des vies.

D’après une idée originale de Jean-Decier.

Septembre.2022

Les éditions nouvelles frontières présentent :

Des vies.

(Suite des canons de la discorde.)

.Chapitre.01.02.Installation./partages.

.Chapitre.02.Elie :la folie des sommets .

Chapitre.03.En plein effort.

Chapitre.04.en maintenance...

Chapitre.01.

Aménagement.

.01. Introduction sur un lieu magique.

Nous étions le 04.09.2022.

A quatre petits kilomètres à vol d’oiseaux de notre hôtel Nature, ce port important jouxtant la ville de Berck sur plage, localité touristique accolée à son village multi centenaire ,ses habitants parlant le pschitt sans bulles, devenait la huppée station balnéaire que l’on connait depuis les années cinquante. Les Lillois comme les Parisiens en avaient fait leur plateforme, salutaire pour les uns adorant les bains de mers à pas trop chers et surtout vivifiants pour leurs santés grégaires, les autres ! pour faire de la bonne gastronomie leur point de chute . Ce pacage situé dans l’extrême Nord de notre France, avait plus d’un atout dans sa manche pour nous séduire : Barbara et moi-même ,sinon ?pour oublier la fantastique ,tragique aventure subie au cours de l’année dernière(voir mes cahiers numériques des canons de la discorde).Nous avions un impérieux besoin de nous carapater ,de se mettre au vert dans ces contrées verdoyantes ,loin de tous ces imaginaires tralala d’une société devenue transverse. Barbara, réconciliée avec elle-même !en avait accepté de revenir vivre en ma compagnie, mais trois bonnes années,1095 jours ! rien que ça ; avaient défilés à marche forcée, tous ces moments passés seuls dans nos coins , nous avaient passées sous le nez, les plus difficiles et ! pour être honnête les plus simplistes du niveau libidos. J’acceptais sans conditions sa coopération à l’ébauche d’une vie nouvelle basée sur la réciprocité naturelle d’un couple s’aimant charnellement et ! vice versa se désirant du matin au soir sans aucun calculs jubilatoires.

Sur pas mal de questions posées de sa part ,je la laissais dans le flou, cette nuit en Suisse lui avait laissé des séquelles indélébiles de se reconnaitre dans un jeu de rôles épouvantable contraire à sa morale de petite-fille de jésuites , la suite ? vous la connaissez !ne fut que dérisoires déchetteries de sentiments provisoires .Avec Géraldine, avec son petit Suisse ! nous avions crus bien faire, nous nous étions peut-être égarés dans nos sentiments respectifs de nous savoir les démons de l’intercession à trois. Presque au passé, Barbara revenait de temps en temps sur la chose la plus terrible qu’un être humain puisse subir en totale impunité de croire que moi ! son mari de toujours avait délibérément fauté par accès de sentiments controversés . Coté sexe, elle avait réellement progressé, n’attendait plus l’heure du laitier pour commencer à bouger ce corps de 66 kilos sans artifices, ce fusse toujours ça de gagner .Il y avait encore du chemin à faire, je m’en régalais d’avance de reconstruire semblant de vie. Pour vous ! chers lecteurs je. fais le point de mes relations, peut-être que j’en oublierais ? qu’importe ! le message est clair :c’est la vie.

.02.Géraldine

Celle par qui tout venait d’arriver en Suisse, dorénavant ! passait au second plan, mais !malgré ses 94 années, nous servait encore la soupe de légumes de notre potager, le soir ,agrémentée de curcuma ,qui ! selon elle assurait sa longévité à nous servir de chaperon jusqu’à la fin de sa vie. Cette femme grincante,pimpante,exitante, en tenue de gazinière à 250 degrés, allait encore prendre des rdv galants ,moins souvent peut-être ? toujours captivants de me raconter le lendemain dans mon atelier de menuiserie, ces frasques de la nuit précédente. Ne se souciant pas trop et nullement capable de tomber à la renverse du coté sentimental ,elle collectionnait comme les timbres postes :des sexes de toutes dimensions ,évidement de plus ou moins de bonnes fraicheurs, de maigres tailles ou de grosses dimensions qu’il lui fallait une véritable bonne humeur de sucer de vielles charrues et de temps en temps, d’agréables verges dans des cercles prévus pour fabriquer des esthètes en matière de sexes. Fatiguée, manquant de verve, d’allant avec un rdv galant, quand il le fallait, en cachette ,la nuit quand Barbara dormait !je servais de manager appréciable pour la masser dans ses parties génitales et ! en même temps de m’envoyer en l’air à pas cher. A chaque fois ! elle me dépêchait un mms , souvent en la coupant malheureusement au bon endroit que ! je ne voyais que la moitié du cliché. Faisant partie intégrante, du aux services rendus , de la famille ,je craignais pour elle , la ménageais en l’aidant dans l’épluchage des oignons, cela lui évitait de pleurer sur ses déboires sentimentaux des derniers 24 heures chrono. Nos inerrants désirs l’un envers l’autre demeureront des secrets bien gardés, Barbara ne soupçonneras jamais nos vie souterraines ,comme les grottes de Lascaux, elles resteront inviolables durant des millénaires. Je me garderais bien d’aller la visiter le soir avant d’aller me coucher, je risquais de découcher avec une femme qui restait une attraction majeure dans la vie sexuelle d’un homme normal , totalement dénués de fondements admiratifs tant elle sortait des standards habituels. En contrepartie ! elle restait disponible pour toute personne majeur ou non encore capable de créer une amourette de feu de paille avec une presque centenaire. Elle déclinait très légèrement, passait la majeur partie de son temps dans des mots fléchés catégorie cinq, comme tous ces vieux fous qui ne veulent pas oublier leurs histoires d’amour.

.03.Marie Cécile.

