Autopsie d’une Crapule.

Première époque

De Jean Decier.

Octobre 2022. ...........

En souvenir de Charlie… Carla, Carlita ,Bronchita …et ! de tous les autres, mes illustres inconnus ne figurant pas dans cet ouvrage…et !..sans oublier ! Barbara qui m’encourage constamment ! à me dépasser plus de huit heures par jour !.

L’écriture me fait vivre,  n’est qu’un cri !..............

Avertissement. Tous ces écrits , ne sont que pure fiction sortie tout droit de mon imagination.

Jyc31.fr

Table des matières.

Introduction de l’auteur Jean Decier . …………………………………………

Liste des chapitres

Chapitre.01. De cruels souvenirs .

Chapitre.02.Enfin! la chambre 122..

Chapitre.03.Au chevet de Charlie.confessions.

Chapitre.04.la belle famille italienne venue de nul part.

Chapitre.04.Une entrée imprévue.

Chapitre.05.Deux inspecteurs frappent à la porte .

Chapitre.06.Du rififi dans la mémoire sélective de Charlie.

Chapitre.07.Début d’une confession.

Chapitre.08.Rendez-vous à Paris le 20 juin 1971.

Chapitre.09.Raison et châtiment.

Chapitre.10.Raison et soumission.

Chapitre.11.Un meurtre parfait, pour une estocade parfaite.-16ans.

Chapitre.12.Oeil pour oeil !dent pour dent :pour une  justice suprème.

A suivre dans le tome 02..................

Introduction de L'Auteur.

Ces lignes consignées courant 2021/2022, se déroulant en toute liberté, seront rédigées , pour une parfaite compréhension écrituriale d’un assortiment divers ,assortie d’une sublime dose liqueuriale concernant un personnage hors du commun dont, je vais vous raconter ses distractions maladroites de se savoir hors d’atteintes .

Cherchant la relativité dans des mensonges inappropriés, je vais tenter de reconstruire une certaine tranche de vie, celle qui ne devrait nullement correspondre à un gars normal ,naturellement constitué de chair et de sang. Ce gars aimait les femmes, naturellement et surtout !les plus belles, les plus riches, il en sera récompensé au-delà de ses espérances en épousant Carla un beau jour de juin .Avec Barbara !nous serions conviés à ce capharnaüm embulant sur un air de tango Sud-Américain. Arrangé ?alambiqué ? certainement pas le fruit d’un amour partagé ? diront certaines personnes jalouses de son secret ? peut-être ? c’est ce que je vais essayer, tranquillement ,avec des mots choisis, de vous faire découvrir tout le long de cet ouvrage .

De sinistre mémoire, cette triste et ! néanmoins remarquable tranche de vie ,concernant une destinée incontestablement vérifiable sur le net prophétique, immaitrisable par une assemblée générale familiale Italienne ,me sera relatée par un ami de longue date. Ce gars certainement d’enfance , complice intime d’un début de vie d’adolescence magique à courir après les filles de toutes les couleurs me seras d’un grand et réel secours pour en terminer cet ouvrage . Avec lui ! je vais me replonger dans l’irrationnel en ! espérant vous emmener avec moi :Jean Decier dans une histoire magique ,capable de vous faire pleurer toutes les larmes de votre corps.

Ce garçon, longtemps imberbe, sortant de normal-sup , émergeant d’une incroyable classe paysanne supérieure ,de nature surdouée équivalant ! dans l’éducation nationale de l’époque , à un QI 135 des années après-guerre ,ces quantièmes égalant à un bon 160-162 de nos jours, ne seront plus jamais égalés dans mes relations personnelles devenues vielles ,comme le temps qui file. Mais ! voila ,que je fusse présent au non-moment, à la bonne époque pour relater ce que les journaux des années fastes se fichaient pas mal d’une portion de vie concernant monsieur tout le monde . Ces journalistes préférant couvrir les sacres , mariages, enterrements de ces têtes couronnées pour une illusoire postérité , ne pensaient nullement à dire tout ce qui se passait dans un landerneau de transfuges inconnus jusqu’à lors.

Je fus ici ,présent pour relater l’imaginaire d’un homme que j’aimais profondément ,comme un frère.

PS. Cette histoire !espérant qu’elle vous tire dans vos pires retranchement de curiosités maladives, aura une suite ,dans une pénombre que seul Charlie pourrait imaginer de son vivant. Si vous voulez voir la stèle funéraire , sachez qu’elle se trouve aux confins de ce pays enchanteur du Roi Merlin pas très loin de l’arbre d’Or. Vous l’auriez deviné ? mon ami ,comme moi ! fut et resteras de cette race coiffée de chapeaux ronds.....

JD.

Attendez-vous!! au pire !!!!!!!!!!!

Chapitre.01.

De cruels souvenirs.

01.Charlie ! un ami de toujours ,admis dans la crème d'un hopital fantome.

Cloué,perfusé, installé dans une hospitalisation forcée, attaché par de larges sangles de cuir l’empêchant de bouger, de se retourner ,de se moucher une narine qui coulait du sang en permanence , à la limite du soutenable, ses derniers instants seront entrecoupée que de courtes et belles périodes sous assistance respiratoire à 100 pour cent oxygène pur. Le service post-opératoire l’avait prévenu ,il ne faisait pas bon venir ici, trainer ses guêtres ! pendant les grèves ,contre la vie chère .Pour info !la guerre des nerfs recommençait, les radars brulaient de-nouveau, nous empêchait de faire du 30 à l’heure,l’arnarchie revenait en trombe, remplissait les unes des journaux numériques. Ils étaient !sous la pression gouvernementale , dans cet hôpital ! à en faire de terribles économies comme bouts de chandelles ,les cocottes en papier construites lors de réunions syndicales orageuses furent mises, avec les bulletins de votes , dans le poêle , réduites à chauffer la salle des tribuns afin d’y faire voter à l’unanimité la reconduite de la grève perlée. A L’heure où ! je vous parle, cette maison bicentenaire est !avec la maternité attenante !sur le point de fermer ses portes ,vaincue définitivement par un ministre complètement éventé de contradictions. Les clients ! prévenus ! étaient rares, se gardaient bien de se pointer ici !.Un tri en seras fait sur le parking recouvert de banderoles.

Charlie était presque riche d’avoir !comme tout le monde moderne d’avoir choisi la norme nouvelle. Il avait le loisir de conduire une Toyota Corolla hybride dernière génération de type évolutive .Malheuseument ;d’un poids de 2 tonnes trente-deux sur la balance administratrice, de ce fait ! il en sera catalogué comme un personnage non-grata, le serment d’hypocrate ne s’adressait donc pas à lui. En cas de rechute !de contre-indications aux antibiotiques Chinois ! il en serait définitivement écarté. Et pourtant ! le 15 ! comme d’habitude ,par manque de personnel qualifié ,comme ils savent si bien le faire ? l’avait orienté ici ,dans la bonne ville des Comminges de Saint-Gaudens, à deux pas de chez-nous. Le chirurgien de garde, ayant un foie en conserve !sans trop savoir le diagnostic final ! lui avait proposé pour la somme faramineuse de 150000 euros, non compris les honoraires substantiels, de le lui mettre à la place du sien donnant des signes évidents de fatigue .Charlie ! c’est vrai ? avait le teint étrangement jaune, signe particulier d’une jaunisse imprévisible. En général, ces gens couleur banane ne sévissent que très peu de temps sur la terre, rejoignent rapidement les entrailles du sol de ces cimetières à l’abandon .Charlie avait choisi l’incinération ,le déversement de ses cendres dans la Garonne toute proche .Ce fut et seras le seul acte notarié de sa part. Avec Barbara ;il fut décidé de s’en occuper.

.02.Une OPEP réussie ?au prix fort.

