire pâlir l’artiste peintre en train de filmer !pour la postérité d’une œuvre délavée , les éléments déchainés. Les survivants seront immortalisés pour la descendance sur des toiles futuristes et ! n’en sortiront plus jamais . A ce régime-là ! la population diminuait à vitesse grand V.

         Toutes les cent quatre-vingts minutes , piles à l’heure, de gigantesques vagues scélérates déferlaient comme de multiples rouleaux compresseurs jusque dans l’intérieur des terres. Les ultimes surfeurs de l’impossible s’en donnaient à cœur joie, des accidents également prévisibles décimaient cette armée d’amateurs de glisses devenues franchement verticales. Le monstre de puissance se faisaient sentir seulement quelques minutes avant le grand séisme .Il ravageait les immeubles encore debout ; devenus de simples ilots, seules les antennes 75G. s’en sortaient bien, ramassant ici et là les dernières info de cette fin de monde ,ces fils invisibles laissant un mince filet d’informations circuler pour les derniers nantis accrochés à leurs dernières volontés d’en connaitre la véritable fin. Je vous rassure ! il n’y en aura pas, la terre continuera de tourner , par à-coups peut-être ? mais toujours. Dans les archives de cette boite de pandore que ! nous avions Pénélope et moi-ouverte par erreur, s’affichait un décompte mystérieux d’une planète se mettant comme à rebrousse poils à tourner dans le sens contraire. Nous n’étions encore que dans le coffret de glace , mais ! quand j’en aurais le temps ,promis ! je vous raconterais cette affabulation téméraire d’une armée d’hypothétiques ingénieurs qui ! furent les seuls aux manettes pour faire dévier notre astre autour du soleil. Pour le moment, il n’en est pas question, nous allions approcher de la cité engloutie, Pénélope avait besoin de sous-vêtements ,de rouge à lèvre et moi ;d’un véritable GPS pour m’indiquer enfin le Sud. Il nous fallait absolument, trouver une embarcation, à rames ou à moteur ou tout simplement un radeau de fortune ,sorte de future méduse, qui s’affranchira de tous protocoles en cas de famine. Nos corps appauvris de tant de souffrances, disettes, de diverses morsures et de piqures d’insectes énormes, ne réussiront pas à survivre dans ces éléments contraires, définitivement acquis par cette planète désabusée de voir ces humains désenchantés, il nous fallait avancer coute que coute.

02.A l’abordage d’un jardin imaginaire en pleine mer d’Iroise .

-Toujours rien à l’horizon ? mes petits grelots !

- Non rien !! que l'espace à l'infini, plus de terre rien que de l’eau salée .

      Il nous fallait dorénavant nager inlassablement et ce ! à contre-courant, dans ce flot extrêmement dangereux, charriant de multiples troncs d’arbres ,containers de toutes sortes ,sortes de boites métalliques déformées par le temps ,charriant des écrans télé .Il nous fallait ! également et continuellement bouleverser notre direction initialement prévue vers l’Ouest .A ce régime d’imprécisions ! nous allions atterrir dans les Landes de Gascogne ! en train de siroter un bon Armagnac de famille. Promptement, sans tarder , il me fallait réagir, plus simple à dire qu’à faire en compagnie de cette fille qui se dorait et se cramait la pilule au soleil ,aplatie comme une anguille sur notre radeau de fortune.

-Fait attention à ta peau Pénélope !! le soleil monte au zénith !

-T’inquiètes , frérot.je gère .

-Je te rappelles Pénélope !! que tu aies gâché plus de 95 pour cent de ton capital soleil et que tu n’en as rien à secouer ? m’interpelle ! .Ton dos est rouge !! cramoisi !! ...J’en suis très inquiet..