Quant à Marie Cécile ,comme convenu ! elle garderait !en pleine propriété notre pied à terre dans le seizième, se remariait ou plutôt se pacsait avec Gavroche son avocat du diable ,capable de retourner les pires situations en calvaire insupportable pour les juges chargés d’instruire ses affaires louches. Tout allait pour le mieux pour elle ainsi que pour nous, les banques avaient finalement fait faillites ,liquidés leurs avoirs ,déficits et bénéfices ne feront plus qu’une seule tabouille.Leurs patrons remerciés sur l’hôtel d’une discorde consommée de mauvaise grâce seront expédiés dans les dom. Ces sous-fifres désormais au pouvoir, lui avait fait un pont d’or pour la réembaucher au tarif syndical, elle déclineras l’invitation, sachant pertinemment qu’elle servirait de soubrette à moindre cout. Elle prendra ses quartiers chez nous, tous les ans en plein mois de juillet ,feras des longueurs de piscine entièrement nue avec gavroche son amant. Son corps mince !se galbait progressivement pour devenir quelque chose d’agréable à regarder. Voulant garder l’universalité de notre famille, je me garderais d’aller voir de son coté, Marie Cécile femme d’envergure aurait été capable de semer la zizanie dans notre ambiance de folie. Passée dans l’art d’un cinéma muet, elle nous feras une introduction salace dans des films pornographiques , devenues star incontestée nous allions découvrir avec elle de somptueux ballets .

Je ne pourrais nullement oublier celle qui parfumeras notre intérieur ,je veux parler d’Eli. Voici des brides de sagesses reconnues dans la totalité d’un sport de hautes altitudes. Ne m’en veuillez pas de ne pas donner son prénom ainsi que son patronyme usuel, faisant partie de la nomenclatura Russophone dans le Gers(32), je n’exclus pas complètement une attaque en règle chez ce Casimir de malheur. Cette flèche d’argent mérites à elle-seule un chapitre entier ,plus court que les autres ? mais elle le mérites emplement

Chapitre.02.

Elie. La folie sur les sommets.

.01.Plus dure seras la chute !.

Cette histoire simple se passe dans le haut Vercors pas trop loin du mémorial de résistance.En tant que bénévole constamment sollicité dans des sortes de trials renversants, de rallyes raids de l’impossible, je m’étais engagé comme simple signaleur posté au sommet d’un col désertique, certes ! pas trop haut ! pas comme ceux de nos Alpes ou Pyrénées centrales, mais !comme étant la référence dans cette matière de rudes randonnées pédestres ,sortes de courses des extrêmes ou plus de mille deux cinquante coureurs, hommes et femmes de tous âges confondus, allaient s’élancer au départ de Grenoble. Perché sur un promontoire qui demandait des efforts surhumains, j’allais devoir !à l’aide d’un transmetteur satellitaire bipper seul, environ 900-950 coureurs et coureuses de fond, pas plus ,un déchet fut prévu au fond de la comble par des organisateurs précautionneux de ne pas avoir de ruineux transports pour les remorquer jusqu’à l’arrivée . La course faisait 185 kilomètres de longueur pour un d+ de 12900 mètres. Suprême récompense pour le bénévole que j’étais ! grand amoureux des montagnes, j’allais servir, à la nuit tombante : de serre-file, personne n’ayant voulu affronter l’orage de fin d’après-midi. A partir de ce col, jusqu’à l’arrivée prévue aux alentours de minuit, ou vers une heure du matin si !tout se passait comme prévu par les dirigeants de courses ,j’allais accompagner par tous les moyens ,les derniers . Soit ! 23 kilomètres à remorquer les ou le ou la retardataire. Souvent !nous avions des perdants mais pas forcément les plus méchants, les plus fermés à la conversation, tout n’étant question que de tact envers ces coureurs de l’impossible que !.je ne refuserais jamais cette main tendue au bord du précipice de l’oubli.

Je n’étais pas néophyte dans cette matière, seulement un randonneur aguerris qui ne demandait qu’à aider son prochain qui ! dans la tourmente attendait ce petit plus pour remonter la pente, basculer de l’autre côté du col ,repartir à fond les manettes. Equipé de ma frontale, armé de mes bâtons ainsi que de réserves suffisantes de nourriture , j’attendais depuis six heures du mat, en compagnie des marmottes, j’apprenais à siffler. Posté auprès d’une source ferrugineuse, je m’abreuvais sans compter en attendant de percevoir les premiers de la classe. L’eau, pure, désaltérante , incroyable de fraicheur me rassurait ,la chaleur ! malgré cette hauteur sera importante et sans eau ou uniquement deux litres je n’aurais pas forcément pu résister à la déshydratation automatique.Je confectionnais des mini bouteilles en plastique, les alignais le long du sentier en forte pente, quelques morceaux de fruits et de sucres mis à disposition, m’avait attiré la sympathie de plusieurs éclaireurs. l’espace réduit allait me forcer à mettre toute mes affaires en équilibre instable .J’encordais le tout au premier rocher , dégustais ma première banane de la journée. L’aube se levait doucement, le soleil me dardait déjà de ses rayons obliques, je me réchauffais légèrement me prenais à rêver de tout et de rien. Je pensais aux filles ,sans oublier Barbara pour qui ! j’avais fait l’impossible pour la faire revenir au bercail. Pas de réseaux , aucune possibilité de faire le 112 en cas de rupture d’un participant. Mais ! j’avais déjà vu ça dans notre Luchonnais, avoir fait déplacer la protection civile sur un bout de terre en équilibre m’avait donné des frissons en plus des sueurs froides de ne pas pouvoir sauver ces coureurs de l’extrême .Cette fois-ci ! je croisais les doigts, après 16 heures il me fallait redoubler de vigilance, regarder ces participants en train de dévisser dans la montée , au-dessus de ce lac incroyable de beauté. L’endroit magnifique nettement au-dessus des cimes environnantes m’avait plu. Dans l’organigramme ! j’en m’en avais réservé la primeur pour passer une bonne journée , je n’osais à peine regarder ce pentu couloir au-dessus du vide ou ces coureurs passant en trombe ne faisant pas trop attention ! se catapulquant loin de toute sérénité de se dépasser sans compter sur le raidillon suivant ,cela s’appelait dans ce jargon bien spécial :un petit coup de pied au cul !!.Celui-là allait donner une magistrale leçon de courage au moins aguerris et me conforter d’admettre que j’avais la crème de coureurs de l’extrême capable de se dépasser .