Avec le personnel réquisitionné d’office ,docteur Chamane ! se l’était farci, à la lumière du jour ,au scalpel et hachoir pour le lui remettre en bonne et due place, comme il le fait d’habitude .Accompagné de trois hideuses infirmières du syndicat majoritaire maison ,celui où il ne fait pas bon contredire, il avait fait ce qu’il fallait ! redonner de l’espoir à Charlie, le recoudre avec plus de trois cents points de sutures. Les agrafes manquantes, il fallut se débrouiller , aller chercher du fil pour machine à coudre, cela tombait bien la couturière du coin partait en pré-retraite. Pour le foie démonté ,celui de mon ami , fut et sera reprogrammé pour le vieillard de 108 ans créchant dans la chambre P.207..Rien ne se perdait ! tout se vendait ! il suffisait d’y mettre un bon paquet de billets neufs ou usagés sur le brancard, en arrivant par derrière la façade austère, au crépis mal lessivé. Ce n’était pas le foie qui fusse malade ?Charlie ne buvait pas trop, à part six ou sept Ricard d’affilés, bien dosés, trois fois par jour ! mais plutôt son estomac !.Peu-importe ! l’hôpital déficitaire depuis trois années ,aura fait une bonne affaire, après le décès, sans tambours ni trompettes ! d’envoyer la facture en post-mortem ,avec la mention ! refus d’obtempérer hier à 6h.37 GMT ou ! cet orthopédiste lui avait annoncé , sa tête enfarinée par une nuit d’orgies avec les infirmières en très petites tenues vestimentaires .....

-C’est un prix d’ami !! Charlie C. Croyez-moi !,vous n’en retrouverez pas de sitôt sur le marché du bon foie près de chez-vous ,et ! d’aussi bien conservé. C’est à prendre ou à laisser !.Tenez ! le glandeur qui c’est occis à trottinette l’autre jour ?.Et bien !.................

-Vous auriez pu m’en mettre ce presque neuf ?.Cela ne vous coutait pas grand-chose............

-Un foie tout neuf ? n’y compter pas, n’y penser nullement ,même pas en rêve ?.. Le cout est extravagant ; bien au-dessus de vos moyens de simple organigramme de la maison Pico de Belin . Le foie du glandeur n’était pas compatible ,il est parti remplacer celui du ministre Codalet à Purpan.

Rien n’y fera ,ce fut en pure perte , il en resteras jaune toute la soirée.

.03.Une rapide ,unilatérale décision.

Nous avions par télégramme postal, déposé dans la guérite du planton de l’hôtel du Louvre ,aux Iles Lofoten, reçu ces tristes nouvelles et ! il avait bien fallut ,avec Barbara prendre une rapide décision, soit le laisser pour compte ? ou soit ! y aller le plus vite possible . Nous étions dans le Nord de l’Europe , moi pour évaluer pour ma compagnie d’assurance ’Ya pas de soucis’ ’les dégâts de fuites de gaz , ma tendre et chère en train de se farcir le mont Colt avec sa bande de copines . Barbara ne voulant plus le voir de son vivant , de terribles souvenirs en héritage lui faisant mal ,allait déclarer forfait pour une visite ultime de côtoyer la peur, d’y rencontrer le diable en personne qui l’avait tant fait souffrir ce fameux soir ou dans ce lit il l’avait méchamment droguée .Au départ ! consentante, ensuite complètement étourdie par la dose elle se laisseras faire pendant une nuit entière heures, nous laissant que le choix de porter plainte au commissariat du coin. Nous ne parlions pas le finnois, Charlie sera relâché rapidement et me serreras la main pour ne plus jamais me revoir. Barbara avait fait don de sa personne.

Etant en voyage d’affaires ,dans le nord de la Finlande , aux confins du cercle polaire ,j’irais seul ,non accompagné, donnerais ,à Barbara des nouvelles de Charlie par textos interposés, ce fusse le minimum de partage entre nous trois, qui ! un certain jour avions faits la bêtise de notre vie d’accepter sa version. Aucun des protagonistes de ce terrible instant n’avait oublié. Charlie m’avait appelé pour !en dernier recours ! soulager sa conscience .Je savais que j’allais sans la présence de Barbara ,replonger dans cette sotte hideuse aventure de cinq personnes trop jeunes pour des jeux d’adultes. Nos vies avaient faillis basculer, nous serons des lâches de ne pas pu prendre nos entières responsabilités .Le destin allait nous rattraper.............Charlie en était l’avant-dernier à le payer de sa vie ! moi ! le dernier de la liste, n’espérais qu’une chose ? passer entre les gouttes. Barbara resteras encore deux jours au bord de la somptueuse piscine extérieure, moi je faisais ma valise le plus rapidement possible.

-Fais bien attention à toi ! mon chéri !Prendre le transsibérien de nos jours ?ce n’est pas sérieux !. -Je t’aime mon amour, déguste ce saumon, il est succulent. Et bon pour ta ligne !.....

-Tu es d’accord pour je reste deux jours ? .

-Mais bien sûr ! profites du soleil de minuit ma chérie .......

Je savais pertinemment que ces deux jours entièrement dévoués au repos allaient l’assouvir d’un bronzage intégral dans la cabine à bronzer, celle du front de mer .Barbara à force de manger ces crudités, passer son temps dans les cabines à ruisseler de sueurs , d’ingurgiter des masses de poissons séchés, avait fini par perdre huit kilos, elle était redevenue celle que j’avais connue il y as cela bien longtemps. Oublié nos souvenirs néfastes, nous reprenions le fil de notre vie comme si ! rien ne c’était passé. Un 4x4 ,sorte de moto neige sur herbe m’emmèneras sur la steppe pour rejoindre la correspondance .J’avais embrassé Barbara, elle m’avait souri ,m’avait remis une lettre cachetée, celle que je devinais qui fusse pour Charlie, celui par qui tous nos malheurs étaient arrivés . Elle ne me diras rien, avec ses yeux d’amoureuse sur le tard, envoyait des pétales de roses sur un type qui n’en avait certainement plus besoin. Nous avions fait avec fougue l’amour toute la nuit, certains d’oublier ce qui fut notre secret bien gardé que je ne comptais nullement donner à mon ami Charlie .Je l’avais !plusieurs fois soulevée, installée sur mes cuisses , m’étais enfoncé dans son corps, elle ! de son côté avait accepté cette offrande magique avait fini par rendre l’âme au bout de trois heures. Allongés sur le lit , je m’étais empressé de finir ce que j’avais commencé, en terminer ma posture de mari en pleine bagarre avec cette Barbara revenue vers moi. Elle se laisseras faire, ouvrant son ventre pendant des heures .Je bousculais ses sous-vêtements achetés à pris d’or, elle se laissait faire , je ne l’abandonnais pas de la nuit qui restait lumineuse, la violait presque, elle aimait ça ,cette force d’un homme éperdu de douleurs pendant des années à l’attendre, elle en acceptait mes reproches me racontait tout . En six heures de folies , je savais tout d’elle, ses souvenirs rentraient dans mes fantasmes de me savoir dans les bras d’une femme fatale capable de séduire la plupart des males qui passaient près d’elle.

.04.Un secret bien gardé.

Nous avions un garçon, Charles ! âgé de trente-cinq ans il était ! vous vous en doutez le terrible secret d’une liaison d’une nuit de folies ,était-’il de Charlie ? aucun test Adn ne sauraient jamais le reproduire, nous ne voulions pas soulever ,entre nous !cette montagne de rancœurs qui ! nous aurait détruit décisivement . Ce gars n’avait ! heureusement aucun des défauts de Charlie ,dès ses dix-huit ans ! était parti en Australie. Chasseur professionnel de crocodiles dans le Queensland ,ils nous envoyait des sacs en croco et des cartes postales de ce désert incroyable . Il faisait fortune, se mariait avec une insulaire s’appelant Zoé .Vivants à Melbourne, adoptant deux adorables Philippines, ils étaient heureux de vivre aux antipodes de notre Pauvre France assujettie aux impôts nouveaux en permanence. 

Barbara, invitée par sa bru , en avait fait le voyage, avait bien failli y rester, mais ! étant incapable de rouler à gauche, après huit accidents sous sa responsabilité, à sa charge financière , certainement une quantité d’amants mal digérés , elle rentreras finalement après neuf mois passés à Sydney à faire des folies en compagnie d’un ruchier composé de personnalités Françaises ,travaillant à l’ambassade de France et du Royaume-Uni .Ces gens imbus de leurs réservoirs de non-sagesse en profitaient largement pour s’occuper des femmes d’autochtones ou de ces femmes Françaises, secrétaires dans des bureaux ultra-modernes . De retour dans l’hexagone, Barbara me reviendras finalement en y laissant ces souvenirs , elle en avait définitivement oublié Charlie, fait son deuil en couchant avec ces amants sortis des grandes écoles qui ! selon elle n’avait que des pois chiches dans leurs cervelles de premiers de cordées .A vrai dire ! peu m’importais de savoir ou de connaitre ses frasques aventurières dans le Buch Australien, ou sur la barrière de corail à chasser le requin en compagnie de plongeurs de l’impossible , il me suffisait de savoir qu’elle en avait oublié ce Charlie de malheur. Apparemment ! il était sorti définitivement de sa mémoire. Mais ! je savais pour Charles ! ses courriers ne venaient plus forcément vers moi son père..........devenu ce que je suis devenu ! un simple adoptant ! j’étais devenu inutile.