-Foutaises..laisse-moi tranquille ,pour une fois que nous sommes seuls...... Nous étions très loin d’être seuls 

        Recélant de multiples obstacles en trompe-l’œil , nous ne pouvions que nous tenir allongés ,soit à plat ventre ,ou rarement sur le dos, Pénélope avait choisi la pure farniente. Dérivant quelque part, sur cette immensité recouverte de ces corps noyés à la fin d’une pèche minable , nous nous laissions porter ,glanant çà et là des restes de nourriture, et de pèche. Nos misérables affaires, s’accumulant des dernières trouvailles , se trouvaient posées sur ce radeau de fortune, de ma propre fabrication. 

        Cette plate, sorte d’embarcation faite de troncs d’arbres déchiquetés, n’était nullement maniable, mais ! suprême récompense d’un travail bien fait ! elle flottait !!! Le matin ! généralement en pleine forme ! Pénélope tirait, moi ! je poussais le tout, elle avec , les grelots s’amusaient dessus. L’après-midi elle dormait, ronflait même !. De furieux rouleaux ; toutes les sept minutes ,nous rendais la navigation dès plus complexe, aléatoire, à tout moment nous risquions le chavirage, malgré tout ! nous tenions bon , nous arrimant ensembles ,corps à corps , sur le rebord que j’avais transformé en bastingage de fortune . Je réfléchissais à nos futures courses dans cet éventuel centre commercial immergé, machinalement ,en battant mes pieds lacérés de crevasses ,ces dernières me faisaient atrocement souffrir, le sel rentrant dans l’épiderme brulait me parties sensibles. En attendant ! j’engrangeais ma liste de courses dans ma tête.

-La première chose à récupérer sera du matériel de plongée.

-Moi un maillot !!!!!

       Ce fut indéniablement la première chose que je pensais m’offrir pour visiter l’antre de la bête commerciale . Pour cette sœur ? des vêtements ordinaires, du fard à paupières ou ! le quelconque rouge à lèvres histoire de faire fuir la communauté des crocodiles avides de renifler ses parties intimes.

         Pour ce qui est du maillot, elle s’en passait ordinairement, je n’en voyais aucune utilité . De temps en temps, me remettant debout ! mes pieds touchant le sol vaseux, presque meuble par endroits , Quand..............j’apostrophais Pénélope en pleine sieste, le ventre à l’air ,ses jambes littéralement écartées .

- Tiens !! nous sommes certainement sur un jardin potager ? .

-J’arrive. Mon frère.........

-Faisons attention, la pente est raide, nous sommes sur le haut du talus et Dieu sait de quoi est-’il fait ? ... -Vestiges de retour d’un remembrement des années soixante ?.

-Peut-être ? mon frère ,vas savoir ce que ces ingénieurs agronomes nous ont encore inventé dans ces années bixextiles ?

                Effectivement ! dans ces années prodigieuses, 2086-2106 un boulersement majeur avait ressurgi de la tête de ces tristes terriens attachés à leurs biens .Des millions d’hectomètres de haies furent reconstruites, tous les barrages de montagnes et de plaines, furent livrés aux démolisseurs avides de se faire un peu de fric. Des hydroliennes intelligentes tournant sans discontinuer seront construites dans les usines du Havre , immergées, créées en complément d’éoliennes géante. Les centrales nucléaires , elles ! définitivement démantelées pour en faire des musées pauvres en uranium enrichi , histoire de plaire aux minorités seront réaménagées en temples bouddhistes pour les derniers écologistes survivants depuis trente années dans des blockhaus aménagés . En ce moment précis, nous étions en train de nager sur une expérience unique en son genre , même recouverte d’eau ? cela semblait marcher ,ou fonctionner.

.03.Exploration .ou noyade.