Les premières flèches d’or et d’argent, bronze comprises, de longilignes formes marchant, courant comme sur des ressorts , passeraient vers 11 heures 10 , ne me regarderaient pas, se contentant de me chiper une bouteille d’eau au passage, de la balancer plus loin parmi les rhododendrons en fleurs. Nous avions la crème de la sélection des plus forts, rien ne pouvant arrêter cette meute d’incourtois, cela me laissait dans une solitude triste et morose. J’attendais le milieu de gamme ,enfin !les derniers de la cordée , celle qui me forçait :à chaque passage l’admiration sans bornes de regarder des hommes et des femmes exceptionnels bravant les extrêmes d’un corps finalement comme tout le monde. Ces machines me donnait envie de les applaudir à tour de bras, ce que je ne pouvais pas faire, ayant cet outils de comptage dans ma main droite. Ma voix les encourageait autrement, des paroles douces , certainement pas amères me faisait trembler à chaque fois que je découvrais ces regards pitoyables me demandant combien il restait de kilomètres avant le prochain ravito. Je plaisantais ,les faisait mariner dans des chiffrages impossibles à vérifier et ! finalement leur donnais le plus de précisions possibles sur la direction, les pistes , les sources dissimulées dans les fentes de rochers cachés. Ce parcours ? j’en connaissais tous les recoins, possibles et inimaginables .

Barbara n’était point de la fête, recluse à Paris en compagnie de Marie Cécile, je lui aurais envoyé de mémorables clichés de cette course marginale comme étant la plus dure après celle de la Réunion, je n’avais aucun réseau, flute et reflute ,elle allait encore me maudire . Géraldine ! elle ? en était avait fait le déplacement malgré ses 92 ans et me fournissait avant le départ les calories suffisantes pour ne pas sombrer dans un manque de sucres. Pour la circonstance nous avions loué un van pour trois , elle et son chien Ursule.

.03.Les premiers de cordée.

Ils étaient à l’heure, passant comme des missiles stratégiques, négligeant même mes bouteilles mises à leurs dispositions. Ensuite, plus de 30 minutes plus tard perçaient les autres par paquet de cinq comme de dix et parfois de plus de trente. C’était une course spectaculaire , effrénée , comme je les aime, parsemée de coureurs et coureuses en pleine forme ayant souvent le sourire et me disant merci dès qu’ils me voyaient. Je ne demandais rien, j’effectuais ce travail avec application , négligeais ce spartiate inconfort. Pas de toilettes pas de possibilité de m’allonger ,j’allais rester debout presque vingt heures d’affilées. Le repas ? n’en parlons pas, la dotation offerte par cette organisation était ridiculement obsolète ,comme d’habitude, une pomme, un quignon de pain ,une sucette à l’anis, c’était à peu près tout. Je grignotais les bonnes choses de Géraldine qui en savante organisatrice avait confectionné, des petits bouts de croquettes et mies de pains agrémentées de miel des Pyrénéens Luchonnaises, enfin !tout ce qu’il fallait pour soutenir un rythme effréné et de redescendre ce soir sans risquer de tomber inanimé. Comme eux ! je participais à l’effort collectif de me savoir plongé entièrement dans cette course de fond. J’en reconnaissais certains qui ! dans l’épreuve précédente n’avaient fait que de la figuration et qui ! cette année allait affoler les chronos. Des groupes de femmes et de filles chantaient en cœur, me déposaient un baiser sur mon front à défaut d’atterrir sur mes joues. J’étais aux anges de me savoir être leur sauveur d’un jour dans cette Hourquette du diable. Il était déjà trois heures de l’après-midi ! comme le temps passe vite,600 coureurs passés dans les entrailles du satellite géostationnaire , ne restait qu’une palanque de restes à couère qui !négligeant leurs formes allaient ralentir le passage. L’orage menaçait, la température baissait régulièrement ,les participants également. Dix-huit heures sonnait à ma montre Samsung, de grosses gouttes me rafraichissant, je mettais mes affaires de pluies, n’attendais pas d’être trempé jusqu’aux os .Ce fut une pluie diluvienne qui passait , s’abattait au-dessus de nos têtes, le sentier devenait un ruisseau, la montagne une cascade, le ciel ? une ode à la nature .

Dix-neuf-heures.....je commençais par m’impatienter,regardais le compteur.....850 paires de jambes musclées étaient passés devant ma tronche, ne restait plus qu’une petite partie de la troupe, le talkie me donnait des infos , restaient cinquante concurrents plus le serre-file, j’étais finalement !presque dans les temps, le jour n’allait pas disparaitre trop tôt, nous étions en plein mois de juin. la pleine lune allait faire le reste...:nous éclairer.

860/865/880/:890/897/898/899..................non !il en manque UN. Que faire , ..qu’attendre , encore attendre !toujours attendre...le secondes s’égrènent irrémédiablement nous allons passer les vingt-heures, et ce dernier vas se faire disqualifier ? ..c’est trop bête !!je vais descendre le rejoindre, je n’en peux plus ,ne rien lâcher c’est tout ce que je pourrais lui dire de sérieux ou d’acceptable................................ 19h.58....le dernier poème à l’ode de la montagne ...........

.04.Je l’ai entraperçu entre les rochers verticaux .

Elle ressemblait à une feuille morte, et ! ce n’était pas l’automne ?

N’étais-ce pas un ange ?

J’allais le savoir rapidement. Le dossard 1456 pointait sa tête , dix petits mètres encore et ce seras la délivrance pour lui, passé le col !ne resteras plus qu’à se laisser descendre doucement , allonger ses jambes, essayer de finir l’épreuve en parfaite autonomie avec lui-même ,et surtout ! d’enlever son chapeau qui me cachait son minois. Les hommes comme les femmes sportifs de très hauts niveaux, se ressemblent beaucoup, effilées, habillés à l’identique, soumis à des régimes drastiques, ils sont tous longilignes pratiquement sans pectoraux ni superflus au niveau des cuisses.