Cet impromptu voyage en Finlande ,cette grande escapade au Cap Nord était le début d’une nouvelle vie pour nous et voila que Charlie nous rappelait encore une fois, sinon ! la dernière !à son bon souvenir !.J’avais la crainte de perdre encore une fois Barbara, sa fougue amoureuse me mettait dans ce secret espoir de ne plus la perdre une nouvelle fois.

Chapitre.02.

 La chambre.122!

 .01. Une ombre au tableau : l’infirmière aux yeux verts.

-Avec cette vue magique sur le pic Saillant, portant sa croix, vous pourriez rêver à vos futures sorties en montagnes, mon gaillard . Peut-être ? pour essayer de vous repentir de vos péchés ?..........cher client de passage. Sinon ! les sondes ne sont pas trop douloureuses ?.........

Voilà !grosso-modo!ce que l’infirmière aux yeux verts allait lui dire, en toute franchise , à son arrivée aux urgences. Tout en oubliant le mot patient, qu’elle le cataloguait, sans vergogne ! sans aucune honte ,dans la série des improductifs, encombrants les urgences matinales .Ce n’était pas tout à fait une déchetterie mais ! dramatiquement !cela s’en approchait douloureusement. Le pic Saillant ! sommet voisin du Gar !effectivement ; pour ceux qui connaissent ? portait et porte toujours ! en son sommet une immense croix de béton ,j’en avais fait l’amère expérience, un jour d’hiver d’être bloqué par la glace d’hiver et de n’avoir mon salut que par un guide de haute montagne passant par-là, ce fut mon ange gardien . Elle se trouvait être ma première incartade , ma première alerte aérienne, celle dont vous vous souvenez toute votre vie durant. Un ami !moins chanceux, bloqué sur l’éperon rocheux, y avait alerté, tard dans la soirée : les secours, un hélico viendras le chercher, le ramener à la maison boire un bon vin chaud à la santé de son imprudence et de cet imbécile qui paye pour lui.Comme quoi !notre montagne à vaches, nous réserve bien des surprises, même aux meilleurs d’entre-nous.

Pour Charlie !tout en sachant qu’il n’aurait fait qu’un aller, sans aucune chance ou espoir de se coltiner une seconde fois les ralentisseurs de la D125 bis :un retour dans l’ambulance des Cimes Ariégeoises n’était plus qu’improbable. Ce corbillard à quatre roues motrices de marque Wofwagen Passat ,en était reparti en trombe, sans gyrophare, avide d’aller chercher un nouveau client ,perché dans le bourg d’Artigues. La rentabilité primait sur la responsabilité, il fallait faire du chiffre.

Notre cerbère de la piqure intraveineuse ,adepte de gifles réparatrices pour faire passer le mauvais sang plus facilement, recouverte d’une ample blouse blanche, ses artifices sublimes sans dessus ni dessous, aux deux pochettes ,sur sa poitrine bien redondante, remplies de stylos Bic dès plus vulgaires, faisait figure d’épouvantail à moineaux cassés, déprécies. Dans sa poche basse, attachée autour de son étroit bassin,laissant supposer un manque flagrant de dentelles , se trouvait assortie d’un carnet à souches pour inventorier les prochains défunts sur sa liste .Débonnaire ,légèrement vulgaire ! cette figurine de plomb !ne faisant pas dans la dentelle !allait mettre le tempo dès l’arrivée de Charlie sous le tunnel des arrivées en fanfare. Formant avec ses onze compères, l’ossature du block deux, en association avec celui du block trois en fermeture administrative pour cause de grèves générales , cette femme à l’accent périgourdin en avait pas mal de bétises à revendre, sinon à se faire remarquer par une plastique irréprochable laissant la plupart des malades sur leurs faims que de regarder sans aucun espoir de toucher cette démoniaque organisatrice de causes perdues. Pour moi ! en tant que contrôleur des prisons, je n’avais jamais vu une beauté pareille au chevet des patients.

Quand je l’ai aperçu pour la première fois ?dans le cabinet du chasseur de têtes, je pensais avoir affaire à un mannequin photos en position d’attendre le journaliste prévu pour commenter ces grèves indigestes. Charlie ! trop faible pour relever ces grossières agressions verbales Occitanes ,ennuyé par d’abondants tuyaux partant de son corps,pour aller se vider dans d’affreuses poches, ne pipait mots ,acceptait ces durs mots venant de cette femme d’autorité. Il n’allait plus faire le malin et !sans conditions !accepter ses ordres ,l’obligeant à se découvrir personnellement devant cette rude professionnelle de santé ,baragouinant deux langues à la fois :celles des Causses et surtout celle Occitane .

-Barbara aurait été présente ? elle aurait pu faire la traductrice. Quel dommage ! Jean !.

Par périodes , je ne comprendrais pas toujours ces langues minoritaires d’antan , parlant que modestement l’Aragonais, je ne répondais que par des hochements de tête . Cette sœur de la charité ne faisant pas semblant, j’étais inquiet sur la tournure des évènements. Charlie était blanc de peur. Lui ! comprenait ce qu’elle disait ,lui ! savait !.......

.02.Sur le lit abandonné.

Pour sa décharge,qui !en rentrant dans des soins intensifs, n’as pas u honte de son corps devenant décomposition ? presque périmé ?.A la vue de tous, obligé de s’oublier sur un bassin tenu par des petites mains pas diplômées, mais surtout distraites de vous renverser le contenant sur votre poitrine, vous seriez sur votre défensive. Charlie, lui ! et ce n’était pas coutume !l’avait pour une fois : la honte de lui-même ,le déshonneur de se sentir en infériorité qui !le faisait ressembler à un semblant d’être humain . Suprême confort ! délicate attention à prendre avec gourmandise ! il avait la télévision en noir et blanc 27 pouces et ! par des hauts parleurs incrustés dans la cloison en placoplâtre , cette baroque radio qui diffusait en boucle la magnifique chanson de Lara. Je penchais plutôt pour un diffuseur d’une bande enregistrée en cachette dans une salle obscure. Nous allions êtres ,tous les deux ! bercés par cette formidable musique d’une révolution d’octobre rouge . Ce fusse à peu-près -tout sur un minimal de confort offert contre plus de mille cent quinze euros ttc la journée complète à sonner le moins possible un personnel soignant aux abonnés absents. Ce type n'avait pas l’envergure de ce docteur Jivago pour faire venir à son chevet l’essentiel du personnel féminin comme masculin. Il fut ! aux antipodes de cet acteur s’appelant Omar Sharif, mais avait sa belle-famille capable de lui payer ses dernières journées en les passant couché, il faisait semblant.

Malaisément installé sur un brancard servant de lit d’hôpital, par instant ! agonisait ou ?peut-être ? pour s’attirer les grâces des infirmières ,faisait mine de souffrir. Ce type dépareillé ,devenu infirme, définitivement vaincu par un fulgurent cancer de gamme pancréatique ,en phase dix-sept sur une échelle de dix-huit un quart, dans un dernier sursaut !allait se confier à son ami de toujours :moi en l’occurrence .Celui sur qui vous pouvez compter en toutes occasions, même en cas de légitime défense, celui qui avaleras des couleuvres ,grosses comme des gazinières de chez Artur , tout en sachant qu’il n’avait pas forcément raison. Mais ! c’est dans ces rares occasions que l’on découvre la véritable amitié entre deux êtres capables d’aller au bout du bout d’une ascension malsaine, celle de ne plus pouvoir renoncer . De sa vie d’adulte ? je ne connaissais pas trop celle avec qui il vivra :cette belle Italienne , vue que dans les journaux de la région périgourdine me semblait sympathique, peu modelable . Elle avait construit un véritable barrage, sorte de barricades composées de fossés ou au pire de douves pour s’y noyer ,occultant non pas !partiellement ? mais la totalité de ces vingt-deux années vécues avec lui. Je savais qu’elle était plus âgée, c’est à peu près tout, mais ! je vous la raconterais lors de ce mariage intelligemment concocté par une famille venue des Pouilles pour y faire ,dans la première moitié du siècle, son beurre en Périgord Noir. Barbara ! de ce mariage apocalyptique ,en garderas des séquelles de se voir soudoyer par un triste pervers qui ! à grande échelle poursuivait de ses assiduités toutes les femmes mariées passant devant son bureau, devenu une agence de rencontres immédiates et sans aucunes fioritures . Combien de fois je me fusse posé cette question, mais ! qu’avait-’il donc ce type pour attirer cette abeille ?,ce manuscrit est écrit pour vous le dire. Soyons patients , pour bien percevoir le fil de cette histoire ? il faut le colorer en rouge ,ensuite ! faut l’étirer sur toute sa longueur, pour que !quand l’écheveau est plein ! le rembobiner dans sa boite en plastique, surtout ! ne pas en perdre un morceau.