       Délicatement, masque et tubas sur ma tête ,je plongeais, suivit de ma sœur. L’eau était redevenue chaude ,claire, agréable ,incroyable boulersement d’une heure à l’autre ? ou peut-être dû à ce fameux courant océanique disparu depuis le grand chambard ?.. Pas plus de deux mètres de profondeur nous séparaient de la terre ferme immergée , le talus ? je m’y accrochais fermement ,me tenais fermement , au système racinaire à l’aide de mes paumes, de mes mains !de mes doigts. De multiples, merveilleuses plantes et fleurs y poussaient ,bien organisées , comme si une improbable et illusoire idée d’un jardinier qui ! venait de quitter sa tranche de vie en laissant tous ses outils d’entretien en phase . Sans le savoir ! il nous laissait une salaison de variétés de couleurs fantastiques nous souhaitant la bienvenue .Bleuets, bourraches, camomilles, chicorées sauvages ,boutons d’or, coquelicots , et même ! une parcelle remplie de rhododendrons poussait en toute impunité. Leurs pétales s’ouvraient, fleurissait à notre passage , comme si ! la nature ce fusse réinventée pour notre seul et ! unique regard contemplatif . Ces graminées diverses se trouvaient rassemblées dans un assortiment inouï de couleurs éparses . Quelque chose d’extraordinaire me laissait littéralement estomaqué, des abeilles sauvages , sans aucune reine, capables de butiner et de se faire ce miel disparu depuis plus de trente années.!! oui !! vous avez bien lu...des ouvrières butineuses en train de sucer ces nectars, en toute sécurité, au fond de la mer ! comme si ! rien ne c’était passé. Ces bestioles ce fussent adaptés à vivre sous la mer ?.J’avais beau me pincer le bras gauche, Pénélope et moi-même en étions des oculaires témoins d’une survivance incroyable, nous allions si ! cela continuait en mourir de bonheur ,finir par nous enlacer pour ! danser une fabuleuse claquette Irlandaises , en plein milieu des fleurs sauvages, ‘’faites l’amour ! pas la guerre’’ avait dans cet endroit, quelques chose de juste, de particulier, du sens et ! certainement un peu d’irréel. Je suivais la légère pente, ramassant au passage quelques pâquerettes que j’effeuillais avec grâce et douceur ,il n’y avait pas assez de mots pour en parler, je dirais sublissime ? c’est trop peu , extravagant ? c’est trop fort ,romanesque ? fut le mot juste.............

        En effet ! une sorte de jardin potager d’environ trente mètres au carré, ,entouré de fleurs annuelles ,nous tendait ses quelques arpents cultivés, par qui ? je ne saurais vous le dire. J’en faisais le tour, ce ne fut pas très long, il s’agissait plutôt d’un jardin du curé. Différents légumes poussaient en toute sens , nous nous regardions, ébahis de voir ce travail effectué, quelqu’un se trouvait certainement en être le responsable ou du moins ! l’inventeur de cette magie immergée. Au bout de trois minutes et demie, nous remontions à la surface, reprenions quelques bouffées d’air ,et ! sans nous poser de questions , repartions explorer ce magnifique jardinet, chacun de notre côté.

        J’arrachais en triste sire devenu pour cette occasion, un misérable et minable voleur à l’arraché, quelques poireaux, courgettes, tomates cerises, fruits de saison bien trempés, qui n’auront évidemment aucun gout, à part celui d’être trop salés. Je les rangeais ! dès que le poids et le volume devenaient trop conséquent, précieusement ; sur notre radeau de fortune .En définitif ! nous faisions finalement ? nos courses, comme au bon vieux temps ! en plein air, chez le fermier du coin, sauf que ! nous n’allions rien devoir payer à quiconque. Dans ce jardin d’agréments et d’ingrédients pour une bonne soupe de légumes, remplies de saveurs inhabituelles ,nous avions ! seulement de quoi nous remplir ce ventre devenu plat comme une planche à pains mais aussi ! de nous rafraichir les sens avec toutes ces odeurs agréables . Également de véritables pommes de terre nouvelles, sans aucun germe ni salissures , enfin ! ce que je trouvais, dans cet éblouissant domaine cultivé avec minutie, devenait un véritable garde-manger des plus symptomatique offert dans ce courant porteur au fond de l’eau. Balayé par de fortes rivières sous-marines, la mer ! au fond ! bougeait ,remuait de furieux ruisseaux transversaux charriant des quantités considérables de sédiments, nous faisait dériver , nous éloignais définitivement de ce magique endroit .La butte s’éloignait de plus en plus, je me retenais au plan de haricots, qui me tombaient les uns après les autres dans la main .Machinalement, par habitude, j’en mettais un morceau dans ma bouche. Ce fut immédiat, je serai rempli, dans la seconde même ! d’une saveur jamais goutée, un fantastique gout de haricots me titillait mes papilles. Comme un véritable malpropre ,je saccageais sans vergogne, la rangée de ce morceau de bravoure cultivé ici par un inconnu.e ..