Ce type pourrait, le col franchi, avec comme serre-file ? ma compagnie de ! non pas, de soulever des montagnes ,mais de se faire logiquement :les 22 kilomètres nous séparant du chapiteau final organisé par le staff d’une course abominable ,pas pour moi ? mais pour ces trotteurs de l’impossible. Ma surprise fut immense, à la mesure d’une surprise assez baroque .Une femme ; jeune, jolie malgré la souffrance ! dans la trentaine ,peut-être légèrement un peu-moins ! d’à peu près un mètre soixante-dix ,mince comme une anguille, pesant dans les soixante kilos, cheveux châtains ,longs ,attachés dans son dos, recouvrant ce dossard unique que j’aurais un mal fou à bipper, galopait doucement en se tenant les hanches, signe qui ne me trompait nullement sur le degré de fatigue qui l’habitait. Il fallait me préparer à oscculter ce dossard tout en modifiant cette crinière descendante jusqu’aux bas de son dos courbé, dans le creux de ses reins. Cette compétitrice, dernière d’un groupe de trois, étalés sur trois cents bons mètres , allait franchir ,accompagnée de son serre-file ,ce rude, interminable col tout en lacets. J’avais ! pour l’occasion préparé mes affaires, remballé depuis 19 heures tous mes accessoires, ne restait plus que cette machine que je m’empressais de lui mettre contre son ventre plat ,sans aucun relief ne supportant qu’une mince couche de poussières.

-Bon pour le dossard 1456....bienvenue à .............Elie ? ...............

-Merci !..bénévole !.............

-Appelez-moi Jean je vais vous raccompagner pour la suite.........Elie.

J’avais ! devant moi un authentique fantôme ,une sorte de spectre, une véritable loque qui vomissait tripes et boyaux , définitivement Hs je craignais dans l’immédiat, que faire de cette fine armature de muscles faits pour gravir des montagnes ! n’avait plus aucun sens. Le serre-file ! pressé de redescendre , de retrouver l’organisation, de se faire une bonne pression, me donnait vulgairement les fanions récoltés lors de leur montée .

-Ca-va ? madame...vous continuez ou vous abandonner Il faut me le dire maintenant ,avant que je reparte en bas ....répondez-moi svp !! Elie.....êtes-vous en mesure de continuer ? .......

Elie ne répondait pas, sa tête baissée, certainement le moral dans ses socquettes plus très blanches, elle me semblait ailleurs, aux antipodes d’une fabuleuse course de fond imaginée comme étant le summum d’une délivrance de citadins en manque d’oxygène. Vêtue comme un véritable traileur moderne , léger sac à dos sur son dos, pipette d’eau en permanence dans sa bouche fermée, bâtonnets ultra légers en carbone, et un misérable biscuit Saint -Michel à la main droite, elle me fixait, le temps d’un instant ! les yeux dans les yeux comme surgie de nulle part, sauf ! qu’elle se fusse payé plus de 1200ml de d+en l’espace de 4h.35. : un chrono moyen, plutôt fait pour un randonneur montagnard..... Je ne résistais pas longtemps sur sa réelle détresse, je la réceptionnais dans mes bras , sa tête désormais ! reposait dans le creux de mon épaule, elle pleurait toutes les larmes de son corps martyrisé par la douleur de ces muscles durs comme du marbre .Percluse de crampes dans ses mollets ,dans son estomac atrophié, elle s’endormait littéralement sur moi, incapable de se porter, je subissais ce poids plume dans tous ses états d’un délabrement terrible .

-Désirez-vous que je vous masse ?.

Elle ne me répondait pas, complètement dans les vappes je commençais à m’inquiéter......... Le serre-file en bout de contrat ,allait misérablement m’enfoncer cette fille, sans vergogne se lâcher sur une représentation humaine à bout de souffle.

-Bon je vous laisse, je dois redescendre. Dites-lui qu’il ne reste que quatorze minutes pour ne pas être déclassée et éliminée de la course, pas plus !!!!! et arrache-lui son dossard s’il le faut !! d’accord l’ami ? le règlement ! c’est le règlement !! vous êtes Ok Jean ? et ! ne vous formaliser pas si elle s’endort toutes les vingt minutes, une bonne taloche et ! ça repart.....croyez-moi ces zombies ne marchent qu’au pinard !......

Elie u la force de lui répondre....................

-Je sais......je vous ai compris !!merci Alizé. Vous avez été tellement gentille dans la montée. Merci ! encore et encore.............

Je prenais la parole à mon tour........cette gamine dépassait l’entendement ...m’était devenue réellement insupportable.

-Maintenant ! laissez-nous et allez vous en ,je vais m’en occuper et la ramener dans les délais et !!...........croyez-moi ! nous allons rattraper ceux qui nous précèdent........c’est sûr !!

-Ca m’étonnerait fort vue son état déplorable !! enfin je vous laisse le choix soit de l’abandonner ici ou la faire rouler dans le précipice. Cela fera une de moins au repas en octobre !!et je vous souhaite bon courage ............cette fille est lamentable ....croyez-moi !!

Comme d’habitude ,au repas des bénévoles ,étaient invités le premier et ! le dernier de la course, nous pouvions échanger leurs misères presques trois mois plus tard et ! avec du recul ! revoir notre stratégie future.

-Allez-vous en !!!!!!...........et laissez-nous !! il faut vous le dire combien de fois ?

Je regardais son dossard......était indiqué Elie..1456..................pas de nom qu’un prénom raccourci.

-Mademoiselle ! nous repartons dans trois minutes.............reprenez des forces en buvant cette eau fraiche.

-Je n’en peux plus ..

20h.16..

-dans quatre minutes vous êtes déclassée il faudra que je vous dégrafe votre dossard ? c’est cela que vous voulez Elie ?.

20h.18....plus que deux minutes, cent vingt secondes et c’est fini !

20h.19..............60 secondes.

-Elie !! voyons !! il ne faut rien lâcher !!

-20h.20. délivrance ? ...... -

-C’est bon je suis prête Jean ....................

Le chrono de course avait parlé..........ce fusse bon pour le service Elie.............

.06.Un sentier pavé de bonnes intentions.

-Maintenant !Elie tu vas m’écouter avec une grande attention, stp et réveilles-toi un peu. C’est quoi ce que tu as dans la bouche ? tu maches sans-arrêt !

-Non ce n’est rien ?que de l’herbe..

-De l’herbe ? ne me dit pas que tu...............te dopes ? ce n’est pas vrai ? tu n’as pas fait ça pour arriver bonne dernière ?

-Tiens regardes..................

Elle avait entrouvert sa bouche, sa minuscule bouche cernée de jolie lèvres bien rouge .A l’intérieur, un mélange de je ne sais pas quoi, malaxé en forme de boule qui dégageait un liquide verdâtre .Ces dents ne respiraient pas la santé , toutes bleues , se confondaient avec la mixture...........