En totale transparence de se savoir au bord d’une asphyxie dégénérative, transfusé de partout !catalogué par des puces intra-veineuses le faisant souffrir , il allait me débiter ,au compte-gouttes, pendant des heures, lors d’une grève générale d’une administration débonnaire : la génèse d’une vie pas si simple que ça. De ses paroles spasmodiques mélangées de sanglots et !parfois ?de narquois sourires vers cette infirmière de service, plantée indéfiniment derrière la porte coupe-feu, servant de pare-vue, cachant les horreurs d’une fin de vie administrative ,il allait me raconter ses avatars , sorte de tranches de gigot pas trop cuit ou par moment ! difficiles à trancher .Je n’avais pas tout à fait compris sa démarche !mais ! par une trop hâtive déduction, connaissant parfaitement mon loustic, je croyais !à tort qu’il lui avait fait et offert sans aucune contrepartie un léger et dernier flirt de circonstance, afin de parachever en beauté une vie bien remplie de ce côté-là. En était ‘il encore capable ? de se retrousser les manches ?de se faire baisser son pyjama à fleurs minables, pour un dernier sursaut d’orgueil venant d’un ancien mandarin du sexe ?.Ce fusse bien de lui !.Charmeur ? assurément, il l’était ! coureur de jupons ? il le resterait jusqu’à son décès programmé en fin de journée, si tout allait bien.

03.L’indispensable sésame pour rentrer dans un enfer sanguinaire.

-Les assentiments de visites présentielles ne sont autorisées que l’après-midi, les virtuelles :le matin de cinq à sept, par téléphones interposés passant par le petit écran dans les chambres. Il est fortement déconseillé d’amener des fleurs et ! victuailles. Ceci est un message de la direction régionale occitane pour ! éviter de salir les locaux pendant la grève générale.

Voilà !dans sa totalité ! le sibyllin message se déroulant, sur le mur ! au rez-de -chaussé donnant sur le parking extérieur . Sorte de minirobot sur roulette , il débitait à longueurs de journées les normes environnantes, comme le port du masque obligatoire ou le port de protèges chaussures pour les invités venant des champs .Aucun secrétariat n’était ouvert au public, il fallait taper son matricule de sécurité sociale et pousser le portillon, quand !il voulait bien s’ouvrir ?. Personne ! que le bruit du vent passant par la porte coulissante grande-ouverte, coincée par une palette à moitié brulée. La crise hospitalière était à son paroxisme ,même dans nos régions touristiques des vagues de manifestants défilaient en toute impunité dans les locaux, saccageant le si peu de confort visuel .La mise à jour d’une délicate réforme des retraites ,avait mis le feu aux poudres. A part des journalistes d’antennes, grassement payés pour ne rien dire ,personne ne voulait travailler jusqu’à 80 ans.

 

Malgré sa vétusté ,cet hôpital de province croyait en l’avenir, mettait la charrue avant les bœufs en s’équipant d’une numéricasination forcenée au point de numéroter les malades par des lettres Romaines .Au lieu de commander le scanner indispensable, le directeur de production préférait le moderne entracte vendu à prix d’or aux patients. Ce fut une façon de voir les choses, le ministre de tutelle n’y verras aucun inconvénient à produire de l’électricité dans l’air avec de belles et bonnes subventions . Une bienveillante dérogation de la part de ce médecin chef, à la mine avinée, couperosée par des veilles de nuits incessantes à baiser en trompe l’œil les femmes de ménages , m’avait !exceptionnellement laissé libre d’accéder, dès potron-minet à ce voyage en enfer .J’avais bien entraperçu, derrière lui cette sorte d’infirmière brune, aux yeux verts ,sa tête recouverte d’un fichu de couleur criarde , son regard imperturbable qui ! regardait vers nous. Ce mystère semblait me connaitre, elle me disait quelque chose, ou ? l’avais-je vu pour la dernière fois ?. Je n’avais pas cette mémoire des visages , même ceux rencontrés le matin ,entre chiens et loups, pourraient disparaitre de mon cerveau en moins de trente secondes. A part les bonnes cervelles habillées en jupons de marques, aux bustiers bien remplis, je ne prêtais que peu d’attention au genre féminin, pas comme Charlie qui lui ! collectionnait les aventures extra-conjugales ,Barbara en fera l’amère expérience un soir !au cinéma de minuit, chez Marcel dans son cinématographe à huit-clos dispatchant 24 heures sur 24 du classé X , la veille de son mariage avec Carla . Je n’en voudrais nullement à mon ami Charlie, cela compensait mon inaptitude à la chose perverse que je ne saurais offrir en tant que catho affirmé défilant à la manif pour tous en tenant fermement mon missel de communiant. Barbara reviendra fortunée de connaitre des positions extravagantes mais !surtout marquée aux poignets, ainsi qu’à son cou portant les stigmates d’une relation forcenée. Le soir venu ! sous la douche je découvrais la catastrophe. Ce type avait littéralement agressé, violenté sur toutes les coutures ma Barbara devenant, par la même occasion : une spécialiste de la fellation.

-Mais ! ma chérie ! l’occasion fait le larron ?.

Moi le parfait gentlemen , ayant son siège réservé dans notre chapelle ,tous les dimanches matin !j’étais devenu le véritable mufle, incapable de retenir mes pulsions . Ce fut le début de nos déboires conjugaux ,le requiem d’une relation qui ne fusse plus tenable .Elle voulait porter plainte ,moi non !je l’en empêchais par soucis d’économies ?non ! pas du tout ! par valeurs ! uniquement par valeurs de ne pas mettre Charlie en prison pour un crime qui ne fusse pas forcément un crime .Etait-’elle consentante ?la ! était la question qui me taraudait pendant les deux jours suivants , fut le dilemme d’une parole de l’un contre l’autre. Charlie se mariait le lendemain, il était trop tard pour annuler la cérémonie, renvoyer les invités couchant au château de la Rousse Colline. Je ne voulais pas rabaisser cette famille des Pouilles..de les dépouiller d'ne vérité pas bonne à dire ?.....

.04.La cicatrice béante d’une France désorganisée.

Autorisation, laissez-passer en main , en vertu que cet homme malade n’en avait pour plus très longtemps à vivre , fut le motif impérieux ,mais ! quelque part ? curieux , qui me fit rentrer à cette heure matinale. J’étais couvert de la tête aux pieds pour affronter le déluge de feu qui s’abattaient sur la capitale des Comminges , des orages en février ?d’après le centre météorologique ? les météorologues en étaient tous ébahis ,prédisaient la fin du monde , se demandaient quoi annoncer pour le lendemain ,sinon la fin des hommes et de ces femmes ,habituelle ritournelle distribuée par des soi-disant experts en mécanique interplanétaire .La température , moite , gonflée d’électricité statique , montait crescendo, ne m’avait pas incité à flâner le long de la rive gauche de la Garonne couverte de tentes de migrants devenue une plaie béante sur la catastrophique misère qui s’annonçait. Affreuse cicatrice dans le ventre de la France devenue sauvage, nous allions crouler sous les charges inerrantes à ce surplus imposé par le pouvoir en place .Jupiter ! dans un dernier sursaut d’équivalence en avait décidé sans nous demander la permission ! de se partager la cohorte d’invendus bloqués à Lampedusa .

Je m’étais pressé , j’avais cavalé ,comme dans ma jeunesse ; tenant à bout de bras ce parapluie made-in Saint Bertrand de Comminges qui ! sous la tornade , ayant volé en éclat, ne me protégeait plus du tout de ces grêlons d’une dureté ahurissante de brutalité . Je me réfugiais enfin dans ce havre de la paix tristement éternelle ….l’Hôpital Saint Antoine, unique Saint à qui vous demanderez ?si vous en avez encore la force de vous retrouver des forces pour rentrer dans le mouroir , quand c’est évidemment trop tard ! de retrouver la vie d’avant. Il vous refusera l’entrée des artistes, poliment ,en vous indiquant gentiment la direction à prendre, celle de Saint -Pierre ,gardien du temple , pas celle des iles Miquelon, l’administration n’as certainement pas les moyens de vous offrir ce dernier voyage-là .Ce sera, finalement ! pour tout le monde, le terminus d’une vie bien ou mal remplie. Ces gens-là, connaissaient leurs futurs clients, ne les ménageaient pas sur leurs derniers souffles. Pour Charlie cette ligne était toute tracée qu’il n’avait nullement besoin de ticket d’entrée ni de sortie ,d’ailleurs !.