.03.L’épouventail.à moineaux.

      Dans une sorte de couloir, genre vertigineuse crevasse bien dressée, nous nagions à une vitesse prodigieuse, secoué par moments par le flot devenu intelligent de nous laisser tranquille. Une ombre dans ce tableau !!! Arquebouté à son râteau, ce faiseur de miracles habitant des lieux ,certainement surpris par le flot, devenu un risque majeur à la marée montante, se trouvait planté entre deux rangées de rosiers grimpants, dans le fond de son potager. Il me tendait son bras , sa main, son pouce dressé vers le ciel, comme une sorte d'incantation , espérant un sauvetage inespéré .Il c’était englué ,droit dans ses bottes dans le magma sablonneux. Pauvre type que nous avions devant nous. Pénélope s’en amusait , aurait bien voulu se faire un selfie avec sa gueule déformée, rongée par la vermine .Je ne pourrais pas le ramener à la surface, encore moins à la vie, je m’en approchais quand-même, et surprise de taille, son corps se trouvait entouré de petits poissons, sur sa langue : des crevettes grises , il paraissait les déguster, comme un met succulent mais sans mayonnaise. De toute façon pour lui ! et son soc, la cérémonie mortuaire était dite depuis pas mal de temps. Les poissons en avait fait leur menu. Je refaisais surface, forçant Pénélope à remonter. J’étais à bout de souffle, encore ahuri par ce que nous avions découvert

-Tu as vu ce type ?..........

-Oui !! c’est poignant.....j’en ai les larmes aux yeux ..rien qu’à regarder sa mine .......

-Que dirais-tu de lui offrir une décente sépulture sur le haut de la butte ?.

-Faut voir.....as ’t-il de la famille Jean ? ....

En attendant de prendre une décision, nous avions entamé chacun son poireau.

-Ce poireau est absolument délicieux  !

          Me dira Pénélope, je ne l’a contredirais certainement pas, tellement ce légume fusse succulent, juste à point, même pas besoin de le cuire, il avait un léger gout de persillé mélangé avec de l’oignon. Je finissais de décortiquer ces fibres, elle !! arrivait à mâcher ce légume rescapé.

-Moi je préfère la bonne vielle pomme de terre pour avoir la pèche, ! la bonne patate Bretonne, cultivée avec soin par tous ces bonnets rouges.

-Pénée.. on redescend l’enterrer .tu viens ?.

-Non ! vas -y tout seul.. je fais la vaisselle....................

            Je replongeais, habilement ,cette fois-ci ,me faufilait en dehors du fort courant , arrivais auprès de cet homme qui !! surprise de taille! avait ses deux bras levés............quelque chose flottait dans le courant, une sorte de postit de couleur jaune. Ecris dessus quelque chose ... .j’écarquillais mes yeux, ne voulant pas croire ce que je voyais devant moi............sur ce petits bout de papier, se trouvait notre liste de courses avec les couts au kilos, compris le total écrit en toutes lettres en bout de la ligne. Je suffoquais de honte. Nous nous étions barrés sans payer...............comment nous faire pardonner ?une annotation supplémentaire ,en plus de la somme de cinquante chiquettes ,nous demandait de regarder au verso. Ce que j’allais lire dépassait l’entendement............je m’évanouissais, tombais en léthargie, incapable de me contrôler devant cette fabuleuse apparition, à mes invectives ? désordonné ! mon cerveau ne répondait pas, mon cœur s’arrêtait ,je comptais mentalement les dernières secondes qui me restait à vivre, je n’étais plus................ .