-Ce sont mes dents que tu regardes ? ne te formalises par pour la couleur, sitôt avalé ou recraché l’herbe ,elles reviennent d’une blancheur incroyable ,comme si je l’aient avais passé dans un bar à blancheur.

-Te fais pas de mouron, ce n’est pas dangereux seulement motivant...................

-Mais c’est quoi cette affreuse mixture ?

-De la marijuana en vrac que j’ai ramenée de chez-moi.

-De chez-toi ? c’est ou chez-toi ?

-Mexique..................je suis Mexicaine et je le revendique comment étant faisant partie des insoumises aux devoirs de se marier avec qui nous voulons !! et pour l’herbe j’en cultive chez mes parents...enfin ! c’est notre gagne-pain si tu désires tout savoir.........

-Elie !

-Oui bénévole ! de mes c...............

-Tu pourrais être polie ? si tu n’étais pas une fille ? je t’aurais balancé une paire de gifles !!sois en certaine !! et tes parents dans tout cette histoire ?

-Ca se voit que tu n’as pas eu d’enfants ?et que tu n’as pas baisé depuis pas mal de temps et que tu regardes temps X à la télé de ton père. Et que...........

-Et que quoi ?

-Au fait ! referme ta braguette !......... et laisse de côté papa et maman, ils ont certainement ton âge..

J’avais en face de moi, trop proche d’ailleurs,une fille type garce chevronnée ou perdante de l’inutile ,sentant le soufre, qui certainement droguée me disais que des sornettes bien pourries. Pourtant ! qu’elle fusse jolie que j’en refermais ma braguette rapidement .ce n’est pas du tout ce vous pourriez penser , mais que je venais de soulager ma vessie et que les voyant arriver j’en avais oublier de la refermer ..c’est non ! circulez !il n’y as rien à voir de ce côté-là. Un point c’est tout. Ce tas d’os en perdition, ravagé par la moiteur ambiante ,ne m’attirait nullement, je fusse partagée en compassion et suspicion de sa part ? oui ! mais de la à me la faire sur place ou dans une des deux cabanes perchées, il y avait un monde , un monde que ! je ne franchirais jamais. Je respectais trop ces coureurs de l’impossible pour leur mettre un grappin supplémentaire dans des montagnes d’incertitudes.

-Pourquoi dis-tu tout cela ?je ne suis qu’un bénévole pour t’aider dans tes misères ?. -Ah ! cela se devines dans tes réflexions et à ta manière de me regarder..........et je paris que tu es seul en ce moment ? ce n’est pas vrai ?

-Bon !! ne te fâches je ne parlais pour rien dire. Et pour la paire de gifles ? j’adores si tu veux le savoir !!Te gènes surtout pas ? je suis championnes de King-boxing.....à l’université .

Dans quel désordre j’étais tombé ? au sommet de ce col ! rencontrer une véritable folle qui ! mine de rien pourrait m’en faire voir de toutes couleurs ?...J’aurais du accepter la démission proposée par la bénévole du bas déjà si loin maintenant. Il fallait battre le fer tant qu’il fusse chaud tant à me bruler mes ailes de négociateur.

 

-Cela t’aides vraiment ? ou non ? cette herbe............

-Oui et non , elle me supprime mes douleurs pendant des kilomètres.

-Et ! tu t’endors ?.

-Oui c’est le problème majeur. Tu veux gouter ? j’en ai dans ma pochette banane. Tu ne risques rien ce n’est que de l’herbe pure à cent pour cent certifiée sans phosphates par mon père.

-C’est un gros propriétaire ?

-Bof.......oui ! un peu ? pas mal d’hectares oui peut-être 20000 ? je ne sais pas et ne veux pas trop savoir ce qu’il cache derrière.

-Des cartels ?.............. Elle ne répondras pas sur cette question embarrassante...........

-Et toi le bénévole tu y as gouté ?....................

-Non !!non sans façon je n’ai jamais touché à de la drogue de ma vie ,ce n’est pas maintenant que je vais débuter !.

-Bon ! c’est comme tu veux, je la garde quand-même en cas où !

-Je préfèrerais que tu t’en débarrasses, si nous étions pris la main dans ton sac, tu serais disqualifiée et moi retiré de la charte ISO bénévolat. Ca ne rigoles pas de ce côté-là.

-Non ! ça jamais je ne jetterais les cultures de papa.

-Tu parles bien notre langue pour une Mexicaine ?

-Je fais mes études en France depuis trois ans et mon oncle est employé à l’ambassade à Paris.

-Ah ! d’accord...........Presque une fille à papa ?

-Je te dis que mon père est paysan !!!........

-T’énerve -pas ma jolie.je vois que tu vas nettement mieux.

-Bon commençons par le début, nous avons plus que plus tardés, nous sommes ici depuis dix minutes ,c’est encore trop.je te fais le topo j’en ai pour deux minutes et nous partons, que tu le veuille ou non, je n’ai pas l’intention de dormir ici.

-Et papa t’en voudrait à mort de m’avoir abandonnée ? .............

-Bon écoutes !!

-Le sentier démarres par une pente abrupte, cerné par la cordelette que j’ai installé ce matin, aux aurores, 20 bons mètres de pure escalade ou de désescalade se profileront et termineront par une énorme marche qu’il te faut enjamber de la plus simple des manières :: soit te coucher sur le ventre ou te balancer au bout de la corde pendante dans le vide. Ensuite du plat ,sorte d’autoroute des deux mers qui faisait plus de douze kilomètres ou elle pourrait affoler les temps , rattraper peut-ètre,je dis bien peut-être !la fille que j’apercevais au loin en train de boire à la source pivoine. Ensuite ! une légère remontée de 300 mètres de d+ soit moins de quarante-cinq minutes, si ! je dis bien s’il te restes encore des jambes ? ce qui est moins sûr !moi je marcherais doucement en prenant soin de bien ramasser les fanions et au pire tous ces mouchoirs en papiers que les concurrents jettent en pagaille. Donc ! ne t’étonnes pas si je suis à la ramasse. Ensuite ce chemin empierré se terminant dans la combe du plaisir ,laisse sa place dans une bifurcation à quarante-cinq degrés à une redescente ,puis une remontée comme une sorte de montagnes russes. Tu devras t’aider de tes mains pendant quelques mètres et dérouler ta foulée entre les bosses, attention !! vue la pluie ça glisse ne te ratatines pas dans le dévers suivant.