.05.Une entrée tonitruante dans une assemblée constituante chantant l’internationale .

C’est le moment de la relève , également ! le déblaiement de cadavres manifestement occis pour la nuit des temps, ayant passés ce long dimanche de fiançailles, pour une fois ? sans télévision Drukérienne . Qu’importe ! les nouvelles seront toujours les mèmes.

-Pas de quoi en faire un fromage !Circulez ! Monsieur ! Ya rien à voir !! dans cette cour des miracles non exaucés .

Me diras le brancardier de service poussant sans vergogne son lit à roulettes vers la sortie de service avant de lui faire partager les places de ce confortable frigidaire au calme précaire. Sur le second panneaux lumineux , il est indiqué quatrième étage=vivants en sursis , je pressais sur le bouton montée, il ne faudra pas deux secondes pour m’envoyer en l’air dans cet ascenseur qui ! à une vitesse supersonique ,fera défiler les lucarnes de ces trois étages tous endormis. Il me fallait avoir le cœur bien accroché, l’estomac risquait à tout moment de dégurgiter le si peu d’eau de vaisselle, hâtivement absorbée ce matin, je priais le bon Dieu et le Saint Esprit pour ne me faire qu’un espoir , que je puisse atteindre l’ouverture sain et sauf du coté de mes entrailles qui ! me bénirons d’un rot nauséabond à respirer que ! je m’empresserais ,pour ne pas effrayer l’infirmière de garde , de me le ravaler en catimini et ! de le recracher dans la réserve à mouchoirs .

Le chiffre quatre s’affiche en toutes lettres, éblouissantes, les vantaux coulissant fonctionnent parfaitement ,le timbre strident de la sonnette d’avertissement d’étage , me laissera que le choix de rester ou de passer outre cette lumière blafarde qui illumine ce couloir nauséabond. Logiquement ,la chambre se trouve vers la droite, je file sans demander mon reste. Peu de personnel naviguant dans le couloir, tous ces messages télévisuels sont donc vrais ? Il n’y a plus personne à son poste !.A force de pas les croire sur paroles , c’est arrivé, un hôpital sans soignants nous accueille à bras ouverts pour d’improbables fantômes en sursis .

-Que faites-vous au quatrième ? Monsieur…….

-Je cherche Charlie C.......

-Le soldat Charlie est depuis hier soir pour cause de fermetures administrative de lits ! au premier........si ! ma mémoire est bonne ?.. au 122 et svp ! merci de prendre l’escalier de service, il n’est pas du tout exclus d’avoir des coupures d’électricité et que vous restiez des heures bloqué dans l’attente du dépanneur qui ! est en grève, comme nous !.

-Mais c’est bien sûr, comme dirait Raymond Souplex, je me suis déjà trompé. Merci !quand-même .

Je ne demandais nullement mon reste, redescendrais dare-dare au premier par l’escalier en béton brand-ouvert pour l’occasion. De toutes les façons ? je n’aurais pas repris l’ascenseur , préférant extirper en silence mes odeurs d’un estomac coupé avec des intestins grêles pas tout à fait volontaristes. L’odeur était !je pense ? le résultat de mes déboires intestinaux, cet hôpital sentait mauvais, pas tout à fait la mort ?mais ! s’en approchait doucement .Une odeur ..comment dire ? pestilentielle me donnaient la nausée, au niveau deux, était allongé un macchabé, oublié par erreur !il me fallut l’enjamber pour lui faire extirper un ouf de soulagement. Ce pauvre gars n’était pas mort, uniquement souffrant. Délirant ? ca l’était......assurément je fusse dans une avant-tombes !. Des déguelis meublaient les boyaux, cette importante antenne chirurgicale était à l’arrêt, sentait inéluctablement la mort lente d’un service, autrefois le meilleur du monde . Les marches étaient glissantes, je me retenais à la rampe en aluminium brossé, j’approchais du premier, j’ouvrais ou plutôt poussait la porte avec mes pieds, tout n’étaient que salissures .........

la 122 se profilait au fond du couloir........................enfin !.

Chapitre.03.

Au chevet de Charlie,confessions.

.01.Premières impressions d’un homme en décomposition florale.

-Jean ! c’est toi ? oh ! comme je suis bien-aise !..Je ne t’attendais plus ? et ton voyage en Finlande ? .

-Non ! finalement ce fut la Norvège que nous avons faits ,installées Barbara et moi :à bord de l’express côtier ,sorte de caravelle sur l’eau, ce voyage fut magnifique .Mais ! il fut Court ! toujours trop éphémères ces quinze jours, tu te rends comptes ? nous n’avons pratiquement pas dormi avec ce soleil de plomb rasant l’horizon ! et ce pour presque 20000 euros ? extras, expéditions comprises ? .. Nous en avons enfin profités pour la faire cette lune de miel ! c’est incroyable ,tant d’années après notre rencontre à Colombes, tu te souviens ?.Nous étions si jeunes ?.

-Ah si !je m’en souviens parfaitement ...comme j’y pense ! justement si je t’ai fait appeler sur ton Instagram ! c’est à ce sujet ,mais ! nous en avons largement le temps avant d’en reparler et d’en disséquer les méandres. Nous avons rdv avec le commissaire en fin de nuit, si dieu me le permets ?.

Je ne voyais pas trop ou Charlie voulait en venir, Colombes était pour moi ? en 1972 ,ce fabuleux match de foot , sorte de finale avant la lettre de ce stade Rennais devant Lyon, avec Marcel Aubour dans les buts en train de jouer à la pétanque, ses deux mains de gardien munies de deux artichauds de Bretagne nous avaient transportés de bonheur . Ce fusse si lointain ? si délirants pour toute la région ?.Ce n’était pas du tout Charlie qui m’avait appeler.Aurait’il diligenté une tierce personne ? .Et ce rdv avec la république des singes ? cela voulait dire quoi ?.Quarante années avaient passées depuis, ma mémoire flanchait ,certainement pas la sienne.

- Bon ! le principal ce fusse que ta Barbara soit satisfaite de voir enfin le soleil de minuit au Cap Nord et ! de s’y baigner ses extrémités, à l’abri des regards ,comme elle me l’avait toujours promis aux Seychelles ?.

-Charlie ! tu n’es jamais allé dans cet archipel ? peut -être avec une autre ,mais ! pas avec elle ?.tu dois confondre entre tes conquêtes d’alors ?.Dis- moi la vérité.

Charlie exagérait grandement, Barbara ne lui avait jamais promis cette absurdité d’un presque couple en voyage de fiançailles , seulement promis ,sous -seing privé de lui envoyer une carte postale d’Oslo en cas de séparation, se fut fait dès notre arrivée sur la terre de cet hémisphère nord. De toute les façons !cette délivrance avait u lieu il y avait des décennies .Charlie pour m’ennuyer, se replongeait dans le néant, celui qui seras le sien ,la prison dorée à Barbara plongée dans une sorte de concert d’imbroglios pas possibles à montrer ses miches à tous moments . Pour le récompenser de l’avoir oublié sur paroles de sa part, nous lui avions envoyé un bon baiser du Cap-Nord, installés au bord de la piscine extérieure chauffée à 38 degrés ,en train de siroter son jus de pamplemousse favoris. Il n’en fallait pas plus pour que Charlie prenne de nouveau ses désirs pour des réalités peut-être même qu’il se masturbait en présence de sa photo ?que ! j’en fusse légèrement fâché, à peine contrarié de le savoir encore à courir dans ses pensées ,après elle . Barbara était redevenue amoureuse de son Jean et non plus de Charlie, en avait accepté cette séparation sur fond de pizzas, ce fusse une cause entendue depuis si longtemps ?.Pour Barbara ?de retour d’Australie, je ne lui avait nullement pardonné ? car il n’y avait rien de répréhensible à se faire faire la cours avant notre attirance réciproque. Elle me diras après nos noces de jade !

-Ce n’était pas franchement le type qu’il me fallait. Je vais l’oublier , sois sans crainte mon chéri !.Je ne regrette rien.......