.04.Le dernier des récolteurs.

       Je me réveillais ,allongé sur le côté, sur notre radeau de fortune , Pénélope en frangine passionnée , doucement ,avec un linge humide ! m’essuyait doucement mon front brulant. Se trouvait à côté d’elle , ce type du bas , en salopette bleue ,en train de lui causer cuisine sous-marine . Ce garçon en bermudas à fleurs ! torse nu, gonflé de pectoraux incroyables, de biceps gutturaux, de tempes étranges , sa tête recouverte de cheveux châtains, mi-longs très bien coupés, une légère barbe de trois jours recouvrant ses joues et son menton, regardait ! sur le côté, intensément Pénélope .Assez grand , de corpulence moyenne, il s’apparentait plutôt aux messieurs tout le monde, parcourant la planète du temps des affaires juteuses .Sans particularités différentes aux autres humains, sauf d’être un sportif accompli et ! de classe supérieure .Je remarquais ses ongles très bien coupés ,certainement pas ceux d’un jardinier ! ses pieds en parfait état et ! une odeur de parfum que ! je n’aurais pu identifier ,tellement cette structure de flagrance fusse abominablement attirante, presque enivrante dès qu’il s’approchait de mon visage. Ni trop beau, ni excessivement élégant !juste ce qu’il fallait pour qu’on puisse s’intéresser à lui et regarder de plus près à qui nous avions affaire dans ce land abandonné . Il dégageait ! dans sa démarche, avec ses mouvements simples, quelque chose ! comme une force tranquille, dans ses gestes se dégageait quelques chose de bizarre comme si ?.enfin !!! Non !! je ne peux pas le croire ?........pas ça ?.................................

                  Il parlait sobrement de récoltes à venir, épanchait sa soif en buvant à l’aide d’une sorte d’amphore en terre cuite un breuvage de couleur claire. Voilà les premières images de ma résurrection .Celles d’une femme épanouie et d’un homme attentionné qui ! si nous ne les connaissions pas ?nous croirions au couple de l’année sur la marche supérieur du podium.

                   Pénélope tout à côté de lui, continuait de me rassurer. La prenant par le cou , je sentais que quelque chose se fusse passée dans mon absence, elle me repoussait , doucement mais ! surement . Je soupirais.............Me ferait ‘elle une entourloupe avec ce parvenu des champs ?.

-Ha ! tu es enfin sorti du coma Jean ?..........

-Oui !Mais ou Suis-je ?.

-Ben !! sur notre radeau !!voyons ! ......

-Et ce type ? qui est-ce ?

-Ton sauveur Jean, sans lui ,tu serais déjà mort, certainement croqué par son gros lapin de garenne.

      Pénélope riait ,d’un fou rire étrange, comme si ! il ne ce n’était rien passé de désagréable.........je fais mine de ne pas tout comprendre ..et...

-Ça fait combien de temps ? que je suis endormi ?

-Endormi ? plutôt presque mort !! Plus de trois jours et deux nuits complètes inconscient ! ..Jean.....tu dois avoir une faim de loup ? ...........

-Et ce lapin de Garenne ? c’est quoi ce truc ? .Je me souviens avoir aperçu une ombre portée, et puis ! plus rien...................des étoiles dans ma tête comme dans un étrange tunnel.

-Evidemment ! vous étiez à bout de souffle, vos poumons étaient si vides ? que j’ai pris l’initiative de vous remonter dare-dare sur votre radeau. Votre sœur mourrait d’inquiétude, vous savez ? que vous aviez cette famille formidable au-moins ? .

-Mais vous ! qui êtes-vous ?.

-Je suis Gustavo... Premier ; unique fils de Léon Dernier de La Butte l’ultime récolteur du coin, je cultive , je livre à toute heure ! en souplesse ,à couts réduits : la population retranchée sur l’ éminence.

-Mais !! comment faites-vous pour respirer ? .