Ces estrades de pierres plates ,bancales souvent glissantes, que j’adorais, allaient nous faire arriver sur le plateau du Vercors, vastes champs parsemés de mélèzes gigantesques d’où pourrait surgir des souvenirs. Il ne nous ne resterait plus qu’à se guider entre les méandres de prairies aux herbes grasses, vertes, parsemées de bovins dormant à cette heure tardive .Avec Barbara !du temps de notre splendeur nous avions passés, coulés de fabuleux jours heureux à nous baigner nus dans ce furieux ruisseaux de montagne. Les souvenirs allaient certainement revenir en pagaille, me soulever un torrent de sentiments enfouis dans ce cœur qui ! ne voulait décidément et nullement revenir en arrière toute !.

-Bénévole !

-Oui Elie ?

-Tu m’as l’air songeur ? tu penses à qui ? .....aux fées ? ........

-Oui ! c’est tout as fait ça ! tu as visé juste élie et ne m’appelle plus bénévole ! j’ai un prénom .......continu. Mes jambes me brulent !!!

-OK !jean!!

-Nous longerons le ruisseau, il nous faudra l’enjamber trois fois, de l’eau à la taille, c’était là en passant presque de nuit le plus compliqué, de ne pas perdre ton équilibre .

-Ah j’adore .........

-Oui ! sur le papier tu adores ? mais quant tu seras devant le fait à accomplir tu seras bien soulagée de m’avoir pour te passer la corde ,je passerais le premier pour te l’à lancer.

-A cet intersection que tu verras indiqué :cabane du pécheur, nous aurons tranchés dans le vif du sujet ,il ne nous resteront que quatre petits kilomètres, les plus rapides ou !tu pourras courir à en perdre l’haleine, ensuite ! forte montée à 40 pour cent entre les cailloux et ! deuxième cabane, celle où tu pourras t’allonger sur un matelas recouvert de poux .La ! deux minutes de repos, indispensable avant d’affronter le sommet ou nous attends la meute de journalistes du Vercors républicain ou de la Petite République Commingeoises.

-Tu est vraiment bénévole ? je ne vois pas ton the -short orange ?.

-Dans mon sac il est trempé , j’ai mis mon pare-pluie ,tu veux le voir ?.

-Je veux bien !

-Ah bon. C’est bien la première fois que l’on me demande ça , c’est comme si on me demandait mes papiers ?

-Nous ne sommes jamais trop prudentes, nous ! les femmes.

Zut !! il me fallait ressortir de se sac toutes mes affaires cette protection de couleur criarde se trouvait emballée dans un sachet plastique , logé au plus profond du sac...elle commençait à me chauffer .et ! nous n’étions pas encore partis ?...........

-Tiens le voilà !! je te le donne si tu veux , mais je ne vois pas ou tu vas le mettre ?

-Il chlingue , comment peut-on mettre un si puant the short ? ah vous les hommes.

-Pour toi c’est plus simple tu n’a pratiquement rien sur toi.

-C’est exact, je me sens comme en maillot......à poils quoi !! .........

Cette fille était shootée , j’en étais sur et certain, cet aphrodisiaque lui donnait des vertues magiques de parler tout en m’écoutant et de faire ressortir de sa bouche des mélanges qui lui donnaient un air de Rouletabille.fr.Malgré tout ! cette danseuse sur crampons avait un certain charme et surtout !un accent chantant de type Sud-Américain que ! je reconnaissais pour l’avoir entendu dans l’avion de Mexico il y avait cela huit bonnes années , lors de notre voyage découvertes aux Bahamas. Sans m’avertir, sans aucun signal de ma part ! Elie était partie en trombe ,sautant par-dessus la barre rocheuse ne se souciant nullement du danger, elle avait pris une longueur d’avance sur moi, je pestais, allais démonter la corde, quitter ce lieux magique ou j’avais fait des rencontres extraordinaires..........elle ne c’était nullement allongées sur le cailloux ,ni attachée à la cordelette, seulement plongée dans le vide .....et était loin......une démarche fabuleuse qui me donnait à penser que j’avais la plus belles des participantes avec moi..........mais ! nous étions qu’au début. Restaient 22 bons kilomètres et pas mal de fortunes ou d’infortunes à prévoir d’ici l’arrivée.....

 

Chapitre.03.

En plein effort. .

01.22.kilomètres ?.que 22 kilomètres de poésies.........!.

Dans la vie d’un automobiliste lambda, roulant en hybride type 4 non rechargeable ,22000 mille mètres ; ce n’est pas grand-chose, sauf ! à tomber en panne sèche au vingt et unième kilomètre et !de s’en aller rechercher une prise invisible ; j’en conviens que les bornes de recharges sont anormalement insuffisantes et qu’il lui faudra une certaine dose de courage pour pousser sa trop lourde caisse, tout seul ,en rase campagne,sous la risée de rudes paysans roulant en tracteurs , roulant au fioul domestique détaxé pour toute la famille .

Pour un cycliste dépourvu de l’assistance électrique ?pas si extraordinaire non plus !sauf à faire une prière à Saint-Antoine de lui retrouver sa route à sa place .