Notre étreinte clôtureras cette délétère ambiance de fin de règne d’un type extrême, aux antipodes d’une relation normale . Charlie détournait la tête, des larmes perlaient de son œil gauche, le seul véritablement valide, le droit en avait perdu sa qualité première, celle de voir la paille chez son voisin et non pas la sienne !

. -Au retour : nous nous sommes séparés à Bergen et ! tu ne vas pas me croire ? j’ai pris le plus compliqué pour retraverser l’Europe, pour te voir Charlie ,dans ce temps de guerre ce n’est pas si simple de rentrer chez soi, avec tous ces Slaves-Russes sur le pavé ?.Impressionnant ,tu peux me croire !!.Ici ! tu es tranquille !.Vraiment !,ils ne viendront pas jusqu’ici.

-Et Barbara ?..elle vas dans les transports en commun , s’y retrouver toute seule ? à la merci de n’importe qui ? tu te rends compte ? .

-Oh ! ne te fait aucun soucis pour elle Charlie, elle a pris !au vol ! le Moscou-Paris en seconde classe, dans le wagon de queue comme elle en as l’habitude, je lui est réservé un compartiment pour elle seule. Le trajet nos as couté un bras, mais dans ces temps compliqués il fallait le faire.

-Mais l’avion ?. Elle adore l’avion ? en Aus.............

-Les lignes aériennes sont interrompues depuis trois semaines, ne restait plus que le taxi, le bus ou le train. Nous avions vite choisi le train couplé avec flibux. Mais que voulais tu me dire en ...Aust......

-Non rien, je pensais à son voyage en Australie ,pour revoir voir son fils Charles.

-Tu étais au courant Charlie ?..........

-Si j’étais au courant ? c’est moi qui lui est payé son voyage .en tout bien tout honneurd'ailleurs! .

-Ah. C’est vrai ! je n’y pensais plus .Au fait ! merci quand-même......sinon !Barbara ....

-Elle fait ! en ce moment !si ce n’est déjà fait ? des emplettes au grand magasin du Printemps Haussmann ,tiens justement je viens de recevoir un texto mms. Regardes !

-Ah oui c’est bien ma Barbara ! .Tu en as de la chance ?.

-Ma Barbara !! Charlie !! reviens un peu sur terre , cette femme n’est plus la tienne ! et n’a jamais été ta propriété à ce que je saches ?.elle t’a oublié définitivement ,après tout ce que tu lui as fait subir ! la pauvre !.franchement tes parties de jambes en l’air, cela m’as dépassé !.

-Barbara aimait ça , que tu le veuilles ou non ! cette femme avait besoin de changement ,de quelque chose de nouveau. Bon ! c’est vrai que cela couté un peu sur le plan affectif mais quand tu es parti dans des bringues comme nous avons u ? mais le résultat était bien là !.Ta femme est devenue une véritable bombe sexuelle, tu me l’as confirmé également.et ! grâce à qui ?.

-A toi, bien-sûr !.

-Mais !Non ! je ne crois pas un seul instant à ce que tu me dis. Aux Seychelles ............

-Oui Jean ! aux Seychelles ?..........

-Aux Seychelles ?si ma mémoire ne me fait pas défaut, pour donner suite à tes cartes postales, c’était avec Fatima Réglos ! tu n’étais déjà plus avec Barbara depuis longtemps, et Barbara logeait chez Charles en Australie ?.

-De toutes les façons elle est certainement en transfert sur un direct pour Lourdes(64) ,avec correspondance à Tarbes pour Toulouse en tgv petite vitesse. En ce moment ! je pense ! qu’elle est en passe d’arriver chez son grand-frère qui doit la récupérer afin de filer à Lisbonne . Pour la faire simple ! pour ma part !j’ai fini en train de nuit ! ce n’est pas beau ? .......mais !...............

-Barbara ne viendras pas ? j’aurais tellement désiré la regarder une ultime fois ?....

-Barbara a un agenda tellement rempli ? si tu savais ?.que ! même-moi je m’y perds ,tiens !il n’y as pas si longtemps que çà ,elle m’a posé un lapin, devines avec qui ?.....

-Non je ne vois pas, cela fait si longtemps...........

-Figures ’-toi que..................

Je n’allais tout de même pas lui raconter cette histoire légère ?.Ce garçon n’avait rien perdu de sa jeunesse , il se souvenait de tout et même de nos péripéties sur ces bouts de chemins menant à Compostelle. Par la suite ,par soucis d’équité ; nous avions été obligés de contourner l’obstacle Charlie, en changeant de numéros, si je lui racontais la dernière, il en fusse capable de se lever dans la seconde et de composer le.06.65. .......

-Ah !! ce soleil de minuit !..Vous en avez de la chance de voyager à vos âges !.Pour moi c’est définitivement clos !. Pour être clos , son programme l’était ! .......

- Charlie, ....je t’écoute ! comment vas ta santé et oubli Barbara ,sinon je m’en vais !.avec l’infirmière ?.C’est quoi cette enveloppe ?des photos ? ........un mot d’amour ?.

-C’est pour elle un dernier souvenir....promets -moi !

-Bon c’est d’accord je la lui remettrais sans la décacheter, c’est promis Charlie.

-Jean !Veille à ce que cette porte soit bien fermée, et surtout ! que personne ne rentre, à part : le curé Tronchin. Tu le reconnaitras entre mille, il hante ces murs depuis hier soir avec un missel à la main ,le chapelet dans ses doigts et le rosaire autour de son cou. Ce corniaud d’apôtre pense que le diable m’habite ? que j’ai besoin de sa rédemption ,mais ,ce n’est pas vrai ! ce pasteur ne fait que son métier par procuration et doit saisir la moindre des occasions pour faire revenir les brebis égarés chez lui, toute cette histoire ? c’est cousu de fil blanc . Pour la faire simple, dans mes derniers souhaits ,j’ai occulté le passage à l’église, tu veilleras à ce que mes désirs deviennent des réalités. Pas de grands discours ,surtout pas d’oraison funèbre qui fait pleurer mais rire, c’est tout !.

-Pour ce qui est de ma santé ? elle est précaire ! tu as du t’en apercevoir en rentrant dans ma chambre ?.

Je l’écoutais , j’allais lui répondre sans lui laisser le temps de reprendre son souffle si ! il en avait encore à sortir de ses poumons grillés par la gitane sans filtre posée comme un vulgaire accessoire ,sur la table de chevet .Dans une apnée insolite, il m’écoutait en tendant sa dernière oreille valide ,tout en regardant d’un œil distrait cette infirmière faisant le pied de grue derrière la porte. Je devinais dans ce regard !peut-être ? la peur de n’être pas à la hauteur de ce qui fut un Don-Juan de renommée mondiale !. Dans ses pupilles, je discernais encore cette envie de désir , cette lumineuse attraction qu’un homme ,même ! mal en point a encore envie de s’offrir à une femme ou ! plutôt l’inverse..............

-Mème pas l’infirmière d’à côté ?. tu ne vas pas bien ?......quand-même !! .....elle as du chien ?. profite de tes derniers instants ? n’y a pas de mal à se faire du bien !.

-Ce n’est pas Barbara !.loin s’en faut !.

.02.Mensonges.

Je regrettais déjà mes paroles, il était tellement mal en point !. !.mais ! nous pouvions !en tant qu’amis tout nous dire, de la pire des sottises à la plus truculente des sorties à la Prévers, il éclateras de rire , immédiatement stoppé net par une terrible, invisible toux bien grasse.Instintivement ! je m’écartais, la crise covids à l’aube de sa dixième vague , faisait qu’ils nous fallaient être d’une extrême prudence. Je collectionnais les piqures en pagaille , mais il ne fallait pas courir le risque de tomber entre les mailles du filet. La raquette de vaccins était suffisamment précaire pour ! ne pas l’attraper et rejoindre Charlie sur son lit d’hôpital, cela m’aurait fait une belle jambe ! accompagner Charlie vers les cieux Je repensais à son voyage aux Seychelles. Je comptais ces mois , remettait de l’ordre dans mon calendrier perpétuel, son voyage dans ces iles paradisiaques correspondaient au voyage en Australie de Barbara. Ce fut terrible d’y penser, non ! je ne me faisais que des idées malsaines, saugrenues ,des suppositions impossibles ,Charlie était parti avec cette Andalouse de 17 ans trouvée sur la plage de Dunkerque en attendant l’improbable passeur de migrants............Pour Barbara en instance de me revenir elle n’aurait pas pu me faire ça tout en allant rejoindre son fils, mon fils ?.