-C’est une longue histoire.........la raconter pourrait prendre des années. Et nous n’en aurions pas le temps.............mais !pour vous ! il faut vous reposer et repartir dès demain, les Trois Tours sont au courant de votre approche et ne demande qu’à voir et découvrir ces deux affranchis qui ! se permettent de traverser leurs cultures. Pendant votre absence,. Pénélope et moi-même avons choisi les meilleurs fruits et légumes pour qu’un bon rétablissement puisse se faire pour toi. C’est une fabuleuse cuisinière, croyez-moi ? je l’ai appris à mes dépends en prenant quelques grammes ,pas vrai Péné ? ............et ce sera gratuit pour vous.....avec une bouteille de muscadet en prime : année 2022........

-C’est vrai !Jean ! Gustave est un amour de jardinier, il m’a appris dans son jardin à biner, nettoyer et récolter pratiquement en apesanteur. Et surtout à rester au fond de l’eau ,et y dormir ! il te faudra essayer sans tarder, c’est fabuleux.

-Tu respire comment ? .dis-moi que je rêve !!

-Mais non! c’est simple , la communauté des communes possède des tubes cylindriques remplis d’oxygène pur ....tout simplement.

-Et pour une autonomie de huit heures minimum Je vais vous en laisser quatre pour la route et trois  pour le centre commercial.

        Me certifiera Gustave ,notre jardinier de l’espoir. Mais je ne fusse pas dupe du tout, Pénélope et ce type rencontré dans l’abime ne faisaient qu’un, ils s’aimaient forcément ,vue la position de ma grande sœur qui !langoureusement !affectueusement, le tenait doucement par ses hanches, caressant délibérément ses pectoraux en libre-service ,pas comme avec moi ! son frère qui ne recevait que des baffles et reproches assaisonnés de rancœur infinies. Je n’en serais nullement offusqué, ni fâché ? mais une certaine fébrilité allait m’envahir subitement .Je perdais quelque chose d’extraordinaire, en pleine panique je méditais........

-Mon frère ! ne sois pas inquiet , crois -moi sur paroles !ce ne fut qu’une relation passagère, uniquement pour me faire du bien et ce ! avec un garçon charmant et ! pas du tout bourru ,certainement plus attentionné que toi !! .

-Tu exagères !! Pénélope !!

-Non pas du tout !! mon frère !!

-De toutes les façons ! Nous repartirons demain ,aux aurores, laisserons Gustavo à ses légumes et ses fruits ,il a un métier ? lui !! . Si tu es ok ! ? je vais redescendre en sa compagnie pour en terminer le binage, sarcler et récolter quelques fraises du jour , ensuite je le laisserais dormir et ! reviendrais à la nuit tombante avec toi, sois en sûr !! je n’ai que toi mon frérot adoré...............et :! Si tu es sage je te raconterais cette rencontre fortuite , et ! cela grâce à toi ? si tu n’étais pas évanoui, je ne l’aurais jamais connu ?....................

-Finalement j’en suis l’unique et seul responsable de ce qui t’arrives ? mais ! à qui profites donc le crime ?

-Oui ! c’est un peu ça !!et ! je t’en remercie vivement. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre un Gustavo de la culture non intensive.

-Vas ma sœur, profite et reviens moi vite.............je t’adore...tellement ........

Pénélope ,sa figure en feu ! doucement, comme une véritable nymphe, entièrement nue , ses cheveux en pagaille, comme je l’ai aime ! s’enfonçait inexorablement dans ce tableau de peinture qui n’attendait que l’ultime maitresse des lieux . Le tube d’inox dans sa bouche , me faisait signe une dernière fois, son pouce levé vers le ciel me signalant que tout allait bien pour elle et qu’elle reviendrait dans quelques heures . De nombreuses bulles d’air remontèrent à la surface et ce pendant des heures , ce ne fut qu’une suite de remous infernaux. Je me rendormais , après avoir gouté à ce café grand-père.....si diligemment posé près de mon corps par Gustavo , décidément aux petits soins avec moi