 Pour le marcheur du soir sortant son chien mordeur deuxième catégorie, pourvu d’un sac à crottes qu’il balancera par-dessus la clôture de son voisin qui sort pieds-nus été comme hiver ,impossible !pour lui de tenir la distance car !il lui faut rentrer pour le film de 21h.15.,21h.35 ou ?au pire aux alentours de 22h.05,Anouna fait de la résistance.Cette programmation du Jour le Plus Long ,installée sur C8,plutôt ! compter la vivre et de l’entendre aux sons du canon, en seconde partie de soirée et ! de regarder aux alentours de deux heures du mat, en baillant aux corneilles ,les intellos de service , en différé, se chamailler sur fonds d’écritures illisibles pour le commun des mortels. Pour ce funambule des trottoirs ,déambulant entre déchets organiques , avides de rencontres féminines au coin du boulevard Raspail ,point de kilomètres inutiles, ni de sommeil ! pas question de réveiller sa chérie harnachée d’une combinaison farfelue ,de bigoudis d’un autre temps mais !si l’en as la chance ? d’avoir sa maitresse endormie, nue ! comme d’habitude ! prête à le recevoir en toutes circonstances sous le drap de soie l’enveloppant comme dans un linceul .Elle dédaignera, tout en laissant son huitre perlière entrouverte ! ce rutilant canon de Navarone, dure et rude ,grossier outils pour procréer artificiellement une progéniture impossible sinon ! au pire ; de sucer l’étrange liquide qui en sort en cascade dès l’entrée dans l’enceinte bien huilée par de nombreux clients du soir. Pour sa véritable femme ,dans sa vraie vie d’ordures qu’il est !néanmoins !invoquant un rêve d’archives inaccessibles, composées des plus belles machines actuelles, elle se laissera prendre par derrière comme si elle avait affaire à un amant fantôme sortant du Boulmiche,forçant ce cauchemard à devenir réalité dans une sexualité débridée Elle poussera la quintessence jusqu’à mentir et de tromper sur la qualité d’émotion son male de mari jouissant fraternellement en faisant du théâtre de boulevards. Ce mangeur de décamètres, sera bien satisfait de se les vider en toute transparence dans l’urne familiale faite pour ça. En aparté ! si vous voulez voir à quoi ressemble cette femme couchée sur le dos , les pattes écartées ? mettez vos lunettes loupe pour y voir de plus près , et !vous m’en direz des nouvelles !!.

Les 22 kilomètres ! vous l’auriez deviné ne sont pas pour lui ,incapable de sortir son toutou plus de cinq minutes sous la pluie d’automne, il rentreras ! non sans donner un sourire complice à la gardienne d’immeuble ,lui donnant ses factures d’une copropriété insalubre .Finalement !il ne prendras pas l’ascenseur , se coltinera les huit étages en sonnant à toutes portes, histoire de réveiller les murmures dans des alcôves mystérieuses ,magnétiques, remplies d’histoires de flirts, d’histoires d’amour.

Pour le banlieusard pantouflard aucun échappatoire possible !ne sortant jamais le soir pour cause de cage d’escaliers encombrées : régulièrement privé de métro, de transports en communs ,ce fusse, seras plutôt une galère sans rameurs ,sinon ces époustouflants croqueurs de bitume fondu par la chaleur, fonçant à trottinettes motorisées à plus de 100 à l’heure sur les trottoirs. Pour lui ces 22 kilomètres seront l’injustice suprême de ne pas avoir la récompense par ses impôts à la source. Ces reflets de gens simples ne sont que la triste résonnance d’une société décadente cherchant le pouvoir de dire non.

:plus jamais ça !! Je ne m’étendrais pas sur ces joggers qui allongent les milliers de miles tout au long du canal des deux mers, ceux -là sont à mettre dans une catégorie ultime ,celle des jouisseurs de l’effort complet.22 kilomètres ! pour eux ? c’est l’équivalent d’un centimètre de couturière en train de repriser ses chaussettes trouées par les scandales .

Si je me parfais à vous faire d’absurdes comparaisons sans queues ni tètes ? à part d’affoler les compteurs ,ce n’est !certes qu’inutile pour moi ; mais avant de continuer cette épouvantable course, il me fallait vous faire savoir que 22 kilomètres ! en pleine montagne ,à allure soutenue et constante! seras la pire expérience que ! vous ne pourriez jamais avoir un soir de non-lune ,pas à l’abri de visiteurs du soir ,plus avides :madame, mademoiselle ! de reluquer votre porte-jarretelles fait de ficelles de lin, et de fabuleux accroches cœurs posés en pagailles sur vos oreilles. Que votre mine fatiguée par une journée de télétravail soit le résultat d’être habillée d’une simple chemise de nuit ayant servie ,au petit matin, entre chiens et loups, de dépotoir pour un homme plus habitué à sauter une midinette manucurée sortant en même temps que lui de son bureau présentiel, qu’il vous resteras vos miches à relever le défis de faire rêver votre homme décidément souvent absent.

Cette description est torride, méchante, peut-être ? époustouflante ,certainement barbare, je vous le conçois ; mais ce n’est pas du tout dénuée de sens pratiques........qu’en pensez-vous ?.........je vais continuer ma narration avec cette jeune femme se nommant Elie, de nationalité Mexicaine , aux entournures chafouines, avec dans sa bouche :une herbe aromatiques ! si ? on peut-dire !!ne sentant pas la rose.

.02.Descente aux enfers, demandez le programme !!

Elie fonçait ,traçait littéralement sa route, je n’avais plus la même minable performer dans mon viseur, pour elle !dans son rétroviseur ! je devais lui paraitre comme un dégourdi de la onzième en train de ramasser ce bout de corde en équilibre et de patauger dans la flaque d’eau tout en essayant de rester dans sa ligne de mire . Moi, en essayant de ne pas perdre trop de minutes, je voyais !plutôt une virtuose de la piste aux étoiles, se fondant dans la végétation ,tout en ramassant ici et là des branches de myrtilles .Elle se moquait bien du dévers de la piste, de l’averse orageuse qui la fouettait coté latéral, de ces éclairs monstrueux atterrissant sur la pente, le tout !éclairant la fantasmagorie d’une course légendaire. Elle me semblait différente, totalement transformée, je ne lui avais presque rien apporté comme solution ? à part ce léger massage, et cette ressource en sucres ?. Elie !en vérité !m’avait roulé dans la farine, la sienne ! en avait profité de mes dérisoires massages de ses mollets de poule pondeuse de coke en stock pour reprendre une stature de sportive accomplie à terminer loin devant moi.

Tout à l’heure ,en plein désarroi !en moins de trois minutes cinquante, ces jambes m’avaient appartenues ,son corps tout entier reposait sur moi ,le bénévole de l’impossible sécurité qui ne savait que faire de cette fille malheureusement en perdition aurait pu en faire ce qu’il voulait ?.Cette masse inerte m’avais liquéfié mon cœur d’artichaud des Côtes du Nord, le temps d‘en reconnaitre mes anciennes gambettes de jeunesse, je m’étais assuré de bien faire mon job d’accompagnateur et signaleur, ,la ramener sur terre, ensuite de redescendre ce short malencontreusement remonté sur ses entrecuisses dures , puissantes ,bronzées, laissant deviner un subtil morceau de lin tenant autour de son mince ,étroit bassin. Avait-’elle un ami, un amant, un parent qui l’attendait à l’arrivée ? je me gardais de poser une question aussi dérangeante, dans sa situation ! elle aurait imaginé le pire et ! m’aurait refoulé pour ne plus me parler de la soirée, faire bande à part, ce que je ne souhaitais nullement en étant responsable de sa vie .