-Jean ! j’ai un dernier secret pour toi...............

-Oui ! Charlie ..............

-J’ai un fils ?......................

-Ah ! première nouvelle ? .si je m’attendais ?.comment aurais-tu laisser une trace dans cet enfer......toi un fiston, je ne te crois pas.

-Et pourtant ! c’est la pure vérité .allez je peux te le révéler maintenant qu’il ne me reste plus grand-chose. Il habite à Melbourne................rappelle-toi ces neufs mois d’absence de Barbara ? et bien ce fut pour te cacher la vérité .Nous avons fait des test ADN ceux que tu n’as jamais voulu faire !.

-Tu ne l’as jamais rencontré,..ne me dis pas que je me trompe ?.que tu as passé ces mois avec sa mère ?.Je rêve... ? dis -moi que je rêve !! 

-Non ! ce n’est pas possible !!.Elle ne m’aurait pas fait ça !.Ce n’est pas d’elle !.d’avoir un retour de flamme avec un amant comme toi !.

-C’était son dernier cadeau avant de te retrouver définitivement . Voilà pourquoi elle n’est pas venu avec toi pour mes derniers instants. Elle aurait u trop de chagrin ! tout simplement.

-Charlie ? tu mérites.

-Non ! je ne mérites pas, surtout pas ton pardon, mais sache que Barbara t’aime énormément .

Cette affirmation ,tout en me parlant à moi-même ! m’avait échappée de ma bouche, que Charlie sursautait !.j’avais la pire crapule devant moi en train de me raconter ses mois de bonheur en train de vivre le parfait amour avec Barbara sur des plages paradisiaques en train de se faire de la natation synchronisée . L’infirmière aux yeux verts n’avait rien perdu de notre échange

-Ah ! celle-là ! -De qui parlais- tu ? Jean !.

-Non rien ! je t’assures que je divaguais sur autre chose de moins conséquent .......

-Si cela te chagrines ,n’hésites pas à m’en parler avant mon décollage. Mon Jean !.le meilleur amis que je puisse avoir sur cette terre.

-Bon ! si ce ne sont que tes dernières volontés ?.Respect !.et ! chapeau l’artiste de refuser celle jolie dame capable de te donner des sensations exceptionnelles ,moi ! à ta place ?

-Tu n’est pas à ma place !! Jean ! et..-Ce sont mes dernières volontés !.crois-moi sur paroles !Tu me remercieras après mon départ d’avoir appris à Barbara enfin la sodomisation .j’y ai mis le temps mais j’y suis arrivé. Elle as de beau restes dans des plans à trois ! je te le confirmes.

Je n’insistais plus , me débarrassais de mon polaire ,réajustais ma chemise, enlevais ma cravate en soie ,cadeau de Barbara :cette bande de tissu ne me quittais plus, ses flagrances en étaient accrochées que je ne pouvais plus m’en séparer.

-Charlie ! il fait une chaleur étouffante ici, le taux d’hygrométrie doit dépasser les 100 pour cent.

-Tu peux te mettre à l’aise Jean, ils sont tous à poils sous leurs blouses blanches. Moi aussi d’ailleurs tu veux vérifier ?

-Non !non..garde ce drap sur toi , un mauvais courant d’air pourrait te bizuter en profondeur.

Nonchalamment je regardais son ventre, pensais à ce sexe voyageant dans celui de Barbara pendant des mois. Les Seychelles ? c’était donc ça, ses cours de plongées en apnée en compagnie des requins , c’était donc véridique ? .J’étais devenu en un instant le mari bafoué, outragé et pourtant sans rancune, tellement heureux de partager ces derniers moments si particuliers. Charlie était comme un frère de sang, tout ce qui m’appartenait ? lui appartenait en libre propriété , tant pis si cela me faisait mal dans ma chair......... Je plongeais négligemment mon regard sur le bas , d’habitude ! elle se dressait même sans en avoir envie et là !rien ne se passait que ce ventre plat et rien plus bas !.Ce n’était plus mon Charlie celui qui se faisait toutes ces femmes en trois secondes. Je me rappelais ce concours d’élégance à Split , au bord de cette piscine géante remplie de nymphes ,il m’avait réellement épaté, enfin. Bref !.il avait changé.

.03.L’infirmière bizarre.

A vrai dire il avait peut-être raison, trépasser en bonne compagnie ne fusse pas forcément la meilleure des solutions, mais finir sa vie en tenue d’Adam ?encore moins . Je bloquais la lourde avec la chaise de service, regardais ce visage impassible bloqué, immobilisé, derrière la vitre carrée, elle me passait comme par message interposé de la laisser observer la scène tout en se mettant sur la pointe de ses pieds calés dans des savates ordinaires, une pointure au-dessus de la sienne . Je me sens inutile, médiocre de laisser passer cet effet d’annonce, de tenir cette porte bien fermée et non pas de partir voir de ce qui retourne dans le couloir et de lui faire un doigt d’honneur en souvenir de Barbara . Cette femme fusse t‘elle superbe, attifée d’une blouse minable ,mal repassée ,néanmoins ! accoutrée de peu de chose, qu’elle était d’une rare élégance que !je soupçonnais cette douceur ,ces yeux révolvers en train de surveiller deux amis de ripailles et! de compter les points. Je prends conscience de sa poitrine découverte par un sarrau trop petit pour elle , bien que cela ne semble pas trop la déranger, elle me fait un petit signe de sa main comme pour m’exorciser de me faire sortir de la chambre à Charlie . Mon esprit s’envole déjà, mais pourquoi diable la porte ne s’ouvre-t-elle pas ? .J’en suis bien incapable d’empêcher mon sourire qui s’empare de mes lèvres. Quand !.

-Bon !Jean arrête de mater cette gueuse.., et ! écoutes-moi. Attentivement.......j’ai quelque chose à te dire d’important et !! quitte cette vitre ! bon-sang !! Quand je serais parti ! tu pourras lui parler ?et si ça te chante ? lui conter fleurette, mais cela m’étonnerais !.

Je supputais moins de trois heures d’attente , en auras t’elle terminé ses prestations ?.

-T’inquiètes-pas mon frère ! elle vient juste de commencer son service...elle en as pour neuf heures trente à regarder les vies partir.

Comme pour conjurer ses maudites pensées ,il me tenait ma main droite avec la fermeté d’un futur cadavre encore en vie ne demandant rien d’autre ! que de l’écouter nous abreuver de choses incroyables . J’apprendrais ,au cours de l’entrevue, que cet iconoclaste chirurgien que je ne nommerais pas, par soucis de confidentialité, rencontré dans ce couloir de la mort lente et certaine, lui donnaient ,à moins d’un miracle ?trois petites heures, pas une de plus, pas une de moins !.J’allais , m’installant dans le fauteuil pourri servant de réservoir à crises larmoyantes pour bécasses fortunées attendant la fin de leurs souffre-douleurs de maris , en profiter pour lui sortir les ultimes vérités de son nez perfusé de micro-tubes en plastique transparents .Il avait perdu ses dents de devant ,celles de derrières ne tenaient pas par grand-chose .De ce corps abandonné !ne restait qu’un charpie de viandes et d’os dans sa bouche grande ouverte, sirotant un liquide brunâtre suintant d’un tuyau improbable .Son corps n’avait pas sa couleur habituelle, je m’en confirmais que cet ami avait le foie bien abimé ,je ne m’était pas trompé sur le diagnostic . Je ne comprenais pas trop ce qui lui arrivait, hormis son cancer, sa peau reflétait quelque chose de spongieux .Pour me rassurer ,pour que je puisse le toucher, il me répondras être victime d’une sauce au vinaigre de vin ingurgitée de la veille en compagnie de sa belle-mère nommée Gervaise. Celle que je pouvais voir et revoir comme une matamore insupportable encore capable de nous montrer le chemin vers une ou ses espérances perdues de vielles dame de la haute couture logeant sur les hauteurs De Montignac sur Lascaux.Ceette greluche,épouse en secondes noces d’un beau-père Calabrais , avait passé la nuit dernière au chevet de son gendre d’adoption et ! tout en lisant les aventures de Pinocchio ,avait essayé de la ramener en vie ,pas du tout celle que vous croyez .Cette femme crochet n’avait pas changée, ce gendre l’attirait encore pour la bagatelle improbable d’une cougar en verve de se servir gratuitement .La connaissant !je n’en croyais pas un mot, il délirait profondément, levant ses yeux vides ,vers le plafond suspendu par des rails métalliques complètement hors d’usage .