Du coté ambiance !ce n’était pas trop joli, joli à regarder, je vous l’assure, et vous rassure !! aussi !! cette bête humaine nageait dans son jus, littéralement noyée d’amertume d’être bonne dernière et de s’épancher sur un parfait inconnu qui ! aurait pu être son père nourricier. Fut-elle vexée de l’extravagance de mon engagement envers elle ? peut-être !j’en n’en suis pas si sûr que ça au regard de ses yeux couleur noisette allumés en permanence sur moi. J’avais senti en elle cette délivrance de se savoir presque molle, malléable, soumise à la plus tendre des perfections ordinaires pour la savoir enfin libérée d’une horrible emprise musculaire, ce que l’autre accompagnatrice ne feras jamais dans la montée en la poussant par des gestes inappropriés tout en lui criant dessus . En pleurant ; elle me remerciait et me diras dans l’oreille .

-C’est bon !! bénévole. Je reviens sur terre....ça vas déménager, je te rassures, la partie est loin d’être finie ,il me reste des forces à revendre et la prochaine je vais me la faire ....

Pour être honnête ! je n’y croyais pas trop, ayant masser ses jambes je ne pouvais difficilement croire que cette jeune femme puisse remonter deux kilomètres sur l’avant dernière, à moins d’un miracle ? non !! impossible. Il fut indéniable que mon gingembre pure et sucré un maximum, lui avait fait un certain effet, mélangé avec son herbe malsaine, rançonnant le si peu d’énergie qui lui restait dans son petit corps , ce furieux mélange ;finalement ! lui donnait des ailes.Au loin ! je devinais cette forme légère basculant de l’autre versant, les muscles de ses cuisses travaillaient intelligemment, me donnaient l’impression de revoir une machine infernale dans un corps de rêve, pour atlètes,bien sûr ! il était hors de question de soutirer à ce conglomérat de tendons une quelconque affaire passagère, sinon un flirt en haute montagne ,histoire de gravir des sommets fantastiques assise sur un âne que j’étais ?. Cependant ! de sa part d’esthète !aucune pitié pour le bénévole que je fusse durant cette longue journée, cette femme en avait tourné sa page d’illusions perdues, dopée ,allait rattraper l’autre demoiselle beaucoup plus âgée qu’elle, n’en ferait qu’un bouchée dans une traverse de cailloux insupportables pour des baskets de midinettes trouvées dans un magasin de luxe . Je les voyais sur l’étroit sentier coté nord, celui de tous les dangers, cinq petits mètres les séparaient , Elie se mettait dans la foulée du 1255 ,j’étais abasourdi par l’élégance de ces deux filles, elles n’étaient nullement sujettes au vertige, se tiraient une bourre incroyable, les quatorze lacets ,du moins les premiers seront avalés à une vitesse d’enfer, j’étais littéralement bluffé, si elles continuaient à cette allure d’enfer dans ce couloir de la mort ? elle rattraperaient le peloton des attardés et ! pourquoi pas trouver les ressources pour terminer dans les 800 premiers et ?pourquoi pas dans cet orage terrible ; couper au travers de la montagne. Soit ces sportifs sur le tard avaient de la colle sous leurs chaussures, soit ! mes deux filles en avaient encore sous la semelle.

De mon côté précautionneux ! accaparé par l’emballage de la corde sécuritaire, le démontage des fanions, un rapide nettoyage du site ,j’avais pris du retard sur elles, la serre-file m’en avait averti, cette concurrente est dangereuse à tous les points de vue, il fallait garder un œil sur elle ,à tous moments, surtout !ne pas baisser ma garde, ne pas lui laisser le seul risque de se perdre dans la nuit et de se faire le loup qui rode dans les parages . Je n’avais pas trop compris son manège, c’étaient t‘elles engueulées durant la course ? .Elie ne me le diras jamais !.La mauvaise serre-file nous avait abandonné.

La prochaine cabane ,assez éloignée, la seconde encore plus et l’arrivée ? je ne vous en parle pas encore ,tellement ce ne seras un secret pour personne , ce bocal à poissons pour repêchage d’attardés, était au pire endroit .Je n’en avais pipé mot à Elie, me contentant de lui donner de vagues indications sur ce terrible fanion posé au sommet d’un pic s’élevant dans le noir. La nuit n’était pas encore sur les cimes, une étrange lueur restait accrochée au pic du Méchant ,comme pour nous avertir d’un danger imminant ils me fallait redoubler de vigilance. Simpliste prémonition ou vague de chaleur sur ces sommets ?je ne saurais vous le dire ; encore moins l’affirmer, tellement cette luminosité fusse extravagante de beauté .Annarché ,je remplissais ma gourde, buvait à même la source, le fer était abominablement présent ,mes lèvres recouvertes de rouille ;je ne ressemblait pas un randonneur sifflant sa légèreté. Je marchais à environ quatre de moyenne, Elie ? à plus de cinq, il me fallait forcer mon allure de sénateur dans ce faux plat, je continuais à me pencher pour récupérer ces fanions artisanalement posés à droite comme à gauche. Ces imbéciles d’organisateurs ,la veille en complète débandade, les avaient distribués n’importe comment, les croisements ? à la louche ! messieurs, mesdames ,faites le comme vous voulez, le bénévole sera là pour vous indiquer le programme . A la cabane je pourrais faire le point , remettre de l’ordre dans cette dernière bataille que se livraient ces deux concurrentes. Justement du feu en sortait de cette cheminée ? des randonneurs du gr ? ou de simples touristes en perdition ? il était déjà 21 heures00 mètres m’en sépare de cette jolie maison toute en pierres de tailles , reconstituées par les chevaliers de ce village d’en bas qui ! ne pensent qu’à chasser le bouvreuil.La chasse à coure n’est pas encore ouverte,on ne sait jamais ce que nous réserve ces type armés jusqu’aux dents...........

Je m’apprête à ouvrir cette porte légèrement entrebâillée ........

Ce que je vais découvrir est un incroyable tableau..............