Je refermais définitivement la porte sur cette jolie infirmière qui ! ne me semblait pas si indifférente que ça. Avait-’elle remarquée cette verticale excroissance au niveau de mon bassin ? ou ! tout simplement ,la carte vitale à Charlie posée sur le dessus de la commode. Ce sésame pourrait servir de monnaie d’échange ?.Derrière la vitre, je remarquais ce regard chagrin de ne pas savoir ce que ce type avait à me dire ou à lui dire. Quelque chose dans sa bouche tournait en rond, sa mâchoire se détendait automatiquement, je restais bouche bée comme si elle portait ce fruit défendu à ma bouche jusqu’à ce que je sente ses lèvres délicatement entrouvertes me faisant découvrir sa langue fine et légère englobant un fruit défendu. Ces yeux d’un vert futuriste ,reflétaient une dureté sans pareille .Avaient ‘ils besoin de plus de place ? ces noyaux de pèches ?peut-être ? .Je pensais à Barbara, nue !courant sur le sable fin , me trompant sur des plages désertes avec mon meilleur amis. Je fus difficile d’en chasser ces images improbables, je quittais définitivement ces impures idées ,me retournait définitivement vers Charlie en train de raccrocher son portable sans aucun numéro favoris pour cause d’impayés .

-C’était Barbara ,

-Oui !......................elle me demandait de mes nouvelles et..............

-Fait voir le texto Charlie.................

-Non ! Jean !...........

-Fait moi voir .je t’en supplie !.je veux en avoir le cœur net !,c’est humain ? quoi !.

Il allait me laisser entrouvrir la petite lucarne , je découvrais un amour passionnel entre deux êtres faits de bric et de brocs ,je découvrais la texture d’un couple pas ordinaire, qui ! avait décidé de vivre une aventure extraordinaire.

-Ce n’est pas sa faute....c’est la mienne, j’en suis le seul et unique responsable ............

-Je sais et je pardonnerais , je l’aime tellement fort !...............

Mon portable grésillait, c’était Barbara................je décrochais ......

-Oui ! ma chérie ? ou te trouve-tu ?.

-La gare de Bordeaux ,en transfert vers Pau.........comme prévu.et Charlie ? comment va-t-il. Cela fait si longtemps.

-Oui ! ma chérie cela fait si longtemps.............................je raccroche ! mon forfait expire dans trois minutes.......je t’embrase bien fort !.......

-Embrasse Charlie de ma part et dis lui plein de bonnes choses .....un ami cela ne s’oublie pas si facilement. Au fait j’ai acheté les sous-vêtements que tu voulais !on vas s’éclater !.

-Charlie ! Barbara t’embrasse ......partout !!!!!!!!!!!!!!!!.et même ! un peu plus !..elle me dit que tu comprendras..........

Charlie c’était endormi, rompu de fatigue ,il était beau, je comprenais Barbara d’avoir craqué devant ce type, même diminué il ressortait quelque chose de magique .

.04.Le grabataire en fin de vie ,sur son lit d’hôpital.

Le dos cassé par des piqures intraveineuses enfoncées sans vergogne dans sa moelle épinière , seront les pires sévices qu’un homme pourrait endurer sans broncher envers une infirmière inapte au toucher rectal pour lui enfoncer la sonde en métal dans sa prostate inopérante .Il avait espéré voir une dernière fois cette femme, ce fut moi qu’il redécouvrit , il allait donc me parler et certainement me confier ses dernières volontés et peut-être !me confier à part ses aventures avec Barbara , un mystère qu’il gardait depuis des décennies .Curieux de nature, avide de sensations fortes je m’apprêtais à ouvrir grandes mes oreilles A le découvrir ! dans cet état de légumes et de ses fruits secs presques mures pour le catafalque en bois de peuplier, j’allais subir le plus gros choc de ma vie de découvrir ! non pas un ami de fraiche date mais ! un épouvantail dépareillé, mal rasé, pas frais , sale ,entouré de méchantes mouches flairant la bonne affaire

Pour résumer ! il sentait cette pourriture de fin de vie, la sienne réduite en peau de chagrin .Le si peu de temps qu’il lui restait à vivre aux crochets de l’assistance publique coutaient un max de fric, également de dingue pour certains Jupitériens de passage , les factures seront néanmoins réglées rubis sur ongle par cette firme chocolatière, d’une puissance internationale qui avait la gageure de s’appeler Parmesane(comme le fromage) .Ce temps restant , lui suffiraient -il pour expier ses péchés ?,partir en toute tranquillité ? pas si sûr.

En attendant !le supplicié, rongé par la maladie ,allongé sur le lit ,attendait, souffrait en silence , de ses pieds devenus presques bleus, sentant le pourri ,dépassant ce lit métallique. Charlie attendait peut-être ? une résurrection à la Jésus ou ! à défaut de la Vierge Marie parti faire ses emplettes dans la bonne ville de Lourdes(64),je n’en saurais pas plus que ça de sa part d’ombre. Peut-être ne faudrait-’il pas chercher du côté de sa famille ?à défaut !un simple et unique pardon de sa smala qui ! de guerre lasse l’avait, morcelé de questions, de malversations corporelles insupportables avant de l’abandonner aux charcutiers de l’agence Occitane qui ! eux !se régalaient d’avance de faire des expériences inoubliables en matière de transformations .Il finira par signer sur papier à en-tête l’autorisation de donner son corps à la science, ce fut la moindre des choses de sa part . Mais surtout pas son cerveau, unique vestige d’une vie réellement malsaine , ce morceau de choix, conspué par la terre entière , allait finir dans les oubliettes de l’histoire contemporaine d’une vie hachée par la solitude . Aucune clémence humaine, de son vivant, ne franchira cette porte large de plus de 123 centimètres, le laissant seul avec ses souvenirs tonitruants, dépassant notre imagination de savoir qu’au vingt ieme siècle cela puisse arriver dans la région . Je m’installais dans ce fauteuil ,détournait mon regard de la petite lucarne et m’intéressait à cet ami sur le déclin. Negligeamment,je feuilletais le programme télé qui !datant légèrement nous donnait un aperçu des idées saugrenues des frères Bogdanofs passés eux de vie à trépas durant la crise sanitaire.

Avec la télécommande ,descendais légèrement le volet roulant qui !grinçant par manque d’entretien ,allait s’arrêter à la moitié , ne laissant qu’une misère d’obscurité envahir la pièce. Le dénuement se lisait aussi sur ces murs d’un hôpital également en fin d’époque, un bon coup de fraicheur aurait fait le plus grand bien à ce mouroir à l’ancienne .La belle infirmière avait disparue, ne restait comme un avertissement ? que les empreintes de ses lèvres sur la vitre transparente. Le calme revenait ,les bruits de couloir disparaissaient, le brouhaha incessant également ,comme si tous ces personnages s’étaient donné le mot pour nous laisser tranquilles .Mon ami c’était redressé , le dossier automatique fonctionnait et lui donnait le répit de me regarder en face .Nous n’étions Charlie et moi ! Jean ! rien que nous deux. Comme avant, enfin presque !. Il était de nouveau absent ,reparti dans les limbes de l’inconscience virtuelle, j’en profitais pour me rappeler cette riche et belle Italienne que fusse sa femme ,qu’était-’elle devenue ? avait ‘elle repris un autre homme , recommencer une autre histoire d’amour avec un prince charmant perlé de billets de banques ?.Je me souvenais de ses jambes, de son corps facile à regarder, à sa figure recouverte de taches de rousseurs ;qu’elle perdras en traversant son adolescence.

La plus fantasque des histoires pourrait commencer, je ne m’attendais certainement pas à recevoir cette gifle de la part d’un homme que je pensais quelconque. De rudes souvenirs de notre adolescence allaient ressurgir, en cascade, des moments impénétrables d’une vie cachée à fuir nos responsabilités . La mémoire de cet homme recélait quelque chose d’intérieur d’herculéen. Il fut !certes la crapule responsable ?non responsable ? mais ! qu’auriez -vous fait à sa place ? et si ! cette crapule ne fusse pas lui ?.finalement.............suivez mes pensées et mon regard !.

Durant ce récit, quand sa santé vacilleras , je reprendrais la main, rajouterais des mots , des phrases, enjolivant ce qui n’aurait peut-être pas dévoilé de juste ou de bien pire, sans oublier ce qui avait de plus pure dans son cœur.